Zakweli : les députés Yoann Gillet et Béatrice Bellay
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
L'invité de la rédaction [musique] délégation aux outres maires de l'Assemblée nationale Béatrice Bély député de la Martinique c'est bien cela madame Johanne Gilet député Eren du garsieurs dames Cala merci dire bonjour à toutes et à tous bonjour Johan Gil à vous Béatrice Bell bonjour bonjour bonjour et GG Maoré [rires] merci beaucoup à vous d'être être avec nous euh ce matin. Jader l'a rappelé, vous faites partie de la délégation euh aux outres maires à l'Assemblée nationale et vous êtes ici pour rencontrer les acteurs politiques mais aussi euh économiques pour parler de la stratégie du développement économique dans les outro mè. Euh la première question qui me est venue à l'esprit parce qu'on en a vu euh passer ici à Mayotte euh des parlementaires, des ministres venus, des rapports et cetera, au final, à l'issue de tout ça, quelle finalité ?
Johanne Gilet d'abord bah écoutez, nous nous allons rédiger un rapport, c'est un rapport transpartisan. Nous ne sommes pas du même groupe politique avec ma collègue B et la délégation est composée de parlementaires issus de sensibilités politiques différentes. Et donc le but c'est aussi de nous faire le porte-voie des Maoré.
Et nous avons pleinement conscience que beaucoup de politiques passent à Mayotte, notamment des ministres et que rien évolue. J'étais moi-même venu il y a 2 ans dans le cadre d'un rapport budgétaire sur la situation sociale économique, sécuritaire et migratoire de Mayotte. forcé de constater que les choses n'ont pas avancé depuis et je vais même dire qu'elles ont reculé.
Euh mais nous nous sommes là aussi pour faire bouger les choses à Paris et pour nous affronter. En tout cas, moi c'est euh ce que je fais m'affronter face à ce gouvernement qui n'agit pas, qui à mon sens méprise Mayotte et on est là pour parler de développement économique, mais il ne peut pas y avoir de développement économique sans que les bases soient là. Quand je parle des bases, c'est la sécurité, c'est l'accès à l'eau, c'est la lutte contre l'immigration.
Aujourd'hui, le gouvernement ne fait pas le travail et nous sommes là aussi pour le rappeler à Paris et pour secouer un peu les ministres. Euh et on va vous entendre aussi sur du coup la même question. Madame Bell, ben moi je suis une insulaire.
Je viens d'arriver, j'ai eu à écouter évidemment les parlementaires que vous avez et qui crient, hurlent avec beaucoup d'émotions souvent les difficultés du territoire et nous faisons nous Martiniquet Guadeloupéens la même chose et mettons la République face à sa responsabilité d'égalité. Ce que nous cherchons à faire, c'est à dire aussi que ces territoires ne sont pas simplement des territoires qui demandent la force publique, la force de l'État pour ce qui est de la sécurité et plus généralement de l'aménagement, mais demande la possibilité de pouvoir se développer de façon endogène, c'est-à-dire développer des méthodes qui leur soient propres, qui soient respectueuses de leur identité, soient respectue de leur histoire, de leur culture. Et aujourd'hui, nous avons des forces vives. vous avez dit les forces politiques et économiques mais également les forces sociales puisque nous allons rencontrer une atère syndicale qui va aussi nous parler de ces conditions de dialogue social.
Mais il est vrai et ça nous l'avons dit au préfet hier les promesses les territoires des outresemes n'en ont que trop entendu. Aujourd'hui il faut des actes. Nous travaillons à ces actes.
Nous travaillons à les construire. Nous travaillons à les construire en tant que parlementaire. Mais nous avons aussi euh comme mission en tant que parlementaire pas seulement la construction des lois mais également la vérification, le contrôle de l'action de l'État et sur cela, nous serons impitoyables.
On on va y revenir notamment euh sur les inégalités hein qui qui existent ici à Mayotte. Mais d'abord euh concernant l'économie, euh la zone franche globale vient d'être mise en place ici à Mayotte et normalement ça sera applicable jusqu'en 2029. C'était euh une demande du patron et puis autre exénéroration également pour les entreprises maorises.
À partir du 1er juillet, il y aura l'application de la Ludéum ici. Vous en pensez quoi Lean Gil ? Non mais ce sont des mesures que nous avions défendu moi avec mon groupe hein, le groupe Rassemblement national, nous avions évidemment défendu ces mesures qui sont nécessaires au développement économique et réclamé par les acteurs économiques du territoire.
Mais encore une fois, ce que nous disons, c'est que les acteurs économiques ne pourront pas travailler sereinement sans qu'il y ait de la sécurité sur l'île, sans qu'il y ait de l'accès à l'eau, sans qu'il y ait du logement aussi euh pour pouvoir loger les travailleurs. Donc les réalités réalités, elles sont concrètes. Oui.
Oui. Oui. Non, enfin je partage, ce sont les stratégies qui sont demandées.
Néanmoins Néanmoins pour nous avoir des zones franches et pour avoir l'aludéum, ce que nous disons aussi c'est que nous ne sommes pas nous ne devons pas être des des territoires de prédation. Nous avons aussi et nous l'avons constaté là le peu de temps que j'ai passé, nous avons aussi constaté et ça nous a été témoigné qu'il y a des grandes entreprises notamment qui viennent se faire du beurre sur le dos de la pauvreté, de la captivité que peut représenter l'insularité. Et donc bien et ben à chaque fois nous sommes moi j'appelle euh pour avoir l'expérience un des collectivités locales.
J'ai 25 ans moi d'exercice dans les collectivités locales en tant que technicienne. Ça fait 25 ans avant d'être élu député que je travaillais pour le service public local. J'ai été euh en mairie, en conseil général, en établissement public et j'invite néanmoins les élus à être très vigilants sur l'usage de ces outils parce qu'on se rend compte par exemple, on a entendu des élus nous parler de l'octroit de mer comme c'est le cas en Martinique ou en Guadeloupe, la réalité c'est que sans Octro de mer, les tarifs ne sont pas moins chers à Mayotte.
Et donc avec la Ludéum, il faudra qu'elle soit porteuse d'emploi, porteuse d'emploi qualifié, porteuse de formation et que euh cette zone franche donne lieu également à des prix des prix. C'est c'est les c'est vos élus qui devront être euh vigilants dans la construction des marchés publics euh et des contrats [raclement de gorge] qui vont être signés. Vous avez parlé de l'octroit de mer et euh euh Johan Gilé, vous avez euh parlé de l'octro de mer notamment en Martinique, vous avez demandé qu'on enlève l'ctro de mer, me semble-t-il à l'Assemblée nationale.
Donc le réforme qu'on reforme la l'octroit de maire, mais l'octroit de maire, c'est quand même une manne financière aujourd'hui pour les collectivités, que ça soit pour les communes ou pour le département. Mais si on réforme comment ? Non, ce que ce que nous disons euh nous euh au Rassemblement national avec Marine Le Pen et Jane Merda, c'est qu'il faut réformer l'octro de mer, ce qui ne veut pas dire retirer des moyens aux collectivités.
Bien au contraire, ce que nous souhaitons, c'est que les collectivités puissent être financées par une dotation globale de fonctionnement comme c'est le cas dans l'hexagone et que l'octroit de mer serve encore à protéger les productions locales. C'est essentiel parce qu'on voit deux visions complètement différentes. Tout à fait.
Nous voulons nous voulons accentuer les choses et les dispositifs sur la protection des productions locales, ça nous paraît essentiel. euh et encourager les productions locales. Là aussi, c'est essentiel parce que l'on voit bien que les territoires ultramarins en général importent énormément, ce qui euh fait peser un coût énorme sur les habitants et donc il faut pouvoir favoriser ces productions locales et il faut les protéger avec effectivement des dispositifs qui permettent de taxer les imports quand ils viennent en concurrence direct.
On veut pas on veut pas de dotation générale qui soit après le fruit d'une obligation de négocier tous les ans comme nous sommes en train de le faire à chaque fois lors des projets de loi de finance. Pourquoi ? Parce que dès que l'État est en difficulté, les premiers d'ailleurs qui sont touchés sont les territoires.
Nous contribuons à chaque fois à l'effort budgétaire de l'État de façon disproportionnée. S'il y a des territoires qui sont touchés d'ailleurs l'année dernière, l'ODOM plus investissement productif, on nous a retiré 800 millions d'euros. C'était 30 % de contribution de plus pour les territoires d'outreem que ça ne l'était pour le territoire continental.
Donc on n' pas envie d'être en supplication euh permanente et de recevoir une dotation qui est susceptible de d'être modifiée. En revanche, ce que nous disons, c'est que oui, il faut une réforme et le Rassemblement national avait bien demandé la suppression de l'R de M. Monsieur Gilet peut-être avec un peu plus d'expérience de terrain se rend compte se rend [raclement de gorge] compte se rend compte de l'abération de de cette de cette proposition mais il s'en rend compte parce que nous avons besoin de développer de façon endogène nos productions et que cet outil fiscal est un outil d'autonomie fiscale pour les territoires.
C'est-à-dire que les territoires peuvent le réformer. Voilà. Vous avez vous avez rencontré la vice-présidente du département hier.
Vous avez également rencontré l'adjoint au maire de Mamouzu, vous avez dîné déjà avec le préfet. Déjà, qu'est-ce qui ressort de ces rencontres ? Johan Gilet d'abord clairement le le premier adjoint, enfin les élus en général, je vais pas les citer nommément, les élus en général euh nous disent "Nous n'en pouvons plus et nous ne pouvons pas développer le territoire tant qu'il y aura cette submersion migratoire." Ils ont raison.
Euh nous ce que nous disons au Rassemblement national avec ma collègue Habamana, député de Mayotte qui se bat au quotidien pour son territoire et je tiens à saluer son action et bien c'est qu'il faut cesser avec avec pardon cette immigration et il faut mettre de vrais moyens. De vrais moyens c'est quoi ? C'est déjà lutter contre le dévoiement de l'asile qui est fait aujourd'hui.
On voit que l'asile est très présent. Il y a énormément de demandes d'asile. Rien que sur les quatre premiers mois, on est à 1300 demandes d'asile sur le territoire de Mayotte.
Il faut lutter contre l'immigration euh illégale avec euh toutes ces personnes issues du com Mayotte et il faut pour cela positionner un navire de la Marine nationale euh de telle manière. Oui, tout à fait. Mais il faut il faut le mettre ce navire.
Nous le réclamons euh et Anchbamala continue de le réclamer chaque année à l'occasion du budget. Et là, nous étions en loi de programmation militaire. l'a réclamé à nouveau et nous l'avons soutenu dans cette demande.
Mais ne soyons pas ne soyons pas naïfs. Nous savons pertinemment qu'avec ce gouvernement et avec Emmanuel Macron, président de la République qui a méprisé les territoires ultramarins depuis qu'il est président de la République, rien n'avancera. Moi je dis euh au Maoret, comme je dis à l'ensemble des Français, en 2027, il sera temps euh de changer les choses et d'avancer en il sera temps, il sera temps de choisir des groupes politiques.
Est-ce que vous êtes d'accord que euh la pression migratoire aujourd'hui est un frel ? Pour ça qu' il sera temps de choisir des groupes politiques qui ne font pas leur beurre sur la misère mais qui participent véritablement du changement et de la dignité des personnes de nos territoires. On voit bien qu'il y a en effet un abandon de l'État.
Moi, je l'ai écrit déjà, je l'ai dit et j'ai soutenu mes collègues dans leur quête aujourd'hui. De sécurité, c'est normal. Euh quand on voit que des enfants sont attaqués, moi euh j'ai euh des amis qui habitent ici d'origine Martiniquaise par ailleurs qui encore hier soir me disaient "Bah non, on pourra pas te voir ce soir parce que on traverse une zone où on n'est pas assuré euh de pouvoir arriver chez nous en toute sécurité." Donc, il y a un problème de sécurité, il y a un problème d'immigration non géré, il y a des moyens pour euh handiguer, peut-être pas arrêter, on est sur des île, on sait très bien que on n'aura pas un arrêt net euh de l'immigration, mais il y a là, il y a une difficulté majeure et on met les Maoré devant la responsabilité de la considération de ce qui est en train de se passer, qui est de l'indignité, qui est de la pauvreté, qui est aujourd'hui nous nous plonge dans l'obligation de dire on en veut veut pas, on veut pas de ces gens.
C'est compliqué de le dire humainement, c'est compliqué mais il y a une situation aujourd'hui qui nécessite à Mayotte un engagement militaire de sécurité fort de l'État pour mettre les Français, les Maoréis en sécurité et leur permettre en effet de développer l'île. Mais je dis tout de même que il ne s'agit pas aujourd'hui d'écouter les belles promesses. Le groupe socialiste apparenté, celui qui depuis 15 ans a fait le plus pour la lutte pour l'égalité pour nos territoires ultramarins.
Et ça, il faut le dire, il y en a plein qui font leur march parce que on est toujours dans une situation inégalitaire aujourd'hui à Mayotte. Je je vous avais dit qu'on a des situations. Quand je je vous parle des droits sociaux par exemple, le RSA c'est moi témoin à Mayotte aujourd'hui.
Le SMIC on n'est toujours pas au même si au niveau national, je ne vous parle même pas des allocations familiales aujourd'hui à Mayotte. À partir de trois enfants, vous ne percevez plus d'allocation. À plus de trois enfants, vous n'avez pas d'allocation pour les autres enfants.
Et ça c'est une réalité. et le retraité de Mayotte aujourd'hui 150 € pour certains quand la caisse de Mayotte est excédentaire excite Mayotte participe à la solidarité nationale et on n'a pas entendu justement à l'Assemblée nationale tous les députés vent debout contre cette inégalité. Nous sommes vent debout et nous sommes d'autant plus vent debout nous de la délégation et nous députés originaires des outres Mèes parce que cette situation nous l'avons vécu également ce que et et hier encore au préfet je disais attention comparaison n'est pas raison mais il y a des indices qui sont parlants.
C'est-à-dire que le chemin de Mayotte est exactement le même chemin que nous avons nous en Guadeloupe ou en Martinique emprunté. Et il va emmener à quoi ? À une transformation de l'amour des Maoré pour la France à une défiance forte pour la France. parce que la France et les Maoris ont la la les Maoré ont voulu de de la France.
La France a voulu des maors. Aujourd'hui, il faut assumer cette relation. Et cette relation républicaine, elle se construit dans l'égalité des droits, dans l'accès aux droits, dans l'accès à la santé, dans l'accès à l'éducation, dans l'accès à la sécurité.
Et c'est ce sont des conditions de vie qui ne sont pas normales. C'est l'inégalité n'est pas normale. Johan Gilet, les Maoris sont des Français à part entière et ne sont pas des Français de seconde zone et donc l'égalité. ressenti ici aujourd'hui.
Bien sûr et c'est et c'est normal que les Maoré ressentent euh évidemment un sentiment de de mépris parce que c'est du vécu effectivement quand il s'est agit de censurer le gouvernement l'année dernière pour diverses raisons et notamment parce que le gouvernement ne tenait pas les promesses d'égalité pour nos compatriotes ultramarins, le Rassemblement national a été au rendez-vous et a censuré le gouvernement. Ce n'a pas été le cas des socialistes, mais chacun son choix que je vois c'est que les maoré, les ultra marin en général doivent être traités comme tout le monde les maoré encore une fois que ça n'a jamais été madame rappel ça n'a jamais été la politique française envers les autres mères. Il a fallu que ça soit aux Antilles, que ça soit à la Réunion, il a fallu des luttes sociales pour en arriver là. et lorsqu'il s'est agit d'augmenter le SMIC, les le Rassemblement national n'a pas voté pour.
Donc arrêtons de faire notre marché sur la misère. C'est ce que je dis. Et moi je pour revenir sur la question économique, c'est important et c'est l'objet de votre visite ici.
Nous avons aujourd'hui à Mayotte une situation d'oligopole. Nous avons quelques oligopole ou monopole. D'ailleurs, on a on va dire trois groupes aujourd'hui euh qui qui sont là et qui maîtrisent l'économie maoraise.
Comment faire pour que ça change ? Bah nous nous justement au groupe socialiste, nous en sommes à notre trisème moi ma première proposition de loi sur la la transparence économique parce qu'on vit tous la même chose. C'est pour ça que je vous dis il y a des prédateurs aujourd'hui.
Nous avons des prédateurs économiques et je suis pour ceux qui me concernent et pour mon groupe, je suis pour une régulation des prix voir parfois une administration des prix. Il n'est pas normal que à une encablure là euh euh hier euh la collègue Anchia Bamana parlait en effet de la question de l'eau. On peut pas être dans une précarité euh hydrique telle que celle que l'on connaît à Mayotte et euh se dire qu'on interdit à Mayotte de parler avec des prestataires qui seraient dans sa géographie cordiale, donc dans sa région.
Et aujourd'hui parce que nous sommes ça reste des autres mères des précarés français. Oui. Et c'est des précarés qui agissent que l'on fait agir comme des colonies.
C'est-à-dire que tant que l'eau vient des pyrénées, ça dérange personne. On n'a pas des droits de dou il y avait de l'eau qui venait de l'île Maurice par exemple qui qui était importé ici. Et ben la dignité, elle doit être également dans le champ commercial et dans la capacité de produire des des fonctionnements.
Moi je l'ai dit, il faut aujourd'hui des règles qui restent des règles républicaines mais qui permettent aux gens de gagner de la dignité. Si c'est moins cher à côté et que de toute façon nous ne sommes pas en capacité de le produire localement, et bien il faut acheter à côté et il ne faut pas rester fermé dans un engrenage qui soit un engrenage euh franco-français, européen et presque, je le dirais, colonialiste de cette euh de ces de ces territoires qui doivent servir la métropole. Mais on doit bien être dans l'idée que la France doit briller partout et que pour qu'elle brille partout, il faut qu'elle vive dignement.
Est-ce qu'on n'est pas encore euh, on va dire dans une espèce de d'utopie quand on dit on parle de développement économique et cetera et cetera, mais que finalement même le système scolaire Maoré aujourd'hui est complètement saturé. Quand on connaît euh la situation pour les élèves maoré, certains n'ont que 2 heures de cours euh par jour. Euh finalement, tout ça paraît un peu lunaire, j'ai envie de dire.
Mais Mayotte est à construire effectivement et vous avez entièrement raison. le système scolaire s'est totalement effondré et c'est malheureusement pas nouveau. J'avais visité les écoles il y a 2 ans quand j'étais venu et c'est vrai que les conditions d'apprentissage sont inadmissibles mais le système de santé aussi s'effondre et tout s'effondre en réalité à Mayotte parce que les moyens ne sont pas là encore une fois et chaque année nous nous battons au Parlement pour obtenir des moyens financiers dignes de ce nom pour ce territoire et donc il faut continuer évidemment à se battre et nous sommes nombreux à vouloir obtenir des moyens pour les territoires ultramarins.
Et encore une fois, si le système scolaire s'effondre, c'est aussi du fait de l'immigration massive que connaît le territoire. Quand vous avez une fuite d'eau chez vous avant que le plombier n'intervienne pour réparer, et bien vous faites couper l'arrivée d'eau. C'est une évidence.
Et bien c'est exactement pareil pour l'immigration. Il faut commencer par stopper l'immigration pour que on voit bien que ça en tout cas pour le moment ça ne marche pas. Il n'y a pas l'immigration continue compte de la conjoncture conjoncture volonté de la part du gouvernement d'agir.
C'est une réalité il y a fermeté aujourd'h pas on ne fait pas aujourd'hui euh son marché sur la misère. La réalité c'est que l'État ferme les yeux. L'État ferme les yeux sur la Oui.
Ben justement la misère c'est la le manque de réalisme aujourd'hui de l'État face à la situation. L'État sait très bien que les classes c'est pas 20 enfants, c'est 40. Bon, parce que il y a une obligation de de Non, mais façon de parler, ce que je veux dire, c'est que l'État sait très bien que lorsque euh on fait un recensement, on est loin du compte sur la réalité du nombre de personnes qui vivent aujourd'hui à Mayotte, d'enfants qui sont scolarisés et donc des moyens adaptés.
On parle aussi de l'hôpital. L'hôpital est calibré pour en toute sincérité, enfin on dit pour 350000 habitants, ça votre hôpital n'est pas calibré pour 350000 habitants. Je vous enverrai les photos d'un hôpital calibré à peu près pour 350000 habitants, celui de Martinique et vous verrez la différence.
Et d'ailleurs, nous en avons h centres hospitaliers. Donc c'est pour vous dire bon donc on est loin du compte et là il va falloir et nous accompagnerons le groupe socialiste et apparenté à l'Assemblée nationale accompagnera les collègues Maoré qui lutteront pour l'égalité. La délégation accompagne nos nos collègues parce que nous allons lutter avec vous, pour vous, comme vous et comme nous avons su le faire précédemment pour la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, la Nouvelle-Calédonie.
Je crois que c'est un combat commun que nous devons mener et nous espérons en effet trouver tous les groupes à nos côtés. Ça sera ma dernière question. Johan Bé, comment vous comprenez qu'aujourd'hui en France, dans la République qu'on est des Français qui a besoin de lutter autant pour le strict minimum ?
Je ne me l'explique pas si ce n'est que le président de la République n'a jamais montré d'intérêt particulier pour les territoires ultramarins. Je pense que ce sont des territoires qu'il ne comprend pas, qu'il ne connaît pas et qu'il ne comprend pas. Or, les territoires ultramarins sont une chance et une richesse pour notre pays.
Et moi, je le répète à longueur de temps et il me tarde, comme beaucoup de Français, de Maoré, d'être en 2027 pour élire à la présidence de la République une femme présidente de la République qui aime profondément ma Mayotte et qui aime profondément les ultra. Je pense évidemment vous l'avez compris à Marine Le Pen. Oui, parce que quand on a la volonté d'agir et bien les choses avancent et quand on a une présidente de la République qui aime profondément Mayotte, et bien les choses avancent.
Bent une présidente un peu plus probiers judiciaires sur le dos et puis là on pourra peut-être avancer sur reviendra sur la présidentiel. On y reviendra sur les présidentiels. Merci beaucoup à vous pour cet entretien.
Vous restez avec nous pour la suite.
Béatrice Bellay