Le Grand Dossier du samedi 30 mai 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] 16h46 sur LCI. Merci d'être avec nous. C'est l'heure de votre grand dossier consacré à ce qui ressemble bien à une impasse pour Donald Trump contre l'Iran.
Après 2 heures de réunion hier, le président américain a une nouvelle fois repoussé sa [musique] décision de refrapper ou non alors que les négociations patinent. Pourquoi ? Quelles sont ces lignes rouges évoquées par Donald Trump ?
On se posera toutes ces questions dans ce grand dossier. L'option militaire reste en tout cas sur la table. Nouvelle alerte de l'US Navy à Ormous qui [musique] prévient qu'une opération est toujours possible ces prochaines heures.
Le Sultan Adoman a découvert ce qui ressemble bien à des mines dans ses eaux. On retrouvera notre envoyé spécial tout à l'heure. On évoquera également la question du Liban où Benjamin Itanyaahou est loin d'arrêter [musique] sa guerre avant d'évoquer l'Ukraine où Vladimir Poutine s'apprêterait à frapper durement dans les prochaines [musique] heures.
Voilà pour le programme du grand dossier. D'abord écouter le secrétaire à la guerre américain Pitech 7 à Singapour il y a quelques heures qui résume peut-être parfaitement l'état d'esprit et la situation dans lequel se retrouvent les Américains. [musique] Nous sommes aujourd'hui encore mieux armés qu'au tout début pour agir si nous y sommes contraints.
Mais le président ne préférerait pas en arriver là. L'Iran sait donc très clairement quelles sont nos attentes et c'est à l'équipe de négociation de les concrétiser. Il se rapproche de notre position.
Les pourparler ont été productifs. Je pense qu'ils savent où il faut aller et j'ai toute confiance en cela. En notre président qui ne conclut que d'excellents accords.
Ce sera quelque chose qu'il sera fier de défendre et qui garantira que l'Iran ne devrait pas posséder d'armes nucléaires et n'en aura jamais. [musique] Et pour ce grand dossier, je présente mes invités ce soir, Xavier de Jacomony. Bonsoir.
Bonsoir éditorialiste service international LCI, le général François Chauvanc est également avec nous. Bonsoir général. Je rappelle que vous êtes consultant géopolitique LCI.
Emmanuel Verron est également avec nous. Bonsoir Emmanuel. Je rappelle que vous êtes docteur en géographie, spécialiste des relations internationales.
Maya Cadra est également avec nous. Bonsoir Maya. Je rappelle que vous êtes journaliste spécialiste du Moyen-Orient.
Et puis Ahed Alk est également avec nous. Bonsoir, rédacteur en chef du service monde à Marianne. Voilà pour le programme, le casting de ce grand dossier.
Mais d'abord, juste avant d'évoquer la situation américaine en Iran et toutes ces questions, on voulait revenir sur cette histoire digne d'un film d'espionnage et qui montre bien malgré tout le bras de fer qui épose aujourd'hui les États-Unis à l'Iran. Une histoire de vaste réseau iranien qui opérait jusque-là il y a encore quelques jours sur le territoire américain pour voler des technologies américaines et équiper l'armée des gardiens de la révolution. Histoire invraisemblable que Marion Russell va nous raconter.
Bonsoir Marion, vous nous avez rejoint parce que avec cette technologie et bien le département d'État américain annonce avoir démantelé donc ce réseau iranien qui aurait pu acquérir des outils militaires stratégiques au profit des gardiens. Que sait-on exactement de ce réseau ? Alors c'est un montage assez sophistiqué.
Ce sont les mots mêmes utilisés par les Américains qui a donc été mis à jour. Et derrière ce réseau, il y a le nom d'un homme, Ali Mald Sper, qui est donc un command un commanditaire iranien basé lui en Iran. L'homme et ses complices en fait opéraient en créant des faux sites internet, de fausses entreprises mais qui ressemblaient à des entreprises américaines existantes.
Une fois les sites créés, cela permettait en fait de de prendre contact avec d'autres entreprises américaines et puis ensuite de commercer avec eux. On voit ici le processus de signer des contrats avec ses entreprises américaines grâce à ces faux sites internet. Ensuite, les adresses de livraisonné donné était à Dubaï aux Émirats Arabes Unis, c'est-à-dire dans un pays qui est allié des Américains.
Et ensuite, les intermédiaires procédaient à l'importation clandestine de ces technologies vers l'Iran. Alors, on sait que les sommes escroquées se comptent en millions de dollars. C'est ce que le département d'État américain annonce. et les intermédiaires iraniens ont cherché à acquérir des équipements stratégiques et de pointe.
On parle par exemple euh d'analyseurs de spectre. Qu'est-ce que c'est ? Ce sont des outils déterminants notamment dans le cadre de la guerre électronique parce que ces analyseurs, ils permettent de détecter les fréquences des appareils ennemis.
Alors, par exemple, les drones, les avions et donc de les viser potentiellement aussi, de les attaquer et de mettre à mal les forces offensives des ennemis. En réalité, quand cette communication du département d'État américain, elle arrive dans un contexte où les États-Unis euh cherchent à démanteler euh les mécanismes financiers des gardiens de la révolution. Ici, c'est une annonce passée par le département euh d'État américain qui est en anglais ici, mais qui est aussi en arabe, parfois en russe, parfois en Perse euh pour appeler et promettre 15 millions de dollars de récompenses pour toute information qui permettrait de déceler et détruire des montages financiers qui permettent de financer la défense des gardiens de la révolution.
Alors, dans le visiteur des Américains, on le voit ici par exemple, c'est euh les avoirs iraniens sous forme de cryptoonnaies et donc de Bitcoin qui sont ciblés. Fascinant. Merci beaucoup Marian Russell pour cette explication.
Xavier Jaccomoni, euh ça paraît presque simple en fait finalement de pouvoir escroquer comme ça des entreprises américaines stratégiques. Est-ce que c'était le plan parfait ? C'est très très simple et c'est souvent le plus simple et le le plus évident fonctionne le mieux.
Après, il y a deux aspects dans la question. Il y a eu escroquerie d'entreprise américaine, c'est-à-dire que le matériel n'a pas forcément été payé. Ça, c'est un aspect de la question.
L'autre, quel matériel a pu être livré euh via Dubaï ? Alors, en fait, le matériel était, semble-t-il, livré donc aux Émirats arabes unis et après partait en bateau, en contrebande vers l'Iran. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a toujours même maintenant en tant de guerre énormément de trafic dans les deux sens du terme entre les pays du golf alors de Dubaï euh évidemment aussi la péninsule de Musandame.
Là on est juste aux abords du D3 d'Ormous. Le port de Cassa par exemple est un haut lieu du trafic entre les rives nord et sud du D3 d'Ormouse. Moi, j'ai pu observer des comportements de bateau la nuit justement aux abords du port de Cassab.
Extrêmement suspect. On se demandait vraiment ce qu'il faisait alors que la guerre était battait son plat. On était même pas dans le cess feu.
Des boutres de 20 à 30 m qui font des allers-retours euh en pleine nuit. Parfois tout fe éteint. C'est assez étrange.
En fait, c'est une région du monde où il y a toujours eu énormément de commerce et où ce commerce a toujours été une certaine forme de trafic. Maintenant, sur le matériel, il y a des choses extrêmement graves qui ont pu être livrées parce qu'on dit analyseur de spectre. Ça peut paraître quelque chose d'assez banal en fait. des analyseurs de spectre, vous en avez par exemple dans les F35 ou dans les rafales parce que c'est toute la guerre électronique passe beaucoup par les analyseurs de spectre.
Les fameux avions de guerre électronique américain euh sont bardés de ce genre d'instrument qui permettent de repérer des fréquences. Donc des avions, des drones, des missiles, tout le matériel militaire et forcément à un moment donné quelque chose qui peut être repéré et compris par l'ennemi. C'est quelque chose qui est potentiellement très grave pour les Américains.
Avant d'évoquer la question justement de ce matériel qui aurait été pillé, cette technologie américaine qui serait qui se serait donc retrouvé entre les mains des iraniens. Un mot encore sur ce vaste réseau d'espion Maya Kadra. Ça veut dire aujourd'hui que le le territoire américain est constitué d'espions iraniens aujourd'hui qui opèrent sur aux États-Unis et qui donnent des informations directement au régime islamique.
Est-ce qu'on qu'est-ce qu'on sait de ce réseau ? Est-ce qu'il y a beaucoup d'espions comme ça [raclement de gorge] iraniens aux États-Unis ? Alors, pas qu'aux États-Unis.
Euh dernièrement, il y a eu euh plusieurs expulsions euh aux États-Unis euh de personnes proches du régime iranien, proche des gardiens de la révolution aussi. Ce réseau-là a démantelé, ce n'est pas le premier qui est euh démantelé euh aux États-Unis, il y a toujours eu un peu une chasse aux espions. Ce qui est scandaleux là dans cette affaire, c'est que il commerçaiit.
Il y avait des contrebandes de marchandises euh qui arrivaient en Iran ou bien à des proxis iraniens, mais il y a eu des antécédents pour des cas comme ça. Je rappelle que cette année, il y a eu tout un réseau qui a été démantelé en en Espagne euh et ils achetaient des pièces détachées pour faire des drones et il les envoyaient au esbola libanais, vous voyez ? Et donc et ça c'était une énorme chaîne très clandestine des individus en fait.
Ce n'est même pas des réseaux très organisés, ce sont des individus. Et c'est ça qui rend la tâche un peu difficile parce que n'importe qui peut pas par exemple avoir son petit job le matin et puis le soir se livrer à du commerce illicite en se servant d'une étiquette tout à fait voilà légale dans les pays avec des titres de séjour ou autres. Euh il y a eu également dernièrement un paquet de sanction qui a été imposé euh sur des personnalités euh lié au gardien de la révolution ou lié au esbola aussi.
Et en fait tout ça fait partie de cette opération qui s'appelle économic fury. Alors ça ça ressemble en tous les cas à un camouflet pour l'administration Trump et plus généralement les États-Unis. On va prendre justement la direction Outreatlantique à Washington, retrouver notre correspondante sur place, Sonia Dridi.
Euh Sonia, quelle est la porté de cette affaire aujourd'hui dans l'opinion américaine, dans les médias ? Est-ce qu'on en parle ? Est-ce qu'on on affiche ça également comme un camouflet pour les autorités américaines ?
Ben vous vous l'avez dit, c'est un camouflé pour cette administration et c'est donc une administration qui a très peu parlé de ce ce qu'il s'est passé. dans les médias aussi, il n'y a pas l'affaire n'a pas été couvert de façon très dense, elle a été couverte mais en tout cas on a une réaction de de du côté de Washington puisque les États-Unis ont hier indiqué qu'il y avait une nouvelle série de sanctions visant justement ce qu'ils ont décrit comme un réseau iranien sophistiqué d'approvisonnement. Et puis il y a eu le porte-parole adjoint du département euh d'État euh qui a euh expliqué et bien euh que euh ces euh hackeurs iraniens auraient escroquer des dizaines de sociétés euh technologiques américaines.
Pour l'instant, euh pas de réaction euh de la part euh du euh président euh qui déjà, on le sent, essaie essaie de de ne pas perdre la face dans ces négociations qui sont compliquées et qui semblent le déstabiliser, mais c'est en effet un revers de plus pour l'administration Trump. Sonia Dri correspondant TF1 LCI aux États-Unis. Merci beaucoup Sonia.
Parlons maintenant de ce matériel qui a été pillé. Général François Chauvancy, est-ce qu'on se retrouve quand même là sur des technologies hautement stratégiques ? À quel point elles sont importantes aujourd'hui ?
Bah, je crois qu'il faut déjà rappeler que l'Iran est en guerre larvé avec les États-Unis depuis les 47 ans. Donc en fait, ces réseaux de renseignement ou assimilé ont été mis en place depuis bien longtemps et ne font que assurer, je dirais, leur suivi par tous les moyens possibles y compris en recherchant des équipements qui n'auraient pas. Les Russes ont fait pareil, je crois qu'il y en a d'autres qui font pareil, peut-être des Chinois, peut-être d'autres, mais peu importe, c'est la loi du genre.
Donc, il faut déjà bien prendre. Alors, quand on parle du revers déjà pour l'administration Trump, je suis pas tout à fait d'accord passer un revers, je dis simplement que c'est un état de fait euh qui existe depuis toujours, quel que soit le pays et que dès qu'il y a de l'argent à gagner, de toute façon, vous avez des gens qui vont essayer de faire ce genre de trafic. Et comme on parlait de Dubaï tout à l'heure, euh Dubaï est quand même le carrefour du trafic depuis bien longtemps sur plein de sujets, pas uniquement sur l'armement, justement passage entre l'Iran et le golf araboque et en l'occurrence les États-Unis.
Alors maintenant les équipements bah en fait on n'a pas beaucoup d'éléments effectivement des éléments de haute technologie que dont vous aviez à parler mais à part ça euh moi j'ai surtout retenu queil y avait sous une escroquerie donc de l'argent qui a été escroqué des entreprises al maintenant qu' de l'équipement militaire [raclement de gorge] qui a pu basculer oui vraisemblablement euh parce que euh l'Iran n'est pas capable de tout faire et où allons-nous prendre ou va-t-il prendre ce dont il a besoin ? C'est là où la technologie militaire est la plus avancée et où est-elle la plus avancée aux États-Unis. Donc en fait c'est logique.
Maintenant il faut pas être naïf de toute façon c'est un combat permanent. et que je me répète, nous sommes bien dans une guerre qui dure depuis 47 ans entre l'Iran et les États-Unis et que tout système qui permet finalement de saisir ce qu'à l'autre de bien et ben on essaie de le prendre par tous les moyens et je crois même qu'on peut dire parce que je pense qu'il y a peut-être plus de criminalité dans cette affaire-là que de système de renseignement mais les deux sont apparemment je dirais connectés. Ah al oui ça ça confirme aussi la méthodologie qu'on connaît.
À un plus haut niveau, il y a les proxis. Ils ont toujours voulu prendre des intermédiaires. Euh pour la criminalité, c'est pareil.
Les actes terroristes, ils ont euh opté pour des organisations criminelles comme intermédiaire. Et là, il y a des sociétés écran de l'usure passure d'identité pour euh obtenir euh soit euh des éléments voilà de de militaire, on a parlé de système de chiffrement, de système dual qui peut être civil et militaire et de l'escroquer évidemment. Donc c'est la c'est la méthode iranienne et puis a l'élément des Émirats arabes unis qui dans cette perspective de de dynamique économique permet la création d'entreprise de manière extrêmement facile avec des possibilités offshore.
Vous avez en un jour une entreprise avec évidemment peu de vérification qui permettent aussi ce genre d'escroquerie. Euh Emmanuel Veron, est-ce que vraiment euh ça peut aussi expliquer euh on va dire le la défense iranienne dans cette guerre si on apprend euh par le billet de cette ce vaste réseau ? Mais on peut s'imaginer, Maya nous le disait tout à l'heure, que des espions iraniens, il y en a partout et invisiblement peut-être aussi qui n'ont pas encore été découverts ou mis au grand jour.
Est-ce que ça pourrait aussi expliquer à quel point l'Iran arrive à contrecarrer les plombs américains ? peut-être sur les drones, peut-être sur les avions, est-ce que ils ont acquis grâce à ces réseaux d'espionnage la capacité de se défendre mieux face aux Américains ? Euh non, je pense qu'on est toujours quand même dans une asymétrie, c'est-à-dire que euh les Américains ont énormément de moyens, général Chavan si le rappelé tout à l'heure, les technologies les plus avancées ou en tout cas les les moyens financiers et le l'ingénierie de l'armement la la plus la plus importante se se situe aux États-Unis.
Donc c'est une sorte de pot de miel pour tout le monde. Alors là des espions iraniens, des espions russes, des espions chinois et cetera et cetera. Donc ça c'est un véritable pot de miel.
Mais si je reviens sur le sujet de la symétrie en fait les Iraniens un peu comme François le disait chauv la la bascule géopolitique entre l'Iran, Israël et les États-Unis avec la la République islamique d'Iran, il y a eu un travail fort, très profond des 79 de la part de Teran d'infiltration de l'Europe occidentale, d'infiltration euh des États-Unis notamment notamment par le biais de ses proxy avec l'évolution années 80 90 euh par le Bola euh avec le Canada. Alors pourquoi je dis ça ? Parce que il sera intéressant dans cette affaire là qui à mon sens on a pas tout bien sûr mais c'est c'est une affaire sûrement parmi d'autres.
Vous voyez ? C'est-à-dire que là on quels sont les équipements qui ont été sortis éventuellement copiés ? C'est a priori plutôt des sujets de transfert financier, donc qui participerait à un effort de guerre et une forme de pillage pour la survie du régime.
Je reviens au Canada et au Esbolain. En fait, il y a une véritable œuvre discrète derrière le rideau de l'Iran via le Esbola et autres pour avoir des ramifications projetées au-delà du Moyen-Orient euh en contact avec d'autres crimes organisés, parfois chinois, parfois pas, euh pour générer de l'argent, générer de l'information, générer des transferts et cetera. Donc on est à mon avis un peu dans cet univers là, dans cet écosystème là.
Et je terminerai simplement dire Maya rappeler le sujet de l'Espagne il y a quelques jours, quelques mois. Il y a aussi eu des arrestations notamment d'un des cerveaux souhaitant projeter des attentats. D'ailleurs, il y a eu des attentats déjoués ces dernières semaines, ces derniers mois contre des synagogues et autres sur le territoire européen et et cet individu là était bien projeté par le régime iranien.
Voyez ? Donc donc il y a il y a cette galaxie là qui est effectivement construite depuis 79. La guerre actuellement en Iran est en train de de faire éclater tout ça et c'est ce que menaçaient d'ailleurs les gardiens de la révolution.
Il y a eu plusieurs arrestations aussi en Israël he faut pas l'oublier. Quatre soldats notamment qui ont été arrêtés pour avoir photographié des sites pour le compte des Iraniens et deux jeunes aussi qui étaient là visiblement attirés par la pas du gain. Pour revenir au matériel qui aurait pu être vendu, un analyseur de spectre, ça permet par exemple euh de détecter, de déterminer la position, la distance d'un radar.
Et on se rappelle qu'il y a un radar extrêmement sophistiqué qui a été frappé de manière précise par les Iraniens au début de la guerre au Cè. et on s'était posé beaucoup de questions. C'est un radar qui vaut plus d'un milliard de dollars qui permet de de détecter les missiles qui arrivent notamment dans les systèmes très haute altitude TAD ou patriote.
Et il y a peut-être un début d'explication à travers cette affaire là. En tout cas en Jordanie aussi. Oui, il y en a eu plusieurs.
Oui, c'est pour ça qu'on se pose la question Alk juste un mot quand même sur les 15 milliards de dollars de récompense parce que c'est aussi ça le la la sanction, c'est une mobilisation dans le cadre d'une guerre économique menée par les États-Unis. Des millions 15 milliards oui oui c'est un peu beaucoup. 15 millions euh 15 millions c'est justement pour mobiliser des des ressources humaines.
Vous savez, on parlait des Émirats Arabes Unis a quand même 500000 et là je suis sûr du du chiffre 500000 Iraniens qui vivent aux Émirats au moins. Et donc quand ils vont apprendre eux qui ont créé du business des sociétés qu'ils peuvent avoir 15 millions de de dollars, ça peut euh inciter évidemment certaines personnes à révéler l'existence de réseaux d'entreprises et cetera. Et ça rentre plus globalement dans cette guerre économique que mène l'Iran avec le blocus d'un côté.
Il y a évidemment des sanctions qui ont été imposées sur l'organe administratif qui est censé gérer le D3 d'Ormous plus cette récompense de 15 millions de dollars qui est destiné à des individus. Alors, pourquoi je vous ai posé cette question sur l'importance peut-être de ces réseaux d'espionnage pour pouvoir contrer davantage les Américains dans cette guerre ? parce que cette semaine, c'est vrai que les il y a eu des frappes, on l'a annoncé notamment sur LCI, notamment au niveau du D3 d'Ormous et c'est vrai que les Iraniens aujourd'hui en tout cas cette semaine ont énormément communiqué sur ces ces ces frappes sur les drones américains, sur les avions.
On va faire le point avec vous William de Lesseux parce que les Iraniens affichent, on peut le dire entre guillemets, pardon pour l'expression, un joli tableau de chasse. Les alliés ont d'abord l'Iran et ses alliés évidemment ont revendiqué d'abord avoir abattu plusieurs drones. Oui, tout à fait.
Ce sont des appareils américains. Regardez ces images qui sont certes un peu sombres, mais on est sur l'île de Keshm dans le golfe Persique et sur le sable. Il y a tous ces débris.
Ce sont les débris d'un drone de reconnaissance israélien. Ils sont retombés ici après la destruction de l'engin. Autre incident, cette semaine, les outils au Yémen ont revendiqué avoir abattu ce drone Reaper de fabrication américaine, beaucoup plus gros, plus cher aussi, 30 millions de dollars l'unité.
Vous voyez ici les débris de l'appareil en feu retombé vers le sol et l'Iran plus tôt cette semaine a assuré avoir détruit un autre Reaper en exhibant ce qui serait, vous le voyez, la carcasse de l'appareil américain, le cimetière des Reapers en quelque sorte. Il faut dire qu'une vingtaine de drones ont été perdu par les États-Unis depuis le début du conflit. Cela représenterait 20 % des stocks américains d'après nos confrères de Bloomberg, soit 1 milliard de dollars près d'un milliard parties en fumée.
Les Iranien qui disent également avoir touché des avions américains. Oui, apparemment un avion américain touché à Boucher abattu à Boucher faux, ont tout de suite répondu les États-Unis dans un démenti. qui a aussi affirmé cette semaine avoir mené des tirs de missile plus au sud contre des cibles dites précises sans qu'on sache lesquelles et dans le même temps comme une allusion Teran vous le voyez a publié ses images ses captures d'écran du site Flight Radar assurant que deux types d'appareils américains avaient survolé le Golf Persique un P8 et un Boeing Pegasus.
Là-dessus, les États-Unis n'ont pas confirmé ou infirmer ces allégations. Et sur quel moyen concret s'appuie l'Iran aujourd'hui ? Alors l'Iran s'appuyerait sur un nouveau système de défense antiaérien avec un nouveau type de missile.
Vrai avancé aux opérations de communication, les experts sont très prudents Quentin, ce missile a un nom. Arrache l'archer, grand héros, vous le voyez de la Perse antique, Arrache est celui dont la flèche aurait délimité les frontières de l'Iran, raconte la légende. Merci beaucoup William de l'essu.
Alors, il faut toujours faire attention à l'effet de loupe, notamment euh lorsqu'on parle encore plus de de propagande. Euh là, il s'agit de la propagande iranienne. Mais tout de même, général François Chauvancy, des drones, je reprends les chiffres de William, hein, vingtaine de drones, 20 % des stocks, des avions américains touchés.
Évidemment, on a tous en tête également les avions qui avaient été visés sur la base saoudienne de Prince Sultan il y a plusieurs semaines maintenant. Euh ça commence à faire beaucoup quand même. Oui, mais ce que disait d'ailleurs Vincent causait tout à l'heure, c'est euh mieux faut perdre des équipements que de perdre des hommes.
Et en fait le choix américain c'est j'utilise tous mes mes équipements euh tous les mamédients dont je dispose et j'épanne la vie des soldats américains. Il y a eu très tués quand même depuis le début de cette guerre, ce qui fait extrêmement peu quand on voit d'autres conflits. Donc c'est bien l'objet même s'il y a eu 300 blessés quand même, on pas les oublier hein.
Maintenant, pour revenir au Reaper où effectivement mais il y a il y a un problème. D'abord les les lignes de production ne sont plus en fonctionnement aux États-Unis. Donc il n'y a pas de recomplètement des rippers existants aujourd'hui.
Le seuil normalement c'est 189 et là actuellement ils se ser entre 130 et 135 avec les dernières frappes. Donc ils en ont perdu entre 24 et 28 ce qui est énorme effectivement 20 %. Euh et ils estiment qu'il faut en gros 190 pour bien fonctionner, pour répondre à tous les besoins euh matériels de l'armée américaine.
Ce qui veut dire quand même que ça pose un problème de déficit. Alors bien sûr, il y a un nouveau Reaper euh qui est en cours de d'évaluation, mais pour l'instant il y a un trou capacitaire comme on dit et ça a un impact. Ça c'est pour l'aspect Reaper.
Maintenant d'un autre côté euh vous venez de parler des avions. Les avions, oui, il y a eu donc c'est ces trois F15, c'est un A10. Il y a eu effectivement deux ou trois ravitailleurs en vol détruits puisque endommagé puis surtout la wax le radar volant qui a été détruit en Arabie Saoudite.
Et c'est là qu'on peut se poser des questions d'ailleurs parce qu'il y a des retexes enfin des retours d'enseignement. Quand on a vu la la base sultane al sultane avec ce cet awx et ces deux trois ravitrieurs en vol détruit plus ceux qui ont été je dirais détériorés. On on peut s'étonner quand même sur la capacité de défendre des Américains dans ce type de conflit parce que ils ont été extrêmement vulnérables.
Et on revient à toutes les remarques qu'on a depuis le début de cette guerre. parfois une certaine, moi je qualifierai ça une certaine forme d'arrogance en disant que les Iraniens ne peuvent pas nous toucher parce que nous sommes les plus forts, nous avons tous les moyens et qu'en fait les Iraniens ont bien été capables avec leurs moyens un petit peu je dirais limités quand même s'ils ont des missiles performants, de frapper quand même l'Arabie Saoudite. Un aéroport qui dansement a dû être tenu au moins par les Saoudiens, sinon par les Américains.
Et là effectivement, on a des destructions de matériel. Mais au bilan sur gros de de mois de guerre, on on on a effectivement l'équivalent de euh de quelques milliards d'équipements détruits, mais par rapport au budget américain de 1000 milliards de dollars par an et l'année prochaine 1500 milliards, le coût de la guerre actuelle est estimé environ à 29 milliards avec ces destructions. Finalement, c'est pas beaucoup.
C'est le choix assumé par le président américain pour mener sa guerre en n'engageant pas ses soldats directement, en engageant le matériel dont il dispose. Alors effectivement nous ça peut nousurter et puis de l'autre côté on n pas tellement le bilan officiel américain de ce qu'ils ont détruit en Iran comme à chaque fois d'ailleurs hein. Et là il y a une certaine je dirais une certaine brume.
Euh je doute fort quand même que les Américains n'aient pas détruit à ce tombe de sites sensibles, de lanceur et autres. Mais il ne communique pas beaucoup sur ces questionsl. On a eu des on a eu des communiqués au début de la guerre effectivement avec des bilans très précis et puis après ça a disparu.
Alors voilà où on en est aujourd'hui. Peut-être qu'il le frappe moi aussi mais en tout cas c'est une des questions évidemment qu'on qu' qu'on se pose. La question centrale évidemment autour de ça c'est est-ce que Donald Trump va refrapper ? on l'a dit hier et aujourd'hui également la décision n'a pas été prise.
Elle a même été repoussée par le président américain. Mais le secrétaire à la guerre Pitec qui est à Singapour actuellement notamment pour voir certaines troupes américaines l'a redit l'a remis sur la table. Les Américains sont prêts à tous les scénarios.
Écoutez Happy 7 et puis après on prendra la direction de Washington. Nous sommes plus que capables de reprendre les opérations si nécessaires. Nos stocks sont largement adaptés à cet objectif tant sur place que dans le reste du monde, compte tenu de la manière dont nous équilibrons les munitions de haute technologie et d'autres produits en plus grande quantité.
Donc nous sommes ainsi en très bonne position. Et on vous retrouve Sonia Dri en direct de Washington correspondant de TF1 LCI aux États-Unis. Visiblement Sonia, l'option militaire reste encore une fois un scénario possible pour Donald Trump et son administration.
Oui, et Donald Trump l'a répété dans une interview accordée à Fox News à sa belle fille Lara Trump qui sera diffusée ce samedi soir. On a déjà un petit extrait à un moment Lara Trump lui demande quelle sera la ligne à ne pas dépasser pour ou si quelle ligne les Iraniens dépasseraient et qui pourraient provoquer de nouveau une opération militaire. Et Donald Trump a répondu, "Ben, si on n' pas un bon accord, un accord qui ne nous convient pas, c'est ça la ligne.
Euh et euh dans ce cas-là, euh l'option militaire reviendrait sur la table. Il a répété que les Iraniens étaient euh de bons négociateurs, qu'ils étaient euh complètement défaits euh militairement. Donc, il fait aussi passer le message qu'il n'est pas pressé.
Un peu plus tôt, Pitecet depuis Singapour, le secrétaire à défense, a déclaré à des journalistes qu'il venait de parler à Donald Trump et que Donald Trump lui avait fait passer le message et bien qu'il avait le temps, qu'il n'était pas pressé. Alors, on sait qu'en coulisse que Donald Trump est de plus en plus pressé, frustré l'assé mais en tout cas, il veut faire passer ce message aux iraniens qui n'est pas pressé de passer un accord. Absolument, on l'a vu, hein, il y a il y a beaucoup d'hésitations du côté de l'administration.
On a appris notamment ces derniers jours par CNN que Donald Trump qui avait dit que l'accord serait largement négocié et puis euh finalement euh plus plus rien euh à euh se chercherait notamment conseil pour être certain euh que cet accord serait euh sera plus solide, meilleur que l'accord passé par Obama en 2015. Et donc on le voit, il y a il y a peut-être eu du recul dans les négociations. En tout cas, il y a beaucoup d'hésitations.
Euh hier, vous l'avez dit, il y a eu cette annonce que lui-même a fait, d'ailleurs ses conseillers lui disent souvent de pas donner de date butoire, de pas faire des grandes annonces qu'il ne respecterait pas forcément. Il a dit "Je vais dans la salle de prise de la Maison Blanche pour prendre une décision finale. Plus plus rien." Au bout de quelques heures, un responsable de la Maison Blanche a notamment déclaré à LCI que le président Trump conclura seulement un accord qui est bon pour l'Amérique et satisfait ses unions rouges.
L'Iran ne peut jamais posséder l'arme nucléaire, donc rien de très nouveau. Et selon le New York Times et bien après cette réunion en effet Donald Trump n'avait toujours pas décidé et il y aurait toujours beaucoup de débats autour de la question notamment du DGEL des Avoirs iraniens. Sonia Dri correspondante TF1 LCI aux États-Unis.
Merci beaucoup Sonia. Maya Cadra, comment vous analysez aujourd'hui ? Ça fait une semaine qu'on parle d'un accord imminent.
Je reprends les termes donnés par le président américain. Comment vous analysez aujourd'hui cette non prise de décision et ce report toujours quasiment quotidien de Donald Trump pour prendre sa décision finale ? Aussi surprenant que ça peut que ça puisse paraître, c'est la constance de Donald Trump sur ce pointl.
Sur ce point-là, il est il est il est constant. avant de avant la guerre en en juin 2025, on parlait déjà avec les négociateurs, les médiateurs pardon homé d'accord imminent et on se souvient toujours de cette déclaration très positive, optimiste aussi de Donald Trump qui disait "Nous sommes à deux pas de signer un accord avec l'Iran. ça sera le meilleur accord dans l'histoire, pas comme celui d'Obama parce qu'il aime toujours se comparer, voilà, à son prédécesseur.
Et donc et donc là, on voit toujours cette constance trumpienne très spécifique à Trump de rejeter toute proposition iranienne. On voit très bien que les Iraniens euh le lui rendent très bien aussi parce qu'à chaque fois ils durcissent les conditions et on a l'impression que les que ça soit l'un ou les autres, ils font exprès de bloquer ces négociations parce que la réponse iranienne, elle consistait en quoi ? dégelle de 12 milliards de dollars donc d'avoir gelé et aussi lié le conflit libanais et le cesser le feu au Liban avec le volola à la suite des négociations.
Et ça c'est complètement inacceptable pour les Américains parce qu'on sait qu'autant Israël n'est pas présente dans les négociations entre les États-Unis et l'Iran, autant ils ont la main sur le dossier libanais avec le feu vert et la bénédiction américaine. Et donc les Iraniens, ils ont fait exprès de choisir exactement les deux conditions qui vont effrayer l'administration américaine pour dire bon bah voilà, les Américains, ils ne veulent pas négocier mais aucun des deux ne veut négocier parce que premièrement il y a un avantage pour pour les Iraniens, c'est de continuer à bloquer le D3 d'Ormous, de semer la Zizanie un peu dans dans le commerce international, enfin au niveau des des marchés aussi d'effrayer les Européens avec cette incertitude Là, côté américain, l'avantage c'est de dire "Bon bah c'est très bien, c'est notre plan. De toute façon, plus il continue leur blocage du D3 d'Ormous, plus on continue nous notre double blocus au au sud donc du golfe arabo persique et ça rentre dans notre stratégie de la furie économique et donc tous les deux euh il il est il se ressemblent un tout petit peu.
Il y a il y a un petit peu de mimétisme en ce qui concerne les négociations et donc si je vous écoute et si je suis votre logique après peut-être que je je me trompe mais si aucun des deux ne veut réellement négocier à 100 % de façon totalement transparente alis ça veut dire que on se dirige potentiellement vers un retour de la guerre. Alors oui, on peut on peut on peut prévoir un retour de la guerre mais pour quel objectif ? Parce que Infine, c'est quand même la négociation.
Mais dans quelle position en fait ? C'est dans quelle position on peut négocier aujourd'hui ? C'est ça le le la véritable question.
Et si on se place du point de vue américain, il y a cet événement le fait de de faire une réunion de crise dans la situation room qui a une symbolique forte. C'est c'est une c'est une salle dans la dans à partir de laquelle des guerres ont été annoncées, des assassinats de terroristes ont été annoncés. symbolque.
Il y a aussi un message de la situation et puis il y a le fait qu'on oublie souvent c'est que nous n'avons même pas de protocole d'accord. On n' pas un document à lire jusqu'à maintenant nous n'avons pas de document. Nous avons des fuites qui sont dans les médias américains avec un certain nombre de points qui sont commentés par les médias américains, les responsables politiques américains avec des retours, des réponses de du régime iranien.
Donc il n'y a il n'y a pas d'accord jusqu'à maintenant. Il n'y a il n'y a pas d'accord. Il y a des points et on sait pas d'abord si ces points sont les forcément les principaux.
Le président américain garde le socle de la question du nucléaire mais elle n'est pas présente dans les points qui sont présentés. Récemment, les médias amoréins, le world le Wall Street Journal a a a fait état des dissensions au sein du régime iranien entre les durs du régime, les gardiens de la révolution et le président de la de la République islamique et le ministre des affaires étrangères. d'un côté les gardiens, de l'autre ces deux personnalités qui pour ce qui est du président, il [raclement de gorge] veut négocier et pour ce qui est des gardiens de la révolution, il ne souhaite pas négocier.
Donc on est quand même dans ce flou et la question des frappes ne vient euh n'intervient que pour dire si on n'est pas en position de force, on peut frapper pour regagner une position de force. Mais du coup la question c'est est-ce qu'on n'est pas arrivé à ce point de cinturation aujourd'hui à MLK parce que on va analyser également cette information qui est euh est apparu ces dernières heures. L'US Navivy, l'armée américaine dans le D3 d'Ormous qui euh a annoncé euh compte tenu de cet accord qui ne pour l'instant ne trouve pas d'issue, compte tenu également de ce péage euh opéré par les par les par les Iraniens compte tenu également des opérations de de minage.
En conséquence, la marine américaine regardait ce communiqué officiel, informe les marins et les aviateurs sur place que des activités militaires dangereuses vont avoir lieu. Militaire, activités militaires dangereuses. Euh, on peut difficilement être plus concret aujourd'hui.
Vous avez déjà Oui, mais ça veut tout dire et rien dire. C'est vrai. C'est vrai.
Mais bon, pour reprendre, moi j'ai eu le communiqué aussi de UKMO. Vous savez, c'est le l'office de trafic maritime britannique lié à la Névi qui précise alors c'est un avis au navigateur distribué à tous les bâtiments, à tous les capitaines, à tous les armateurs qui précise que des opérations de déminage vont être menées dans les les deux chenaux de la partie sud du D3, là où passait le trafic avant, ce qui est marqué en zone de danger sur notre cartes. Vous savez cette espèce de de bulle verte vraiment au rat de la péninsule de Musandam.
Il semblerait qu'il puisse y avoir de 10 à 12 mines. Alors, les Iraniens l'ont dit, ça a été confirmé par la CIA. Finalement, on a l'impression que personne a vraiment d'informations extrêmement fiable euh là-dessus.
Et les Américains seraient en train de voir comment ils peuvent neutraliser ces mines, c'est-à-dire envoyer un robot ou un plongeur, poser une charge sur la mine, la faire exploser pour que le trafic soit tout à fait sûr. Euh c'est extrêmement intéressant parce qu'on se souvient aussi il y a 6 7 semaines de mémoire, il y a cinq paquebo qui étaient sortis par là de du golfe persic rasé les côtes de la péninsule de Musandame à quelques centaines de mètres. un endroit [grognement] assez dangereux d'ailleurs euh et qui avait pu rejoindre Mascat et puis après aller faire leur saison en Méditerranée.
Donc ça pourrait être une solution pour tenter de faire sortir quelques navires parce que là en entendant ce que disait Maya tout à l'heure et vous-même aussi, je j'avais l'impression d'être vous savez le film La fureur de la fureur de vivre quand James Dean et son acolyte se précipitent avec leurs deux voitures vers la falaise. Et celui qui gagne, c'est celui qui a le cran de rester le plus longtemps possible avant de freiner. Ouais.
Oui. Avant avant de sauter de la voiture. Mais il y en a un qui meurt évidemment.
Cette scène est assez extraordinaire dans dans le cinéma américain des années 50 mais là on a vraiment l'impression que c'est ça. On est avec deux espèces de fous, je vais le dire comme ça. Donald Trump qui veut céder sur rien, les Iraniens qui ne veulent céder sur rien.
Et pendant ce temps-là, on est tous dans le même PBO pour le coup. et tous, je veux dire le monde entier, pas uniquement les occidentaux, les iraniens, les asiatiques. Le prix du pétrole là c'est un peu stabilisé, il est repassé à 92.
Il y a eu un peu de soulagement euh quand Trump a annoncé qu'il y avait un accord qui n'existe pas évidemment puisque les Iraniens tout de suite ont dit "Bah non, il y a pas du tout d'accord, on est d'accord sur rien." Donc euh et là on a la sensation que tout le monde va vers le précipice et que personne ne sait comment arrêter la machine. Je suis pas sûr qu'il y a à nouveau une offensive guerrière militaire, mais en revanche, les dégâts pour l'économie mondiale pourraient être bien plus graves que toutes les guerres qu'on a connu ces dernières années. vous parler des mines vi de Jacomoni ce qui est très intéressant c'est l'information également qu'on a appris cet après-midi.
Elle nous vient du Sultan Adoman donc allez un acteur on va dire différent que des Iraniens et des Américains qui annoncent avoir vu observé un objet flottant qui ressemblerait vraisemblablement à une à une mine flottante dans leurs eaux au manaise. Général François Chauvancy, ce serait la première fois, si je me trompe pas, qu'un autre acteur nous confirmerait en tous les cas la présence de mine parce que pour le moment, c'est vrai qu'on a il y a beaucoup de flou. Est-ce qu'il y en a ?
Est-ce qu'il y en a pas ? Quel serait l'intérêt d'Oman aujourd'hui de déclarer qu'il y a des mines alors qu'il y en a pas ? Ben, je dirais qu'on va peut-être venir à quelques jours euh auparavant où il y avait, semble-t-il, un accord potentiel entre l'Iran et Oman pour établir un péage sur des droits d'Ormous et que euh le président Trump a dit qu'il n'était pas question, qu'il allait euh raser Oman.
On a eu un doute d'ailleurs sur la réalité de ce qu'il avait dit, n'oublions pas parce qu'on on avait voté d'ailleurs hein. Voilà. Bon, moi j'ai perdu.
Bon, tant mie. [rires] Donc, nous sommes une situation où je me suis posé la question, on en parlait tout à l'heure en offre. Pourquoi maintenant ? et et surtout un objet, on n pas dit mine en fait, un objet qui pourrait être une mine.
Eux, ils notent quand même, il nomment officiellement un objet flottant suspecté d'être une mine flottante. Bon, oui, mais c'est bon, ça fait très je dirais qu'on met un petit peu de d'huile sur le feu euh dans le contexte actuel et je me demande si Oman joue très très franc finalement parce que Oman est quand même entre le marteau et l'enclume, hein. Euh, ils jouent leur jeu, ils jouent leur jeu.
Voilà, tout à fait. il sièchent à tirer un petit peu le leur épingle du jeu justement euh et je pense qu'ils ont ils auraient l'air et je reste au conditionnel un petit peu aller dans le sens des iraniens dans leur revendication puis il voit peut-être un intérêt les ressources au mana sont quand même assez faibles. On en parlait l'autre jour mais vous yes allé donc vous savez plus que moi que les ressources humanaises je dirais pour vivre hein sont plutôt limitées et que là finalement un pH sur le 3 d'ormous à mon avis pourrait beaucoup les arranger alc oui vous avez tout à fait raison mon général mais sur sur la question de de leur de leur revirement moi je pense queils veulent plutôt se rapprocher à nouveau des Américains, pas pas des Iraniens.
C'està-dire que là, il y a une menace extrêmement claire des Américains disant "Je vais pulvériser Aman s'ils deviennent trop proches." Et c'est une proximité qui est tout à fait compréhensible parce que les eaux territoriales se touchent et qu'ils sont ensemble depuis 1968, ils s'accordent sur le passage des navires. Donc c'était pas un élément nouveau mais c'est simplement Trump qui avait pas l'info.
Mais aujourd'hui, Oman se dit quand même il faut que je sois bien avec les Américains, d'autant plus que Oman a été médiateur avant la la guerre des 12 jours du mois de de juin 2025 et là elle se dit je vais quand même signaler qu'il y a des mines comme ça je me dis je suis pas très content quand même c'est c'est pas bien qu'il y a des mines et je vais comme ça aller plus dans le sens au lendemain du football de Trump au lendemain du football de Trump donc moi je suis plutôt pour que voilà mais opportuniste he cette situation là parce que quand même circule à Mascir circule quand même le projet qu'il faut absolument préserver l'écologie du des trormouses. Vous je sais pas si vous voyez ce que je veux dire mais c'est assez simple. Pour préserver l'écologie dans une zone donnée maritime, il faut beaucoup d'argent et donc il faut faire de la prévention, il faut qu'il y ait des remorqueurs, il faut qu'il y ait des bateaux d'assistance au cas où il y aurait un pétrolier en danger.
Et cette cité là, elle circule, elle circule, elle circule depuis le début de la guerre. Donc effectivement, Aman est intéressé pour partager les bénéfices du D3 d'Ormous avec les Iraniens, mais ils sont pas les seuls. On a aussi appris que le Qatar ne s'opposerait pas pour une durée temporaire à ce qu'il y ait un péage dans le des trois Dormous.
Alors, faudrait pas que ça dure trop, disent les Qataris, hein. Mais bon, ça sont des changements quand même qui vont dans le sens euh des iraniens, en fait, hein. Hm.
Et Emmanuel Verron, euh analysons quand même, c'est très intéressant, quel est le message à qui euh parlent aujourd'hui les Omonis quand ils nous parlent des mines. Il parlent aux Iraniens, ils parlent aux Américains, ils parlent à tout le monde. Il parlent à tout le monde ce qu'ils ont toujours fait en fait.
Et justement c'est c'est le la grande singularité, l'importance du sultan Adoma au Moyen-Orient. C'est que ça, vous l'avez rappelé, euh utile aux négociations, accueillant des négociations, offrant un cadre justement pour les discussions. C'est c'est le rôle en fait très particulier, très délicat de du sultan Adoman en plus de sa position géographique.
Donc comme le disait Xavier sur le sur le sur le sur le D3. Historiquement, quand on regarde le sultanoman et la géopolitique du Moyen-Orient, il y a effectivement plutôt une proximité qui est anglo-américaine qu'une réelle, comment dirais-je, intrication avec le régime iranien. Hm.
Euh vous avez effectivement un sujet de ressources, général Chavan si le disait pour le suddomade, mais c'est façade portuaire avec d'immenses ports. Vous avez le port de Salala qui est sur la mer d'om qui est pas à l'intérieur et donc qui est ouvert sur l'océan Indien et sur la route maritime Asie Europe et qui est une gigantesque infrastructure portuaire hyper importante pour la circulation des biens entre l'Asie et entre l'Asie et l'Europe avec cette pose sur le sur le Moyen-Orient. Vous avez le port de Douum euh qui est également un port très très important et puis il y a un peu de gaz et cetera.
Donc ce que je veux dire par là, c'est que le sultan Adoman est dans une situation extrêmement délicate du fait de la guerre mais ne va pas détacher euh sa relation discrète et spéciale avec les Anglais, les Américains et par extension nous-même l'Ouest pour avoir une négociation je ne sais quoi avec l'Iran. Pas du tout, pas du tout. On est sur quelque chose de très très sophistiqué. euh où le temps court est une véritable tyrannie, mais la diplomatie, me semble-t-il, est à l'œuvre. est à l'œuvre.
Alors, la question du déminage, évidemment, c'est qui qui va s'occuper de cet éventuel déminage ? On a souvent parlé des Européens parce qu'évidemment les Américains demandent aux Iraniens de le faire. Les Iraniens demandent aux Américains de le faire.
Mais ces dernières heures, on sent quand même aussi la pression américaine du côté des des Européens et on le sait, il y a le Charles de Gaul qui est non loin de là pour éventuellement prêter ma main forte en tous les cas sécuriser des trois dormos. Et écoutez ce petit text de de Pitex encore une fois le secrétaire à la guerre qui remet encore une fois la pression aux Européens. Faut faut-il y avoir un signe dans notamment sur ce cette question du déminage ?
Écoutez Pitex. Lorsque nos intérêts convergent, nous agissons de concert avec une détermination sans faille. Lorsque nos intérêts divergent, nous nous adaptons avec pragmatisme sans dramatisation ni moralisme.
Je pense que l'Europe occidentale ferait bien d'en prendre bonne note. C'est une mentalité que nous adoptons pleinement. L'époque où les États-Unis subvenaient aux besoins de défense des nations riches et révolues.
Nous avons besoin de partenaire, pas de protectorat. Nous recherchons des alliances fondées sur le partage des responsabilités et non sur la dépendance. C'est là que réside la maturation de nos alliances dans cette nouvelle ère.
Général François Chauvancier, est-ce que c'est un appel du pied aux Européens pour y aller notamment sur cette question du déminage ? Alors c'est il y a un peu tout. D'abord c'est bien rappeler que nous sommes en situation de partenariat et non pas de que certains assument toute responsabilité pour les autres.
C'était le cas quand même en Europe depuis bien longtemps dans le casre de l'OTAN en particulier. Les Américains ont dit il y en a marre. Voilà c'est tout.
Euh donc on change de braquet hein, et euh chacun va prendre sa part de euh de la mission. Maintenant, pour le déminage, les capacités de déminage américaines sont faibles. Je crois qu'il y a trois navires qui sont chargés de faire cela qui existent aujourd'hui euh et qu'autrement c'est beaucoup des systèmes de robots et autres mais qui ne sont pas du tout, semble-t-il, une priorité de la marine américaine.
En revanche, au niveau de l'Union européenne, je dis bien l'Union européenne, il y a en gros c'est la plus grande capacité de déminage naval qui existe dans le monde. C'est en gros 70 à 80 navires. La France en a une dizaine, les la Grande-Bretagne aussi.
Donc il y aura une capacité de déminage. Et pour répondre à ce que vous avez dit tout à l'heure sur le Charles Le Gaulle, le groupe aéronal ne comporte pas la date d'aujourd'hui euh une capacité de déminage. Et enfin pour déminer, il faudrait quand même qu'il y a une certaine sûreté.
Si c'est pour déminer sous les bombes ou sous les attaques de navire moustique ou autres drones, je suis pas certain qu'on a envie de déminer dans ces conditions-là. C'est la question que j'allais vous poser. Euh si demain euh un destroyer français, en tous les cas un navire français s'aventurerait pour euh justement simplement faire cette opération de déménage, euh il serait sous le feu des Iraniens.
Bah oui, parce que les Iraniens utilisent finalement le fait du de des mines pour imposer leur volonté. Donc ils considéront qu'on remet en cause leur choix et donc nous devrions une deviendrible légitime. Donc je pense que je doute fort que le président Macron autorise cela.
En tout cas, on envisage enfin quand on regarde cette information des des mines apparues ces ces dernières heures, évidemment ça confirme peut-être en tous les cas parce qu'il faut rester prudent, vous l'avez dit parce que les messages géopolitiques sont toujours derrière euh la moindre annonce euh notamment dans cette période de guerre. Mais évidemment, ça ne va pas rassurer euh l'économie mondiale, ça ne va pas rassurer les armateurs, ça ne va pas rassurer euh eth bien tout ce ce secteur là du commerce mondial maritime pour pouvoir faire passer les bateaux. Et regardez cette alerte euh il y a quelques heures de trois organisations fondamentales aujourd'hui dans le commerce mondial.
Le FMI, l'OMC, l'Organisation mondiale du commerce et l'Agence internationale de l'énergie. ces trois organismes et bien on ont rendu un communiqué commun et voilà leur message limpide clair si la circulation maritime ne revient pas à la normale, il y a un risque accru en terme de sécurité énergétique. Autrement, dis autrement et de façon simple, si la crise continue, on manquera de pétrole, on manquera de matière premières dans les prochaines semaines, dans les prochains mois et notamment pour cet été.
Que faut-il craindre ? On va faire un point avec vous William de l'essu parce que évidemment c'est une alerte très claire et nette faite par ces trois organisations. Est-ce que les stock ont-ils franchi la côte d'alerte ?
Est-ce qu'il faut s'inquiéter ? Alors c'est vrai que le ton de ce communiqué conjoint est très alarmiste. On rappelle que le blocage du D3 Dormous ou passe, je le rappelle 20 % du pétrole mondial commence à vider les stocks.
Exemple très concret. Aux États-Unis, avec les tout derniers chiffres, le niveau est descendu de 12 % en quelques semaines. Niveau des stocks stratégiques, cela représente 50 millions de barils depuis le début de la guerre en Iran.
C'est le niveau le plus bas connu depuis 2 ans. Et c'est vrai que si on continue à ce rythme, il arrivera un moment où ces réserves stratégiques ne suffiront plus. L'agence internationale de l'énergie [raclement de gorge] en juin oblige chaque pays à posséder au moins 90 jours de réserve stratégique.
Pour l'instant, la France en ce qui nous concerne est au-dessus de ce seuil. En tout 400 millions de barils de pétrole ont dû être mis sur le marché venant des réserves un peu partout dans le monde sous la supervision de cette agence qu'il dit c'est la plus grave crise depuis le choc pétrolier. Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'il sera très difficile de reconstituer les stocks quand bien même la situation à Ormous serait débloquée.
Oui. Puisque remplir ces cathédrales souterraines comme ici en France qui stockent le pétrole et les carburants, ce remplissage est très long et pour cela, il faut que la situation revienne à la à la normale, que la tension ne soit plus là. Le plus grand réservoir en France est ici et ici à Manos qu'on vient de le voir dans les Alpes de Haute Provence.
L'Agence internationale de l'énergie s'alarm d'une réalité concrète. les investissements des pays du monde sur leurs infrastructures pétrolières comme lesuc et cetera, les raffineries. Ces investissements-là ont chuté ces dernières années au bénéfice de l'électrique ou encore du renouvelable.
Rien qu'en France, vous allez le voir, il ne reste que h raffineries. C'est cette dépendance au raffinage extérieur directement dans le golf qui crée aussi les tensions actuelles et qui va ralentir la reconstitution des stocks stratégiques. William de merci beaucoup pour ce point complet.
Emmanuel Verron, question simple. Est-ce que vous vous inquiétez euh d'une éventuelle pénurie dans les prochaines semaines de pétrole ? Dans dans les prochaines semaines, non.
En revanche, le prix, oui, [rires] si vous regardez les déclarations du patron total, c'est un petit peu ce qu'il a dit ces derniers jours, non ? À ce stade, il y a il y a il y a il y a eu un il y a eu un vrai sujet depuis le 28 février, déclenchement de la guerre sur les flux d'hydrocarbure et donc leur traitement, leur transformation et leur usage pour l'industrie ou pour l'usage commun, individuel automobile et cetera et cetera. Donc donc ça c'est vrai, mais entre les différents navires qui euh qui ont pu circuler, 2è sujet, les infrastructures de contournement euh notamment à travers l'Arabie Saoudite et acheminer des produits pétroliers euh jusqu'au term au terminal de Yenbou euh sur la mer rouge permet d'acheminer, de continuer la vente de produits pétroliers, y compris d'ailleurs des produits gaziers par d'autres par d'autres moyens.
Et puis après, il y a le sujet des réserves et puis il y a le sujet de la diversification des sources d'approvisionnement en dehors du Moyen-Orient. Donc il y a un vrai sujet non pas à à à horizon de quelques semaines mais plutôt horizon quelques mois sur les marchés, sur le prix et la disponibilité des produits. Regardez ces images euh en Asie notamment, on le voit ces fils d'attente à perte de vue.
Ça fait des semaines, des mois maintenant qu'on voit ces images en Birmanie au Sri Lanka. Euh vous allez voir Quentin Chas va nous les mettre dans dans quelques instants. Xavier Jacoboni, il va falloir s'attendre potentiellement à ça en Europe.
On est à à n'est pas à l'abri de ce type d'image. Alors je suis pas expert économique ni en énergie mais quand on écoute effectivement comme le disait Emmanuel les experts, on peut avoir d'immenses craintes. Il y a il y a quelque chose d'intéressant, une note de la banque City Group qui dit "Vous le savez, il se passe 8 minutes entre le moment où le soleil explose et le moment où la lumière disparaît sur Terre.
L'image fait frémir, elle fait froid dans le dos mais c'est un peu ce qui est en train de se passer. Si le D3 ne rouvre pas, alors peut-être va-t-il rouvrir d'ici quelques semaines ou rapidement. Euh de toute façon, rien ne rentrera dans l'ordre avant la fin de l'année, même s'il ouvrait tout de suite euh demain là, ça c'est certain.
Mais si ça continue, les pays vont puiser dans leur réserve stratégique. Les prix vont s'envoler à des hauteurs jamais vues euh et on pourrait avoir rapidement un gasoil ou une essence en France à plus ou moins 3 € le litre. Aux États-Unis, les prix sont déjà pour les Américains.
Pour nous, ça nous paraît encore pas très très cher, mais totalement faramineux. Je cite souvent cet exemple parce qu'on pense souvent aux voitures particulières mais les agriculteurs américains aujourd'hui paient le galon de gasoile parce que le gasoile il l'utilise que pour les tracteurs et pour les camions entre 6 et 7 dollars. Pour eux c'est monstrueux.
Alors plus et on parle mais il y a tous les intrants, tous les engrais euh qui viennent de produit de soufre notamment qui viennent du golfe persique. On a l'impression qu'on est vraiment au bord d'une catastrophe économique comme on en a jamais connu a priori. Ahed Alki, est-ce que les ces images là qu'on on vous montrait, Birmanie, Indonésie, Sri Lanka également, est-ce que il va falloir peut-être rationner en Europe dans les prochains mois ?
Euh je suis moins moins pessimiste pour l'Europe qui a développé des capacités des transitions énergétiques durant ces années. En revanche, ça va creuser les inégalités parce que des pays d'Asie, d'Afrique, eux probablement vont arriver au rationnement. Et cette inégalitél est dangereuse parce que ça va créer d'autres problèmes de de mouvement de population de de disparité qui vont encore mettre une pression supplémentaire sur l'Europe et les États-Unis par exemple parce que finalement c'est c'est cette disparité économique qui va qui va générer de plus en plus de tension dans le monde.
Comment comment faire quand des des pays qui sont d'ailleurs avec un peuplement qui qui sont très peuplés comme les pays d'Asie, l'Indonésie, la Thaïlande, les les Philippines, voilà comment ces pays vont influer sur l'économie mondiale et comment ils vont créer cette cette ce mouvement qui va qui va encore poser plus de problèmes. Donc pour l'Europe, je suis plus optimiste pour des parties du monde comme l'Asie et l'Afrique, c'est très inquiétant. Vous vouliez réagir Emmanuel Oui.
Non, complément. En fait, effectivement, l'Europe est exposée mais moins exposée que l'Asie euh et l'Asie du Pakistan au Japon. Pourquoi ?
Parce que l'ensemble de ces pays-là asiatiques, là où se passe beaucoup de production industrielle, beaucoup de consommation et vous l'avez rappelé, c'est des volumes de population importants. Regardez la démographie chinoise, démographie indienne, démographie pakistanaise et cetera, 100 millions de Japonais. Donc on a on a des gros volumes de population.
Donc forcément, il y a il y a il y a une conséquence sur la consommation des des kéroses, des consommations d'essence et donc l'Asie est beaucoup plus exposé que l'Europe. Mais ce que cela va créer ou moi je vois au moins deux choses très rapidement, c'est le sujet sur et c'est un peu le message du FMI euh sur la la production et la consommation mondiale. En fait la la l'Asie est un peu le moteur du monde économique industriel pour les exportations.
Donc ça va clairement impacter les chaînes industrielles comme vous aviez le rappelé, les sulfures, différents produits qui rentrent dans les composé pétrochimique et et chimique pour tout heucteurs, donc à Taïwan, en Chine, en Corée du Sud, tout ça va être largement impacté, le fameux hélium et cetera, les engrais pour la la saison des des cultures, des des semences et cetera. Donc donc ça ça va clairement impacter en fait l'Asie et donc il va y avoir des conséquences mondiales alors sur les prix et sur le niveau de consommation. Donc c'est ça le sujet.
Et le deuxième point et je je fais très vite et je m'arrête là c'est forcément des logiques de marché noir. C'est un petit peu dans la logique de société fragile et et en développement. En fait ce qu'on observe c'est que la Chine a accru ces importations de gaz et de pétrole de Russie.
Et on observe par exemple pour donner simplement un exemple qu'elle est dans une logique de revente alors pas une de marché noir mais dans une logique de revente de ces produits gaziers aux voisins asiatiques et cetera pour se montrer comme étant un poste de stabilité marché parallèle. Donc ça ça c'est évident que ça va clairement structurer l'année 2026. Alors je voulais évoquer aussi la question libanaise.
On vient d'évoquer donc le D3 d'Ormouse et toutes les questions qui se posaient autour de ce blocage. Le Liban reste encore aujourd'hui un des points centraux de cette guerre. avec visiblement un Benjamin Netanyahu qui continue son avancée notamment dans le sud Liban.
Euh les Israéliens qui ont annoncé en tous les cas les informations qui nous parviennent, ils auraient avancé au-delà de cette fameuse ligne jaune qui a été tracée par les Israéliens il y a plusieurs mois maintenant. On va prendre la direction là-bas justement dans le sud de Liban retrouver notre envoyé spécial Thomas Misraki parce que vous êtes dans le dans le sud Liban Thomas et visiblement les Israéliens qui ont continué leur avancée ces dernières heures et ces derniers jours. Oui effectivement Israël qui continue de mettre la pression sur le Esbola et accessoirement sur les Libanais du sud du pays avec des bombardements quasiment incessants.
Aujourd'hui, là où nous nous trouvons à tir dans le sud du pays, bien la journée a été calme et on a pu assister depuis qu'on est arrivé ici tout à l'heure avec Morganpop au balai des chasseurs israéliens qui vont bombarder les villages du sud qui se trouvent à quelques kilomètres de là où nous nous trouvons. Des villages d'ailleurs où nous nous sommes rendus il y a 3 semaines environ avec Vincent Vartner et qui sont désormais inaccessibles pour des raisons évidentes de sécurité. Les avions de chasse israéliens sont utilisés.
On a aussi euh pu apercevoir des des tirs d'artillerie assez soutenu tout à l'heure avec Morgan Pope. Cette pression, elle est aérienne, elle est aussi, vous l'avez évoqué, une pression militaire au sol puisque les Israéliens continuent d'avancer. Ils auraient franchi le le fleuve de l'Italie.
C'est ce qu'a déclaré le premier ministre israélien Benjamin Netaniau. Et il continue donc de mettre une pression maximale alors que les discussions sont en cours et ont eu lieu ces dernières heures entre les militaires israéliens et libanais sous l'égtis. Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, affirme que la responsabilité de cette guerre incombe euh au Esbola.
Le président Joseph Aoun, lui renvoie Israël et le Esbola dos à dos en disant au premier évidemment de quitter le territoire euh libanais et au second de déposer les armes. Pour l'instant évidemment et vous le savez, le Esbola n'en a nullement l'intention. Thomas Misraki avec Morgan Pope en direct du sud Liban.
Merci beaucoup à vous. Maya cadra jusqu'où ira Benjamin Netanyahu dans dans cette guerre ? La question se s'adresse à Benjamin Netanyah et au Esbola aussi euh je je trouve à pied d'égalité jusqu'où aussi ira le Esbola dans dans cette guerre parce qu'on voit très bien que malgré leur défaite euh cuisante, malgré euh cet état major qui a été décapité en 2024, on voit très bien qu'ils innovent dans dans l'art de la guerre et que après l'épuisement de certains stocks de de roquettes dont il disposaient, maintenant il recourt au drone fila qui sont difficilement interceptables.
Donc on voit très bien que le côté aguéri, il existe aussi bien chez les Israéliens que chez l'esbola aussi. Il est d'autant plus choquant aujourd'hui avec cet appel àquer se c village mais on voit très bien que les combats se poursuivent au Liban et il y a une véritable question qui se pose, c'est celle de la souveraineté de ce gouvernement libanais qui tout le monde le loue, la France, les États-Unis et cetera comme quoi ils ont pris des mesures vraiment radicales contre le Esbola en déclarant la branche militaire comme illégale et toutes les activités sécuritaires du Esbola comme comme comme nom légitime. On voit très bien que l'esbola il il ne s'intéresse nullement à tous ces décrets gouvernementaux, à toutes les décisions issues de la légitimité libanaise et il continue sa guerre en exposant une fois de plus le sud du pays donc à des attaques complètement impitoyables. côté israélien, il y a un changement de stratégie parce qu'Israël par exemple en 2006 ou bien dans les différentes escarmouches ou bien bataille qui avait lieu entre eux et le Esbola était dans le temps court à chaque fois c'était des opérations éclaires.
Guerre de 2006, c'était une guerre d'ampleur qui était dévastatrice, qui a démembré le pays avec des ponts qui étaient ciblés, des autoroutes, des infrastructures, des usines de production d'électricité aussi. Mais on a très bien vu qu'elle a duré un peu moins d'un mois. C'est toujours les opérations éclaires depuis le retrait israélien euh de 2000.
C'est ça a toujours été des opérations éclaires, sauf que cette fois-ci, on a l'impression que l'approche israélienne a changé. Ça s'inscrit dans le temps long jusqu'à l'éradication du Esbola. En tout cas, c'est ça l'objectif qui à chaque fois est assé et répété par les Israéliens.
Ils ne peuvent plus tolérer qu'il y ait ce danger au nord d'Israël. Et d'ailleurs, on [raclement de gorge] l'a vu hier, il y avait des négociations à Washington direct entre le Liban et Israël et le sujet est revenu. Pas de paix, pas d'accord.
Finaliser avec le Liban, signé avec le Liban sans la disparition totale du Esbola. Dernière question à vous François Chavanti sur cette question libanaise. Est-ce que c'est Benjamin Netaniaou qui ralentit de fait également ces accords, ces négociations entre les Iraniens et les Américains ?
Entre les Iraniens et les Américains ? H Non, je je pense pas. Je pense qu'aujourd'hui chacun mène sa vie en quelque sorte.
D'un côté, il y a les intérêts américains avec un Trump qui veut se dégager du bourbier iranien et Nathanou qui se dit bah comme de toute façon je peux pas compter sur Trump, je vais aller jusqu'au bout de ce que je veux faire, c'est détruire le esbola autant que possible. Sachant quand même que on entend plus parler de cesser le feu, me semble-t-il et que ah non, on est en plein cesser le feu. Non, quand je dis on entend plus parler du CC le feu, c'est que on n'y est pas.
Ce sont des frappes, ce sont des combats, ce n'est vraiment le cess feu n'existe plus. Il est mort. Benamin Netano a bien compris qu'on était entré dans le monetime comme on dit en basket et qu'il fallait frapper le plus rapidement possible pour essayer de de remplir la mission qui ne peut pas être remplie pas plus qu'à Gaza d'ailleurs.
À Gaza c'est toujours pareil. Cela fait Maya parlait de la guerre de 2006 qui effectivement était encore plus violente. Mais de cette manière-là Israël n'arrivera pas à bout du Esbola comme il n'arrive pas à bout du Hamas.
Et quant à l'État libanais, vous avez raison, il est extrêmement faible. C'est un état quasi failli. Mais quand vous avez dans les rangs de votre armée euh des sunnites, des chiites, des chrétiens et que vous demandez aux chiites de désarmer d'autres chiites, euh le verre est dans le fruit dès le départ en fait hein.
Et et et moi je pense contrairement à Maya qu'il faut continuer à soutenir le plus possible le gouvernement libanais. Les Libanais, les Libanais, on partage mais ce gouvernement pour l'aider à se sortir de ce double piège coincé entre le Esbola et les bombardements israéliens. Sach que lebola je sais rapidement le l'esbola est un peu revigoré.
Vous avez eu raison de faire le lien avec la question de la confrontation Iran États-Unis, c'est que c'est un des éléments de négociation et plus euh cet élément est central pour le régime iranien, plus le bolla se donner les moyens d'agir et de continuer la guerre. Malheureusement, les iraniens les lâcheront pas, hein. C'est ça.
Ça fera partie du deal. Ouais. Voilà ce qu'on pouvait dire sur la situation en Iran.
Je voulais évoquer avec vous également un autre conflit qui dure maintenant et qui continue, il faut pas l'oublier, c'est évidemment la guerre en Ukraine avec ces raides dévastateurs russes qui visiblement se sont accélérés et vont continuer à s'accélérer ces prochaines heures puisque le président ukrainien Volodimir Zelenski alerte un nouveau raide est imminent après notamment celui qui avait touché la semaine dernière Kief et ses alentours. Je rappelle qu'il y avait eu plus de 600 drones et missiles qui s'étaient abattus sur l'Ukraine en quelques heures seulement, en une nuit sur Kief et et sa région. Avant de retrouver sur place notre correspondant Guillaume Tac, écoutons cette alerte de Volodimir Zelenski qui et bien prévient les Ukrainiens mais également le monde en règle générale que son pays va probablement être attaqué très fortement ces prochaines heures.
Nous disposons de renseignements indiquant que la Russie prépare une nouvelle frappe massive. Veuillez prêter une attention particulière aux alertes aériennes. Prenez soin de vos vies.
Nos services fonctionnent efficacement et sont bien préparés. Les forces aériennes et les autres défenseurs de notre ciel travailleront 24h sur 24. Comme toujours, les questions de défense antiaérienne et la nécessité continue d'aider l'Ukraine à protéger son ciel sont notre priorité clé.
Et on va prendre justement la direction de Kief retrouver notre correspondant sur place Guillaume Tac. Bonjour Guillaume. C'est donc un un nouveau raide d'évastateurs auquel s'attend les Ukrainiens.
Auquels s'attendent les Ukrainiens. Oui, effectivement et cela fait déjà quelques jours. On rappelle que dans la nuit de samedi à dimanche dernier, la Russie a tiré des dizaines de missiles, des centaines de drones contre l'Ukraine, principalement contre la capitale ukrainienne et des scènes de dévastation que nous avons vu dans les heures qui ont suivi avec au moins de morts et des et et près d'une centaine de blessés.
Et cela fait déjà plusieurs jours que les autorités ukrainiennes avertissent la population qu'un tel raide pourrait se reproduire. Ça fait suite déjà aux menaces émises par Moscou et notamment par la représentante du ministère des affaires étrangères Marie Maria Zachaov suivi et et qui enjoignait d'ailleurs les les délégations diplomatiques européennes et occidentales à quitté à quitté la capitale ukrainienne. Donc cela fait déjà quelques jours que la capitale ici vit sous tension et il y a fort à parier que malheureusement un raid similaire à celui de la semaine dernière se reproduise dans les heures ou les jours à venir.
Guillaume Tac correspondant LCI en Ukraine à Kief. Merci beaucoup Guillaume. Général François Chaovancy.
On a le sentiment et on va le voir notamment dans les chiffres juste après que c'est la nouvelle stratégie de Vladimir Poutine. La guerre, elle ne se passe plus sur le front. Quasiment pas en tous les cas parce qu'on le sait, le front est quasiment gelé avec des rares avancées ici et là et d'ailleurs même les Ukrainiens qui ont repris visiblement quelques kilomètres carrés.
Hm, ce n'est que symbolique mais tout de même la nouvelle guerre maintenant, c'est presque la terreur maintenant de Vladimir Poutine sur les Ukrainiens, sur les populations, sur les grandes ville. Bon, je suis pas certain que ce soit plus précisément les populations qui soient visées. Je pense c'est déjà toutes les infrastructures qui soutiennent un effort de guerre ukrainien que oui, il y a surtout des populations qui sont visées mais que la principale cible, ce c'est tout ce qui permet à l'économie ukrainienne de faire face à l'agression.
Et ça, il faut quand même pas l'oublier. Aujourd'hui, on n'est plus dans bon, il y a des combats très durs d'après tout ce qu'on peut lire et c'est surtout maintenant euh une guerre d'attrition dont on a beaucoup parlé il y a 3 ans sous un autre aspect, c'était une attrition humaine. Bah là, on est dans l'attrition de des capacités économiques de faire la guerre.
Donc, de part et d'autres, on tape toutes les infrastructures notamment énergétiques. Les frappes en Russie sur toutes les raffineries ont été extrêmement efficaces dans la profondeur sur les circuits logistiques aussi. Et l'autre côté, qu'est-ce que font les les Russes ? ce qu'ils ont fait depuis le début d'ailleurs hein, ils n'ont jamais cessé.
La différence peut-être c'est la masse. Il n'y avait pas autant de masse encore il y a quelques mois. Aujourd'hui, on est quand même à 600 drones euh près d'une centaine de missiles de tout type.
C'est quand même énorme. Ce qui veut dire simplement que de l'autre côté, la Russie est capable de produire. Maintenant, est-ce qu'on n'est pas alors je sais que j'ai utilisé un mot énervé quelqu'un de personne.
Est-ce que c'est pas le désespoir de la Russie aujourd'hui de ne pas aboutir et que finalement cette accumulation de frappes toutes les nuits ou presque, c'est un moyen d'essayer de faire céder l'Ukraine parce que sur le terrain physique, on y arrive pas mais que dans la profondeur, on pourrait peut-être y arriver. Donc on est aussi dans l'attition morale en plus de l'attrition, je dirais euh économique de l'adversaire en terrorisant les civils. En terrorisant et massacrant les civils.
Un peu ce que les Allemands ont voulu faire sur Londres. Je suis pas tout à fait d'accord parce que c'est on est en train de dire qu'en fait les Ukrainiens pourraient être terrorisés. Les Ukrainiens ne sont pas terrorisés.
Ils sont résilients, ils se battent, ils résistent. Nous on utilise un doc un vocabulaire qui nous arrange. Oui, ils vont être terrorisés.
Non, ils ne sont pas terrorisés. Bon, ils subissent mais ils se battent. Ils résistent.
C'est ça qu'il faut mettre en avant. terrorisé voudrait qu' qu'il soit finalement euh euh sous la l'influence russe. Pas du tout.
C'est pas du tout dans son stage d'utilisme. Mais justement, c'est je me permet de rectifier parce que le mot terrorisme chez nous a un autre sens. J'ai pas dit terrorisme, j'ai dit terrorisé, hein.
Euh la multiplication des bombardements chaque nuit qui se succèdent qui se succède. Alors d'une part, on s'habitue de manière assez paradoxale. Finalement, l'être humain s'habitue à beaucoup de choses.
Mais pour des civils ordinaires, des mères de famille, des enfants, il y a un côté terrorisant qui est qui est indénégiable et qui est recherché par par la Russie, par le New York. Mais on sait bien que le peuple ne bougera pas. Le peuple ukrainien se battre.
Donc oui, il peut y avoir ces effets-là mais je crois que non mais ça peut conduire à des exodes par exemple et ça ça c'est pas bon pour le pays. Je suis pas ce soit l'objectif de la Russie parce que les Ukrainiens s'ils avaient dû céder ils auraient cé depuis longtemps. Je vous parlez de masse général François Chaovani effectivement on toujours du mal à s'habituer à de telles images mais regardez cette courbe pour vous allez voir ces raides massifs parce qu'effectivement ce sont des frappes de drone et de missiles russes.
Vous voyez les pics qui montent à 800000 frappes. Ils sont beaucoup plus réguliers qu'il y a quelques semaines. depuis juillet presque un an maintenant elles se sont intensifi les spécialistes ont fait leur calcul c'est à peu près de à tr fois par mois aujourd'hui où il y a d'un coup d'un seul en une nuit 800 drones et missile 900 1000 drones c'est ce qui s'est passé la semaine dernière c'est peut-être ce qui va se passer dans les dans les prochaines heures en Ukraine.
Et Vladimir Poutine visiblement a organisé son économie de guerre et toute sa production militaire vers cette nouvelle stratégie. Regarder la vitesse à laquelle aujourd'hui les Russes sont capables de produire un missile iscander. Trois missiles par jour.
Aujourd'hui, la production militaire russe sur ce missile le calibre également un missile par jour. Emmanuel Verron, c'est fascinant de il y a quelques semaines, quelques mois, allez un an ou deux, c'était un missile par jour. C'est trois fois plus rapide aujourd'hui euh la production de missile russe.
Qu'est-ce que ça dit aujourd'hui de la stratégie de Vladimir Poutine ? Ouais. Deux choses.
Je crois que le la première chose, c'est la la traduction nette euh des efforts euh de guerre de l'administration russe, donc de Poutine, hein, si on veut. euh donc de reconversion des industries, de concentration des ressources humaines euh sur la production euh de munition, sur la production euh d'équipement de guerre, sur la production d'armes. Et ça, je le disais à l'instant, c'est en fait une politique nationale, c'est-à-dire qu'il y a eu une transformation, si je puis dire, des commandements militaires, mais il y a également derrière toute une logique, comme on dit en français, de BITD, de base industrielle technologie de défense qui s'est considérablement transformé, recomposé depuis 1 an, 2 ans, 3 ans si vous voulez, mais surtout depuis un an et demi, 2 ans pour donner les effets que l'on a là, donc un par jour, un par mois et cetera de de de production iscandaire mais aussi de de drone. deuxième sujet.
Donc ça ça veut dire que c'est dans la durée. Ça veut pas dire que ça va s'arrêter l'été prochain et cetera. C'est qu'on est inscrit dans un processus industriel et étatique malgré les fragilités financières, économiques et et humaines de de la Russie, ils arrivent à produire ça.
Donc ça c'est quand même un un quelque chose qu'il faut prendre en compte et à Horizon 2030 et cetera. Le deuxème sujet, c'est que pour faire ça, il faut bien de la ressource, hm, il faut bien de l'argent, il faut bien des gens, il faut bien des hommes, faut bien des ouvriers et il faut des composants et des matériaux euh pour faire les missiles, pour les les charges militaires, pour la partie combustion des missiles et cetera et cetera. Donc, où est-ce que la Russie puise tout ça pour produire autant de drones, produire autant de missiles avec des munitions plus ou moins complexes, plus ou moins avancées et cetera ?
Je crois qu'on a la réponse maintenant depuis 2022 et on le voit à l'occasion de la visite de Poutine à Pékin la semaine dernière où il y a une dizaine de jours. Il est évident que la résonance des frappes russes en Ukraine, donc ça doit probablement être cette nuit ou la nuit prochaine donc 600 800000 drones et missile et de corréler au rapprochement à la l'imbrication diplomatico militaire russo-chinoise. rajouter juste que les que Trump a levé les sanctions contre la Russie qui lui a permis d'avoir énormément de moyens y compris pour donner son argent au chinois.
Cadra rapidement et après Xavier. Oui. Sur la sur cette convergence russo-chinoise.
Bon, elle existe depuis le début de la guerre en Ukraine mais oui, il y a eu cette levée partielle de sanction. C'est pas le pétrole russe. substan une levée partielle il faut pas oublier que la Chine s'approvision essentiellement en pétrole de en provenance de l'Iran surtout surtout après la signature après en 2021 plutôt d'un accord stratégique entre l'Iran et la Chine d'un accord de plus de 300 pages très opaque d'ailleurs mais on a quelques fuites disant que la Chine peut acheter du pétrole iranien à des prix très intéressants, voir parfois à travers une opération de troc donc contre certains services comme la construction de d'autoroute de pont et cetera en Iran.
On voit très bien qu'avec cette guerre et le blocus américain sur le D3 de d'Ormous, la Chine se tourne vers la Russie. Alors, elle s'est toujours tournée vers la Russie pour s'approvisionner en gaz et en pétrole, mais aujourd'hui euh d'une manière beaucoup plus euh intense. Et c'est ce qui montre que voilà, la Russie, elle continue à voilà, l'industrie de guerre, ça continue plus ou moins normalement.
C'est peut-être l'une des morales de cette histoire. Ça fait les affaires aujourd'hui de Vladimir Poutine en tout cas économiquement et peut-être même militairement. Xavier ?
Ah oui, ça ça donne Trump donne un très bon coup de main euh à Vladimir Poutine. Il pourrait lui en donner d'ailleurs si jamais ça dure, ça va être encore pire hein, parce que il y a un moment des pays qui aujourd'hui n'achètent plus, l'Europe notamment hein, n'achète plus de gaz russe, essaie de ne plus acheter ou ou le moins possible de de pétrole russe vont se poser énormément de questions. Est-ce qu'il y a pas un moment où l'Allemagne va se dire "Ben finalement, on devrait remettre en route Nordstream parce qu'autrement notre industrie va mourir." H donc la guerre de Trump, elle a des conséquences qu'on ne peut pas encore mesurer.
Et pour revenir sur ce que produisent aujourd'hui les Russes, on souvient très bien qu'il y a un an, un an et demi, tous les spécialistes nous disaient, ils ne pourront jamais monter en cadence. Or, ils ont réussi à le faire et avec ça, ils agressent toutes les nuits les villes ukrainiennes. Et on disait déjà ça au début de la guerre, c'est vrai qu'aujourd'hui, c'est beaucoup plus rapide.
Vous parlez tout à l'heure, Xavier Jacomoni, de la résistance ukrainienne aujourd'hui les Ukrainiens, comment ils réagissent ? Évidemment, ils subissent et ils résistent aujourd'hui à ces raides massifs russes, mais ils arrivent aussi également à tourner en dérision. C'est une séquence ukrainienne qu'on voulait vous montrer.
Vous vous souvenez le weekend dernier, ils ont utilisé les Russes l'orchnik, ce missile réputé hypersonique même nucléaire, le noistier en en Russie euh dual effectivement, on fait bien de le rappeler Ahmed Kei bien regarder cette séquence des Ukrainiens qui tourne en dérision en quelque sorte ce missile réputé inarrêtable par Vladimir Poutine. Je dirais que ce type de démonstration de Laorchni constitue une avancée majeure. En d'autres termes, il ne faut pas la sous-estimer.
Le fait qu'il soit techniquement obsellè et bien il fonctionne. Il n'est pas neutralisé par la lutte électronique et il est difficile à abattre. Général François Chaovancy, même un oéchnik aujourd'hui réputé inarrêtable ne fait pas peur aux Ukrainiens.
Bah c'est conformément à ce que j'ai dit tout à l'heure. [rires] Terroriser les Ukrainiens, non ce n'est pas possible. Moi je reste au confort ce que j'ai dit il y a quelques instants.
Mainant les orecht parler d'une volonté. Oui que ça fonctionnait. Non mais [rires] Zelinski a dit quand même, j'ai retrouvé un truc qu'il a dit en 2024 en parlant de l'orchnik à l'époque quand on en parlait au début, il il annonçait qu'il y aurait une capacité russe de produire 6 orechniques par an, pas plus.
J'ai pas vu d'autres chiffres depuis peut-être un peu plus, je n'en sais rien. Ouais, je crois que c'est resté comme ça. Voilà.
Donc 6 par an, qu'est-ce que ça signifie ? Oui, ils ne sont pas arrêtables, ils sont bien tombés sur KF. Mainant, qu'est-ce qu'il y avait dedans ?
On nen sait rien. Est-ce que c'était pas vraiment ? Voilà, c'est une explosion.
Point. Donc il a une capacité Oui. Visible à un moment donné une arme psychologique en quelque sorte.
On est dans l'arme psychologique. Maintenant est-ce qu'il y aura plus après ? Euh Lorchnik est un missile assez complexe.
Par contre il est inarrêtable, ça c'est sûr. Mais combien il y en aura ? Je pense pas beaucoup de toute façon mais il y en aura toujours de trop.
On continuera d'en parler évidemment sur LCI. Merci d'abord animé le grand dossier avec moi. Général François Chevanie, Maya Cadra, Ahmed Kei Emmanuel Verron et Xavier de Jacomi.
Je rappelle que vous pouvez écouter évidemment cette émission du grand dossier le weekend la semaine sur vos plateformes de téléchargement. Vous regardez, vous tapez le grand dossier et vous avez accès à toutes les émissions. Voilà.