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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 15 novembre 2025 22 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportÉconomie & entreprises

3 millions de visiteurs: l'interview en intégralité de Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous l'engouement des Français pour le Puy du Fou ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Reconnaissez-vous une dimension nostalgique ou monarchique dans votre parc ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le Puy du Fou est-il un objet politique ou culturel ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Revendiquez-vous une forme de roman national dans vos spectacles ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Les critiques sur la réécriture de l'histoire sont-elles fondées selon vous ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Le Puy du Fou impose-t-il une vision politique via le soft power ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Nicolas de VilliersChiffre
    « Nous avons 3 millions de visiteurs cette année, ce qui est incroyable. C'est un record historique pour nous. »
  • 2:30Nicolas de VilliersFait
    « Nous sommes des artistes. Nous ne sommes pas des historiens. »
  • 13:00Jean-Clément MartinFait
    « Il y a bien eu cette lutte essentiellement pour des raisons religieuses et des régions économiques et sociales. Des paysans d'en gros un bon quart de la France quand même contre la révolution. »
  • 13:30Jean-Clément MartinFait
    « Cette importance des morts causées par la guerre de Vendée, pour moi, ne peut pas être assimilée à un génocide. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et bien on va faire un point sur un parc de loisirs, un parc d'attractions qui s'appelle le Puy du Fou ou peut-être vous êtes allé en famille. Peut-être que vous faites partie d'ailleurs de ces 3 millions de visiteurs en 2025 puisque le Puy du Fou a connu un cap historique. Vous savez c'est le parc de loisirs désormais le plus visité de France.

Il a battu le parc Astérix, une saison record. Mais ce parc, le Puy du Fou, c'est aussi devenu un objet politique. Certains disent un objet culturel qui fait partie d'une bataille, souvent décriée par l'extrême-gauche ou portée par l'extrême-droite.

Bref, on fait le point sur ce parc d'attractions ou parc politique avec son président, bonsoir monsieur, Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou. Je suis accompagnée de Victor Herraud, Antonin Arbordoff et Nesrin Slaoui qui nous a rejoints. Bonsoir.

Monsieur, je le signale tout de suite, vous êtes donc le fils de Philippe de Villiers, homme politique très connu, bien connu des français et bien connu aussi de la Vendée. Je le disais, vous voulez étendre votre empire puisque effectivement ce parc connaît un succès magistral. Comment est-ce que vous expliquez finalement qu'autant de Français aime l'aventure du Puy-du-Fou Alors d'abord, merci de votre invitation.

Effectivement, nous avons 3 millions de visiteurs cette année, ce qui est incroyable. C'est un record historique pour nous, mais c'est un record historique même dans les sites de loisirs privés. Vous savez que c'est la première fois qu'un site privé franchit cette barre fatidique des 3 millions, ça fait de nous le premier parc français, le deuxième parc de France parce que le premier c'est un parc américain et en effet...

Même si vous talonnez effectivement Disneyland, ça j'imagine que c'est une fierté pour vous. Disons que c'est un bon On repère en tout cas, donc c'est effectivement une fierté et une joie. Ce qui est certain, c'est qu'il y a pour le Puy du Fou un engouement qui est incroyable, c'est-à-dire certes il y a tout le travail de toutes nos équipes, ce bouillonnement créatif qui est une grande force du Puy du Fou, vous savez que nous créons tous nos spectacles nous mêmes et que ces spectacles plaisent beaucoup au grand public qui touche il touche grand public mais il ya aussi c'est vrai un engouement qui dépasse finalement ce tout ce travail créatif et qui est sans doute le fait de d'une aspiration de l époque clairement pour un loisir qui est enraciné un loisir qui est familial dans lequel on va avec les petits-enfants avec les grands parents vivent des émotions communes et puis dans lequel on va ressentir je crois et ça c'est la singularité du Puy du Fou, que nous avons ensemble un imaginaire commun avec des gens qu'on ne connaît pas, ceux qui sont assis sur les bandes tribunes ou les sièges, les gradins de spectacles avec nous et qui sont ces 3 millions de visiteurs, qui ne se connaissent pas entre eux, mais qui pourtant se retrouvent tous dans cet imaginaire, dans ces images d'épinales qu'on met en scène.

Alors vous dites justement images d'épinales, alors sans me faire l'avocat de vos détracteurs, mais effectivement certains diraient une image d'épinales qu complètement nostalgique, voire quasiment monarchique, trop catholique, trop blanche. Et vous avez été d'ailleurs vous-même enraciné. Est-ce que cette image-là, pour vous, que vous véhiculez, correspond à ce qu'a la France aujourd'hui ?

Alors d'abord, il y a les gens qui ne sont jamais venus au Puy du fou qui parfois commente puis en général quand ils viennent ils changent leurs commentaires et donc la bonne nouvelle c'est que lorsque le cinéma français par exemple s'inscrit un peu dans cette idée de faire un grand loisir très très spectaculaire, très enracinée comme on l'a vu avec le conte de Montecristo. Eh bien c'est 10 millions de spectateurs, même davantage. Donc ça veut dire que les Français aspirent à ce grand spectacle qui consiste à puiser dans l'histoire un imaginaire, un légendaire qu'on On revendique, vous savez, nous sommes des artistes.

Nous ne sommes pas des historiens. Ah, c'est bien de le dire. Parce que je crois que le slogan de votre parc, c'est bien « Nous avons rendez-vous avec l'histoire », non ?

C'est ça Non, non, non. Nous avons effectivement parmi les signatures du Bufou, l'histoire n'attend que vous. Mais l'histoire, ça peut être la petite histoire qu'on tire de la grande histoire.

Vous savez, je ne sais pas qui a l'apanage de la vérité historique, mais en tout cas nous, à la façon des grands écrivains français par exemple qui ont marqué notre imaginaire au 19ème, et bien au 21ème siècle on invente un nouveau langage avec le spectacle et ce langage il met en scène de façon libre comme tout artiste cet imaginaire. Est-ce que vous revendiquez le fait de prendre des libertés aussi avec l'histoire et de tendre vers ce qu'on appelait autrefois une forme de roman national ? Ou en tout cas, là, on l'espèce de roman vendéen ?

Non, pas le roman vendéen, le roman national. Pourquoi pas ? C'est une belle expression.

En tout cas, c'est l'œuvre de gens qui revendiquent d'aimer la France. Et nous, nous sommes très fiers d'être les héritiers de ce pays magnifique qui a encore tellement de choses à offrir au monde. Ce que nous croyons, et je crois que le plus fou en est la démonstration parce que c'est un fleuron qui se développe maintenant à l'international, c'est que la France a un patrimoine, encore une fois en commun, qui lui permet un destin commun.

Il n'y a pas de destin commun s'il n'y a pas de souvenir en commun. Vous savez c'est comme dans une famille. Une famille ce n'est pas tant les liens de la carte d'identité ou du nom qui forment une famille.

Ce qui fait une famille c'est d'abord les souvenirs communs. Et donc, en effet, nous n'avons pas de complexe à dire que nous avons au plus du fou les images d'Épinales en référence, nous les mettons en scène. Donc c'est les racines chrétiennes, la grandeur monarchique, la France rurale.

Ce sont ça les images d'Épinal ? Toutes les images d'Épinal passent au-delà de ce que vous venez de dire. Par exemple, le mime et l'étoile, qui est le succès du Puy du Fou, qui a obtenu plusieurs Georges Oscar, l'année passée, c'est un spectacle qui se déroule pendant la Première Guerre mondiale.

Donc vous voyez, ce n'est pas un spectacle qui se déroulerait sous l'Ancien Régime, puisque c'est votre sous-entendu. Donc non, nous, nous sommes des Français amoureux de toute l'histoire de France jusqu'à nos jours et donc nous considérons que tout peut trouver sa place au Puy du Faux dès lors qu'il y a, je dirais, une histoire qui fait vibrer, qui peut permettre une émotion. Il y a aussi beaucoup d'historiens, je lisais un livre qui s'appelle Le Puy du Faux qui estiment que vous n'êtes pas en total en accord avec l'histoire, notamment sur ce fameux mythe du génocide vendéen pendant la terreur en France dans les années 593.

Et ça c'est aussi une réalité, c'est que vous vous targuez de divertissement, d'être artistique, mais on sent quand même qu'il y a un véritable projet politique. Vous faites aussi, vous avez une volonté de réécrire une partie de l'histoire qui convient aussi à la Vendée, mais qui convient aussi à une partie des Français. Je pense que c'est une manière un peu de se cacher, de cacher votre volonté d'hégémonie culturelle, d de poser une vision de la France en disant nous ne faisons pas d'histoire, nous ne faisons pas de la politique.

Vous en faites fondamentalement. Si le Pudifou a autant de succès, c'est aussi parce qu'il a une vision politique de ce qu'est l'histoire de France et de ce qu'est la France. Ce n'est pas seulement artistique.

Vous savez, tout artiste a un message, tout artiste a une vision de la société et tout artiste a son message à faire passer. Nous sommes très libres et très décomplexée quant à l'idée que la France que nous montrons, c'est une France glorieuse, c'est une France qui fait envie, c'est une France qui n'a aucun complexe, c'est une France qui revendique des grandes figures historiques, héroïques, et tous ces héros hommes ou femmes qui ont fait la France nous considérons qu'ils ont non seulement existé et que même s'il y a quelques grincheux qui écrivent parfois un petit article c'est des historiens, pour le coup ce ne sont pas des Oui, mais vous savez, je vais vous dire, il y a beaucoup d'historiens. Vous savez, dans la préparation des spectacles qui viennent, je fais le tour de beaucoup d'historiens qui sont des grandes références dans leur domaine et qui, eux, valident aussi nos scénarios.

Donc on peut mettre des historiens dos à dos. et même si vous avez une poignée de quelques historiens qui peuvent un peu grommeler dans leurs coins et je les entends et pourquoi pas nous ne sommes pas des historiens nous sommes vraiment des artistes et librement on s'inspire de l'histoire On va donner la parole justement à un historien ce soir, Jean-Clément Martin, spécialiste de la Révolution française, de la contre-révolution et justement de la guerre de Vendée. Jean-Clément Martin qui est allé plusieurs fois au Puy du Fou, qui a apprécié cette cette expérience de parc d'attractions.

Jean-Clément Bartin, est-ce que vous pensez effectivement que ce parc d'attractions fait partie de la bataille culturelle si je puis dire et est-ce que ça fait partie d'une forme de métapolitique ce genre de spectacle pour vous ? Oui, comme tous les spectacles importants, c'est évident que ça participe des batailles culturelles. Mais depuis 2000 ans ou même pendant la Grèce antique, quand il y avait des spectacles, les spectacles participaient de la vie politique.

Et là je crois que le Puy du Fou, avec des outils, des instruments tout à fait nouveaux et tout à fait impressionnant, évidemment change la nature du débat, enfin tout au moins exacerbe le débat mais on est là dans des luttes qu'on connaît depuis vraiment très très longtemps. On a parlé des guerres de Vendée qui ont eu lieu pendant la révolution si j'avais vraiment à schématiser ce sont les révolutionnaires contre les catholiques on parle d'un premier génocide de français, est-ce que vous pouvez nous dire en tant qu'historien si pour vous il a eu lieu vu que vous êtes historien spécialiste des gares de Vendée et qu'est-ce qui se joue là comme clivage finalement qu'on retrouve aujourd'hui entre les Français ? Alors deux choses, la première, c'est qu'il y a bien eu cette lutte essentiellement pour des raisons religieuses et des régions économiques et sociales.

Des paysans d'en gros un bon quart de la France quand même contre la révolution avec l'épisode beaucoup plus important et beaucoup plus marquant qui ont été les guerres de Vendée de 1793 à 1796. Et ces guerres de Vendée ont provoqué certainement 200 000 morts. Ceci étant, cette importance des morts causées par la guerre de Vendée, pour moi, ne peut pas être assimilée à un génocide parce qu'on ne voit pas de désignation précise d'un groupe social, ethnique ou religieux qui s'appellerait les Vendéens, qui aurait été délibérément mis à mort.

Alors il faut en revanche absolument assister sur l'importance des massacres et comprendre que c'est les enjeux politiques. Et puis les enjeux mémoriels ensuite...

Les enjeux mémoriels, effectivement, parce que les Français n'ont pas peut être fait le deuil de cette période, ou en tout cas toute la lumière. Vous reprenez ce terme de génocide français ? Le terme de génocide appartient aux historiens de dire si c'est ou non un génocide, ce qui est certain, c'est que ce mot-là n'est pas cité dans nos spectacles.

Donc on nous fait un mauvais procès. Là, vous avez l'attitude que je comprends de gens qui ne sont pas encore venus au Puy du Fou. C'est pour ça que je serais ravi que vous veniez pour découvrir nos spectacles et voir que finalement, vous seriez très détendu après avoir vu nos spectacles en vous disant que finalement, c'est une photographie de la France qui fait du bien, qui amène de la fraîcheur.

Et c'est ça le seul but. Vous savez, on est conscients qu'on a beaucoup de familles. On a deux tiers de nos visiteurs qui viennent avec des enfants donc vous imaginez que c'est une responsabilité pour nous et on ne peut pas jouer avec cela donc vouloir nous attribuer des messages qui seraient je ne sais quoi subliminaux etc je pense que c'est projeter ses propres turpitudes sur une oeuvre qui n'a pas cet esprit-là.

Victor Ayrault est allé au Puy du Fou ? Oui, alors tout à fait, j'y suis allé même plusieurs fois. Il faut reconnaître que la qualité des spectacles et même, nous en parli en coulisses, de l'ambiance dans ce parc du Puy du Fou au beau milieu de la nature, est absolument spectaculaire.

Je tiens le signalier auprès de nos téléspectateurs. Maintenant, c'est vrai que je ne comprends pas bien ce débat qui consisterait à dire que le Puy du Fou serait maître de l'histoire et de la bonne histoire, de la vraie histoire. Déjà, la vraie histoire n n'existe pas.

Et ensuite, on n'envoie pas les enfants faire une thèse d'histoire au Puy du Fou. Pas plus qu'on les envoie à Disneyland pour croire au prince charmant. Je ne crois pas au prince charmant, j'espère que mes filles et mes fils iront à Disneyland.

Donc je ne comprends pas du tout cette histoire Et qui plus est, on les envoie chercher du beau, du grand, du rêve. Et j'ai envie de vous demander, vous qui présidez un parc qui s'installe à l'étranger désormais, est-ce que ces débats qu'on a ici en France, vous les avez aussi en opposition à l'étranger, notamment en Espagne où vous êtes déjà installé. Mais nul n'est prophète dans son pays et donc par conséquent je vous répondrai que non on ne les a pas.

Quand nous allons en Espagne, nous avons créé un puits du fou en Espagne, nous sommes accueillis à bras ouverts par d'ailleurs toutes les sensibilités politiques. Et pour autant, chacun voit que le puits du fou est l'occasion même de réconcilier d'ailleurs d'une certaine façon le peuple espagnol lui-même. Le président de la Castille qui est socialiste, disait dans le discours d'inauguration...

Je ne sais pas pourquoi vous l'abrontez du toit quand vous dites qu'il est socialiste. Personne ne sait pas non plus. Personne ne sait, d'accord ?

Le président de la Castille...

Non mais je sais que je suis à BFM TV. Ah parce que vous pensez que BFF TV est socialiste ? Je laisse les Français juger, mais en tout cas...

Vous laissez les Français juger, d'accord. Le président de la Castille disait « Seuls des Français sont capables de faire des spectacles tels parce que nous avons osé aborder des sujets historiques qui pouvaient parfois être des souffrances. Et nous les avons abordés de sorte à ce qu'elles soient l'occasion d'une réconciliation.

Et c'est ça le sens même de nos spectacles. Donc, vous savez, quand bien même on aborde un drame historique, on ne le fait pas pour rouvrir une plaie. On le fait véritablement pour montrer aux Français que l'histoire avance et que s'il n'y a pas de pardon, il n'y a pas de nation possibles c'est ça peut-être le seul message que nous portons avec beaucoup de conviction et d'enthousiasme mais est ce qu'au fond on peut pas se réjouir qu' il y ait ces controverses c'est à dire que si on parle franchement ce n'est pas la même chose que de valoriser le lieutenant général de Charette et Robespierre.

Ce n'est pas la même chose de parler de la commune de Paris ou de parler du baptême de Clovis, comme vous le faites. Il y a des choix qui sont faits dans le champ de l'histoire. Et au fond, c'est heureux que, et ce n'est pas une injure et insultant pour le Puy-du-Fou, que de dire que vous participez d'une bataille pour l'hégémonie culturelle.

Et peut-être d'ailleurs, au fond, ceux qui adressent des critiques à la présentation de l'histoire que vous faites, sont un petit peu frustrés quelque part de eux-mêmes ne pas pouvoir mener cette bataille culturelle par ailleurs. Je pense par exemple à une époque où François Mitterrand avait fait un certain nombre de choix pour le bicentenaire de la Révolution et des choix qui avaient été contestés, débattus par les historiens. Je pense aussi à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques qui a donné à voir une vision de la France qui personnellement me si est bien, mais qui est une vision de la France.

Qui est la vôtre ? Par exemple, vous êtes reconnue dans la cérémonie des Jeux Olympiques. Je pense qu'il y avait des très bonnes idées de mise en scène.

Je pense que le fait de sortir du Stade de France, c'était formidable et qu'il fallait embrasser non pas le stade, mais toute la ville de Paris. Ça, c'était à mon avis une excellente intuition. Je pense même qu'on aurait pu aller au-delà, c'est-à-dire qu'on aurait pu aller dans toutes les villes de France.

La province a été un peu oubliée. Vous savez, moi je vis en province et on a un peu ce sentiment parfois quand on est en province et qu'on regarde par exemple les chaînes de télé donc c'est bien d'aller d'aller aussi de faire participer à la province je pense ensuite que ce que je n'ai pas trouvé c'est l'émotion peut-être parce que cette émotion elle serait venue d'images, d'épinales qu'on a en commun. Encore une fois, j'y reviens d'un légendaire commun.

Et je ne l'ai peut-être pas toujours trouvé, voire parfois pas du tout trouvé dans cette cérémonie. C'est vrai. maintenant chaque artiste est libre moi je trouve ça formidable comme vous l'avez dit qu'il ya un débat autour de la cérémonie des jeux olympiques et qui est un débat autour du pu du fou je trouve ça formidable appartement où il ya un débat ça veut dire que on connaît le succès et que ce succès pose question, tant mieux.

Moi si j'ai amené la dimension politique, c'était pas adresser à vous directement, mais c'est parce que votre père a été...

Vous n'êtes pas votre père, donc je ne vous prêle pas les mêmes opinions politiques, mais il a été quand même très engagé auprès d'Éric Zemmour qui l'a soutenu publiquement plusieurs fois, il s'est prononcé contre l'avortement dans les années 80 également. Donc c'est vrai qu'il y a ce mélange quand même, en tout cas chez votre prédécesseur, entre le politique et l'artistique. Et donc moi je vous donne le bénéfice du doute, peut-être que votre approche du plus du fou est différente, peut-être que vous avez vocation à seulement produire de l'artistique mais je me pose quand même la question, est-ce qu'il n'y a pas aussi une volonté d'imposer votre vision de la société, de le faire par du soft power ?

Et ce serait juste bien de le reconnaître C'est-à-dire que ce n'est pas en reproche qu'on peut vous adresser de manière frontale. Si nous étions financés par de l'argent public, par le contribuable français, ce qui n'est pas le cas au plus du fou, on pourrait parler à ce moment-là d'imposer une vision. En l'occurrence, nous sommes un site privé, indépendants.

Et donc, nous n'imposons à personne de venir au but du fou. Personne ne vient avec un pistolet sur la tempe. Et c'est quand je vous invite, je vous invite avec un sourire, mais pas avec un pistolet.

Donc vraiment, nous dire qu'on impose quoi que ce soit, c'est absurde, à partir du moment où un visiteurs payent, et parfois pour des familles françaises, ça coûte de venir au Puy-du-Fou même si on est le parc le moins cher d'Europe. Mais pour autant, c'est un véritable effort. Cet effort-là, chacun le fait librement.

Les 3 millions de visiteurs qui sont venus. Je vous annonce une très bonne nouvelle, ils sont venus librement. Et donc, on n'impose à personne notre vision, chacun a le droit de critiquer, 98 % de nos visiteurs recommandent le Puy du Fou à la sortie du Puy du Fou, et Et 95 % d'entre eux disent qu'ils veulent revenir.

Et c'est même 20 % d'entre eux qui reviennent tous les ans. Donc vous, personnellement, vous tiendrez à l'écart de la politique. Vous ne ferez pas les mêmes choix que votre père.

Vous ne soutiendrez pas de candidats, vous ne défendrez pas. C'est un choix que vous faites. Vous êtes un homme d'affaires.

Je ne suis pas un homme d'affaires, je considère que je suis simplement un artiste modeste qui essaye de créer des spectacles avec toute une équipe fantastique, avec maintenant 4000 personnes qui travaillent grâce au Puy du Fou et qui font rayonner en quelque sorte la France non seulement ici en France mais aussi dans le monde. Et alors ce qui est fascinant à voir c'est que effectivement tous les politiques maintenant se battent pour venir au Puy du Fou. Alors on a vu effectivement des hommes à droite, on se souvient d'ailleurs que Bruno Retailleau a été je crois cascadeur pour le Puy du Fou, évidemment cavalier, cavalier, cavalier, cavalier, cavalier, vous avez reçu les gens de Puy ?

Non je crois qu'il n'a pas fait de cascade, alors j'ai lu ça dans la presse pourtant bien renseignée. Donc Bruno Retailleau, on parle d'Éric Zemmour mais on a vu aussi Emmanuel Macron, là c'était quand même quelque chose de voir le Président de la République venir chez vous, c'était un signe finalement de reconnaissance, comment vous l'avez pris ? Et il y en a beaucoup d'autres qui viennent sans le dire.

Tout l'été nous avons eu beaucoup de représentants politiques. Donnez-nous des noms alors des gens de gauche aussi ? – Non, moi je ne suis pas un délateur donc je les laisse communiquer par eux-mêmes. – Ce n'est pas un délateur mais vous avez vu de tous les bords de la classe politique en tout cas ? – Exactement, dont des gens qui viennent un peu en catimini d'ailleurs et qui repartent en général enchantés mais en effet nous recevons tous les français donc nous recevons aussi des gens qui ont des engagements politiques pourquoi pas après tout moi ça ne me dérange pas au contraire je trouve que c'est très bien que les femmes et les hommes politiques de notre temps voient un phénomène qui qui attire 3 millions d'usiteurs, ce qui fait quand même près de 5 % de la population française qui passe dans une année au Puy-du-Fou.

Donc c'est pas rien, c'est un phénomène intéressant à observer. – Évidemment, et effectivement il y a un certain classicisme qui représente à la France. Comment est-ce que vous voyez ce débat qu'on a aujourd'hui en France sur ce qu'on appelle le phénomène woke, par exemple, c'est-à-dire de prendre des artistes racisés pour jouer Blanche-Neige, etc.

Comment est-ce que vous voyez le fait qu'on revisite l'histoire pour donner plus de place aux minorités. Pour vous, ça, qu'est-ce que ça vous inspire ? Alors d'abord, il faut faire attention avec le mot « woke » parce qu'il englobe tellement de choses différentes et tellement de sensibilité et de réalité différente qu'il faut un peu le définir avant d'en parler Il a surtout été créé par l'extrême droite.

Il n'y a personne de gauche qui se revendique woke. C'est-à-dire, c'est un mot qui vient de l'américain qui veut dire éveillé, mais ce n'est pas quelque chose que les concernés revendiquent. C'est très bien, ça C'est important de le dire.

Je rejoins ce point de vue, c'est vrai que je ne me reconnais pas dans le loquisme, clairement, parce que je pense qu'on cherche à forcer en effet la nature, tout simplement alors même que on donne le sentiment, à mon avis par exemple aux femmes qu'elles n'ont pas de valeur par elles-mêmes et qu'on va donc mettre des quotas dans les entreprises pour qu'elles puissent réussir alors même que moi je suis entouré de femmes, par exemple chez nous au Puy du Fou, qui sont extrêmement talentueuses et qui n'ont pas accédé à des postes parce qu'elles étaient des femmes. Vous êtes contre les quotas ? Vous ne pensez pas que ça fait avance ?

Je pense que quand une femme est talentueuse, elle est talentueuse comme c'est votre cas et donc elle n'a pas besoin de revendiquer le fait d'être une femme mais plutôt...

Et pourtant aujourd'hui l'homme est toujours mieux payé que la femme. Je peux le comprendre je peux le comprendre, mais c'est ainsi Vous comprenez l'écart salarial ? Non, je peux évidemment comprendre l'argument Je peux comprendre En tout cas, je signale effectivement une tournée des Zéniths de France, un nouveau parc au Royaume-Uni, en route vers les Etats-Unis aussi pour le Puy du Fou ?

Pour l'instant, c'est un peu tôt pour le dire. En tout cas, nous avons en effet des projets à l'étude, c'est clair. Mais ce qui nous intéresse, c'est d'abord l'Europe.

Donc nous avons un parc en Espagne, vous l'avez compris. Nous sommes aussi aux Pays-Bas avec un spectacle et nous préparons un projet en Angleterre où nous avons déposé un permis de construire, une demande de permis de construire qui pour l'instant est instruite. Donc dans à peu près un an, nous saurons si oui ou non nous pouvons construire un puits du four en Angleterre.

Nous allons aussi partir en tourner en novembre 2027 dans toute la France avec un grand spectacle qui va aller dans tous les zéniths de France. Et puis, nous aurons la joie aussi d'ouvrir la période de Noël l'année prochaine en 2026. Donc effectivement, on a une grosse actualité avec beaucoup, beaucoup de nouveautés en préparation.

Et un empire qui s'ouvre pour vous. Merci d'avoir été l'invité de BFM ce soir. Le coût du ticket pour aller au prix du fonds ?

C'est à peu près 46 euros pour une personne, pour une journée, mais vous verrez tous les spectacles. 46 euros, quand même, c'est pas donné. Mais je crois que Victor était très satisfait de sa journée.

Et pour ceux qui aiment les animaux, que ce soit pour le dressage des chevaux, des oiseaux, la pyrotechnie, c'est absolument épouse soufflant. Vous savez, quand nous créons un spectacle, nous avons un principe. Il faut que le seul spectacle, le premier que vous voyez dans la journée, vale les 46 euros.

Et après, tout le reste, c'est du plus. Merci, monsieur, d'avoir été l'invité de BFM.