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interviewJournal l'Humanité· 26 juin 2026 69 min

2027, immigration, état de la gauche… Benoît Hamon face à l'Huma | ÇA IRA !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Beno Amon. Déjà [grognement] vous êtes le premier ex-ministre que nous recevons dans Saira Sassar Rose enfin ministre de François Hollande. Bon on va peut-être laisser le champagne au fré pour le moment vous nous direz si votre ennemi c'est la finance.

D'ailleurs peut-être que ça l'est puisqueaprès un passage à l'économie sociale et solidaire puis à l'éducation nationale pardon. Vous aviez quitté le gouvernement 2014 en désaccord avec la ligne économique sociale libérale de la paire Vals Hollande devenu frondeur. Vous devenez ensuite le candidat candidat à la présidentielle de 2017 pour le PS où vous réalisez 6,4 % des voix. un score historiquement élevé pour le PS si on prend les 10 dernières années.

Aujourd'hui, on se dit qu'au PS en crise permanente, s'il faisait 6,4 % ça ça leur ferait plaisir. Faudrait poser la question à votre ancien colocataire de vos années étudiantes, un certain Olivier Fort, je savais pas où caser l'anecdote donc je l'ai mis là. Après la présidentielle, vous avez fondé le parti Génération, toujours en 2017, afin de vous mettre 4 ans avant de vous mettre, pardon 4 ans plus tard en retrait de la vie politique.

Bon, sans complètement larguer les amars en jugé par certains de vous coup de gueule sur Instagram, on va y revenir. Vous conservez également un mandat de conseiller régional mais l'essentiel de votre activité est ailleurs dans l'associatif président de ESS France depuis 2024 mais aussi directeur général de l'ONG Singa qui vient aux aides en aide pardon aux exilés. Et ben justement, on voulait commencer par ça, cet entretien par un sujet d'actualité lié à la question migratoire.

On va écouter un magneto. [acclamation] Voilà, c'était des images le 1er juin au Parlement européen quand ils ont adopté donc une nouvelle réglementation qui durcit fortement les politiques migratoires qui ouvre euh la voie des délocalisations de centres de rétention dans des pays hors hors des frontières de l'Union européenne. Un vote dont s'est réjoui le gouvernement français, une partie des députés macronistes et évidemment la droite et l'extrême droite.

Euh comment vous réagissez à ces images et à ce vote ? Je pense que c'est beaucoup plus grave qu'on le pense. Ce qui est en jeu, c'est pas simplement, même si c'est déjà en soi un peu vertigineux, c'est pas simplement le sort des demandeurs d'asile, des nouveaux arrivants, des personnes qui vont être jugées illégal quand bien même elles demandent l'asile parce que qu'on pas mon application de la convention de Genève, ceux qui vont demander l'asile entrent la plupart du temps de manière illégale sur le territoire européen.

Donc c'est évidemment leur sort qui va se jouer, celui de leur famille, de leurs enfants puisqu'on va on accepte désormais. Vous dites délocaliser mais c'est un mot encore faible par rapport à ce qui va se passer. On va acheter euh la prestation de pays tiers pour qu'ils euh retiennent des étrangers qui sont exclus ou expulsés du territoire européen.

Peu importe d'ailleurs leur nationalité, on pourra imaginer des Nigériens ou des souanais retenus dans un pays tiers qui accepteraiit de les détenir. Et et ce qui se passe, c'est que l'Europe qui avait été pensée comme le continent du droit ne permet pas à ceux qui viennent sur le territoire européen de faire l'expérience du droit et notamment l'expérience des droits fondamentaux. Et c'est ça qui est très grave parce que derrière ça veut dire que le projet européen pensé comme le continent du droit est en train d'être démoli.

Alors on peut juger les politiques européennes être pour ou contre mais le fait que le projet européen a été cette idée incroyable de la coopération de pays qui se sont fait la guerre autour du droit et ben c'est cette idée-là qui est en train de de s'effondrer à l'initiative de qui des nationalistes applaudis par le centre la droite. C'est incroyable justement quand vous voyez ces images. Est-ce que vous croyez toujours au projet européen, à l'Union européenne quand vous voyez bah quelle majorité, quel sens ça prend quoi ?

Ah plus que jamais, plus que jamais, je crois au projet européen. Je crois même qu'il faut renforcer le projet européen. Peut-être pas sous la forme qu'on imagine telle qu'on vit l'Europe aujourd'hui parce qu'elle elle est décevante dans plein d'aspects.

Mais observons quand même si on on on resitue le moment dans lequel nous sommes. Nous sommes dans le moment du retour des empires. et dans un autre moment qui est probablement la fin de l'hégémonie occidentale sur les affaires du monde, ce qui n'est pas la fin de la puissance occidentale hein, mais la fin de l'hégémonie occidentale dans ce moment qui prépare le choc des empires, nous avons quand même quelque chose à à dire.

C'est un peu impérialiste vu comme ça justement. Bah a il y a des projets impérialistes clairement, mais je pense que nous nous avons à mettre sur la table la possibilité de la coopération entre les États, c'est-à-dire la coopération de paire à paire telle que nous l'avons expérimenté entre européens et qui est quand même quelque chose de quand on y repense d'assez incroyable pour dire justement que nous ne voulons pas de ce choc des empires, que l'Europe n'est pas un nouvel impérialisme parmi d'autres, mais qu'elle propose à partir de l'expérience qui est la sienne du fait d'avoir dépassé les nationalismes, du fait d'avoir dépassé d'ailleurs l'idée même de la nation pour penser une citoyenneté commune que nous proposons à d'autres qui le souhaitent un autre chemin qui serait de la coopération de paire à paire. Mais vu le rapport de force européen, c'est pas un peu naïf de penser qu'on sera les seuls bons élèves du droit international alors que tout le monde s' enfin tout le monde est en train de se et qui l'ont ont les Européens.

C'estàdire quand on voit que précisément les majorités qui sont au pouvoir en Europe sont quand même plutôt du côté de ceux qui fassent quoi sur le droit international et sur la question de la coopération. Bah si nous français héritier de la révolution porteur de la déclaration universelle du citoyen des droits de l'homme, ne pensons pas ou ne voyons pas au-delà de nos frontières dans une un idéal de coopération entre les peuples qui peut partir de l'Europe mais qui peut être pensé différemment. Mais si on reprend pas ce chemin, il y a rien de naïf à cela, au contraire.

Ou alors bah heureusement qu'il y avait des grands naïfs euh en 1789. Mais euh mais je pense qu'il faut euh euh dans le moment que nous vivons mettre très vite sur la table euh autre chose euh qu'une participation au au choc des impérialismes tels qu'il se euh bah tel qu'il se déroule d'ors et déjà avec quand même beaucoup d'extrême droite justement de plus en plus d'extrême droite et donc du coup est-ce que ce serait possible peut-être une cohabitation plutôt avec d'autres pays qui seraient qui seraient plus alliés qui seraient pas qui feraient pas partie justement de ces empires bah des tricoter pour que pour que je comprenne. C'est avec qui vous pensez ?

Par vous parlez aussi tout à l'heure de par exemple de de d'être de faire peut-être sans frontière. C'est des choses auxquelles vous réfléchissez par exemple. Bah moi je je je sais pas je comment je pense que les frontières elles existent.

On les dépassera pas comme ça. On les a un peu dépassé. Est-ce que je peux vous partager juste une petite expérience que je trouve que j'ai saisi comme ça de manière un peu impromptu mais que je trouve très parlante.

Depuis que je dirige une ONG, je fais des conférences dans des universités dans des publics extrêmement différents sur la question migratoire et souvent je reviens sur un certain nombre de préjugés qu'on a d'ailleurs qui que ce soit d'ailleurs les nouveaux arrivants à l'égard des sociétés d'accueil comme les sociétés d'accueil à l'égard des nouveaux arrivants et je reviens sur les grands couloirs migratoires internationaux et je dis souvent l'assistant je pose des questions des sortes de quiz et je leur dis votre avis quel est le premier couloir migratoire international et quelle place se situe celui lui dont on parle beaucoup la télévision que vous avez cité tout à l'heure, c'est le couloir migratoire d'Afrique sub-saharienne du du Maghreb vers l'Europe. Très vite, on se rend compte que ce couloir migratoire là est très très bas dans le classement international et que le premier couloir migratoire international en fait, il est entre les Européens. Un portugais qui s'installe en France, c'est une migration.

Un Allemand qui s'installe en Roumanie, c'est une migration et cetera. Et là invariablement, je vous assure que c'est vrai, on me dit ou quelqu'un me dit quelque chose dans l'assistance, mais oui, mais là vous trichez un peu parce que ça c'est pas des vraies migration, c'est pas des vrais migrants. Alors c'est la question du racisme du coup.

Oui, mais attendez justement ce qui est Non mais qui a très intéressant euh au-delà la question des personnes racisées, au-delà de ça, moi vous disiez à ma grand-mère qui était euh agricultrice [grognement] à Pleugastel d'Allas en Bretagne, vous lui disiez à l'époque où j'étais jeune qu'un allemand qui s'installait à côté était pas un vrai étranger. Alors attention là c'était pas du était pas un vrai immigré. C'est pas du tout comme ça qu'elle aurait vu les ch.

C'est bien que ça ça se passe pas comme ça. Donc là, il y a il y a un racisme qui des politiques racistes qui sont entretenus et cetera. C'est aussi quand même le nombre de de morts en Méditerranée à doublé cette mais je suis d'accord avec vous mais ce que je veux juste simplement vous dire c'est justement le chemin qu'on a parcouru.

C'est incroyable qu'en deux générations vous vous diriez pas vous vous le réflexe qu'on a tous c'est dire oui mais attendez les Européens c'est pas tout à fait pareil. Bah c'est pas tout à fait pareil. C'était il y a deux générations de ça, c'était l'étranger Oni AI niveau de tolérance ont augmenté et non ça veut dire que non ça veut dire que la citoyenneté commune et la coopération entre les peuples, ça change nos représentations.

Les imaginaires que l'on peut associer à hier des peuples qu'on jugeait mais haïbl ont été transformés par la coopération entre ces peuples. Ceci dit, ça marche pas trop sur le Brexit où la la figure du travailleur détaché polonais et cetera était beaucoup évoqué. Le Brexit joue l'effet inverse.

D'abord un, le Brexit ça a pas marché du tout par rapport à la promesse du Brexit parce que rappelez-vous le Brexit, ils sortent en disant on veut plus d'immigration x 2. Ce que je veux dire c'est que la figure de l'étranger européen, elle fonctionnait au moment du Brexit. Il y avait pas de tolérance à l'étranger europé.

Oui, mais il y avait l'idée que pardon, mais il y avait l'idée que il y avait des frontières qui étaient tombées quand bien même le Royaume-Und était pas en Schengen mais que les frontières étaient tombées, que ça facilitait les migrations de personnes extraeuropéennes. Et aujourd'hui, le Brexit se construit sur une d'abord sur une détestation de l'Europe comme et l'Europe comme accélérateur des migrations internationales. et et la réalité c'est ça qui bon je sais pas si c'est amusant ou pas parce que mais depuis le Brexit les migrations extraeuropéennes fois 2 donc ça marche pas tous c tous ces projets politiques qui veulent construire des formes d'autarsie où on ferme les portes aux migration ça ne marche pas. l'Italie de Mélonie.

Observez que Méloni va distribuer d'ici 2027 4500 permis de travail à des étrangers. Alors dans une démarche très utilitariste à la demande du patronat italien mais là encore Mélonie arrive au pouvoir sur la fin de l'immigration internationale ça ne marche pas. Donc ça c'est quand même intéressant à mettre sur la table fait que tous ces projets politiques ne fonctionnent pas et je vous donne pardon de mais comme on est euh comment dire une un média où les questions de sciences de ou d'arguments rationnels pèsent c'est quand même intéressant de mettre en parallèle le fait que depuis 30 ans les migrations internationales là les sources c'est la chair migration du collège de France François bon bref c'est du lourd quoi.

Mais elles ont augmenté quand même de 60 %. On peut pas nier ça et c'est il y a des explications à ça. La misère économique, les guerres, le climatique pas encore pas encore.

Ça démarre mais c'est pas encore ça. Mais bon peu importe ça s'ajoutera à toutes les autres raisons qui font que vous décidez à un moment. Est-ce que c'est un problème la libre circulation des personnes justement ce trucl ?

Est-ce que les migrations sont un problème en soi ? Bah moi je moi je pense qu'elles ont toujours existé que le sujet c'est pas l'immigration, c'est l'inclusion ou pas. c'est est-ce qu'on se donne les moyens d'inclure ou pas ?

Et donc je juste terminer, elles augmentent de 60 % et dans les 30 mêmes années, les États ont construit, c'est une ONG qui a fait ce travail, merci à eux, l'équivalent de 40000 km de mur, mais des murs en h en vrai hein, avec du ciment, des barbelet, de la technologie, ça pas empêché les 60 % d'augmentation. Ce qui veut donc dire que la stratégie qui consiste à fermer les frontières ne stoppe pas l'immigration. En réalité, elle arbitre entre deux choses.

Où j'organise des migrations légales. Je connais les gens qui rentrent. Je leur donne une chance de pouvoir prendre leur place dans la société.

Je mets je crée même les conditions pour qu'ils puissent prendre leur place ou je choisis de fermer les frontières mais les gens rentrent quand même mais là de manière illégale et en chariant toutes les difficultés que pose à une société des personnes qui sont condamnées à être dans la clandestinité beaucoup plus facilement la proie au trafic à l'économie parallèle du coup au crime et cetera donc donc vous êtes pour ouvrir les frontières moi je suis pour l'immigration légale. J'ai aucun je suis pour la régularisation des sans papiers. Je suis pour qu'on permette à des gens de venir s'installer ici au titre du travail parce qu'ils veulent y travailler au titre du regroupement familial pour y faire des études sans faire des quotas en disant dans quel métier on prend et cetera.

Je suis mais quand même un petit un petit contrôle quand même à la frontière. Euh on fait pas libre circulation euh personne. Mais la libre circulation ça veut dire quoi ?

C'est que quiconque veut s'installe où où il veut. Mais il y a des frontières. De toute façon, vous êtes obligé de présenter des papiers aux frontières parce que c'est et non, je suis pas un noborder en disant il y a plus de frontières dans le monde.

Je pense que par contre euh il faut avoir une politique qui est une politique qui conçoit que euh notre pays est un pays dans lequel il y a des diasporas, des emplois disponibles et donc que ça justifie des migrations, que personne n' gens qui meurent encore une fois. Oui, mais moi je suis pour qu'il y a des Je suis pas pour qu'on prenne un zodiaque pour venir chez nous, je suis pour qu'on migre légalement. C'est on prend un avion, un billet et on arrive et on a un titre de séjour.

Voilà de ce dont je parle, je suis même favorable à ce que nos ambassades et nos consulats puissent permettre cela de façon à éviter la situation à laquelle on condamne des familles ou des personnes qui aujourd'hui de courir un risque pour migrer. et qu'il me soit permis, vous êtes sensible à l'humain, mais de de rappeler une chose, c'est que un des grands arguments des gens hostiles au migration notamment en France, c'est de dire franchement aujourd'hui on a une sécurité sociale, c'est un un un ça crée un appel d'air, c'estd la formule c'est un aspirateur à personnes migrantes. Les gens viennent parce que ils veulent être protégés par la sécurité sociale.

Si c'était vrai, si c'était vrai, expliquez-moi pourquoi des gens partent de France, pays avec une sécurité sociale très protractice, mourir dans la manche pour rejoindre l'Angleterre où il y a pas de sécurité sociale ? La vérité c'est que vous allez dans un pays pour les deux raisons que j'ai donné tout à l'heure et ça c'est encore documenté par la science parce qu'il y a des emplois disponibles, la perspective d'avoir un emploi et parce qu'il y a une diaspora par laquelle vous allez espérer pouvoir accélérer votre inclusion parce que vous y trouverez des gens qui parlent votre langue qui un peu de réseau de capital social en quelque sorte. Donc cet argument de la sécurité sociale est une est une invention.

Personne ne fait un benchmark des pays où il va atterrir en fonction du prix du Dolipran. Ça n'existe pas. Vous touchez du doigt le sujet qu'on sur lequel vous vouz aborder aussi, c'est le sujet bah du racisme.

On l'a vu dans les images du Parlement européen, il y a des affects raciste qui se libère là, qui s'exprime dans le dans l'hémicycle. Est-ce que la gauche, elle a pas sous-estimé ça longtemps, c'est-à-dire la montée du racisme et surtout son rôle structurant dans le vote d'extrême droite ? Est-ce que la gauche a sous-estimé la montée du racisme ?

En tout cas, oui, la montée et à quel point c'est ça le fondement du vote d'extrême droite et à quel point ça partie de ça. Typiquement, les images là sont assez parlantes, je pense. Bah, écoutez, moi je pense que euh oui, la la réalité du vote, en tout cas à l'extrême droite, c'est euh une hostilité radicale à l'immigration derrière des représentations racistes, des imaginaires xénophobes à tout le moins.

Euh tout ça, c'est une donnée. Et la réalité c'est surtout que les digues qui faisaient de ces comportements des comportements immoraux au sens où la morale c'est par le bien et le mal, ces digla sont maintenant tombé massivement. Le dernier épisode là qu'on voit sur les réseaux sociaux avec des jeunes à Rodè ou et à Anon qui se se lâche complètement dans des comportements racistes dont on voit bien qu'ils font écho à des comportements racistes y compris dans leurs propres établissements scolaires.

Bon tout ça il y a un cancer aujourd'hui raciste qui ronge la société française euh qui a été alors lui euh largement sous-estimé depuis 10 ans. Donc personne ne dit par exemple, j'étais très frappé, je lisais un un un hier je crois un éditorial dans le monde de Françoise Fressose qui évoquait la question de l'échec de Macron sur la question de la dette, du chômage qui remonte un peu. Et il y avait un troisème argument euh je sais plus ce que c'était mais il y avait absolument pas euh l'explosion xénophobe et raciste dans la société française. la les menaces maintenant très concrètes sur l'état de droit et la démocratie, c'estàd la dégradation vraiment de la de la la qualité de vie démocratique.

Et on pourrait y rajouter, ce qui est à mon avis l'échec numéro 1 de Macron, mais qui serait l'échec numéro 1 de quiconque gouvernerait et devrait avoir à faire face à regarder la nation dans les yeux et dire "Oui, en France aujourd'hui, il y a 27,6 % d'enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté et en deux mandats disant ce ce ratio a augmenté de 5 points." C'est ça l'échec fondamental des politiques publiques qui ont été menées. Et donc ce que je veux dire c'est que oui, il y a un cancer raciste et la gauche non, je pense que faut pas se gourrer quoi.

Euh euh l'accélérateur du racisme dans ce pays, c'est pas la gauche quoi. C'est pour ça que on on visait la question par rapport à la gauche parce que justement on a parlé avant de l'extrême droite et cetera. Donc c'est pour ça que spécifiquement est-ce que la gauche a pas justement cette responsabilité aussi de pas avoir vu ou voulu voir justement l'importance du racisme à la fois dans le vote d'extrême droite et en même temps dans enfin voilà tout ce qu'on avant.

Précis. On prend un exemple qu'on avait en tête, c'était républicain le pr républicain par exemple. Mais non mais mais là là c'est mais si vous me prenez un truc qui est pas de gauche.

Non mais en fait il y a des gens Non mais ça c'est pas Alors ça vraiment merci de dire ça. Si vous voulez que je vous dise l'avantage d'Emmanuel Macron, mais s'il y en a un, il est en 2017 au moment où il fait campagne, il révèle une chose, c'est que la frontière là pour le coup entre la droite et la gauche, elle était pas entre le PS et le centre droit, elle était au milieu du PS. C'est ça qui l'a révélé, c'est qu'on a vu que sur des principes qui étaient des ou des politiques publiques touchées aux questions économiques, à la question sociale, à la question identitaire, en fait euh ce qui séparait la gauche et la droite, ce qui est un problème, ça voulait dire qu'électoralement on perdait un gros bout quand même dans la perspective d'un jour de gagner les élections dans la 5e République.

C'est un vrai sujet pour mais il montre ça. Et donc si vous me dites le printemps républicain, faut faut Oui, mais comme il y a plein de gens qui qui ont commencé à gauche et qui ont fini à droite voir même à l'extrême droite. Donc donc aujourd'hui regardons où ils sont, c'est pas où ils ont été.

PS publicité, il y a eu quand même un d'ailleurs beaucoup de socialistes ont convenu, il y a eu une rupture au moment de la déchance de nationalité par exemple donc juste après les attentats ça crée une cassure ça. On voit bien qu'il y avait la tentation à gauche d'accompagner un certain mouvement de la société. Vous étiez contre des chances de nationalité mais voilà bien sûr je le précise mais voilà c'était quand même le canap ou ben oui mais bon euh attendez ce qui est intéressant c'est que euh moi je m'en souviens cette affaire on est quelquesuns à réagir spontanément très vite.

Il y a plein de gens qui ont réfléchi he pas qu'au PS hein h pardon dans toute la gauche après Oui mais en l'occurrence le PS est au pouvoir. Oui. Oui.

Non, mais ce qui est intéressant, c'est que sur cette affaire de déchance de nationalité, dans la sidération qui est celle de la suite des attentats, dans la demande qui est celle de la société et d'une partie de la société aussi de la de de la une partie de l'appareil d'État de règles qui permettent à l'époque à la fois de punir ou de mieux lutter contre le terrorisme. C'est toujours comme ça qu'on réduit les libertés publiques, c'est qu'il y a une demande de sécurité. Sauf que au nom de cette demande de sécurité, on réduit les libertés fondamentales, mais on les rétablit pas après une fois que la menace a disparu.

Et c'est comme ça que la situation se dégrade. Mais à ce moment-là, moi je m'en souviens très bien, à ce moment-là euh euh quand la la mesure est annoncée, on est quelques-uns à commencer à réagir assez rapidement, mais beaucoup réfléchissent quand même. Beaucoup réfléchissent, c'est pas qu' parce que cette questionlà, elle a interpellé tout le monde.

Le réflexe qui était de dire "Mais attendez, on est en train d'introduire donc une inégalité entre les citoyens. parce que ça veut dire que les binationaux motif qu'ils sont binationaux n'auraient pas les mêmes droits alors qu'ils sont citoyens de la République que ceux qui n'ont qu'une nationalité. Et et donc là vous on comprend bien que on est en train de tirer un fil qui est un fil euh euh qui remet en cause les principes qui sont ceux de la République, donc ceux auquels on est attaché et notamment à mes yeux euh bon en tout cas je hiérarchie pas l'égalité liberté égalité fraternité mais mais l'égalité.

Oui, mais Benoî reconnaissait à postériori que ça fait partie des des c'est même c'est le terme n'est même pas échec mais des grandes traces qu'aissé le le quincana de de François Hollande et que dans les esprits si la bouche croyez que je fais 6,4 c'est à cause du revenu universel ou à cause du fait que j'étais candidat du PS ? Et oui, je pense que j'ai plus moins payé les conséquences de la déchéance de nationalité que ceux qui ont voulu la mettre en œuvre. Et et et je l'ai entendu avec des gens qui me disaient "On sait un monsieur Amont vraiment vous y êtes pour rien." Mais bon, c'est pas possible.

Donc alors il y avait pas que ça. Après, c'est une défaite, c'est jamais une seule raison. C'est plus compliqué ou c'est plus simple d'ailleurs que que ça.

Mais euh mais euh croyez que croyez-moi bien que je mesure ce que vous dites. Et d'ailleurs moi je je suis fait partie de ceux qui ont euh sur ça et beaucoup d'autres dit que c'était pas possible plus possible. On est beaucoup venu vous voir et on vous l'a beaucoup dit que la deschance de nationalité ça avait marqué.

Mais encore maintenant il y a des gens qui m'en parlent la preuve. Euh [rires] non mais au-delà de vous, j'ai des gens qui qui Oui, parce que et dans des rangs, c'est là je me souviens d'avoir eu un échange avec les gens de l'entourage du président de la République à l'époque. Je dis vous vous rendez pas compte de ce que vous venez de faire parce que y compris dans un électorat modéré sur les questions économiques et les questions sociales issu de ce qu'on appelle la deuxième gauche notamment les chrétiens de gauche même si tous les chrétiens de gauche sont pas si modérés que ça mais bon mais dans ces milieux-là je pensais notamment au milieu dont moi je suis issu la Bretagne l'Ouest qui était quand même qui sont les les régions qui ont à un moment fait pencher euh fait la bascule à gauche quoi. permis à ce que ce pays soit dirigé par la gauche et à l'époque par François Mitteran.

Dans ces milieux là, la déchance de nationalité était une déflagration parce qu'ils avaient une approche de comment dire une conviction autour des des principes d'égalité qui était une conviction qui était mais mais piétinée [grognement] à à leurs yeux et et quandbien même on peut être sensible aux arguments sur il faut se doter de des instruments pour lutter contre le terrorisme mais là à l'évidence la mesure raté sa cible pour regarder un petit peu dans sur vers 2027 cette fois euh on sent faire beaucoup de politique là je croyais que je suis dirigeant de Noël in je vous rappelle par vous inquiétez pas euh mais il y a pas mal de enfin certains à gauche qui réfléchissent à faire de l'antiracisme justement un un marqueur de campagne très clair on pense évidemment la Nouvelle France le concept de Jean-Luc Mélenchon vous pensez quoi de ce cette ligne stratégique finalement de quelle est la ligne stratégique de faire de l'antiracisme en haut de la Nouvelle France de moi je pense que c'est un combat absolument prioritaire je ça devrait être une grande cause. le président de la République qui aurait dû en faire une grande cause mais un peu plus que l'énergie qu'il a mis dans ces autres grandes cause mais dans les faits pe pas chanter la répion elle est vraiment sur la Nouvelle-Fance he Oui, mais la Nouvelle-France si vous voulez aucun problème avec ce concept de Nouvelle-France. En plus la France elle est nouvelle tout le temps.

Donc j'ai c'est je sais donc ça me pose aucun problème si vous voulez savoir. Et j'ai aucun problème à à me sentir je me sens plus à l'aise dans dans cette France là que que c'est quoi l'autre ? C'est la vieille ou celle d'avant ?

Mais à quelle époque ? Parce que c'est ça qui est bien avec les gens qui disent c'était mieux avant. Mais quand quand précisément quand c'était en noir et blanc, quand le taux d'homicide pour 1000 personnes était quatre fois supérieur aujourd'hui, quand quand les femmes avaient pas le droit de vote, quand donc avant mit donc c'est intéressant quand même de savoir quand est-ce qu'ils veulent revenir, à quelle date et c'est pour ça que oui, moi j'ai aucun problème culturel ni politique avec le concept de Nouvelle-France et je trouve que d'ailleurs honnêtement c'est plus intéressant de se projeter euh vers l'avenir tout en étant lucide sur nos expériences passées, en étant riche d'ailleurs de ce qui a été accompli par ceux qui nous ont précédé.

La Nouvelle-France, il me semble que c'est pas une rupture avec notre histoire. Au contraire, c'est je préfère les visions optimistes de de la France que le le le mauvais plan rabouri et rétrécit retaillot compagnie et quelques autres hein. Benoiram alors vous il y a quelques secondes vous disiez votre inquiétude qu'on parle politique ce soir, je vous préviens la séquence qui se qui là c'est pas correct. [rires] Moi j'ai plus d'avis politique en plus.

Ben pourant, on va on va vous le demander. Euh non, parce que euh face à l'extrême droite, vous avez déclaré plusieurs fois que la gauche n'était pas à la hauteur et puisque vous vous êtes transformé en influ bah en influenceur en influenceur maintenant sur les réseaux sociaux, on va vous on va vous revoir tout de suite. Bon, je vais peut-être pas me faire que des copains avec cette très courte vidéo mais je vais vous parler dans quelques secondes de la gauche.

Mélenchon. Il parle de la France, de l'Europe, du monde. Il met ses propositions sur la table.

Il désigne la droite et l'extrême droite comme adversaire et il déroule. Le reste de la gauche. Quand bien même certains de ses membres ont indiscutablement des idées, bah ce reste de la gauche, on retient d'elle, qu'elle parle d'elle-même beaucoup, qu'elle parle de Mélenchon aussi beaucoup.

Et c'est à peu près tout. Bah tout ça vous donne une explication des rapports de force. Quoi ça aujourd'hui ?

Salut sur un beau contrechamp les insommis ont vu un soutien. Est-ce que c'est le cas ? [rires] Il suffit que ça part vite quand même dans le dans ou c'est horrible ou c'est génial sur les réseaux sociaux.

Euh mais par ailleurs le votre partie génération ce que vous avez fondé en tout cas il est parti présente de la primaire lui. Est-ce que vous pensez toujours que c'est le chemin le chemin de la nature unitaire est possible et qu'il est souhaitable ? Oh alors franchement le c'est pour moi c'est pas mon sujet hein.

Euh au sens où je suis pas sûr d'avoir un avis plus original ou plus intéressant que qui que ce soit. Non, je vais revenir sur cette phrase-là parce que euh vous avez raison, plein de gens m'ont dit "Ah, ça y est à mon soutien mélanchant." Euh d'autres euh et d'autres qui ont vu aussi, ce qui est quand même un petit peu le le chemin que j'indique au reste de la gauche, c'est que euh il y a des débats à gauche euh et moi j'en ai euh avec Mélenchon comme je peux en avoir avec euh Fort, euh Tendelier, Gluxman et cetera.

Sauf que je note que et c'est pour ça que c'est l'affaire est est pliée dans ces cas-là, que si quelqu'un parle au pays désigne un adversaire et que les autres qui veulent s'en distinguer ne parlent que de lui, bon bah c'est ce premier qui va forcément ramasser la mise. Et et je moi je me souviens qu'en 2017 quand on a des débats par exemple sur le revenu universel qui était très critiqué à l'époque par la France assoumise c'était un débat intéressant parce qu'il c'était un débat qui portait sur le travail qui portait sur le rapport qu'on avait au capitalisme. Ça c'est la meilleure critique qu'on m fait c'est quand on m'a dit oui on veut prolonger l'espérance de vie du capitalisme avec le revenu universel.

On va en parler. Ça [rires] ça va. Alors je je alors là je me régale d'avance parce que on peut dire 300 milliards prélevés, ça ça réjouit les grands les le les les comment dire les détenteurs du du capital.

Bon bref, on en reparlera si vous voulez avec plaisir. D'ailleurs, ce que je veux dire c'est que c'était c'est plus intéressant de parler de cela euh que le le le l'exercice que j'observe. Alors ce qui m'inquiète, je vais vous dire ceux qui m'inquiètent, c'est quoi ça ?

C'est simple. C'est ceux qui disent d'un côté mélchons jamais jamais c'est pas possible c'est c'est plus la gauche c'est fini il est parti il est ailleurs et ceux qui en face disent ah PS plus jamais c'est pas possible et cetera bon bah ça les amis c'est pour des raisons différentes quand même. Ah mais oui mais ça fait ça fait perdant à chaque fois.

Ah c'est fait perdant à chaque fois. Ah oui bah ça fait perdant à chaque fois aux élections présidentielles à force quand vous avez une tripartition de la vie politique avec un RN un gros bloc central et c'est fini. C'est donc donc il y a il y a un moment, faut quand même essayer d'envisager euh et je le dis vraiment euh aux militants des deux composantes parce que ceux qui fabriquent cela sont d'ailleurs en rupture avec beaucoup de citoyens qui ont pas des tout cet état d'esprit à euh prononcer des occases et des anathèmes.

Si on avait un petit peu moins le réflexe à l'excommunication réciproque, surtout qu'on y a été capable si mes souvenirs sont monde construire des allian législative, je pense qu'on se situerait dans une perspective et une mise en mouvement de la société euh bah beaucoup plus par exemple dire ça depuis que je suis dans les successful comme on dit. Vous vous l'avez dit, vous l'avez dit tout à l'heure que ce qui avait révélé Macron, c'était la fracture du PS en de la vérité, c'est probablement que les gens qui disent plus jamais PS, c'est à minimal la partie la plus droitière en vérité. Ouais, j'ai j'ai pas dit ça.

J'ai dit j'étais plus loin que ce que vous dites. La fracture en deux, il a toujours il y a toujours eu des courants au PS com il y en a sans doute au PC comme il sans doute d'ailleurs comme Mélanger sera plus là. Euh on est dans un voilà.

Non mais euh on en reparlera pour la France aussi. Mais bon, ce que ce que j'ai dit, c'est que c'est c'est va plus loin. Je pense que au sein du Parti socialiste en 2017, il y a des gens qui quand on écoutait les les choix qu'il mettaient sur la table pouvait se dire "J'appartiens à un parti de gauche" mais en réalité avait partagé des convictions sur la question de la politique de l'offre, sur la question de des retraites, sur la question des politiques sécuritaires, sur la question même des politiques éducatives qu'il est situé plus mais c'est pas mal en soi je mais plus dans le centre droit ou la droite qu'à gauche et c'est cette clarification qu'a opéré Macron.

Tous ceux qui ont dit au moment où Macron a été élu, on rejoint Macron et on met en œuvre toutes les politiques depuis en se disant de gauche. Alors dites-moi le truc de gauche qu'a fait Macron en disant le truc aujourd'hui le l'état du PS c'est pas non plus très glorieux. Vous en pensez quoi ?

Est-ce que ça vous êtes bah c'est la réalité ceux qui ceux qui restent aujourd'hui, est-ce que vous ça vous conforte dans votre décision d'avoir quitté ce parti ou est-ce que au contraire vous dites que vous auriez peut-être pu rester pour peser en interne et essayer d'en faire quelque chose parce que bon là c'est compliqué vous me quand moi je quitte le PS et que je pense que je ne l'expérience que j'ai eu d'une campagne présidentielle c'est que euh la logique étit que je reste et que je prenne le parti Voilà, [raclement de gorge] ça c'est ce que je prends le parti et je me place en situation de concourir dans les élections après. Voilà, ça c'est la logique. Sauf qu'à ce moment-là euh ma comment dire dans mon équation personnelle plus intime, je n'ai pas cette énergie là.

Je je pense que il y a eu trop de violence à l'intérieur du PS sur des choses essentielles pour que le jeu envahille la chandelle. Je considère que voilà mon histoire avec le PS à ce moment-là est terminée. Ce qui veut pas dire que je rejette tout ce que j'ai fait avant au Parti socialiste.

Pas rayé d'un trait de plume, tous les combats auxquels j'ai participé. J'étais au cabinet d'Abru, on a fait les 35 heures. Bon ben voilà, qu'est-ce qui qui aura fait ?

On on faisait des trucs quoi. On faisait la loi exclusion. J'ai quand j'ai été ministre, j'ai fait la loi sur l'économie sociale et solidaire.

Donc il y a tout ça, je jette pas. Et à ce moment-là, je pouvais plus, c'est tout. Mais ce qui veut pas dire que ceux qui sont restés ont eu tort.

Voilà. et je respecte ceux qui sont restés euh après je je suis pas d'accord avec tous. Voilà, c'est tout.

Et alors quand on quand on imagine par exemple que potentiellement quelqu'un comme François Hollande voudrait revenir se représenter, vous en pensez quoi ? [rires] C'est presque c'est presque un même serait silence. Non mais qu'est-ce que ça dit cette volonté à minima pour lui de revenir a dit que à droite comme à gauche, ne vous y trompez pas, le pouvoir est une addiction à droite comme à gauche et jusque dans les vraiment faut être je je vois pas beaucoup de gens qui ont été épargnés par dans les gens que je connais par l'ubris parfois ou cette tentation de la démesure où on perd un peu le contrôle lié au pouvoir. trouve un mec comme Poutou par exemple que je pense que j'ai toujours dans les que je il a eu relativement peu de pouvoir aussi sans vouloir mais justement oui mais qui a pas un mais même qui est pas fasciné par cela je me semble-t-il euh voilà mais [raclement de gorge] après c'est des degrés il y a des gens qui dont vous voyez que très vite que ça va ça va vite partir en en en toupie quoi.

Et mais voilà et donc le le pouvoir est une addiction. Alors, si vous mettez cette cet appétit de pouvoir au service de la transformation sociale, si vous avez le souci de la démocratie, si vous avez de l'empathie, si bon voilà, on peut faire des choses formidables mais voilà, ça reste une donnée. Donc c'est surtout une ambition politique, le retour potentiel de de François Hollande alors qu'il avait été le premier président de à ne pas vouloir se représenter.

Oui, ils en ont toutes et tous et lui il ne l'a pas perdu Manifestement. Si c'est lui à la fin qui porte les couleurs du PS, la clarification dont vous parlez avec le macronisme n'aura pas vraiment opéré puisqu'on sera juste sur un retour à 2012 et une recette qu'on a déjà Mélenchon Hollande bis oui Mélenchon n'a pas il pouvoir c'est la différence non mais si il était ministre comme moi. C'est vrai, vous avez raison.

Vous avez raison sous la gauche pluriel. Et est-ce que du coup le retour de François Hollande dans le dans le jeu et bien est-ce que ça ça n'efface pas totalement celle de Raphaël Gluxman qui définitivement il y aura trop de candidats pour ce centre droit gauche ou centre gauche. Ouais, ça ça dépend les places.

Si je suis sévère, je pas aller trop parce que je pense que j'essaie de de mais je serait bien qu'on en parle aussi de voir comment on peut euh s'éviter quand même l'extrême droite et voilà c'est ça mon sujet et et mieux que ça comment on met en œuvre des politiques de justice sociale comment on met en œuvre la transition écologique comment on lutte contre le racisme comment on recrée un contrat entre l'école et la nation il y a plein de trucs on peut si on a en plus c'est pas des propositions qui manquent moi j'en ai plein surtout maintenant que je fais plus de politique c'est plus on a plus de temps pour réfléchir Mais si j'étais sévère, c'est que qu'est-ce qui fonctionne pas aujourd'hui dans ce reste de la gauche ? c'est que c'est compliqué de te de dire nous sommes la gauche responsable parce que nous sommes la gauche du gouvernement les autres ne l'étend pas et avoir 14 candidats alors que il y a le des règlements climatiques, il y a le péril raciste, il y a Trump, il y a Ouintao, il y a Poutine, il y a on on on désigne des menaces qui sont presque existentielles. La menace existentielle du dérèglement climatique sur l'humanité. la gauche parce que celle qui se s'autoappelle la gauche responsable, c'est finalement la gauche de la bourgeoisie.

C'est la gauche qui va pas changer grand-chose et qui amène parfois la macronie. C'est ça. Ouais.

C'est militant quand même ici. Euh non mais je savais pas. Je vous jure que c'est vrai.

Non mais je ne savais pas. Je si je me doutais que pourquoi ce serait plus militant que sur les plateaux ? Non mais je trouve c'est plus militant que je vous assure dans mes les vieux plateaux que j'ai fait c'était pas mais mais moi j'ai rien contre.

Au contraire, je trouve que c'est euh c'est je trouve que c'est bien et vous avez raison par ailleurs, je retire ce que j'ai dit, par ailleurs, vous avez raison de nommer correctement les choses, la bourgeoisie. Et euh parce que il y a aujourd'hui euh je pense dans une grande part de la bourgeoisie une volonté de prolonger l'espérance de vie d'un système qui est un système obsolète sur le plan économique mais aussi sur le pouvoir que ce politique que donne ce pouvoir économique. Et c'est et on le retrouve dans la contestation évidemment du dérèglement pas du dérèglement climatique mais des changement de modèle de développement qui que doit inspirer la lutte contre le dérèglement climatique.

On le voit dans le refus pour certains d'abandonner un certain nombre de privilèges. Le patriarcat on le voit dans le fait de refuser la domination de l'Occident sur le reste du monde. Il y a clairement aujourd'hui dans la bourgeoisie une vraie volonté de prolonger l'espérance de vie d'un modèle dont moi je pense qu'il est obsolète.

Sur quoi débouchera-t-il ? Je n'en sais rien. Vous connaissez la célèbre phrase de Gramchi.

On a dû vous la dire 100 fois ici. C'est la crise c'est quand le vieux est mort et que le neuf hésite à naître. Et quand Gramchi dit ça, il dit "Le neuf hésite à naître, on est pile dedans.

C'est et" et il rajoute et de ce clair obscur peuvent naître ou ouais pe naître les monstres sur les monstres surgissent les monstres. Et et il dit quoi ? En gros, le fascisme peut venir mais Bardella Le Pen que c'est encore Trump et tout et on est dans dans un moment comme celui-là.

Donc et quand on est dans un intervalle comme celui-là, la responsabilité que nous on a, c'est pas de dire nous on est les responsables et les autres seraient les irresponsable et et et de se contredire immédiatement dans le fait qu'on n'est pas capable de de se mettre d'accord ni sur une méthode ou sur un ou une candidate. Mais mais parce que 14 euh même même à 7, c'était trop. Donc alors juste avant de passer davantage à des questions de fond, on voulait vous demander quand même le le rôle de génération dans tout ça que vous avez créé dans ce dans ce marasme.

Alors je vais vous dire euh moi quand je passe la main, je la passe. Euh j'ai euh de l'amitié pour Benjamin Lucas mais il et génération. Mais alors, je veux vous assurer et mais vous me croyez ou pas qu'il ne me demande rien, qu'ils font leur choix tout seul ?

J'ai ils ont mon affection, ma fidélité pour parce que pour des milliards de raisons mais il m'arrive de pas être d'accord avec tout mais je ne suis je ne voilà ça ce n'est plus moi qui m'en occupe. Mais mais du coup le coordinateur de génération candidat aux élections présidentielles et il a je trouve qu' son programme euh si je dois regarder en tout cas ce que j'écoute me fait euh beaucoup plus plaisir que ce que j'entends ailleurs mais dans le fond mais mais du coup Sophie Tailler Poyon qui est l'excoordinatrice et porte-parole de François Ruffin du coup de l'extérieur on n'y comprend pas forcément grand-chose. Est-ce que vous pouvez euh bah écoutez non ben là [rires] je sais j'ai exactement ce Non mais ça ça n'a aucun intérêt de tout parler de ça en fait.

Je les aime tous donc j'ai pas de problème. [rires] Et après ils font leur choix. Non mais c'est vrai eux je les aime eux en particulier je Et qu'est-ce que je voulais que je vous dise ?

Bon il manifestement ils ont un désaccord sinon ils ferait pas ça. Donc c'est la vie et ils y survivront et nous avec jouer. Et le rôle que jouer peut jouer Génération dans la période ?

Bah je pense que celui d'apporteur de d'idées de talent parce qu'il y en a voilà au moins des gens qui pensent des trucs quoi ma gauche et c'est bien d'avoir des gens qui pensent des trucs. Et ben justement on va aller chercher du côté des gens des gens qui pensent des trucs et on va vous passer un extrait pour démarrer cette séquence. Vous vous pouvez pas nous dire ce soir une mesure forte une croquette sociale que veut réaliser le Parti socialiste ?

Mais je enfin honnêtement c'est pas que je suis c'est pas que je veille pas dire mais c'est simplement c'est pas enfin c'est il y a un débat qui va avoir lieu dans nos murs. Je peux pas arriver là et faire comme si tout seul j'avais décidé de tout. Je vous donne un état d'esprit, j'essaie de vous donner une orientation.

Je pourrais vous dire que par exemple sur l'héritage il y a des choses qui ne vont pas aujourd'hui. Voilà. Oui, c'était bien ici.

Vous vous [rires] posiez la question mais c'était ici il y a quelques mois. Je me suis dit je mais je Oui, en décembre ici même on sent qu'il galère un peu Olivier Fort, on va pas se mentir. Mais en fait, on a cherché un peu et bah il semble que la dernière idée portée par le PS et qui est percé dans le dépat public, bah c'est justement votre revenu universel de 2017 et la taxe robot sur lequel il était assis.

Il s'est passé quoi de depuis tout à l'heure ? Vous disiez j'ai plus le temps de réfléchir maintenant. Les politiques réfléchissent plus.

C'est un peu dramatique comme constat même si c'est pas vrai. Les politiques réfléchissent plus. Non mais si ils réfléchissent heureusement et je trouve qu'il y a des choses intéressantes partout et même au PS le concept de démarchandisation de Boris Valou c'est intéressant.

Je vous dire on a beaucoup il m'a posé des questions. Moi je pense par exemple je mets une proposition sur la table la prendre s'ils veulent mais moi je pense que dans le champ et ça c'est des propositions que nous on a faites à partir de la société civile d'ailleurs ESS France dans le champ de la vulnérabilité des personnes, c'est les personnes en situation de handicap les personnes âgées ou les crèches ce secteurl doit être réservé à des acteurs publics ou des acteurs privés non lucratifs. ou de l'ESS ou du public pour qu'on se retrouve pas avec des arbitrages comme ça s'est passé chez Europea entre dividende ou dignité des personnes.

Ça c'est des choses qu'on peut parfaitement faire. C'est compatible avec le droit européen et le savez-vous, il y a déjà des départements qui le font. Le département des landes et je salue, je sais pas si il croyait au ciel mais en tout cas s'il est quelque part en tout cas la mémoire d'émanuel dans les landes.

La gauche elle a fait quoi ? Bah elle a fait exactement cela. D'ailleurs, c'est pour ça que Boris Vallot d'ailleurs tire le fil.

Il est député des Landes, il doit il a il y a un patrimoine là. Donc bon, je je oublions cette proposition, mais donc des réflexions euh il y en a la euh et chez les insoumis, il y a des choses euh hyper intéressantes aussi. Moi, je regarde, j'écoute euh et donc je pense pas qu'on manque d'idée.

Euh après, faut ordonner tout cela, faut savoir ce qu'on fait les 100 premiers jours, faut savoir comment on fait avec une administration qui est une administration qui a été abîmée et qui dans un certain nombre de cas est très travaillée par des tentations aussi parfois de contestation du pouvoir politique. Faut savoir ce que comment quelle est la réforme fiscale que l'on fait. Faut savoir euh qui on nomme, à quelle administration centrale et pas simplement dans quel ministère.

Faut avoir un plan quoi. Euh si pardon de le dire, mais euh [grognement] euh quand on se prépare à une élection présidentielle dans un contexte euh pacifié, c'est une chose, mais là on est dans un contexte où il y a presque une moitié de la population qui pourrait voter pour des candidats, je dis presque une moitié parce que je ne crois pas qu'il y a une majorité encore, qui remettent en cause l'état de droit. Donc le principe selon lesquels s'applique à l'État les mêmes lois qui s'appliquent aux citoyens, c'est-à-dire que l'État pourrait lui dire bah la loi ne s'applique pas à moi et donc c'est l'arbitraire qui règne.

C'est ça que dire au taillot hein. H et donc quand on est dans un moment comme celui-là, ça suppose de se préparer un exercice du pouvoir qui sera intranquille. intranquille en raison des menaces extérieures, en raison des menaces extérieures qui génèrent des menaces intérieures, en raison de cette 5è colonne à l'œuvre que sont les deux viliers et compagnie sur C News Boloré qui organisent quand même la division au cœur du peuple français.

On vient de pantoniser Mark Bloc les tranches des faites. Faut avoir lu ce bouquin une fois quand même. C'est c'est les les les parallèle qu'on peut faire avec une partie des élites françaises aujourd'hui.

Alors, c'est pas l'Allemagne dont on parle, mais vis-à-vis de la Russie notamment sont spectaculaires. Et [grognement] oui, l'esprit de défétisme, il est au cœur d'une de de d'une partie de la bourgeoisie comme vous disiez madame et [grognement] et ça justifie donc voilà, on essaie de d'ordonner les choses, on se prépare à cet exercice du pouvoir, on met des idées sur la table et des propositions et et surtout des qu'on ait en tête les textes de loi qu'on va passer, pas juste là, je vous ai dit euh des marchandisations, mais alors c'est mieux de décliner. Voilà, je vous ai mis une proposition mais je pour vous en faire quatre ou cinq c autres, j'en ai plein moi.

Justement, venons-en à la question du revenu universel puisque c'était ce que vous portiez. Est-ce que pour vous à l'heure actuelle ça reste une mesure pertinente à apporter au pot commun de la gauche pour réfléchir plus que jamais ? Est-ce que c'était un peu c'était une critique qu'on vous a faite, passer à côté du débat sur le travail émancipé du capital ?

Ben alors, attendez, est-ce qu'on peut se rappeler ce que c'est le revenu universel ? Peut le rappeler tout à fait. Voilà, le revenu universel, c'est on décide de on va décider aujourd'hui d'un montant entre nous, à l'époque, on disait 750 € qui serait versé à chacun d'entre vous, payé par quoi ?

Par la redistribution, hein, donc par la fiscalité. C'est un impôt négatif c'est on non non non non, c'est pas un impôt négatif. Non, ça c'est ça c'est Freedman l'impôt négatif sur le revenu universel.

Là en l'occurrence non, on donne 750 €. Tout le monde a 750 € sur son compte en banque auquel vous rajoutez la totalité des revenus qui sont les vôtres. Habituellement, vous êtes un salarié dans l'agroalimentaire, vous y rajoutez les un SMIC ou les 1,2 SMIC, vous percevez.

Vous êtes un retraité, vous y rajoutez votre retraite. Vous êtes un salarié, vous êtes un indépendant, vous y rajoutez vos revenus et cetera et cetera. Le salair vous 750 € en base et en plus vous avez tout le reste, tout ce que vous gagnez.

Voilà. Aujourd'hui, j'imagine vous êtes pas bénévole donc voilà euh je le souhaite, je le souhaite. Euh euh donc c'est ça le revenu universel.

Comment cela se finance-t-il ? C'est pas le budget de l'État, c'est en gros on organise une redistribution des transferts de richesse pour financer le revenu universel. Ce qui veut dire, on m'a quand on m'a dit "Oui, mais vous rendez compte, Bernard Arnaud va donc toucher le revenu universel." Oui.

Bon, écoutez, c'est quand même pas moi qui a inventé le fait qu'il y a des prestations universelles. La sécurité sociale, Pino, Arnaud, ils sont remboursés de la grippe de la même manière que vous et c'est heureux et et c'est la gauche qui a pensé des euh mesures qui étaient universelles pour justement s'assurer du consentement notamment [raclement de gorge] des plus riches à l'impôt. Donc là, le revenu universel évidemment au plus riches, il sera repris 1000 fois par la fiscalité qui est organisée.

D'où le fait qu'on mettait sur la table à l'époque une avec Thomas Piquetti avec lesquels on avait travaillé une fiscalité progressive du patrimoine, la fameuse taxe sur les robots. D'ailleurs, taxe sur les robots. Savez-vous en fait que la taxe sur les robot Mélenchon doit s'en souvenir puisqu'il a dû la voter plusieurs fois lui aussi.

C'est juste un euh pardon de parler anglais mais on a rebrandé euh une mesure qui était le fait d'élargir l'assiette des cotisations patronales à la valeur ajoutée. En gros, on disait vos cotisations patronales quand vous êtes patron, vous ne les payerez plus en fonction du nombre de salariés que vous avez mais en fonction de la richesse que vous créez. Ce qui évite, c'est pourquoi on l'appelait pas texte robot, parce que ça voulait dire que si demain je faisais un chiffre d'affaires d'un million d'euros avec des salariés, que je remplace mes salariés avec des robots et que je fais toujours un million d'euros, pas de raison que j'arrête de payer des cotisations sociales parce qu'aujourd'hui vous encouragez du coup la substitution de la machine à l'homme et et donc c'était ça la taxe robot et ça c'est un changement du mode de calcul de des cotisations patronales et l'idée était évidemment de flécher une partie de cet impôt sur le financement du revenu universel, mais disons-le, euh de la même manière que euh euh à l'issue de la deuxième guerre mondiale, on crée la sécurité sociale, l'éventail des protections que nous avons, elles sont sont pas faites en un jour.

Ellen universel, il serait monté en charge progressivement. Euh d'abord, il aurait été dans mon idée maintenant parce que pour le coup, là aussi, j'ai réfléchi, on a un peu j'ai un peu fait évoluer mon mon idée, mais d'abord de 0 à 18 ans puis de 18 à 26 ans et ensuite on élargit. 0 à 18 ans c'est quoi ?

Bah vous changez le mécanisme des allocations familiales. Vous décidez que pour la naissance d'un enfant c'est 300 € par exemple. 200 € vont à la famille pour l'éducation, c'est les allocations familiales. 100 € sont bloqués sur un compte qui est disponible pour chaque jeune au moment où il a 18 ans.

Capital d'émancipation en quelque sorte et vous en faites ce que vous voulez. Puis ensuite on fait 18 26 ans pour réparer l'abération qu'il veut qu'aujourd'hui en France un jeune n'est pas éligible aux minimats sociaux et cetera et cetera et on monte en charge. Voilà.

Mais et donc le financement, il est également progressif. Mais euh et je termine sur le travail justement parce que pardon, on va dire que j'ai pas répondu à votre question, mais allez-vous me dire, c'est là que c'est dingue. Si j'ai 750 € en plus de mon petit salaire, petit salaire qui m'assure à peine ma dignité de femme ou d'homme, qu'est-ce que je gagne ?

Ben, je gagne défait la capacité du pouvoir de négociation sur mon employeur parce que je ne suis plus obligé de garder un job parce que je n'ai que ça pour vivre. Je peux y compris choisir d'aller sur un temps partiel. Je gagne en pouvoir vis-à-vis du capital.

Et c'est le revenu universel, il répond à ceux à quoi ne savent pas répondre ceux qui veulent organiser le rapport de force capital travail. C'est comment dans une économie mondialisée alors que le capital a de plus en plus de pouvoirs sur le travail, comment on rééquilibre ce rapport de force ? Le revenu universel, il contribue le revenu universel, il implique pas du tout la fin de la production capitaliste.

Et du coup, moi je voulais vous poser la question, la fameuse question du salaire à vie qui a été théorisé par réseau salariat, Bernard Friot et cetera pour la faire très rapidement pour les personnes qui ne savent pas ce que c'est. C'est en gros c'est le salaire à la qualification personnelle. Donc on reçoit un salaire par sa qualification et non plus sur son poste.

Mais du coup là pour le coup c'est une forme de socialisation de l'économie intégrale. Ouais intégrale. Et qu'est-ce que vous en pensez ?

Qu'est-ce que vous pensez de ça J'en pense que c'est euh parce que souvent on lui a demandé à lui ce qu'il pensait du revenir. Oui, mais parce que mais oui mais ça c'est des querelles d'ego, c'est que après Frio si Fri et cetera et et d'ailleurs d'ailleurs la France a soumise à l'époque disait oui on préfère Frio c'est beaucoup mieux. Bon, il m'a il m'a ou alors ça m'a échappé.

J'ai jamais vu le salaire à vie dans le programme de la France à vo bon et que c'était l'argument était bizarre pour ça. Non, pourquoi pas ? Mais je pense que le revenu universel est un une utopie réaliste, c'estàdire qu'on peut l'atteindre et qu'on peut le faire.

Je pense que le salaire à vie, ça relève du corps théorique autour duquel on peut travailler, réfléchir, mais je pense que le revenu universel, c'est accessible. C'est la vraie différence entre les deux. Voilà.

Et je préfère le Vous avez un fond politique aussi reconnaître aussi les les travailleurs, reconnaître que tout le monde est producteur de valeur et cetera. Enfin, il y avait ça aussi par rapport au travail justement. Oui, mais mais moi mais je mais ça m'intéresse he sur le plan je en plus c'est un débat que je refuse pas du tout qui m'intéresse beaucoup sur le plan intellectuel.

Ça m'a beaucoup stimulé de voir les la proposition de Friot, mais je pense mais moi je ne me situais pas dans le champ de l'abstraction pure, mais j'étais candidat aux élections présidentielles, pardon, friopas euh à ma connaissance he et ceux qui défendaient ces idées ne l'avent pas mis dans leur programme. Donc moi, j'étais candidat à les élections présidentielles. Donc, j'étais jugé sur quoi ?

Sur des choses que je voulais faire et je voulais mettre en œuvre le revenu universel. C'est la possibilité pour des travailleurs qui ne peuvent pas espérer d'augmentation de salaire aujourd'hui et qui n'en auront pas même avec une sociale-démocratie radicalisé qui dirait allez on va construire un rapport de force avec le capital entreprise par entreprise branche par branche. Très bien où on va augmenter les salaires.

Comment vous n'avez de rôle de de de pouvoir que sur le SMIC et sur les salaires des fonctionnaires ? Donc c'est bon. Donc là le revenu universel il changeait la donne, il sortait du cadre.

C'est ça aussi c'est une forme de désobéissance au cadre qui est posé. Et c'est en cela qu'il était intéressant. Et c'est en cela aussi que j'ai perdu aussi le le le comment dire leune partie de ceux qui étaient dans mon propre parti ont dit wou il est parti où bon ? parce que c'était pas habituel mais ce soit clair, on vous reproche pas de pas avoir le salaire à dans votre programme en 2017.

C'est surtout que on a besoin aussi de propositions comme celle de R Friot qui permettent de de bouger le cadre aussi de d'ouvrir le cadre de la réflexion et de pas rester dans le cadre tout le temps du capitalisme de la commodation capitalisme et ce je suis d'accord avec vous sauf que il en est sorti quoi de tout ça ? En quoi en quoi quelqu'un aujourd'hui à gauche est y compris mais sur la table une proposition aussi audacieuse que le revenu universel lorsque ça change de de de sur le pouvoir d'achat de rapport de force dans l'entreprise pour le salarié qui se retrouve là ne plus dépendre de son seul salaire et donc de changement du rapport de force capital travail. Pourquoi croyez-vous que euh alors on me dit oui alors il y a si si on va au bout, il y a des gens qui disent oui mais même Musk le propose mais il propose pas du tout ce que je propose.

Mais ce qui se fait donnons-leur un salaire pour seul de tout compte parce que tous ces gens-là ne travailleront plus parce que l'IA les aura remplacé. C'est ça leur projet. C'est le projet des de de de la droite libertarienne et combien même elle le nomme de la même manière que moi, c'est pas exactement le projet que je défendais quand même.

Mais pas du tout même. D'ailleurs, en parlant en parlant d'IA, est-ce que ça vous donne envie de remettre justement cette fameuse taxe robot sur le marché puisque c'était aussi pour euh et bien pour travailler sur les revenus du capital obtenu par la mécanisation. Est-ce que du coup vous vous pensez qu'il faut aussi réfléchir à une taxe liée à à l'IA ? et a son utilisation.

Oui. Alors je je Oui oui oui oui oui. En fait euh ce qui est énervant c'est qu'on a l'impression que il y a 10 ans, moi je le disais ce qui est énervant c'est qu'on dit "Ah Benoît Amand c'est marrant votre truc de il y a 10 ans, bah ça arrive." Bah oui mais bon quand même faut être réveil.

Merci m'en fout. On me disait vous étiez en avance. Pas du tout.

On était déjà en retard. On était déjà en retard et avec le revenu universel et avec la taxe robot et là maintenant on est très en retard. Donc oui, à l'évidence à partir du moment où il y a une rupture technologique aussi violente et brutale que celle-là sur lequel on a aucun contrôle parce qu'elle est cette rupture technologique est entre les mains de aujourd'hui euh d'oligarchie privée euh euh et que euh on cette fameuse équation qui était celle auquelle croient tous les économistes et qu'on me remet en face qui selon Schumpet l'innovation technologique crée plus d'emplois qu'elle en détruit.

Bah là, on voit que la perspective, elle est pas certaine, mais dans certains métiers, ce sera pas le cas. et et on va pas faire euh de tous les ouvriers ou tous les employés de service des développeurs. Donc il y a manifestement aujourd'hui euh sur le fait de réfléchir à appareil de formation, le fait de réfléchir à la fiscalité qu'on met sur l'IA, le fait de reprendre le contrôle de ces transformations, le fait de décider là où nous souhaitons que l'IA intervienne et là où nous pensons qu'elle ne doit pas intervenir.

Les démocraties doivent s'interroger sur les conséquences de ces ruptures technologiques et surtout la manière dont elles sont décidées sans que nous n'ayons aucun contrôle sur ces choix et leurs conséquences. D'autant qu'il y a un élément que vous avez pas abordé, c'est aussi le coût climatique de l'intelligence artificielle. Absolument.

Absolument. Lia absolument vous avez entièrement raison. Mais est-ce que de mettre en place ce genre de de taxe là, ça vient pas à acter la victoire du capitalisme numérique et encore une fois à à s'en accommoder plutôt que à le combattre ?

Ouais, mais bon euh là, on est en 2026, c'est 2027, c'est là là. Donc je pense qu'en 2027, Musk sera toujours là, Buzzus sera toujours là et Tatati et Tatata. les Chinois aussi qui par ailleurs ont des intentions comparables.

Donc euh ce que je crois aujourd'hui c'est qu'il faut qu'on reprenne progressivement le contrôle sur ces transformations et leurs conséquences et que ça commence par le fait d'avoir vis-à-vis de la domination américaine sur les outils numériques, ben reprendre la maîtrise de de de notre destin et la fiscalité est un des instruments par lesquels nous y parviendrons. sur croix ça dégage de la richesse et si on voit pas qu'aujourd'hui on a besoin de d'investir massivement dans l'intelligence humaine parce que ce qui est préoccupant c'est que les mêmes qui produisent ces ruptures technologiques sont ceux qui sont propriétaires des grands réseaux sociaux à partir desquels ils organisent alors je dire qu'il y a un grand complot je suis pas un complotist mais ils mettent en œuvre une forme d'abétissement généralisé de la société et vous avez le risque c'est qu'il y ait une sorte de phénomène de vaste communiquant c'est que plus il y a une intelligence artificielle moins il y a l'intelligence humaine parce que de surcroix moins les investissements dans l'intelligence humaine, c'est dans le fait qu'on apprenne dans le rapport qu'on a la connaissance, dans le fait qu'on ait le goût d'apprendre. Tout ça euh a besoin d'investissement et et s'il est une priorité absolue à côté de la question climatique et de la justice sociale évidemment et de la démocratie.

Alors, il y en a plein des priorités mais mais bon, s'il fallait dire euh et on peut se mettre tous d'accord, éducation euh école école école intelligence humaine. Je voudrais qu'on reste, je voudrais juste on on continue un petit peu sur la la question économique. Vous avez remarqué que ici on aime bien un peu savoir où est-ce que les gens se positionnent par rapport au capitalisme et surtout bah en fait trouver des pistes très concrètes pour en sortir.

Euh c'est peut-être trop militant, je sais pas. [rires] Non mais pardon, je vous ai fait Non mais c'est le mot Oh là là ! Non mais vous avez plusieurs fois déclaré que l'économie Non pas du tout.

Non mais c'est juste que c'est drôle parce que sur les les autres plateaux de télé partout c'est rare qu'on que ce soit dit comme ça et mais vous vous observerez que je vais pas souvent la télé quand même que je viens chez vous. Si vous allez sur BFM vous leur direz qu'ils sont militants comme ça. Mais j'ai déjà j'ai j'ai j'ai dit j'ai j'ai déjà dit je crois même pire c'est possible [rires] sur BFM notamment.

Donc voilà on voudrait trouver donc certaines pistes autres des possibilités. militant n'est pas une insulte et c'est vrai tout à fait de vous interrompre devient gênant et je m'excuse c'est pas grave et euh et je sais plus ce que je vous avais raconté du coup c'est pas grave je me reconcentre vous avez déclaré plusieurs fois que alors là on passe à l'économie sociale et solidaire vous avez déclaré que c'était ça pouvait être une piste. Donc pour rappel, vous êtes président de SS France.

Donc est-ce que pour vous c'est les prémises d'une économie non capitaliste ? le SS déjà pour une partie d'entre ell, c'est tout le champ des associations qui sont dans l'économie, c'est une économie non capitaliste. Il veut pas dire alors il faut qu'on s'entende parce qu'il y a quand même des capitaux dans les coopératives.

Le principe c'est juste le fait que et c'est ça qui est assez révolutionnaire dans l'économie sociale et solidaire, il y a deux principes qui sont vraiment révolutionnaires, je le pense au regard justement de du de la question du pouvoir dans l'économie. capitaliste, c'est que on dit première chose si j'achète une part d'une entreprise de l'ASS, je le vendrai au même prix que celui auquel je l'ai acheté. Donc je ne m'enrichirai pas.

Le but de l'entrepreneuriat en l'occurrence de du fait d'acheter une part d'une entreprise n'est pas de s'enrichir personnellement ce qui est un petit peu en décalage avec le discours habituel qu'on entend sur l'entrepreneuriat. Il y a de plus en plus d'entreprises de l' SS en France. D'ailleurs, la France, la loi que j'ai passé en 2014, cette loi-là est une des lois les plus copiées dans le monde qui montre qu'on a quand même on on fait des trucs qui inspirent d'autres.

Et la deuxième chose qui est absolument incroyable dans le SS, c'est que euh si nous on décide de faire une coopérative, admettons, si vous prenez 1000 parts et vous vous en prenez deux, vous avez une voix, vous avez une voix. C'estàd que le capital que je mets sur la table ne me donne pas plus de pouvoir si j'en mets 10 fois plus que que vous. Et donc ce principe une personne égale une voix oblige à une délibération démocratique.

Et c'est euh le SS al qui est loin d'être parfaite partout mais c'est une tentative de démocratisation de l'économie. Et c'est intéressant d'ailleurs quand on reprend le fil de cette histoire de se souvenir que Joress dit à la fin du 19e à la chambre, elle dit euh il évoque la République qui restait aux portes de l'atelier. En clair, on a démocratisé la cité mais pas l'économie. et il regrette que la République soit restée aux portes de l'atelier et il a cette phrase monsieur son bon mais vous me corrigerez puisque vous êtes très bon en citation et il dit euh le le qu'on est qu'on est le citoyen souverain dans la cité et la proie et ser sf dans l'entreprise ou l'usine et la proie de tous les hasards en clair on a fait que la moitié du boulot et et on en est resté là sauf à travers le SS qui tente une de de prolonger le fait que vous soyez citoyennes euh que vous soyez citoyen dans l'entreprise.

Donc c'est ça qui est intéressant. Alors, d'ailleurs, le mouvement coopératif français qui a inspiré le monde he quand même se revendiquait comme une économie politique à l'époque. Mais bon, la réalité aujourd'hui c'est que c'est à peu près 160000 entreprises le SS dont certaines euh euh bah ont pas cédé ont cédé parfois aussi à une forme de mimétisme avec leur concurrent de l'économie capitaliste.

Euh et voilà. Mais il faut retenir quand même que euh puisqu'on lance une marque ESS là ce qui est un c'est c'est France lance ça, les boîtes de l'ESS vont pouvoir dire enfin voilà euh je suis ça mais je suis de l'ESS ce qui va nous aider à choisir et à aussi faire de la préférence pour le SS entre nous parce que c'était parfois on savait même pas nous-même tous on été expert de l' SS qui en était. Vous avez pas forcément que des alliés notamment au gouvernement sur la question de l'ESS.

Alors, il y a une actualité qui vous a évidemment pas échappé, c'est donc le gouvernement qui a renoncé le 23 juin à des coupes drastiques dans les budgets de l' SS, donc moins de 30 % de budget, on disait et selon les acteurs du secteur dont vous vous êtes félicités. Est-ce que le gouvernement on s'est battu hein ? Oui, ça a été un combat, je le sais bien.

Euh par ailleurs, est-ce que le gouvernement il traite pas le SS ? Un peu comme les services publics, c'estàd que en fait, on sabre et les services publics et le SS pour à la fin dire "Regardez, ça fonctionne pas." Et en fait, tout supprimer et privilégier le bon le bon vieux privé lucratif.

Mais mais Macron n'y n'y entend rien comme au grandes transformation. Je je vais vous dire la semaine prochaine, je suis reçu par Pedro Sanchez euh donc premier ministre espagnol qui reçoit le président de SS France pour parler économie sociale, pour parler justement du rôle de l'ESS comme et des modèles de l'ESS dans le fait de faire tomber notre dépendance aux États-Unis, à la Chine, le fait d'avancer sur l'économie circulaire, sur des modèles plus tempérants, plus vertueux. Donc bon, je vais discuter de ça avec le premier ministre espagnol.

On a eu un sommet de l'ESS mondial à Bordeaux, l'ESS du monde entier vient. On a réussi à ne pas donner de de visa des délégations qu'on avait invité qui venaient de pays africain. On la France hein, bravo.

Remarquable. Et on n'a pas eu le Premier ministre, on n'a pas eu le président de la République. C'était un événement mondial.

La France est leader, un des pays leaders pour le SS dans le monde à raison de sa biodiversité entrepreneuriale. Je sais pas si je peux parler du gouvernement ou vous allez quand même Serge Papin qui venait d'être nommé le dernier jour mais mais on était en train de remonter de démonter les stands. La vérité, il est arrivé sur le gong final et bon merci à lui d'être passé.

Mais ce que je veux dire, c'est pas le sujet, c'est c'est ça dit quelque chose du fait qu'en fait il n'y pas rien et en ça à l'Élysée, on n'y comprend rien à l'es mais on y comprend rien parce qu'on n'y voit pas un levier pour la France de souveraineté dans les grandes transformations. La vérité c'est quand vous dites des règlements climatiques, ça s'appelle quoi ? Un changement de modèle de développement.

Donc des modèles économiques qui sont plus tempérants, c'est les modèles de l'ESS. Quand vous dites transition démographique, il y aura davantage de migration internationale et il y aura un vieillissement de la population. Vous avez donc besoin de d'entreprise spécialiste du lien et l'inclusion qui le SS.

Quand vous dites révolution digitale, on voit bien que on a besoin dans certains secteurs de créer, j'allais dire des espaces non mixtes entre la technologie et les humains pour justement dans notamment ce qu'on appelle l'économie du cœur prendre soin des autres qui est spécialiste le SS. Donc on a nous en France hein, attention, on a euh 2700000 emplois quasiment, on est on génère des innovations incroyable et ce secteur-là euh euh il y a pas de plan. Alors, on va avoir une stratégie nationale développement de l' SS là qui a été préparée par le gouvernement en lien avec les acteurs.

Alors, on va se mettre d'accord parce qu'il y a des améliorations. C'est pas le texte qu'on aurait écrit, il est loin dessus. Mais mais on avance un tout petit peu.

Mais ce que je veux dire c'est que en fait jamais ils n'ont pensé le SS comme un instrument par lesquels on pouvait prendre nos notre place dans des dans des transformations, des métamorphoses qui sont en cours mais prendre notre place avec à la clé des bénéfices pour la population. Euh voilà, vous dites il y a pas de plan, mais c'est peut-être juste une décision très politique aussi de privilégier euh marché. Exemple euh par exemple euh le textile, la fast fashion, l'ustra fast fashion, 75 % de la collecte des fringues que euh vous mettez dans des containers, c'est le SS, 50 % vont être réemployés.

Bon bah là, il y a un changement du cahier des charges de ce qu'on appelle la ces filières là pour le et on n pas été invité. Donc moi j'ai appelé, je leurais dit "Non mais attendez, vous faites une réforme de l'aéronautique, vous allez pas zapper Airbus." Là, on fait 75 % du secteur.

On n'est même pas invité à discuter de la réforme du cahier des charges, de ce qu'on appelle les filières rep, c'est-à-dire le devenir de vos fringues quand est-ce qu'elles vont être incinérées, réemployées, recyclées. Donc ça dit qu'en fait euh fait cette ESS là, elle est pas dans le radar de ceux qui ne croient dans que dans l'économie conventionnelle et qui euh voilà dont on compte aujourd'hui bah les injustices, [raclement de gorge] les prédations sur les écosystèmes et cetera et cetera. Juste je précise parce qu'il y a quelqu'un qui demandait ce que voulait dire SS donc c'est évidemment économie sociale et et solidaire.

Merci beaucoup Benoît Amont pour être venu échanger à notre micro. C'est fini. Mais je vous avoue que j'ai une dernière question parce qu'avec tout ce que vous avez dit, tout ce que vous portez et tout ce que vous incarnez malgré le fait que vous ayez quitté le la vie politique, vous incarnez toujours la gauche du PS et donc cet endroit et ce moment où on avait encore des idées.

Et du coup, je vous avoue que moi je me demande depuis votre position si c'est pas de votre rôle que un moment ou un autre d'appeler publiquement à voter. Là, vous l'avez dit tout à l'heure, c'était Jean-Luc Mélenchon mais pas tant pour Jean-Luc Mélon mais mais justement je je pas parce que c'est Jean-Luc Mélenchon mais parce que c'est ce sera potentiellement ou en tout cas c'est à l'heure actuelle le premier le candidat on va dire de en tête dans les sondages ou en tout cas qui paraît le mieux placé à gauche. On voit bien qu'il y a une entreprise de diabolisation qui fonctionne à fond sur LI.

Est-ce que la parole euh d'une personnalité comme la vôtre qui incarne euh la gauche du Parti socialiste, elle peut pas permettre justement cette dédiabalisation et à un moment faire basculer dans cette dans cette union de la gauche ? Alors, je j'entends ce que vous dites. Alors, d'abord, je vous dire euh deux choses.

Je sais pas combien de temps on a là. On a une minute ou on a 30 secondes ou dire deux choses parce que j'ai oublié de dire une chose qui est pour moi très importante. Euh je reviens sur le SS après je vous réponds sur votre question. sur l'SS France donc qui regroupe toutes les familles de SS a adopté une résolution de toute l'S contre la préférence nationale inscrite dans la Constitution et les conséquences que cela aurait et alors que vous avez un secteur qui assume aujourd'hui dans son entièreté dans son entièreté à l'unanimité hein euh euh un engagement contre les conséquences qui seraient celles d'une victoire de l'extrême droite sur les solidarités sur l'accueil inconditionnel sur l'inclusion et cetera.

C'est c'est pas rien parce que ce sont des dizaines de milliers d'entreprises, des millions de bénévoles, des millions de salariés et c'est assez rare que venant de l'économie, il y ait une prise de position à 10 mois des élections présidentielles aussi clair. Donc c'est si vous voulez, je vous mettrai en lien avec cette résolution sur dont on va parler dans les donc voilà, j'avais oublié de le dire, je voulais vous le dire. La deuxième chose, c'est qu'alors là, regardez-moi, je vais faire mon devoir.

Je vais faire mon devoir et je ne manquerai pas mon devoir. Donc euh ce sera en temps en or mais je ferai mon devoir. C'est très clair.

Bien. Merci beaucoup Benoît Amon. Merci.

Mais je vous ai pas dit ce que ce serait mais je ferai mon devoir. Bah avec tout ce que vous avez dit avant j'ai dit que j'étais de gauche quoi. Donc pardon [rires] c'est bonjour le scoop.

Vous allez pas appeler Rou quoi ? A priori. A priori ouis.

Non non mais je bien sûr je moi je n devant de de grands péril je ferai mon devoir moi je je vous êtes non je dirai ce que je pense évidemment et on regarde je serais cohérent avec tout ce que j'ai dit avant. Voilà. Merci beaucoup.

Merci beaucoup. Bis merci. C'était cool.

Très heureux de merci pour l'invitation. Ben merci d'être venu. Ben merci d'être venu et merci d'avoir parlé autant d'économie sociale et solidaire.

Ouais c'était Merci. question [rires] serait dommage de pas en parler. Merci en tout cas. [musique] Oh.