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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 6 juillet 2020 7 minContradictoireActualité / polémiqueSantéRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprises

L'interview "Savoir comprendre" : Yves Veyrier - 06/07

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31FerméeRéponse partielle

    Est-ce que les 300 euros d'augmentation de salaire pour les personnels soignants, est-ce que c'est acquis ou pas ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Qu'a dit Jean Castex ? Le plan de relance doit être finalisé. À quoi s'ajoutent les réformes qui étaient dans les tuyaux sur les retraites et l'assurance chômage et celle de la dépendance qui devra venir ensuite et correspond à une nécessité ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Reprendre la réforme des retraites. Est-ce une bonne idée ? Une urgence ? Est-ce indispensable, Yves Verrier ?

  • 3:28FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il va y avoir une initiative commune ?

  • 4:54FerméeRéponse directe

    Est-ce que la réforme doit continuer à être suspendue ?

  • 5:33OuverteRéponse directe

    Mais quels moyens d'action avez-vous, Yves Verrier ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36PrésentateurChiffre
    « 300 euros d'augmentation de salaire pour les personnels soignants »
  • 2:56Invité politiqueChiffre
    « On a les suppressions d'emplois qui tombent par milliers. »
  • 4:00Invité politiqueChiffre
    « On a eu 2 ans et demi de concertation. »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « On est sous le coup du 49-3. »
  • 4:32Invité politiqueFait
    « le président a enfin convenu qu'il fallait apaiser les choses et qu'on suspendait les réformes en cours, dont celle des retraites. »

Temps de parole

  • Invité politique83 %
  • Présentateur17 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. RMC, 6h-9h. Votre indirecte. Il est 8h moins le quart. Yves Verrier, vous êtes donc avec nous, secrétaire général de Force Ouvrière. Yves Verrier, le Ségur de la Santé doit se conclure cette semaine.

0:17
Invité politique

Je l'espère, parce que je trouve un peu laborieux du côté du gouvernement la façon d'avancer sur ce dossier. On devait aller vite. Et puis, on sent que ça résiste du côté du gouvernement sur ce qu'il faut mettre sur la table.

0:31
Présentateur

Est-ce que les 300 euros dont on a tant parlé, 300 euros d'augmentation de salaire pour les personnels soignants, est-ce que c'est acquis ou pas ?

0:41
Invité politique

Pour le moment, ça n'est pas acquis. C'est le niveau de la revendication qui a été posée avec un accord à peu près de tous les syndicats qui soit une base de départ pour l'ensemble des personnels. Les 300 euros ne sont pas acquis, là ? Non, on n'y est pas. On n'y est pas. Il faut qu'on s'en approche le plus possible. Voilà, c'est ça, la discussion. La négociation, c'est comme ça. On part là, le gouvernement est là, mais il reste là, lui. Il n'arrive pas à avancer vraiment. À augmenter, oui. Il faut qu'il avance, là. Et on sait, un, il y a les personnels, l'ensemble des personnels. Je dis bien, les soignants, les non-soignants. On est d'accord.

Pour que ça fonctionne, tout le monde doit être dans le bateau, sur le pont. Donc, on risque d'avoir besoin d'eux dans des conditions difficiles à nouveau. On ne sait pas ce que va devenir la crise sanitaire. On voit qu'en Espagne, on reconfine. Il faut vraiment qu'on leur montre qu'on n'a pas fait que les applaudir, que la reconnaissance, elle est là, sur le plan des carrières, sur le plan des salaires, sur le plan des conditions de travail. Parce qu'il y a ça aussi. Il ne faut pas oublier que les conditions de travail, les fermetures de services, le manque d'effectifs, c'est des conditions de travail plus difficiles, mais c'est des conditions d'accueil pour les patients plus difficiles.

Bien sûr. Donc, ça va de pair.

1:49
Présentateur

Bon. Donc, pour l'instant, vous attendez encore un effort du gouvernement dans ce dossier, le Ségur de la Santé. Oui. Autre dossier, avec un nouveau Premier ministre, le fameux dossier des retraites. Qu'a dit Jean Castex ? Le plan de relance doit être finalisé. À quoi s'ajoutent les réformes qui étaient dans les tuyaux sur les retraites et l'assurance chômage et celle de la dépendance qui devra venir ensuite et correspond à une nécessité ? Tous ces sujets sont directement impactés par la crise, ce qui nécessite de les reprendre. Reprendre la réforme des retraites. Est-ce une bonne idée ? Une urgence ? Est-ce indispensable, Yves Verrier ?

2:27
Invité politique

C'est une très, très, très mauvaise idée. On est huit, cinq confédérations syndicales, trois organisations patronales à avoir dit ensemble, on était dans un débat, par exemple, il n'y a pas très longtemps avec l'Association des journalistes de l'information sociale, à dire, ça n'est pas le moment de remettre ce dossier sur la table pour des considérants différents parce que tout le monde n'avait pas exactement la même analyse sur le dossier, mais moi, je le dis, c'est de la nitroglycérine, ce n'est pas le moment. On a les suppressions d'emplois qui tombent par milliers. Moi, mes syndicats, les syndicats FO, sont ultra mobilisés.

C'est dans l'aérien, Air France, c'est Airbus, l'aéronautique, c'est l'automobile, dont on voit bien que ça repart peut-être, mais pas au niveau où c'est attendu et à toutes les chaînes de sous-traitance. Il y a le tourisme, tout le monde tourne les regards vers le secteur du tourisme puisqu'on arrive dans la période de congé. Ça n'est pas le moment de remettre de la tension, du conflit. On n'a pas besoin de ça en ce moment. Il faut se concentrer Est-ce qu'il va y avoir

3:29
Présentateur

une initiative commune ? Justement, vous parliez des 5 syndicats de salariés et des 3 syndicats patronaux. Y aura-t-il une initiative commune ?

3:37
Invité politique

Moi, je me suis adressé à mes 4 homologues syndicaux, des 4 autres confédérations pour qu'on confirme nos propos de ce point de vue dans le sens de ce que je viens de dire. Demander au gouvernement de mettre ça de côté véritablement pour le moment. Jusqu'en 2022 et de voir ça après la présidentielle. Je pense que l'heure n'est plus à vouloir réformer un système. Je le redis, on a eu 2 ans et demi de concertation. Pendant ces 2 ans et demi, le gouvernement n'a pas réussi, il a dû reporter à plusieurs reprises son agenda. Il n'a réussi ni à expliquer ni à convaincre. On a eu 6 mois d'un conflit sans précédent. On est sous le coup du 49-3.

Moi, je n'oublie pas, ça m'est resté en travers de la gorge comme on dit, qu'au moment du début de la crise sanitaire, le gouvernement réunit un conseil de défense, un conseil des ministres extraordinaire, un samedi, on s'attend à ce que les annonces portent sur les mesures à prendre face au Covid qui arrive en France à Grand Galop et que nous annoncetons le 49-3 pour faire passer la réforme des retraites. Il a fallu ensuite, malheureusement, enfin, heureusement pour les retraites, malheureusement pour la population, la crise est arrivée et le président a enfin convenu qu'il fallait apaiser les choses et qu'on suspendait les réformes en cours, dont celle des retraites.

Mais là, nous remettre ça sur le tableau Est-ce que la réforme doit continuer à être suspendue ? C'est ce que vous dites ? Oui, oui, à tout le moins, elle doit demeurer en suspens. On verra ça plus tard. Notre position est connue, nous sommes en désaccord, je pense qu'il faut prendre le temps de regarder ce dossier des retraites à tête reposée. On nous dit beaucoup les partenaires sociaux, mais qu'il écoute les huit, là pour le coup, les cinq et les trois patrons ont dit non, on reporte.

Là, c'est simple, puisqu'on nous parle des partenaires sociaux, eh bien, j'en conviens que le président de la République dise cela, j'en conviens, les partenaires sociaux ne sont pas dans la situation de pouvoir reprendre ce dossier aujourd'hui, on ne le reprend pas aujourd'hui. Mais quels moyens d'action avez-vous, Yves Verrier ? Les moyens d'action ?

5:37
Présentateur

Oui.

5:38
Invité politique

J'espère qu'on va convaincre que la raison va l'emporter. Il faut se concentrer sur l'emploi, sur les salaires. Si on ne protège pas l'emploi aujourd'hui, si on ne protège pas les salaires aujourd'hui, la reprise sera d'autant plus difficile. On attend un plan de relance. Il va arriver quand, ce plan de relance ? Alors, le Premier ministre nous dit qu'il veut accélérer les choses. OK, il faut accélérer les choses, mais l'accélérer, ce n'est pas se précipiter pour échouer.

Et donc, il faut un plan de relance, il faut un plan de soutien, il faut préserver l'emploi, il faut préserver les salaires, il faut qu'on arrive à passer le cap de cette crise sanitaire et ses conséquences sur l'économie qui a été arrêtée pendant deux mois pour que le moment venu, on reparte. Les secteurs qui sont fortement impactés, c'est des secteurs qui portaient la balance du commerce extérieur français. L'aéronautique, c'est des secteurs qui sont en plein mouvement, en innovation, il y a les enjeux écologiques derrière, donc il y a beaucoup à faire, c'est là-dessus qu'il faut se concentrer.

Aujourd'hui, notre système de retraite fonctionne, je me suis évertué pendant des mois et des mois à l'expliquer. Tout un chacun a un droit à la retraite. Aujourd'hui, on peut l'améliorer, on doit l'améliorer, je l'ai dit, mais ça ne justifie pas de tout mettre par terre pour mettre en place un système qui serait dégradé par rapport aux droits que tout un chacun connaît aujourd'hui.