L'édito de Pascal Praud du mardi 20 mai
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
David Lnard est le maire de Cann. Chaque année sa ville accueille le festival qui est une vitrine dans le monde entier. Il faut beaucoup de courage quand on est maire de Cann pour souligner un certain état d'esprit qui anime réalisateurs, acteurs, tous ceux qui prennent la parole dans ce festival.
C'est pourtant ce qu'a fait David Lisnard hier quand il a regretté qu'aucune voix depuis l'ouverture du festival ne rappelle que Boem sans salle est emprisonné en Algérie au mépris de tous les droits en Bastillé dans un pays où la justice est d'abord le fait du prince Abdel Majid Teboun. David Lisnard a mis en évidence combien le monde culturel a l'indignation sélective. Juliette Binoch a rendu hommage à la photo journaliste palestinienne Fatima Asuna tuée par un bombardement israélien à Gaza mi avril.
Elle a eu raison bien sûr, mais chacun a le sentiment qu'il existe à Cann des victimes qui ont le droit à un hommage et d'autres hélas que le festival oublie. L'esprit canois, c'est un mélange de pénitence et de bienpensance. Monsieur Mathieu Mathieu Kassevitz disait que nous avons en France un problème de racisme.
Je ne crois pas que les Français accueillent moins bien les étrangers que les Américains, les Argentins, les Marocains. Il dit aussi qu'il n'y a plus de français de souche et il espère qu'on va tous se mélanger. Je ne crois pas que ce soit le sujet.
Le sujet c'est que nombre de Français ne veulent pas devenir américains, argentins ou marocains. Nombre de Français souhaitent perpétuer une histoire, une culture, des traditions, des mœurs qui viennent de loin et qu'ils imaginent transmettre à leurs enfants. Appelons ça l'identité.
Pour faire simple, heureux qui comme Ulissent a fait un beau voyage et puis et retourner plein d'usage et raison. vivent entre ses parents le reste de son âge.
David Lisnard