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interviewLe Média· 14 avril 2026 22 min

ORBÁN BATTU : UN COUP DUR POUR MARINE LE PEN

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bah les gars, il vous arrive quoi ? On y va là ? Non.

Bah non, apparemment on est pas drôle. Ah bon ? On a lu les commentaires, ils aiment plus les intros.

Ouais. Du coup, on fait grve des blagues. Ouais.

OK. Bon voilà, du coup, on commence comme ça là. Ouais, vas-y.

OK. Ben, on rigole plus, hein. Le peuple aura décidé.

Victor Orban. Voilà. C'était pas drôle de toute façon.

Pas du tout. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 14 avril et ce weekend, le parrain de l'extrême droite européenne, mondiale, populiste, raciste et climatosceptique est tombé.

Victor Orban, le premier ministre hongrois a perdu les élections législatives dimanche après 16 ans passé au pouvoir. Et ça, ça a rendu Pascal pro un peu tristoun. qui l'a écarté du pouvoir.

Le dégagisme frappe partout 16 ans. C'est long dans une démocratie occidentale car la Hongrie est bien un état démocratique et c'est finalement le principal enseignement que je retiens de détection de Peter Magar. Oh bon, on sent tout de suite he que Pascal il a la voix des lundis matins difficile hein et c'est pas le seul.

À l'extrême droite, c'est jour de deuil. La chute d'Orban, c'est pas vraiment le signal qu'ils attendaient surtout pas en France à 1 an de la présidentielle tant attendu. Alors si pour Pascal pro et ses news en général, Victor Orban, c'est la grande démocratie, disons publiquement que tout le monde ne partage pas cette analyse politique de la situation.

Mais vu les positions politiques justement défendues quotidiennement par l'éditorialiste Phare de Boloré, et ben c'est pas très étonnant hein, c'est même plutôt logique parce que l'expremier ministre hongrois bah c'est un modèle celui du pouvoir illibéral. D'ailleurs, le concept a quasiment été créé pour lui. En tout cas, il a été bien adapté à son arrivée dans les années 2010.

Et d'ailleurs, il n'a eu aucun mal à se l'approprier. Mais avant de continuer, petite explication de texte hein. Bienvenue avec l'historien Nicolas Lebourg sur cette notion d'illibéralisme.

Petite précision, quand il dit elle et ben il parle de Marine Le Pen, on l'écoute. C'est un projet politique auquel elle souscrit. Ce qu'elle dit en fait, c'est les libéralismes.

Les libéralisme c'est une doctrine politique qui correspond à monsieur Orban mais aussi à la base à monsieur Poutine. Je je le dis lentement, l'illibéralisme, c'est un mot vilain prononcé. L'idée des libéralismes en fait est pas si compliqué que ça.

C'est tout simplement vous utilisez la démocratie, il y a des élections mais vous utilisez cette démocratie pour défaire l'état de droit, les contrepouvoirs et cetera et avec une utopie qui est une utopie d'homogénéisation de votre société de manière ethnique et culturelle. Alors, elle le dit pas comme ça, mais si vous reprenez la phrase avec ce concept des libéralisme derrière l'oreille, vous vous rendrez compte que c'est ça. Et c'est en fait assez rationnel parce que le projet des extrêmes droites en Europe, les libéralistes, ça leur a donné un horizon, ça a donné un nouveau projet.

Quand monsieur Poutin et Orban sont arrivés à construire cette offre politique, il y a des gens en France mais pas qu'en France Vox en Espagne par exemple, on pourrait faire le tour des différents pays européens se sont dit mais mon dieu c'est plus nos vieux projets passés effectivement qui sont rejetés par les gens à cause de la mémoire du 20e siècle. Il y a là une offre moderne intéressante pour nous. Alors, je vous entends déjà me dire à travers votre écran que c'est exactement ce qu'a fait Macron, hein, de dzinguer l'état de droit notamment.

Et vous n'avez pas tort. D'ailleurs, cette critique lui a été régulièrement adressée. Le politologue spécialiste des régimes autoritaires Jean-François Bayard estime par exemple que je cite "La France est bel et bien en train de rejoindre le camp des démocraties illibérales et que la politique d'Emmanuel Macron est celle de Victor Orban, à savoir d'appliquer le programme de l'extrême droite pour éviter son ascension au pouvoir." L'éditorialiste Thomas Le Grand pointait également dans une chronique pour France inter que cette dérive de Macron n'échappe pas à la presse internationale.

Je le cite, il incarne désormais une dérive autoritaire du pouvoir au pays des Lumières. C'est ce qu'il rapportait du moins de la presse internationale. Évidemment, l'îli libéralisme, bah ça fait rêver.

Marine Le Pen en premier lieu, elle y voit elle la recette du succès pour parvenir à accéder au pouvoir. Elle qui a vu le FN de papa sangluer dans la marginalité, qui l'a dépoussiéré et surtout bien camouflé au passage pour le rendre évidemment acceptable voire même désirable. Alors, il ne lui manque plus que le petit coup de collier final pour s'imposer, on l'a bien compris.

Et c'est notamment Victor Orban qui l'inspire pour y parvenir. Bah parce qu'il est passé par là avant elle dans les années 90. Orban, il comprend qu'il y a un espace à droite justement et il s'y engouffre son parti.

Le Fidè abandonne le libéralisme classique finalement pour devenir la matrice d'un conservatisme national bien plus musclé. Et ça tombe bien parce que ça ça plaît à Marine Le Pen. Le reste bah suit une logique de retournement assumé.

La Hongrie passe d'élève plutôt modèle de l'intégration européenne à un procureur permanent de Bruxelles, d'un pays méfiant envers Moscou, un partenaire accommodant de Vladimir Poutine et d'une démocratie plutôt pluraliste un système où l'élection reste pour donner le change mais où tout le reste du système est lui méthodiquement érodé. Le cœur du dispositif tient en une idée simple. Gagner les élections ne suffit pas.

Il faut verrouiller le terrain. Justice, média, autorités indépendantes, règles électorales. Tout est progressivement aligné.

La démocratie subsiste en apparence du moins mais amputé de tous ses contrepouvoirs. Orban théorise lui-même cette trajectoire en revendiquant, je cite, une démocratie illibérale vidé contraintes de l'état de droit. Et puis pour donner un petit coup de fouet électoral à tout ça, Orban ajoute le carburant du conflit, celui de la polarisation permanente.

À chaque campagne, il désigne un ennemi. Les élites libérales hier, les migrants en 2015, Volodimir Zelenski aujourd'hui. C'est toujours la même recette.

On cultive la colère du peuple et on la dirige là où ça nous arrange. Toute comparaison avec la France est encore une fois tout à fait permise. Et s'il y a un méchant dans l'histoire, et ben vous vousez bien, il faut un gentil persécuté et ce sera la Hongrie, nation blessée, constamment trahie par les grandes puissances.

Voilà le narratif qui est cultivé. Et ce sentiment d'injustice qui en découle et ben il vient nourrir le nationalisme qui soude l'électorat. Alors attendez, je vous fais la traduction en français.

Je pense qu'il y a un vrai sentiment de dépossession. Les Français ont le sentiment d'être dépossédés. Ils ont le sentiment d'être dépossédés de leur identité.

Ils ont sentiment d'être dépossédés de leur système de protection sociale, de leur souveraineté. Mais attention, si Victor Orban est un pourfendeur assumé de l'Union européenne, il n'est pas question pour autant de la quitter. Au contraire, son modèle c'est de s'y impliquer, de peser, de la bloquer de l'intérieur et donc à terme de la remodeler, occuper Bruxelles plutôt que la fuir, dit-il.

Une stratégie faite de bras de fer permanent et de compromis de dernière minute he souvent indexé bah sur les financement européens dont dépend l'économie hongroise. Bah oui, on va quand même pas tout renier non plus et vous n'allez jamais deviner qui a fini par adopter cette stratégie. Cherchez bien, c'est super dur. quelqu'un qui a toujours juré une sortie immédiate de l'Europe et de l'euro et qui a subitement bah changer de discours.

Ben, je vais les rassurer en leur disant que je ne vais pas sortir de l'Union européenne, ça n'est pas mon objectif et si c'était mon objectif, je le dirais. La Marine Le Pen de 2017, c'était pas tout à fait la même chanson. Elle, elle ventait le Frexit et la sortie de l'euro à qui voulait bien l'entendre.

Mais un léger changement de braquet s'est opéré et subitement à l'élection de 2022, bah elle veut rester dans l'Europe hein pour la réformer de l'intérieur. Tiens donc, on a déjà entendu ça quelque part. Marine Le Pen, elle a les yeux rivés donc sur la copie de son voisin hongrois depuis des années.

Elle le mime sans cesse pour espérer embrasser son destin. Et d'ailleurs, cette alliance, elle fait aussi partie du projet d'Orbane. Pendant ses 16 années d'exercice, il a tout fait. pour agréger une internationale conservatrice autour de lui.

Soutien nombreux à Donald Trump et ses proches, rapprochement avec les droites radicales européennes. Rôle pivot entre différentes familles nationalistes. Tout ça dans le but de faire basculer le centre de gravité politique du continent, voir plus si affinité.

Et on peut lui accorder que la recette est quand même bonne à notre grand désarrois. Mais l'avantage, c'est qu'on sait déjà ce qui nous attend si le RN arrive au pouvoir. Et visiblement, les Hongrois s'en sont un peu lassés, hein.

L'économie du pays, bah se porte mal depuis des années. L'inflation y est très élevée. Le pays n'a pas réussi à se relever en fait depuis le Covid et la dépendance au financement européen, ironie du sort, s'est révélé flagrante quand Bruxelles a fini par geler près de 17 milliards d'euros en raison des inteintes du gouvernement à l'état de droit.

Forcément, bah ça a fait mal dans un pays où ces fonds pèsent plusieurs points de PIB. Et la goutte d'eau qui a fait tout basculer pour l'élection, bah c'est la corruption dénoncée par le rival d'Orban, Péter Magillar. Cet ancien du premier cercle de Victor Orban, passé par la haute administration, ex-mari de la ministre de la justice, a d'abord été un allié et voire même un pur produit du système urbane.

Mais finalement, il a décidé de prendre la tangente il y a 2 ans promettant de rompre avec toutes les dérives autoritaires de Victor Orbane. Et ça a marché hein puisque l'outsider vient de se faire élire largement en rafflant les deux tiers des sièges. Bon alors faut dire qu'il a rien inventé he cette mécanique de rente au sommet de l'État, elle a été largement documentée. l'Office européen de lutte antifraude et des enquêtes journalistiques ont révélé ce système de détournement de fonds européens mélant marché public, enrichissement rapide et confusion entre les intérêts privés et le pouvoir public.

En tout cas, ce qui est sûr, c'est que ça a fonctionné sur l'électorat qui s'est largement mobilisé aux urnes avec un score à nous faire palier d'envie ces derniers temps. 78 % de participation. Pour une fois, les petites stratégies des mago d'Orban, bah n'ont pas fonctionné, hein.

Les attaques personnelles, la rhtorique agressive, la désignation d'ennemis extérieur, tout ça, ça s'est retourné contre lui. Cette brutalité a fini par libérer la parole, alimenter les révélations et accentuer le rejet. Et il a eu beau convier tout le gratin de l'extrême droite mondiale pour le soutenir.

Rien n'y a fait. Le remède a même été pire que le mal. Il l'a entretenu.

Citons par exemple la venue de Jidy Vens à Budapest. Le vice-président américain a martelé des accusation d'ingérence à l'encontre de l'Union européenne. Mais cette fois l'inversion accusatoire a sauté aux yeux des Hongrois qui ne s'y sont pas laissés prendre.

Bah oui, accuser l'adversaire de ce que l'on pratique, c'est facile mais ça marche pas à tous les coups. Bon bah, ça a un peu marché quand même, on va pas se mentir parce que le peuple hongrois n'a pas opéré de virages politiques spectacules. Pour autant, il a plébiscité un Orban Bis, le même bonhomme, ultra conservateur mais juste en version europhile.

C'est ça Peter Magar. Rien n'indique qu'il sera plus tolérant vis-à-vis des minorités, notamment LGBT, hein, dont les droits ont été particulièrement attaqué par son prédécesseur. En tout cas, pour ce qui est de l'immigration et du racisme, la couleur a déjà été annoncée et le changement ne risque pas d'arriver, autant le dire.

Pour autant, Peter Mager l'a joué fine, hein, pour cette élection entretenant le flou, il a toujours pris soin de ne pas trop se positionner politiquement, hein, il en dit pas trop. élu sans programme pour ratisser le plus large possible. Et ça aussi ça nous parle en France hein, ça nous rappelle quelque chose.

On se fait souvent avoir hein parce que le cerveau humain a tendance à combler les trous par ses propres fantasmes et c'est après qu'on se rend compte qu'on s'est fait berner mais c'est trop tard. Toujours est-il que Marine Le Pen et le RN ont le moral un peu dans les chaussettes avec cette histoire. Elle perd un allié de poids au passage qui en plus lui a rangé ses petits problèmes financiers.

Rappelons tout de même qu'en 2022, à défaut de pouvoir se tourner à nouveau vers la Russie, la candidate du RN s'était adressée à une banque hongroise pour financer sa campagne présidentielle. Elle avait alors obtenu un prêt important de 10,6 millions d'euros. avouer quand même que ça met du beurre dans les épinards.

Et pour ça, Marine Le Pen, elle est du genre reconnaissante. En 2025, le Premier ministre hongrois était encore l'invité du Rassemblement national à un événement dans le Loiré. Et encore le mois dernier, au lendemain des municipales, Marine Le Pen a fait le voyage jusqu'à Budapest pour soutenir la campagne du Premier ministre sortant à qui elle a rendu un hommage comme un visionnaire et un symbole de la résistance à Bruxelles.

Pour elle, et comme pour Pascal pro d'ailleurs, la défaite d'Orbane est un argument implacable prouvant qu'il est un grand démocrate. sur X. Elle écrit malgré les accusations grottesques de dictature dont le gouvernement de Victor Orban a été accusé depuis des années, la Honquie démocratique a choisi l'alternance.

Celle-ci a été actée avec beaucoup d'élégance par Victor Orban qui a durant 16 ans défendu avec courage et détermination la liberté et la souveraineté de la Hongrie. Et puis évidemment à la fin, elle met un petit taquet à l'Europe hein quand même. Je cite "Qui n'a eu de cesse d'outrepasser ses prérogatives et ses compétences au détriment du pouvoir des peuples ?

Que voulez-vous ? On se refait pas. Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité.

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Le gouvernement a en effet décidé de repousser son projet de loi visant à autoriser l'ouverture de certaines structure le jour de la fête du travail et des droits des travailleurs. L'exécutif souhaite par ce projet autoriser le travail des salariés des boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucherie, fleuristes, mais aussi de tous ceux des établissements culturels comme les cinémas ou les théâtres. Initialement, le texte devait être adopté définitivement cette semaine.

Alors, dès l'annonce de l'accélération du calendrier, les organisations syndicales et politiques de gauche sont évidemment montées au créneau dénonçant une remise en cause symbolique et sociale de la fête des droits des travailleurs. Suite à l'annonce de son report, Sophie Binet exprime sa satisfaction. Nous nous félicitons qu'on ait enfin quitté le monde des mythos de Gabriel Atal pour revenir à la raison, soulligne la secrétaire générale de la CGT.

Elle poursuit. Cette loi n'était pas faite pour les artisans mais pour les grands groupes. Elle ne se limitait pas aux fleuristes et aux boulangers mais aurait permis d'ouvrir tous azimut y compris dans des endroits qui n'ont même pas le droit de travailler le dimanche.

Cette loi ne garantissait ni le volontariat ni le doublement de la rémunération. Du côté des macronistes, le report du texte est une déception. En revanche, je déplore évidemment cette décision qui pénalise l'ensemble des artisans boulangers et fleuristes écrit sur X Gabriel Atal, le chef de fil des députés du parti présidentiel.

Le gouvernement n'abandonne pas pour autant ce projet et vise une réponse avant le 1er mai 2027. Je ne peux pas accepter qu'une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soient en France déclaré Emmanuel Macron en 2017 à la suite de son élection. C'est finalement près de 10 ans plus tard à la suite de nombreux reports que l'Assemblée nationale adopte par 170 voix un projet de loi visant à faciliter la restitution des biens culturels pillés pendant la colonisation.

Les biens concernés sont ce spoli par la France entre 1815 et 1972, soit entre le début du second empire colonial français et l'entrée en vigueur d'une convention de l'UNESCO fixant un régime de restitution dans le droit international. Du côté de la gauche, on regrette néanmoins l'existence de ces limites temporelles et l'absence du mot colonisation. Dans le texte, la France insoumise insiste de son côté sur la nécessité de regarder notre passé colonial dans les yeux.

À droite, on récuse un discours d'extrême gauche fondé sur la repentance. Le Rassemblement national voulait par exemple circonscrire les restitutions aux États avec qui les relations seraient cordial, ciblant évidemment en particulier l'Algérie. Le projet de loi doit désormais faire l'objet d'un accord avec le Sénat d'ici fin juin avant une adoption définitive.

Et on termine ce récap avec l'actualité internationale. Ce mardi marque le début de pour parler entre les représentant du Liban et d'Israël. C'est la première fois depuis plus de 30 ans qu'une rencontre entre les deux parties a lieu.

Le rendez-vous s'est organisé à Washington sous l'égide des États-Unis. Du côté d'Israël, le Premier ministre Benjamin Netaniaou a posé deux conditions à cette rencontre. celle du désarmement du esbola et celle de la recherche d'un véritable accord de paix.

Du côté libanais, le président Joseph Aoun espère la conclusion d'un accord sur un cessé le feu. Le esbola rejette en revanche fermement toute négociation avec Israël. Son chef a même appelé à l'annulation de ces pourparler les qualifiants de soumission et de capitulation.

Les questions autour du Esbola constituent les principaux points de blocage. Des observateurs estiment que ces pour parler auraient davantage pour but de contenir l'escalade actuelle plutôt que d'aboutir rapidement à un accord durable, rapporte France Info. Merci d'avoir regardé cette édition du Recap.

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Merci, très bonne soirée sur le média.

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