"30% gardent des séquelles très invalidantes" explique Pascale Masson, vice présidente de France AVC 36
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Questions et réponses
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- 0:19OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que c'est un AVC ?
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Est-ce que dans un désert médical comme peut l'être l'Indre, c'est encore plus difficile pour l'après ?
- 1:56OuverteRéponse directe
Et pour l'après, tout le maillage paramédical, il existe suffisamment dans l'Indre par exemple ?
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L'idée, c'est aussi de donner un message d'espoir. On peut tout à fait retrouver une vie normale après un AVC.
- 3:55OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que c'est cette association ?
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Quand vous dites formation des personnes, vous pensez aux particuliers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« toutes les 4 minutes, une personne est victime d'un AVC, un accident vasculaire cérébral. »
- 0:08PrésentateurChiffre
« Ça représente 145 000 cas par an, selon l'Institut du Cerveau. »
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« L'AVC, c'est la première cause de handicap acquis chez l'adulte. »
- 0:31InvitéChiffre
« 150 000 personnes par an en France, ce qui représente à peu près 8% de la population. »
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« Il y a 30% je crois des AVC qui laissent des séquelles au long cours. »
- 3:17InvitéFait
« un tiers, effectivement, qui va garder des séquelles lourdes, invalidantes, qui ne permettront pas de reprendre les activités antérieures comme elles étaient. »
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« Un tiers qui se situe dans l'entre-deux, avec des séquelles, mais qui vont permettre quand même de reprendre des activités tout du moins sociales, familiales, etc. »
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« un tiers qui va garder peu, voire pas de séquelles, et qui peut reprendre une activité à la fois professionnelle, voire sportive. »
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« une antenne de France AVC Nationale. Donc, une antenne qui existe dans l'Inde depuis 2014. »
Temps de parole
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Ici Béry, en France, toutes les 4 minutes, une personne est victime d'un AVC, un accident vasculaire cérébral. Ça représente 145 000 cas par an, selon l'Institut du Cerveau. Pour en parler, Gaëlle Fontenier, vous recevez Pascale Masson, vice-présidente d'AVC 36. Bonjour Pascale Masson. Bonjour. Alors d'abord, on va définir les choses. Qu'est-ce que c'est un AVC ? Alors,
accident vasculaire cérébral, qui peut arriver de façon, la plupart du temps, très brutale. L'AVC, c'est la première cause de handicap acquis chez l'adulte. 150 000 personnes par an en France, ce qui représente à peu près 8% de la population. Dans l'Indre, on est légèrement au-dessus de la moyenne nationale. Qu'est-ce qui doit alerter ? Quand est-ce qu'on sait qu'on fait un AVC ? Ce qui doit alerter, c'est la paralysie d'une partie du corps, des maux de tête anormaux, plus forts que ceux qu'on pourrait avoir d'habitude, une difficulté à s'exprimer, un déséquilibre.
Il faut faire le 15 et noter l'heure à partir duquel les premiers symptômes se font sentir, puisqu'on a à peu près 4 heures pour intervenir et faire face aux conséquences les plus graves qui pourraient arriver.
Vous disiez que
c'est
la première cause de handicap acquis chez les adultes. Il y a 30% je crois des AVC qui laissent des séquelles au long cours. Est-ce que dans un désert médical comme peut l'être l'Indre, c'est encore plus difficile pour l'après ? C
'est une perte de chance d'être isolé par rapport à des services médicaux. On est un département rural en plus, l'accès aux soins à Châteauroux peut être très loin si on habite en pleine campagne et si on est tout seul. Après, les services médicaux font du mieux qu'ils peuvent avec les moyens qu'ils ont. Mais c'est sûr qu'être dans une grande ville avec des CHU et des services de santé qui sont très réactifs et présents,
ça
peut faciliter la prise en charge de cette problématique. Alors
là, vous parlez de la prise en charge quand on est en train de faire un AVC. Et pour l'après, tout le maillage paramédical, il existe suffisamment dans l'Indre par exemple ? Oui, le
maillage après, donc tout ce qui est service de rééducation, nous en avons un qui est important à Issoudun, mais il y en a un aussi à Châteauroux. C'est plutôt celui d'Issoudun qui prend en charge les AVC avec un plateau technique assez conséquent et un nombre de rééducateurs variés qui permettent de faire face aux conséquences de cette problématique de santé. Mais quelles sont-elles justement les conséquences ? L'AVC peut entraîner une hémiplégie, à droite ou à gauche. Et du coup, l'hémiplégie, c'est tout un hémicorps qui est atteint et qui est paralysé ou en tout cas très altéré. Donc ça peut toucher l'aspect locomoteur, les déplacements, l'appréhension, prendre des objets, se déplacer.
Et puis, tout ce qui est la parole, la communication orale et écrite, la compréhension et l'organisation dans le temps, dans l'espace, ce qu'on appelle les troubles cognitifs. Donc tout ça peut être perturbé à des échelles plus ou moins importantes. Et on n
'est
pas trop toute une équipe pluridisciplinaire pour
faire face à ces problèmes. L'idée, c'est aussi de donner un message d'espoir. On peut tout à fait retrouver une vie normale après un AVC. Alors,
on peut distinguer trois catégories,
en
fait.
C
'est-à-dire un tiers, effectivement, qui va garder des séquelles lourdes, invalidantes, qui ne permettront pas de reprendre les activités antérieures comme elles étaient. Un tiers qui se situe dans l'entre-deux, avec des séquelles, mais qui vont permettre quand même de reprendre des activités tout du moins sociales, familiales, etc. avec une qualité de vie correcte.
Et
un tiers qui va garder peu, voire pas de séquelles, et qui peut reprendre une activité à la fois professionnelle, voire sportive, avec néanmoins une fatigabilité qui persistera et un suivi, mais avec une très
bonne qualité de vie. Alors, Pascal Masson, je rappelle que vous êtes vice-présidente d'AVC 36. Qu'est-ce que c'est cette association ?
Alors, nous, on est une antenne de France AVC Nationale. Donc, une antenne qui existe dans l'Inde depuis 2014. Et l'objectif, c'est de faire de la prévention et de l'information auprès du grand public, auprès des personnes qui peuvent être touchées, soutenir les aidants, c'est-à-dire les familles qui s'occupent d'une personne qui a eu un AVC. On peut faire aussi de l'animation d'ateliers, c'est ce que l'on fait à Châteauroux. Et puis, participer à la formation des personnes par rapport à l'AVC. Participer à la création d'un groupe d'entraide mutuelle, d'être dans une idée de vie sociale préservée quand on ne peut plus aller travailler.
Quand vous dites formation des personnes, vous pensez aux particuliers ? Les particuliers, non, mais on peut participer par rapport aux soignants, par rapport aux aides à domicile. On va intervenir auprès des scolaires aussi pour sensibiliser les jeunes, à repérer les signes qui pourraient arriver dans les familles. Et comment donner l'alerte ? Puisque l'AVC n'est pas une maladie uniquement du grand âge.
C
'est une maladie qui peut toucher des personnes plus jeunes.
Merci beaucoup, Pascal Masson. Je rappelle que vous êtes vice-présidente de France AVC 36. On laisse à l'accueil les coordonnées de l'association. Et puis, on mettra sur notre site internet ICI Béry le planning de vos activités dans les prochaines semaines. Merci, bonne journée. Merci beaucoup. Site internet sur lequel vous retrouvez également toutes les coordonnées d'AVC 36.