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videoyoutube.com· 26 janvier 2023

Les sénateurs s'opposent à l'amendement pour prolonger C. Pégard à la tête du château de Versailles

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Encore une fois, un cavalier, ce n'est plus un projet de loi, c'est un concours équestre. Alors je sais que les épreuves hippiques vont se dérouiller à Versailles, mais quand même, quand même. Là, il s'agit de la présidente d'un établissement public dont la limite d'âge a été dépassée depuis 2021.

Et le ministère de la Culture n'a pas réussi en deux ans à former quelqu'un qui puisse lui succéder pour prendre en charge la totalité des épreuves. Il y a un souci. Je pense que les candidats ne manquent pas.

Moi, je peux vous en trouver vraiment à l'appel. Sur le fond, il est quand même tout à fait anormal que ces limites d'âge, elles concernent généralement seulement le domaine de la culture. Toujours le domaine de la culture.

Comme si le domaine de la culture pouvait échapper par une forme de miracle à toutes les lois qui imposent en France de façon extrêmement judicieuse les limites d'âge. Alors ça a été le cas pour Notre-Dame avec le général Georges Lain. C'est de nouveau le cas ici.

Peut-être que le ministère de la Culture, et c'est quand même ce qu'a voulu Malraux, soit un vrai ministère qui fonctionne comme les autres et qui évite systématiquement de travailler avec des dérogations législatives. Merci, M. le Président.

Madame Robert. Oui, merci, M. le Président.

Madame la Ministre. Alors moi, je vais un peu répéter ce qu'ont dit mes collègues, mais d'abord, je voudrais qu'on s'exprime devant cet amendement qui est quand même un vrai cavalier législatif. Quand même, il faut se le dire et même la rapporteure l'a exprimé.

D'autre part, que penser de cet amendement, si ce n'est qu'il vient régler une situation, que le président, que le gouvernement a essayé de régler via un décret, que le Conseil d'État a retoqué à l'unanimité. Il faut quand même, là aussi, qu'on se le dise. Et comment le qualifier, cet amendement ?

Moi, je pourrais le qualifier du fait du prince. Parce qu'à un moment, la jurisprudence Georges Olin ou Notre-Dame de Paris, on va en avoir de nouveau. Donc je crois que, sous couvert, si c'est sous couvert des Jeux Olympiques, il s'agit de régler une situation que je trouve hubuesque, qui veut que cette présidente d'établissement public est en intérim depuis 18 mois.

Alors c'est vrai que notre collègue Pierre Ouzolas l'a dit et qu'elle aurait pu être effectivement remplacée dans les règles de l'art à ce moment-là. Alors, je suis un peu triste de vous dire ça, mais je trouve que le procédé n'est pas correct, parce que c'est renvoyer une responsabilité du gouvernement au Parlement. Et nous prenons aujourd'hui cette responsabilité qui n'est pas la nôtre.

Donc, non seulement je ne trouve pas ça correct, je ne trouve pas ça exemplaire, comme l'a dit le président Macron, c'est très public qualifié d'exemplaire. Je ne trouve pas ça bien. Et si j'étais triste, et Pierre Ouzolas l'a dit, c'est qu'à un moment, on observe l'afflébissement du ministère de la Culture, qui aurait dû, qui aurait pu remplacer Madame Pégard.

Et vraiment, dans mes propos, je n'ai pas envie ni de parler de la présidente, ni de faire son bilan. Ce n'est pas le sujet, ce n'est pas le lieu. Vous voyez bien que c'est la question du principe de ce procédé qui nous met tous dans la difficulté et qui nous renvoie à une responsabilité qui n'est pas la nôtre.

Monsieur Savant. Merci, Monsieur le Président. À mon tour, j'entends bien, Madame la Ministre, vos arguments, mais comme l'a dit Stéphane Pied-Noir, il est vrai que les épreuves qui vont se passer à Versailles sont importantes, mais cette situation, elle est connue depuis des années.

Et il est incompréhensible qu'il n'y ait pas eu la préparation pour former quelqu'un, pour prendre la suite. La date des Jeux Olympiques est connue depuis des années, la situation de cette personne est connue depuis des années, rien n'a été fait. Moi, je partage tout à fait les propos de Sylvie Robert, c'est vrai que ce n'est plus un cavalier, c'est le fait du prince ou de la princesse, mais voilà la situation.

Et puis, lorsqu'on veut moraliser la vie publique dans les discours, lorsqu'on veut vouloir replacer l'intérêt général en priorité et vouloir promouvoir la République exemplaire, on ne propose pas des amendements comme celui-là. Donc, à titre personnel, je voterai contre.

Les sénateurs s'opposent à l'amendement pour prolonger C. Pégard à la tête du château de Versailles — Catherine Pégard · Pourquijevote