TONDELIER ENCEINTE : POURQUOI ÇA LES REND FOUS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Marine Tondelier est enceinte. Et si c'était lui l'élu, celui qui va enfin réussir l'union de la gauche. Bonjour et bienvenue dans le récap.
Nous sommes le mercredi 1er avril et aujourd'hui pas de poisson mais un carnet rose, celui de Marine Tondelier, la patronne des écolos. On l'écoute sur LCI. Vous avez ce soir une nouvelle qui est à la fois personnelle et politique.
Alors pour l'agenda, pour le calendrier de la campagne présidentielle mais aussi pour vos engagements. Vous êtes enceinte. Félicitations.
Bravo. C'est une nouvelle imprévue. On va on va le dire comme ça.
J'ai un parcours dont on parlera peut-être dans la suite de l'interview parce qu'il concerne beaucoup de couples en France qui fait que je m'étais plus ou moins résigné à ce que ça n'arrive plus. J'avais arrêté les traitements, les PMA, les FIV et puis c'est arrivé comme ça sans que je m'y attende. Donc c'est une très belle nouvelle sur le plan personnel dans un monde qui va mal et dans dans des actualités très anxiogènes qui continuent de m'inquiéter.
Mais écoutez, c'est comme ça. Il fallait bien que je l'annonce parce que ça commence à se voir. Je suis j'ai commencé maintenant depuis un petit bout de temps le deuxième trimestre donc je préférais l'annoncer officiellement plutôt que les gens commencent à se rendre compte en se demandant ce qui se ce qui se passait.
Alors au média, on profite de cette chronique pour souhaiter tous nos vœux de bonheur aux futurs parents. L'annonce de cette grossesse sur un plateau de télévision a évidemment déclenché le bals habituelles. Les applaudissements d'un côté et de l'autre le cœur fatigué des sarcasmes aussi prévisibles que des passés.
Alors oui, il y a eu les félicitations sincères et aussi un écho significatif hein, celui de femmes qui se sont reconnues dans ce que Marine Tondelier a livré sans filtre les galères pour concevoir un enfant, les fausses couches, les parcours à rallonge, la charge mentale et physique qui va avec ou encore tout bêtement la conciliation souvent bancale avec le monde du travail, voir une responsable politique de premier plan poser ça là publiquement sans vernis et ben ça a eu l'effet d'une bouffée d'air pour celles qui se battent tous les jours en silence. Mais nombreux aussi ont été les détracteurs. Ce que ça dérange que Marine Tourelier parle comme si le simple fait de rendre ces sujets visibles était déjà de trop.
Ceux qui préfèrent renvoyer tout ça à la sphère privée comme si ça pouvait le rester vu sa position et sa notoriété. ce qui l'accuse de transformer cette grossesse en outil de communication à l'approche de la présidentielle et puis alors sommet de la mauvaise foi, ceux qui viennent la chercher sur le terrain politique en expliquant très sérieusement que faire un enfant, ce serait pas très écolo. Alors oui, OK hein, mais enfin c'est les mêmes qui pensent avoir plié le débat politique en t'expliquant que tu peux pas être anticapitaliste si tu as un iPhone.
Alors pour l'instant, en attendant que d'autres ne viennent tenter leur chance et ils existeront, on n'en doute pas, la médaille d'or de l'indessence semble solidement accrocher au coup d'Antoine Diersce des grandes gueules. En réalité, il manque il manque le principal message, c'est attendez pas d'avoir 39 ans pour vouloir des enfants. Pardon, pardon.
On a un sujet dans notre société aujourd'hui et je dis pas que les femmes le souhaitent mais je dis que on repousse l'âge de la maternité avec toutes les conséquences que ça implique, médical, difficulté à avoir des enfants. Essayons essayons de soutenir les femmes pour avoir des enfants à 25 30 ans plutôt qu'à 35 40. C'est leur choix.
Ah bah évidemment, il fallait bien qu'un mec vienne faire la leçon sur ce qu'on doit faire de nos utérus. Et puis alors vous allez tomber des nu hein, mais Antoine Diers, c'est pas seulement un consultant auprès des entreprises comme le présente RMC, c'est aussi un très proche d'Éric Zémour. Oui, je sais. la grande surprise.
Alors, il a été son directeur de campagne et aussi porte-parole de reconquête, mais ça doit être un oubli de la part de RMC de pas le préciser. En tout cas, figurez-vous cher Antoine que nous autres, les femmes, nous avons acquis durement et de manière encore très incomplète le droit de disposer de nos corps et de faire des enfants quand ça nous chante, hein. Mais puisque vous abordez le sujet, peut-être pourriez-vous pousser la réflexion un peu plus loin que le sombre refrain.
Vous les femmes égoïstees qui font pas de bébé assez tôt et qui se plaignent après et vous interroger sur les freins économiques, politiques, sociaux qui nous poussent à retarder la maternité. Alors il y a plein de choses à en dire et si vos neurones sont toujours un peu embrumés et ben je vous ai déjà mâché le travail dans un épisode du récap. Ne me remerciez pas.
Je n'en ferai rien. Alors, au-delà de ça, fallait quand même oser une telle sortie sur l'âge quand Marine Tondelier prend précisément la parole en expliquant combien il a été difficile pour elle et son compagnon de concevoir son enfant. Je vous propose de l'écouter à ce sujet.
C'est un monde à part les hormones, les traitements qu'il faut garder au frigo, qu'il faut tout d'un coup tel jour, on nous dit "Allez, ça y est, il faut commencer mais vous êtes en déplacement." Enf c'est toute une logistique, c'est très technique. On apprend à se faire des injections et puis on vit avec un truc dont on parle pas trop souvent mais qui bouleverse la vie.
Moi, je me rappelle notamment pendant le Nouveau Front Populaire, ben en fait, j'ai commencé ma première FIVE le lendemain de la dissolution et euh et je me rappelle du côté vertigineux du secret que vous gardez de ce moment où on a le le l'anesthestés générale parce qu'on a une ponction à un moment de vos site et donc j'avais dit à tout le monde, bon, j'ai une intervention, vous inquiétez pas pour moi, c'est pas grave mais mais je serai pas du tout joignable pendant cette matinée. C'est vraiment une forme de double vie que vous vez et ça concerne un couple sur 5 dans ce pays. J'ai vécu tout le parcours, j'ai vécu les échecs, les mauvaises nouvelles, le renoncement, enfin j'ai tout fait et et je veux dire au coup concerné, vous n'êtes pas seul.
C'est un sujet très politique dont on ne parle pas assez en politique sur lequel d'ailleurs il y a plein de choses à améliorer dans la loi et on va s'en occuper. Et oui, la procréation, la grossesse, la maternité, c'est éminemment politique, hein. Ce n'est jamais juste une affaire privée.
Chaque décision de devenir parent est filtrée par les lois, les aides financières, les congés. maternité, paternité ou plus généralement tout un système de santé qui peut autant aider que freiner les parcours individuel. Et puis ce qu'on appelle un choix hein Antoine et ben en réalité c'est encadré par un tas de réalités économiques et sociales comme on l'a dit qui ne sont jamais neutres non plus hein ces histoires de salair de précarité de carte d'enfant de pression professionnelle enfin bref tout ça ça influe sur le moment et les conditions pour avoir un enfant et ça tombe plutôt bien qu'elle soit sensible à ces questions Marine Teli dans la mesure où elle est une responsable politique de premier plan et accessoirement candidate à la présidentielle.
On peut penser qu'elle va utiliser son vécu pour faire bouger les lignes. Reste à voir évidemment si ses idées pour améliorer le parcours PMA notamment Figuron dans son programme pour 2027. Mais en tout cas sur LCI, elle a déjà donné quelques orientations.
C'est un premier pas. Elle veut notamment que la France permette, comme ça se fait ailleurs en Europe, d'analyser les embryons en un mont de l'insémination pour éviter d'implanter des embryons non viables, notamment en raison d'anomalie chromosomique. Dans le jargon médical, cette procédure s'appelle une DPIA.
Alors, il en avait été question lors des débats de la dernière révision de la loi bioéthique entre 2018 et 2021, mais le Parlement l'avait finalement rejeté. Le gouvernement y était par ailleurs opposé pour des raisons idéologiques. La ministre de l'époque Agnè Busin, souvenons-nous d'elle, avait alors agité l'épouvantail, je cite, d'une société triant les embryons.
Autre piste lancée par Marine Tondelier, celle de la sensibilisation au don de Gamette. Alors que les pénuries allongent les délais, surtout pour les personnes racisées. Les associations parlent de délis d'attente très long, environ 18 mois pour une PMA avec don de spermatozoïdes et jusqu'à 2 ans pour une PMA avec don d'ovocytes.
En 2025, l'agence de biomédecine s'est lancée dans une tournée nationale pour tenter justement de remplir les stocks et de sensibiliser en rappelant au passage que le don de gamette est gratuit et ouvert aux hommes de 18 à 44 ans et aux femmes de 18 à 37 ans en bonne santé. Alors se pose aussi la question d'une éventuelle indemnisation des donneurs hein comme c'est pratiqué en Espagne, ça revient souvent dans le débat public. Certaines associations y sont favorables mais d'autres tirent la sonnette d'alarme.
Ces dernières craignent de basculer dans une logique marchande où l'argent pourrait inciter à terre notamment des problèmes génétiques quand on vous dit que toutes ces questions sont éminemment politiques. Sur le plan du travail, la chef de fil des écologistes souligne la charge mentale que représente la procréation et notamment un parcours PMA avec notamment les hormones à garder au frigo, le calendrier d'injection qui va avec, les rendez-vous à caler et les traitements qui l'accompagnent. Et tout ça qui doit évidemment être conjugué avec des contraintes professionnelles ajoutant au parcours du combattant.
Alors, espérons que Marine Tondelier n'oubliera pas l'essentiel au-delà des parcours individuels aussi légitimes soit-il. C'est bien sur le terrain global que ça se joue. La santé publique, le service public, les droits sociaux, tout ce qui est aujourd'hui grignoté morceau par morceau.
Entre les attaques récentes sur les arrêts de travail, les franchises médicales ou encore les affections de longue durée pour ne citer qu'elle. Le signal est clair. On fragilise l'accès aux soins pendant qu'on demande aux individus bah de se débrouiller tout seul.
Et c'est précisément là que se situe le vrai rapport de force. En tout cas, on peut critiquer les positions de tondelier et sa manière de faire ou de ne pas faire d'ailleurs de la politique. Je me gêne quand même pas ici.
Mais on peut aussi lui reconnaître qu'elle a émis une pensée politique allant au-delà des petits rififis de la gauche qui l'occupe habituellement. C'est pas souvent. Alors, prenons le temps de le savourer.
Elle ne s'est pas contentée d'une annonce de grossesse en grande pompe. Elle a abordé des sujets trop souvent tabou et permis de faire éclore un débat important. Rien que ça, c'est déjà pas si mal.
Mais comme j'ai le sentiment que vous avez encore un petit peu d'énergie pour sauter au plafond, je vais quand même vous faire écouter l'ishierry Guerrier de Sud Radio. Sincèrement, qui est dup ? C'est l'art de la diversion et du marketing politique.
Madame Tondelier est une looseuse des municipales. Elle elle vient de prendre une claque cinglante au municipal. Les écologistes ont reculé comme jamais lescolo vert et et bah j'en sais rien en tout cas.
Là, elle fait Non non, attendez, non, pardon. Elle fait diversion. J'aime pas qu'on on utilise sa vie privée et ses expériences personnelles pour euh des fins comme ça de marketing politique.
Ah, je crois qu'on a un numéro 2 sur le podium des réactions pourries et c'est encore un être humain non détenteur d'utérus. On n'est quand même jamais déçu. Alors monsieur découvre soudainement qu'il n'aime pas qu'on mélange vie privée et politique comme ça par hasard.
Il fallait attendre la grossesse de Marine Tondelier pour que cette révélation lui tombe dessus. Alors, silence radio en revanche quand Nicolas Sarkozi, pour ne citer que lui, mettait en scène sa vie perso entre son storytelling judiciaire et sa romance élséenne avec Carla Bruny. Oh bah alors là, étrangement ça passé crème.
Mais une femme candidate de surcroix qui parle d'une grossesse qu'elle ne pourra bientôt de toute façon plus cacher, ah bah là ça devient un problème. marketing politique, dit-on carrément, comme si elle avait vraiment le luxe de ne pas en parler, comme si le silence allait empêcher les commentaires, les spéculations, les jugements. Au moins, en prenant la parole, elle garde la main sur le récit et oui, elle a choisi son moment.
Oui, ça tombe après les municipales. Effectivement, compliqué pour les écolos. Et alors, rien n'empêche qui que ce soit et surtout pas les journalistes, de s'intéresser davantage aux échéances électoral à venir ou à son projet politique pour 2027 plutôt qu'à sa grossesse.
Mais non, on préfère scruter son ventre et lui reprocher d'en parler. On ne fait jamais ce qu'il faut. Décidément, on ne pourra cependant pas lui enlever le défi à Marine Tourdelier qu'elle compte relever, celui d'être une femme enceinte et candidate à la présidence du pays.
C'est une première en France he on a bien sûr connu des ministres enceintes, mais dans notre vie publique et bah c'est une première, c'est tout un symbole. Marine Tondelier, elle compte bien l'incarner ce symbole. Elle veut démontrer justement que c'est possible, que la maternité n'empêche pas la carrière ou la politique ni le contraire.
Et je terminerai quand même sur ce fameux argument de la vie privée qui n'aurait rien à faire en politique selon Thierry Guerrier de Sud Radio parce que poussons la logique jusqu'au bout. Difficile de ne pas penser à par exemple Sandrine Joso, cette députée du modèem drogué à son insu par son collègue sénateur Joël Guerriot. Dans le but de l'agresser sexuellement, elle a porté plainte et dans la foulée, elle s'est emparée du sujet en prenant la tête notamment d'une mission sur la soumission chimique.
Un phénomène massif et encore largement invisible à l'époque. On rappelle que c'était avant le procès Mazan. Alors quoi ?
On considère aussi que c'est indécent, qu'elle aurait dû se taire, garder ça pour elle, pour la sphère privée, ne surtout pas en faire un combat politique, qu'elle aurait dû laisser ça dans cette fameuse sphère privée qu'on brandit à géométrie variable. Parce qu'au fond, c'est ça la vraie question, celle qui se pose visiblement pour certains en tout cas et il me semble que dans le cas présent, elle dépense surtout de qui porte le combat. Alors au fond euh c'est là que s'applique vraiment hein, dans une sphère politique encore très patriarcale, la grossesse d'une femme n'est jamais neutre.
Elle devient immédiatement un signal, un marqueur qui dérange, qu'on peut encadrer, qu'on peut juger, contrôler. Tant qu'elle reste dans l'ombre, tout le monde fait comme si de rien n'était. Mais dès qu'elle rentre dans la lumière publique, elle bouscule les codes.
Elle rappelle que les femmes ont des corps, des choix, des trajectoires personnelles et professionnelles. Oserait-on même dire des ambitions ? Et elles en ont bien le droit, même quand elles sont enceintes comme toujours.
Ce sont donc les femmes, leur corps, leurs choix qui sont scrutés, critiqué, instrumentalisés. Être candidate à la fonction suprême déjà ça bouscule les codes hein surtout dans le milieu de la politique. Être enceinte en plus alors là c'est le pompon.
La grossesse, au lieu d'être un événement plus ou moins banal de la vie devient un éème prétexte pour questionner leurs compétences ou leur légitimité. Preuve qu'il reste encore un sacré travail à faire pour que la maternité cesse d'être vu comme un handicap dans l'espace public. Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité.
Si vous aimez le recap et que vous avez envie qu'on discute ensemble de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info. D'ailleurs, vous le savez, sans vous, pas de récap et pas de médiia non plus.
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C'était le 3 janvier 2020. Il avait été plaqué au sol et étranglé. Les vidéos de son interpellation sont devenues aussitôt virales.
On le voit répété à neuf reprises Gétouff au policier. Cédric Chouvia meurt finalement à l'hôpital 2 jours plus tard avec une asphyxie avec fracture du larinx selon les résultats de l'autopsie. À l'époque, le défenseur des droits Jacques Toubon s'empare de l'affaire. 6 ans plus tard, sa successeuse Claire Donent donc de rendre sa décision selon les informations de l'humanité.
Elle dénonce un usage disproportionné de la force de la part des policiers ainsi que l'utilisation de la technique dite du plaquage ventral. Elle réclame donc des sanctions disciplinaires. Elle dénonce également leur hiérarchie qui n'a jamais lancé la moindre procédure alors que l'IGPN l'avait recommandé.
Trois des quatre policiers ont été renvoyés devant la justice pour homicide involontaire. Les avocats de la famille de Cédric Chouvia contestent la qualification et demandent eux un procès aux assises. Ils veulent également initier un recours pour fonctionnement défectueux de la justice car 6 ans après les faits, aucune date d'audience n'a encore été fixée.
Après les États-Unis, c'est au tour d'Israël de critiquer la France. Le ministère israélien de la défense a annoncé, je cite, ramener à zéro les achats de défense effectué en France pour protester contre la politique jugée hostile à l'État hébreu. Parmi les exemples cités, la reconnaissance par la France de l'État de Palestine en septembre 2025.
Autre exemple plus récent, l'interdiction faite aux avions transportant du matériel militaire destiné à la guerre contre l'Iran de survoler le territoire. Alors, vous vous demandez peut-être jusqu'à présent, la France continuait donc d'exporter du matériel militaire à destination d'Israël ? Et bien la réponse est oui.
Mais ne vous inquiétez pas, le dernier rapport français sur les exportations d'armement indique, je cite, que la France ne livre pas d'armes à Israël mais exporte seulement des composants ayant vocation en particulier à être intégrés dans des systèmes défensifs ou à être réexportés vers des pays tiers. Nous voilà donc rassurés. Ce ne sont que des petites pièces détachées et puis de toute façon Israël ne veut plus de notre aide.
Ça tombe bien, cette prise de position va dans le même sens que les États-Unis. Je vous en parlais dans le récap d'hier. Donald Trump a critiqué la France en début de semaine, la jugeant très peu coopérative dans la guerre contre l'Iran.
Et ça, je cite, les États-Unis s'en souviendront. Au Sénégal, les relations homosexuelles sont désormais punies de 10 ans d'emprisonnement contre 5 jusqu'à présent. La loi avait été très largement adoptée par l'Assemblée nationale au mois de mars.
Elle a été promulguée hier par le président Bassirou Diom. Le texte prévoit donc le doublement des peines de prison pour homosexualité mais aussi des amendes pouvant aller jusqu'à 10 millions de francs CFA, soit plus de 15000 €. contre 2000 € jusqu'à présent.
Elle punit aussi la promotion et le financement de l'homosexualité. Alors au Sénégal, l'homosexualité est considérée comme une déviance. Les personnes homosexuelles ou soupçonnées de l'être sont discriminées.
Des agressions homophobes d'ailleurs se multiplient. Le sujet a pris de l'ampleur au mois de février quand 12 Sénégalais ont été arrêtés pour association de malfaiteurs, acte contre nature, transmission volontaire du VIH SIDA par rapport sexuel non protégé et mise en danger de la vie d'autrui. Parmi eux, deux personnalités très connues, un chanteur et un animateur télé et radio.
Le haut commissaire de l'ONU au droits de l'homme dénonce une loi qui bafoue les droits humains. Les collectifs de soutien aux personnes LGBT dénonce quant à elle l'amalgame entre homosexualité et séropositivité et craignent un recul de la lutte contre le VIH si les patients décident de ne plus aller chercher leurs médicaments par peur d'être arrêté. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Recap.
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Marine Tondelier