Meeting à Quimper du 16 Janvier | Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour la Bretagne je vous rassure notre ambition n'est pas ce soir de concurrencer le festival de l'Orient ni les vieilles charru ni celui de cornoil ou du bout du monde mais ce soir je suis venu malgré tout vous parler d'ambition notre ambition notre ambition commune celle qui nous porte depuis le début alors je suis heureux ce soir de me retrouver à quimpère avec nombre de mes amis bretons je me souviens de la visite faite il y a un peu plus d'un an j'étais alors ministre à HERG gabéic à pleébin cher Richard chez toi le calva mais aussi nos rencontres économiques et un an plus tard aujourd'hui je suis avec vous porteur d'autres responsabilités que je mesure chaque jour un peu plus celle de porter ce mouvement collectif cette volonté d'aller de l'avant de réveiller les uns et les autres et oui je suis heureux ce soir d'être ici dans ces terir d'ambition et d'aventuriers d'ambition d'abord pour les Bretons eux-mêmes bien sûr d'abord une ambition pour inventer l'avenir c'est un territoire d'aventuriers de découvreurs d'explorateurs de héros sportifs contemporains et un territoire qui ne cesse d'innover je l'ai vu à plusieurs reprises à Ren là aussi comme ministre puis plus récemment à l'anion il y a plusieurs mois et nous l'avons vu toute la journée ensemble quel qu'en soi les secteur de l'agriculture au quart en passant par bien d'autres l'innovation est au cœur de cette terre cette volonté d'inventer l'avenir de regarder devant votre ambition est aussi vouée à enrichir chaque jour ce que vous êtes à préserver votre singularité vos atouts votre identité parce qu'un breton au fond c'est un enraciné je pense aux langues de Bretagne qui sont une formidable richesse on n'ose plus dire les langues chez certains ce sont des langues du Galot au breton je viens d'une terre qui porte avec fierté le Picard et le JETI mais cette langue ces langues qui sont les vôtres c'est votre richesse et elle justifie pleinement que leur enseignement leur transmission soit accompagné et encouragé et nous devons toutes et tous nous y engager mais votre force surtout c'est que l'ambition que vous portez elle dépasse largement qu'un paère elle dépasse largement le Finistère elle dépasse largement la Bretagne c'est une ambition pour le pays entier que vous portez et ici le long de l'extrême frontière de notre belle France continue de battre avec puissance le cœur vibrant de notre pays cette ambition bretonne c'est celle qui vise d'abord à protéger le pays tout entier car la présence de nos forces de dissuasion nucléaire en presquil de cuson mais aussi la présence à travers la région de presque tous nos corps d'armées c'est le témoignage de cette vocation du territoire breton de cette ambition bretonne je veux ici saluer un ami nagerre collègue grand ministre de la Défense grand président de la Région Bretagne jean-y ledriant qui porte aujourd'hui cette tâche et il a encore récemment à travers un discours fort sur la cyberdéfense dessiner la vocation nouvelle de ce territoire et de nos ambitions communes et en disant cela aussi comment ne pas penser à l'île de Saint comment ne pas penser à ce trèfond de notre histoire au fait que cette petite île qu quand on la regarde sur la carte paraî si innocente pour certains qui ne connaissent pas notre histoire si insignifiante certains qui ont oublié qu'au moment où le pays doutait de lui-même se penser défit 128 pêcheurs ont décidé de ne rien abandonner 128 péch on décidé de résister comment ne pas se souvenir quand on parle de cette vocation bretonne de porter la fierté française de cette ambition française d'ici comment ne pas se souvenir de cette scène le général de Gaulle passant en revue les premiers résistants cette poignée de femmes et d'hommes un peu fous disaent alors quelquesuns qui était auprès de Lui voyant les uns et les autres se succéder et tant de cénant décliner leur identité et le lieu d'origine s'exclamer mais l'île de sain c'est donc le quart de la France comment ne pas se souvenir qu'en 1940 une majorité de députés venant de cette terre a voté contre les pleins pouvoirs à Pétin c'est aussi alors cette ambition qui vous dépasse c'est la clé de votre identité une identité ouverte que je voudrais pour la France entière car vous pouvez être tout à la fois profondément breton puissemment français et sincèrement européens c'est cela votre identité sans que jamais l'un de ces termes soit exclusif l'un de l'autre sans que jamais ces sentiments ne s'opposent sans que jamais ils ne viennent s'annuler ou s'opposer les uns aux autres voilà pourquoi je suis venu partager votre ambition notre ambition parce que je crois que l'ambition finistérienne l'ambition bretonne elle est d'abord et avant tout une ambition française une ambition pour faire réussir notre pays pour défendre ses valeurs pour préserver ce qu'il est avant tout aujourd'hui au cœur de notre défi alors au fond pourquoi vous parlez d'ambition aujourd'hui simplement parce que notre pays en a terriblement besoin l'ambition n'est pas un Vilin mot quelque chose dont on devrait avoir honte l'ambition c'est ce qui permet de tirer le meilleur de chacune et chacun c'est ce qui permet de retrouver sa fierté c'est ce qui permet à celui qui est armé pour la vie prêt à prendre tous les risques de réussir encore davantage mais c'est ce qui permet aussi à celui qui n'a rien de créer sa propre vie de construire son destin de trouver sa place l'ambition c'est aussi ce qui a permis à notre mouvement d'éclore notre ambition ce soir mes amis l'ambition d'en marche l'ambition de celles et ceux qui veulent faire avancer le pays il y a une dizaine de mois nous partions de rien nous sommes parvenus à réunir plus de 140000 personnes sous la même manère progressiste et elle est là ce soir àimpè et le succès de notre mouvement en Bretagne en est d'ailleurs la preuve je veux saluer en particulier les maires et les élus breton qui m'ont d'ors et déjà apporté leur parrainage et qui sont ici présents mais aussi Olivier Allin vice-président de la Région Bretagne à l'agriculture qui m'a accompagné encore une fois aujourd'hui Pierre carleskine que vous venez de voir et qui a introduit ce meeting chargé de la mer et de la pêche à la région mes deux amis Corine herel Jean-Pierre leroc au sein d'en mararche qui porte aussi les couleur de la Bretagne et bien sûr Richard Ferrand je dois dire que quand je me suis demandé à qui confia la responsabilité du secrétariat général d' marche l'idée de m'en remettre à un Breton futil d'adoption n'était pas le moindre des critères c'est un déterminé comme mes trois amis que je viens d'évoquer indéterminé de la première heure qui sait prendre les risques la mer et aller au large c'était donc à lui que revenait cette mission le jour où j'ai quitté mon ministère j'ai cité non pas un breton mais un méridional pagol qui avait une jolie formule pour cette terre qui aime la mer les risques comme vous il disait si on veut prendre la mer sans prendre sans prendre avec les risques mieux vaut acheter une île qu'un bateau c'est une terre de mer mais aussi une terre de marin nous nous avons pris la mer le bateau est chaque jour plus grand et nous irons au bout de cette odyssée et l'ambition qui est la nôtre elle correspond parfaitement à ce qui est l'histoire même de quimpère quimpère ça veut dire confluent en et oui nous sommes une terre de confluence et bien nous nous sommes un mouvement de confluence alors j'en entends beaucoup en ce moment qui se posent des questions il disent il y a des ralliments chaque jour c'est une drôle d'affaire estce que ça devient le Parti socialiste je vous rassure hier les mêmes socialistes disaient est-ce que c'est pas en train de devenir la droite quand le bébé commence à prendre forme il trouve beaucoup de perputatif c'est une confluence il y a des socialistes des radicaux des écologistes des modemes des UD des républicains des femmes et des hommes de la société civile vibrante qui s'était détourné de la vie politique c'est tout cela en marche cette Confluence qui a été porté je neoublierai jamais par des engagés et des courageux dès la première heure et donc oui notre quille c'est cette Confluence elle ne gittera ni d'un côté ni de l'autre elle aura toujours une boussole elle aura toujours une boussole l'intérêt général un projet pour le pays et pas pour une partie ou une clientèle c'est comme ça que nous irons au bout parce que ce mouvement parce que le projet que je porte c'est une ambition c'est notre ambition pour le progrès en France alors oui nous aurons dans les semaines à venir d'autres ralliments je l'espère de plus en plus mais les ralliments que nous devons chercher mes amis ce sont les ralliments de chacune et chacun des Français ce que je guettete chaque matin ça n'est pas le ralliment d'un tel ou d'un tel qui fascine le microcosme parisien et journalistique parce que celui-là à la fin il ne comptera pas d'avantage que le travail de sentimier que nous faisons depuis le premier jour que cette lutte sur le terrain que chacune et chacun d'entre vous conduit parce qu'à la fin du jour à la fin de cette bataille c'est une majorité de Françaises et de français que nous aurons rallié pour la victoire alors l'ambition d'en marche c'est de répondre au vrais problèmes et de parler des vrais sujets notre ambition c'est dans un monde de risque de transformation profonde d'apporter les sécurités individuelles les nouvelles protections sans lesquels les uns et les autres hésitent à prendre le large reste parfois à l'abri doute ou ont peur du changement le projet que nous portons c'est un projet progressiste parce qu'il vise à inventer ces sécurités nouvelles à reconstruire non pas un projet d'égalité pour tous s toutes parce que c'est un projet onirique ce serait une promesse mensongère mais un projet pour que l'égalité des possibles se fasse en acte nous sommes toutes et tous différents il y a des gens plus doués que d'autres il y en a qui sont plus travailleurs que d'autres il y en a qui auront plus de chance que d'autres mais ce qui est insupportable c'est que un mérite équivalent parce qu'on est né dans une famille dans un quartier sur un territoire plus retranché que les autres on ne puisse pas exprimer ses talents de la même façon c'est cela le projet qui est le nôtre l'ambition qui est la nôtre c'est cette ambition de justice sociale cette ambition première que je veux pour le pays alors elle se traduit comment concrètement par une ambition pour la santé je l'ai déjà dit et redit et je le répèterai chaque jour de cette campagne nous serons demain dans un centre important de la région qui rééduque répare des vies j'ai passé beaucoup de temps avec nos concitoyens qui soignent et qui s'occupent des uns et des autres il n'y a pas de risque qui peut être pris il n'y a pas de société qui peut se transformer si on ne prévient et ne protège face aux aléas de la vie pour la santé je veux une meilleure prévention pour ce faire je me suis engagé à ce que dans toutes les études de médecine d'infirmiers et d'infirmière de kinésie thérapie de dentist il y ait au moins 3 mois dédiés à la prévention les jeunes étudiants iront dans les écoles dans les maisons de retraite dans les endroits les plus défavorisés pour faire de la prévention c'est l'économie la plus efficace c'est ce qui est essentiel pour notre société parce que ce projet pour la santé est un projet d'ambition je veux aussi que nous puissions couvrir 100 % des dépenses liées aux lunettes aux prothèses dentaire et aux prothèses auditives pourquoi parce que c'est prévenir des risques plus graves parce que c'est là aussi une vraie justice économique et sociale parce qu'un jeune qui ne peut pas lire au tableau sous prétexte qu'il n'est pas corrigé c'est un jeune qui n'apprend pas parce que un chômeur qui ne peut pas soigner ses dents sous prétexte que c'est mal remboursé c'est un demandeur d'emploi qui n'est pas embauché parce qu'une personne âgée qui n'entend pas et qui ne peut pas s'équiper c'est une personne qui s'enferme dans la dépendance plus rapidement dans la sinéité et l'isolement ce projet pour la santé c'est celui par lequel aussi je veux porter une réforme profonde de l'accès aux soins avec une généralisation des maisons de santé pluridisciplinaires des maisons de suite pour les soins afin de sortir plus vite de l'hôpital et une réforme juste en profondeur de l'hôpital par une tarification plus adaptée par une réorganisation responsable qui permettent de combler les déserts médicaux et en même temps de poursuivre les nécessaires économies sans réduire en rien l'accès aux soins cette ambition pour la santé j'y suis revenu il y a quelques semaines chez nos amis àever beaucoup plus en détail c'est une ambition de justice raisonnable puisque nous ferons des économies mais ambitieuse parce qu'on ne construira pas l'entrée dans le 21e siècle en déremboursant des soins utiles en supprimant des fonctionnaires de la fonction publique hospitalière parce que le projet respectable qui est porté par les conservateurs de notre pays c'est un projet qui est à la fois inefficace les dérembboursements de petits soins comme on nous l'a expliqué je dois vous confesser ici que je n'ai toujours pas compris ce qui était un petit soin on a parfois croisé des petits Rumes qui pouvaient devenir des Rumes graves en tout cas c'estes dérboursements ils conduiront à des risques plus graves ils conduiront à ne pas traiter certaines petites pathologies précipitant vers des maladies plus graves et se faisant plus coûteuse le coût à la fin je vous le parie sera plus important mais c'est aussi un projet injuste si les petits soins sont déremboursés les plus fortunés d'entre nous se soigneront toujours autant les plus modestes auront la couverture maladie universelle mais les classes moyennes elles n'auront rien ce seront les victimes de ce projet mon ambition c'est aussi d'agir pour l'école lorsqu'on porte un projet progressiste on porte un projet pour que partout comme je le disais quel que soit l'endroit d'où l'on vient on puisse réussir c'est cela la mission de l'école de la République et on le sa c'est cela ce qui il y a un siècle dans nos campagnes a permis à des fils et des filles de paysans d'accéder à l'école ce qui semblait vertigineux à leurs parents moi je me souviens encore de ma grand-mère elle n'était pas de la région mais des Hautes Pyrénées me raconta son père était chef de gare et sa mère concierge que pour ses parents c'était invraisemblable qu'une fille qui plusit poursive au-delà des 14 ans ses études c'est l'école de la République qui a fait qu'un instituteur lui a fait confiance lui a dit il faut continer un pe plus loin et puis qu'un autre un professeur de philosophie qui fait partie de ma propre mémoire vous imaginez ce que c'est que la République c'est ça la République ça n'est pas un mot qu'on envoie à la figure des gens comme un CEL qui ne SLE plus la République ce sont des visages de gens engagés qui transformment des vies moi ma vie mes souvenirs ils sont fait des souvenir d'enfance de ma grand-mère et de ce professeur de philosophie que je n'ai jamais vu mais dont j'ai l'impression de connaître le visage parce qu'il lui a fait lire Paul Valéri un jour et qu'il a dit à ma grand-mère au début de ce siècle à bannière de bigor il faut que vous alliez suivre des études pour devenir institutrice à Toulouse puis après la vie fait son œuvre ma famille a poursuivi son chemin je suis devant vous aujourd'hui mais il y a une chose ça n'aurait jamais été possible sans l'école de la République alors cette école aujourd'hui elle trahit ses promesses elle reproduit bien davantage qu'il y a 20 ans les inégalités moi j'ai fait une école à qui reproche beaucoup de choses l'ENA alors il y a des gens qui choisissent face à ce fléo de faire oublier qu'ils ont fait l'enat et de dire qu'il faut le supprimer moi je pense que c'est toujours compliqué d'aller devant les gens de dire j'ai un projet pour le pays en expliquant qu'on se renit soi-même c'est pas un bon signal j'ai fait l'ENA enfin c'est un concours de la République je l'ai fait en travaillant j'en ai raté d'ux je vous rassure ce qui ne va pas c'est ce qu'on en fait ensuite mais l'ENA aujourd'hui et bien elle forme moins de fils d'ouvriers et de paysans qu'il y a 30 ans c'est cela notre échec notre école aujourd'hui elle fait qu'il y a 20 % de nos jeunes en CM2 qui savent imparfaitement lire écrire compter ces jeunesl bien ce sont ceux qui ne finiront pas leurs études supérieures qui auront du mal à avoir le baccalauréat qui décrocheront bien souvent avant qui auront du mal à attraper un emploi et pour qui la vie sera plus injuste que pour les autres alors mon projet pour l'école je ne vais pas vous le détailler ce soir mais il y a une mesure qui me tient à cœur c'est que dans tous les endroits de la République identifie comme difficile plus pauvre que les autres plus reculés ce qu'on appelle les zones d'éducation prioritaire et bien je veux qu'on divise par de le nombre d'élèves par classe en CP et en CE1 6000 CP 6000 CE1 c'est très pratique ce que je vous dis là parce que si on ne fait pas ça on ne peut pas former ces enfants on les laisse face aux injustice et donc il faudra là réallouer une partie des maîtres et des postes qui ont été créés ces dernières années et dispersés un peu partout et il faudra investir un peu de ce que nous économiserons en simplifiant lesépreuve du baccalauréat et en réorganisant une partie du reste de notre école je veux aussi qu'il y ait plus de temps d'enseignants devant les élèves si nous voulons réussir ce combat de la République et de l'école nous devons arrêter ce mouvement commencé il y a maintenant 10 ans qui consiste à réduire le temps d'enseignement c'est de la démagogie c'est de la défaite les enfants ont besoin d'être éduqués ils ont besoin d'enseignement [Applaudissements] et donc nous stopperons ce mouvement décennal de baisse pour repartir de l'avant en valorisant aussi les carrières d'enseignants en valorisant en particulier celles et ceux qui vont sur ces terres de bataille et ces terres de difficultés en valorisant aussi l'autonomie pédagogique la capacité à innover sur le plan pédagogique et sur le [Applaudissements] terrain l'ambition que nous portons vous l'avez compris c'est donc d'apporter ces véritable sécurité nouvelle et contemporaine sans lesquelles on ne peut pas prendre des risques c'est aussi ce cela que je porte en réformant en profondeur notre système de chômage notre système de formation continue pour qu'on puisse demain former partout en France toutes celles et ceux qui n'ont pas de qualification qui sont des chômeeurs de longue durée et qui ont besoin d'être accompagnés pour se réorienter dans leur carrière c'est [Applaudissements] indispensable l'ambition que je porte ensuite que nous portons c'est une ambition pour le travail le travail c'est une valeur fondamentale le travail c'est ce au autour de quoi nous allons rebâtir notre projet de société la capacité offerte à chacune et chacun de retrouver une [Applaudissements] place alors parce que je suis le candidat du travail je veux qu'on puisse entreprendre plus facilement dans notre pays je veux qu'on puisse créer plus facilement une activité d'indépendant de start-up qu'on puisse innover beaucoup plus simplement très concrètement en faisant quoi d'abord en faisant que les indépendants a une situation plus simple plus transparente qu'ils ne l'ont aujourd'hui c'est pour cela je supprimerai le [Applaudissements] RSI le régime social des indépendants s'il y avait une petite dizaine de personnes qui ont l'air de ne pas connaître le RSI dans cette salle le régime social des indépendants en effet par les difficultés de gestion et là je n'incrimine en rien celles et ceux qui font fonctionner ce régime et à qui je veux rendre hommage parce qu'ils ne sont pas les responsables de cette situation fait qu'aujourd'hui les délais sont trop longs les tracasseries sont incessantes et on a vu malheureusement chez les indépendant beaucoup trop de suicide ces dernières années arrivé à cause de cela je maintiendrai tous les allègements de charges qui sont liés aux indépendants tous les indépendants et profession libérale seront éligibles à tous les allègements de charges que j'ajouterai et en particulier les six points de charge en moins pour tous les salariés tous les entrepreneurs que j'ai annoncé dans mon programme il touchera aussi les indépendants [Applaudissements] mais les indépendants demain auront donc la possibilité s'il le souhaitent d'aller vers le régime général ou s'il reste dans ce régime privilégié qui est le leur et bien d'être adossé au régime général et d'avoir les mêmes modalités la même simplicité que tous les salariés de France que tous les autres Françaises et Français en terme de simplicité de rap ité de [Applaudissements] délai je veux ensuite continuer à alléger le coût du travail cela veut dire transformer le crédit d'impôt compétitivité emploi en 6 points de charge en moins jusqu'à 2,5 SMIC pour toutes les catégories d'entreprises qu'ell soit entreprise du secteur privé de l'économie sociale et solidaire ou du secteur coopératif [Applaudissements] et parce que je suis le candidat du travail je veux enfin que le travail paye mieux et donc pour se faire que les cotisations salariales payées aujourd'hui par tous les salariés soit alléger et qu'on puisse ainsi transférer une partie du financement social qui pèse aujourd'hui sur le travail sur les impôts et donc que le pouvoir d'achat de tous les travailleurs fonctionnaire secteur privé indépendant profession libérale augmente et il augmentera demain grâce à mon [Applaudissements] projet et quand je parle du travail et de notre ambition pour le travail je parle évidemment aussi de cette révolution que nous devons faire pour tous les secteurs de notre économie de l'innovation qu'on voit ici fleurir à travers la frenchtech dans toute la région que j'ai modestement accompagné mais je l'ai souvent dit la frenchtech c'est la meilleure politique publique en tant que ministre c'est ce dont j'ai été le plus fier parce que c'est quasiment aucun crédit public il n'y a aucune loi aucun décret et je n'ai à peu près rien fait la frenchtech c'est un label mis sur l'énergie qui existe dans tous les territoires et l'innovation formidable qui est là ce soir qu'on a mis simplement sous un même pavillon et un même étandard c'est donc la France qui réussit c'est cela la frenchtech et ça n'est à personne donc vous voyez je vous rassure pas plus que je crois qu' aucun politique n'a inventé l'Internet l'accès au géants de la technologie je ne suis pas l'inventeur de la frenchtech la frenchtech ce sont vos entrepreneurs c'est ce cœur vibrant [Applaudissements] et donc oui cette économie elle se transforme il y a des secteurs nouveaux qui apparaissent d'autres qui vont être profondément bousculé par la transformation énergétique et environnementale qui est la nôtre une transformation qui vient offrir des nouvelles opportunités au pays tout entier mais je veux ici vous parler tout particulièrement d'un secteur un secteur qui tire à la Bretagne tout entière qui est au cœur de son économie qui couvre 60 % de son territoire qui concerne de près ou de loin à peu près toutes les familles bretonnes je veux vous parler de l'agriculture [Applaudissements] je vais vous en parler parce que on l'oublie trop souvent parce que quand on parle de ces transformation de notre économie on oublie le rôle qu'à l'agriculture le rôle qu'à l'agriculture et l'agroalimentaire dans nos exports à on nous parle je ne vais pas ici faire de polémique sur le sujet je vous ai dit mon amitié pour jean- ledillant mais on nous parle toujours des rafales des grandes réussites et on lui doit beaucoup là-dessus de notre industrie de défense on nous parle volontiers des abus mais on oublie que notre agriculture et notre agroalimentaire c'est notre fierté à l'export c'est une vraie réussite [Applaudissements] et je vais vous dire on ne parle plus d'agriculture aujourd'hui dans nos débats publics médiatiqu qu'en parlant de la terrible misère qui est là il faut regarder en face ou en parlant de cout on en parle comme si c'était un secteur qui devait s'effondrer disparaître qu'il faut accompagner dans finalement cette déliquessence on en parle chez certains autres comme d'un cooup d'un budget qu'il faudrait supporter on en parle comme d'une espèce de cause rétrograde quand certains même pour faire plaisir ou pensant faire plaisir aux agriculteurs disent que oui faut plus du tout respecter l'environnement le climat est une affaire secondaire on va vous supprimer toutes ces normes qu'on vous a mis non tout cela n'est pas vrai [Applaudissements] l'agriculture c'est notre histoire l'agriculture c'est notre pays l'agriculture c'est un secteur économique qui exporte l'agriculture ce sont les femmes et les hommes qui nous nourrissent chaque jour au cœur de mon projet au cœur de notre ambition je veux porter cette ambition pour alimentation française on a chaque jour quand on parle de notre culture de ce qui nous fait de ce qui nous distingue d'un chinois ou d'un Américain parmi tant d'autres choses il y a ce qui nous nourrit il y a ces plats qu'on défend il y a cette gastronomie française c'est cela l'agriculture aussi c'est notre alimentation il y a l'objectif de souveraineté alimentaire que nous devons porter les agriculteurs ce sont ceux qui vous nourrissent qui nous nourrissent et qui doivent demain nourrir nos enfants l'agriculture et on le voit ici on en parlait tout à l'heure c'est aussi ce qui fait nos paysages je le dis souvent dans ces mots qu'on ne doit plus prononcer vous savez je suis un grand maladroit parfois je dis des mots qu'on ne doit pas dire alors parfois on fait des erreurs j'en ai fait en particulier en Bretagne et j'ai beaucoup d'émotions encore quand je repense à cette visite que j'ai faite il y a quelques mois chez Gad parce que j'avais blessé des gens de manière impropre et injustifié c'était une faute mais parfois dans le débat public français on ne peut même plus nommer le réel on voudrait tomber dans une espèce de de langue qui se vide de circonlocution qui évite de dire les choses au fond il y a un mot qu'on ne veut plus dire c'est le mot de paysan mais c'est un beau mot [Applaudissements] paysan estce que oui nos paysans font nos p PS ages ils font nos pays ils transforment la France et quand on arrive se posant comme je l'ai fait sur Brest tout à l'heure même quand on se pose à l'agon comme j'ai fait il y a quelques mois on voit ce travail de dentelle on voit cet entretien des paysages qui ferait les bocages qui ferait ces paysages variés multiples qui débrousse IR qui fait que notre pays n'est plus une jungle impropre ou une forêt inféconde nos paysans quand on parle d'agriculture c'est aussi de cela dont nous dont nous devons parler et puis vous pouvez le dire c'est pour eux et puis parler d'agriculture c'est parler d'un savoir-faire de tradition c'est parler d'innovation d'une transformation profonde c'est parler de qualité de produit alors oui ce soir je vous parle d'agriculture quand je vous parle de l'ambition française parce que l'agriculture en Bretagne qui est la première région agricole française comme dans tout le reste du pays c'est le cœur de notre ambition pour demain [Applaudissements] alors je le sais les années dernières ont été difficiles 2015 et 2016 ont été marqués par des crises profondes les crises de marché la crise du lait des crises sanitaires comme la grippe aviaère dans le secteur des canards à foie gras des crises climatiques aussi le gel qui a touché le vignoble bourguignon les mauvaises récoltes qui ont touché nombre de céréaliers l'impact de ces crises est particulièrement visible en Bretagne parce que comme je le disais c'est la première région agricole alors face aux crises il y a eu des réponses on a versé de l'argent on a apporté des aides elles étaient indisp mais est-ce que cela suffit non le cœur de notre réponse de notre ambition c'est de refonder un Pact profond un paact social entre les agriculteurs et la société française ce Pact social c'est un sens une vision à long terme pour l'agriculture française des agriculteurs fiers de leur travail des citoyens fiers de leur agriculture parce que comme je viens de le rappeler l'agriculture elle est au cœur de l'histoire mais aussi du projet [Applaudissements] français alors pour cela nous n'y arriverons pas simplement en augmentant des aides j'entends parfois des discours simplistes là-dessus non d'ailleurs ce n'est pas ce qui nous est en premier demandé j'étais tout à l'heure avec quelques-uns d'entre vous sur ces belles terres du Finistère àelvin près de châolin dans la famille nedéc un peu plus de 50 vaches je suis arrivé on m'a dit les difficultés du quotidien j'ai eu un chef d'exploitation formidable son fils courageux qui va reprendre le flambeau on nous a pas parlé d'aide on m'a dit une chose une chose on veut pouvoir vivre dignement de notre travail [Applaudissements] alors oui le premier pilier de ce nouveau contrat que je veux refonder entre les paysans et les Français c'est de pouvoir vivre dignement de son travail et pour cela c'est d'avoir des prix qui qui rémunère le travail des agriculteurs en [Applaudissements] France non pas des aides non mais d'avoir le juste prix pour les produits alors pour se faire il faut d'abord actter d'une chose là aussi monsieur Nedelec me l'a dit tout à l'heure moi je travaille avec à peu près les mêmes prix qu'il y a 30 ans j'ai dû faire des investissements me mettre aux normes Olivier il sait bien m'a dit à peu près la même chose le marché est plus difficile les contraintes pour produire ne sont pas les mêmes on a évidemment un droit social qui n'est pas le même et c'est bien normal mais les prix n'ont pas bougé parfois même ils ont diminué ce que je veux c'est renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs dans le respect de la législation européenne pour qu'il fasse le poids face aux industriels et au [Applaudissements] distributeurs pour cela je veux des associations d'organisations de producteurs au pouvoir renforcé elles pourront négocier avec un véritable mandat des agriculteurs des contrats cadres sur les volumes et le prix du lait leur création doit être simplifiée et encouragée et lorsqu'une association d'organisation de producteur existera l'industriel ou la centrale d'achat sera dans l'obligation de négocier directement avec [Applaudissements] elle au fond mon message aujourd'hui c'est que l'agriculture n'est pas simplement l'affaire des agriculteurs et c'est aussi un appel à la responsabilité collective doit réorganiser les filières par ses contrats et ses associations mais il faut aussi que chacune et chacun nous soyons responsabl et donc c'est un appel à la responsabilité des transformateurs pour que dans leur marge ils pensent au producteurs et distribuent de manière juste la création de richesse c'est un appel à la responsabilité de la grande distribution et en tant que ministre je suis celui qui a augmenté partout les contrôles sur les marges et le respect de la loi sur les grand distributeur et je sais aussi dire la responsabilité avec laquelle plusieurs enseignes ont su valoriser des produits du terroir ont su respecter certains producteurs pour maintenir les prix valoriser et je sais là-dessus aussi le travail que nous avons mené avec plusieurs d'entre vous il y a quelques mois sur l'étiquetage et la valorisation des produits bretons mais c'est aussi un appel à la responsabilité de tous les Français qui doivent être un peu plus que des consommateurs mais des acteurs engagés pour leur pays [Applaudissements] chacune et chacun lorsque nous consommons nous devons être vigilant valoriser là aussi les produits et donner une place au circuits court les circuits courts ne sont pas la panacée tout le monde ne peut pas y arriver mais il faut partout cela a du sens le favoriser l'aider le valoriser et donc vous le voyez pour répondre à ce problème de prix c'est cet ensemble de mesures que nous devons prendre mais au-delà le deuxième mesure que je veux prendre pour permettre de vivre dignement de son travail c'est également de continuer et d'encourager la montée en gamme c'est indispensable [Applaudissements] qu'est-ce que cela veut dire concrètement ça veut dire que les standards qui existent dans nos régions dans nombre de nos produits aujourd'hui sont des bons standard faut pas laisser dire des choses là-dessus indu ou impropre j'entends des discours qui sont souvent désobligeant pour nos agriculteurs mais il y a plusieurs mod et je ne défends pas un modèle unique il faut un modèle parfois plus intensif et dans ces CASL mieux orienté vers l'export on s'en souvient cher Richard c'est ce qu'on a fait avec dou et toutes celles et ceux qui travaillent autour de cette belle entreprise et qui en Bretagne produisent des poulets de manière intensive et les exportent vers d'autres marchés il y a aussi des modèles moins intensifs qu'il faut également privilégier et protéger à travers les circuits courts qu'il faut comme je le disait encourager mais il y a une chose qui ne marche pas c'est de ne pas répondre aux besoins des consommateurs et de son marché et donc nous devons valoriser nos produits continuer a aider à l'export mais en même temps permettre partout sur le territoire à nos paysans de monter en gamme d'améliorer la qualité d'aider à investir pour faire de meilleurs produits produire mieux produire avec des labels produire en polluant moins produire en inventant là aussi de nouveaux types de production je veux ici être très clair avec certaines et certains qui mènent des combats rétrogrades on a beaucoup trop opposé l'agriculture et l'environnement beaucoup trop dans la monté en gamme il y a l'indispensable monté en gamme pour répondre aux contraintes environnementales et là-dessus les paysans breton N aucune leçon à recevoir [Applaudissements] aucune parce que la qualité de l'eau bretonne elle est largement du au travail décennies après décennies des paysans [Applaudissements] breton mais pour permettre la montée en gamme l'innovation cette réconciliation on doit aller plus loin et je veux moi aussi mener cette transformation environnementale de notre modèle productif c'est pourquoi je lancerai un programme d'investissement d'avenir agricole sur la période 2017-2022 c'est une première cela n'a jamais été fait on parle toujours de programme d'investissement d'avenir pour les start-ups pour des secteurs qui paraisse construire la France de demain mais la France de demain c'est aussi cette transformation de La France Agricole que j'évoqué et donc cela permettra l'accès à des financements nouveaux non pas de la nouvelle dépenses publiques mais du financement d'investissement pour des projets de modernisation des exploitations ayant un impact positif sur l'environnement pour des projets de développement d'activités et de transformation de distribution qui privilégia notamment les circuits courts en privilégiant les projets [Applaudissements] coopératif parce que l'investissement est clé pour réussir cette montée en gamme partout pour accélérer la montée en gamme des produits agricoles il faut aussi permettre à nos agriculteurs de relever comme je le disais ce défi environnemental d'accélérer cette transition et cette transformation et donc c'est l'objet de ce programme que je lancerai dès le début du quinquena mais pour aller plus loin on doit également valoriser le travail pour l'environnement qui est fait par les paysans et le valoriser comme une activité en propre elle-même le rôle de l'État c'est de les accompagner parce que dans l'émission de l'agriculture du 21e siècle au-delà de tout ce que j'ai évoqué tout à l'heure il y aura aussi celle d'accompagner cette transformation environnementale et énergétique celle de produire de l'énergie par la méthanisation par la biomasse parfois par l'éolien et par des services environnementaux indispensables à nos territoires et à nos paysages pour se faire pour se faire je veux rémunérer les services environnementaux rendus par les agriculteur à hauteur de 200 millions d'euros par an à travers la création d'un système de paiement pour services [Applaudissements] environnementaux et là aussi n'est pas de la dépense en plus ce système modeste mais important c'est de la réattribution de certains mécanismes aujourd'hui qui ne tiennent pas suffisamment en compte les nécessaires investissements pour l'environnement le deè pilier le deuxème pilier ce sont les normes nous en avons bien besoin et là-dessus je crois que je n'ai pas à vous convaincre il y a trop de normes il y a des normes qui sont compliquées à appliquer et donc le projet que je veux porter en la matière il est simple premièrement revoir toutes les normes inutiles dans les 5 années à venir porter un projet de révision de tout ce qui a jusqu'alors été surtransposé pour le supprimer porter un projet de simplification normative dans le champ de l'agriculture qui est absolument [Applaudissements] indispensable deuxièmement permettre un droit à l'erreur pour pour tous les particuliers pour toutes les entreprises et en particulier pour les exploitants agricoles ce droit à l'erreur qu'est-ce que c'est c'est la possibilité quand on est contrôlé pour la première fois et qu'on a commis une infraction qui n'est pas une infraction pénale on ne met pas en cause la vie d'autrui et bien de ne pas avoir une administration qui vous sanctionne qui vous met tout de suite des pénalités mais une administration qui vous conseille qui vous [Applaudissements] corrige c'est une révolution culturelle conceptuelle profonde j'ai j'ai eu l'in sigigne honneur d'être ministre de la République j'ai vu la dignité de nos fonctionnaires et je n'ai jamais voulu tomber dans cette espèce de discours de facilité où on oppose un secteur à l'autre à combien de ministres sont venus devant vous direadministration c'est un calvaire c'est facile on veut être populaire quand on veut être démagogue on va devant des paysans et on leur dit l'administration c'est votre problème on leur dit aussi l'Europe c'est votre problème c'est faux d'abord il y a pas de mauvaise administration il y a des mauvais ministres ça c'est [Applaudissements] vrai quand vous dirigez votre exploitation agricole votre entreprise votre votre exploitation votre classe votre association que sais-je votre mairie il vous viendrait pas à l'idée de dire ils sont mauvais mais quand on dirige l'état il est bon ton de le dire non mais on s'est enfermé dans une espèce d'opposition culturelle où la dignité de l'administration et bien souvent de contrôler et de sanctionner et du coup le reste de la vie économique social se sent comme oppressé et bien ce droit à l'erreur c'est le rôle reconnu à l'administration évidemment de contrôler d'aller sur le terrain s'assurer de l'égalité républicaine en matière de norme mais partout d'accompagner les uns et les autres de les conseiller jamais de ne les sanctionner la première fois c'est fondamental en matière de norme [Applaudissements] enfin le troème pilier de cette ambition pour l'agriculture de ce pacte refondé c'est l'Europe et la Pâque ah oui il y en a beaucoup qui viennent vous expliquer que l'Europe c'est la source de tous les mots mais on était tout à l'heure avec vos représentants cher Olivier on était avec la fdsoa on était chez vous monsieur Nedelec j'étais au à Rennes il y a quelques mois on m'a pas dit on veut plus de l'Europe on m'a pas dit l'Europe c'est notre problème on m'a dit les réformes européennes qui ont été mal préparé mal pensé les dérégulations européennes les incohéren européennees c'est mon problème mais pas l'Europe en elle-même c'est très [Applaudissements] différent alors notre projet pour l'Europe c'est d'avoir moins d'interventionnisme hors sol d'avoir moins de directive dénué de sens et donc d'avoir une Europe plus concrète l'Europe ne peut fonctionner et être accepté que si elle est un moteur de progrès que si elle est synonyme de soutien que si elle se bat pour les peuples et non contre eux et ma conviction c'est qu'il est urgent de renégocier les règles de la concurrence pour que cette concurrence soit non faussée il n'est pas normal que des travailleurs détachés des pays de l'Est peuple les abattoirs allemands alors qu'ils sont payés 4 € de l'heure avant la mise en place d'un salaire minimum alors qu'ils ne sont pas soumis au mêmes règles et donc oui je mènerai à son terme une réforme de la sur le travail détaché elle est [Applaudissements] indispensable voilà pourquoi il faut défendre une harmonisation vers le haut des normes sociales et [Applaudissements] environnementales qu'est-ce que cela veut dire non pas détricoter les règles françaises comme certaines ou certains vous le promettent non pas dire on fera moins d'environnement mais dire ce qui est imposé en France doit l'être partout en Europe de la même façon avoir les mêmes contrôles [Applaudissements] et dans le même temps il faut défendre défendre nos agriculteurs à [Applaudissements] Bruxelles et je dois dire ici parce que je l'ai vu faire moi-même au gouvernement que contrairement à ce que beaucoup ont parfois dit Lefol en tant que ministre s'est battu à Bruxelles et il a fait le maximum dans le cadre de la Pâque qui avait été renégocié pour défendre les intérêts de l'agriculture française et je veux ici le défendre contre les caricatures parfois [Applaudissements] faites par contre nous avons parfois mal négocié collectivement de droite et de gauche les transitions on avait mal préparé la dérégulation on avait mal préparé la sortie des quotas on avait mal modernisé nos structures et donc oui la dérégulation européenne nous en avons été victime et c'est cela que nous devons corriger voilà pourquoi je veux dès mai 2017 dans le cadre des négociations pour la PAC 21 que la France propose la création dans le cadre du premier pilier et d'une pâack au budget préservé d'un système de subvention contr contratcyclique de garantie sur les prix ou le chiffre d'affaires c'est indispensable qu'est-ce que cela veut dire mes amis ça veut dire protéger tous les agriculteurs contre la volatilité des prix agricoles ça veut dire éviter parce que le le prix d'un seul coup bascule ou s'effondre parce qu'il y a un éternumement en Australie ou ailleurs parce que le marché chinois s'effondre parce que certains surproduisent éviter que les prix ne s'effondrent et que de ce de ce fait certaines exploitations des milliers parfois des centaines de milliers à travers l'Europe ne doivent mettre la clé sous la porte c'est éviter des suicides c'est éviter des situations profondément injustes lié non pas à une non compétitivité lié non pas au fait que ces exploitations agricoles ne peuvent pas relever les défis nouveaux mais qu'il y a une volatilité infernale des prix devenus irration c'est le devoir de l'Europe de protéger son agriculture face à cela avec des vrai mécanisme de régulation des volumes en cas de crise et puis bien sûr je veux avoir un mot pour ces travailleurs de la mer cher Pierre l'autre pilier de la Bretagne c'est la [Applaudissements] pêche la pêche elle est pourvoyeuse d'emploi de dynamisme imaginerait-on le gilvineek ou l'Orient sans leur bateau de pêche sans leur pêcheurs mais elle en dit long surtout sur les valeurs qui sont les ntres le courage la solidarité l'humilité face à la nature face aux éléments parfois nous sommes ce soir le lendemain des 13 ans du bugalet Brez et de ses victimes et je veux avoir un mot pour eux ce soir et une pensée [Applaudissements] nos pêcheurs ce sont des courageux ce sont des vaillants sont des femmes et et des hommes qui dans la nuit quitent leur famille parfois pour longtemps ah je les connais moi je suis des haut de France comme on dit maintenant c'est une autre pêche ils sont fiers ils aiment leur métier et le risque qui va avec et aussi il ne demande pas qu'on leur enlève du risque ce sont des aventuriers et des ambitieux au vrai sens du terme ces dernières années ils ont eu des bons résultats et je m'en félicite parce qu'il y a eu un pétrole moins cher parce que les efforts ont payé ah je les connais ceux qui se sont battus pour que la langoue rouge puisse revenir dans les eaux de la mer d'irroise il y en a tellement qui se sont battus sur de telles conquêtes mais ces résultats ils ne doivent pas masquer une situation qui reste préoccupante pour permettre à nos pêcheurs de vivre de leur travail nous devons impérativement améliorer la compétitivité de leurs entreprises les aider dans le renouvellement de leur outil de travail et en particulier des bateaux de pêche pour faire justement des bateaux de pêche plus propres mieux adaptés plus économe c'est cela qu'il demande et il faut donc adapter nos dispositifs nationaux et européens pour se faire cela implique aussi de rendre la politique européenne et ça fait partie du combat que je mènerai pour la politique européenne en la matière plus souple ça veut dire avoir des stocks des quotas qui sont adaptés à la réalité du terrain ne pas avoir les mêmes quotas partout et pour tout le monde parce que quand les stocks existent on peut réautoriser certaines pêches mais aussi des perspectives car nous devons désormais nous organiser selon des quotas pluriannuels qui permettront aux pêcheurs de voir où ils vont et de cesser sans mauvais jeu de mot de naviguer à vue [Applaudissements] voilà l'ambition mes amis que je veux porter pour notre agriculture alors je pourrais vous parler de bien d'autres de nos ambitions et un dernier mot pour notre ambition européenne parce que oui que nous devons avoir cette ambition de progrès celle qui réconcilie la liberté et la protection elle est au cœur de notre ambition européenne ils sont trop nombreux ceux qui l'ont oublié on a laissé le doute s'installer moi je sais que je suis ici dans des terres toute particulière c'est pour ça que je les aime dans des terres l'engagement associatif le militantisme laïque la démocratie chrétienne on su se tresser se réconcilier et dans cette terr depuis le début on est fier de la Bretagne on aime la République parfois plus que partout et là-dessus beaucoup se sont trompés ah les Bretons peuvent se cabrer contre l'État je le sais mais jamais ils ne le font contre la République [Applaudissements] mais ici on aime l'Europe plus que tout [Musique] ici parce que sans la Bretagne sans les Grandes Terres de l'Ouest l'Europe ne serait pas là sans les Grandes Terres de l'Ouest la France aurait dit non à l'euro je ne l'oublierai jamais alors cette Europe je la défendrai avec vous j'ai porté notre projet européen la semaine dernière à Berlin c'est un projet pour relancer l'Europe c'est un projet où la France doit prendre ses responsabilités mener ses réformes mener avec courage ce qu'elle doit faire pour elle mais en même temps nous allons demander à l'Europe plus d'investissement plus d'intégration à quelques-uns et relancer en Europe une souveraineté nouvelle une souveraineté pour protéger nos concitoyens face au risques du monde le terrorisme l'immigration la transformation numérique les attaques contre re alimentation l'Europe c'est un projet d'ambition et de souveraineté l'Europe ne l'oubliez jamais ce sont nos valeurs portées dans le monde et en même temps ce qui nous protège c'est cela l'Europe c'est notre projet et nous le porterons [Applaudissements] [Applaudissements] [Applaudissements] mes amis je le dis souvent nous sommes les seuls à porter le projet européen et donc nous le avec [Applaudissements] fierté et je veux dire ce soir à Monsieur Trump qui depuis l'autre côté de notre océan depuis l'autre côté de notre océan devrait avoir un peu plus d'humilité monsieur Trump l'Américain n'oubliez jamais que si vous êtes une nation libre c'est parce que des ambitieux sont partis de ces terres avec l'amour de la liberté avec le même rêve le rêve français le rêve européen [Applaudissements] n'oubliez jamais ce que vous nous devez la liberté votre existence monsieur Trump regardez votre histoire c'est celle de la faillette c'est la [Applaudissements] nôtre parce que de la même façon monsieur Trump je regarde notre histoire je sais les jeunes Américains qui n'avait jamais connu l'Europe qui n'avait jamais connu la France et qui sont venus mourir chez nous sur nos plages sur nos terres je sais ces jeunes Américains je sais c'est C américains qui ont cru dans l'Europe avant même les Européens ces Américains qui nous ont aimé au moment où nous doutions les marchals et tant d'autres alors oui je vous le dis ce soir le destin le destin de la France c'est un destin européen le destin de la France et de l'Europe c'est aussi le destin américain cela personne ne peut le trahir voilà mes amis voilà mes amis ce que je voulais vous dire ce soir question à posé et je répondrai à toutes les questions après monsieur cher ami vous viendrez après on viendra vous amener après mon meeting et je répondrai à toutes les questions sinon quel est le sens d'une démocratie où je ne répondrai qu'à une question parmi plus de [Applaudissements] 2000 voilà mes amis j'aurais pu vous parler des heures de nos ambitions de notre ambition pour la France j'aurais vous pu vous parler de l'ambition cher Monsieur salin de votre grand-père dont vous me parliez tout à l'heure quand il a quitté les terres bretonnes pour aller conquérir l'Amérique et vous permettre aujourd'hui d'aller à la conquête avec la prochaine génération de de nouveau marcher j'aurais pu vous parler de l'ambition de tant et tant de Bretons fi de même de ce qu'ils sont de ce que cette terre porte et que nous lui devons parce que la Bretagne est une terre qui ose parce que la Bretagne est une terre ambitieuse notre ambition c'est le projet pour le pays que nous portons l'ambition elle est avant tout celle de vre engagement au quotidien et oui cher monsieur vous le disiez l'engagement sur lequel je compte c'est aussi celui des territoires tout ne se fera plus d'en haut l'engagement que je porte et l'ambition que je porte c'est aussi une ambition citoyenne et des territoires et ça n'est pas [Applaudissements] innocent je viens ici sur ces terres bretonne à qu'impère là où le général de Gaulle fit son dernier grand discours celui sur la décentralisation parce que cette ambition que je porte c'est aussi une ambition de redonner le pouvoir au territoir de redonner le pouvoir aux régions cette ambition que je porte parce que c'est la vôtre c'est une ambition de redonner le pouvoir à chacune et chacun aux citoyens au territoires aux élus je vous le dis cette révolution en marche que nous portons depuis tant de mois et que nous allons porter jusqu'au bout c'est un projet d'ambition mais c'est un projet qui est le nôtre mes amis ce que je propose n'étant rien facile n'étant rien innocent ça n'est pas traiter des clientèles ça n'est pas faire plaisir à quelques-uns ce projet c'est le vôtre parce qu'à chaque instant je vous demanderai avec moi de le porter de le réinventer mais une fois que nous aurons pris le pouvoir ce sera pour moi pour vous le rendre parce que oui mes amis j'ai besoin dans les 100 jours qui viennent de votre énergie pour porter ce projet d'ambition partout parce que j'ai besoin partout de votre Foug de votre engagement parce que j'aurais besoin demain de l'énergie des territoires de la Bretagne de l'énergie des élus des associations des citoyens parce que cette ambition c'est la nôtre alors ensemble je vous en fais le serment nous irons jusqu'au [Applaudissements] bout BR braise vive la Bretagne vive la République vive la France [Applaudissements] merci à [Applaudissements] vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous merci à vous [Musique] kavau et avchal merci à vous merci beaucoup hein
Emmanuel Macron