Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Quand on est mère, on est responsable de tout. La responsabilité, la mienne en tout cas, désormais, elle est totale. Ils sont plus de 700 parents à avoir signer cette lettre envoyée ce dimanche 29 mars au tout nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire.
Ce sont des parents des 7e et 15e arrondissement de Paris qui ont identifié six écoles où il y a eu selon eux des dysfonctionnements graves. Je prendrai le temps nécessaire pour évidemment écouter toutes les doléances, les observations. Et ses parents, ils demandent plusieurs mesures d'urgence.
D'abord, il demande des sanctions individuelles contre celles et ceux qui selon eux n'ont pas pris les bonnes décisions au sein de la mairie de Paris et cela à tous les échelons de la décision. Il demande aussi un audit indépendant par un cabinet externe à la mairie de Paris pour comprendre en fait comment on a pu en arriver là, comprendre déjà comment fonctionne le recrutement de ces animateurs, comprendre aussi comment sont traités les signalements. J'ai déjà dit dans la campagne que je souhaitais être accompagné par un conseil extérieur qui non seulement aura la vocation à nous aider à stabiliser et à faire l'évaluation de ce qui a dysfonctionné, mais également de suivre dans la durée la bonne application des procédures.
Je considère que dans l'exercice de remettre tout à plat, il faut remettre des capacités managériales qui soient entre guillemets à l'abri de l'histoire qui a permis à ces situations de se développer. Et donc il y aura des décisions de changement managérial et cetera à tous les niveaux mais il faut le faire avec entre guillemets méthodes. Ces parents ce qu'ils veulent comprendre notamment c'est comment des animateurs visés par des accusations ont pu pourtant être déplacés d'une école à l'autre sans être suspendu.
Normalement c'est impossible depuis le mois de novembre avec des directives données par la mairie de Paris à tous ces agents. Mais d'après ses parents, ces directives, elles ne sont pas appliquées. La preuve disent-il, cet animateur qui a été visé par des signalements dans le 7e arrondissement de Paris puis déplacé dans le 15e arrondissement où il est désormais accusé de violence sexuelle sur plusieurs enfants.
Il n'a jamais été déplacé après une suspicion pas de violence sexuelle. Mais il crié sur Oui, mais crier sur un enfant, pardon, mais ça nous arrive tous. les adultes qui dans l'encadrement des enfants font exercice d'une forme d'autorité.
Heureusement que ça existe dans le pays. Mais je veux rassurer les parents. À aucun moment qui serait suspecté de violence sexuelles ne fait pas l'objet d'une suspension immédiate.
Un pédocriminel ne le met pas sur son CV et un pédo criminel avant de passer à l'acte, il ne l'est pas. C'est une difficulté dans laquelle se trouvent tous les organisations qui accueillent les enfants. On ne peut pas partir du principe que tout adulte qui travaille auprès des enfants est un pédocriminel.
On doit juste prévoir les procédures pour faire en sorte de démasquer, de condamner et de suivre dans la durée ceux qui peuvent être suspectés de l' réforme. J'ai dit, il y en a de deux types. Des décisions immédiates qui interviendront dans les tout prochains jours et des mesures un peu plus longues parce que qui dépendent beaucoup de l'organisation générale notamment de la semaine scolaire.
C'est valable à Paris. Mais c'est valable, je le redis, dans toutes les communes de France.
Olivia Grégoire