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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 24 septembre 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

Taxe Zucman : mobilisation des patrons le 13 octobre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quel mot mettez-vous sur cette initiative de meeting patronal le 13 octobre ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous entendez ce débat sur le partage de la richesse ?

  • 4:01OuverteRéponse partielle

    Comment le monde économique peut se positionner par rapport au partage de la richesse ?

  • 6:01RelanceÉludée

    Vous tournez la page de ce débat sur la taxe Zucman ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Quand vous voyez l'Afep sortir du silence, est-ce une rupture ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous attendez de ce grand meeting du 13 octobre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01V.CalmelsChiffre
    « Les entreprises, par rapport à nos voisins, sont plus taxées en France. »
  • 2:01V.CalmelsChiffre
    « On est le pays qui diminue le plus les inégalités par un système redistributif. »
  • 4:01V.CalmelsFait
    « On n'est pas aux 35 heures, on travaille beaucoup plus. »
  • 6:01V.CalmelsFait
    « Une entreprise peut être valorisée énormément un jour et beaucoup moins le lendemain. »
  • 8:01V.CalmelsChiffre
    « L'année dernière, il y avait déjà une louche de 15 milliards supplémentaires qui s'est faite sur le dos des entreprises. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Appelez le 0 800 05 06 07. ... - C.Roux: Bonsoir.

Bienvenue dans "C dans l'air". C'était une colère sourde, cela ressemble désormais à une contre-attaque. Les chefs d'entreprise refusent de voir encore augmenter le taux de prélèvements obligatoires en France et s'alarment du débat autour de la taxe Zucman.

Jusqu'où peut aller cette révolte du patronat? Nous en parlons ce soir avec V.Calmels.

Vous êtes cheffe d'entreprise, présidente du réseau d'entrepreneurs CroissancePlus. Vous avez été vice-présidente des Républicains. On a la date.

P.Martin a annoncé la tenue d'un meeting patronal le 13 octobre. C'est un coup de colère, une contre-attaque.

Quel mot mettez-vous sur cette initiative? - V.Calmels: La volonté de rétablir de la justice.

On parle de justice sociale, justice fiscale, mais on a aussi envie, nous, les personnes qui créons de la richesse dans ce pays...

Les entrepreneurs, les artisans, les agriculteurs, les patrons de PME, ce sont eux qui financent et contribuent massivement à financer le modèle social français. On prend plus que notre part. On paye massivement des impôts.

Les entreprises, par rapport à nos voisins, sont plus taxées en France. Les ménages le sont aussi, mais un peu moins que nos voisins. On est les premiers à contribuer au modèle Social.

Aujourd'hui, tout est inversé. On est en train de nous faire croire que l'on serait les profiteurs du système. Bravo, la gauche.

Bravo à ceux qui ont réussi ce tour de passe-passe magique. On est passés d'un problème de dette au fait qu'il fallait baisser la dépense publique, mieux gérer l'argent public et, finalement, ce sont les entreprises, le problème. Et si on les taxait davantage! - C.Roux: C'est ce que dit P.Martin.

CroissancePlus participera à cette journée...

C'est un meeting? - V.Calmels: Ca va ressembler à une grande réunion où plusieurs personnes d'horizons très différents vont pouvoir s'exprimer et prendre la parole, rappeler ce qu'est la finalité.

Notre pays a évolué. Avant, les jeunes voulaient être fonctionnaires. Aujourd'hui, les jeunes veulent être entrepreneurs parce que c'est un magnifique métier.

Attention, vous ne gagnez pas forcément d'argent. Il faut créer de la richesse, prendre des risques, investir, manager, ne pas compter son temps de travail. On n'est pas aux 35 heures, on travaille beaucoup plus.

On veut rétablir la réalité des faits. Je n'aime pas trop les débats "les patrons en colère". C'est le monde économique en général.

Derrière les patrons, il y a des salariés des entreprises qui contribuent à créer de la richesse et payent des impôts. Ils en payent beaucoup en France. - C.Roux: Est-ce que vous entendez ce débat, qui n'est pas que franco-français, sur le partage de la richesse? - V.Calmels: Oui. - C.Roux: Comment le monde économique peut se positionner par rapport à cela?

On va citer B.Arnault, qui parlait de la taxe Zucman, disant: "C'est une offensive mortelle pour l'économie". Vous êtes prêts à ouvrir le débat sur le partage de la richesse mais pas la taxe Zucman. - V.Calmels: On va arrêter de tomber dans ce piège et de parler de ça.

Ca ne repose pas sur des choses très tangibles. Tout le monde a compris qu'une société non cotée serait difficile à valoriser. - C.Roux: Vous tournez la page de ce départ? - V.Calmels: J'espère que tout le monde a compris qu'il n'avait pas de sens.

J'espère que le Premier ministre ne retiendra pas cette taxe. Sa mise en oeuvre poserait des problèmes. Une entreprise peut être valorisée énormément un jour et beaucoup moins le lendemain.

Ca n'a pas de sens. L'idée du partage de la valeur, chez CroissancePlus, les entrepreneurs y sont très attachés. Le pacte Dutreil, on y est attachés.

On ne voudrait pas que le pacte Dutreil soit attaqué. C'est important d'avoir de la justice fiscale et ce partage de la valeur. Il y a trop de contrevérités.

Quand on fait croire que les riches ne payent pas d'impôts, ou n'en paient pas assez alors qu'on est le pays qui diminue le plus les inégalités par un système redistributif...

Il faut au contraire qu'on aborde le vrai problème et qu'on arrête de l'occulter, c'est le poids de la dépense publique. L'Etat gère mal. - C.Roux: Quand vous voyez que l'Afep, qui réunit les grandes valorisations du CAC 40, est sortie du silence pour estimer que le total des prélèvements obligatoires des plus grands groupes français pourraient atteindre 95 milliards d'euros cette année.

Habituellement, ce genre de prise de parole est assez rare. Il y a une rupture aujourd'hui entre le patronat, le monde politique...

On a l'impression que tous ces acteurs sont là pour peser sur les négociations en cours entre le Premier ministre et les forces politiques. C'est ça qui se passe? - V.Calmels: Oui.

On a le sentiment que ces discours étaient tenus par l'extrême gauche initialement. On a toujours entendu qu'il fallait taxer plus les entreprises. Ca venait de l'extrême gauche.

Il y a une sorte de "LFIsation" du Parti socialiste. Où est le Parti socialiste de F.Hollande qui a fait les loi El Khomri?

Le PS s'est éloigné de la social-démocratie. Le RN parlait hier d'une taxe sur la richesse financière. Qu'est-ce qu'ils mettent dedans?

Les assurances-vie, qui sont souvent l'endroit où les gens ont travaillé toute leur vie, ont envie de sécuriser leurs économies pour transmettre à leurs enfants? Cette LFIsation de la société nous fait peur. On est très loin des mécanismes économiques normaux.

Il faut que chacun sait prenne sa part et on la prend largement. On est le pays qui taxe le plus. Il y a une limite. - C.Roux: Vous avez atteint la limite? - V.Calmels: L'année dernière, il y avait déjà une louche de 15 milliards supplémentaires qui s'est faite sur le dos des entreprises. - C.Roux: On entend aussi que les aides aux entreprises ont atteint des montants astronomiques.

Qu'il faudrait reconsidérer ce sujet. - V.Calmels: Je suis prête à ouvrir ce débat.

Quand on est entrepreneur, on ne veut pas des aides. On veut simplement un régime fiscal qui nous met en situation de compétitivité par rapport aux autres pays. Supprimons toutes les aides si on revient à un taux de prélèvements obligatoires qui soit le même que dans les autres pays. - C.Roux: Je voulais qu'on écoute F.Ruffin.

L'un des arguments de ce débat, c'est de dire que si on taxe davantage les entreprises, si on taxe les riches, le risque est l'exil fiscal. - F.Ruffin: Ceux qui menacent en permanence de fuir, de partir...

Oui, il faut une mesure contraignante, pourquoi pas une privation des droits civiques. On est dans le choix qu'ils font de ne pas appartenir à la communauté nationale. - Geler leurs avoirs? - F.Ruffin: Tout à fait. - C.Roux: Geler les avoirs de ceux qui quitteraient le territoire car il y aurait trop d'impôts? - V.Calmels: On parle de combien de personnes?

Je pense qu'il ne faut pas revenir sur la propriété ni la liberté, qui sont des fondements de notre Constitution. Je pense que ces débats sont lunaires. Néanmoins, on change le débat.

Le vrai problème, monsieur Ruffin passe à côté. Qu'il y ait des très riches qui, un jour, décident de partir une fois qu'ils ont fait fortune...

Notre problème n'est pas là. On a toute une jeunesse qui veut entreprendre. Quel est le signal qu'on envoie à ces gens?

Attention, si vous créez votre entreprise, si un jour, vous avez une valorisation de votre entreprise, on va vous retomber dessus fiscalement. Plein de jeunes peuvent quitter le territoire sans avoir de richesse, et entreprendre ailleurs. C'est une perte pour le pays.

Il faut que nos compatriotes comprennent que ces gens-là financent le modèle social auquel ils sont attachés. Si on les perd, le modèle social ne pourra plus être financé. - C.Roux: Qu'est-ce que vous attendez de ce grand meeting du 13 octobre?

Peser sur le débat, rétablir des vérités. - V.Calmels: Remettre l'église au milieu du village.

Rappeler que les acteurs économiques sont là d'abord et avant tout pour créer de la valeur qui profite à tous. - C.Roux: Est-ce aussi en direction du politique? - V.Calmels: Bien sûr.

Le Premier ministre recevait les organisations patronales et syndicales mais il ne les reçoit pas toutes. Le Medef et la CPME sont reçus. Toutes les organisations ne sont pas toujours entendues.

On représente un collectif d'entrepreneurs, ça s'appelle CroissancePlus car on est attachés à la croissance de nos entreprises. Aujourd'hui, ça m'inquiète quand mes adhérents disent "on n'investit plus", 47 % disent "on n'embauche plus". On a un sujet d'emploi et de travail.

J'ai plus envie qu'on parle de ça. Comment travailler davantage tout au long de sa vie, comment on lutte contre le chômage des jeunes,