Gérald Darmanin : «On peut légitimement se dire qu’on aurait pu faire les choses autrement»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le ministre Mathieu de Vest pour ces news vous demandez de réexaminer 70000 plaintes qui touchent les enfants en un peu plus d'un mois. Est-ce vraiment possible sans saturer encore plus les parquets ? Mais c'est des pressures qui sont ouvertes.
Donc les parquets euh sont en train de s'en occuper puisque tout le monde, en tout cas tout le monde, les échanges que j'ai eu ce matin avec les procureurs généraux où je m'inquiétais légitimement de savoir si euh mes instructions étaient suivies, ils m'ont répondu monsieur le président de la conférence des procureurs généraux que j'ai eu d'ailleurs hier au téléphone comme monsieur le président de la conférence des procureurs de la République et les procureurs géraux, on a eu un long échange hein, quasiment 3h. Ils m'ont répondu que ne vous inquiétez pas monsieur le ministre, nous avons parfaitement conscience de vos consignes et nous les appliquons. Donc puisqu'on s'en occupe déjà, je demande juste de et c'est normal de revérifier.
J'ai dit au monsieur mesdames et messieurs procureurs généraux que ils sont eux-mêmes responsables de quelque chose puisqu'ils sont chefs de leur parquet général. Si un dysfonctionnement, une défaillance, ce qui peut arriver, c'est la justice des hommes arrive alors qu'ils ont donné des consignes qui étaient inverses. Ils réunirent légitimement leur collaboratoire sur leur autorité, diraient "Est-ce que vous appliquez bien mes consignes ?" Leur parquetier, leur collaborateur dirait bien sûr, monsieur procureur général.
Et vu le drame, la mort, le viol et la mort d'une petite fille dans des conditions absolument atroces, il dirait "On va quand même revérifier." Et ben, c'est ce qu'on va faire. On va revérifier.
Donc en tout cas, je ne vois pas dans quel monde je serai ou après avoir pensé que mes circuit politique pénal étaient appliqué partout constater qu'il y a au moins un fait un moment où ça n'a pas été appliqué. Je n'en tirai une conclusion et je dirai rentrez chez vous tout va très bien. Les français ne se posent aucune question sur leur justice et on va continuer business la jug.
Mon ma responsabilité c'est dire que même si on doit passer du temps, même si on doit réclamer peut-être demain ou après-demain des moyens, même si on constate peut-être une embolisation, c'est de faire la vérité sur ces chiffres. Moi d'ailleurs, je je vais vous dire monsieur si je pense qu'il y a pas un magistrat, il y a pas un agent du ministère de la justice et au fond je pense qu'il y a pas un français qui n'a pas le cœur serré devant ce drame ignoble. Il y a des moments où la vie fait rencontrer l'ignoble à des familles et on n'y peut pas grand-chose et il y a des moments où on peut se dire légitimement on aurait pu faire les choses autrement.
Et un responsable politique, c'est de pouvoir se le dire à soi-même, sans remettre en cause et remettre en cause aussi ses process, ses organisations, même si ça bouscule un peu. Et donc si effectivement on constate que ça demande trop de travail, qu' a peut-être plus que ces 70000 plaintes, on va peut-être s'apercevoir qu'il y en a beaucoup plus notamment celles qui sont dans les services de police et de gendarmerie et qu'on a pas su remonter au parquet par manque de moyens peut-être. Et ben, on le verra.
Mais dans le cas très précis, je voudrais savoir si toutes les enquêtes ouvertes comme dans l'affaire Liana sont traitées soit comme l'affaire Liana, [grognement] soit comme je l'espère comme sont traité normalement comme je l'ai demandé, c'est-à-dire extrêmement rapidement avec si possible sous l'autorité individuelle de chaque magistrat qu'on entende les mise en cause, qu'on le mette en garde à vue et quand il y a des moments des suspicions extrêmement graves qu'on puisse le placer en détention provisoire.
Gérald Darmanin