La méthode TAPIE : de père en fils (révélations, empire, vérités)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Moi, je l'ai vu comme spectateur parce que j'étais fils de Bernard Tapis. 27 ans de procédure judiciaire contre tous l'establishement de politique médiatique judiciaire. Tu es mort.
Tu n'as aucune chance. Tu fais confiance. Tu mets plus d'argent et plus d'argent et plus d'argent et j'ai tout perdu.
J'ai payé pour apprendre et cette erreur là, je la referai plus jamais. [Musique] C'est très bien d'avoir l'enthousiasme d'entreprendre mais attention, c'est quand même l'activité la plus dure au monde. On s'y lance pas comme ça.
Est-ce qu'on est prêt à avoir cette résilience là ? Parce que ça va pas se passer. comme on le pense jamais.
La caractéristique de la grande partie des entrepreneurs qui réussissent, ce sont des tueurs dans l'exécution. Ils vont chercher le détail parce que mi bout à bout tous les détails, ça fait une énorme différence. Et en améliorant tout ça, en 2 ans, on est passé une boîte qui perdait 3 millions, une boîte qui on gagnait 2 et demi. [Musique] Pour moi, tu as quatre piliers dans l'entreprise.
C'est un acronyme que j'appelle Ivem. I imaginer Vendre, Ecuzer, Mci d'être de plus en plus nombreux à nous écouter sur le déclic. Si vous ne l'avez pas déjà fait, je vous invite à vous abonner, à activer la cloche et à nous partager un petit commentaire.
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Merci encore. Ça nous permet à chaque fois de continuer à évoluer. Et maintenant, on se retrouve avec l'épisode du jour.
Bonjour et bienvenue sur le plateau du podcast le déclic. Encore une fois bien accompagné, je suis avec Laurent Tapi. Comment tu vas ?
Ça va, merci de ton invitation. Et ben, merci à toi d'être présent avec nous. Il y a énormément de choses à raconter.
Ton parcours à lui seul mériterait je pense par point un épisode. Il y a vraiment énormément de questions que j'ai hâte poser et je pense beaucoup de valeur qui va être délivré ici aujourd'hui. Tu es un véritable sérial entrepreneur.
Tu as dirigé plus de 10 entreprises ou groupes d'entreprises en 20 ans, notamment Rebook 6 en 1996 lorsque tu étais étudiant avec des tournois de football payant. Freigal en 2000, un site d'information et jeux sur le football. LT Conseil qui proposait du conseil en entreprise, Atlas Sport and Games créé en 2004 qui detait notamment un site de paris sportif livebetting.com, un des tout premiers sites voir le tout premier site au monde à proposer du paris sportif en live revendu au groupe par touche en 2008.
BLT développement qui exploitait le site e-commerce generalistbnardapi.com ouvert en 2010, IST euh qui faisait de l'import et du commerce alimentaire, GNFNET qui détenait le site internet achator et argent.fr fr devenu numéro 1 français de la vente d'or en ligne également.
Euh groupe BC Finances regroupait trois sociétés de rachat de crédit racheté en 2011 et 2012 devenu numéro 2 français du rachat de crédit et avec 160 millions de productions annuelles et j'en passe. On pourrait continuer longtemps cette liste. Aujourd'hui, tu es président et actionnaire majoritaire de l'âge automobile, une marque française de voiture de luxe et de compétition que tu relances en 2019.
Avec de l'âge, ton ambition, elle est claire. Redonner à la France une place dans l'Ultraux automobile et rivaliser avec Ferrari ou Bugatti. Ce qui est intéressant dans ton expérience, c'est que tu as réussi dans trois types d'entrepreneuriat.
La start-up, la diversification d'une entreprise existante et la reprise d'entreprise en difficulté. Beaucoup disent de toi que tu incarnes avec Brio l'ADN entrepreneurial de ton père. On va pouvoir le comprendre aujourd'hui et retracer ton incroyable parcours.
Encore une fois, bienvenue Laurent sur le déclic. Merci. Écoute, je suis flatté de de ton portrait et je serais ravi de rentrer dans le détail.
Merci à toi. Merci à toi encore une fois d'être ici. Quand on entend tapis, euh quelle image tu penses que les gens ont de toi et quelle image est la plus éloignée de la réalité ?
On de moi ou de mon père ? Du non tapis. Alors le nom tapis, il est extrêmement fort.
Il est imatement attaché à mon père, pas à moi parce que ma notoriété est très faible surtout comparée à la sienne. Je pense que les gens ont tout de suite des images très fortes qui leur viennent et qui sont soit des images d'adhésion, soit des images de rejet. Il laissait peu de monde indifférent parce qu'il avait une personnalité très forte, euh parce qu'il a touché à plein de domaines, parce qu'il était grande gueule, parce qu'il était beau et riche et tout ça ça fait qu'il y a des gens qui t'aiment et il y a des gens qui te détestent.
Il a laissé, je crois, une empreinte très forte dans l'entrepreneuriat et c'est peut-être ça avec son parcours dans le sport, c'est ce dont je suis le plus fier. C'est le nombre de personnes que je croise dans ma vie pratiquement une par semaine qui me disent "J'adorais votre père, j'ai entrepris grâce ou à cause de lui." Dont certains ont fait des vraies réussites.
Tu vois, il y a encore quelques semaines, j'ai fait un jeûne, j'avais besoin de perdre un peu de poids et je suis allé dans un une espèce d'hôtel qui qui est une chaîne qui est spécialisée là-dedans. Et le type qui a monté ça a tenu à venir me voir et m'a dit "J'avais 18 ans 19 ans, mes parents croyaient pas du tout en moi. Il m'expliquait sans arrêt qu'on pourrait rien faire de moi.
J'étais pas bon à l'école. Et il me dit "J'ai vu ce type qui m'a servi de mentor, votre père et je l'ai suivi." Et un jour, j'ai décidé d'entreprendre en me disant "Lui, il l'a fait, je peux le faire, il est venu de rien, il a réussi." Il a monté un groupe maintenant, il a une vingtaine de centres qui sont spécialisés dans le jeûne et la randonnée.
Il marche très très bien et il me dit "Je dois tout ça à votre père." Donc quand j'ai ce type de témoignage, évidemment ça me fait extrêmement plaisir. Et puis il y a d'autres milieux où il va être beaucoup moins bien vu.
Euh les milieux assez bourgeois, assez fermé, voyez, chez chez les banques, chez les gens comme ça, on aime pas trop. Bon voilà, donc il y a une image qui est contrastée comme l'était le personnage lui-même. Et euh tout à l'heure, on a eu un invité qui était présent ici et justement c'est assez drôle parce que euh ça rejoint ce que tu évoques sans même savoir que tu allais être présent cet après-midi avec nous.
Il il nous a évoqué le nom justement Bernard Tapi comme étant là aussi un de ses mentors qui l'a lancé dans l'entrepreneuriat partie de zéro il y a de ça 15 20 ans. Aujourd'hui un groupe à plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires annuelle. Donc belle réussite également et nombreux euh sont ces exemples.
C'est quoi grandir avec Bernard Tapi ? Alors c'est très particulier mais tu sais quand tu es enfant, tu as pas le recul de te rendre compte que tu es dans une situation particulière. tu commences à le comprendre quand tu vois que les autres te regardent pas comme ils regardent bah tous les autres enfants.
Puisque moi laité de mon père a commencé à se développer au début des années 80 et j'avais 8 ans 9 ans quand il a commencé à être connu. Euh donc c'était très jeune. Donc j'ai quasiment vécu toute ma vie avec cette notoriété et là encore il y avait des aspects positifs, des aspects négatifs.
Le plus pesant c'est les a priori. C'estàd que tu as des gens qui vont immédiatement considérer que je suis exactement comme mon père ou qui vont me coller une étiquette ou l'image qui projette de mon père sur moi. Bon, c'est comme ça, il faut faire avec.
Mais il y a d'énormes avantages aussi. J'ai pu rencontrer des gens grâce à mon nom que j'aurais pas pu rencontrer sinon et puis surtout j'ai pu vivre cette aventure fantastique d'être son fils. Ouais.
C'est-à-dire que voilà, j'ai vécu des choses que très peu de gens ont l'occasion de connaître euh et au-delà de l'aspect matériel qui était les aventures. Donc d'être dans les vestiaires de l'OM toutes les semaines avec les joueurs, euh d'aller passer ses vacances sur le Foscéa, d'être dans ses bagnoles qui conduisaient à 300 à l'heure parce que c'était un peu son caractère et qu'il m'a transmis puisque je fais la même chose, je dois le reconnaître. Donc tout ça euh a enrichi ma vie et c'était un homme que j'adorais euh sur le plan intellectuel, qui était brillantissime et j'adorais avoir des échanges avec lui et il aimait avoir des échanges avec moi.
Donc on était extrêmement proche tous les deux. Je pense franchement j'étais le plus proche des quatre enfants euh de mon père. C'est intéressant parce que euh tout à l'heure tu évoquais le fait que bah certains l'adorent, l'adulent et d'autres l'apprécient un peu moins euh et d'autres le détestent.
On peut aller jusque là. elle déteste. Euh et justement, selon toi, à quoi c'est dû ?
Est-ce que c'est lié au fait que euh il osait parler d'argent, il osait montrer sa réussite alors qu'en France c'est souvent assez euh pudique ? Je crois qu'il y a une grande partie qui est ça. Tu sais, tu peux distinguer entre deux périodes.
Il y a la période avant 1993 et il y a après 1993. C'est que avant 1993, mon père a aucune affaire judiciaire sur le dos. il a un casier judiciaire qui est vierge, il a pas d'enquête sur lui, rien.
Il y a déjà à peu près le même clivage. Après, il va y avoir d'autres choses qui vont cliver qui vont être liées au parcours judiciaire, si on peut dire, mais déjà avant 93, il y a déjà une partie des gens qui le détestent parce que ça les exaspère de voir un mec qui est aussi grande gueule, qui la ramène, qu'on voit partout, qui donne son avis surtout, qui est présent dans tant de domaines. Voilà, ça leur donne des boutons.
Je pense que c'est une forme de jalousie hein quand même hein parce que il y a des gens que ça inspire et que ça motive et il y en a d'autres que ça dégoûte. C'est un peu le cas de la réussite de manière générale, mais quand en plus la réussite s'accompagne du côté grande gueule, ben tu exacerbes les éléments de de jalousie parce qu'il y a des gens qui ont très très bien réussi en France qui sont hyper discrets euh dont on entend pas parler et qui ont compris ce fameux let motive qu'on nous inculque depuis notre tendre enfance dans ce pays pour vivre heureux vivons cachés et qui est une triste vérité. Ici faut vivre caché si on veut vivre heureux.
C'est triste quand même hein. On a'urait pas ça, on serait le plus beau pays du monde je pense. Mais c'est comme ça.
Donc euh bah pour toute cette franche de gens qui n'aiment pas ceux qui dépassent, qui montent leur réussite et cetera, si en plus le mec il est il est beau mec et qu'il a en plus plein d'autres qualités, vraiment c'est insupportable pour eux. Donc il y a ça et puis après, il y a des gens qui n'étaient pas forcément gênés par ça mais qui ont été gênés par les affaires judiciaires. Certaines pour lequelles on peut dire que c'est justifié.
Je veux dire que OMVA, c'est un truc qui a pu choquer des gens moi-même euh qui était une énorme erreur de la part de mon père. Mais après le reste, il y avait pas de à part cette faute là, il tout le reste c'est de la fabrication médiatique quand même he où on a été beaucoup plus victime de l'appareil judiciaire que coupable. Euh et il en est mort.
Donc moi, j'en veux énormément à l'appareil judiciaire français parce que j'estime que ils m'ont ils m'ont tué mon père. En gros, hein, euh le cancer qu'il a eu, il est pas apparu comme ça. Il est apparu après 27 ans, 27 ans de procédure judiciaire contre le Crédit Lyonnais et en réalité contre tous lestablissement politique et politique médiatique judiciaire.
Voilà, quand ces trois-là décident de concert de t'assiner, tu es mort. Tu n'as aucune chance. Bon, donc pendant 27 ans, il a essayé.
Il a toujours cru qu'il réussirait. Il a un moment réussi puisqueil y a eu ce cet épisode où il avait gagné en justice dans son arbitrage contre la banque et puis dès que la gauche est revenue au pouvoir, Hollande est revenu au pouvoir, ils sont occupés de lui lui régler son affaire, on va dire. Hm.
Mon regret, c'est qu'il a jamais euh il a jamais pensé à aller ailleurs. Moi, un moment, je lui ai dit ça. Je lui ai dit un moment, tu vas t'épuiser.
Tu peux pas gagner contre l'appareil judiciaire français. Tu peux pas gagner seul contre contre cette machine là. Elle est trop forte.
Le combat est inégal même en étant très fort. Donc moi je lui ai dit avec les qualités que tu as, apprends l'anglais parce que il parlait pas anglais. Il était tellement franchouillard français jusqu'au bout des ongles et puis il n'aimait que la France, il n'aimait que tout ce qui était français.
Sa collection de meubles c'était français. Le faossé, il a mis le drapeau français dessus. Le seul des riches français qui met un drapeau français à l'arrière de son bateau parce que c'est que des problèmes.
Et ça n'a été que des problèmes. Ça c'est vérifié hein. Tandis que les autres mettent un drapeau panaméen ou ou un drapeau de malte, tout ce que tu veux, tu vois.
Non, lui il voulait le drapeau français. Donc il était euh patriote à fond. Et mais il l'a payé et alors que tu vois, tu devrais encourager ça.
Il l'a payé d'être patriote. Et moi, je lui avais dit à maman, viens aux États-Unis, apprends l'anglais, viens aux États-Unis. C'est un pays qui est fait pour toi, tu vas faire un carton, ils vont t'adorer.
Ils voulaient pas. Donc bon, c'est un peu regrettable. On reviendra justement sur certains éléments de ce parcours, mais tu parles justement du patriotisme français et tout à l'heure notamment et puis on a on a déjà échangé ensemble et tu l'avais déjà évoqué, tu disais on est dans un très beau pays mais pour autant c'est un des pires pays pour entreprendre.
Euh qu'est-ce qui te fait dire ça ? Oh bah d'abord la population. Euh la population n'aime pas les entrepreneurs.
C'est ce qu'on disait tout à l'heure, pour vivre heureux, ils vont cacher. Euh donc la réussite n'est pas appréciée dans ce pays. Euh elle est recherchée par les entrepreneurs mais par tous les autres.
Elle est admise pour tout le reste. C'est-à-dire que tu vois quand tu as Jean-Pierre Papin qui est Ballon d'or, tout le monde est content. Ou quand tu as Johnny Alid qui fait des concerts et qu'il réunit des des dizaines de milliers de personnes, tout le monde est content.
Là, la réussite elle est admise. Mais quand c'est dans les affaires, non, parce que on a cette espèce de tendance culturel qui date de la révolution et qui a été exacerbé ensuite en en mai 68 de considérer que la richesse est suspecte et qu'elle et que bien et que c'est forcément un bien malqu. C'est c'est un esprit gauchiste profond dans les Français qu'on arrive dont on narrive pas à se débarrasser et qui est une plaie totale.
Et mais il faut vivre avec. C'est comme ça. C'est à des aides entrepreneuriales que que tu as et on a l'impression depuis le premier jour parce dès l'âge de 20 ans même plus tôt encore, tu as envie d'entreprendre, tu as envie de faire les choses, tu l'as toujours eu ?
Est-ce que c'est par inspiration, mimétisme en regardant ce que ce que ce que ton père avre en place, d'où ça vient ? Bah alors, je l'ai pas toujours eu. Moi, quand j'étais petit, mon rêve c'était d'être astrophysicien.
J'étais passionné de sciences, d'astronomie. Je passais mes weekends à observer les étoiles avec mon télescope. J'étais un peu geek, tu vois.
Donc je pensais pas du tout plus tard faire d'entrepreneuriat. Après, j'ai changé vers 14 15 ans. Mon rêve c'était d'être pianiste.
Donc je faisais que dès que je sortais des cours, je faisais du piano, du piano, du piano. Après vers 16 ans, il s'est révélé que je jouais pas mal au foot. Donc j'ai eu envie d'être footballeur professionnel.
OK. J'ai essayé euh j'étais pas assez fort donc j'ai renoncé et et donc c'est après ça que j'ai commencé à me dire bon je pourrais pas faire un métier artistique ou euh ou sportif, il va falloir que je sois dans la vie active un peu comme tout le monde. Et là tant qu'être dans la vie active, je préfère être mon propre patron qu'être au service de quelqu'un.
Voilà. Là j'ai un peu hérité de mon père ce côté difficulté à se soumettre à une hiérarchie, tu vois. H bon et ça il y a que l'entreprise qui te le permet.
Être ton propre patron, il y a que quand tu es entrepreneur, mais tu es jamais totalement libre non plus. Tu dépends toujours de quelqu'un. Tu dépends de tes clients, tu dépends de tes fournisseurs, tu peux dépendre de tes banques quand tu vas leur demander de l'argent.
Tu es jamais complètement libre. Tu l'es quand tu es devenu milliardaire. Bon là, c'est un autre stade, mais au départ tu as toujours besoin des autres pour réussir.
Mais il y a quand même cette liberté de dire il y a personne qui peut me virer, je suis mon propre patron et puis c'est une superbe aventure d'entreprendre. Donc euh voilà, c'est venu comme ça parce qu'un copain m'a proposé un jour un projet et j'ai dit tiens, j'ai jamais entrepris, j'avais 20 ans. Euh allons-y. 21 ans.
Donc là, tu es encore étudiant ? Là, je suis encore étudiant. Je suis à Sud de C Paris. 1996, c'est ça.
Ouais, on est en 1996. Je j'ai toujours pour passion le foot, donc je joue au foot énormément à l'époque. Et avec un copain italien qui s'appelle Leonardo, euh on était triste parce que l'été nos copains partaient et du coup on arrive plus à avoir assez de joueurs pour faire nos matchs.
Et il vient, il me dit "Pourquoi on montrait pas des tournois pour les gens qui sont comme nous, qui voudraient jouer mais qui n'ont plus assez de copains qui sont présents et comme ça on fait des tournois et tous ceux qui veulent jouer viennent." Même quelqu'un vient tout seul et on le mettra dans une équipe. Ça, j'ai trouvé que c'était une idée sympa.
En plus, comme c'était pendant l'été, ça empiétait pas sur les études. J'ai dit d'accord à condition que ça me coûte rien. Euh, je voulais pas mettre d'argent, j'en avais pas parce que j'avais mon argent de poche peut-être un peu plus généreux que les autres enfants, mais pas dingue.
Mes parents ont été très très bien là-dessus. C'est-à-dire que même en étant fils de milliardaire, j'ai jamais eu euh des possibilités de dépenser à tort et à travers que et c'est très important de garder la notion de l'argent, tu vois. Euh ceux à qui on donne très jeune des sommes pas possibles, comment tu veux qu'ils aient la notion de l'argent après ?
Donc j'avais pas d'argent et j'ai dit je veux bien si on arrive à faire que tout est pris en charge et on a réussi à faire que tout soit pris en charge dans dans les coûts par la mairie de Paris qui dont la mission c'était de promouvoir le sport et qui a accepté du moment qu'on mettait partout des bandeaux mairies de Paris, la mairie de Paris soutient le sport et cetera. Ils nous ont pas donné d'argent mais ils nous ont donné des soutiens logistiques. Donc on avait une salle des téléphones, la possibilité d'envoyer des courriers et cetera pour faire savoir que ces tournois existaient et Ribok que je suis allé voir qui eux ont mis de l'argent parce qu'il fallait quand même un peu d'argent pour organiser ça.
Et je suis allé les voir euh j'avais pas fros yeux, j'avais 20 ans. J'ai réussi à rencontrer le le patron de Ribok France qui était aussi le patron de Rebook Europe. Un mec fantastique, un des meilleurs chefs d'entreprise que j'ai rencontré de ma vie. qui s'appelait Jean-Marc Gaucher.
Malheureusement, il est décédé il y a il y a 2 3 ans. Un mec qui était vraiment exceptionnel. Il a remonté Réo aussi après avoir fait.
Et je suis allé le voir en lui disant "Je viens vous voir monsieur parce que votre stratégie dans le football est débile." J'ai utilisé le terme débile. Et le mec à 20 ans.
Ouais. Et le mec me dit "Bah comment ça la stratégie est débile ?" Je dis oui parce que euh vous ne vous n'avez aucune star et vous n'êtes pas présent non plus dans dans les équipes qui qui fédè le plus de de supporters.
Donc vous avez ni les équipes ni les stars. Il m'a dit "Oui mais toi tu es un gros malin, tu vas m'expliquer comment je fais. Les équipes historiques olympiques de Marseille et cetera, c'est Adidas parce qu'Adidas a des années de présence dans le sport et les stars, c'est Nike.
Nike fait des contrats avec à l'époque les stars de l'époque, ça devait être les Roberto Carlos, les pas encore Zidane mais on arrivait quasiment à Zidane, enfin beaucoup de Brésiliens, Cantona et cetera, ils avaient des contrats individuels avec les stars comme ça. Il me dit "Moi, j'ai pas l'argent de Nike et j'ai pas l'historique d'Adidas." Donc, je suis bien obligé de commencer par prendre voilà le sponsoring de Toulouse et de Lille à l'époque.
Club. Je lui dis "Bon mais ça c'est très bien mais à part que vous allez vendre un maillot à une grand-mère lilloise ou toulousaine, c'est pas une stratégie ça. Je dis ce qu'il faut faire c'est courtcircuiter ce ce principe et aller mettre vos équipements directement dans les pieds de ceux qui jouent.
Parce que moi je suis footballeur, la 90 % des footballeurs savent même pas que Ribok a des équipements dans le foot. Donc faites savoir, faites connaître vos équipements, mettez-les directement à disposition des joueurs. Moi je vais faire des tournois, je vais faire jouer des milliers de personnes, il faut qu'ils connaissent les produits RBO.
Il m'a dit "Bon, tu as besoin de combien ? C'était 20000 francs à l'époque, rien à l'échelle de Ribok. Et il m'a donc donné les 20000 francs et il m'a il m'a offert des équipements.
Donc tous les équipements du tournoi étaient en ribo, les ballons, les maillots pour l'organisation et cetera. Donc c'était une toute petite affaire avec très peu de frais mais on a fait en sorte que tous les frais soient couverts dès le premier jour. Donc du coup 1 € de chiffre d'affaires, un franc puisqu'on était pas encore passé à l'euro, c'était un franc de marge.
H la première année, on a fait des tournois grand public, c'était 50 francs par personne. On a fait jouer 6000 6000 joueurs sur l'été. Donc 6000 joueurs à 50 francs, c'est quand même pas mal.
Ça fait 300000 francs à l'époque, on était dehors. Et l'année d'après, j'ai dit à mon ami, cette fois-ci c'est moi qui ai eu l'idée. J'ai dit "Est-ce que tu veux qu'on travaille deux fois moins et qu'on gagne deux fois plus ?" Il m'a dit "Ah oui, ça je vois bien." Je dis "Bah, tu vois, au lieu de faire des tournois à pas cher pour plein de monde, on va faire un tournoi très cher pour très peu de monde, les comités d'entreprises des grandes entreprises." Et là, on a fait un tournoi super qualitatif, pelouse, maillot officiel de la Coupe du monde.
En plus, là, on était en 97, 1 an avant la Coupe du monde 98, tout le monde commença à s'exciter. Des caméraman pour filmer les matchs, un restaurant gastronomique où les gens se retrouvaient après les tournois. Euh tout ça packagé dans une offre qui était à 12900 francs hors taxe pour 10 personnes et qu'on vendait 11 entreprises.
Et sur 12009, je faisais 99 de marge. 9009 de marge par équipe, 16 équipes par tournoi, deux tournois par semaine. Ah ouais, c'était l'affaire qui roule.
C'était une affaire qui roulait super bien. J'ai fini euh j'ai fait ça 97 et encore 98. Je me suis acheté ma première 911 turbo grâce à mes tournois de foot.
Et et le et l'ironie dans cette histoire, c'est que j'ai été obligé de faire ça, figure-toi, parce que je n'avais pas de stage donné par les banques. À l'époque, j'étais à sucaris en majeure finances et en 2è année, tu es obligé de te faire valider ton année par un stage dans l'entreprise. Et moi, étant majeur finance, la logique c'était de faire un stage en banque, banque ou fond d'investissement, ce genre de choses-là.
J'ai envoyé des CV partout, personne ne voulait de moi. Là, c'était vraiment le la période tapis, on touche pas. 97, c'est l'année où il va en prison, hein.
Hm. Donc là, je peux te dire que j'étais accepté nulle part au point que mon école me convoque et me dit "On n'a pas votre convention de stage, vous pouvez pas valider votre 2è année si vous êtes pas stagiaire quelque part." J'ai dit "Bah écoutez, j'essaye mais personne ne veut de moi.
Est-ce que je peux être stagiaire de ma propre entreprise ?" Ils m'ont dit, "On a jamais eu le cas mais on va en en parler." Et puis ils m'ont dit "Bon, on en a parlé." OK.
Donc j'ai rempli une convention de stage où j'étais l'employeur avec Rebox 6 et le stagiaire. Et c'est passé et c'est passé et ça ça m'a poussé à faire cette entreprise parce que je me suis dit bon il il va bien falloir que je fasse un stage quelque part, autant le faire chez moi. Donc ça a été une super aventure parce que en plus du fait que je jouais au foot parce qu'à chaque tournoi je me démerdais pour jouer, bah on a gagné pas mal d'argent.
On a adoré monter ces tournois avec mon ami Leonardo et et je me suis dit bon bah c'est ça qui est fait. Je suis fait pour faire ça. Je suis fait pour faire de l'entreprise parce que j'ai adoré.
Donc là tu as un premier déclic finalement entrepreneurial. En plus de ça, dans une période où comme tu l'évoques, bah c'était assez compliqué et et pour autant, tu t'es dit peu importe, j'y vais. Plein d'audace, cette audace, tu l'as toujours eu parce que ça ça vient de mon père.
Et s'il y a un truc justement qui qui fait la différence chez un entrepreneur, c'est souvent l'audace. Absolument. Ça fait partie des qualités qui sont nécessaires chez un entrepreneur.
Il faut de l'audace. Ça veut pas forcément dire que tu dois avoir une personnalité grande gueule ou quoi que ce soit. Tu peux avoir de l'audace en étant introverti.
Introverti. Exactement. C'est ça qui est bien que l'entrepreneuriat.
Les gens pensent à tort parfois que c'est dédié à un profil donné. C'est pas vrai. Il y a quelques nécessité qui commune c'est si tu peux pas résister au stress ne fais pas de l'entrepreneuriat.
Voilà ça la toute première c'est la capacité à résister au stress. Si tu es d' d'un naturel anxieux, ne fais pas de l'entreprise. Tu vas te coller un cancer au bout de 2 ans parce qu'il y a rien de plus dur au monde que de faire de l'entreprise.
Mais sinon, on peut avoir plein de types de personnalités et avoir des chances de réussite surtout si on se connaît soi-même. Ça, on y viendra peut-être si après tu me demandes quelles sont les qualités ou quoi de qu'on doit avoir dans l'entreprise, mais peu importe. Donc j'avais adoré cette expérience et après ça je suis parti chez Mckinze pendant 2 ans parce que quand j'ai validé mon diplôme, je pensais quand même qu'il fallait que j'acquè un peu d'expérience en en grande entreprise pour avoir des bases, des réflexes et j'ai adoré mon expérience chez Mckinze.
Je considère que c'est les deux années de ma vie où j'ai le plus appris. Les méthodologies, la qualité des gens qui étaient, enfin c'était vraiment exceptionnel. En plus, c'était à l'époque une société qui avait une éthique que je trouvais admirable.
Visiblement, ça a beaucoup changé depuis, mais à l'époque, je peux te dire que voilà, il y avait des règles qui étaient qui qui étaient très saines. Et le seul truc, c'est qu'ils me l'ont dit quand ils m'ont recruté, ils m'ont dit "On vous recrute parce que vous avez un profil atypique mais vous êtes trop entrepreneur pour rester consultant. On sait que vous on va vous perdre dans les 2 ans." Et moi j'ai dit "Mais non, pas du tout, vous vous rendez pas compte, je suis tellement heureux de rejoindre Mine, moi je me vois partenaire dans 15 ans et j'étais sincère.
Euh et c'est eux qui avaient raison. Ils avaient vraiment lu en moi exactement comme il fallait. Et et 2 ans, jour pour jour hasard du calendrier, mais jour pour jour, 2 ans après mon recrutement, j'ai posé ma démission pour entreprendre et pour faire une start-up pendant cette bulle folle d'internet.
On va en parler justement de Free Gold, d'autant plus que 2000 c'est internet, c'est tout nouveau. Tu fais partie des premiers à avoir surfé sur internet. également, on en parlait dans le cadre d'une conférence que tu as pu faire aussi pour entrepreneurance.com et merci pour ça.
Tu disais "J'ai fait pratiquement tout mon argent sur internet. Pour autant, je suis pas je suis pas technique, je suis pas internet mais je me suis bien entouré à chaque fois. On y reviendra mais justement je rebondis sur un point.
Tu dis que c'est 2 ans chez Mckinze, c'est là où tu as le plus appris. Quelles sont les différentes choses que tu as pu apprendre sur ces 2 ans et qui depuis 25 ans te suivent dans ton quotidien d'entrepreneur ? Alors, d'abord, ce que j'ai trouvé fantastique chez Mckinze, premièrement, c'est qu'ils te font faire des problématiques extrêmement différentes dans des secteur extrêmement différents.
Ils font en sorte que les premières années de ta formation, tu fasses jamais deux fois le type de même mission dans le dans dans le même type de secteur. Après, plus tard, tu peux te spécialiser, mais les premières années, ils veulent que tu vois des choses différentes dans des secteurs différents. Euh donc moi, la première mission, c'était une mission d'introdu préparation et introduction en bourse dans le Champagne.
Ma deuxième c'était de relever enfin d'améliorer les résultats d'une usine de charbon dans le nord de la France. La troisième, c'était une mission de stratégie. C'est ma mission préférée celle-là pour un fabricant d'ondleur qui consistait à savoir s'il fallait qu'ils aillent aux États-Unis ou pas.
La 4è, c'était c'était la plus chiante, une postmerger management, c'est-à-dire réorganiser une entreprise après une fusion dans le secteur de la logistique. C'était Dutch Post, Ducro et d'Anzas. Donc tu vois, tu fais des missions extrêmement différentes et tu apprends des méthodologies adaptées à chacune de ces missions.
Je dire la méthodologie que j'ai apprise pour le programme de remettre en améliorer les comptes de la de la mine de charbon de la coquerie à Drocour s'appelle le TOPP Total Operation Performance le top. C'était exceptionnel. tu tu as des cahiers euh avec toute cette méthodologie et j'ai gardé des choses de cette méthodologie euh bien que je sois pas du tout dans le charbon, tu vois.
Euh le principe de l'amélioration continue, des outils qui m'ont donné comme ceux que j'ai détaillé lors de euh mon intervention chez toi, le le issue tree, les arbres de décision. Donc ça m'a donné quelques outils que j'ai pas oublié et puis le principe de le de la l'évaluation réciproque qui est absolument génial que tu ne trouves que moi je n'ai pas vu dans aucune autre société. C'està-dire que tu vas bosser avec un autre consultant qui est au même niveau que toi, un engagement manager, un IM qui te supervise, un senior engag engagement manager SIM qui est encore au-dessus et un partenaire.
Et à la fin de ta mission, tu vas faire une évaluation de chacune de ces personnes. Donc tu évalues les gens qui sont au-dessus de toi et elle est transparente. C'est pas le truc anonyme que tuenvoie.
Donc tu dois lui dire en face ce que tu as pensé de bien et de mal. Et il doit te dire en face ce qu'il a pensé de bien et de mal sur toi pour que chacun on donne à l'autre des indications de ce qui nous semble être les faiblesses sur lesquelles il doit travailler ou les points forts qu'on a apprécié et qu' doit peut-être encore renforcer. Ça c'est génial.
Ah, c'est clairement euh hyper puissant parce que finalement cette franchise, cette transparence qu'on devrait avoir aussi euh sur soi au quotidien encore plus en tant qu'entrepreneur bien sûr et qui n'existe pas dans les boîtes. Dans les boîtes, c'est le contraire qui se passe. C'estàd que bah c'est l'espèce humaine hein.
L'espèce humaine, elle aime bien raconter des trucs dans le dos des personnes et puis tu as des petits groupes qui se forment et c'est pas malheureusement c'est encore une fois c'est lié à notre personnalité intrinsèque. C'est l'espèce humaine qui est comme ça. Mais si tu peux essayer de corriger ça et de mettre en place ce type de système dans ton entreprise, c'est super sain quoi.
H complètement en puis quand tu as un mec où tu te rends compte que tout le monde a à peu près le même avis négatif sur lui, c'est une bonne indication aussi quand même. C'est vrai. C'est vrai.
Ça permet de prendre des décisions plus facilement. Exactement. Euh dans la même veine, donc tu crées ensuite Free Goldal.
Euh mais au-delà du projet ou autre, c'est la première fois que bah tu crées un projet dans internet. C'est le début d'internet. Euh c'est la genèse aussi du paris sportif.
Euh qu'est-ce qui te donne l'idée de de tous ces éléments euh et et le fait que tu te dis je dois surfer sur cette opportunité ? Alors d'abord ce qui me donne l'idée c'est que à titre personnel, j'ai un de mes tout meilleurs copains qui s'appelle Xavier Ovas qui est un des types les plus intelligents que j'ai rencontré de ma vie qui maintenant est chez Carmin en gestion des des fonds émergents. Donc ça m'étonne pas qu'il finisse dans une des meilleures sociétés au monde de gestion et et un des postes clés. qui est comme moi passionné de sport et passionné de math.
On a tous les deux ce point commun. On se rend compte à Subd Paris dans un cours qui s'appelait Finances et produits dérivés où on était les deux seuls à suivre le cours. Donc forcément ça crée des liens.
Euh et donc on se voit après on je lui apprends le bacgamon parce que j'adore le bacgamon et j'étais sûr qu'il deviendrait très très fort au bacgamon ce qui ce qui s'est produit. et il adore le sport et les maths et il fait du paris sportif et je découvre avec lui le paris sportif et je me mets à adorer le paris sportif parce que avec le poker, c'est le seul jeu d'argent où si tu es malin, tu gagnes de l'argent. Tous les autres tu perds de l'argent, va pas au casino, tu vas tu vas peut-être gagner une soirée, mais comme tu es en ce qu'on appelle en espérance de gain négative, tu vas faire comme ça, mais la courbe, elle tend vers zéro et elle finira à zéro.
Donc c'est pas la peine d'essayer d'aller gagner de l'argent au casino et les mecs qui t'expliquent qu'ils ont des méthodes ou quoi. Tous les jeux sont l'espérance négative. Alors que le paris sportif, si tu sais mieux évaluer les côtes que le marché, que les côtes d'elles-mêmes que telles qu'elles sont données par les bookmakers, tu peux gagner de l'argent.
Et donc ça avec mon ami Xavier, on l'a compris et on a tout de suite fait de l'argent dans les paris sportifs et en plus en s'amusant. C'est qu'on a adoré ça. Donc de 98 à 2000, je me mets à je deviens en fait parilleur sportif professionnel.
Je l'ai fait pendant 10 ans de de 98 à 2008 même où l'essentiel de mes revenus plus que quand j'étais consultant chez Minsemme venait de mes paris sportif au point que je les ai déclaré dans mes déclarations d'impôts comme du revenu professionnel parce que les impôts s contrôlent s'il voi que tu as des gains qui reviennent régulièrement ils te disent c'est plus du hasard normalement c'est exonéré d'impôt hein les jeux si tu as une méthode ils te disent bah c'est plus du hasard vous avez développé une méthode donc ça devient un outil de travail je vous taxe comme si c'était des revenus de travail et c'est logique donc moi je l'ai déclaré comme Donc voilà mon travail en plus d'être consultant chez Mine que j'ai fait après, j'étais parilleur sportif professionnel et je me suis dit à un moment il va y avoir du paris sportif en France, il faut s'y préparer. Donc l'objectif de Frigal, le premier site que je montre, c'était de construire une communauté de de parieurs pour ensuite quand la loi le permettrait passer en payant. Donc il y avait plusieurs années à faire où il fallait préparer le marché, éduquer le marché.
Donc j'avais j'avais des paris gratuits avec une monnaie qui s'appelle la fritune. OK. et tu misais ta fritune sur les les sur les événements et si tu gagnais beaucoup de fritunes, tu pouvais les échanger contre des cadeaux.
Il y avait des informations, il y avait des forums de discussion, il y avait plein de trucs. Et le site a super bien marché en audience. C'est-à-dire que en 2001, classement médiamétrie de août 2001, on a été 39e audience française.
Ah ouais. 39e pour français. 39e audience française sur le le si le mois d'août 2021.
Je m'en souviens parce que c'était le mois des transferts 2021. Et là, je dois reconnaître que par mon père, j'avais des tuyaux sur les transferts que personne n'avait. Donc, on a capté une énorme audience grâce à ça.
Mais on gagnait pas d'argent. On était censé financer toutes ces années par la pub. Le gros problème que j'ai eu, c'est que la pub se vendait 1000 francs, les 1000 bannières quand j'ai démarré l'affaire et j'ai lancé le site au moment de l'Euro 2000.
En plus, l'embéli, la France gagne l'Euro 2000, donc l'audience qui monte pendant toute la compétition. Sauf qu'il y a eu l'éclatement de la bulle internet à l'été 2000, les valeurs ont plongé totalement et le prix de la publicité sur internet s totalement effondré. Donc les bannières que je vendais 1000 francs les 1000 en début 2000, je ne les vendais pas à 50 francs les 1000 un an après. 20 fois moins. 20 fois moins.
Et 20 fois moins, j'arrivais pas à vendre tout mon espace. Donc là, j'avais un vrai problème de cash. J'avais plus de modèle économique en tout cas basé sur le sur la vente publicitaire.
Alors j'ai essayé de diversifier l'activité. J'ai fait de l'audio hôtel avec les résultats du foot et des choses comme ça. Et au bout de 2 ans, honnêtement, j'étais content de pouvoir revendre le site à Foot édition qui était un des leaders de la presse spécialisée dans le football qui avait notamment le journal But qui était pas du tout sur internet, qui voulait aller sur internet, s'est dit bah plutôt que de créer un site de zéro, là il y a un site qui fait de l'audience, on va reprendre ce site et ils ont transformé frigol.com.com en le site du journal but.
Voilà. Et moi je suis sorti de cette aventure là. J'ai pas fait d'argent sur cette aventure là.
Euh mais j'ai récumulé de l'expérience et ça m'a servi pour les expériences d'après pour la suite. Ouais, justement. Et c'est en 2002 donc que tu le revends.
Ouais. Et à partir de quand l'idélibatting.com commence En fait l'idélibatting.com, elle est toujours dans ma tête.
J'ai toujours dans ma tête l'idée que je vais faire un site de paris sportif. Sauf que le timing n'est plus bon. Euh on est dans une période en 2002 où là tu es porteur d'un projet internet, tu as plus personne qui te finance.
Les mêmes qui te finançaient n'importequoi.com. Ouais. te donner des millions et te te disait de les dépenser surtout faut tout est pensé en marketing parce qu'il faut devenir leader.
Te disais on veut plus internet merci on a déjà donné en gros. Ouais tout le monde s'était ramassé. Bon donc il a fallu qu'il y ait deux à 3 années pour que la pétence des investisseurs pour internet revienne.
Euh donc moi pendant ces de tr années j'ai continué à faire mon paris sportif qui me nourrissait très bien et j'ai fait du conseil. Donc c'était la société LT Conseil. J'ai fait des missions qui étaient de monter des business plans et de faire des levées de fond. pour des PME essentiellement, c'est-à-dire un peu de faire du Mine pour des boîtes qui n'auraient pas eu les moyens de se payer du Mine et j'avais une clientèle qui était nationale et internationale.
J'ai eu quelques clubs de foot notamment que j'ai conseillé comme Boavista Porto. Donc c'était hyper intéressant. Je gagnais très bien ma vie mais je ne construisais rien.
J'allais pas faire un cabinet de conseil. Donc c'était voilà, je vivais vraiment très bien mais je construisais pas. Donc je voulais absolument refaire une entreprise mais qu'il fallait que le timing soit bon.
Et en 2004, ça y est, les investissements vers Internet ont commencé à revenir et j'ai convaincu deux Français qui avaient monté un groupe dans les télécompaient Atlas Télécom de Super Mec d'investir. Moi, j'ai mis un j' moi je mettais jamais d'argent dans les entreprises que je montais. Je levais l'argent pour le faire parce que je voulais éviter de me mettre à risque.
J'en avais pas gagné assez à l'époque pour me mettre mon argent à risque. Donc ils ont investi l'intégralité des sommes nécessaires pour monter lifebating.com. qui était un des premiers sites, pas le premier mais un des premiers sites au monde à offrir du Paris en live.
J'avais créé un système de compensation de Paris. J'ai breueté, j'avais fait un brevet mondial dessus puisque comme je te disais que j'aimais les maths, c'est c'était que des formules mathématiques sur de la compensation de Paris. Et sur la base de ce brevet, on a monté livebeing.com.
Alors, j'ai une petite anecdote marrante d'ailleurs là-dessus dont les entrepreneurs qui nous écoutent peuvent peuvent tirer un enseignement. Faut jamais oublier qui est ton client et faut jamais croire que ton client pense comme toi tu penses. Voilà, on a un biais cognitif qu'on a tous, on réfléchit avec notre propre personnalité, nos propres neurones et on les projette sans le vouloir sur les autres en pensant qu'ils vont ils vont réfléchir comme nous, ils vont penser comme nous.
Bon, moi j'ai toujours été super à l'aise avec les maths et j'avais fait mon site de paris sportif au départ comme un site d'option et de produits dérivés. C'est que tu achetais Marseille PSG, tu achetais en temps réel le cours de Marseille va gagner qui allait de zéro si Marseille perd ou fait match nul à 100 si Marseille gagne. Et en temps réel, en fonction de du score, bah le prix changeait.
Donc si Marseille mène 3-0 à 2 minutes de la fin, bah tu es à 99 %. Tu tu es à 99 € de de l'option. Et puis si Marseille à l'inverse est mené 1-0 à 10 minutes de la fin, il faut qu'il marque de buts pour gagner.
Donc elle vaut quasiment zéro. et et ton cours évolue. Sauf que à part moi, personne ne comprenait rien.
Et mon directeur technique qui est un mec fantastique avec qui j'ai bossé 15 ans malheureusement qui est décédé il y a il y a quelques mois, c'est le premier de mes amis que j'opère, mon directeur technique qui s'appelait Linusbaum me dit "Laurent, est-ce que tu es sûr que tout le monde va comprendre ? Parce que moi-même je comprends rien." Alors qu'il était bien câblé.
Mais je dis "Mais si enfin c'est facile, écoute, qu'est-ce que tu comprends pas ce que je te dis ?" Et on a lancé le site comme ça et flop total. personne ne comprenait rien.
Donc j'ai dit bon OK, on va revoir la copie. J'ai présenté mon site comme n'importe quel bookmaker avec juste la côte et l'innovation c'était que là pour le compte cit le premier site qu'il proposait. On avait un bouton qui donnait la valeur en temps réel de ton paris et si tu pressais le bouton, tu sortais.
Donc tu avais mis 100 € sur Marseille va gagner contre le PSG. Dans l'exemple que je te dis, si à la mi-temps, bah tu valais déjà 200 et potentiellement tu valais peut-être 300 à la fin. tu pouvais sortir à la mi-temps et prendre tes 200 maintenant ou à l'inverse tu pouvais sortir à perte mais au moins il te restait quelque chose.
Voilà. Donc voilà, on a on a lancé la V2 du site sous cette forme là en en fin 2005 et ça a pas mal marché. On était à l'équilibre plus.
Ça a jamais été démentiel parce que on n pas mis non plus des moyens incommensurables. Mes associés ont mis un peu plus d'un million d'euros. Mais on l'a très bien revendu.
On l'a revendu en 2008 au groupe par touche parce qu'il s'est produit ce que j'avais expliqué à mes associés. Je leur avais dit voilà ce qui va se passer. La France va être obligée d'ouvrir son marché des jeux en ligne.
C'est une obligation qui est donnée par l'Union européenne. Elle protège le monopole de la française des jeux. Ça lui coûte des amendes tous les ans.
Tous les ans, l'Union européenne augmente le montant des amendes. Il y a un moment où les amendes vont être telles que la l'État va dire bon bah mieux vaut ouvrir le marché, arrêter de payer les amendes. Quitte à perdre un peu de part de marché sur la française des jeux.
Donc j'avais annoncé à mes associés en 2004, vous verrez que avant 5 ans, la France ouverra son marché des gens en ligne. Si à ce moment-là, nous on a notre licence active, nos équipes qui tournent, notre marque qui est établie, nos clients qui forment déjà une base et cetera, on vaudra tout de suite de l'or. On aura des offres de rachat immédiates.
Et c'est exactement ce qui s'est passé. En novembre 2008, la France a annoncé l'ouverture du marché des jeux en ligne. Le lendemain, le Figaro Echo titrait "L'Eldorado des jeux en ligne arrive en France". et le surlendemain, on avait trois offres de rachat.
Voilà. Et ce genre de paris justement sur l'avenir, cette visibilité sur sur ce qui va se passer, tu l'as eu à plusieurs reprises dans ta carrière. Ouais, je pense que ça pour le coup, c'est un de mes points forts, c'est je sais comprendre un marché, comment il ve évoluer et donc positionner ma boîte là-dessus.
Ça, je suis assez bon là-dessus. Ouais. H et je vais je vais rebondir sur ce concept tout à l'heure, c'est peut-être ce qui explique plein de prises de décisions dans ton parcours.
Mais tout à l'heure, tu as partagé, tu viens de partager un conseil extrêmement intéressant, c'est finalement ne pas créer un produit qu'on pense être le bon pour soi euh mais surtout pour l'utilisateur avec cet exemple concret des côtes en temps réel et la façon dont il a été transformé en terme d'expérience utilisateur où tu peux sortir du paris en temps réel. Voilà, tu as pas besoin de comprendre la mécanique qu'il y a derrière. Tu sais, tu sais que tu as mis 100 balles, tu vois en temps réel ce que valent tes 100 balles.
Est-ce qu'il valent 120 ? Est-ce qu'il valent 150 et tu décides si tu sors ou pas. C'est ça.
Et surtout moi je m'imagine à la place du parilleur, tu vois 200 balles. Donc tu es constamment en train de te dire "Attends, est-ce que je sors maintenant ? Est-ce que j'y vais ?" Du coup, tu as tu as pris ton gain mais oh non, j'aurais dû rester.
Donc derrière, il y a aussi un enjeu marketing et psychologique qui est hyper important et je pense qui crée de la rétention. Euh vous l'avez vu par les chiffres euh par la suite euh fait lorsque tu revends à partouche euh tu vas intégrer euh à un moment donné euh euh l'équation par touche et tu quittes en 2010 euh pour créer BLT développement. Euh cette nouvelle étape avec ton papa qui plusit, qu'est-ce que ça représentait pour toi à ce moment-là de monter enfin un projet ensemble ?
Ah, c'était un un réel plaisir parce que comme on s'adorait tous les deux et qu'on avait jamais bossé ensemble, ben on s'est dit voilà là il y a la bonne occasion. J'avais identifié ce qui me semblait être une opportunité de marché, le fait que lui-même et des gens de sa génération étaient largués sur internet, savait pas bien manipuler le web. J'ai une anecdote marrante comme ça un jour.
Un jour, c'est fabuleux. Il m'appelle, il me dit "Mais c'est vraiment de la merde ton internet et tout. Là, je suis en train d'envoyer un mail, c'est tellement pas pratique.
Je dis mais qu'est-ce qu'il y a de pas pratique ? Il me dit "Mais regarde la fenêtre de texte comme elle est petite. J'écris un truc, dès que j'écris une ligne, elle disparaît." Je dis "Mais elle est où ta fenêtre ?" Il me dit "Bah t'envoie A euh de la part de et puis il y a la fenêtre." Je dis "Non, ça tu rendu juste le titre là en dessous tu as un énorme rectangle.
C'est là-dedans que tu écrit son texte. Il était en train de faire tout l'email dans la petite barre de titre de l'email, tu vois." Bon mais ça c'est c'est symptomatique des gens de sa génération qui étaient pas à l'aise au début et puis qui avait un problème de confiance aussi parce qu'on parlait à juste titre d'ailleurs.
Il y avait beaucoup d'arnaques hein sur internet, il y en a encore mais bon ça c'est quand même assez n je pense globalement et donc mon idée c'était de faire un un one stop shop qui réunrait pour les gens d'une certaine génération toutes les meilleures offres du web. Genre, on a comparé pour vous le Trip Advisor en quelque sorte en quelque sorte des meilleures offres du web et avec l'aspect confiance tapis c'est en fait une marque au final. Donc si nous on vous dit que c'est bien, vous pouvez y aller.
Bon et le site a cartonné au début euh c'est les premiers mois grâce à la notoriété de mon père, on a eu 600000 membres en quelques semaines qui ont consommé un peu de tout. Après, ça s'est essoufflé parce qu'une fois que tu as passé ce réservoir là, faut aller en chercher d'autres. Et on avait un un modèle économique qui était quand même un peu challenging dans le sens où il fallait quand même que le coût d'acquisition soit inférieur à la longterm value de ton client.
Faut que ton cent à terme que ce que ça t'a coûté d'aller le chercher. Et ça c'était pas évident parce que quand tu as que des offres discount super pas cher, bah les commissions que tu prends elles sont super faibles mais on s'en sortait à peu près et puis le site a fermé c'était la bésina totale quand mon père a eu ses problèmes judiciaires parce que là tous les partenaires sont partis quoi. Donc les partenaires des offres qui étaient celles qui nous rapportaient le plus justement le rachat de crédit, les choses comme ça, on dit non mais vous comprenez les assurance votre père est mis en examen pour se recréer en borde organisé, on peut pas associer notre image à ça.
On est désolé mais on se retire. Bon bah donc quand tu as un site où euh la grande majorité des partenaires veulent plus être présent, le site est mort quoi. H mais ça m'a beaucoup servi parce que c'est grâce à ce site que j'ai fait ensuite euh mes deux plus belles expériences entrepreneuriales en terme de réussite, mes deux plus belles réussites financières.
Elles sont nées grâce à l'expérience que j'ai eu sur bantapi.com parce que j'ai décidé de me mettre dans l'or en ligne après une vente qu'on a faite sur le site qui a cartonné. Je me suis dit tiens, je pensais pas que les gens étaient prêts à acheter à ce point de l'or par internet. et le rachat de crédit.
Voilà, donc c'est les deux expériences qu'on a eu dans le rachat de crédit sur bernardpi.com. Après avoir fermi Bernard Tapi.com, j'ai dit je vais faire un site spécialisé sur l'UR en ligne et un site spécialisé sur le rachat de crédit.
Et là, quand tu vois ces deux mines d'or, sans mauvais jeu de mots, euh tu les lances les deux en même temps et comment tu fais pour gérer ton focus entre les deux ? Est-ce que tu mets en place des équipes ? Est-ce que tu as une vision ?
Comment ça se passe ? Tout est dans l'équipe. Tout est dans l'équipe.
En fait, le conseil ultime, le conseil qu'il faut retenir le plus que tous les autres, c'est que tout est dans ton équipe. Donc, tu montes une entreprise, passe le temps et les efforts qu'il faut pour t'entourer des gens qu'il faut. Ça passe par déjà se connaître soi-même, savoir quelles sont ses propres faiblesses, ses propres forces puisqu'il faut que la somme des personnalités fasse un groupe super super compétitif.
Donc si tu es pas très vendeur dans l'âme, prends un mec qui est super vendeur. Si tu es pas très bien organisé, prends un mec qui lui est super bien organisé. Si tu es hyper dur de nature, prends un mec qui va un peu arrondir les angles.
Si le contraire, tu es trop gentil, ça c'est mon cas, prends un type qui va un peu faire le du bâton à ta place et cetera. Donc la première des choses, c'est de savoir s'analyser soi-même pour ensuite recruter les gens qui vont te compléter tant dans la personnalité que dans les compétences. Et j'insiste dans la personnalité parce que beaucoup pensent que c'est juste une question de compétence, que tu vas mettre des gens avec des compétences complémentaires et que ça va marcher.
Les personnalités, c'est clé. Ça, tu le vois vachement dans le sport. Je pense que le sport, c'est une des meilleures écoles de business au monde.
Quand tu as fait du sport collectif, tu comprends tout et tu as toutes les armes pour faire du business derrière. Parce que tu regardes ce que c'est une équipe de foot, le type qui va penser que il suffit d'additionner les talents, bah si voit la différence entre le Parissain-Germain par exemple il y a quelques années et celui de cette année, voilà, pendant des années, qui est le meilleur milieu de terrain du monde ? Messi, qui est le meilleur à côté de lui ?
Euh euh Neymar, qui est le meilleur attaquant ? Ibrahimovic et bon, ils sont allés chercher des personnalités qui incontestablement étaient des mecs individuellement extrêmement forts. Mais est-ce que tout ça ça marche ensemble ?
Bah non, ça marche pas ensemble. Et cette année, enfin l'année passée, malheureusement, je dirais en tant que supporter de l'OM, ils ont, je pense que l'entraîneur espagnol a beaucoup aidé à ça, Louis Drink, ils ont su mettre des gens des profils qui étaient complémentaires. Individuellement, ils sont moins forts que les équipes d'avant, mais collectivement, ils sont plus forts.
Et ben, c'est la même chose dans une entreprise. Il faut recruter des gens qui vont être compétents évidemment dans ce qu'on va leur demander, mais qui dans leur personnalité vont être adaptés au groupe. Et c'est pas évident d'avoir les deux.
Mais s'il faut passer du temps sur un aspect de l'entreprise, plus que tous les autres, c'est celui-là. Alors, plus que tous les autres et la première des choses évidemment, c'est de savoir ce qu'on va faire, quel est le marché auquel on s'adresse. Est-ce que c'est bien un marché d'avenir ?
Parce que si c'est un marché qui est condamné, c'est quand même difficile de prospérer dans un marché qui va s'éteindre. Donc passer le concept et à quel marché je m'adresse qui est le évidemment la l'étude nécessaire préalable. Une fois que tu as décidé d'y aller, il faut y aller en constituant une équipe topissime et il faut absolument euh passer le temps et les moyens qu'il faut pour ça parce que ton équipe, tu l'as pour de bon quoi.
Alors après tu peux changer, des gens te quittent ou toi tu décides de remplacer quelqu'un par quelqu'un d'autre mais enfin si dès le début tu peux avoir une équipe qui est super forte, c'est ça réussira complètement. C'est la différence entre les soft skills et les hard skills. Aujourd'hui, les soft skills sont capitaux.
C'est l'attitude, les plus que les aptitudes finalement. Et en restant sur ce concept d'équipe et tu dis que derrière bah elle te suit, tu la gardes et cetera, tu as fait référence notamment à une personne qui qui était à tes côtés pour la partie de développement pendant 15 ans. Euh, elle t'a suivi également dans tous ces projets à chaque fois ?
Alors, je vais te dire, c'est une une des plus grandes fiertés que j'ai. Tous les gens avec qui j'ai bossé ont voulu me suivre ensuite. Comme quoi je dois pas être un un un trop mauvais patron.
Tous m'ont dit euh si tu peux nous embarquer dans ta prochaine, on est là. Bon et lui en plus il avait une compétence que je n'ai mais alors absolument pas. Je suis nul ici en informatique.
Je déteste ça. J'ai même un fluide négatif. C'est quand je m'approche d'un ordinateur, tu as une chance sur deux pour qu'il bug.
Euh et lui-même il me dit "Mais j'ai jamais vu un mec comme ça quoi." Et j'arrivais parfois je touchais son ordi, le truc plantait. Il me disait "Non, s'il te plaît, tu restes loin de mes ordis.
Donc tu vois, c'est pas du tout au départ ce qui ce qui m'attirait informatique, internet et cetera. Enfin, internet c'est pas l'informatique. Internet c'est un canal de distribution, un canal ouvert mais mais il faut faire de l'informatique, du développement du code pour savoir le faire.
J'ai jamais su faire ça, ça m'a jamais intéressé. Mais donc lui, il avait cette compétence que je n'avais absolument pas et comme il était très bon et que c'était quelqu'un que j'adorais sur le plan personnel, on s'adorait mutuellement. on s'est suivi, on est devenu ami bien plus que dans une relation euh de patron à salarié quoi.
Et ça a été le cas pour pour pas mal d'autres poste. J'avais une femme qui était directrice générale, une bretonne, cerveau exceptionnel, super personnalité. Bon, j'ai pu la garder pendant quelques années, puis ensuite, elle est partie pour un raison de chouette de vie personnelle, de couple, marié avec des enfants suivre son mari.
Donc il pouvait plus bosser avec moi. Mais voilà, on a eu des très belles aventures humaines. Euh et c'est une des choses que je préfère dans l'entreprise, les aventures humaines que tu construit.
Est-ce que tu penses que c'est le le leadership qui prime ou est-ce que c'est autre chose comme ingrédient qui fait que derrière ces gens tu arrives à les fédérer, faire en sorte qu' qu'il te suivent quel que soit le projet ? Alors, il y a les deux. Il peut y avoir la pétence pour le projet lui-même et puis il y a il y a les les gens.
Donc quelqu'un qui va choisir de rejoindre une entreprise, elle va regarder si elle est rationnelle, elle va regarder est-ce que c'est un sujet qui va m'intéresser ou pas. Parce que déjà si le sujet fondamental entreprise l'intéresse pas du tout, ça part pas très bien quand même. Donc on est quand même mieux dans un secteur qui nous qui nous parle, qu'on aime.
Euh ensuite, quelles sont mes perspectives d'évolution ? Qu'est-ce qu'on va me demander de faire ? Comment je vais évoluer ?
Et si ce qu'on me demande de faire, c'est ce que je sais faire, bah tant mieux. Ou si c'est pas ce que je sais faire, mais que je pense que je saurais le faire, tant mieux aussi. je vais encore m'enrichir d'autres compétences et puis avec qui je vais bosser.
Le avec qui je vais bosser, tu le sais pas tout de suite hein, tu le découvres. C'est bien pour ça que tu as une période d'essai et elle est dans les deux sens. Je veux dire que elle doit pas être seulement du patron de vérifier que la personne qui a recruté est bien.
Ça dans l'autre sens aussi. Si tu rentres dans une boîte puis tu te rends compte il y a une ambiance horrible ou le mec qui est ton N +1 est insupportable ou quoi que ce soit, tu vas pas rester. Donc c'est c'est un ensemble de choses.
Je peux pas dire que c'est plus le leadership qu'autre chose. C'est c'est cet ensemble là que tu vas que tu vas soupes quand tu es le salarié qui va faire que tu restes ou que tu restes pas. Ouais complètement.
Et euh justement, je reviens et je rebondis sur le fait de se connaître soi-même. Tu l'as évoqué à plusieurs reprises. Euh est-ce que tu as eu un déclic à un moment donné euh sur euh des forces euh des faiblesses euh des convictions euh que tu avais à ton égard pour pouvoir encore plus élever ton niveau d'entrepreneuriat et ton niveau de jeu ?
Ouais, ouais. Ouais, bien sûr. Euh bah moi, je suis naturel assez sûr de moi.
J'ai pris ça de mon père parce que ton éducation compte d'une façon incommensurable. Il y a un livre très intéressant de de psychanalyse qui s'appelle Tout se joue avant 6 ans et qui explique bien ces choses-là. C'est vrai que la personnalité de quelqu'un, elle provient de deux choses.
Sa génétique, ça il peut rien hein. Tu es né avec et son éducation. Et ça tu tu le vois bien.
Je veux dire que les parents, moi j'ai plusieurs j'ai deux enfants et n'importe quel couple qui a plusieurs enfants le voit. Avec la même éducation, tes enfants vont pas être les mêmes du tout. C'est donc bien que l'éducation a un impact mais ne joue pas sur tout.
Tu as une génétique. Bon donc je devais avoir une bonne génétique pour pas une génétique d'un mec craintif ou ou qui est pas sûr de lui. Mais en plus j'ai eu une éducation euh hyper positive.
Trop même parfois. C'est une éducation un peu à l'américaine où on te dit tout ce que tu fais c'est bien, que tu vas réussir. Mais ça ça compte mais à un point énorme parce qu'il y a tellement de gens qui ont pas confiance en eux parce que on leur a pas donné confiance en eux qu'ils arrivent pas à franchir ce pas.
Bon bah ça j'ai eu la chance d'avoir ça. Après le problème c'est que quand tu as cette éducation là et que tu es bon à l'école sans faire grand-chose, moi c'était mon cas, bah tu te prends un peu pour le le patron quoi. Donc j'ai un peu cru un peu trop vite que je savais tout et que je savais tout faire.
Et c'est les baffes que tu prends, les murs que tu te prends qui sont très sains qui te montrent que non, tu sais pas tout et tu sais pas tout faire. Bah tu les apprends au fur et à mesure quoi. Voilà.
Et et donc euh j'ai pu apprendre qu'il y avait des choses que je savais vraiment pas bien faire et heureusement que je les ai apprises et que j'ai pris après donc des gens pour le le faire à ma place. Là en particulier, il y a un mur euh dont tu te souviens que tu pourrais partager à ceux qui nous écoutent et une leçon derrière que bah le je vais te partager le mur le plus douloureux qui soit parce que dans comme beaucoup d'entrepreneurs, j'ai aussi connu l'échec. J'ai connu un échec brutal à un moment.
C'estd que en 2010 jusqu'à mon parcours de 1996 à 2010 globalement ça s'est plutôt très bien passé. Et puis un moment, tu vois comme je te disais quand tu commences à penser que tu sais tout, tu sais tout faire, j'ai commencé à faire trop de choses en même temps et donc à ne plus surveiller les choses d'assez près. Tu as rappelé en introduction des noms de boîtes donc qu'on a pas évoqué, il y en a une qui s'appelait IST qui faisait du du trading notamment alimentaire.
Et j'ai commencé à gagner de l'argent là-dedans et là, j'ai eu une personne qui m'a arnaqué. Euh la le truc le plus con qui soit quoi. C'estàd que tu fais confiance, on t'annonce des chiffres et tu creuses pas assez, tu vérifies pas assez, tu fais confiance, tu mets plus d'argent et plus d'argent et plus d'argent et j'ai tout perdu.
Pas tout ce que j'avais gagné mais tout ce que tout ce que j'avais mis dans cette affaire a été perdu. Hm. Et là, mon patrimoine du jour au lendemain, il a été divisé par plus de deux.
Euh, j'avais un très très bel appartement 7e étage vu Tour Effel sur le champ de Mars. Il y est passé. Et là, faut que tu es un couple qui soit solide aussi.
Ça dans les dans les conseils, on en parle jamais. Mais c'est hyper important. Il y a pas seulement se connaître, il y a connaître ton couple.
Si ton couple a de l'importance pour toi. Bon, il y en a, ils sont focalisés que par le business. Ils ont pas de conjoint ou pas de ou c'est pas quelque chose d'important pour eux.
Moi c'est le contraire. Moi c'est même plus important ça que tout le reste. Moi ma mon couple c'est le centre de ma vie et ma famille et c'est après le business.
Bon bah si tu as pas une femme qui est solide avec toi quand tu lui expliques du jour au lendemain bon bah chéri tu vois le bel appartte là c'est je l'ai engagé c'est fini. Il y en a qui le prennent très très mal hein complètement. Donc tu dois quand tu entreprends c'est une aventure à deux si tu es en couple. tuentreprend à deux, peut-être qu'elle sera pas entrepreneuse mais en tout cas elle est associée au fait que tuentreprenes même si elle est peut-être même pas capitalistiquement enfin si tu es marié elle est un peu forcément même indirectement mais par l'esprit elle l'est donc ça doit être un soutien et il y a des mecs qui sont freinés par ça et il y a des mecs il ont des femmes qui sont averses au risque qui sont en panique en permanence et eux s'ils ont pas cette aversion en risque elle leur est donnée par leurs femmes et ça les plombe.
Donc quand tu entreprends, tu dois tu dois te mettre d'accord avec ton conjoint. On part dans la vie d'entrepreneur et c'est pas une vie de tout repos, quoi. Voilà.
Moi, je lui ai pas laissé le choix. Moi, je j'ai je suis avec ma femme depuis que depuis que j'ai 16 ans pour tout dire et elle a compris qui j'étais depuis ce momentl et je lui ai dit tout de suite quand j'étais chez Mckinz, elle était heureuse, elle voulait pas que je parte de Mckinz. Un gros salaire qui tombe tous les mois tranquille.
Tu vois ce que je veux dire ? Je dis non, je serais pas heureux dans la vie à rester consultant. Le siège passager, il me l'avait dit, ne me convient pas.
Je veux le siège conducteur. Donc oui, on va faire des haut débats, c'est sûr, comme tous les entrepreneurs, mais c'est la vie que j'ai envie de mener. Si tu n'y es pas prête, on pourra pas eu ensemble.
Donc elle est restée en sachant ça. Mais le le dire, c'est une chose, puis a le vivre. Voilà.
Bon, après, j'avais eu un exemple audessus de moi. Mes parents dans long terme de haut et de bas, tu peux difficilement faire pire. Ma mère, elle a connu quand même à peu près tout avec mon père.
Bon ben, c'est comme ça. Et donc j'ai eu ce coup dur et j'ai appris que tu ne devais jamais faire confiance parce que là encore tu projettes sur les autres. Moi je suis vraiment pas un mec tordu mais vraiment vraiment pas.
Euh je suis hyper direct et quand je dis un truc je le fais. Donc j'arrive pas à comprendre que tu es des gens tordus qui sont des vrais [ __ ] te font croire des trucs pour te piquer ton pognon. Et ben voilà, j'ai appris, j'ai payé pour apprendre et cette erreur là, je la referai plus jamais.
Donc maintenant, c'est pas moi qui met en place les contrôles, mais j'ai des processus de contrôle pour vérifier que je suis pas en train de me faire entuber complètement. La confiance n'exclut pas le contrôle comme on dit. Exactement.
Euh, revenons justement sur la l'aventure entrepreneuriale qui s'en est suivie avec le rachat de crédit et l'or. Donc, tu développes ces deux activités, tu constitu équipe. À ce moment-là, en fait, l'équipe était déjà constituée.
OK. Donc tu as des personnes qui te rejoignent, qui continuent l'aventure avec toi. C'est quoi la croissance en terme d'ordre d'idée ?
En plus, on est aussi en train de surfer sur la bague internet euh l'acquisition digitale. Et c'est super drôle parce qu'encore une fois, tu maîtrises pas à la base ces différents sujets. Absolument.
Et pour autant grâce aux stratégies, la compréhension du client qui a derrière, la psychologie humaine et du business en général, les bonnes idées et la débrouille. l'audace et la débrouille que tu as et que tu as eu tout au long de ton parcours font qu'il y a des résultats. Tu peux nous raconter rapidement ce parcours de ta vie ?
Ouais. Alors, quand je vois que la vente événementielle qu'on a créé sur l'or sur le site berapis.com cartonne, euh je me dis bon là, il y a vraiment un truc à regarder.
Je m'intéresse au marché de l'or parce que moi je me lance jamais de manière irréfléchie et si j'ai un conseil à donner, c'est très bien d'avoir l'enthousiasme d'entreprendre. Mais attention, c'est quand même l'activité la plus dure au monde. On s'y lance pas comme ça.
On doit prendre le temps d'analyser, de regarder, de parler à des gens. Il y a des gens, tu sais, ils veulent pas parler à ceux qui qui vont leur dire ce qu'ils ont pas envie d'entendre. C'est une erreur.
Il faut écouter la vie de ceux qui vont te dire ce que tu as pas envie d'entendre. Mais ce qui est clair, c'est si à la fin toi, après avoir fait ton analyse et dans ton fort intérieur, tu veux y aller et tu y vas. Voilà.
Parce que tu auras toujours le regret de pas l'avoir fait. Si tu te plantes, tu auras le regret d'être planté. Mais au moins, tu auras pas celui de pas avoir fait, pas avoir tenté.
Mais il faut écouter les autres, il faut étudier son marché, faut faut vraiment bien analyser les choses avant de se lancer parce que c'est comme ça qu'on maximise ses chances quand même. Donc je m'intéresse au marché de l'or. Je prends conscience que l'or est un placement en fait qui croit tout le temps en valeur avec des cycles mais globalement ça croit tout le temps en valeur.
De plus en plus je pense parce que on est dans des cycles économiques raccourcis avec des crises de plus en plus fortes. Avant tu étais un peu sur un on dirait sur une économie un peu pépère, tu vois ce que je veux dire ? Qui croit gentiment et tout.
Maintenant, tu as des croissances monstrueuses, tu as des crises violentes et tu as beaucoup plus d'incertitude qu'avant. Et quand il y a de l'incertitude, l'or monte. Donc j'ai dit "OK, c'est un bon marché en soi, la valeur de l'or va continuer de monter et donc le nombre d'acheteurs continuera à monter parce que les gens vont acheter ce qui montent, hein." Donc le marché est bon.
Après sur ce marché-là, comment les gens achètent ? C'était le début d'Internet dans l'or parce qu'il y avait en fait les boîtes qui vendaient de l'or, c'est essentiellement des boutiques physiques qui étaient là depuis pour certaines depuis des décennies et des décennies et qui pour la plupart se sont pas mis sur internet parce qu'elles ront rod et j' étais sur leur marché et tout. Donc je me suis dit il va y avoir un créneau là-dessus et j'ai pas la compétence, je connais pas bien le marché, je sais pas comment tu sources l'or, je sais pas comment tu traites le client et tout.
Donc, j'ai deux manières de faire où je recrute les gens qui connaissent, où je m'associe à une boîte qui connaît. Et en plus, je pense que l'image est hyper forte parce que c'est déjà quelque chose de dire à quelqu'un, "Tu vas acheter de l'or, il y a quand même un frein psychologique quand c'est de l'or de l'investissement. Tu aimes bien quand même voir quelqu'un, voir une boutique, tu vois ce que je veux dire ?
Tu as peur des arnaques." Surtout que l'or est un domaine en plus dans lequel il y a plein d'arnaques. Et deuxièmement, la confiance dans dans l'enseigne.
Il y a le moyen, le média qui internet déjà pas facile concre. Mais si en plus ils connaissent pas, alors là il y avait le nom tapis. D'accord, je pouvais mettre en avant que c'était le nom tapis, mais il y a pas d'appétence forcément entre tapis et l'or.
Il y a pas de de crédibilité nécessaire entre les deux. Donc il fallait que j'aille chercher une marque. Donc je suis allé voir euh un des leaders français de de leur de l'or physique qui avait des boutiques qui s'appellent Godo et Filis.
En plus c'était le bon timing parce que c'était une ça appartenait à une famille dont il y avait un peu une transition de management. C'estàd que le jeune qui s'appelait Jonathan prenait un peu la suite de ses parents et lui était beaucoup plus branché internet et cetera. Mec super fort et lui me dit "Tu as raison, c'est clair que internet c'est l'avenir pour nous, faisons-le." Donc on fait une JV à 5050.
Moi, je vais apporter mon savoir-faire qui est de faire de l'internet et lui, il a le savoir-faire de faire l'or, de gérer le client, de sourcer l'or, de faire toutes les la documentation administrative qui est liée avec l'or parce qu'il y a beaucoup de choses qui sont administratives là-dedans. Et donc on on démarre et ça a cartonné. On a on a fait de notre site achat or et argent le numéro 1 de la vente en ligne d'or.
J'ai un petit sourire qui me vient parce que je me rappelle d'une anecdote. On a fait des films publicitaires qui a qui étaient pendant un moment en entrée et en sortie euh des cours de bourse sur BFM TV et sur d'autres et donc il nous fallait un script, un film, un acteur. Et la société Godofice existe depuis 1933 tu vois.
Et je me dis il faut que il faut que l'acteur qui parle de ça exprime enfin te génère de la confiance qu'il ait l'air tu vois d'être un mec d'expérience et tout. Et à ce moment-là, c'était l'époque où bah justement j'avais acheté cet appartement que j'ai ensuite perdu, mais à ce moment-là, je l'avais acheté qui était sur le champ de Mars et je faisais des travaux. Et mon architecte, c'était mais ce profil là, mec d'une soixantaine d'années, une classe absolue.
On aurait dit à l'indelon, les yeux bleus, les cheveux gris et tout, qui parlait lentement, qui te rassurait, qui t'expliquait, qu'il ait faire dans ton appartement et tout. Tu avais envie de lui confier tout ton argent, tu vois. Tellement le mec avait il avait la classe et tout.
Je viens le voir, je lui dis "Est-ce que tu veux bien être mon acteur dans mon film sur l'or ?" Mec, j'ai jamais fait ça de ma vie. Je dis "C'est pas grave." Et on a tourné et le type, il est parfait dans le film.
Il te fait "Notreé Godoffice existe depuis 1933 et tu le regardes, tu es sûr ? Tu as envie de donner ton argent ?" Le mec me dit après, il allait dans le supermarché, les mecs lui disaient "Mais c'est vous qui vendez de l'or ?" Non.
Et bon voilà, donc on c'était une petite anecdote marrante mais le site a très très bien marché et est encore aujourd'hui un numéro 1 français. Et moi, j'ai vendu mes parts en 2016 euh quand je suis parti et que j'avais eu envie de faire mon break et je le regrette tous les jours parce qu'entre-temps, il a il a encore largement cru. Bon après ça c'est toujours les regrets, tu sais.
Ah j'aurais pu faire plus en attendant. Bon on refait pas l'histoire. Euh j'avais aussi un peu besoin d'argent à ce moment-là parce que c'était c'était le moment où non c'est ctait 2018 pardon je les ai vendu.
C'est le moment où je préparais euh de l'âge. Donc j'avais besoin de rapatrier un peu de cash. Euh et donc euh voilà, j'ai vendu mes pars à ce moment-là.
Je le regrette un peu quand même parce que si j'ai si j'avais ne serait gardé que la moitié euh la moitié va vaut plus que ce que j'ai vendu à l'époque aujourd'hui. Bon enfin bref voilà donc ça c'était sur l'or. Et puis tu me poses la question sur rachat de crédit.
Le rachat de crédit, c'est très différent parce que le rachat de crédit là, c'est la seule expérience que j'ai eu de ce type où j'ai fait de la reprise d'entreprise d'abord parce que tu as besoin d'avoir un agrément bancaire quand tu tu as tu es intermédiaire en opération bancaire IOB. Et ça déjà si tu veux partir de zéro et avoir cet agrément, c'est déjà un castet, tu perds des mois voire des années. Donc il fallait reprendre quelque chose d'existant.
Euh, on avait un partenaire sur notre site qui s'appelait Créditech qui est une société totalement sinistrée comme la plupart des opérateurs de rachat de crédit qui étaient tous sous-capitalisés car en 2008 il y avait eu les subprime et quand il y a eu les subprime, les banques ne donnaient plus de crédit. Donc toutes ces boîtes avaient des conseillers qui te montrent des dossiers de rachet de crédit pour leurs clients, les présenter en banque et les banques disaient non, on ne donne plus d'argent. Donc du jour, tu n'as absolument plus de business.
Donc tu en as plein qui ont fait faillite et puis tu en as d'autres qui ont survécu sur leur trésors de guerre et qui attendaient des jours meilleurs. Mais la tréso, elle fondait, elle fondait, elle fondait. Bon et donc ça c'est une de ces boîtes voilà qui avait des dettes qui le le le gérant était endetté caution personnelle avec sa maison engagée et cetera.
Bon donc je lui ai dit "Écoute je vais te reprendre ta boîte pour un franc et par contre je vais te sortir ta maison. Tu tu parce que tu il allait perdre sa maison hein. Donc j'ai renégocié la dette pour un investissement au final qui devait être de l'ordre de 150000 ou à 200000 € j'ai pu reprendre la boîte qui faisait un peu de chiffre d'affair qui avait une équipe en place qui avait ses agréments et cetera.
Ça c'était la première, ça m'a coûté en gros 200000 mais elle était beaucoup trop petite. Donc après j'en ai acheté une deuxième et puis elle ne faisait que du B2C. J'ai compris rapidement quand j'ai fait mon analyse de marché qu'il y avait le B2C et le B2B.
C'estàd que tu pouvais aussi euh avoir des des prescripteurs, des gens euh qui te faisaient ton dossier euh et que tu présentais en banque ensuite. Tu étais pas obligé d'être en direct avec le avec le celui qui dont tu faisais le rachat de crédit. Donc là, j'ai racheté une autre entreprise qui était à peu près dans le même profil, petite, sinistrée et cetera, qui s'appelait LR et associé.
Ça m'en faisait deux. Et puis quelques mois après, je cherchais un plus gros opérateur et j'ai trouvé au sein du Crédit Agricole une boîte qui était aussi alors eux ils faent des très grosses pertes. Il perdit 3 4 millions enfin très grosses, il perdaient 3 4 millions d'euros tous les ans.
Le Crédico Colle les avait acheté pour 18 millions d'euros juste avant les supprimes et et cette boîte qu'ils ont acheté 18 millions d'euros là, elle perdait 3 4 millions par an. Et mais comme c'est une banque et que les banques ils dorment bah il essaie perd des 3 millions puis ça perd des 3 millions il virait personne dingue il l'ess donc je leur dis ben vous en êtes à la à la 4e année là où vous perdez 3 millions ça vous intéresse pas de la céder la boîte peut-être et il m'ont dit ah si si on justement on aimerait bien la céder ouais bah je dis bah moi je vous la reprends bon celle-là comme ils sont pas débiles non plus ils savent que il y avait un gros volume d'affair je l'ai acheté à peu près pour 1 million c'était plus cher que les autres mais enfin voilà pour un en gros un investissement d'à peu près 155, je me suis retrouvé avec trois boîtes dont une qui était déjà vraiment pas mal en terme de volume et avec l'ambition d'en faire vraiment un opérateur majeur sur le marché français. Et là, je me suis bien régalé parce que là, c'était vraiment du Mine, c'estàdire que là, c'était le retournement, c'était qu'est-ce qui va pas et comment on fait que ça marche.
Et tu vois des mais tu vois des décisions des des politiques en place qui en dépit du bon sens n'ont aucun sens. le nombre de boîtes où tu te demandes comment les mecs peuvent être patrons et et laisser des process aussi débiles, tu dis "C'est pas possible quoi." Donc par exemple, tu as deux types de rachat de crédit.
Le rachat de crédit conso qu'on appelle et le rachat de crédit hypothécaire. Le conso c'est le petit rachat de crédit où où le client ne met rien en garantie. Voilà, faut lui faire 10000 40000 € pour regrouper le crédit bagnol, le crédit étudiant.
Bon et puis tu as le gros rachat de crédit où le type il avait pris en crédit un un crédit pour sa maison où là tu es dans moyenne où tu es plutôt à 150 200000 300000 €. Ta commission elle est la même he 5 % évidemment vaut mieux faire 5 % sur 300000 que 5 % sur 20000. Bon donc la première des choses c'est tu dois distinguer est-ce qu'on est dans un rachat de crédit conso ou IPO.
Donc moi je demande je regarde BC Finance avec 14 agences physiques. Donc entre BC Finance Créditech LR tout ça je fusionne il y a 14 agences physiques. Il y a 160 conseillers. euh au total qui 150 qui font qui font des dossiers de rachat de crédit.
Je demande comment c'est organisé. Ah bah on a fait un système qui plaît à tout le monde. Dès qu'on a une demande qui tombe euh sur notre plateforme, elle est gérée par l'agence la plus proche de celui qui envoie sa demande.
Donc tu habites à côté de Renn, bah tu vas avoir l'agence de Renn qui va prendre en charge ton rachat de crédit quel qu'il soit. Je dis attendez le rachat de crédit conso, on le fait qu'au téléphone. On ne rencontre jamais physiquement le client.
Non. Alors qu'est-ce que on en à [ __ ] qu'il soit traité par Ren ? Bah ça nous semblait la logique et le type il est près de Ren comme ça parce que si on donne ce type là à l'agence qui est à Toulouse, ils vont faire la gueule à Renn.
Mais moi je m'en fous qu'il fasse la gueule à Renne. On n'est pas là pour faire en sorte que tout le monde soit content. On est là pour faire de la performance hein.
Il faut pas se tromper de ce que c'est une entreprise hein. Donc moi, je me fous de savoir où sont les meilleurs. Je veux savoir qui sont les meilleurs en transformation.
Voilà, ça se mesure. Donc, qui sont les personnes qui reçoivent des appels et quel est leur taux de transformation des dossiers ? Déjà là, tu vois au sein de tous les mecs, bah tu en as 10 15 qui font des meilleures perfs que les autres.
Moi, je suis allé voir ces 10 15 là. Je leur ai dit maintenant c'est vous qui allez faire 100 % des dossiers téléphoniques. Et j'ai voulu voir leur méthode aussi parce que ça c'est pareil. tu traites un truc où tuas tu prends 5 % de commission sur 40000, ça fait de l'argent he quand même.
Quelle est la relation entre le le type qui va qui va gérer son client téléphoniquement du début à la fin et le client ? Tu veux le voir quand tu es le patron ? Moi, je voulais voir les types en train de travailler.
Donc, je me suis installé, je les ai regroupé, j'ai dit, je veux vous voir travailler. Et puis j'ai vu plein d'erreurs. Donc on a écrit un script.
Quand tu fais du phing et que ton métier repose sur le phing, tu dois avoir un script. Tu dois avoir un truc hein avec la question du client, la réponse, la question du client, la réponse et tu dois couvrir toutes les questions possibles du client et tu dois maîtriser toutes tes réponses au mots prêt. Et quand tu as appris ça par cœur et que tu maîtrises au mot prêt, bah tu constates que le taux de transformation, il double.
Il double h et les mecs ne regardent même pas ça. Oh, untel il est bon au téléphone. Ah il est bon, c'est bien.
Alors c'est hallucinant mais c'est des trucs simples, c'est des principes simples mais les mecs ne les font pas. Donc on a doublé le taux de transformation des dossiers en téléphonique par ces méthodes simples. Et puis qu'est-ce qui s'est passé ?
Bah une fois que tu as regroupé les mecs qui vont faire que le téléphone, bah tu as dégagé du temps pour les autres puisque eux ils sont que au téléphone et les autres ils faisaient un peu la gueule. Ils avaient moins de boulot. Je dis non non mais attends vous inquiétez pas.
On constate que le la transformation du crédit hypothécaire en moyenne quand le tu ne vois pas le client, elle est à 35 40 %, elle est à 70 % quand tu le vois physiquement. Pour des raisons compréhensibles, naturelles, un être humain, ça aime bien avoir un autre être humain en face de lui. Surtout quand on lui parle de faire un achat de crédit où il a sa maison engagée.
H tu vois là, on parle de choses sérieuses, on n'est pas en train d'acheter des bonbons là. Donc vas-y, explique-moi comment ça va se passer mon dossier. Donc tu transformes si le type il est en face de ton client.
Dis mais c'est le cas et les gens viennent à l'agence. Je dis oui très bien. Et ceux qui viennent pas à l'agence, le votre exemple que vous m'avez cité, le type qui est à côté de Renn, c'est l'agence de Renn qui le traite.
Pourquoi le mec qui est à Renn, il irait pas le voir à côté de lui ? Parce qu'on a pas de voiture. Ah bah c'est bien, on va mettre des voitures.
Alors donc j'ai demandé à ce que les mecs en agence ne fassent que de la réception client parce qu'il y avait ça aussi. Le type il était avec un client là comme toi et moi, le téléphone sonne. Attendez, je dois prendre.
C'est un autre dossier de rachat de crédit téléphonique parce que c'est son agence qui a récupéré le dossier et tu vas interrompre une conversation que tu as avec ton client pour traiter à 200000 de rachat de crédit pour traiter le mec qui te demande un crédit conso à 100000. Aucun sens. Donc ça fini.
Maintenant tu es avec un client, tu vas jusqu'au bout avec lui, c'est pas toi qui t'occupe du téléphone. Et ensuite bah quand tu as du temps, bah tu vas prendre ta voiture et tu vas aller chez le client. il va apprécier que tu ailles chez lui et tu vas lui parler de son rachet de crédit et cetera.
Et on a évidemment doublé là aussi donc la même boîte a doublé son chiffre d'affaires sur le téléphone et sur les crédits hypothécair avec les mêmes ressources qui plusaient avec les mêmes ressources mais simplement mieux manager avec des méthodes et puis manager c'està-dire que un moment il faut aussi regarder qui est-ce qui est mauvais ceux qui font pas les résultat bah je suis désolé la boîte elle perd 3 millions hein donc si vous améliorez pas vos résultat tu leur reste une chance he toujour vous améliorez pas vos résultats sous les de mois c'est fini quoi. Et là en plus tuas tu es tu es en licenciement économique, il y a aucun problème. Donc bon voilà, tu tu mets ce genre de méthode en place.
On a on a poussé le B2B aussi parce que là c'est pareil, il y avait pas d'animation du réseau. Et en améliorant tout ça, bah en 2 ans, on est passé une boîte qui perdait 3 millions, une boîte qui ont gagné 2 et demi et et la 3è année, je l'ai vendu à Su 2000. Je l'ai très bien vendu.
Ça c'était ma ma plus belle réussite et j'ai bien aimé cette expérience. On est en quelle année à ce moment-là ? Euh quand je reprends ces trois boîtes-là, on est entre 2011 et 2012.
Ouais. Et je revends 2016. C'est hyper intéressant parce que cet exemple du script et du fait que tu doubles les performances euh par rapport à des problématiques qui font du sens, comme tu l'évoques, c'est du bon sens.
Euh bah aujourd'hui, on est en 2025 et euh même lorsqu'on voit nous dans des TPE, des PME tout à fait traditionnels, ce sont des problématiques qui sont encore présentes. Mais bien sûr, constamment. Et c'est des fois des petits détails qui peuvent faire complètement la différence.
C'est pas des fois, c'est tout le temps. Ouais, c'est tout le temps en fait. Euh pour moi, tu as quatre piliers dans l'entreprise.
Euh c'est un acronyme euh que j'appelle IvEM. Ivem i imaginer. Vendre, Ecuzer, M mener.
Imaginez. Il faut tout le temps être imaginatif. Tu as plein de mecs, c'est pareil, il ronronnent.
La boîte ronronne, elle fait un produit ou un service, elle va faire le même. Puis faut surtout rien toucher, hein. Non, ça ça marche jamais.
L'évolution fait que tout se transforme, tout change. Donc il faut anticiper ça. Il faut imaginer ce que sera ton marché demain.
Il faut imaginer de nouvelles méthodes de vente. Il y a les réseaux sociaux qui sont qui ont explosé. Il faut imaginer comment tu vas faire connaître ton entreprise dedans.
Voilà. Et créatif et c'est pas donné à tout le monde. Donc aide dans ton équipe quelques mecs qui sont créatifs et donne libre cours à leur créativité.
Ils seront hyper contents de ça. Imaginez vendre, ça c'est la clé parce que tu as avoir un client puis lui performer son service ou lui délivrer son produit. Avant toute chose, faut avoir un client.
Faut gagner un client. Donc gagner un client, c'est la vente. Il y a des méthodes de vente.
Il y a ça se travaille dans le détail. Les types ne vont pas chercher le détail. Tout se travaille dans le détail.
Donc quand tu as un script au téléphone, quand je te dis que c'est au mot prêt, c'est au mot près et et tu fais des tests et tu et tu demandes au mec est-ce que ça t'a compris ? Des fois tu as des résultats qui sont surprenants parce que parfois les types vont te dire bah telle phrase ou quoi, j'ai pas trop compris. Alors tu vas la retravailler.
Tu t'imaginais pas toi que ça poser problème mais bah oui ça pose problème et ce travail là il est pas fait et plein de boîtes font les choses de façon superficielle en pensant que c'est bon c'est traité. Non c'est pas bon. Tu dois rentrer dans le détail.
Le diable est dans le détail. Donc vendre ensuite exécuter. L'exécution c'est clé.
Ouais je connais des chefs d'entreprise je être sincère avec toi qui m'impressionnent pas du tout sur le plan de leur intelligence. sur leur de leur culture que ce soit. C'est des mecs basiques mais c'est des tueurs en exécution.
C'està dire que ils sont sur un créneau, ils le connaissent et il te l'exécutent de A à Z. C'est flawless comme on dit, tu vois, c'est buldozer le truc. Tu prends une boîte comme Gifi par exemple, le mec a commencé, Philippe Ginesté a commencé en vendant des des des aspirateurs sur les parkings de supermarché.
Il a fait une boîte à 1 milliard. Et quand tu rentres dans un Gifi, moi je suis pas client de de ce qui vend, mais quand tu rentres dans un GIFI, de A à Z, chaque centenmètre carré d'espace a été pensé. Les produits qui sont mis en avant le sont d'une certaine manière à un prix qui est lui-même réfléchi, pensé.
Il y a rien qui est au hasard. Ce mec dans l'exécution est un tueur. Et c'est la caractéristique de la grande partie des des entrepreneurs qui réussissent.
Ce sont des tueurs dans l'exécution. Ils vont chercher le détail parce que mis bout à bout tous les détails, ça fait une énorme différence complètement. Et le dernier M c'est meneur.
C'est que tu dois animer tes équipes, tu dois mener, c'est pas lui il est un tel dans son bureau et je le vois une fois par an mais tout va bien. Ça c'est ça ça ronronne encore. Non, doit être dans l'interaction, fixer des objectifs, incentiv les mecs, t'assurer qu'ils sont toujours motivés euh voilà et les connaître aussi.
La la la connaissance des gens, c'est fondamental. Tu dois connaître les gens avec qui tu travailles parce que tu peux pas bien les manager si tu les connais pas. Les méthodes de management général, ça ne marche pas.
Encore une fois, j'en reviens au sport. Dans le sport, tu le vois, mon père était tellement fort là-dedans. Mon père, il pouvait passer 5 minutes avec une personne et il pouvait te le décrire avec très peu d'erreur.
Il avait compris comment fonctionnait cette personne-là. Et ça c'est le la clé des meilleurs vendeurs parce que le meilleur vendeur c'est pas le mec qui forcément tu as des types il détestent les types qui chatent machin et cetera. Le vendeur c'est celui qui va s'adapter à celui à qui il parle complètement.
Tu vois ? Et et c'est pareil dans l'entreprise, dans une équipe de foot, je disais dans le sport, c'est cela que tu vois le plus les trucs de les mecs aujourd'hui on y a Oui, d'accord. Ça, on le fait depuis la CFA2 jusque machin.
Aujourd'hui, c'est un match important parce que les autres sont pas importants. Alors non, c'est pas ça. Le bon management, c'est le management individuel.
Mon père était super fort là-dedans. Il y avait des joueurs, ils avaient besoin de sentir qu'il y avait la pression, qu'il y aurait 60000 personnes, ça les galvanisait. Il y en a d'autres, ça les terrorisait.
Donc eux, il fallait au contraire les sortir de ça, les relaxer, leur dire "T'inquiète, joue ton jeu et tout." Bah c'est un match de fout à la fin, c'est pas grave hein, si on perd et les rassurer. Et ben c'est exactement pareil dans une entreprise.
Tu vas motiver les gens autour de toi en fonction de qui ils sont. H donc tu as le mec, tu as les types, ils sont ils adorent se rendre utile. Donc ça va être sur le côté tu me rends service.
Tu rends sombureux, tu lui dis "Est-ce que tu veux me rendre un service machin Un mec bien sûr, il adore rendre service tu vois et puis tu as l'autre c'est un chien galeux quoi. Il faut que tu le motiv tu dis [ __ ] ce mois-ci l'objectif je sens que tu vas me le faire péter tout il va ressortir il va être comme un fou. Il y a pas de personnes qui se ressemblent donc il faut adapter son management à chacun.
Complètement hyper important. Je rebondis sur un point tout à l'heure que tu as évoqué. Tu disais euh que tu as fait un break.
Euh qu'est-ce qui fait que tu as eu envie de faire un break ? Est-ce qu'il y a un élément ? que je bossais en fait puisque la première boîte c'était 96 et qu'on arrivait en 2016.
Ça faisait 20 ans que je faisais de l'entrepreneuriat à l'exception des 2 ans chez Minze et de l'année de transition chez Partouche. Ça faisait long que je bossais beaucoup. J'avais cette envie-là.
Mes enfants avaient à peu près 10 ans. J'avais envie de passer plus de temps avec eux. Euh, on avait passé des vacances à Miami.
J'avais trouvé que cette ville était absolument fantastique et c'était une envie de ma femme aussi. Euh donc euh je me disais bon là, les boîtes que j'ai peuvent être vendables. Euh c'est peut-être le bon moment.
Voilà, donc j'ai vendu euh tu vois, tout était pas vendu au meilleur moment mais c'est pas grave. Et j'ai eu envie, voilà, de faire un break, de vivre à Miami, de connaître les États-Unis, euh euh de passer plus de temps avec mes enfants. Euh et ça m'a fait un bien fou.
Ça m'a ça m'a requinqué pour euh l'aventure suivante qui est la plus importante depuis le début de ma vie. Et justement donc euh tu fais ce break pendant 2 ans 3 ans ? 2 ans.
À quel moment euh l'idée de l'âge et la volonté de te lancer dans cette aventure folle euh se se émerge ? Et puis elle émerge en en août 2018. Je suis en train de lire la presse automobile puisque j'adore les bagnoles depuis tout petit.
J'adore les bagnoles. Euh je sais plus si c'est dans Sport Auto ou dans un autre magazine et je lis un article qui qui détaille l'explosion du marché des hypercar. Donc ces voitures vendues à plus d'un million d'euros.
Euh un marché que j'ai vu naître puisque étant donc complètement fan de bagnole, j'ai vu l'arrivée de Bugatti. Donc l'annonce par Volkswagen en 1998 qu'il reprenait la marque Bugatti. depuis l'annonce en 2000 2 ans après que leur première voiture s'appellerait la Veyron ferait plus de 1000 chevaux, plus de 400 km/h et coûterait 1 million d'euros.
Et là, j'ai dit mais ils sont fous 1 million d'euros en 2000, on était pas encore passé à l'euro. Euh donc l'équivalent d'un million d'euros, c'était 6005 et la voiture la plus chère du marché à ce moment-là en l'an 2000, c'était la Lamborghini Diablo 6 L. Elle coûtait 1300000.
Donc la plus chère de toutes les voitures était 1lion3. Les types te disent qu'ils vont sortir une voiture à 66ion6. Hm tu dis mais attends, OK, je veux bien qu'elle fasse 400 à l'heure, de toute façon, personne ne va les faire.
Euh la Diablo, elle prenait déjà 340. Euh c'est juste parce que elle s'appelle Bugatti, elle va à 60 kmh de plus, les gens m'ont payé six fois plus cher, quoi, quasiment. Donc, j'étais hyper sceptique.
Et puis, j'avais pas tellement suivi si ça marchait ou pas. Et là, j'avais dans cet article tous les chiffres de Bugatti, ceux de Pagani, Konixec qui sont aussi des ce qu'on appelle les pur players, donc des gens qui ne font que des voitures au-dessus du million. et j'ai été impressionné en lisant ces chiffres.
Et donc là, ça m'a tout de suite titillé. Je me suis dit tiens mais ça c'est peut-être un marché qu'il faut que je regarde. Et donc j'ai fait comme je fais à chaque fois, j'ai fait mon étude de marché.
Euh est-ce que c'est un marché qui va rester ? Oui. Est-ce qu'il croit ?
Oui. Il croit même très fort. Il s'arrête jamais parce que les très riches qui composent ce marché ne connaissent pas la crise même pendant le Covid he tu avais record de vente aux enchères en ligne sur des voitures de luxe a été établi pendant le Covid.
Donc le monde était à l'arrêt, l'économie était par terre. les super riches s'emmerdaient, ils achetaient une Ferrari F50 à 4 millions de dollars, tu vois. Donc c'est beau un marché qui croit sans arrêt, qui connaît pas la crise, tu en as pas beaucoup des marchés comme ça.
Don je dis ça c'est un très très bon marché. Et après la question ce qui se pose, c'est qu'est-ce qu'il faut ? Quels sont les facteurs clés de succès pour réussir sur ce marché-là ?
Et après avoir fait l'analyse, j'ai considéré qu'il y avait quatre facteurs clés de succès, que ils étaient atteignables. Donc après la question qui se posait c'est quel est ton business plan ? Combien de temps il faut ? combien d'argent il faut.
Bon et là, j'ai regardé, j'ai vu combien d'argent il fallait, j'ai vu que j'avais pas assez d'argent seul pour le faire, mais je me doutais que je pourrais y arriver en levant de l'argent. Euh et combien de temps il fallait ? C'est long mais euh j'ai commencé le projet en septembre 2018 donc j'avais 44 ans.
Euh j'ai dis ça va, j'ai 44 ans, j'ai pas 60 ans ou 70 ans, j'ai du temps devant moi. Donc même si c'est une aventure là qui va partir sur vraiment des années et des années, euh ça me fait ça me fait kiffer. Voilà, c'est ma passion en plus.
Donc voilà, j'ai décidé de me lancer en septembre 2018 sur ce projet. Et entre l'idée euh et euh la concrétisation du rachat de l'âge avec le plan que tu es en train de déployer euh euh depuis euh depuis euh bah depuis 2018. Depuis 2018, euh combien de temps il s'est passé euh entre le moment où j'ai analysé le marché et où je me suis lancé ?
Un mois, un mois, un mois. J'ai j'ai fait mon étude entre août et septembre et d'ici à fin c'était même un peu plus tôt que ça. C'était pour être très précis, c'était juillet, fin juillet, j'ai fait toute mon analyse l'article, toute mon analyse au mois d'août et en début septembre, j'ai décidé de me lancer.
Et à ce moment-là, tu as déjà les quatre facteurs clés de succès que tu as identifié. Je je sais les quels sont ces quatre facteurs cl succès et je sais que je peux les atteindre en recrutant les bonnes personnes. Euh ça commence par un designer parce que la première des choses, le premier facteur d'achat d'une voiture, c'est c'est son look quoi.
Si elle est belle, tu as envie de l'acheter. Si elle est moche, tu as pas envie de l'acheter. Surtout dans ce marché là.
Quand tu vas acheter une Dacia, bon, tuachètes une Dacia, c'est pas cher et puis si elle est pas belle, c'est pas grave. Mais quand tu achètes une voiture à 2 millions d'euros, tu as intérêt à ce qu'elle soit vraiment belle qu la voiture. Donc mais tu as quand même des mecs qui ont fait des voitures moches à 2 million ils sont plantés mais parce que en terme d'ingénierie était fantastique il pensait que ça suffirait.
Tuas un type qui était ancien patron des sports de Audi, donc [ __ ] de référence, il a sorti sa marque qui s'appelait Gomert. Il a fait une voiture qui s'appelait l'Apolo, bah tous les records partout où elle passe, sauf qu'elle est moche comme tout dans tous les angles. Euh bon forcément, il a rien vendu.
Il a juste oublié un petit détail en tant qu'ingénieur, c'est qu'il y a pas que les ingénieurs, il y a aussi les gens qui font du design, tu vois. Bon, donc euh première des choses, avoir une belle voiture. Je n'avais pas envie de mettre des centaines de milliers d'euros, voir plus pour recruter un designer de réputation et cetera.
Je trouve un mec sur internet. Donc le design était fait par un jeune gars qui faisait ses dessins sur internet. J'ai compulsé des centaines de dessins sur internet, dessins de bagnole dans des sites spécialisés, des Beyonce, des Pinterest et d'autres où tu vois plein de de design.
Et celui-là, je trouvais qu'il avait une pâte particulière, qu'il avait un talent. Donc je le contacte, je lui dis ce que je veux faire. Et le mec il comme un fou dire je vais peut-être dessiner une hypercar et je lui envoie un brief.
Je dit, je veux faire une F1 de route. Je veux que la première elle soit dans un positionnement que personne n'occupe qui est F1 de route. Et j'avais fait moi-même un espèce de copiercollé un peu moche mais qui donnait quand même des lignes générales.
Et sur la base de ce que je lui ai envoyé et de mon brief, il m'a dit "Je crois que j'ai compris, je vais bosser ce weekend, je t'envoie mon dessin." Et il m'envoie son premier dessin le dimanche suivant et on n pas touché une ligne. Le dessin qui m'a envoyé, j'ai eu un un recul presque d'admiration, tu vois.
J'ai fait "Wou et je lui dis "C'est bon, tu as le job et on va faire exactement cette voiture." Et voilà, elle a de l'12, c'est le dessin original de 2018. On a changé des tout petits détails liés à l'homologation, pas lié au design.
Euh mais globalement, ouais, c'est la voiture qui l'a dessiné. Donc ça a commencé par ça et ensuite, il fallait constituer l'équipe technique. Et là, j'ai fait ce que je te disais tout à l'heure, le secret, c'est faut pas lésiner là-dessus.
Donc, j'ai pris des gens que je considérais être vraiment les meilleurs à leur place. Le directeur technique en particulier. qui avait une énorme expérience, deux fois champion du monde en FIA Touring, qui a monté de zéro une voiture électrique française qui était beaucoup plus avancé que Tesla euh dans les années 2010, mais comme souvent avec les Français, un produit d'ingénierie fantastique mais pas de marketing.
C'est que les mecs, on est les rois pour faire ça. Nous, souvent, on fait un produit qui est fantastique et on est content quand on l'a fait. Et là, on se pose la question "Ah, au fait comment on va le vendre ?" Ouais.
Tu vois ? Et là, en général, c'est là que les Américains arrivent en général en disant "Attends, nous on va s'occuper de vendre. Bon, on était un peu dans os le vendre parce que si certains n'osent pas forcément le vendre.
Ouais, c'est vrai. C'est vrai. Et bon, donc le type super profil et c'est autour de lui ensuite qu'on a constitué le reste de l'équipe.
Au final, on a 16 titres de champion du monde FIA dans l'équipe. Aujourd'hui, je crois qu'il y a pas un constructeur qui a en activité 16 titres de champion du monde FIA. Euh dedans, il y a Jacques Villeneuve, champion du monde de F1 qui est pilote de développement, qui qui a fait l'essai de la voiture pour nous donner son ressenti et cetera.
Bon voilà, donc c'était le début. Donc le designer, l'équipe technique 1 an après, je reprends la marque de l'âge parce qu'en fait le projet est parti de la voiture, pas de la marque. H euh parce que dans mon idée, il fallait avant tout déterminer le créneau queoccuperait la voiture et on s'occuperait de la marque plus tard.
Et surtout, j'étais convaincu que j'arriverais pas à convaincre des gens qui possèdent une belle marque de faire un deal avec moi avec juste mon idée, une feuille blanche. Quand tu veux négocier un gros deal, il faut venir avec des billes. Voilà.
Donc j'ai dit, j'irai voir des gens qui ont des belles marques avec qui discuter quand je pourrais leur montrer que j'ai du concret, j'ai une équipe solide, que j'ai des fonds, que j'ai un design, que je je sais où je vais, je sais ce que je veux faire. Voilà. Donc pendant un an, j'ai préparé ça et un an après, après avoir fait l'étude des marques françaises, très clairement les deux plus belles marques qui a eu dans l'histoire française, sans aucun doute possible, c'est Bugatti et de l'âge.
C'est les deux seuls qui étaient championnats du monde des constructeurs de ce qu'on appelait le championnat du monde des grands prix. Ça s'appelait pas encore la Formule 1 qui est devenue la Formule 1. De là, j'ai gagné à Indianapolis au M, enfin un palmarès sportif exceptionnel et a été la marque la plus récompensée au monde, pas juste en France, au monde de 1905 à 1953 dans les concours d'élégance.
Après Ferrari est arrivé, d'autres marques ont eu plus de récompenses. Mais sur cette période 1905-153, donc sa période d'existence, euh c'est la marque qui a eu le plus de de titres en concours d'élégance au monde. C'était une marque absolument fabuleuse.
Tu regardes les anciens modèles, c'est des œuvres d'art avec une clientèle, des familles royales, des grands secteurs, la GACAN, enfin, tu vois, vraiment une super belle clientèle. Donc j'ai dit, c'est cette marque qu'il me faut. Je suis allé voir les propriétaires de la marque.
Coup de chance en plus c'était pas une famille parce que souvent ceux-là vont voir des dollars dans les yeux, ils vont te demander une fortune. C'était une association loi 1901. Donc des gens qui ne vont pas pouvoir toucher l'argent.
C'est une association but non lucratif ce qui les a pas empêché de de très bien négocier le deal. et on a signé le deal le le 7 octobre 2019 hasard du calendrier. C'était le jour de mes 45 ans.
Donc je leur ai dit vous avez très bien choisi votre date. Vous pouviez pas me faire plus plaisir et et donc je me suis offert d'une certaine manière de l'âge pour le jour de mes 45 ans. Tu viens de partager plein de choses et notamment un élément qui vaut de l'or, c'est le fait que tu as d'abord posté le produit par rapport au positionnement, par rapport à ce que tu voulais faire sur le marché et ensuite est venu tout le reste.
Alors que euh souvent dans la reprise d'entreprise, on cherche une opportunité, on cherche une reprise et puis là on va se dire bon qu'est-ce que j'en fais maintenant ? Et vu que toi tu partais du produit de la passion, de l'envie euh d'avoir de l'impact rellant sur ce marché, c'est un une méthodologie en fait qui était un peu contraire et inverse à tout ce que tu as eu l'habitude de faire, même peut-être dans les autres précédentes entreprise. Oui, mais c'était Oui, mais c'était pas une reprise.
En réalité, c'est une recréation de zéro parce qu'il ne restait rien. Il restait un logo, un nom. Ouais.
Euh donc on peut pas vraiment parler de reprise. L'entreprise est morte en 53, c'est-à-dire il y a plus de 70 ans. Euh donc en fait tu recrée de zéro une marque mais tu bénéficies de son histoire complètement.
Euh donc c'est on n'est pas vraiment dans dans le casadre d'une reprise. Moi j'ai appelé ça une refondation. Je je ma carte de visite, s'écrit président est refondateur de de l'âge automobile.
Voilà. Euh le fondateur c'était Louis de Lâge et moi je suis le refondateur 70 ans après et hasard aussi du calendrier hasard si c'est un hasard parce que peut-être que ce n'est pas du hasard. On est né à 100 ans d'écart avec lui de l'âge 1874 1974.
Ah ouais drôle de hasard. Ouais. Et justement un des éléments tu l' évoquais c'est les fonds parce que il te fallait un certain capital. tu avais pas suffisamment de fonds à toi seul en tout cas pour reprendre tout ce projet, cet élément et le développer et donc tu t'es entouré d'investisseurs, de grands noms notamment François Henry Pinot, Xavier Niel pour ne citer que euh comment ça se passe et quel quel mode opératoire tu mets en place ?
Alors effectivement, j'imagine que le réseau que tu avais constitué toutes ces années joue aussi euh l'expérience entrepreneuriale que tu as accumulé, le projet en tant que tel et le positionnement et les planètes qui s'alignent. Mais est-ce que tu peux nous raconter euh comment euh tu as fait pour t'entourer d'aussi beaux noms à tes côtés pour ce projet qui est un projet juste énorme ? Oui.
Ben en fait euh je savais que sur des noms pareils, il là encore il fallait y aller avec des billes. Tu sais euh tu tues pas un éléphant avec une avec une petite balle de de 38, tu dois prendre un canon longue portée quoi. Faut venir avec du matos.
Donc avant d'aller voir des des miels ou des ou des pinaux, il fallait que j'ai des choses solides. Donc la première année, elle a servi à solidifier le projet de sorte être capable d'attirer une grande marque, de reprendre une grande marque. Ça c'était fait.
Donc à partir de 2019, le projet n'était plus juste un projet anonyme, mais c'était le projet de de l'âge de l'âge automobile. Mais j'étais encore euh trop jeune, je pense, pour aller chercher des investissements. Donc j'ai continué d'investir mon argent 2019-2020 et fin 2020.
Là, j'avais fait la première mondiale de la de la de la voiture en concept car en Californie chez le deuxième plus gros vendeur d'hypercar de Californie que j'avais rencontrer à Pebble Beach qui avait adoré le projet, qui avait adoré la voiture euh qui ensuite a adoré la marque quand je lui ai annoncé quelle était la marque. Donc on avait fait ce lancement ensemble, double lancement à Newport Beach et à Beverly Hills et il m'avait écrit une lettre disant qu'ils avaient cinq clients qui étaient très très fans de la voiture, probablement futur acheteur. Bon donc là quand tu as un concept car qui existe que tu as potentiellement cinq clients seulement sur la Californie avec un distributeur que tu as une équipe technique hyper solide, tu commences à avoir suffisamment de billes pour aller chercher du gros.
H donc voilà donc fin 2020 là j'ai commencé à aller chercher des des gros entrepreneurs et pas sur des gros tickets parce que si dès le début tu essayes de demander 5 millions d'euros même à un Xavier Niel il te le donne pas. Donc il fallait prendre des petits tickets, des tickets qui à leur échelle sont tout à fait envisageables et et même totalement indolore. Donc voilà, c'est comme ça que je les ai abordé.
Alors effectivement grâce à à mon réseau, grâce au réseau de mon père aussi hein, ça c'est clair que ça aide euh quand tu as des connexions comme ça que tu peux rencontrer Xavier Niel lui-même et pas juste son N-1. Donc euh bah j'ai utilisé ce réseau et j'ai réussi à convaincre 12 investisseurs euh de rentrer avec moi. Ça c'était la première phase.
On a une valot qui était X, on va dire. Euh avec cet argent, on a construit le prototype roulant euh donc de j'ai fini cette levée de fond en 2021. On a fait le prototype roulant en 2022.
On l'a présenté en première mondiale en Angleterre au Goodwood Festival of Speed. On a fait un carton. Le le run était magnifique.
Il a été même classé le The Heat of the Day par l'organisation officielle du Goodwood Festival of Speed sur leur site. Le lendemain, on était en première page. Euh, on a fait une vente sur place.
Il y avait un Indien qui vit à Dubaï qui était sur place et qui nous a commandé une voiture. Euh, on a fait aussi une vente à Pebble Beach juste juste après euh au mois d'août euh auprès d'un américain collectionneur américain. Donc, on a poursuivi le développement.
Je suis arrivé en 2023, j'avais besoin de plus d'argent pour terminer le développement et préparer l'homologation de la voiture. J'ai fait une deuxième levée grâce au résultat qu'on avait maintenant c'était une voiture qui roule dès premières commandes. On a levé sur une valot qui était cette fois-ci 3 x et puis avec cet argent là on a fini le développement de la voiture, on a eu d'autres commandes.
J'ai fait ensuite une obligation convertible pour me me donner suffisamment d'argent pour me douter des outils de production parce que avoir le prototype c'est bien mais il faut après être capable de produire les voitures de tes clients et le prototype tu le fais ça met du temps et tu le fais vraiment de façon quasiment artisanale. Si tu rentrer en production de voiture que tu sors en série, même si c'est des toutes petites séries, c'est quand même des moyens un peu industriels. Donc ça c'était un investissement à faire qui correspondait mieux à du préconvertible je trouve qu'à du capital.
Donc, j'ai fait une une levée en préconvertible couplé avec du prêt bancaire. Et là, il y a 2 mois, j'ai refait une augmentation de capital. Euh j'ai fait une augmentation de capital que j'ai voté pour 3 millions d'euros, tu vois, pas une grosse sur une vale qui est cette fois à 6 x.
Donc les investisseurs qui étaient rentrés au début en sont à 6 fois leur mise en terme de valorisation. En 4 ans, c'est pas mal. h il y a pas beaucoup de de boî où tu fais six fois ta mise en 4 ans et on en est là aujourd'hui et sur cette augmentation de capital de 3 millions, j'ai dit à mes investisseurs, je vous réserve 2 et demi pour vous et je veux 500000 pour ouvrir mon capital, je vais pas dire à du grand public mais au public.
Donc euh je fais ça avec une plateforme qui s'appelle IOMI et on espère recruter 100 à 200 petits investisseurs de tickets entre 1000, 2000, 3000 au moins un millier. Je veux pas je veux pas aller dans du crowfunding. Je veux pas que quelqu'un mette 20 € et puisse devenir actionnaire de l'âge.
De l'âge, c'est quand même une marque de luxe. Euh faut je peux pas descendre à des niveaux où tu peux être actionnaire de l'âge à 30 € quoi. Mais à partir du millier d'euros, on peut commencer à être actionnaire de l'âge parce que on était jusqu'à on est toujours 24 actionnaires et pour moi un projet de cette nature, c'est tellement beau, c'est tellement fort de faire renaître une marque historique comme ça que tu dois fédérer.
Moi je je voudrais fédérer une communauté d'enthousiastes autour de ce projet et et le problème c'est les moyens. Évidemment tout le monde n'a pas les moyens d'un miel ou d'un pino. Donc là cette levée de fond, j'ai j'ai dit à tout le monde, je veux réserver 500000 à des petits actionnaires parce que j'ai eu plein de salons, plein de trucs où les gens m'ont dit "Moi, j'adorerais être dans cette aventure mais bon, j'ai pas les moyens, est-ce que c'est possible ?" Et à l'époque, je disais non.
Donc maintenant, je trouve que c'est le bon timing. Euh on est en résultat d'exploitation positif pour la deuxème année consécutive. On a commencé les livraisons clients, on a notre usine qui en qui tourne.
Il y a eu un très beau reportage dans Turbo sur nous qui nous était intégralement consacré plus de 20 minutes au mois de juin dernier. On a mis la vidéo sur notre site de lâche.fr où tu peux voir Villeneu qui conduit la voiture sur piste, Tony Parker qui est devenu client qui a commandé une voiture en Speedster, tout ça est dans le est dans l'émission et elle montre bien le stade d'avancement où on est où c'est plus du tout la startup avec la feuille blanche quoi.
On a fait énormément de chemins en 6 ans et demi euh presque 7 ans et je suis assez fier de ça parce que Bugatti a mis 8 ans pour faire la même chose hein. Euh Volkswagen a acheté Bugatti en 98. Le premier client a été livré en 2006.
Donc les cycles automobiles c'est des cycles longs hein. Quand tu parles d'une feuille blanche il faut avoir le temps. Mais le jeu en veut la chandelle parce que si tu réussis dans ce domaine tu vaux au-dessus du milliard.
Voilà. Donc là c'est c'est vraiment l'entreprise pour laquelle j'ai le plus d'ambition depuis le début de ma vie et c'est celle qui m'excite le plus parce que je suis dans ma passion. J'ai quand tu on dit que quand tu bosses dans ta passion en fait tu travailles pas, tu as jamais l'impression de travailler.
Alors j'ai quand même tous les emmerdes de l'entrepreneuriat surtout l'entrepreneuriat en France comme comme tous les entrepreneurs français. C'est héros qu'on ne reconnaît pas suffisamment qui sont le poumon de notre économie et à qui on va rayer les voitures quand ils réussissent au lieu de les féliciter. C'est comme ça.
On changera pas la mentalité du pays. Il faut s'y adapter. Mais voilà, donc j'en suis là aujourd'hui.
S'il y a des gens d'ailleurs que ça intéresse dans tes dans tes auditeurs spectateurs, ils peuvent aller sur mon compte LinkedIn, j'ai fait un poste à ce sujet-là. Ils peuvent se renseigner sur l'opération si le projet en cours actuellement. Ah, ça vient de commencer là.
C'est en cours depuis milieu de semaine passée. OK. ou voilà donc on va essayer de de faire venir avec nous ceux qui seront un peu des ambassadeurs.
Je voudrais qu'il y ait des gens qui parlent du projet et et après on va essayer de faire une grosse levée de fond. Si c'est euh encore en cours quand on sortira l'épisode, on mettra le lien directement euh en en dessous euh de façon à ce que les gens puissent puissent carrément. Et l'objectif c'est d'essayer de faire un vrai constructeur de d'hypercar au niveau des meilleurs mondiaux, c'est-à-dire Bugatti, Pagani, Konix qui maintenant alors Bugatti est le seul qui fasse plus de 100 voitures par an.
à 3 millions de prix d'entrée. Euh Pagani, Konixag vendent autour de 2 millions et demi les voitures et en font à peu près 70 80 par an. Et c'est des boîtes qui ont dépassé largement le le milliard d'euros de valorisation et c'est notre objectif à il faudra 10 ans h euh voilà mais à 5 à 10 ans, je je voudrais être dans cette sphère là et on a on a bien pris le chemin pour l'instant.
C'est assez rapide 5 à 10 ans pour aller chercher ce type de ce type de valorisation. Genre, je sais pas qu'en est-il aujourd'hui en terme de valorisation de la boîte au global, mais c'est assez c'est assez dingue en terme d'exécution, de rapidité et puis de vélocité de croissance par rapport aux différents milestones et étapes que tu évoques depuis 2018 où déjà en un mois euh tu as la prise de décision 2019, tu as tu as tu as tu as mis en place plein de choses et tu as la marque. Enfin, il y a il y a énormément de choses qui se sont passées au fil du temps.
On fait pô position 24 heur du monde en 2022 aussi en catégorie LMP2. Donc euh de là, je n'avais pas fait de compétition depuis 72 ans et on revient en en 2023, pardon. Et on revient en 2023 et première euh avec notre voiture de course euh avec euh l'équipe d'export qui appartient à un de mes à un de mes actionnaires.
On fait travailler les teams ensemble, on fait tourner la D12 et la LMP2 ensemble au Castelet euh où on s'enrichit un peu mutuellement et première course qu'on fait ensemble, pô position. Bon, on n pas gagné les 24h du monde malheureusement parce qu'on a explosé un pneu à 3h de la fin mais ça aussi ça fait partie de de ce qu'on a fait et donc je suis assez fier. Mais tu peux l'être parce que je te pose ces questions ou tout du moins je reviens sur ces différents milestones parce que je vois beaucoup d'entrepreneurs parfois stagner ou ou se reposer un peu sur leur laurier, c'est plus le terme et effectivement pendant des années et des années et des années, ils ont l'impression de mettre en place des choses mais en réalité il y a peu de choses qui changent et qui avancent.
Or là, il y a une rapidité d'exécution qui est telle que la croissance est folle et les étapes le sont aussi. Est-ce qu'il y a un, j'aime pas trop ce terme, mais secret ou un ingrédient euh qui fait que ça va aussi vite chez de l'âge ? C'est pas chez de l'âge.
Il y a un secret et un ingrédient qui fait que ça peut aller aussi vite partout. Le premier, c'est l'implication et la passion du fondateur. Je dire ça, c'est la clé de tout.
Euh moi-même, j'ai pas j'étais pas comme ça euh dans mes autres entreprises hein. Quand je te dis que j'ai fait un break, tu es galbanisé quoi. Tu es Ouais.
Quand j'ai fait un break en en en 2016 euh parce que voilà mais mais je je bossais dur et tout mais j'étais pas euh j'étais pas passionné par ce que je faisais, tu vois. Le le rachet de crédit, ça me passionnait pas en lui-même. Donc euh et puis il y a des entrepreneurs, ils sont à et c'est très très bien pour la boîte, c'est très très bien.
Ils sont à fond dans leur boîte, il y a rien d'autre qui compte et tout. Moi, je l'ai dit tout à l'heure, c'est ma vie familiale passe en premier et en deuxème ma vie professionnelle. Donc, j'essaie de me défoncer au boulot et cetera, mais mon plus grand plaisir dans la vie, c'est mon couple et ma famille.
Donc, j'ai mis ça, j'ai toujours mis mes entreprises un peu derrière. Je suis pas trop démerdé quand même, tu vois. Mais c'est vrai que si j'avais été aussi motivé que je suis aujourd'hui, sur toutes celles qui sont passées, j'aurais peut-être fait plus gros encore.
Mais à la fin, faire gros pour faire gros et tu dois aussi te poser ces questions là. Euh quel est ton propre équilibre dans la vie ? Quand com comment est-ce que tu es heureux ?
Moi, j'estime que passer un certain cap de richesse, ça change plus rien. Et même, je dirais pire, passer un certain cap, ton bonheur décroit. Je pense que l'argent suit une courbe de gosse, tu vois, en mathématique, la forme de cloche où tout accroissement quand tu arrives jusqu'à un point donné enrichit ton enfin améliore ton bonheur.
Parce que c'est vrai que c'est chiant quand tu as pas d'argent. C'est une horreur. Tu dois compter sur tout, tu pas le resto, tu pas.
Il y a un niveau où ça y est, tu arrives à un point où tu regardes plus le prix des restaurants, tu décides d'y aller, tu vas, tu vas en vacances, tu as des belles vacances, belle maison, une belle voiture. Quand on est là, l'écart après, il devient vraiment marginal, tu vois. Et même quand tu arrives à comme je disais à un certain niveau de richesse, je pense que le bonheur décroit parce que après c'est la nature humaine des relations qui change et qui change pas en bien parce que la nature humaine c'est quand même pas un truc génial et que les gens sont tellement fascinés par l'argent et sont tellement prêts à faire tout pour en avoir que tu vas trouver autour des milliardaires toute une cour de mecs qui sont des picas assiettes, des flatteurs, des types qui sont là pour essayer de gratter, de récupérer quelque chose et c'est insupportable.
Et moi je l'ai vu comme spectateur parce que j'étais fils de Bernard Tapi et que mon père était milliardaire et avait ça en permanence sans compter tous les mecs qui cherchent à t'arnaquer sans arrêt pour tout et n'importe quoi. C'est insupportable. Donc moi, j'ai regardé ça.
J'ai pas je pense pas que tu vives super heureux quand tu as 1 milliard d'euros avec toi et que tout le monde le sait en plus. Tout le monde observe ce que tu fais. Regarde, regarde Bernard Arnaud, on a des tu as des sites qui font qu'il traquent les parcours de son avion privé pour ensuite le faire chier à calculer combien de kilomètres il a fait et en comment il détruit la planète à lui tout seul.
Tu vois, c'est c'est un truc de fou quoi. Donc bah malheureusement, on en revient toujours à ça pour en cacher et pas faire trop de vagues. Donc tous ces éléments-là, ils sont à prendre aussi dans ton dans ton équilibre de vie personnelle.
Bon, maintenant sur de l'âge, comme c'est ma passion là, c'est différent. C'est là, je m'éclate tellement que je là pour le coup, c'est vraiment je me réveille le matin en pensant de l'âge, je me couche en pensant à de l'âge. Ma femme en est un peu jalouse même.
Et je rebondis encore sur de l'âge. Euh tu t'arrêtes pas aux voitures avec de l'âge, tuannonce les villages de l'âge, des projets pharaoniques en Chine, en Arabie Saoudite. C'est quoi la vision derrière tout ça au-delà de l'automobile ?
Alors, je veux dire la vision de de l'âge de l'âge doit devenir une marque d'excellence dans trois domaines. L'excellence des véhicules. Je dis les véhicules, pas que les voitures.
Hm. Parce qu'à terme, il y a d'autres trucs que j'aimerais faire. L'excellence des résidences et l'excellence des expériences.
Voilà, en fait, tout ce qu'aiment les gens qui ont de l'argent. Quand tu as beaucoup d'argent, tu aimes avoir des véhicules super sympas, des supers bateaux, des superses, des super tout ce que tu veux. tuaimes vivre dans une super maison et tu aimes qu'on te fasse des expériences uniques et voilà et pour moi donc de l'âge à terme c'est ma vision c'est ça c'est l'exception dans les véhicules les résidences et les expériences et ça se fera au fur et à mesure des diversifications.
Là on en est à l'étape euh véhicule donc voiture automobile. Avec ces différents projets, le but c'est déjà de mettre en place les premiers jalons finalement de la suite. C'est ça exactement.
Et sur l'immobilier, on commence donc on a on a quand même un très gros projet qu'on a signé en Chine. C'est un projet à 1 milliard d'euros. Mais il faut il faut toujours être très prudent avec la Chine parce que tout est régi par le gouvernement et selon l'humeur et selon le contexte, les choses peuvent changer.
Donc je suis pas honnêtement sûr à 100 % que on arrivera à le faire. Mais en tout cas, c'est signé. On a six terrains qui ont été sélectionnés par les autorités chinoises que je dois visiter pour que je leur dise si parmi ces terrains, il y en a un qui me semble suffisamment bien pour construire le village de l'âge avec des critères de luxe très élevés.
On a des touches en Arabie Saoudite, on a des touches à Dubaï. J'ai une touche très sérieuse à Miami. J'adorerai parce qu'en plus comme j'ai envie de partager mon temps entre Miami et Paris, ça me donnera une bonne raison de passer mon temps à Miami aussi.
Et puis parce que c'est super aminérateur les projets immobiliers. Sur une voiture, tu gagnes de l'argent, mais sur une maison, tu gagnes encore beaucoup plus d'argent sur une maison de luxe. Donc pour la marque, c'est une diversification qui peut être très rémunératrice et et qui rentre bien dans cet écosystème de l'excellence.
Hm hm. Complètement. cette force de conviction, c'est presque un un trait de caractère finalement qui a en toi, qui a eu en ton père également et qui est contagieux pour bon nombre d'entrepreneurs.
La bouclé bouclé parce qu'on en parlait au début d'épisode où de jeunes entrepreneurs et bien sont inspirés par ça. De moins jeunes ont entrepris grâce aussi à tout ce parcours. En un mot, quel message au niveau de l'état d'esprit tapis, j'ai envie de dire, tu partagerais un jeune entrepreneur qui peut-être écoute cet épisode, a envie de mettre en place des choses mais n'ose pas encore, se pose plein de questions et et aurait besoin d'un coup de boost.
Alors donc là, on parle pas de ceux qui ont sont déjà entrepreneurs pour lesquels on a donné quelques clés là pendant l'émission. Il y en aurait plein d'autres à donner et de très belles clés. Ouais.
Euh mais on en parlera. Il y a peut-être un vrai sujet à faire là-dessus. moi qui même m'intéresserait à titre personnel, j'aime bien l'idée de transmettre chacun sa modeste expérience, ça sa pierre les difice parce que encore une fois on est dans un pays qui aide tellement pas les entrepreneurs que si nous-même entrepreneur on peut céder, faisons-le.
Pour ça, j'aime beaucoup ce que tu fais. Euh donc, on parle de gens qui n'ont pas encore franchi le pas. Alors, on en revient à ce que je te disais tout à l'heure.
Première des choses, se connaître soi-même et surtout savoir la qualité fondamentale, la résilience. Voilà. Est-ce qu'on est prêt à avoir cette résilience là ?
Parce que ça va pas se passer comme on le pense jamais. Évidemment, chaque type qui entreprend croit dans son projet, sinon il démarrerait pas. Mais il a raison d'y croire s'il a un bon projet.
Mais même s'il y croit et même s'il a raison au moment t où il le pense, les choses évolueront d'une manière qui peut pas qu'il peut pas maîtriser. Tu peux plus ou moins bien anticiper ce qui va se passer. Tu peux jamais parfaitement l'anticiper.
Donc il faut une énorme capacité de résilience et une énorme capacité d'adaptation. Ce qui c'est ce qui n'est pas la même chose, la résilience et l'adaptation. Faut être capable de changer son fusil d'épaule, d'évoluer.
Ton projet est pas parti sur les rails comme tu pensais, réajuste. C'est possible de réajuster. C'est même possible de faire des changements radicaux.
Ce qu'il faut, c'est avoir cette souplesse intellectuelle de dire "Ouais, je suis capable de changer." Et d'écouter les autres aussi. C'est très c'est très ambigu parce qu'un entrepreneur, il doit écouter les autres et il ne doit écouter personne en même temps.
Il faut qu'il écoute les autres parce que c'est quand même toujours enrichissant d'avoir la vie des autres. Mais à la fin, il faut que ce soit son opinion profonde qui s'impose parce que sinon il décide jamais rien. Bien sûr.
Voilà. Donc il faut quand même une certaine force de caractère de dire "Non, moi je je sens que c'est ça qu'il faut faire, j'y crois, j'y réfléchis, je le fais puis après on verra bien." Donc la résilience, la capacité d'adaptation et quand ils sont en couple, le couple, le partenaire, le partenaire.
Voilà. Parce qu'on en parle jamais. Encore une fois, la vie c'est si tu si tu fondes une famille, c'est un couple, c'est une famille, est-ce que tout le monde est à bord de cette aventure ?
Il faut mettre tout le monde à bord. H Et que ce soit clair dès le départ. Et que ce soit clair dès le départ comme tu l'évoquais très bien et à juste titre avec ton épouse.
Exactement. Merci Laurent pour tout ce que tu as partagé. C'était vraiment un plaisir.
Il y aurait eu énormément de sujets encore à évoquer mais on a déjà fait une une masterclass vraiment. Euh j'ai une dernière question pour toi. Question que je pose à tous nos invités.
Euh elle est euh elle est simple, mais avant ça, si vous avez eu autant de plaisir et bien euh à regarder cet épisode que j'en ai eu à l'animé, faites-le-nous savoir comme à chaque fois en mettant un commentaire sur la vidéo YouTube, en la partageant, en mettant cinq étoiles sur la plateforme de podcast préférée si vous nous écoutiez uniquement en audio. Laurent, est-ce que tu peux nous partager le déclic qui a fait toute la différence pour toi, que ce soit professionnellement comme personnellement, que tu n'as pas encore partagé dans cet épisode, que peut-être tu n'as jamais partagé dans aucune interview. Ça peut être une simple phrase, une anecdote, quelque chose de positif, quelque chose de moins positif, peu importe.
Tu as carte blanche pour le mot de la fin. Alors, je vais te décevoir et peut-être nos auditeurs aussi parce que j'ai pas un déclic en particulier. Le déclic, si je devais en donner un, c'est la réussite de la toute première expérience qui était qui était modeste, qui était ces tournois de foot pour les entreprise à 20 ans alors que j'étais encore étudiant.
Euh parce que je pensais pas que ça me plairait à ce point euh d'entreprendre, de monter un projet euh bon qui plus là en plus dans une passion puisque le foot c'est mon autre grande passion avec l'automobile. Euh ouais donc si je dois retenir un un déclic, ça aura été cette première société, cette première petite société. Merci Laurent.
Avec plaisir. Merci à toi [Musique]