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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 26 février 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleJustice

Juan Branco : un rouge... très brun

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteÉludée

    Dis-le, qu'est-ce que tu fous là ?

  • 0:29OuverteRéponse directe

    Pourquoi s'intéresser au dossier Juan Branco aujourd'hui ?

  • 7:15RelanceRéponse directe

    Pourquoi qualifier la violence des antifascistes d'improductive ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les enjeux de la PAC selon la Confédération paysanne ?

  • 16:40OuverteRéponse directe

    ArcelorMittal va-t-elle être nationalisée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:26PrésentateurFait
    « « Juan Branco est un bourgeois et il le restera. » »
  • 3:27PrésentateurFait
    « « Il a intégré l'école normale supérieure sur dossier et pas sur concours. » »
  • 3:43PrésentateurFait
    « « Xavier Niel refusait qu'il devienne le précepteur de ses enfants. » »
  • 4:55PrésentateurFait
    « « De façon très intéressante, la page Groquipédia est autrement plus complète, avec des centaines de sources en plus. » »
  • 8:47PrésentateurFait
    « « En cette nouvelle ère, les bourgeoisies et les notabilités garderont leur rôle, précieuses de par leur expérience du capital et de son organisation. » »
  • 9:07PrésentateurFait
    « « Vous ferez ci, vous irez là, vous attaquerez ça. » »
  • 9:45PrésentateurFait
    « « Juan Branco est accusé de viol par une femme et d'agression sexuelle et d'envoi d'images pornographiques non consenties par plusieurs autres. » »
  • 13:34PrésentateurFait
    « « La majorité des écologistes, des insoumis et des socialistes saluent une nouvelle liberté pour les malades. » »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Invité10 %
  • Invité 27 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Mes chers camarades, c'est en toute responsabilité que je vous demande de nous rejoindre pour mener la révolution.

0:05
Présentateur

Dis-le, qu'est-ce que tu fous là ?

0:07
Invité

Bah quoi ?

0:08
Présentateur

Bah, à quoi tu joues ? T'es garé en BM devant, t'habites dans le 7ème, t'as déjeuné avec Catherine Deneuve la semaine dernière.

0:14
Invité

Oui, bah, Juan Branco, il le fait tous les jours, personne lui dit rien.

0:17
Présentateur

Ah, c'est ça ton plan ! Ah oui, non, bah, rajoute un peu de complot et ça va être super. Allez, go ! Bonjour et bienvenue dans le récap, nous sommes le mercredi 25 février et aujourd'hui, je vous propose qu'on s'intéresse au dossier Juan Branco. Depuis l'affaire Quentin de Ranque, celui qui se posait jadis en dynamiteur du système et en bête noire de la Macronie, souvent d'ailleurs dépeint par les médias mainstream comme étant un homme de gauche radical, voire même d'extrême gauche, et bien il enchaîne désormais les prises de position d'un consensualisme presque scolaire.

Alors pour la faire simple, il hurle avec les loups, il jette les antifascistes sous le bus à la première occasion et instrumentalise la séquence pour solder ses comptes avec LFI dans de longs, très longs tweets en poulet dont il a le secret. Il reprend sans vergogne le narratif diffusé par l'extrême droite et notamment par Némésis, allant jusqu'à réfuter que Quentin de Ranque ait été un néo-nazi, malgré les preuves de son engagement dans des groupes de cette idéologie. Dans le même souffle, il accuse Jean-Luc Mélenchon de promouvoir la violence en politique et affirme que LFI suivrait une stratégie victimaire persécutionnelle dangereuse dans cette affaire.

Il a aussi milité, on le cite, pour que la marche blanche organisée par l'extrême droite identitaire ait bien lieu samedi dernier, malgré une légère opposition du maire, allant jusqu'à accuser la mairie, donc PS, d'être alliée au responsable de la mort de Quentin, comprenez LFI. Bref, à le lire, le pourfendeur d'hier adopte désormais, sans scier, les réflexes qu'il prétendait combattre précédemment. Mais fait-il vraiment s'en étonner ? Bah non, hein, voilà, c'est simple. Il aura beau marteler qu'il a rompu avec sa classe sociale, qu'il est affranchi de son milieu et de ses privilèges, les faits sont tenaces, et ce, depuis toujours.

Il aura beau se faire passer pour un transfuge, Juan Branco est un bourgeois et il le restera. Né d'un père producteur de cinéma et d'une mère psychanalyste, Juan Branco grandit dans le luxe tranquille de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Dans ce microcosme où les mondanités sont le quotidien, sa famille fréquente régulièrement des personnalités publiques, comme par exemple Catherine Deneuve, pas des moindres. Il fréquente également les plus grandes écoles, les plus cotées de l'alsacienne, où il rencontre d'ailleurs son ennemi juré, Gabriel Attal, jusqu'à Normalsup ou Sciences Po. Après une décennie d'études et donc de réseautage en tout genre, il ressort docteur en droit.

Tout ça, on l'apprend sur sa page Wikipédia, celle qu'il adore détester, mais dont il est accusé de modifier régulièrement le contenu afin d'enjoliver le récit de sa propre vie sous diverses identités, en français comme en anglais. Juan Branco aurait notamment voulu gommer certains passages de sa biographie personnelle, excite donc le fait qu'il a intégré l'école normale supérieure sur dossier et pas sur concours, ce qui à l'époque l'empêchait de revendiquer le titre pompeux de normalien, que le monde ne voulait pas de lui comme éditorialiste, ou encore que Xavier Niel refusait qu'il devienne le précepteur de ses enfants.

Et ça, je peux vous dire qu'il l'a bien en travers de la gorge, puisqu'il n'en rate jamais une pour rappeler que le milliardaire fondateur de Free a été condamné pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux et qu'il a donné des ronds à Mediapart, comme à d'autres d'ailleurs, pour se lancer. Un peu rancunier le bonhomme, vous l'aurez remarqué, et volontiers manipulateur aussi. D'ailleurs, c'est marrant, il n'y a pas plus tard que deux jours, il a exhumé un vieux tweet de 2023 quand même, où il s'alarmait du contenu de sa page Wikipédia en anglais et critiquait longuement le fonctionnement de l'encyclopédie collaborative.

Presque trois ans, jour pour jour, après cette diatribe assez longue, Branco a rajouté un tweet le 25 février dernier, qui en dit long sur sa dérive politique. Il y fait l'éloge de Groquipédia, l'encyclopédie IA, créée par Elon Musk, pour tenter de concurrencer Wikipédia, qu'il estime être un outil au service du wokisme et de l'extrême-gauche, je cite. Branco, lui, commente « De façon très intéressante, la page Groquipédia est autrement plus complète, avec des centaines de sources en plus et une hiérarchisation des informations beaucoup plus sérieuse. Elle contient des erreurs, mais mineures et insignifiantes en comparaison.

» Si le grand public connaît Juan Branco, ce n'est pas seulement pour ses retouches sur Wikipédia ou pour avoir été l'avocat de Julian Assange. L'ange noir de Saint-Germain-des-Prés, comme elle l'appelait Paris Match, s'est surtout fait un nom grâce au mouvement des Gilets jaunes. C'est là qu'il explose, et notamment avec la sortie de son livre « Crépuscule », présenté par nos camarades de frustration, comme, je cite, un point de vue de l'intérieur sur le fonctionnement de la classe bourgeoise et, en particulier, le petit clan qui s'est formé autour d'Emmanuel Macron. Dans cet essai, Branco s'en prend aux élites et aux médias.

Il dénonce la corruption et donne raison à, je cite, « ses haines et ses violences venues du mouvement social qui secouait alors le pays depuis plusieurs mois ». Certains y voient, évidemment, un appel à l'insurrection et, d'autres, je cite encore, « une vraie fascination pour la violence et le chaos de la part de l'avocat ». Sur le papier, Juan Branco apparaît alors comme l'intello bien-né qui appelle à la révolution, celui qui est prêt à renverser la table et à faire une place au peuple, à la table des puissants. Mais, en réalité, il n'en est rien. Sous le vernis du révolté, Branco n'est rien de moins que ce qu'il dénonce. Ses contradictions sont criantes.

Quand ça l'arrange, il encense la violence comme mode d'action. C'était le cas, à juste titre, avec les gilets jaunes. Mais, soudainement, quand les antifascistes ont recours à la violence comme mode d'action pour dégager les groupes nationalistes violents des rues et des manifestations de notre pays, eh bien, d'un coup, c'est plus légitime. Et puis, d'ailleurs, il n'hésite même pas à dire que, dans la tête des antifas, je cite, « le grand danger fasciste ne serait pas celui qui nous gouverne, mais un monstre fictionnel qui arrive ». Et tout ça, c'est sur le média toxin, proche de l'extrême droite et des thèses complotistes comme lui.

7:01
Invité

Il y a une montée en violence qui est improductive. Et c'est ça aussi qu'il faut le dire. Nous, pendant les gilets jaunes, on a appelé un rapport de force très sévère avec l'État parce qu'on considérait que c'était la seule façon de se faire entendre. Et on n'a pas eu peur, et moi, je n'ai pas eu peur, à titre personnel, de défendre des gens comme Christophe Détanger, le boxer gilégeux ou d'autres, parce que je considérais que dans des moments où l'absence d'interlocution politique existe entre les autorités et le peuple, eh bien, le rapport de force peut se défendre d'un point de vue pénal, en tout cas.

Là, on est face à une violence qui est complètement bête et improductive, y compris d'un point de vue marxiste. C'est-à-dire qu'on sait tous que les grands héros H-A-U-T-S du marxisme considéraient le gauchisme comme la maladie infantile du communisme.

Et donc, faire le coup de poing dans la rue contre des organisations identitaires et surtout prétendre que le grand danger fasciste ne serait pas celui qui nous gouverne, mais une sorte de monstre fictionnel qui arrive, trouve que c'est malsain de la part de quelqu'un qui se veut un homme d'État, qui sait très bien que c'est faux, qui sait très bien que, en tout cas, c'est mon point de vue, que le fascisme est aujourd'hui au pouvoir, d'une part, et que, d'autre part, Jordan Bardella n'est qu'une version délavée de Macron, peut-être plus dure par certains espèces, mais il faudra voir. Mais en réalité, on est sur une continuité et un continuum idéologique.

8:25
Présentateur

Contrairement à l'image qu'il véhicule, Juan Branco n'est pas un homme de gauche et encore moins d'extrême-gauche. Il n'y a qu'à lire ses écrits pour s'en convaincre. Au mieux, il veut réformer la bourgeoisie et le pouvoir dominant pour qu'il soit un peu plus sympa, mais certainement pas l'abolir. Comme le note Frustration, dans Abattre l'ennemi, son livre le plus programmatique, il écrit, je cite, « En cette nouvelle ère, les bourgeoisies et les notabilités garderont leur rôle, précieuses de par leur expérience du capital et de son organisation.

» Désolé, mais alors moi, ça me fait plutôt penser à un PS copain avec Macron plutôt qu'au NPA ou à Révolution Permanente, cette affaire, vous voyez ? Dans « Coup d'État », un autre de ces bouquins, il donne carrément des ordres pour faire tomber le pouvoir, des ordres complètement lunaires et déconnectés de la réalité, voire dangereux pour ceux qui les appliqueraient, formulés à la deuxième personne du pluriel et à la forme impérative.

« Vous ferez ci, vous irez là, vous attaquerez ça », sans qu'on sache à qui le grand savant s'adresse, si ce n'est à des larbins qui donneraient leur vie pour lui dégager la place tout en haut de la pyramide du pouvoir, qu'il convoite d'ailleurs activement puisqu'il crie sur tous les toits qu'il sera de la partie en 2027. Encore faudra-t-il trouver les 500 signatures. Alors moi, je ne peux pas terminer cette chronique sans mentionner que Juan Branco est accusé de viol par une femme et d'agression sexuelle et d'envoi d'images pornographiques non consenties par plusieurs autres pour ne rien changer à ses inclinaisons. Évidemment, il crie au complot contre sa petite personne.

Décidément, c'est un paterne. Alors je ne doute pas que cette chronique sur laquelle il tombera forcément, compte tenu de son égo surdimensionné, ne manquera pas de déclencher ses foudres. Il suffit de voir comment il a réagi quand nos camarades de contre-attaque ont eu le malheur d'émettre une critique à son égard. Branco n'a pas supporté et s'est fendu de tweets à rallonge, comme d'habitude, et d'autres articles sur son site pour démonter ce petit média indépendant, régulièrement menacé. Il a même été jusqu'à balancer des identités en pâture sur X, ce repère de fachos déchaînés depuis les événements de Lyon.

Juan Branco est ce qu'on pourrait appeler un rouge très très brun, et d'ailleurs de plus en plus brun. Il surfe sur toutes les tendances pour exister, s'imposer et surtout nourrir son égo boursouflé. Sous ses airs de révolutionnaire et de tribun anti-système, Juan Branco n'est qu'un bourgeois qui manipule les faits, surfe sur le vent médiatique et exploite la colère populaire pour ses propres ambitions. Branco ne veut pas renverser le pouvoir, il rêve de s'y installer et n'attendez pas à ce qu'il change quoi que ce soit une fois assis sur le fauteuil, vous seriez vite déçus.

Juan Branco n'est ni un héros populaire, ni un révolutionnaire d'extrême gauche, c'est juste un opportuniste qui capitalise sur la révolte des prolos pour bâtir sa propre légende personnelle et surtout en tirer profit. Le reste n'est que posture, rhétorique et complotisme, bref, du vent. Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Si vous aimez le récap et que vous avez envie qu'on discute ensemble, de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'infos.

Et d'ailleurs, sans vous, pas de récap et puis pas de médias tout court. Depuis plus de 8 ans, notre chaîne télé tient bon en Indé, dans un paysage audiovisuel toujours plus concentré et réactionnaire. Chaque jour, nos plus de 25 travailleurs et travailleuses mènent courageusement la bataille de l'info. Mais pour tenir, nous avons besoin de vous, notre antenne, notre histoire. C'est vous qui la faites vivre. Alors aidez-nous à continuer à vous informer. Abonnez-vous aux médias ou faites un don défiscalisé. Toutes les infos sont sur notre site internet. Et puis depuis quelques jours, grandes nouvelles.

En plus de Free, Molotov, Youtube et notre site, retrouvez le média sur la télé d'Orange, canal 235. Après une semaine de débat, l'Assemblée nationale a adopté cet après-midi la loi sur la fin de vie. Le texte a été voté par 299 voix contre 226. Les scrutins initialement prévus hier ont été reportés d'une journée afin de permettre l'examen complet des quelques 2000 amendements déposés. Cette loi regroupe deux volets principaux. Le premier concerne le renforcement des soins palliatifs tandis que le second encadre l'aide à mourir. Ce second texte portant sur le droit à mourir fait des débats au sein des partis.

S'il a été adopté une première fois par les députés en mai 2025, le Sénat, lui, a rejeté en bloc ce texte en janvier dernier. À droite et à l'extrême droite, la majorité des députés sont opposés. À gauche, le tableau est en revanche plus contrasté. La majorité des écologistes, des insoumis et des socialistes saluent une nouvelle liberté pour les malades désireux d'abréger leur souffrance et de mourir dans la dignité. Côté société civile, la gauche est moins unanime. Un collectif nommé Front de Gauche Antivalidiste regroupant des militants et des soignants dénonce un texte inutile, dangereux et aux antipodes des valeurs de soins.

La proposition de loi doit, elle, désormais repartir au Sénat pour une nouvelle lecture. Alors rendez-vous dans nos directs des prochains jours pour plus de détails. Et on part maintenant au salon de l'agriculture qui a ouvert samedi dernier. Ce midi, la Confédération paysanne s'est introduite dans le parc des expositions en chantant des slogans et s'est installée au stand de l'Europe pour expliquer la raison de sa présence. Le syndicat a souhaité remettre au cœur des conversations les vrais enjeux, affirme-t-il. On écoute Stéphane Gallet, un des porte-parole de la Confédération paysanne.

14:27
Invité

Et donc on est venu sur le stand de l'Union européenne pour parler de la régulation des marchés. Parce que c'est à ce niveau-là aussi que se joue la régulation des marchés. La libération des marchés, un approche très libéral des marchés, en fait ça fait que de mettre en compétition les paysans et les paysannes avec les autres sans réciprocité de commerce équitable. C'est ça qu'on est venu. On entre dans une phase de négociation de la PAC où dans le cœur de la PAC, il y a l'Organisation commune des marchés.

Donc des outils justement pour réguler les marchés et faire en sorte qu'on ait un marché commun qui emmène tout le monde vers le haut en termes de normes sociales, de normes environnementales et puis qui emmène aussi la capacité à avoir une souveraineté alimentaire qui réponde aux enjeux d'alimentation, de santé et de maintien de l'environnement.

15:09
Présentateur

L'occasion pour le syndicat de rappeler que les discussions autour de l'accord de libre-échange du Mercosur ne sont pas terminées.

15:16
Invité

On est dans un temps politique un peu particulier où le Parlement a envoyé un signe très clair, enfin plus ou moins clair quand même, mais un signe en disant que les citoyens, les citoyennes, les paysans, l'ensemble des syndicats ne voulaient pas de cet accord et puis une commission européenne qui persiste à vouloir ouvrir à la libération via des accords commerciaux comme l'accord EU-Mercosur mais aussi l'accord australien qui arrive. Donc on est venu dire que c'est pas possible en fait.

L'Europe, son rôle, c'est de protéger les citoyens et citoyennes, les paysans et les paysannes dans un commerce équitable intra-européen mais de pas non plus livrer le marché européen à une concurrence déloyable et impossible à tenir. On ne sera jamais compétitif avec des pays qui ont des structures de fermes de la taille d'un département français. On ne sera jamais compétitif avec des pays où le salaire est à hauteur de 2, 3, 4 ou 5 euros. C'est impossible et ça n'a pas de sens en fait. L'alimentation doit sortir du marché libéral.

C'est un enjeu de santé, d'environnement et un enjeu de culture aussi parce qu'on est très attaché au patrimoine agriculturel français qui est très particulier et on y est à tous attachés.

16:23
Présentateur

En début de semaine, la Confédération paysanne déclarait qu'elle boycottera tous les rendez-vous avec Emmanuel Macron lors du Salon de l'agriculture. Je cite, « On ne veut pas faire semblant par rapport à la réalité du monde agricole », expliquez un porte-parole. ArcelorMittal va-t-elle passer sous contrôle public ? C'est la question qui était à l'ordre du jour au Sénat ce mercredi. La proposition de loi adoptée en novembre dernier à l'Assemblée nationale vise à permettre une nationalisation du numéro 2 de l'acier mondial.

La sénatrice communiste Cécile Kukierman à l'origine du texte alerte quant à elle depuis des mois sur les risques économiques et sociaux majeurs d'un abandon de la sidérurgie française. Cette dernière plaide pour une reprise publique afin de préserver l'emploi et la souveraineté industrielle. Pour rappel, le 29 janvier dernier, le géant sidérurgiste annonçait que 5600 postes étaient menacés en Europe, dont plus de 1600 en France, en cause de nouvelles délocalisations vers l'Inde qui s'ajoutent au premier plan lancé en printemps dernier. On termine ce récap par un peu d'actualité internationale avec notamment un point sur la situation à Gaza.

Depuis le 1er janvier, Israël entend interdire totalement à 37 organisations humanitaires internationales d'exercer à Gaza et en Cisjordanie occupées. 17 organisations humanitaires internationales ont d'ailleurs saisi la Cour suprême israélienne afin de bloquer cette décision gouvernementale. Ce mercredi, la directrice générale du Comité de protection des journalistes, Jody Ginsberg, alerte sur le nombre croissant de journalistes tués dans le monde. Après 124 morts en 2024, l'année 2025 marque avec 129 décès, le deuxième record consécutif depuis plus de 30 ans selon l'ONG américaine qui tient ce décompte.

Dans son rapport annuel, le CPJ impute la responsabilité de ses morts à l'État d'Israël dans les deux tiers des cas. Lundi dernier, l'agence de recherche indépendante Forensic Architecture et le groupe d'enquête Earthshot publiait un rapport avec une reconstitution détaillée d'une attaque ayant eu lieu l'an dernier. Le 23 mars 2025, 15 travailleurs humanitaires palestiniens ont été exécutés à bout portant par Israël dans le sud de la bande de Gaza. Le convoi devait secourir des personnes blessées par des frappes israéliennes. Dans un des enregistrements, un soldat israélien reçoit l'ordre de pointer les armes sur eux, rapporte le rapport. Les conclusions sont claires.

Les soldats israéliens ont tendu une embuscade et soumis les travailleurs humanitaires palestiniens à des tirs continus pendant plus de deux heures. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via e-mail si vous nous regardez à la télé. Pour nous soutenir, n'oubliez pas de vous abonner aux médias ou de faire un don défiscalisable sur notre site Internet. Et puis, vous pouvez aussi parler de nous autour de vous et nous suivre et nous partager sur les réseaux sociaux.

Et d'ailleurs, pour retrouver l'ensemble de nos programmes, rendez-vous sur Free, Canal 165, Orange, Canal 235, sur Molotov, sur notre site, ainsi que sur nos deux chaînes YouTube, Le Média et Le Média 24-7. Je vous souhaite une très bonne soirée sur Le Média. Sous-titrage Société Radio-Canada

20:03
Locuteur

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