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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 9 avril 2021 10 minActualité / polémiqueSantéSolidarités & familleEurope & internationalInstitutions & élections

Marine Le Pen séduit de + en + de jeunes, mort du prince Philip, étudiants en colère... Actus du jour

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Présentateur

Nous sommes en guerre. Maintenant, personnellement, je m'étouffe. Accélère ! Accélère ! Ils sont aux jandres du pognon ! Merci. Vous laissez la star tranquille. Salut, c'est Hugo, j'espère que vous allez bien. Gros programme, comme chaque jour, on est parti pour un nouveau résumé de l'actualité en moins de 10 minutes. Allez, on commence tout de suite avec un sujet qui a fait beaucoup parler cette semaine. Il est complexe, mais du coup, on va se plonger dedans ensemble. C'est le débat autour du droit à l'euthanasie. Alors, ce débat autour de l'euthanasie, donc le fait de provoquer médicalement la mort d'un patient pour mettre un terme à ses souffrances, existe depuis des années en France.

Il continue à diviser encore aujourd'hui dans le pays. Alors, actuellement, la loi française autorise les médecins à réduire ou alors à arrêter le traitement d'un patient qui est en fin de vie, même si cela entraîne sa mort. C'est ce que l'on appelle l'euthanasie passive, notamment en cas de souffrance importante chez le patient. En revanche, ce qui est interdit, c'est l'euthanasie active, donc lorsque le décès du patient est directement provoqué par l'administration, donc par le fait d'injecter, par exemple, un médicament qui mettrait fin à ses jours.

Il faut savoir que l'euthanasie active est autorisée dans d'autres pays européens, comme la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg ou encore plus récemment l'Espagne. Et si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce qu'un texte sur le droit à une fin de vie libre et choisi a été débattu hier à l'Assemblée Nationale.

Je vous la fais courte, l'enjeu de ce texte, c'était de permettre d'abord l'euthanasie active, mais aussi l'assistance au suicide, c'est-à-dire lorsque le patient s'injecte directement un médicament pour mettre fin à ses jours, sachant évidemment que dans les deux cas, cela se ferait dans des conditions très strictes avec la nécessité d'avoir plusieurs avis médicaux et d'avoir, d'une certaine façon, le consentement du patient. Ce texte avait été déposé par le député de gauche, Olivier Falorni, dans le cadre de ce que l'on appelle une niche parlementaire. Et qu'est-ce que c'est une niche parlementaire ?

Pour faire vraiment très simple, c'est ce qui permet notamment au groupe de l'opposition, donc aux députés qui ne sont pas membres de La République En Marche, de pouvoir faire des propositions de loi sur une journée. Alors, problème pour ceux qui étaient favorables à cette proposition de loi, elle s'est heurtée à pas mal d'obstacles, notamment de la part des députés de droite du groupe Les Républicains, qui ont déposé 2300 amendements, donc en gros 2300 propositions de modification de cette proposition de loi. En fait, la majorité des députés Les Républicains est contre ces mesures que je viens d'évoquer à l'instant, d'euthanasie active notamment.

Et donc là, ce qu'ils ont fait, leur objectif avec leurs amendements, c'était pas vraiment de modifier le texte, mais surtout de ralentir la procédure, car il faut logiquement beaucoup de temps pour étudier 2300 amendements. Conséquence donc de cette méthode des Républicains, l'intégralité du texte n'a pas pu être votée en une journée. Le projet a donc été mis de côté, mais il pourrait être ressorti dans les prochains mois. Affaire à suivre, donc on vous tient au courant. Allez, on continue avec un deuxième sujet. Vous l'avez vu, c'est à la une. Aujourd'hui, on va parler du Rassemblement National, le parti de Marine Le Pen, qui serait devenu le premier parti chez les jeunes de 25 à 34 ans.

En fait, dans un sondage publié par Le Monde et réalisé par Ipsos et IFOP, eh bien, 29% des 25-34 ans disent vouloir voter pour ce parti. C'est plus que lors des dernières élections, et ça place tout simplement le parti en tête chez les 25-34 ans. Alors pourquoi une telle popularité aujourd'hui ? C'est toujours très difficile à dire et encore plus à résumer comme ça dans une actu. Chaque situation est différente selon la population, il y a plein de réalités différentes, mais l'une des pistes avancées, c'est que cette tranche d'âge a été particulièrement touchée par la crise du coronavirus.

En gros, ils ont récemment eu du mal à trouver un logement ou alors à avoir accès à un premier emploi, et donc certains ont été déçus par la politique d'Emmanuel Macron et ont décidé de se tourner vers un candidat différent de l'actuel. En parallèle, Marine Le Pen a multiplié les propositions en direction des jeunes, notamment en direction des jeunes agriculteurs et aux étudiants. Elle a par exemple proposé d'augmenter les aides au logement pour les moins de 27 ans.

Et même si, évidemment, ce n'est pas la seule à avoir fait ce genre de proposition pour les jeunes dernièrement, il y a eu beaucoup venant de différents candidats dans le paysage politique, eh bien, ça peut tout de même l'aider à séduire cet électorat. Par ailleurs, ces études montrent que chez un certain nombre de jeunes, il y a un rejet de la classe politique, une volonté de changer radicalement de système, et ça peut aider certains candidats se présentant justement publiquement comme étant anti-système contre le fonctionnement actuel de la démocratie, de l'économie, etc. Ça profite à Marine Le Pen, mais ça peut aussi profiter à d'autres candidats, à l'autre bout du paysage politique.

Par exemple, Jean-Luc Mélenchon veut incarner depuis plusieurs années cela. Mais alors, est-ce que le Rassemblement National a réussi à séduire tous les jeunes ? Eh bien, pas vraiment, pas du tout même. Déjà, l'abstention est toujours très forte. Les jeunes votent toujours beaucoup moins que le reste de la population. Beaucoup se sentent peu ou pas représentés par les partis politiques. Et c'est ce qui amène d'ailleurs parfois certains à dire que le premier parti chez les jeunes aujourd'hui, eh bien, c'est l'abstention.

Par ailleurs, autre chose pour nuancer d'autres partis, autre que le Rassemblement National continue à séduire chez les jeunes, c'est le cas notamment de Europe Écologie Les Verts. Ils étaient le premier parti chez les jeunes lors des Européennes en 2019. Logiquement, le réchauffement climatique, les problématiques écologiques mobilisent toujours beaucoup les jeunes, et notamment les étudiants. C'est ce qui fait donc que Europe Écologie Les Verts est aussi populaire sur cette tranche d'âge. Après, dans ce genre de sujet, il faut toujours faire très attention parce que les jeunes, ça va un peu tout et rien dire.

Entre un jeune qui habite en ville et un jeune qui habite dans un milieu rural, c'est des réalités différentes, des convictions aussi peut-être différentes. Il y a aussi, les jeunes, ça va être quoi ? Est-ce que c'est un jeune de 15 ans, un jeune de 25 ans, un jeune de 35 ans ? Et là, en l'occurrence, typiquement, sur la question des tranches d'âge, on voit qu'il y a une différence entre les jeunes de 25 à 34 ans qui, aujourd'hui, semblent privilégier Marine Le Pen et les jeunes de 18 à 24 ans. Sur cette tranche d'âge, donc, plus jeune, eh bien, le candidat préféré aujourd'hui, c'est bien Emmanuel Macron.

Et dans ce dernier sondage, Ipsosifop, eh bien, sur cette tranche d'âge des 18-24 ans, les intentions de vote pour Emmanuel Macron sont en tête et elles sont même plus importantes aujourd'hui qu'il y a 4 ans. Donc, il y a des différences, comme ça, majeures entre les différentes tranches d'âge, y compris chez les jeunes. En bref, et même si, évidemment, il faut prendre ces sondages et ces études aujourd'hui avec beaucoup de pincettes, puisque on est à un an de l'élection, tout ça peut évoluer très vite, mais aujourd'hui, c'est une cartographie de aujourd'hui, et aujourd'hui, eh bien, le Rassemblement National est clairement populaire chez une partie des jeunes, mais pas tous.

Ça dépend donc des tranches d'âge, notamment. À noter, au passage, d'ailleurs, sur ce sujet, sur le fait que ça peut beaucoup évoluer, seule une toute petite proportion des jeunes, c'est déjà pour qui il ou elle va voter de façon sûre lors de l'élection qui se tiendra en 2022. Donc, tout cela pourrait évidemment évoluer dans les jours à venir et dans les mois qui viennent, en fonction des propositions des candidats, de l'évolution de qui se présente, etc.

En tout cas, le grand défi pour la gauche et les différents candidats de la gauche qui réfléchissent en ce moment à potentiellement faire une union entre certains d'entre eux, eh bien, c'est face à Emmanuel Macron, face à Marine Le Pen, d'émerger comme une réelle alternative, alors que certains pourraient avoir l'impression qu'un duel entre ces deux candidats est déjà sûr pour le second tour. Quoi qu'il en soit, la présidentielle, du coup, ne fait que commencer, et on va suivre tout ça avec grande attention dans les jours à venir.

Allez, comme chaque jour, on est parti pour un résumé de l'actualité en bref, et on commence avec cette première info, vous l'avez sûrement entendu aujourd'hui, le prince Philippe, le mari de la reine d'Angleterre, Elisabeth II, est décédé aujourd'hui à l'âge de 99 ans. Alors, a priori, pas de lien du tout avec le coronavirus, mais il avait été hospitalisé plusieurs semaines et avait également subi récemment une intervention cardiaque. En tout cas, vous l'imaginez, le premier ministre britannique, Boris Johnson, lui a rendu un hommage.

A noter au passage que sa mort n'a aucune incidence sur le règne de la famille royale britannique, puisque c'est sa femme, Elisabeth II, qui est à la tête de la monarchie, et que l'héritier de la couronne est leur fils aîné, le prince Charles. Deuxième info, d'après le média, Loopsider, et c'est une info qui fait peut-être écho à une situation que vous pouvez vous aussi connaître de votre côté, des étudiants d'un BTS en région parisienne auraient été contraints de passer leurs examens en présentiel, et ce, alors qu'ils étaient cas contact ou alors positifs au coronavirus.

En fait, ce qui s'est passé, c'est que plusieurs étudiants ont appris la veille de leur examen qu'ils étaient cas contact, certains avaient même des symptômes du coronavirus, et dans les témoignages, ils expliquent que la direction de leur BTS les a menacés de leur mettre 0 sur 20 s'ils ne se présentaient pas à l'examen. Résultat, certains y sont allés car ils ne pouvaient pas se permettre d'avoir un 0 sur 20 et de louper leur BTS, ils accusent donc la direction de leur demander de choisir entre leurs études et leur santé et celle des autres, surtout que visiblement, eh bien, l'attente dans le couloir avant les épreuves ne permettait pas vraiment de respecter les gestes barrières.

Quoi qu'il en soit, donc, courage à tous ceux qui se sont retrouvés dans une telle situation ces derniers mois. Je me souviens qu'on avait reçu d'ailleurs des témoignages similaires concernant des étudiants en médecine il y a quelques mois. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour. Évidemment, pensez à vous abonner pour ne pas rater le suivant, quelle que soit d'ailleurs l'application que vous utilisez pour m'écouter. Rendez-vous aussi sur YouTube et sur Instagram pour d'autres contenus d'actualité exclusifs. Écoutez, je crois que j'ai tout dit, prenez soin de vous et on se dit à très vite.

9:40
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