Vers le chaos électoral ?
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Clémentine Louise, vous avez fait le tour de la presse quotidienne régionale aujourd'hui et on commence par du sport avec le quart de finale choc France-Maroc, c'est ce soir et nos régions en font la une.
Tout à fait, France-Maroc, attention danger, c'est le titre ce matin de la dépêche, manger du lion pour Sud-Ouest. Les lions de l'Atlas inquiètent les supporters français, leur joueur phare Ashraf Hakimi, grand ami de Kylian Mbappé, pourrait mettre les bleus en difficulté, d'autant que c'est une équipe marocaine qui arrive remontée à bloc dans le Gillette Stadium car les lions de l'Atlas espèrent bien prendre leur revanche par rapport à leur défaite en finale de la Coupe du Monde en 2022, c'était à Doha. Et puis la Provence s'intéresse ce matin aux supporters qui eux sont tiraillés entre leurs deux équipes de cœur, plus qu'un simple match.
Nos confrères marseillais sont allés à la rencontre des membres de la communauté franco-marocaine et ils se disent à la fois pour le Maroc car cette équipe n'est pas favorite et en même temps, ils espèrent voir un troisième sacre de la France. Eux au moins ne seront pas déçus par le résultat du match ce soir.
Et à la demi-finale qui sera du coup française ou marocaine, ce sera mardi prochain, le 14 juillet, et on ne pourra peut-être pas forcément célébrer le passage en finale avec des feux d'artifice.
Non, et si vous habitez dans le Gard, effectivement, ça risque d'être assez calme. À Nîmes, par exemple, le maire a estimé que le risque incendie était trop important. Le feu d'artifice sera donc reporté. Et puis dans le département voisin, dans l'Hérault, le préfet a même totalement interdit les feux d'artifice. On en est au troisième épisode de Canicule. Les sols sont extrêmement secs. Il suffit d'une petite étincelle pour que tout s'embrase. Et puis les fortes chaleurs devraient durer jusqu'à la semaine prochaine et donc jusqu'à la fête nationale.
On continue à parler de Canicule et de l'effet de la Canicule sur nos fromages. On va aller en Auvergne, à Clermont-Ferrand, retrouver nos partenaires du journal La Montagne avec Franck Charvet qui est responsable de la rédaction du Puy-Dôme pour le journal La Montagne. Bonjour, Franck Charvet.
Bonjour.
Alors, la Canicule a des effets inattendus sur nos fromages. Certaines AOP bien connues risquent de disparaître du fait du dérèglement climatique. Expliquez-nous pourquoi ces fromages Auvergnat sont menacés.
Alors, ces fromages, je parlais des plus connus, des AOP, le Cantal, le Salaire, le Sanectaire. Donc, pourquoi ils sont menacés ? Tout simplement, ils sont menacés par un effet ciseau. D'un côté, on a des canicules et des sécheresses qui reviennent désormais chaque été. De l'autre, on a un cahier des charges AOP extrêmement strict qui ont été rédigés à une époque où les étés étaient frais. Donc, pour comprendre l'impasse dans laquelle se trouve, je prends peut-être un exemple concret.
Pour le Salaire, par exemple, le cahier des charges impose que les vaches mangent de l'herbe fraîche dans les prés, sauf qu'avec la canicule, et notamment cette année, l'herbe a été totalement cramée, donc pas d'herbe. Et donc, les producteurs ont été obligés de stopper leur production. Net, là, il n'y a pas longtemps.
Donc, il y a une inquiétude, vraiment, sur la disparition ?
Alors, il y a une réelle inquiétude, parce que c'est la même chose pour le Cantal. Mais il y a quand même des solutions. Ils sont en train de bosser dessus. La filière va être obligée de se réinventer, pour ne pas disparaître. Des négociations sont en cours. Donc, l'idée, c'est d'apporter de la flexibilité. Autoriser, par exemple, du foin venu d'ailleurs, ce qui n'est pas autorisé pour le Cantal, par exemple, ou changer le rythme de production. Ça veut dire, plutôt que produire, enfin, l'été, on va être obligé de s'adapter. On produira le fromage au printemps ou à l'automne. Voilà. Je dirais que nos traditions doivent s'adapter au climat.
C'est vraiment une question de survie pour nos terroirs.
Donc, ça veut dire que le cahier des charges de ces appellations, par exemple, du Cantal, pourrait changer pour s'adapter au climat ?
Probablement, oui. Ça veut dire que, par exemple, pour reprendre l'exemple du Cantal, on a le droit de donner du foin en cas de sécheresse, mais il est obligatoire d'être local. Il se trouve que quand la sécheresse touche totalement la région, les stocks s'effondrent et la loi interdit aux éleveurs d'aller chercher du foin ailleurs. Donc, il n'y a pas de solution. Donc, la seule solution, c'est d'arrêter la production. Ce qui n'est pas tout à fait le cas cette année, mais il faut qu'ils trouvent des solutions à ce type. Donc, c'est-à-dire aller chercher du foin, autoriser les OOP à aller chercher du foin ailleurs.
Merci beaucoup, Franck Charvet, pour vos explications. On va regarder la une de votre journal, La Montagne, aujourd'hui, qui est consacrée au parc de la Muraille à Clermont-Ferrand, un parc qui prend racine, 2,5 hectares d'espace vert qui vont remplacer l'ancienne muraille de Chine de Clermont-Ferrand. Merci beaucoup, Franck Charvet. Clémentine, on continue à parler de canicule, car ça va être aussi cet été une épreuve pour nos animaux de compagnie.
Oui, tout à fait. Mais il n'y a pas que vos chiens et vos chats qui souffrent de la chaleur. Les centres de soins pour la faune sauvage sont débordés. Regardez, c'est la une de presse-océan ce matin. Animaux et canicules, les vétos mobilisés. Il faut savoir que les centres de soins pour la faune sauvage sont débordés. Ils reçoivent des centaines d'appels chaque jour, principalement pour des petits oiseaux comme celui-ci, des hirondelles, des martinets, des étourneaux qui arrivent tous déshydratés. Et puis ces centres cherchent des bénévoles. Pas besoin forcément d'avoir des compétences particulières, seulement un petit peu de temps.
Et puis les vétérinaires, eux, vous invitent à placer de petites coupelles d'eau fraîche dans votre jardin, sur votre balcon ou sur vos rebords de fenêtres pour rafraîchir un petit peu ces oiseaux et ces mammifères.
Merci Clémentine pour cette revue de presse. Et puis il y a une question qui se pose pour nos animaux de compagnie cet été, c'est comment les faire garder pendant les vacances estivales puisque 55% des Français, on le rappelle, possèdent un chien ou un chat. Et alors que les vacances débutent, eh bien on s'est intéressé aux solutions de garde pour les animaux de compagnie. Et nous sommes allés dans Loir-et-Cher, dans une pension animalière. Je vous propose de regarder ce reportage de nos partenaires de Val-de-Loire TV.
C'est jour de test pour Bonnie, une jeune coquère de 4 mois. Sa maîtresse souhaite la faire garder dans la pension tenue par Émilie, mais d'abord, elle doit rencontrer Aylita, l'une des chiennes de la propriétaire. Voilà. Et donc là, on va marcher, on va marcher, on va les laisser se sentir. Test réussi au lapat pour Bonnie, qui va pouvoir être présentée aux autres membres de la famille. Car chez Émilie, il y a déjà 3 chiens, en plus de ceux qu'elle garde, et tous vivent ensemble en liberté dans la maison. On appelle ça une pension familiale. Pas de boxe, mais un jardin commun, celui de la propriétaire des lieux. Bah alors ?
C'est vrai que c'est beaucoup mieux que dans une pension, où ils sont dans des boxe, un peu en mode solo. Donc là, c'est plus proche de ce que nous, comme nous à la maison. Ce jour-là, chez Émilie, 5 chiens en pension, à 22 euros par jour. Tous sont stérilisés, identifiés, vaccinés et déparasités. Depuis le lancement de son activité fin 2023, cette assistante vétérinaire a réussi à se créer une clientèle fidèle. Cet été, la pension affiche d'ailleurs complet. Nous, à la pension, il n'y a plus de place depuis à peu près le mois de mars. Les premières demandes, on les a d'une année à l'autre. Souvent, on a les mêmes chiens d'une année à l'autre.
Et donc, quand les gens sont satisfaits, ils vous réservent. Plus de la moitié des Français possèdent un chat ou un chien et 68% d'entre eux considèrent leur animal de compagnie comme un membre de la famille. Trouver des gens de confiance pour les garder en leur absence est donc primordial.
Voilà pour ce reportage d'Hélène Chapelet pour nos partenaires de Val-de-Loire TV. Allez, maintenant, place au débat. On va parler de ce début de campagne présidentielle très chaotique. Va-t-on vers un chaos électoral ? Le premier déplacement de campagne présidentielle de Marine Le Pen hier a été très mouvementé. Elle a été chahutée par des militants de gauche puisque ce premier déplacement intervenait après sa condamnation judiciaire. Un premier déplacement qui s'est réalisé en 27 minutes à la flèche dans le département de la Sarthe. Flora Sauvage vous raconte. 27 minutes top chrono.
Au lendemain de sa condamnation par la cour d'appel de Paris, Marine Le Pen a dû écourter son premier déplacement de campagne à la flèche dans la Sarthe.
Pas de délinquants au gouvernement !
Accueillie sous les applaudissements, couverts par les huées d'une soixantaine de manifestants.
Il est très condamnable de la part d'un mouvement politique comme elle est fille de tenter d'empêcher le déroulement du processus démocratique.
Condamnée en appel pour détournement de fonds publics, Marine Le Pen a justifié son pourvoi en cassation tout en réaffirmant son innocence.
Je ne joue pas à la montre. Je suis une citoyenne qui use de ses droits, des droits que l'état de droit que mes adversaires ont souvent à la bouche offre à tout justiciable. Et par conséquent, j'effectue un pourvoi car je suis innocente des faits qui me sont reprochés.
Accompagnée de Jordan Bardella, la chef de file du Rassemblement National a rapidement quitté les allées du marché pour rencontrer le maire de la ville, conquise par l'ERN aux dernières municipales. Je suis extrêmement heureux que nous puissions rentrer en campagne avec Marine parce que des millions de Français attendent aujourd'hui le changement, ils attendent un sursaut après dix années d'Emmanuel Macron qui ont fait un mal considérable à notre pays. Et donc je me réjouis qu'on puisse ensemble entrer en campagne pour offrir aux Français et offrir aux pays l'alternance que le pays mérite et que les Français attendent.
Pour le tandem Le Pen-Bardella, la campagne risque d'être longue rythmée par les décisions judiciaires et les sifflets. Et pour décrypter ce début de campagne présidentielle chaotique, j'accueille sur ce plateau Christelle Craplet. Bonjour.
Bonjour.
Vous êtes directrice d'opinion pour l'institut de sondage Ipsos BVA. J'accueille également sur ce plateau Michael Darmon. Bonjour. Bonjour. Éditorialiste politique I24 News. Et bonjour à vous, Pierre Jacquemin. Bonjour. Directeur de la rédaction de Politis. Pierre Jacquemin, Marine Le Pen, est-ce qu'elle s'est lancée dans une campagne impossible ? C'est-à-dire gagner la présidentielle après une condamnation judiciaire ?
En tout cas, moi j'avais beaucoup écouté ces propos qui étaient les siens avant la décision de la justice et c'est vrai qu'elle avait eu un propos assez clair qui consistait à dire qu'elle ne voulait pas, elle ne sera jamais un boulet, elle ne sera jamais une épine dans le pied de son propre camp.
Et j'ai le sentiment qu'en faisant le choix d'y aller, malgré les doutes, les incertitudes, qui pèsent quand même sur sa liberté totale, puisque les questions quand même possiblement encore n'ont pas d'une inéligibilité, encore que ça discute, il y a des juristes qui considèrent que ça peut encore être le cas, il peut y avoir encore des décisions, mais il reste la question du bracelet électronique qui peut intervenir à tout moment lorsque la Cour de cassation se prononcera. Donc, elle peut encore être en campagne et porter un bracelet. Donc, ce que je veux dire, c'est qu'elle a pris le risque, elle met presque sa famille politique en jeu eut égard aux décisions de justice qui vont devenir.
Donc, je pense que ça va être compliqué. Et puis, on le voit, la première sortie de campagne, elle se fait sous les huées. Ça rappelle un tout petit peu, même si les circonstances étaient différentes, on était en cas de révélation du canard enchaîné que la campagne commençait tout juste. Mais ça fait quand même un peu penser à François Fillon qui ne pouvait pas faire un seul déplacement sur les casseroles qu'il accueillait à chacun de ses déplacements. C'est sûr que ça ne va pas faire beaucoup plaisir à Marine Le Pen ni à son entourage. Après, c'est le jeu de la démocratie. Je veux dire, les militants, ils ont le droit de manifester.
Marine Le Pen, il a le droit de manifester aussi et de parler. C'est le jeu de la contradiction, de démobilisation, des manifestations. Je crains, je crains que ça ne fasse pas beaucoup de mal et de ni de tort à Marine Le Pen parce que ce n'est pas sur ce terrain-là que je pense que Marine Le Pen peut être fragilisée. – Michael Darmon, vous pensez également que ça ne va pas lui faire du mal cette campagne qui commence quand même très difficilement sur la forme ?
– Ça fait 30 ans qu'il y a une tentative des adversaires de Marine Le Pen et du FN puis du RN d'être en démarche de diabolisation. On voit le résultat, ils sont au port du pouvoir. Donc peut-être faudrait-il se poser quelques questions sur la manière d'être capable de pouvoir contrer la montée de ce parti depuis tant d'années. Donc on voit bien que bien évidemment c'est le jeu de la démocratie et personne ne va s'en émouvoir. C'est parfaitement normal, la manifestation est autorisée et de ce point de vue-là il n'y a absolument aucun problème. La question c'est l'efficacité politique.
De ce point de vue-là effectivement pour l'instant le bloc des partisans de Marine Le Pen n'est pas du tout influencé par cela. Ils n'ont pas du tout le sentiment que c'est un début de campagne chaotique, c'est même plutôt un début de campagne en fanfare avec plutôt des sondages qui donnent pour l'instant une montée dans l'intention de vote, on va sûrement en parler, autour de Marine Le Pen.
Mais ça ne veut pas dire pour autant qu'elle ne sera pas fragilisée tout autant cette campagne parce qu'il y aura un enjeu de rassemblement et parce que je pense que les électeurs comme ils appellent de conquêtes qui sont venus progressivement de l'extérieur du RN pour soutenir un projet comme celui de Marine Le Pen peut-être risquent-ils d'être avec maintenant le nouveau statut judiciaire cette course contre la montre avec la justice et bien peut-être risquent-ils d'être un petit peu freinés, froissés. Ça, on le verra au cours des prochains mois.
Christelle Crappelet, est-ce qu'on sait ce que pensent les Français de ce choix de Marine Le Pen de partir en campagne présidentielle malgré cette condamnation judiciaire ? Est-ce que pensent aussi l'électorat du RN ?
Oui, alors c'est le plus intéressant effectivement dans les premières enquêtes qu'on a pu voir au sein des sympathisants RN il y a plutôt une majorité pour considérer qu'elle a eu raison et quand on regardait en termes d'images comparées globalement ils avaient aussi une très bonne image de Marine Le Pen.
Il y a quand même une petite minorité un tiers, un quart selon les enquêtes qui s'interroge un peu qui se demande si ça ne va pas être un handicap ou qui préférait Jordan Bardella mais globalement on va dire que dans son socle électoral il y a plutôt du soutien et voilà j'ai vu passer les premières intentions de vote on voit effectivement elle avait un petit peu de retard ces derniers temps parce que je pense qu'une partie des Français avait anticipé que ce ne serait pas elle que ce serait Jordan Bardella elle le comble voilà pour l'instant ça fonctionne on va dire relativement bien rappelons qu'on est quand même qu'en juillet voilà 2026 après ce qui va peut-être être plus compliqué pour elle c'est d'élargir sa base parce que c'est vrai que dans la tentative qu'on avait pu voir ces derniers temps d'essayer d'aller voilà séduire des sympathisants LR des seniors des électorats qui étaient moins tentés par le Rassemblement National Jordan Bardella apparaissait peut-être comme une figure un peu plus consensuelle et là elle va avoir plus maille à partir pour convaincre cet électorat là
effectivement vous le disiez il y a déjà des intentions de vote qui sont publiées à la suite de cet épisode pour Marine Le Pen et on voit que la candidate du Rassemblement National pour l'instant est toujours donnée largement en tête au premier tour avec 35% des voix et même selon les différents scénarios au second tour elle est donnée vainqueur face à son adversaire Pierre Jacquemin juste avant de vous redonner la parole on va écouter Gabriel Attal qui continue à critiquer Marine Le Pen après son choix de partir en campagne et qui estime qu'elle va prendre en otage cette campagne présidentielle la campagne présidentielle qui démarre se résume à une chronique judiciaire plutôt que de parler de fond et de vision pour le pays et ça je pense que ça fatigue déjà les français par ailleurs il faut en revenir aux bases je pense qu'il y a des français qui nous écoutent qui passent leur temps à expliquer à leurs enfants qu'il faut respecter les règles qu'il faut respecter la loi qu'il ne faut pas tricher il y a des français qui nous écoutent par ailleurs qui savent qu'ils doivent respecter la loi et qui sont pénalisés au premier écart et ils entendent une responsable politique candidate à l'élection présidentielle qui s'attaque à des décisions de justice et qui même intimide la justice on voit les pressions qui sont faites pour que l'arrêt en cassation ne tombe pas avant l'élection présidentielle comment vous voulez expliquer à des jeunes délinquants qu'il faut respecter la loi qu'il faut respecter les règles quand vous avez des responsables politiques qui eux-mêmes ne sont pas capables de les respecter Pierre Jacquemin malgré son expérience son cuir tanné comme on dit dans les commentaires politiques Marine Le Pen elle va être la cible de nombreuses attaques de la part de ses adversaires et ça a déjà commencé le débat est centré sur ça oui mais il faut s'interroger sur quel est le point qui va être le plus fragilisant pour Marine Le Pen je ne suis pas sûr que ce soit sur le terrain judiciaire qu'il faille y aller on l'a vu dans bien des pays et à commencer par les Etats-Unis Donald Trump a été accusé condamné violence sexuelle etc ça n'a pas empêché Donald Trump d'être réélu président de la République je crois que l'électorat ou en tout cas les sympathisants de Marine Le Pen est tellement déterminé à vouloir que le parti de Marine Le Pen gagne l'élection présidentielle que rien ne changera et d'ailleurs on le voit parce qu'effectivement elle était en perte un peu de vitesse par rapport à Jordan Bardella encore que c'était des écarts qui étaient quand même assez faibles mais elle récupère son retard y compris juste après avoir annoncé le lendemain de sa condamnation même si elle a fait appel elle reprend son envol et c'est ça qui est quand même assez étrange on peut s'étonner j'entendais François Ruffin et je pense qu'il a raison on devrait tous s'interroger sur comment est-il possible aujourd'hui que dans un pays où la corruption continue d'exister où les hommes et les femmes politiques continuent de piquer dans la caisse que les français continuent de voter pour ces gens-là alors qu'il y a des sondages des études qui montrent que les français attendent de leur politique de la promité de l'honnêteté et c'est vrai que ça doit nous interroger mais je ne pense pas que ce soit sur ce terme-là hélas malheureusement même s'il va falloir quand même continuer à faire campagne en disant que ce n'est pas bien de voler dans la caisse et d'ailleurs Marine Le Pen a été une des premières à le dire vous vous souvenez de cette phrase en 2004 quand elle dit ils ont tous volé dans la caisse sauf nous et bien aujourd'hui elle ne peut plus se revendiquer d'être la seule à pu être de celles qui ont volé dans la caisse elle n'est pas la candidate anti-système je pense que c'est plus sur ce terrain-là montrer qu'elle est la candidate d'un système d'ailleurs elle s'appuie sur ce système aujourd'hui pour être candidate pour dire qu'elle est éligible à l'élection présidentielle donc c'est plus sur ce terrain-là et encore une fois évidemment il faudra le redire plein de fois mais c'est aussi sur le terrain des idées ça reste encore flou sur bien des sujets et je pense que c'est là-dessus que les hommes et les femmes politiques doivent combattre Marine Le Pen Effectivement Marine Le Pen a construit sa carrière politique sur un discours anti-système c'est-à-dire que les autres partis politiques qui ont gouverné tous pourris là ce discours elle ne peut pas le tenir Ça fait bien longtemps
qu'elle ne tient plus elle est dans le système elle est maintenant députée depuis donc maintenant quelques temps elle a organisé son groupe autour de la respectabilité face aux anti-systèmes que sont les insoumis c'est-à-dire qui ont eux voulu matérialiser le bruit, la fureur et la conflictualité comme étant central comme corpus politique et de ce point de vue-là ça a bien changé même sur le plan politologique on voit bien que au fond même dans les verbatims et dans les études l'appellation d'extrême droite au fond n'est maintenant que dans le terrain et on va dire de l'écosystème politique et médiatique pour les français elle n'est pas d'extrême droite elle est considérée comme faisant partie de ce qu'on appelle Jean-Brun Fourquet parle de la machine à café tout le monde partage cette approche-là donc effectivement la campagne devra se positionner sur les préoccupations des français de la part de ses adversaires et en particulier le pouvoir d'achat en particulier les questions de sécurité en particulier les questions d'éducation d'immigration et ce sont ça ces thèmes-là qui vont déterminer aussi le vote et peut-être aussi ça ce sont des thèmes forts pour Marine Le Pen et peut-être aussi c'est là que sa fragilité paradoxalement pourrait être aussi donc testée parce que les français vont vouloir quand même des solutions vont vouloir des politiques publiques et on verra s'il y a effectivement une capacité pour le front pour le RN à répondre à ces questions-là
Christelle Crappelet au sein de l'électorat du RN il y a quand même une forme de défiance vis-à-vis des partis politiques qui ont gouverné vis-à-vis du système donc le fait finalement que Marine Le Pen ait été condamnée comme d'autres cadres d'autres partis l'ont été et bien ça peut la fragiliser
dans l'opinion c'est vrai qu'il y a une forme de paradoxe parce qu'effectivement elle a souvent dénoncé le système et son électorat est souvent très contre les institutions a une relation très complexe aux hommes et femmes politiques considère qu'ils sont corrompus comme aussi beaucoup de français mais en même temps comme elle en a appelé au peuple ça a été la première chose qu'elle a fait le peuple décidera le peuple est souverain le peuple jugera en son âme et conscience et finalement elle renvoie la décision à des français qui en fait ce qu'elle a pour elle aussi c'est qu'ils n'ont jamais été vraiment au pouvoir ça n'a pas été testé donc pourquoi pas essayer il y a une forme quand même presque de virginité en tout cas quand on parle de l'Elysée qui lui est portée à son crédit dans son lectorat j'entendais par exemple dans des reportages des électeurs qui disaient tout le monde a le droit à l'erreur et donc finalement ils considéraient que oui elle a été condamnée c'est une erreur elle va peut-être rembourser et puis on passe à autre chose et ça je trouve qu'il se passe quelque chose un peu dans l'opinion qui peut-être finalement la dédouane alors pour l'instant et auprès de son électorat on va voir après si elle ne va pas quand même être entachée par toute cette histoire il faut tenir toute la campagne en étant accusée d'avoir été condamnée
d'autant que le calendrier judiciaire va continuer à peser sur cette campagne présidentielle puisqu'on attendra la décision de la cour de cassation qui va valider ou non la condamnation en appel de Marine Le Pen et la cour de cassation a affirmé qu'elle déciderait en tout cas qu'elle fera tout pour publier sa décision avant l'élection présidentielle
nous nous sommes en ordre de marche pour rendre cette décision avant le scrutin présidentiel et nous ferons tout nous ce qui nous concerne pour tenir cet objectif parce que nous nous y sommes engagés et encore une fois nous sommes dans un fonctionnement qui est un fonctionnement normal nos décisions et nos choix peuvent avoir des conséquences politiques mais nous nous ne prenons pas des décisions en fonction de critères politiques
Pierre Jacquemin cette décision de la cour de cassation et son calendrier ça va jouer sur l'élection présidentielle ?
Écoutez moi je ne connaissais pas grand chose dans toutes ces histoires et je pense qu'on découvre tous comment fonctionne la justice dans ces cas-là et c'est vrai qu'y compris quand elle a annoncé sa candidature moi je me suis dit elle est forcément passé l'après-midi à discuter avec ses conseils qui ont tout réfléchi tout le monde après sa déclaration sur TF1 a annoncé que la cour de cassation pourrait rendre un verdict fin de l'année 2026 début d'année 2027 bon je me disais effectivement le calcul est plutôt bon parce que si vraiment la cour de cassation condamne définitivement Marine Le Pen et qu'elle peut porter un bracelet en janvier ça laisse janvier à Jordan Bardella pour se porter candidat sauf que ils ont annoncé hier la cour de cassation qu'ils pouvaient rendre leur décision jusqu'à début avril prochain 2027 ça veut dire que jusqu'à début avril prochain Marine Le Pen peut être en campagne et début avril porter un bracelet c'est-à-dire à deux semaines de l'élection présidentielle décider de porter un bracelet je ne sais pas si la décision de justice ira jusque-là mais ça fait quand même tâche mais surtout ça veut dire quand même une chose Marine Le Pen ne veut pas de Jordan Bardella à l'Elysée en faisant le choix de partir elle et en mettant sa famille en péril ou en tout cas en prenant en otage sa famille sur le dos de ses affaires judiciaires elle prend le choix elle prend la décision d'aller coûte que coûte à l'élection présidentielle quitte à ce que ça lui a quitte à ce que ça trébuche jusqu'à la dernière semaine de la campagne présidentielle donc elle ne voulait pas de Jordan Bardella cette espèce de duo qu'on fabrique en mode on sème d'amour on fait des câlins on fait des photos etc il va falloir arrêter de nous prendre pour des abrutis parce qu'on voit bien que d'abord et sur la ligne politique c'est pas tout à fait la même chose et sur l'ambition politique c'est aussi deux ambitions en politique on sait ce que ça donne à la fin des fins et d'ailleurs Michael Larmont quand on regarde les images de ce premier déplacement de Marine Le Pen avec Jordan Bardella à ses côtés une candidate qui a un sourire très voilà peut-être même qu'elle force et à côté Jordan Bardella une mine très fermée donc on sent qu'il y a un problème dans ce ticket gagnant comme elle le vend
comme on dit le sourire a changé de camp mais c'est vrai qu'il digère là c'est assez certain parce qu'il s'y est vu il s'est préparé il a fait deux livres il est devenu même plus populaire que sa mentor et de ce point de vue là on lui avait tellement dit que ce serait fait bon il prend aussi une forme de leçon politique il reste quand même encore il reste quand même beaucoup à prendre les choses ne sont jamais faites avant qu'elles soient faites d'abord et puis surtout bien évidemment il est obligé de maintenant de repartir dans l'allégeance mais enfin à l'origine quand même c'est vrai que ce couple politique qu'il était présenté il a été présenté il y a quelques années était pour Marine Le Pen une manière de terminer la rupture qu'elle faisait au sein de son parti en proposant pour la première fois un ticket c'est à dire que lui était chargé étant beaucoup plus organisé sur la droite d'organiser une majorité pour l'Assemblée et elle donc de diriger le pays depuis l'Elysée et ça c'est aussi effectivement une forme de rupture qu'elle voulait donc achever au sein de son parti en faisant muter une forme de culture politique où on n'a quand même pas l'habitude d'être dans les transitions pacifiées donc c'est un ticket qui permettait de faire l'union des droites c'était ça le départ en tout cas c'était ça le dispositif est un dispositif politique après les événements ont fait qu'il est devenu le candidat bis et le candidat de remplacement là on revient à cette épure de départ et sa détermination à vouloir être en campagne jusqu'à la fin si par exemple en avril effectivement c'est en texte ça jusque là il y a une décision et si elle est obligée de porter un bracelet électronique on va encore découvrir des choses sur le fonctionnement de la justice il faut 20 jours avant de rencontrer le juge d'application des peines qui va ensuite donc peut-être qu'elle n'aura même pas à le porter donc c'est ça aussi la course contre la montre à laquelle on va assister
sur Jordan de Bardella il y a une citation de Jean-Marie Le Pen qui est intéressante le destin des dauphins et parfois de s'échouer on verra si c'est le cas au final Christelle Craplet on a l'impression que Marine Le Pen quand même maintenant s'appuie sur Jordan de Bardella sur sa popularité elle veut faire campagne avec lui car il est devenu en fait plus populaire qu'elle et il n'a pas ce fardeau judiciaire
oui c'est un peu un pari de fonctionner sur ce ticket et de jouer sur la complémentarité quand on regarde l'image comparée entre les deux alors il y a un écart mais il est quand même assez ténu il n'y avait quand même pas à attendre notamment auprès des sympathisants RN mais on voyait quand même qu'elle a une certaine force en termes de crédibilité de stature présidentielle on lui faisait plus confiance pour les enjeux internationaux et lui incarnait plus le changement peut-être la compréhension du pays une forme de proximité elle va probablement essayer de jouer sur cette complémentarité pour essayer de séduire le plus large segment électoral possible on va voir si ça fonctionne parce que c'est vrai que c'est assez inédit que l'élection présidentielle est une élection quand même de personnalité et un peu individuelle donc on va voir si ça fonctionne et si l'opinion répond
alors dans cette situation d'incertitude voire de chaos électoral je voudrais qu'on parle de la gauche aussi Pierre Jacquemin puisque c'est un jour important pour le parti socialiste aujourd'hui les militants se prononcent sur le format de la primaire qui va être organisée alors est-ce que ce sera pour désigner un seul candidat socialiste est-ce que ce sera une grande primaire ouverte ou une primaire fermée aux adhérents qu'est-ce qui se joue politiquement dans cette consultation il se joue l'avenir de tous ceux qui ont porté la possibilité d'une primaire de la gauche et des écologistes il y avait encore quelques jours il y avait assez peu d'espoir que cette primaire existe avec la proposition d'Olivier Faure de faire voter les militants sur deux options différentes l'hypothèse d'une primaire revient sur la scène reste à savoir ce que vont voter les militants socialistes je ne sais pas du tout alors en l'état actuel parce que certes Olivier Faure tient la machine mais il y a quand même deux courants contre lui et donc du coup la campagne s'il y a eu campagne parce que visiblement il n'y a pas eu trop de campagne non plus dans les sections socialistes de France mais voilà c'est ça qui se joue c'est soit la candidature de Raphaël Guzman quasiment c'est acté par la proposition qui a été faite par les deux courants contre Olivier Faure soit c'est une primaire ouverte de François Ruffin à Clémentinotin en passant par Olivier Faure possiblement et Raphaël Guzman et tous ceux qui le voudront donc il y a une option qui semble vouloir enteriner l'hypothèse définitive que le parti socialiste portera la candidature de Raphaël Guzman et l'autre option qui consiste à dire non ça c'est aux français c'est aux sympathisants de gauche de décider quel sera le meilleur candidat face à Jean-Luc Mélenchon pour s'imposer face à Marine Le Pen donc c'est pas un petit enjeu c'est quand même un gros enjeu et je trouve qu'Olivier Faure a eu le mérite de la clarté depuis le début et de l'ouverture et aussi les amis socialistes qui nous regardent dans cet hémicycle sénatorial la lucidité qui a été la sienne le parti socialiste n'est plus le parti hégémonique qui a été le parti socialiste du XXe siècle donc il y a une forme de lucidité de la part de Olivier Faure à considérer que c'est collectivement qu'on fera réussir la gauche ou on fera mourir le parti socialiste d'autant qu'il y a beaucoup de candidats au parti socialiste qui se sont déjà déclarés pour la présidentielle notamment Jérôme Guetsch qui était il y a quelques minutes sur ce plateau et il est défavorable à cette idée d'une grande primaire ouverte qui errait des socialistes aux écologistes et aux communistes dans le premier scénario le candidat désigné s'engage à participer à une primaire dite ouverte mais donc avec Marine Tondelier François Ruffin Clémentine Autain donc ça c'est certain il y a encore ce système de double primaire ah oui c'est dans la question qui est posée le candidat désigné dans le cadre de cette primaire très large s'engage à participer en gros ça devient le premier tour de cette primaire et moi je pense que c'est pas un bon c'est pas un bon scénario que cette primaire de cette gauche là ne donne pas une force propulsive et une différence suffisamment grande avec ce que représente Jean-Luc Mélenchon Michael Darmon la gauche en tout cas le Parti Socialiste est vraiment dans l'embarras du choix
plutôt dans l'embarras d'abord ça c'est certain que l'on a la capacité de choisir on voit bien qu'il y a quand même quelque chose d'assez baroque dans la construction que propose effectivement Olivier Falk c'est difficile à comprendre toujours très très créatif c'est vrai que là proposer au fond une primaire de Ligue 1 dont le champion va aller jouer en Ligue 2 c'est quelque chose d'assez étonnant de ce point de vue là mais on voit bien surtout que cela veut dire que même si effectivement je suis d'accord qu'il a été depuis longtemps celui qui a fait le premier diagnostic en disant le PS n'est plus hégémonique mais la véritable situation politique c'est que ce sont les insoumis qui aujourd'hui ont mis depuis très longtemps le PS sous emprise et là l'enjeu de cette campagne présidentielle c'est d'être capable de pouvoir raconter du point de vue de ceux qui considèrent qu'effectivement il faut organiser une gauche sociale-démocrate avec des écologiques des communistes mais sans les insoumis et bien de prouver leur capacité à avoir un projet politique or aujourd'hui il est vrai que tous ceux qui les sondages au fond pour l'instant le montrent même si les sondages on le sait ne sont que une photo partielle et même parfois parcellaire mais aujourd'hui pour un électeur de la gauche et bien avoir Jean-Luc Mélenchon au second tour c'est avoir le RN à l'Elysée et donc ça sera aussi l'enjeu des électeurs de gauche dans cette campagne
Christelle Craplet justement qu'est-ce que pensent les électeurs de gauche de cette situation est-ce qu'ils veulent une grande primaire pour désigner un candidat de l'Union ?
En fait quand on les interroge sur le principe de la primaire ils sont globalement souvent très favorables et il y a un désir d'union qui est très fort chez les sympathisants de gauche là où c'est plus compliqué effectivement c'est quand on rentre dans la question des personnalités de la relation avec Jean-Luc Mélenchon la France Insoumise ou de certains sujets où là on peut voir quand même d'assez nettes différences entre un sympathisant en PS un sympathisant écologiste ou même un sympathisant LFiste donc c'est là qu'on voit qu'il y a quand même une nuance entre le principe le souhait d'adhésion qui est majoritaire et comment ça va s'organiser concrètement ils sont assez perdus il y a une partie de l'électorat effectivement qui ne veut pas de Jean-Luc Mélenchon mais il y a une autre partie de l'électorat de gauche qui au contraire veut élargir et veut cette union c'est cette équation qu'ils doivent résoudre et effectivement c'est pas simple donc on va voir déjà ce que donne ce résultat et si on est parti sur une deuxième primaire ou pas
Pierre Jacquemin est-ce qu'on va se diriger naturellement peut-être avec les sondages entre un duel à gauche entre Jean-Luc Mélenchon et un candidat de la social-démocratie ou est-ce que le scénario de 2022 avec beaucoup de candidats de gauche peut se reproduire ?
Vous voyez quand on regarde le sondage d'hier où Marine Le Pen écrase le match plie le match au premier comme au second tour je sais que la politique n'est pas de l'arithmétique mais quand vous faites l'addition des voix de gauche la gauche arrive à 33-34% quand Marine Le Pen est à 36% alors certes il n'y a plus de réserve de voix à gauche mais elle est en capacité quand même d'arriver au second tour assez largement face aux candidats sortants du centre et de la Macronie et je trouve que là la gauche devrait s'interroger il y a encore deux ans elle était en capacité d'être rassemblée sous une même bannière pour porter des candidatures communes avec un programme en commun et aujourd'hui on va nous faire croire qu'il y a deux gauches irréconciliables avec d'un côté Jean-Luc Mélenchon et l'autre Raphaël Glucksmann si le problème c'est le problème des personnes il faut qu'à un moment donné ils arrivent à s'entendre à quelle est la personne qui peut être la plus consensuelle du monde entre les socialistes les communistes les écologistes et les insoumis la gauche n'a jamais gagné avec une seule force propulsive elle a toujours gagné en faisant des alliances ça a été le cas du PS avec le parti communiste français j'entends aujourd'hui Fabien Roussel ou Marine Tondelier et d'autres même François Ruffin dire que s'il n'y a pas de primaire ils iront en campagne c'est l'énario à l'italienne qui nous arrive le droit devant nous c'est la gauche qui n'existe plus à partir de l'année prochaine donc je ne sais pas si c'est les sondages qui font changer les uns et les autres mais forcément à un moment donné il y a les militants il y a les ONG les intellectuels qui vont commencer à râler et à dire aux élus et aux femmes et aux hommes politiques de gauche d'être un peu plus responsables je ne pense pas qu'il n'y ait qu'un seul candidat à la fin des fins il y aura forcément un candidat de la social-démocratie et un candidat de la gauche radicale qui est Jean-Luc Mélenchon mais ça peut encore bouger les jeux ne sont pas faits Quel est le candidat qui peut le mieux incarner cette social-démocratie face à Jean-Luc Mélenchon selon vous Michael Darmon ?
Ouh là ça c'est un col Raphaël Glucksmann qui est le meilleur candidat dans les sondages On sent qu'il y a Il y a un candidat générationnel qui est donc Raphaël Glucksmann qui doit encore convaincre qui est venu effectivement depuis place publique et qui correspond au fond à ce que disait Olivier Faure depuis le départ c'est-à-dire le parti n'est plus déterminant mais vous avez aussi maintenant le candidat de l'expérience et surtout le candidat en embuscade François Hollande prince des circonstances qui lui toujours attend
Et qui peut-être sortira du bois à l'automne on suivra avec attention forcément cette campagne présidentielle à gauche Merci Merci à tous les trois d'avoir participé à ce débat Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat