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interviewPublic Sénat· 2 mai 2023 3 min

« Je soutiens les policiers quand ils sont pris à parti par des crétins décérébrés », J. Guedj

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Jérôme Guedj

Est-ce que vous condamnez fermement ces événements ? – Évidemment, moi je soutiens évidemment à chaque fois les forces de l'ordre quand elles sont prises à partie par, nommons-les, des crétins décérébrés. Les Black Blocs sont les idiots utiles de l'opposition à cette réforme des retraites. La preuve c'est qu'on parle d'emblée, au lieu de parler de l'ampleur de la mobilisation, on va parler de ceux qui viennent pour casser, pour casser du flic, pour casser des biens publics ou des biens privés. Donc aucune complaisance, aucune tolérance pour cela.

Et donc moi je condamne, simplement c'est un peu cousu de fil blanc aussi de la part du gouvernement de venir constater qu'un tel ou un tel n'a pas condamné. Moi je ne veux pas faire de polémique sur le sujet, mais quand même dans le débat public. Et mon collègue sénateur Jérôme Durin, ça fait une immersion intéressante à l'invitation de Gérald Darmanin. Moi je veux qu'on ait dans ce pays un débat public sur les conditions du maintien de l'ordre. Parce que sur un point précis, ça faisait plusieurs jours qu'on nous dit il va y avoir 1000 ou 2000 Black Blocs présents dans ces manifestations, et ils ont bien été là.

Donc moi je pose aussi la question de l'efficacité de la prévention, de la détection, du repérage en amont, et de la manière de contenir ces Black Blocs pour éviter qu'à ce point ils puissent être néfastes au mouvement social. Je ne sais pas comment, je constate juste que depuis plusieurs années, je ne jette pas la pierre uniquement à ce gouvernement, depuis plusieurs années, notamment depuis la loi travail en 2016, on a la présence de ces casseurs, de ces idiots, de ces crétins, comme on veut en tous les cas, de ceux qui viennent pour tout autre chose que les motifs des manifestations.

Et il y a une sorte d'impuissance dans la doctrine et dans la technique de maintien de l'ordre à les contenir et à éviter les images désastreuses qu'on a vues hier. Et encore une fois, j'exprime toute ma solidarité à chaque fois qu'on voit des policiers qui sont pris à partie, qui reçoivent des cocktails Molotov ou autres. Et le questionnement sur la doctrine du maintien de l'ordre, il est sur cette efficacité-là, et puis plus largement, parce qu'il ne faut pas non plus éluder ce qui malheureusement peut aussi exister.

On a vu aussi des images qui sont problématiques, de forces de l'ordre qui, épuisées, harassées et peut-être sans cap clair, se retrouvent elles-mêmes à participer à ce climat de tension et parfois de violences policières. – Donc il y a des violences policières pour ? – Incontestablement, il suffit de voir les images, elles ne sont pas forcément systémiques, mais en tous les cas, elles sont liées à la doctrine de maintien de l'ordre, au nassage, à l'utilisation de certains armements qui sont une anomalie française dans la scène européenne de la doctrine de maintien de l'ordre. – Sous-titrage Société Radio-Canada