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InterviewC à vous (sur YouTube)· 29 octobre 2025 52 minContradictoireMixteSécuritéJusticeInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Fin du découvert bancaire automatique en 2026 - C à Vous l’intégrale - 29/10/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Bonjour, L.Nunez. Vous étiez ministre de l'Intérieur depuis une semaine seulement lorsque le braquage du Louvre a eu lieu.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    On va parler de l'opération mains rouges. On va rappeler de quoi il s'agissait.

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Cette affaire a provoqué de nombreux débats sur la sécurité du Louvre, qui ne serait pas à la hauteur du musée le plus visité au monde.

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Un mot sur le sabotage qui a visé le réseau TGV Sud-Est, qui a perturbé plusieurs milliers de voyages et de voyageurs.

  • 25:00OuverteRéponse directe

    N.Sarkozy est incarcéré depuis 8 jours à la prison de la Santé.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00L.NunezFait
    « Les bijoux ne sont, à l'heure où je vous parle, pas encore en notre possession. »
  • 10:00P.CohenFait
    « C'est le 1er procès en France d'une ingérence russe. »
  • 15:00L.NunezFait
    « Ils sont arrivés en 3 minutes une fois qu'ils ont été requis. »
  • 20:00L.NunezFait
    « Il y a une enquête ouverte là encore. »
  • 25:00L.NunezFait
    « C'est ma décision. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec Emilie, Pierre, Patrick, Lorrain et Louis. A la une ce soir, un butin toujours introuvable. - Les bijoux ne sont, à l'heure où je vous parle, pas encore en notre possession.

Je veux garder l'espoir qu'ils seront retrouvés et pourront être rendus au musée du Louvre et, plus largement, à la nation. Il est encore temps de les restituer. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, L.Nunez.

Vous étiez ministre de l'Intérieur depuis une semaine seulement lorsque le braquage du Louvre a eu lieu. Un cambriolage spectaculaire devenu une affaire politique, signe du délitement de l'Etat pour J.Bardella.

On fait le point sur l'enquête et l'espoir de retrouver tout ou partie du butin. - P.Cohen: On va parler de l'opération mains rouges.

On va rappeler de quoi il s'agissait. C'est le 1er procès en France d'une ingérence russe. - A.-E.Lemoine: La police mise en cause par une plainte de tentative de meurtre. - E.Tran Nguyen: Un motard percuté par une voiture de police sur une autoroute il y a une quinzaine de jours.

Ca a été capté et diffusé sur les réseaux sociaux. L'avocat du motard a une question pour vous. - A.-E.Lemoine: A la une ce soir également, une montagne de cadeaux au pied de D.Trump. ... - L.Sénéchal: Il est en Asie.

Il a reçu une couronne des clubs de golf. Japon et Corée du Sud ont déroulé le tapis rouge. - A.-E.Lemoine: L'affaire Ben Barka... - Il s'agit d'un enlèvement car ce n'est pas la 1re fois qu'on a essayé d'enlever mon frère. - Qui a pu enlever votre frère? - Je soupçonne tout le monde. - L.Amar: Qui a enlevé Mehdi Ben Barka?

Révélations tout à l'heure sur un scandale qui concerne plusieurs états dont la France. - A.-E.Lemoine: Nos invités dès ce soir, OrelSan, V.Efira et A.Worthalter. - P.Lescure: Je vais vous proposer une plongée dans la France et dans Paris entre 1926 et 1936 à la rencontre des gens de Paris de cette époque. - A.-E.Lemoine: Du poulet curry coco au menu ce soir. - B.Chameroy: Exactement.

Bonne émission! Non...

Un plat simple, basique en hommage à OrelSan. - Zoé La Diet: Un poulet curry coco avec tout ce qu'il faut, du potimarron de saison. - B.Chameroy: On ne fera pas mieux.

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure.

Tout de suite, l'Edito de P.Cohen. La Russie est-elle derrière la manipulation des mains rouges taguées sur le Mémorial de la Shoah en mai 2024?

Le procès de 4 Bulgares s'est ouvert devant le tribunal correctionnel de Paris cet après-midi. - P.Cohen: Vous verrez à quoi ressemble un homme de main au service d'une puissance étrangère, ce que les services appellent des proxys.

C'est un type à qui on offre un peu d'argent et qui ne se pose pas de questions sur ce qu'on lui demande de faire, en apparence. Il encourt 7 ans d'emprisonnement. Cette affaire avait été abondamment commentée et condamnée à l'époque.

C'était dans la nuit du 13 au 14 mai 2024. 35 tags représentant des mains rouges, un symbole qui renvoie au lynchage de 2 soldats israéliens à Ramallah, en Cisjordanie, en 2000, avaient été peintes sur le Mur des Justes du Mémorial de la Shoah à Paris. Des tags similaires avaient été trouvés sur les murs des 4e et 5e arrondissements de la capitale.

Le service Viginum avait observé une instrumentalisation de cette affaire sur le réseau X par des acteurs liés à la Russie. Très vite, 4 suspects étaient identifiés. Tous avaient fui hors de France. 3 ont été arrêtés et extradés depuis la Croatie et la Bulgarie avant d'être placés en détention provisoire.

Les prévenus ont dit qu'ils étaient 4 amis en vadrouille à Paris venus pour s'amuser, faire du tourisme quand un type les a abordés pour leur proposer un coup. ... - P.Cohen: "J'étais ivre et je regrette", disait-il en août 2024.

Le Kremlin: "Connais pas." Voici ce qu'ont dit les avocats des prévenus cet après-midi. - Mon client n'est pas responsable de certaines choses qu'on présupposait être son action.

Il n'avait aucune motivation antisémite. Il n'avait aucun lien avec la Russie. A aucun moment il n'a reçu des ordres de quelqu'un de Moscou.

Il y avait cet ami de Bulgarie qui lui a dit de venir. Il n'a pas connaissance des têtes pensantes de cette opération. - C'est un exécutant.

Ce n'est pas un espion russe. Ce ne sont pas des espions que nous allons juger. Ce sont des proxys, des personnes qui présentent un profil assez vulnérable, qui peuvent être facilement soudoyées et qui sont utilisées comme de la chair à canon par la Russie, vraisemblablement, pour commettre des actes de déstabilisation. - P.Cohen: Des lampistes, des exécutants au service de la Russie.

L'un des suspects porte des tatouages nazis sur ses jambes, ce qui ne le rend pas exactement semblable à de simples touristes. Dégradations en réunion et en raison de la prétendue appartenance à une race, ethnie ou religion. Ils risquent jusqu'à 7 ans de prison. 8 autres affaires pourraient être liées à des ingérences russes de 2 ans, dans le but d'aviver des tensions en France.

Des étoiles de David bleues taguées en région parisienne, des têtes de cochon déposées devant les mosquées en septembre dernier, sans parler des 5 cercueils déposés au pied de la tour Eiffel avec la mention "soldats français en Ukraine"...

Une opération dont on sait qu'elle a été pilotée par l'auteur principal des mains rouges. CQFD. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'il faut craindre, dans les mois à venir, avec les échéances électorales qui s'annoncent, de nouvelles actions qui visent à fabriquer, à créer des fractures dans la société française? - L.Nunez: Ce sont des actions d'ingérence étrangère.

Les avocats désignent les auteurs qui seront jugés comme étant des proxys. Il faut craindre ce type d'actions, qui visent à nous diviser, à s'impliquer dans le débat public. Là, c'était des mains rouges sur le mur de la Shoah.

On a eu des étoiles de David. Ces actions visent à nous diviser, à ce qu'en France, dans un climat où les tensions sont très fortes, qu'il puisse y avoir des antagonismes...

Ces actions sont relayées sur les réseaux sociaux. - P.Cohen: Je n'ai pas rappelé le bruit médiatique très important provoqué par chacune de ces actions. - L.Nunez: Actes antisémites, actes antimusulmans...

Ca vise à nous diviser. J'ai demandé à tous les effectifs d'être réactifs quand on se rend compte qu'il y a une répétition de faits, comme ceux qui vont être jugés, comme les têtes de cochon et d'autres, les cercueils...

On parlait à ce moment-là d'un engagement potentiel. Il faut identifier, interpeller les auteurs et engager les poursuites. Les services spécialisés, dont ceux qui relèvent du ministre de l'Intérieur, travaillent sur ces affaires. - P.Cohen: Il y aura une dimension d'exemple sur ce procès? - L.Nunez: Oui.

Mais ces actions se répéteront. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'on peut écarter l'hypothèse que ça ait pu être commandité depuis l'étranger dans le but de déstabiliser ou d'atteindre à l'image de la France? - L.Nunez: Il y a une enquête judiciaire.

La procureure est seule à pouvoir communiquer...

Après, je peux vous livrer mon sentiment personnel. J'ai été à la DGSI comme à la Direction internationale du renseignement. Je n'imagine pas que ce soit autre chose que de la criminalité organisée.

Ce - P.Cohen: Ce qui intrigue, c'était le calendrier. Il y avait beaucoup de regards étrangers, l'inauguration du nouveau siège de la Fondation Cartier, la fermeture de Beaubourg. - L.Nunez: L'enquête le dira.

Je n'y crois pas. Dans les ingérences que vous citiez, il y a des personnes qui, moyennant quelques centaines d'euros, se font payer un voyage à Paris et commettent ces exactions. Je salue la réactivité des effectifs de police, qui ont toujours au minimum identifié et souvent interpellé les auteurs. - A.-E.Lemoine: En ce qui concerne le casse du Louvre, 2 hommes soupçonnés d'avoir fait partie du commando sont en garde à vue.

Il y a quelques minutes, la procureure de Paris a apporté des précisions sur leur profil. - Le premier, 34 ans, est de nationalité algérienne. Il vit en France depuis 2010.

Il est déjà connu des services de police et de justice pour des faits relevant essentiellement de la délinquance routière. Il a aussi été condamné pour un fait de vol. Le 2e suspect est âgé de 39 ans.

Il réside à Aubervilliers, où il est né. Il est déjà connu pour des faits de vols aggravés perpétrés en 2008 et 2014. Il s'agissait en fait de vol "à la voiture-bélier" sur un distributeur automatique de billets.

Tous 2 ont partiellement reconnu leur participation aux faits devant les enquêteurs. - A.-E.Lemoine: 2 autres suspects sont toujours en fuite, mais il pourrait s'agir d'un groupe beaucoup plus large avec un commanditaire. - L.Nunez: La procureure de la République de Paris a rappelé qu'il y avait 4 auteurs.

C'est pour cela que la procureure de la République est prudente dans ce qu'elle déclare. Il y a encore des auteurs en fuite qu'il faut retrouver. Je ne doute pas que les effectifs de police les retrouveront.

J'espère de tout coeur qu'on retrouvera les bijoux et qu'ils n'ont pas été amenés à l'étranger. Pour cela, il faut en dire le moins possible. Ca peut compromettre les recherches. - A.-E.Lemoine: Chaque jour qui passe rend la récupération des bijoux plus difficile, même si vous gardez un bon espoir. - L.Nunez: Pas forcément.

Il y a une enquête en cours. Je reste prudent. La procureure de la République a raison de rappeler que moins on en dit, mieux les enquêtes se portent.

J'ai travaillé aux côtés de L.Beccuau pendant 3 ans et demi. Je connais son sérieux et sa rigueur. - A.-E.Lemoine: Même si les autres bijoux sont restitués, le préjudice est déjà immense. abandonnée par les voleurs.

Il sera délicat de la restaurer. - L.Nunez: C'est ce qu'a dit la procureure de la République.

Je veux aussi saluer le travail des enquêteurs. Il y a des centaines d'enquêteurs mobilisés, jour et nuit, avec de nombreuses autres brigades qui viennent en renfort. C'est un travail collectif.

Je sais que je peux compter sur eux. Je les vois souvent fonctionner. Ils étaient déterminés dans cette affaire à interpeller les auteurs et poursuivre leurs investigations. - A.-E.Lemoine: Cette affaire a provoqué de nombreux débats sur la sécurité du Louvre, qui ne serait pas à la hauteur du musée le plus visité au monde.

Qu'est-ce qu'il faut faire? La patronne du musée propose l'installation d'un commissariat. Vous vous y opposez en disant que ça ne changerait rien.

Qu'est-ce qu'il est envisageable de faire? - L.Nunez: Dans cette affaire, on a longuement parlé avec R.Dati.

Toutes les alertes ont fonctionné. Il y a des alertes internes au musée du Louvre. Les policiers ont été requis et sont arrivés très vite sur les lieux.

Toutes les alertes ont fonctionné. N'empêche que le casse a eu lieu, donc c'est quand même un échec. Il faut travailler à renforcer encore la sécurisation du musée du Louvre et de tous les musées. - A.-E.Lemoine: Qui sont de plus en plus des cibles de la criminalité organisée. - L.Nunez: Il y a eu des faits précédents.

On a eu le musée de Limoges, le Muséum d'histoire naturelle. On a volé de la porcelaine rare chinoise à Limoges, plusieurs millions d'euros...

Il faut renforcer le niveau de sécurité des musées. Avec R.Dati, on a demandé aux préfets de se rapprocher de chaque musée.

On a des relations de sécurité avec les musées. Il faut vérifier que tout est bien en place, renforcer les dispositifs de sécurité. Une mission a été confiée à un parlementaire, pour le Louvre.

Je dis "renforcer" à dessein. Ce ne sont pas non plus des moulins. Il y a des dispositifs de sécurité importants, mais il faut faire plus.

Ce fait le démontre. - P.Cohen: Quand vous insistez sur le fait que toutes les alertes fonctionnaient, est-ce que vous voulez dire qu'il n'y a pas de défaillance qui aurait pu conduire, si on y avait porté remède, à ce que les policiers arrivent plus tôt pour stopper les malfrats? - L.Nunez: Ils sont arrivés en 3 minutes une fois qu'ils ont été requis.

C'est un échec, car le casse a eu lieu malgré les alertes. - P.Cohen: Qu'est-ce qui aurait permis... - L.Nunez: Dans la sécurité d'un musée, il y a 2 choses.

D'abord, la sécurité extérieure, la voie publique. Ca relève des forces publiques et du ministère de l'Intérieur. Il y a la sécurité intérieure, qui relève de l'organisation du musée.

On essaie de regarder si, au niveau des caméras, on peut avoir une alerte plus précoce de la présence de cette nacelle, qui n'avait rien à faire là, plus de caméras extérieures, que la sécurité soit renforcée à l'intérieur...

L'idée d'avoir un commissariat à l'intérieur...

Ca ne sert à rien. C'est un point fixe qui mobilise des effectifs. - P.Cohen: Les locaux sont trop vastes, aussi. - L.Nunez: Oui.

On travaille dans la mobilité. Il faut pouvoir se projeter très rapidement sur un endroit. Un commissariat au sein du Louvre ne changerait rien.

J'ai écarté cette proposition immédiatement. - P.Cohen: Un mot sur le sabotage qui a visé le réseau TGV Sud-Est, qui a perturbé plusieurs milliers de voyages et de voyageurs.

C'est le même mode opératoire que celui qui avait été observé à la veille de l'ouverture des JO de Paris. - L.Nunez: C'est un mode opératoire qu'on rencontre sur plusieurs actions.

Il y a une enquête ouverte là encore. C'est la sous-direction antiterroriste de la DNPJ qui a été saisie, avec la section de recherches de Grenoble. J'ai mon expérience, je suis ministre de l'Intérieur, j'ai le droit d'avoir un avis sur le sujet.

On doit être attentif à ce type d'action qui monte en puissance. On peut avoir de la contestation écologique radicale ou d'ultragauche. On a eu, dans la nuit qui précédait la cérémonie d'ouverture des JO...

Là, ça visait une société de concassage, avec la destruction de matériel. Il y a plusieurs millions d'euros de dégâts. Il y a eu une paralysie très longue.

La mouvance rentre dans un processus de plus en plus violent. Il faut que les services de police soient de plus en plus réactifs dans les investigations et la surveillance. C'est ce qu'on fait avec la SNCF.

On a un dispositif de surveillance très musclé. Il faut être attentif. Dans certains pays, cette mouvance passe à des actions plus violentes et qui s'en prennent parfois à l'intégrité physique des personnes.

C'est le cas en Allemagne, en Espagne, en Grèce, en Italie. Ces mouvances sont connectées les unes avec les autres. Il faut être attentif à cette menace, qui est une réalité dans notre pays. - P.Lescure: N.Sarkozy est incarcéré depuis 8 jours à la prison de la Santé. 2 officiers de sécurité ont été installés dans la cellule voisine.

Ils se relaient toutes les 12 heures. France 2 a révélé d'autres éléments des conditions de détention de l'ancien président de la République. - En temps normal, les parloirs sont prévus 3 fois par semaine.

Lui en a 4. - La cellule de N.Sarkozy se situe entre un parloir pour avocat et une pièce inoccupée.

Aucun mur mitoyen avec un autre prisonnier. 2 policiers armés sont en poste 24h/24 à proximité de sa cellule. Ils encadrent les gardiens chaque fois qu'ils ouvrent sa porte. - Il n'y a aucun régime de faveur.

Il est à l'isolement en détention. C'est tout sauf un régime de faveur. - P.Lescure: Le syndicat des surveillants pénitentiaires a dénoncé "un dispositif insensé, une folie sécuritaire".

Que répondez-vous? - L.Nunez: C'est ma décision.

L'ancien président de la République est une personnalité menacée, protégée. Ce régime l'a suivi en détention. J'ai un grand respect dans la compétence des fonctionnaires de l'administration pénitentiaire.

Je les ai souvent côtoyés dans ma longue carrière administrative. L'ancien président de la République a aussi droit à cette protection. On l'a maintenue en détention.

Ca n'empêche pas qu'ils travaillent en parfaite collaboration...

Ce dispositif est complémentaire. J'assume cette décision. C'est une personnalité menacée.

Il faut être vigilant. Que ne dirait-on s'il arrivait un incident physique à l'ancien président de la République? Comme à l'extérieur, il a une protection et j'assume cette décision. - A.-E.Lemoine: 2 députés LFI ont souhaité visiter le quartier d'isolement de la prison de la Santé.

L'administration pénitentiaire dit leur avoir refusé l'accès à N.Sarkozy. U.Bernalicis et D.Obono démentent vouloir rencontrer l'ancien président.

L'ancien ministre de l'Intérieur a parlé d'indécence. Est-ce que vous utiliseriez le même mot? - L.Nunez: B.Retailleau a raison.

Quel est l'intérêt pour ces députés LFI d'aller visiter N.Sarkozy? Ils vont souvent voir des gardés à vue après des manifestations, quand il y a des interpellations.

Quand j'étais préfet de police, j'ai eu à gérer cela. Ils ont le droit. Ils peuvent s'assurer que les conditions de garde à vue sont normales.

J'ai un peu le sentiment que c'était un coup, et je ne suis pas loin d'utiliser le mot qu'a utilisé mon prédécesseur B.Retailleau. - A.-E.Lemoine: Vous avez revendiqué une rupture dans la forme en succédant à B.Retailleau. "Je n'aurai pas de mots blessants, je ne vise pas à diviser la société." C'est ce qu'a fait B.Retailleau? - L.Nunez: J'ai beaucoup d'estime pour B.Retailleau.

J'ai été son préfet de police avant d'être nommé ministre de l'Intérieur. C'est quelqu'un pour lequel j'ai une grande estime. J'ai travaillé pour lui en confiance et je crois qu'il m'a fait confiance.

C'est ma personnalité, mon histoire personnelle...

Je suis originaire des quartiers nord de Bourges, des quartiers populaires, où j'ai toujours connu la diversité. Je préfère parler d'intégration que d'assimilation, en respectant les valeurs républicaines. On a un tel niveau de tensions dans la société qu'il faut apaiser, rassembler, rechercher la concorde.

Il y a des mots que je n'utilise pas. - P.Cohen: Pas seulement parce que vous n'êtes pas politique, parce que vous n'êtes pas élu? - L.Nunez: J'appartiens à un gouvernement où il y a beaucoup de membres de la société civile.

On est dans une période d'instabilité. Il faut rassurer, rassembler. C'est important pour la stabilité de notre pays.

C'est pour ça que j'ai accepté de rentrer au gouvernement. Je n'ai aucun projet politique. Je suis désintéressé. - A.-E.Lemoine: Ce qui explique la rupture. - L.Nunez: Je sais ce que font chaque femme, chaque homme dans ce ministère.

Mon seul intérêt, c'est d'assurer la protection de nos concitoyens. Je n'ai pas de projet politique. Il n'y a aucune forme d'instrumentalisation de la part du ministère de l'Intérieur.

Après, ça ne veut pas dire que j'accuse mon prédécesseur d'avoir fait ça, loin de là. Il y a des choses où je suis plus prudent. On me reproche aussi le fait que j'ai pu dire que la relation avec l'Algérie, le bras de fer mené avec l'Algérie...

C'est un problème qu'on n'ait pas de relation sécuritaire avec ce pays. Ce n'est pas que le ministre de l'Intérieur qui vous parle. C'est l'ancien DGSI...

C'est un problème sécuritaire. Il faut que nos concitoyens le sachent. Je parle du canal sécuritaire.

Il faut que nos concitoyens sachent qu'on est en danger quand on n'a pas de relation sécuritaire avec l'Algérie, et dans les 2 sens. - E.Tran Nguyen: Une scène a eu lieu sur l'A4 il y a un peu plus d'une semaine.

C'est une scène captée et diffusée sur les réseaux sociaux. On voit un motard. Alors qu'il se dégageait de la route pour laisser passer un véhicule de police en intervention, gyrophare allumé, il se fait percuter par cette même voiture.

Au ralenti, on voit le bras du policier passager sortir en direction de la moto. La moto a réussi à garder l'équilibre. Le motard est tombé sur ces images captées par la caméra embarquée de voiture qui roulait derrière eux.

Il décide de porter plainte auprès de l'IGPN pour tentative de meurtre par personne dépositaire de l'autorité publique avec arme par destination. - Je sais que si je tombe à ce moment-là, soit je meurs, soit je finis gravement handicapé, mais j'en ressors pas indemne. Je pense que je ne suis pas tombé, mais par miracle.

C'est une voiture de police, des agents de police qui me sont rentrés dedans et qui ont fait un acte de violence gratuite. - E.Tran Nguyen: Une enquête a été ouverte à l'IGPN, mais pour violences avec arme par destination et non pour tentative de meurtre.

Les policiers ont été identifiés, entendus en audition libre. Ces policiers bénéficieraient d'un traitement de faveur leur permettant de se concerter, de se mettre d'accord, selon la victime. Un sondage de 2024 dit que 56 % des Français déclarent avoir confiance en la police.

Ils sont 15 % à exprimer un sentiment d'inquiétude. 7 % parlent même d'un sentiment d'hostilité. On a posé la question à nos téléspectateurs.

On retrouve ce sentiment partagé. C'est une confiance entre les 2, 50-50. ...

L'avocat A.Alimi a saisi la cour générale d'appel de Paris. Il a déposé une nouvelle plainte pour tentative de meurtre par personne dépositaire de l'autorité publique avec arme par destination.

A.Alimi a une question pour vous. - Bonjour.

Je suis l'avocat d'Hugo. Il a du mal à comprendre comment ça a pu arriver. Il est persuadé que c'est une tentative d'homicide, que l'acte était volontaire.

La voiture a percuté et il y a eu ce bras qui l'a poussé. Il pense qu'il aurait pu en mourir. Il n'a aucune explication.

Il aimerait pouvoir, ne serait-ce que vous rencontrer, pour que vous lui donniez peut-être des explications sur ce qui s'est passé et pourquoi les policiers ont fait ça. Est-ce que vous accepteriez de le recevoir? - L.Nunez: Evidemment, non.

Une enquête judiciaire a été ouverte. C'est le parquet de Créteil qui a ouvert une enquête. Il y a des investigations.

Une qualification a été retenue. Ce n'est pas celle que souhaite son avocat, que je connais bien...

On a beaucoup d'échanges avec lui. Il est très engagé sur ces sujets. Je ne vais pas le rencontrer.

Il y a une enquête judiciaire en cours qui dira si l'acte était intentionnel ou pas. On ne sait pas ce qui se passe. - E.Tran Nguyen: Vous comprenez leur interrogation, leur incompréhension quand on voit la vidéo? - L.Nunez: Je n'exclus aucune hypothèse.

Cette vidéo est assez troublante. Un véhicule qui se déporte...

Je n'en sais rien. Vous avez toujours des commentaires journalistiques, des commentaires d'avocats... - A.-E.Lemoine: Et des commentaires politiques. - L.Nunez: C'est ce qui fait la force de notre état de droit, il n'y a que la justice qui peut dire quelle est la vérité.

On s'en remet toujours à la justice. Les fonctionnaires de police font un travail admirable, remarquable. Ils ont souvent des comptes à rendre pour la protection de nos concitoyens.

Pour protéger nos concitoyens, dans le cas de la légitime défense, ils ont à faire usage de la force, mais c'est ça, le maintien de l'ordre pour qu'on puisse tous vivre en démocratie et que les droits de tout un chacun soient respectés. Dans cette affaire, il y a des investigations en cours. J'attends la suite de ces investigations.

N'attendez pas de moi que je condamne sans savoir exactement ce qui s'est passé. Comme ministre de l'Intérieur, je ne le ferai jamais, sauf si les faits sont flagrants, évidents. Là, il y a une enquête.

J'attends de voir ce qui s'est passé. Ces fonctionnaires ont été identifiés. Ils vont s'expliquer, donner leur version de ce fait qui est très grave.

Le motard aurait pu tomber et être tué. Je ne le conteste pas. - A.-E.Lemoine: Mais vous condamnez quand un député, LFI en l'occurrence, P.Vannier, publie un message pour dire que la police tue?

Il fait référence à la mort il y a 20 ans de Zyed et Bouna. - L.Nunez: Je condamne totalement.

Ces propos, qui sont des raccourcis...

Ce n'est même pas ça. On laisse à penser que de manière systémique, dans la police, il y a cette volonté de tuer, de s'en prendre à des jeunes plutôt issus de la diversité. Les mêmes, les députés LFI, parlent parfois de police coloniale, de police qui tue.

Je condamne fermement. J'ai eu l'occasion de le faire hier à l'Assemblée pour l'anniversaire du décès de Zyed et Bouna en 2005, qui est évidemment un drame. Mais de là à égrainer toute une liste de personnes qui sont décédées suite à des actions de police, mais parfois et souvent, la justice a été saisie et n'a pas condamné les policiers parce que l'action était proportionnée...

S'en tenir à dire simplement...

Je déplore qu'il y ait des victimes. Mais s'en tenir simplement, parce qu'il y a des victimes...

Les policiers sont là pour protéger nos concitoyens. En plus, quand ils ne sont pas condamnés, ces parlementaires disent que c'est injuste, que ce n'est pas normal. Quand on les écoute, la police ne devrait plus faire usage de la force.

Ce n'est pas possible. Il y aura toujours des délinquants et des policiers pour les poursuivre, les interpeller et faire usage de la violence quand elle est légitime parce qu'elle est proportionnée. Je vais porter plainte.

Laisser entendre que la police tue de manière systémique, qu'elle est raciste, je ne vais pas l'accepter. Je vais porter plainte. Ce sont des députés avec lesquels j'échange.

On se parle régulièrement. Ca, je ne peux pas l'accepter. Il faut que vos téléspectateurs comprennent que sans police, ce serait le désordre, le chaos et il n'y aurait pas d'exercice des libertés.

Les policiers et les gendarmes défendent la liberté. - A.-E.Lemoine: La Story de L.Amar. - On ne peut pas douter qu'il ait été assassiné, mais par qui?

Où est son corps? En tant que famille, ça fait 50 ans qu'on cherche un lieu. - L.Amar: C'est l'histoire d'une affaire d'Etat.

Il y a 60 ans jour pour jour disparaissait Mehdi Ben Barka, grande figure de l'anticolonialisme. Il était enlevé en plein coeur de Paris. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Qui a tué Ben Barka? Un livre sort aujourd'hui. Il contient de nombreuses révélations.

Revenons au 29 octobre 1965. Ben Barka a rendez-vous pour déjeuner à la brasserie Lipp, à Saint-Germain-des-Prés. - Il est 12h15. 3 hommes sautent sur Ben Barka, le mettent dans une voiture et se sauvent. - Je crois qu'il s'agit d'un enlèvement.

Ce n'est pas la première fois qu'on a essayé d'enlever mon frère. - Je soupçonne tout le monde. Je crois qu'on a mis un peu de temps avant de boucler les frontières ici, en France. - L.Amar: Ben Barka a été emmené à Fontenay-le-Vicomte chez un ancien agent de la Gestapo.

La suite est beaucoup plus incertaine. Enormément d'hypothèses ont circulé. Son corps aurait été dissous dans une cuve d'acide...

Certains ont même affirmé que sa tête aurait été rapatriée au Maroc. 60 ans après, la famille de Ben Barka ne désespère pas de trouver des réponses. - Beaucoup de tristesse et d'émotion.

Comment se fait-il qu'un crime d'Etat, un crime politique ait pu avoir lieu à Paris et que 60 ans après, il n'ait pas été élucidé? C'est insupportable pour nous. C'est politiquement inacceptable.

Que le secret-défense puisse encore, 60 ans après, être maintenu sur des documents...

Je suppose que les petits-enfants de Ben Barka sont obligés de continuer le travail sur la vérité. - L.Amar: Il a organisé un rassemblement où son père a été enlevé.

Ca peut être en partie comblé par ce livre. 567 pages, 50 enquêtes et des auteurs qui disent avoir découvert l'identité de l'assassin. Selon eux, ce n'est pas l'ancien ministre de l'Intérieur marocain, pourtant condamné en France pour ce crime. - Je peux vous dire l'assassin.

Ce n'est pas le général Oufkir qui a été condamné à vie en France en 67. C'est Ahmed Dlimi, son adjoint de la sûreté marocaine. Il a été tué 4 jours plus tard, ailleurs, au sud de Paris, dans une maison en mars 1965.

Il y a un pays qui commet le meurtre. Il y a un pays qui aide le Maroc à le faire. - L.Amar: Pour les auteurs, il y a 3 pays impliqués.

Quel a été le rôle de la France dans cet enlèvement? Le procès de 1967 a conclu que des agents y avaient participé. La question de la responsabilité politique n'a jamais trouvé de réponse.

Elle a été posée au général de Gaulle. - Pourquoi n'avez-vous pas jugé bon de donner au peuple français des informations qui lui auraient permis de juger l'action de votre gouvernement dans l'affaire Ben Barka, information que la presse critiquait tout à l'heure? - C.De Gaulle: C'est l'effet de mon inexpérience. - L.Amar: Le sens de l'humour et de la formule pour balayer une question gênante.

On sait aujourd'hui que l'affaire Ben Barka été suivie de très près par le gouvernement français. - La vraie filière, c'est une barbouze, qui rapporte au préfet de police Maurice Papon, qui rapporte au ministre de l'Intérieur, Roger Frey, qui rapporte au Premier ministre, Pompidou. C'est le Premier ministre successeur au général de Gaulle qui savait qu'on allait enlever Ben Barka sur le sol français.

Je pense que de Gaulle s'en doutait. On n'a aucune preuve de cela. Quand il meurt, sa femme ne prend pas Hassan II au téléphone.

Il veut présenter ses condoléances. Il ne le prend pas parce qu'il sait que c'est une blessure intime du général. Le roi se venge.

Il envoie sur la tombe du général de Gaulle l'assassin de Ben Barka. - L.Amar: Une instruction judiciaire est toujours en cours à Paris.

Si vous voulez en savoir plus, lisez ce livre. - A.-E.Lemoine: 1 Français sur 5 est à découvert tous les mois, le plus souvent dès le 16 du mois.

Un découvert qu'il n'était pas nécessaire de négocier. C'était comme un filet automatique qui se déclenchait et qui va disparaître à compter du 20 novembre 2026. C'est une mauvaise nouvelle difficile à encaisser. - En tant qu'étudiant, ça m'arrive assez souvent.

C'est autour de 200 euros en général. - Il suffit d'avoir un gros virement un jour pour être à découvert. - J'ai un découvert autorisé de 300 euros.

Je suis ponctuelle dans la réglementation de la banque. Je pars du principe qu'on n'a rien à me dire. - Il y a des gens qui ne peuvent pas faire autrement. - Quand on a des dépenses hors de notre budget mais qui sont obligatoires, ça nous permet de pouvoir les faire. - Il faut aussi comprendre les problématiques quotidiennes des Français.

C'est encore des bâtons dans les roues. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Lechypre.

Vous êtes éditorialiste à BFMTV et BFM Business. On est ravis de votre présence. Vous nous expliquez comment ça va fonctionner jusqu'en novembre 2026 et comment ça va fonctionner à partir de novembre 2026? - E.Lechypre: Aujourd'hui, votre découvert est considéré comme une facilité de caisse avec votre banquier.

C'est quelque chose qui est devenu pour beaucoup de Français une soupape de sécurité pour finir les fins de mois. Le 16 du mois, 1 Français sur 3 est à découvert. Si vous prenez des familles qui ont des jeunes enfants, c'est quasiment 1 famille sur 3.

Aujourd'hui, c'est vital. Il faut bien préciser que tout ça, au départ, est pétri de bonnes intentions. - A.-E.Lemoine: C'est pour protéger le consommateur. - E.Lechypre: C'est la transposition d'une directive européenne.

Pour une fois, ce n'est pas la faute de notre gouvernement. - P.Cohen: Ce n'est pas une surtransposition? - E.Lechypre: Tous les pays européens sont obligés de transposer de la même façon.

Le découvert est maintenant considéré exactement comme un crédit à la consommation. - A.-E.Lemoine: Il faudra négocier chaque euro de découvert? - E.Lechypre: A partir de novembre 2026, les règles changent.

Quand vous aviez un accord de découvert avec votre banquier, si vous n'y touchez pas, Ga ne bouge pas. Si vous voulez avoir un découvert plus important, si vous avez un pépin, effectivement, on rentre dans les mêmes process assez lourds que pour obtenir un crédit à la consommation. Jusqu'à 200 euros, ça va aller.

C'est assez simple. A partir de 201 euros de découvert, il faudra que vous apportiez des justificatifs sur vos revenus, sur vos dépenses. On ira vérifier si vous avez des incidents de paiement sur des traites que vous avez aujourd'hui.

Après, votre banquier donnera son avis. Pour les consommateurs, c'est compliqué. Inutile de vous dire que votre banquier n'est pas ravi non plus de devoir supporter tout ça.

L'idée était de protéger le consommateur contre les dangers du surendettement, des effets boule de neige. On a peut-être un peu trop tendance à considérer que ce découvert est gratuit. Ce n'est vraiment pas le cas.

Ce sont des taux assez élevés. - A.-E.Lemoine: Aussi élevés que des crédits à la consommation? - E.Lechypre: Même un peu plus.

C'est un peu mon cher dans les banques en ligne. Sur les banques traditionnelles, vous êtes autour de 10 à 15 %. Ca peut finir par coûter cher.

Au départ, ça partait d'une bonne intention. On reconnaît la Commission européenne. - A.-E.Lemoine: Mais ça va créer des inégalités. - E.Lechypre: On est dans un monde assez fascinant...

On ne va prêter qu'aux riches, entre guillemets. Ca ne fait pas l'affaire de votre banquier. Il gagne beaucoup d'argent avec les pauvres. 3 milliards par an pour le système bancaire de revenus à cause des découverts...

Ce n'est pas les gens les plus aisés qui ont des découverts. Les agios, ça rapporte 3 milliards par an. En français, on dit "agios". - P.Cohen: "Adgios"... - A.-E.Lemoine: Il y a la lourdeur administrative contre laquelle protestent les banques, mais aussi ces bénéfices qui vont fondre. - E.Tran Nguyen: En attendant, l'examen du projet de budget de l'Etat se poursuit.

Un budget encore moins votable aujourd'hui qu'hier selon le président LR. Il parle même d'une folie fiscale. - B.Retailleau: Je pense qu'il est encore moins votable qu'hier.

Avec une alliance souvent entre le RN, l'extrême gauche, LFI...

Ca a été le cas cette nuit, avec 26 milliards d'euros de plus. Il y a une folie fiscale quasiment sans précédent. Je redis que nous, notre ligne, c'est qu'on est dans un Etat qui a un double record.

Record de la dépense publique, record pour l'impôt. - E.Tran Nguyen: Il fait référence à un impôt universel sur les multinationales qui est censé rapporter jusqu'à 26 milliards d'euros.

C'est une folie fiscale? - E.Lechypre: "Les Feux de l'amour" ou "Plus belle la vie", comme feuilletons, c'est de la gnognotte par rapport à ce qu'on a tous les jours comme amendements votés, à voter...

Ce qui s'est passé, c'est ce que c'est un amendement qui avait déjà été proposé par la gauche. C'est un petit mélange de taxe Zucman plus quelques autres idées sur les multinationales. C'est les multinationales étrangères en France.

L'idée serait de les surtaxer. On considère qu'elles échappent à l'impôt. Ca rend le budget moins votable dès l'instant où la droite a dit qu'il n'était pas question qu'elle vote un budget...

Vous n'allez pas dire que c'est votable... - P.Cohen: Personne ne conteste le fait qu'elles peuvent payer.

Est-ce qu'elles vont quitter la France? C'est la question. - E.Lechypre: Est-ce qu'elles peuvent payer?

Oui. Elles peuvent payer par définition. Ce seront des taxes sur leurs bénéfices.

Si vous ne faites pas de bénéfices...

On vit dans un monde très ouvert. Les sièges sociaux, surtout pour ces multinationales qui sont souvent des multinationales étrangères...

Il n'y a aucune raison qu'elles restent chez nous si on les maltraite à ce point. La manoeuvre est assez simple. Le RN, c'est la surprise, a voté pour cette mesure pour une raison très simple.

Le RN veut rendre ce budget invotable, y compris par les macronistes. Il veut torpiller cette espèce de love story qui commençait à naître entre le PS et la majorité présidentielle. - A.-E.Lemoine: Qui dit budget invotable dit nouvelle menace de dissolution? - E.Lechypre: Après, il y a toute la procédure qui va suivre. - P.Cohen: C'est un peu plus compliqué que ça.

Après, ça passe au Sénat. C'est très long. - A.-E.Lemoine: Je voulais aller droit au but. - E.Lechypre: En début de semaine prochaine, a priori, le volet recettes s'arrête net.

Ou on transmet au Sénat la version initiale du budget plus les quelques amendements qui ont été votés...

Inutile de vous dire que les sénateurs vont dire non. Tout le monde se mettra autour de la table ensuite sur une commission mixte paritaire. Le budget sera proposé à l'Assemblée.

C'est elle qui aura le dernier mot. - A.-E.Lemoine: Comme moi ce soir.

Restez avec nous. Le 5/5 de L.Sénéchal.

On commence avec ces 2 pompiers de Paris qui ont participé à une soirée Ku Klux Klan grimés en noir. - L.Sénéchal: Une soirée scandaleuse.

On va les voir grimés en Noirs, se faire étrangler dans une mise en scène par les autres participants déguisés en membres du Ku Klux Klan. C'est un mouvement qui terrorise les Noirs depuis la fin du XIXe. Le parquet de Troyes a ouvert une enquête judiciaire pour provocation publique à la haine raciale.

Vous avez été interpellé par une députée écologiste hier. Quelles peuvent être les sanctions? - L.Nunez: Une enquête administrative est en cours.

Je veux saluer le président de la Fédération de parachutistes. Il a été très réactif et a saisi la justice. Tout ça ira très vite.

Ce ne sont pas 2 mais 3 pompiers de Paris qui sont impliqués et qui sont les personnes qui se sont grimées en Noirs. On sera intraitables dans ce dossier. - L.Sénéchal: Ils ne seront plus pompiers de Paris. - A.-E.Lemoine: Cuba est dévasté à son tour par l'ouragan du siècle. - L.Sénéchal: Melissa est l'ouragan le plus puissant à toucher terre.

Cette fois, Cuba évoque des dégâts considérables. 700 000 déplacés. Auparavant, Melissa a frappé Haïti. 3 morts en Jamaïque.

C'est très provisoire. Des villes dévastées, des arbres déracinés, des forêts entières déplumées par des vents à 300 km/h, la vitesse d'un TGV. Le toit d'un hôpital ne résiste pas à la force du vent.

Le personnel et les patients sont paniqués. Ce toit menace de pénétrer à l'intérieur du bâtiment. Ce n'est pas le seul à être endommagé. 530 000 Jamaïcains sont privés d'électricité.

L'aéroport de Kingston est inondé. Les halls d'embarquement sont détruits. Il va falloir du temps pour faire le bilan de ces dégâts.

Le sud-ouest de la Jamaïque, considéré comme le grenier à blé du pays, est submergé par les eaux. Il y aura des conséquences à long terme. Le danger est partout.

Les crocodiles peuvent se retrouver dans des endroits improbables. Le gouvernement a lancé une alerte. C'est l'un des premiers cataclysmes à l'ère de l'IA.

Attention à ces fausses vidéos. On y voit des requins qui flottent dans des piscines. Soyez prudents sur ce que vous partagez en ligne. - A.-E.Lemoine: L'Asie a fait les yeux doux à D.Trump. - L.Sénéchal: Le président américain a salué les troupes au Japon avec son "YMCA" habituel.

Il doit rencontrer demain Xi Jinping pour acter une forme de trêve commerciale. Chaque pays tente d'amadouer un peu. Le Japon lui a offert des clubs de golf, ceux de l'ancien Premier ministre.

On trinque au champagne. Les Coréens ont bien prévu la boisson préférée du président. Un verre de Coca, au cas où, de cola.

Trump a eu droit à une success-story new-yorkaise suivie d'une assiette coréenne avec du boeuf américain. Le dessert du faiseur de paix. Il s'est vu offrir une réplique de la couronne des anciens rois coréens. ... - L.Sénéchal: Kim n'a jamais répondu aux multiples sollicitations de D.Trump.

Il est un peu vexé, visiblement. Il a dit aux journalistes: "Les Nord-Coréens ont beaucoup d'armes nucléaires, mais peu de services téléphoniques." - E.Lechypre: Je pense qu'il ne faut pas sous-estimer ce qui se joue demain.

C'est sans doute une des rencontres de grands dirigeants les plus importantes de ces dernières années. Se jouent demain beaucoup de sujets économiques, et des sujets économiques phénoménaux. "Est-ce que je peux te donner mes microprocesseurs et toi, tu me donnes tes terres rares?" On est sur des négociations d'une ampleur considérable par rapport à l'avenir de la guerre technologique entre les Etats-Unis et la Chine, guerre que l'Europe regarde un peu passer, malheureusement. - A.-E.Lemoine: On parle de? - L.Sénéchal: De cette nouvelle pièce de 2 euros.

J'ai le format qui ne marchera pas en boulangerie. C'est une pièce hommage à Notre-Dame de Paris. C'est une pièce de collection, sauf qu'elle vaut 2 euros. 20 millions d'exemplaires sont mis en circulation.

Il faut l'acheter. Plus du tiers des pièces frappées chaque année...

Vous allez en avoir à un moment ou un autre dans votre poche. Tous les pays de la zone euro ont le droit à 2 pièces par an... - C'est arrivé à la Belgique avec un 2 euros consacré à la bataille de Waterloo.

Ca nous est arrivé aussi avec une pièce destinée à célébrer Marignan. Pour chacune de ces thématiques, il y a eu un veto de ces pays. Evitez les batailles sur les pièces de 2 euros. plus les micro-Etats qui ont l'euro. - L.Sénéchal: Il ne faut pas faire des pièces qui froissent les voisins.

L'autre pièce commémorative imaginée par la Monnaie de Paris cette année, qui coûte 30 euros, c'est un hommage au Louvre. On espère que les trésors de Notre-Dame ne vont pas subir le même sort...

Ca reste le musée du Louvre. - A.-E.Lemoine: On en reste là.

Il y avait du chocolat... - L.Sénéchal: On en parlera demain.

Si possible, ne pas le manger avant demain! - A.-E.Lemoine: Merci, monsieur le ministre de l'Intérieur.

E.Lechypre, journaliste à BFMTV, merci de votre présence. Dans un instant, OrelSan qui fait du cinéma.

Le film est sorti aujourd'hui.