Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 29 juin 2020 7 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprises

Sébastien Chenu : "Nous revenons avec plus de mairies que ce que nous avions en partant au combat"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15ComplaisanteRéponse directe

    Vous êtes député du Nord, porte-parole du RN.

  • 0:23OuverteRéponse partielle

    Vous allez vous mettre à l'écologie vous aussi ?

  • 1:47OuverteRéponse directe

    Vous êtes content des résultats du Rassemblement national ?

  • 1:59FerméeRéponse directe

    Combien de mairies ? Vous en aviez 14, c'est ça, il y a 6 ans ?

  • 2:36RelanceRéponse partielle

    Mais c'était une première pour la République en marche, pas pour votre parti.

  • 3:20RelanceRéponse partielle

    Le Front Républicain a sauté à Perpignan, mais il faut dire que Louis Alliot a fait campagne sans étiquette.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « On ne vote pas, les Français n'ont pas voté, en tous les cas dans les grandes métropoles écologistes, tout simplement par hasard. »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Sécurité physique, plus de protection concernant leur identité, mais également plus de protection concernant leur vie courante, qu'ils estiment bien souvent être en danger, ils ont raison. »
  • 2:02Invité politiqueChiffre
    « Je pense qu'on en avait 12 il y a 6 ans, on doit en avoir 14 aujourd'hui. »
  • 2:25Invité politiqueChiffre
    « Zéro ville ont été conquise par la République en marche. »
  • 3:08Invité politiqueFait
    « Louis Alliot, en étant élu à Perpignan, a démontré que ce Front Républicain de Pacotille n'était plus qu'un argument qui ressemblait désormais à une magouille politique. »
  • 4:27Invité politiqueFait
    « Louis Alliot, il a rassemblé sur son nom des gens qui viennent de gauche, il suffit de regarder les quartiers dans lesquels il a fait des scores, et puis des gens qui viennent de droite. »
  • 5:49PrésentateurChiffre
    « Votre parti devrait avoir deux fois moins de conseillers municipaux qu'il y a six ans. »
  • 5:54Invité politiqueFait
    « Et parce que nous avions présenté moins de listes que la dernière fois. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu78 %
  • Présentateur22 %

5,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter donne la parole aux principaux partis politiques ce matin pour réagir et analyser les résultats des municipales. Premier invité représentant le Rassemblement National. Bonjour Sébastien Chenu.

0:12
Sébastien Chenu

Bonjour.

0:12
Présentateur

Vous êtes député du Nord, porte-parole du RN. Le fait marquant, l'un des faits marquants de ce scrutin, c'est la vague écologiste, grand gagnant du scrutin d'hier. Vous allez vous mettre à l'écologie vous aussi ?

0:25
Sébastien Chenu

Mais ces résultats disent quelque chose, justement. On ne vote pas, les Français n'ont pas voté, en tous les cas dans les grandes métropoles écologistes, tout simplement par hasard. Ils ont voté en réalité parce qu'ils demandent plus de sécurité, j'allais dire au pluriel. Sécurité physique, plus de protection concernant leur identité, mais également plus de protection concernant leur vie courante, qu'ils estiment bien souvent être en danger, ils ont raison. Alors lorsque cette demande de sécurité s'exprime dans une ville dans laquelle il y a beaucoup de difficultés sociales, beaucoup de difficultés dans les quartiers, et puis ils ont voté pour le RN comme à Perpignan.

Et puis lorsque cette demande s'exprime dans des grandes villes comme à Paris ou comme à Bordeaux, ils ont voté pour les listes écologiques. C'est-à-dire que ces demandes, elles ne sont pas satisfaites par les politiques gouvernementales qui ont été menées. Vous savez, nous on a un discours sur le localisme. Nous n'avons pas un discours d'écologie punitive, mais nous avons un discours sur le localisme.

Et finalement, les seuls partis politiques qui auront réussi hier à marquer des points, ce sont ceux qui ont un discours qui est différent de celui de la politique gouvernementale qui est menée, c'est-à-dire les écologistes dans les grandes villes, et puis le Rassemblement national à Perpignan et dans un certain nombre de villes secondaires. Je pense qu'en fait, Macron avait déjà perdu la confiance des campagnes de la France périphérique. Hier, il a désormais eu l'opposition des grandes villes qui s'est manifestée.

1:47
Présentateur

Donc, cela à vous entendre, vous êtes content des résultats du Rassemblement national, de votre parti ?

1:52
Sébastien Chenu

Oui, nous sommes contents puisque d'abord, nous revenons avec plus de mairies que nous n'étions partis, donc nous revenons avec plus d'élus.

1:59
Présentateur

Combien de mairies ? Vous en aviez 14, c'est ça, il y a 6 ans ?

2:02
Sébastien Chenu

C'est ça, c'est ça. Je pense qu'on en avait 12 il y a 6 ans, on doit en avoir 14 aujourd'hui. Je n'ai pas fait le total exact.

2:10
Présentateur

Pas non plus exceptionnel, deux de plus.

2:12
Sébastien Chenu

Non, mais certains seraient, je pense, ravis à notre place, puisque nous avons conquis pour la première fois une ville de plus de 120 000 habitants, Perpignan, et il faut dire que, par exemple, la République en marche, conquis zéro ville. Zéro ville ont été conquise par la République en marche. Il y a bien Édouard Philippe au Havre qui est reconduit, et qui souligne d'ailleurs toujours qu'il n'est pas des rangs de la République en marche, mais effectivement, la majorité n'a quitté aucune ville en France.

2:36
Présentateur

Mais c'était une première pour la République en marche, pas pour votre parti.

2:41
Sébastien Chenu

Oui, bien sûr, on peut toujours relativiser, mais ils nous ont quand même bassinés avec leur rassemblement divers et varié. Ils avaient quand même beaucoup d'élus qui les avaient rejoints. Je pense au maire, par exemple, de Quimper, qui vient des Républicains, qui a été battu. Ils avaient quand même beaucoup de gens du système qui avaient rejoint leur parti politique depuis très longtemps. Ils avaient donc, par conséquent, un réseau beaucoup plus important que le nôtre. Et nous, si vous voulez, on a fait sauter aussi la dernière digue, qui est celle du pseudo Front Républicain.

Louis Alliot, en étant élu à Perpignan, a démontré que ce Front Républicain de Pacotille n'était plus qu'un argument qui ressemblait désormais à une magouille politique, plutôt qu'à un argument réel et qui a vécu, il faut bien le dire.

3:20
Présentateur

Alors c'est vrai, le Front Républicain a sauté à Perpignan, mais il faut dire que Louis Alliot a fait campagne sans étiquette, sans référence au RN ou à Marine Le Pen sur ses affiches. Pour gagner, quand on est au Rassemblement National, il faut se déleupéniser, il ne faut pas l'afficher ?

3:36
Sébastien Chenu

Vous savez, on aura beaucoup de mal à faire croire que Louis Alliot n'est pas au Rassemblement National.

3:41
Présentateur

Alors pourquoi il ne l'a pas dit ? Pourquoi il ne le mettait pas sur ses affiches ?

3:44
Sébastien Chenu

Je vais vous répondre. D'ailleurs, beaucoup d'observateurs ne se sont plus à le rappeler tout au long de sa campagne. Aujourd'hui, ils font semblant de l'ignorer. Simplement, lorsqu'on est en campagne et lorsqu'on est un homme politique, et d'ailleurs vous ne trouverez pas chez Anne Hidalgo un quelconque signe non plus du Parti Socialiste à Paris, on cherche à dépasser son électorat. On cherche à rassembler les siens, puis à dépasser son propre électorat.

Donc ce qui est valable pour Louis Alliot est valable pour Anne Hidalgo exactement de la même façon, parce que de toute façon, tous les hommes et toutes les femmes politiques qui sont en campagne municipale cherchent à dépasser leur électorat, à aller beaucoup plus loin. Et c'est vrai que Louis Alliot, il a rassemblé sur son nom des gens qui viennent de gauche, il suffit de regarder les quartiers dans lesquels il a fait des scores, et puis des gens qui viennent de droite, c'est-à-dire qu'il a dépassé le score du Rassemblement National Classique.

4:27
Présentateur

Sébastien Chenu, vous voulez voir le verre à moitié plein, et c'est bien normal, on vous comprend. Il faut quand même qu'on parle des défaites du RN. Mente-la-Ville, votre seule ville d'Île-de-France, vous la perdez ? Pourquoi ?

4:38
Sébastien Chenu

Oui, nous l'avions conquise dans des circonstances très particulières, en quadrangulaire la dernière fois. Donc c'était effectivement une ville qui, quelque part, ne nous amenait que rarement de très très gros scores aux élections. Donc ça avait été un peu le fait du hasard d'avoir conquis cette ville d'Île-de-France. C'est probablement compensé par la conquête de Moissac, première ville de Midi-Pyrénées. Vous voyez, lorsque nous perdons une ville en Île-de-France, nous réussissons à conquérir une autre en Midi-Pyrénées de même taille et d'ailleurs. Donc effectivement, nous avons eu cette défaite.

5:11
Présentateur

Et Stéphane Ravie aussi, qui perd sa mairie d'arrondissement à Marseille, ça c'est grosse déception.

5:14
Sébastien Chenu

C'est une mairie d'arrondissement, donc on n'est pas jugé sur un bilan. Oui, mais il y a de nombreux habitants. Donc on peut s'attarder sur les deux pertes des îles, mais je pense que nous revenons avec plus de mairies que nous n'étions partis au combat. Et donc, par conséquent, on peut considérer que nous avons réussi notre mission. C'est en tous les cas notre implantation qui continue et qui nous permet de dire que nous faisons sauter tous les verrous un à un, puisque désormais, nous serons à la tête d'une ville de plus de 120 000 habitants, ce qui est une première.

5:44
Présentateur

Vous dites que votre implantation continue et en même temps, d'après les projections, dites-moi si vous avez les mêmes que moi, votre parti devrait avoir deux fois moins de conseillers municipaux qu'il y a six ans.

5:54
Sébastien Chenu

Et parce que nous avions présenté moins de listes que la dernière fois, nous avons cherché, moi je le vois dans le Nord, où j'ai exactement le même nombre dans le Nord d'élus municipaux aujourd'hui en 2020 qu'il y en avait en 2014. Mais nous ne les avons pas dans les mêmes villes. Nous avons cherché à nous implanter différemment, à tisser notre toile. Et c'est vrai que la dernière fois, nous avions des élus dans des villes qui ne nous amènent pas d'énormes scores et que nous avons renoncé à présenter des candidats dans ces villes-là, préférant nous concentrer dans des villes qui nous amènent de meilleurs scores.

Et surtout, nos candidats seront retrouvés, vous les retrouverez au départemental, au régional, aux législatives. C'est-à-dire que nous avons aujourd'hui des gens qui vont incarner ces idées dans les territoires. C'est ce qu'il manque bien souvent à des partis comme la France Insoumise ou la République En Marche, qui n'ont pas ces incarnations territoriales. Aujourd'hui, elles sont en route avec nous.

6:43
Présentateur

Merci beaucoup Sébastien Chenu, député du Nord, porte-parole du Rassemblement National. Vous étiez le premier invité de cette matinale spéciale municipale. Le prochain, c'est à 6h40. Damien Abad pour Les Républicains.

Sébastien Chenu : "Nous revenons avec plus de mairies que ce que nous avions en partant au combat" — Sébastien Chenu · Pourquijevote