Agriculture : comment défendre la souveraineté française ? | Parlement Hebdo (29/05/2026)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il faut faciliter l'agrandissement des élevages ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
C'est le début de la fin de la protection du loup, Gaëtan Dussausaye ?
- 6:00RelanceÉludée
Ce serait pour faire taire les associations ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Des formes d'obstruction à certains projets agricoles ?
- 10:00FerméeRéponse directe
Qui s'abstient ? A l'unanimité, la proposition de loi est adoptée.
- 11:00OuverteRéponse directe
Des personnes condamnées, signalées, suspendues...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Chiffre
« 50 % du poulet consommé en France est importé. 30 % du porc consommé en France est importé. »
- 3:30Fait
« Depuis 2026, les importations de volailles ont augmenté. »
- 4:30Fait
« Il ne faut pas tomber dans la caricature. En réalité, la capacité à cette espèce d'avoir pu vivre de façon protégée et de pouvoir se redévelopper dans certains territoires s'accompagnent aussi de conséquences qui sont naturelles. »
- 5:00Fait
« Un certain nombre d'agriculteurs se retrouve dans des complications judiciaires face à la préfecture, à des associations écologistes qui s'organisent pour pénaliser les agriculteurs lorsqu'ils protègent leurs élevages. »
- 6:30Gaëtan DussausayeFait
« Nous ne sommes pas en route pour des élevages avec 10 000 bovins. »
- 7:00Gaëtan DussausayeChiffre
« On en est déjà au troisième texte législatif en trois années consécutives. »
- 8:30Karine DanielFait
« Cette loi d'urgence ne permettra pas de régler la question de la crise agricole. »
- 9:00Karine DanielFait
« Les décrets d'application de la dernière loi agricole ne sont toujours pas publiés. »
- 10:30Chiffre
« 78 agents municipaux ont été suspendus depuis janvier 2026 pour des suspicions d'agression physiques et sexuelles. »
- 11:30Chiffre
« Ca ferait 5 millions d'enquêtes par an, et qu'on a pas la capacité de lancer les enquêtes. »
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Bonjour, ravi de vous retrouver pour "Parlement hebdo", l'émission qui vous fait vivre les temps forts de la semaine au Parlement. - Nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur. Gaëtan Dussausaye, député RN des Vosges.
Karine Daniel, sénatrice socialiste de Loire-Atlantique. - Au programme, la loi d'urgence agricole à l'Assemblée nationale. Deuxième semaine de discussion sur un texte censé répondre à la colère des agriculteurs.
Le Sénat a débattu de la lutte contre les violences sexuelles dans le périscolaire dans le contexte du scandale qui frappe les écoles parisiennes. Les sénateurs ont adopté une proposition de loi pour contrôler les antécédents judiciaires des animateurs. - D'abord, le projet de loi agricole débattu cette semaine à l'Assemblée nationale.
Les députés ont discuté de l'agrandissement des élevages. - Pour le Gouvernement, c'est l'une des mesures les plus importantes du projet de loi, l'article 17. - Je ne peux pas faire un déplacement dans les territoires sans qu'il y ait un éleveur qui me dise les difficultés qu'il éprouve pour faire sortir un projet d'agrandissement, de modernisation ou de construction de bâtiments d'élevage.
Nous voulons alléger les contraintes pour les mettre simplement aux standards européens. - Une disposition soutenue par le bloc central, la droite et l'extrême droite pour retrouver notre souveraineté alimentaire. - 50 % du poulet consommé en France est importé. 30 % du porc consommé en France est importé.
Vous avez une croissance des demandes qui ont augmenté de 20 % en importation et qui ont baissé de 10 % en exportation. Il y a une vraie demande. - Mais la gauche crainte une remise en question du modèle agricole français. - OK pour développer la production de volailles mais en installant plus de paysans.
Cet article ne va pas faire ça, il va permettre d'agrandir à outrance les élevages. - Plus on facilite le développement de très grandes structures agricoles, plus on exerce une pression sur le marché lui-même, les prix d'achat et plus on met en difficulté nos exploitations. - Le vote sera soumis aux députés de l'Assemblée nationale mardi. - Il y a une erreur de la gauche, croire qu'il y a un modèle de ferme en France.
L'agriculture française est riche de sa diversité. Nous avons des petites fermes à taille familiale et parfois des structures agricoles beaucoup plus grandes et importantes. Mais les marchés qu'ils visent, que ce soit sur les marchés locaux ou l'exportation, ce ne sont pas les mêmes.
Vouloir condamner l'émergence d'exploitation agricole qui sera en mesure de pouvoir produire suffisamment auprès de nos éleveurs, ça bloquerait beaucoup l'activité agricole. Il faut rappeler les chiffres. Depuis 2026, les importations de volailles ont augmenté.
Si on veut être autosuffisant, indépendant, et protéger notre souveraineté et savoir ce que nous avons dans nos assiettes, il faut donner la capacité aux agriculteurs de produire davantage. - Est-ce qu'il faut faciliter l'agrandissement des élevages ? - Il y a une idée reçue contre laquelle il faut lutter.
C'est que les structures les plus grandes seraient les plus performantes. On sait qu'au plan de l'analyse, c'est faux. Il faut, selon les spécialités de production, s'adapter.
L'agrandissement n'est pas toujours synonyme de performance. - Pour les oeufs et la volaille ? - Par exemple.
Les exploitations les plus grandes peuvent aussi être les plus exposées aux risques sanitaires. Donc l'agrandissement des exploitations n'est pas forcément la solution. Ensuite, il y a un sujet de pacte entre la nation et les éleveurs.
On a aujourd'hui un problème de déséquilibre sur le marché des oeufs. Le sujet n'est pas forcément l'agrandissement des élevages, c'est la structuration des filières sur les territoires dans lesquels les industriels, les éleveurs et l'entrée de nouveaux éleveurs dans les filières. Ca pose le sujet du renouvellement des générations.
De donner envie et des perspectives aux filières agricoles...
Le sujet est globale. C'est ce qui crispe sur la question des fermes-usines. Ce n'est pas le développement d'une agriculture pérenne, viable pour les agriculteurs et pour la société. - Une réponse, Gaëtan Dussausaye ? - Nous ne sommes pas dans ces dimensions.
Il faut faire attention aux slogans. Nous ne sommes pas en route pour des élevages avec 10 000 bovins. Une chose avec laquelle je suis d'accord, c'est que le seul article 17 ne va pas permettre de répondre à la crise agricole.
On en est déjà au troisième texte législatif en trois années consécutives. C'est donc que toutes les lois qui nous ont été présentées comme des voies suprêmes par le Gouvernement, elles n'ont pas permis de répondre aux enjeux. Il y a des enjeux bien plus profonds et structurels.
D'abord, se protéger de la concurrence déloyale internationale, sortir de l'écologie punitive...
Je me félicite que les députés du RN aient pu s'opposer au niveau européen. A chaque fois que vous essayez de performer vos capacités de production, vous vous retrouvez face à un mur de normes qui ne vous permet pas de mettre en oeuvre votre activité. - Un dernier mot, Karine Daniel ? - Cette loi d'urgence ne permettra pas de régler la question de la crise agricole.
Ce qu'il faut donner aux agriculteurs en France ce sont des perspectives de long terme. On le sait. Cette loi d'urgence est inappropriée car elle ne répondra pas à la crise et elle n'est pas à la bonne échelle.
L'échelle pertinente pour le marché agricole, c'est l'espace des marchés européens. Les règles de commerce sont fixées à cette échelle. Ce sera l'enjeu à la fois de l'échelle européenne et de l'échelle territoriale pour mieux organiser les filières, la souveraineté des territoires sur les questions agricoles.
Cette loi agricole est inopportune car elle ment sur le fait qu'elle va trouver des débouchés à la crise agricole qui est une crise réelle. Les décrets d'application de la dernière loi agricole ne sont toujours pas publiés. On est déjà en train de faire une autre loi... - Il y a un autre sujet qui a fait débat à l'Assemblée nationale, la question du loup.
Le Gouvernement veut assouplir la protection de cet animal. Les députés sont allés plus loin avec un tir de défense contre un loup qui sera présumé légitime. Les bergers pourront tuer des loups mêmes dans les réserves naturelles.
C'est le début de la fin de la protection de cette espèce protégée, Gaëtan Dussausaye ? - Il ne faut pas tomber dans la caricature. En réalité, la capacité à cette espèce d'avoir pu vivre de façon protégée et de pouvoir se redévelopper dans certains territoires s'accompagnent aussi de conséquences qui sont naturelles, c'est comme ça que fonctionne la nature.
Il y a quand même une situation à laquelle on ne peut pas rester immobiles ou aveugles. Un certain nombre d'agriculteurs se retrouve dans des complications judiciaires face à la préfecture, à des associations écologistes qui s'organisent pour pénaliser les agriculteurs lorsqu'ils protègent leurs élevages. Il est naturel que le législateur se mobilise pour donner une protection juridique, judiciaire à ces agriculteurs.
Je suis souvent sollicité par des agriculteurs dont il y a un certain nombre de tensions notamment avec les chasseurs quarts on se rend la responsabilité de...
Si mon élevage est attaqué, c'est parce que les chasseurs n'ont pas fait leur travail. D'où la législation de pouvoir agir rapidement. - Karine Daniel, vous comprenez la détresse des éleveurs ? - Bien sûr.
Et la question de la protection des exploitations sur ces questions d'arrivée d'espèces qui peuvent détruire des cultures, attaqué les troupeaux...
Le loup ou d'autres types d'animaux, ça nécessite d'avoir un débat apaisé qui respecte le rôle de chacun. - Qu'est-ce qu'on fait ? - Il faut respecter les agents publics qui sont en charge de ces questions.
Je tiens à soutenir les agents de l'OFB qui sont en première ligne sur ces questions. Ils ont été trop dénigrés par des responsables politiques et parfois par le Gouvernement. Il faut vraiment faire de cette OFB la pierre angulaire de cette régulation.
Il faut retrouver un débat apaisé qui ne soit pas hystéries et sur ces questions. Oui, il y a des espèces qui sont parfois trop nombreuses et il faut faire de la régulation, protéger des cultures, des troupeaux. Il faut être pragmatique.
Ensuite, on parle d'armes, de régulations qui peuvent avoir des méthodes qui doivent être parfaitement encadrées, où il y a des enjeux de formation des uns et des autres qui sont importants à respecter. - Et pour les recours administratifs contre les projets agricoles, ce projet de loi protège les agriculteurs contre des recours jugés abusifs. Les auteurs de ces recours seraient obligés de verser des indemnités...
Ce serait pour faire taire les associations ? - C'est caricaturale. L'idée est de refaire à nouveau de l'agriculture et de la défense de nos agriculteurs la priorité de nos actions.
Il y a un sentiment largement partagé, quelle que soit la taille de l'exploitation. Chaque agriculteur se voit depuis des années accusées d'être pollueur, de maltraiter ces animaux, de polluer les autres...
Cet agribashing est possible...
Quand vous avez des personnes qui n'arrivent pas à vivre du fruit de leur travail, à se verser un salaire régulier tous les mois, et quand ils demandent quelque chose aux administrations, ils font face a un mur réglementaire où ils ne peuvent pas travailler et faire leur travail comme ils le souhaitent. Il faut être à leur côté. - Des formes d'obstruction à certains projets agricoles ? - Il faut donner une image positive du métier d'agriculteur et dire aussi qu'aujourd'hui, s'investir dans une carrière sur les métiers de l'agriculture et de l'agroalimentaire, c'est quelque chose de positif.
Il faut retrouver les voies du dialogue entre les agriculteurs et la société. Les agriculteurs ouvre leurs élevages, leurs exploitations. - Ca ne passe pas par un durcissement... - Aujourd'hui, on a franchement de nouveaux enjeux.
L'enjeu des agriculteurs d'aujourd'hui et de demain, ce sera de nourrir l'Europe et le monde en respectant mieux l'environnement. L'agronomie va être au coeur des sujets. Il faut des agriculteurs qui soient mieux formés, des perspectives, qu'ils soient au fait des questions d'environnement, qu'ils sachent travailler mieux parce qu'ils seront moins nombreux avec moins d'eau en respectant les ressources naturelles.
C'est l'enjeu. Il faut améliorer le dialogue entre les uns les autres. Il faut que les agriculteurs communiquent mieux sur leur métier qui est un métier d'avenir, formidable dans lesquels les jeunes peuvent s'impliquer. - C'est là où on a un désaccord.
Je peux entendre. On a un peu le sentiment qu'on a la culpabilité et la responsabilité de la situation de l'agriculteur qui ne ferait pas assez bien son métier avec ces normes. L'agriculture française est dans cet état car jamais le Gouvernement n'a été de leur côté pour les protéger face à la concurrence internationale déloyale. - On passe au deuxième thème... - C'est extrêmement caricatural.
Le métier des agriculteurs fera l'agriculture de demain. L'enthousiasme est là. Quand on a des normes, c'est normal.
Les normes protègent les consommateurs, les citoyens, les agriculteurs eux-mêmes. Vous avez tendance à confondre la suradministration et les normes qui protègent les uns et les autres. Il faut être juste et précis.
Qu'il y ait des sur administration et des sur contrôles, c'est sans doute le cas. Mais les normes protègent les citoyens européens. - Sujet important, la lutte contre les violences sexuelles dans le secteur périscolaire.
Dans le contexte du scandale qui frappe les écoles parisiennes. Une proposition de loi pour contrôler les antécédents judiciaires des animateurs a été votée. - Qui s'abstient ?
A l'unanimité, la proposition de loi est adoptée. - Le Sénat s'attaque à ce qui pourrait être le MeToo des enfants. Le texte a pour but de combler de nombreuses failles dans le recrutement des encadrant d'enfants. - Il y avait énormément de trous dans la raquette.
Il y avait la possibilité d'avoir pas mal d'informations lorsqu'il s'agissait d'embauche pour la petite enfance. Mais pas au-delà de ce seuil. L'objectif de cette proposition de loi est de simplifier, harmoniser et renforcer le contrôle des antécédents des personnes susceptibles d'être embauchées. - Cette adoption à l'unanimité ce mercredi intervient lorsque d'un scandale qui a éclaté ces derniers mois dans le préscolaire parisien.
En tout, 78 agents municipaux ont été suspendus depuis janvier 2026 pour des suspicions d'agression physiques et sexuelles. Face à cette affaire, le Gouvernement a présenté cette semaine un projet de loi de protection de l'enfance. Il permettrait notamment d'éviter le recrutement de toute personne ayant eu des comportements inappropriés dans le passé. - C'est ce qu'on appelle en langage trivial, une liste noire.
Nous aurons évincé un agent public, un surveillant, etc., en raison de son comportement avec les mineurs, quand bien même il n'aurait pas été condamné. Il sera inscrit sur une liste qui empêchera toute forme de réemploi au sein de l'école. - Certains parlementaires souhaitent remonter le fil des responsabilités.
La sénatrice Les Républicains de Paris demande la mise en place d'une Commission d'enquête à l'échelle de la France. - Il faut réorganiser et faire en sorte qu'on ait des animateurs formés, des contrôles d'honorabilité. Comment se fait-il qu'on n'a pas regardé le casier judiciaire pour voir s'il y avait des antécédents historiques dangereux ?
C'est tout l'intérêt de cette Commission d'enquête. - En attendant, la proposition de loi doit être étudiée et soumise au vote des députés prochainement. L'assemblée devra se prononcer le 1er juin sur la proposition de loi Bétharram qui prévoit de mieux contrôler les encadrants d'enfants. - Vous êtes d'accord avec cette proposition de liste noire qui comprendra aussi les gens qui n'ont pas été condamnés ? - Il faudra voir comment sont établis ces listes, quelle est la proposition réelle du Gouvernement sur ce sujet. - Des personnes condamnées, signalées, suspendus... - Il faudra voir.
On voit bien qu'on doit avoir une vigilance sur la question de l'état de droit, le droit du travail, et sur le fait de ne pas surréagir et de laisser la justice faire son travail quand elle a le faire. Que cette loi ait été votée et proposée, c'est une bonne chose. On est dans un contexte où le Parlement est parfaitement dans son rôle de protection des plus vulnérables.
Et des enfants notamment. On a un contexte, on part de l'affaire Bétharram, on a un sujet dans les écoles...
C'est vrai que les écoles privées... - A Paris, ce sont des écoles publiques. - On a un sujet à Bétharram, en Loire-Atlantique...
Puis, le périscolaire parisien...
On doit vraiment avoir une vigilance globale et accrue. La loi votée au Sénat cette semaine permet d'augmenter cette vigilance. Je le dis, il faudra qu'elle ne soit pas seulement pour les grandes villes qui ont les moyens humains et administratifs de faire les contrôles, mais il faut aussi que les communes rurales, qui n'ont pas les moyens administratifs de faire ces contrôles, ce soient protégés par cette loi.
Le champ est immense. On doit aussi avoir une pensée pour les questions de clubs sportifs, - Le Gouvernement dit qu'il veut englober tous les secteurs. - C'est une loi qui doit être globale.
D'où la nécessité d'être vigilant sur l'état de droit et la protection des personnes et le fait que la justice soit la référence en matière de condamnation. - C'est un point de débat important. Que pensez-vous de cette proposition du Gouvernement de faire une liste noire de toutes les personnes qui seraient évincées de l'Education nationale pour suspicion de violences sexuelles...
Même s'ils n'ont pas été condamnés par la justice ? - Il est vrai qu'habituellement, en première instance, vous avez la possibilité de l'exécution provisoire...
Et la peine serait appliquée...
Avec la possibilité de récidiver. Il faut protéger avant tout l'enfant. Sur la liste noire du Gouvernement, la démarche ne me paraît pas inutile.
Mais il faut voir les critères. Comment le Gouvernement nous présentera ce dispositif devant la représentation nationale. Le sujet, c'est qu'il n'est pas trop tard pour agir.
Ce phénomène des violences sexuelles sur mineurs, sur les enfants, ça ne concerne pas que les grandes villes...
Il faut savoir comment on réagit. Les sénateurs ouvrent des perspectives intéressantes. Le fait de permettre une enquête administrative avant l'embauche pour vérifier qu'il n'y a pas eu de suspicion par le passé car il va se retrouver ensuite à proximité des enfants, c'est une chose.
Mais certains éléments peuvent nous inquiéter. Lors des débats au sein du Sénat, on nous explique qu'on veut élargir le plus largement possible car il n'y a pas seulement dans les écoles qu'on peut être à proximité des enfants. Ca ferait 5 millions d'enquêtes par an, et qu'on a pas la capacité de lancer les enquêtes...
Ca veut tout dire. Il faut donner la capacité et les outils pour pouvoir y parvenir. Et s'il faut mettre les moyens suffisants pour renforcer la justice, le travail des policiers qui permet de réaliser les enquêtes, évidemment ce sera opératif.
Jamais il ne faut voir de façon comptable la question de protection des enfants. - Ca parle d'omertà, est-ce qu'il y a eu une omertà de certaines municipalités ? - Emmanuel Grégoire a pris toute la mesure de la situation et il a réagi sans doute un peu tard.
Mais ce sujet arrive à l'agenda aussi parce qu'il y a eu des événements et des cas. Et heureusement. - Des signalements depuis 2015 à Paris. - Malheureusement, la situation est telle qu'elle est.
Il faut réagir, mettre en place des dispositions. Il y a, au Sénat, on a eu le vote de la loi sur le fait que les enfants placés puissent avoir recours à un avocat systématiquement. Ca nécessitera des moyens.
Le sujet de la protection de l'enfance est à notre agenda. La question de l'évolution de l'ASE est aussi à notre agenda. Une république qui est à la hauteur et la France doit être à la hauteur, elle doit protéger tous ses enfants et dans tous les contextes.
C'est une responsabilité collective. - Est-ce qu'il faut une nouvelle Commission d'enquête parlementaire sur les violences sexuelles dans le périscolaire comme le demande la sénatrice de Paris ? - Nous y sommes favorables.
Il y a besoin d'essayer d'avoir de la visibilité sur la situation. Et de le faire de façon nationale pour avoir le plus d'éléments possibles. Pour le personnel éducatif et autre, ils se sont retrouvés devant un mur.
On est souvent sollicité en circonscription sur ces sujets. Ca peut être les familles d'accueil, les parents d'enfants... qui nous sollicitent et qui nous disent qu'ils ont vu quelque chose mais quand ils veulent des réponses, ils veulent se retrouvent seuls. - Ce sera le mot de la fin.
Merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat. Merci de l'avoir suivi. - On se retrouve la semaine prochaine.
Gaëtan Dussausaye