Cédric Vial : « Nous avons les Jeux Olympiques d’hiver les plus sobres financièrement »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Cédric Vial, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation sénateur de la savoir attaché au groupe LR semaine de J qui vont donc s'ouvrir du côté de l'Italie. Vous allez évidemment les scruter avec attention puisque la prochaine fois ce sera vous la Savoie les Alpes françaises qui allaient les accueillir. On va en parler dans quelques instants et c'est aussi à la une de la presse régionale.
On va regarder trois titres. Celle de West-France la une godivers derrière le sport. Un paris financier risqué l'Italie qui espère tirer des bénéfices économiques et touristiques des jeux de Milan Cortina qui s'ouvre donc vendredi mais entre dépassement de budget et recette espérée difficile d'y voir plus clair.
La deuxième une c'est celle du populaire du centre municipal. Les éoliennes électricent le débat. Les élus toujours attachés aux énergies renouvelables justifient leur choix politique.
Et puis la dernière rune, c'est celle du Parisien. L'impunité des proxénettes du net. Le commerce en ligne de faveur sexuelle, même avec des mineurs échappe à toutes sanctions de propositions de loi du Sénat visent à l'interdire dont l'une sera examinée en séance mardi prochain.
De quelle lune avez-vous envie de nous parler ? Des JO probablement. Je m'en doutais un petit peu.
Les Joo qui s'ouvrent donc vendredi du côté de l'Italie. Milan Cortina, on va on va longuement en parler mais d'abord sur la une, un paris financier risqué. C'est risqué aujourd'hui d'organiser des Jeux Olympiques ?
Ah, c'est un coût. Est-ce que c'est risqué ? On on je pense qu'on en fait beaucoup aujourd'hui.
On a les jeux qui sont euh probablement les plus sobres financièrement. On est à peu près à 2 milliards d'euros de de budget. 2,1 milliard, c'est le budget qui a été arrêté pour les Alpes françaises hein.
Pour les françaises, pardon, 2030, on était à 4 milliards d'euros par exemple au au dernier jeu. Donc on est plutôt dans une logique de de sobriété. Alors 2 milliards, c'est beaucoup d'argent.
Euh mais ces 2 milliards, c'est à peu près un/art qui est financé par l'argent public et 75 % qui sont financés euh par du sponsoring de l'argent privé. Donc c'est 500 millions d'euros d'argent public sur le financement du Cojop. Euh donc oui, c'est beaucoup d'argent et en et en même temps, on peut relativiser quand on voit ce qui vient de se passer dans le 493 et ce qu'on est capable de dépenser en une minute dans une négociation avec un autre parti politique pour des choses qui me semblent sur le temps moins impactantes et et puis considérons que c'est un investissement.
C'est c'est risqué aujourd'hui aussi pour les collectivités là. Là, les jeux des Alpes 2030, on va y revenir, ils seront sur la région Verronalpe, sur la région Provençalp Côte d'Azur, c'est très étalé. Pour les collectivités, est-ce que c'est prendre un risque d'organiser des jeux ou est-ce qu'au contraire, c'est bénéfique ?
Ça a toujours été bénéfique, que ce soit Grenoble et à plus forte raison Albertville, on on espère que ça le sera aussi. C'est c'est le paris que que l'on fait. C'est un coût, je dis, 500 millions d'euros pour les pour l'État et et les collectivités au sein de du Cojop.
Pour vous donner une idée, le budget de la région, voilà le le budget de la région Verronalpe en investissement, c'est 1,3 milliards par an. Là, on est sur 500 millions euh solidairement payés sur sur 6 ou 7 ans. Donc, on va on va y faire face.
Et c'est un investissement, je disais parce que les investissements qu'on a fait à Albertville par exemple aujourd'hui font le succès de de la Savoie et et des Alpes. Toutes nos stations ont acquis une réputation et des infrastructures à Alberville sur laquelle on vit aujourd'hui. Je vous rappelle que c'est plus de 50 % de l'économie de département de la Savoie qui qui est tourné autour des des sports d'hiver.
Mais mais bien au-delà, je sais pas si les les Français qui nous regardent le savent, 70 % du fromage à raclette est fabriqué en Normandie par exemple. Alors moi je parle de la raclette constation de ski, mais c'est toute une économie qui tourne qui tourne autour. C'est plus de 120000 emplois directs.
Le l'économie du ski, plus de 120000 emplois directs. C'est c'est un un tout petit peu moins que l'industrie automobile, mais c'est c'est une vraie industrie et ça c'est grâce aux notamment aux investissements qu'on a fait à Albertville qu'aujourd'hui on en est là et c'est des investissements donc qui sont durables. On espère que ces jeux le seront aussi pour d'autres raisons parce que on va réutiliser nos équipements, on va en remettre à jour quelques-uns mais on on ce qu'on l'on souhaite c'est donner l'image de la montagne de de l'avenir avec des investissements nouveaux notamment sur le mode de transport qui permettront de rendre la montagne plus durable et mais mais toujours accessible dans dans 30 ans.
On va on va continuer en parler. On va parler de cette question écologique he vous allez débattre dans quelques instants avec la la sénatrice écologiste Mathilde Olivier. Mais d'abord Stéphane, on va voir avec vous parce que ces Alpes françaises, elles sont déjà au Parlement.
Il y a un projet de loi pour organiser les ghivers dans les Alpes qui a franchi la ligne d'arrivée parlementaire cette semaine. Ah oui, hein, le texte doit être définitivement validé aujourd'hui à l'Assemblée nationale, jeudi au Sénat. Cette loi, elle permet l'adaptation l'adaptation pardon de tout un tas de règles en vue des Jeux Olympiques et paralympiques d'hivers français qui se tiendront dans 4 ans pile.
Et oui, 2030 c'est bientôt. Ce sera précisément du 1er février au 17 février 2030 entre Nice, Brillançon, la Savoie, la Haute Savoie, des stations comme la PLine, la Clusa, Courchevelle, beaucoup de sites sont évoqués mais on ne connaîtra la carte définitive des épreuves qu'au mois de juin. Cédric Vial, on va détailler les mesures que contient ce projet de loi.
En quelques mots, vous vous dites quoi ? Vous dites "Of, on est enfin arrivé à faire voter ce texte." Oui.
Ouf, parce que le plus gros défi finalement de ces jeux, c'est il est pas financier, c'est le timing, c'est le temps qui nous reste jusqu'en 2030. Heureusement que beaucoup d'infrastructures sont déjà en place, sinon on aurait des difficultés peut-être à le faire. Je pense que la région PACA a probablement des investissements plus importants et plus lourds à faire que que nous sur la région Vernealpe, mais le la vraie difficulté, c'est une course contre la monte finalement sur certains équipements.
Euh donc cette loi, elle était très attendue parce qu'elle va justement permettre d'accélérer un certain nombre de procédures. Alors, il y a quelques dérogations mais les gens entendent, c'est pas une dérogation au droit, c'est plutôt une dérogation sur des procédures qui peuvent se mener en même temps pour essayer de gagner du temps sur la réalisation de certaines infrastructures. Donc oui, elle elle était importante.
Et en attendant de pouvoir aller voir du Bobsley ou du saut, à ce qui que contient ce texte géo 2030 Stéphane ? Alors cette loi, elle a euh 37 articles Laorian qui porte, vous le disiez autant sur l'aménagement, l'urbanisme, le dopage aussi, le travail le dimanche ou encore la publicité et la sécurité. Beaucoup de sujets abordés donc, mais commençons par le plus débattu peut-être, celui de la sécurité.
Cette loi permet par exemple des enquêtes administratives élargies sur des personnes qui pourraient travailler sur les sites olympiques. Il y a aussi l'interdiction de paraître une mesure administrative prononcée par le ministère de l'intérieur contre toute personne qui menacerait la sécurité publique. On peut citer aussi la possibilité de fouille des véhicules élargis pas seulement aux policiers mais aussi aux agents de sécurité.
Et ce texte Orian, il reconduit surtout l'expérimentation des caméras de surveillance algorithmique déjà testé pendant les Jeux de Paris. Des caméras dotées d'intelligence artificielle censé pouvoir repérer des comportements dangereux, une valise abandonnée ou encore une voiture qui circule à contesens, la présence d'une arme sur quelqu'un, une intrusion, beaucoup de choses. Ce ne sont que des exemples.
Hit cas d'usage he sont listés par le décret du gouvernement. Le bilan est assez mitigé d'ailleurs sur l'efficacité de 16e et le choix a été fait de poursuivre l'expérimentation jusqu'au 31 décembre 2027 après peut-être une pérénisation. Cédric Vial, pourquoi avoir choisi de poursuivre cette expérimentation ?
On a vu par exemple que sur les Jeux Olympiques de Paris 2024, la forte présence policière n'avait pas permis de justifier l'efficacité de ces caméras là. Alors, on est en Paris céit 2024, là on sera en 2030. Vous savez, l'intelligence artificielle elle progresse.
Un scientifique disait que d'ici 2032, on l'intelligence artificielle sera un million de fois plus puissante que Chat GPT4 qu'on a aujourd'hui. 1 million de fois, pas 5 fois, pas 10 fois. Donc on là, on se projette en 2030.
Ce qui est certain, c'est que c'est un enjeu majeur de sécurité les Jeux Olympiques. En en 15 jours, on a des flux de population, on a des risques importants des des pays étrangers aussi qui peut avoir des des incidences ou des influences sur sur Donc il faut il faut qu'on réagisse vite. Pourquoi se priver de d'un tel outil ?
La seule limite, c'est la reconnaissance faciale mais après c'est un outil de sécurité. La sécurité, elle se fait pour tous les gens qui vont y participer, mais aussi pour l'image de la France dans le monde. Je pense que c'est une très bonne chose.
Ça a pas créé de difficultés à Paris au bien au contraire et on espère même que justement cette expérimentation soit encore plus efficace. Écoue des des libertés que que certains dont certains s'inquiètent. La Ligue des droits de l'homme par exemple la cons la commission nationale consultative des droits de l'homme qui s'inquiète d'atteinte aux libertés avec ces caméras algorithmiques.
Vous dites là-dessus il y a pas de risque. Quelle quelle atteinte au liberté ? Alors que je suis rarement inquiet des prises de position de la Ligue des droits des droits de l'homme depuis quelques années, mais aujourd'hui la reconnaissance faciale pouvait être un sujet.
Aujourd'hui, c'est pas le cas. Le but c'est effectivement de détecter des comportements suspects, des colis piégés. Vous l'avez dit, c'est une raison de sécurité.
Aujourd'hui, on est vidéo prototégé de partout. Vous pouvez pas vous déplacer dans à Paris, dans le métro, dans la ville et cetera sans sans être sans être protégé par des caméras. Est-ce que c'est une atteinte à la liberté ?
Je pense pas. C'est plutôt une raison de de renforcer la sécurité des des Français. Et sur une période aussi courte, on va pas mettre en cause la liberté des gens pendant les les 15 jours ou 3 semaines de de Jeux Olympiques, mais par contre, on leur doit la sécurité.
C'est un outil qui en qui qui en fera partie et on espère même que d'ici 2030, il sera encore plus performant qu'il n'a été à Paris. Et cette loi des J 2030 prévoit aussi des exceptions en toujours sur la période des jeux et même avant. Oui, hein, concernant l'affichage publicitaire, mais aussi les travaux pour réaliser euh les ouvrages olympiques, il sera plus simple par exemple d'exproprier des propriétaires dont le bien se situe sur une zone visée par les travaux des sites des jeux.
Ils auront l'autorisation aussi les pour les commerces près de ces zones d'ouvrir le dimanche sur la base du volontariat des salariés. Dans ce texte, on trouve aussi un objectif environnemental, celui des jeux avec le moins de déchets possibles et interdisant l'utilisation de plastique à usage unique. Cédrical, au-delà de ces mesures, la loi prévoit aussi des réunions publiques pour informer les citoyens des zones concernées par les jeux.
Des opposants d'ailleurs au GO 2030 ont gagné auprès du tribunal administratif de Marseille. tribunal administratif qui demande à la société qui construit les ouvrages olympiques plus de transparence. Est-ce que le processus est assez transparent justement pour accompagner les opposants au jeu et ceux qui seraient peut-être réticents ?
On on peut toujours probablement être encore plus transparent. Là, on est au début donc très souvent on nous demande des informations ou ou la transparence sur des décisions qui sont pas encore prises. Ça, c'est compliqué.
Mais offrir de la transparence, je pense que c'est normal. C'est tout à fait normal. Après, soyons pas dupe.
Ceux qui demandent de la transparence, ce qu'ils souhaitent, c'est pas de la transparence. ils sont contre les jeux et donc ce qu'il cherchent c'est des arguments pour pour obtenir ensuite des interdictions ou pour mettre des bâtons dans les roues aux organisateurs. C'est pour ça qu'ils veulent de la transparence pour avoir des informations pour nourrir des recours.
Donc ne soyons pas dupe sur l'intention de ceux qui demandent ça. Mais après évidemment vis-à-vis de la population, c'est normal que les informations soient partagées de manière transparente. On l'a toujours fait enfin on le fait toujours sur des gros projets.
Là c'est sur une une phase qui est un peu accélérée sur la réalisation de ces travaux. il faut peut-être le faire un peu différemment euh et on peut toujours faire mieux. Donc la transparence, oui, après euh ne soyons pas dup sur l'intention de ceux qui la réclament.
Les GIOS des Albes 2030 se dérouleront sur un concept éclaté comme les GIO de Milan Cortina. C'est c'est les mots de d'Edgar Gropiron devant les sénateurs. Ça veut dire qu'ils sont pas dans une ville comme c'était par exemple le cas pour les GI d'Alberville mais sur une zone très large à Milan.
Cortina c'est sep sites là. Il y aura quatre grands pôles pour les Alpes françaises 2030. La présidente du comité international olympique icoventry dit que cet écl cet éclatement a créé des complexités supplémentaires.
Elle parlait de 1000 ans dont il faudra tirer les leçons. Qu'est-ce que vous en dites vous pour les Alpes françaises 2030 ? C'est effectivement un une grosse nouveauté mais il y a avantage et inconvénient comme dans dans tout projet.
Ça a des avantages parce que ça permet de à beaucoup plus de gens aussi de s'approprier ces jeux. On l'a vu même à Paris, il y avait des épreuves de basket qui avaient lieu à Lille, euh des épreuves qui avaient lieu à Lyon, au football, je crois, ou à Marseille. Euh ça a permis à l'ensemble des Français de pouvoir participer à des épreuves.
Je pense que ça c'est plutôt positif dans pour en faire un événement plus populaire. Et donc cet éclatement sur différents sites, très honnêtement, on aurait pu organiser euh l'ensemble des épreuves en Savoie comme ça a été le cas à Albertville ou même dans la simple vallée de la tarente. Hein euh c'est c'était plutôt un choix de de faire participer tout le monde.
Ça c'est positif. Là là ça va de la haute savo voilà et et mais c'est ceux qui font du patinage artistique ou ou qui pratiquent le ski alpin c'est pas tout à fait les mêmes athlètes donc pour eux ça va pas changer grandchose c'est plus le patinage sera c'est pour les c'est pour les journalistes qui aura des trajets c'est [rires] pas c'est pas pour les athlètes mais ça permettra aux spectateurs de de de ces deux régions de participer et et et d'accéder même plus facilement à du logement quand tout est concentré c'est beaucoup plus difficile même pour les spectateurs de venir participer là on va répartir un petit peu les flux il y aura peut-être moins de du coup de de de ralentissement, d'engorgement. Voilà.
Euh et je pense que ça facilitera la fête pour tout le monde et ça permet à tout le monde d'y participer. Moi, je vois ça très positivement. Ça crée quelques complexités évidemment, notamment, je vous dis pour les les journalistes ou pour les villages olympiques de de des athlètes, mais globalement je pense qu'en plus de ça, en terme d'héritage, ce sera beaucoup plus simple et et beaucoup plus euh il y aura des retombées qui seront meilleures pour les territoires.
Ça pose des questions sur le plan environnemental, l'organisation de ces Jeux Olympiques et notamment c chez les écologistes. Bonjour Mathilde Olivier, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes sénatrice les écologistes des Français de l'étranger.
Mathilde Olivier, le gouvernement promet des jeux exemplaires sur le plan environnemental. Vous n'y croyez pas ? Non.
Euh aujourd'hui, nous ne pouvons pas être sérieux sur les engagements environnementaux qui sont pris par le gouvernement. Mais au-delà des enjeux environnementaux en tant que tel, la question qui se pose sur ces jeux, c'est celle de l'adaptation des territoires de montagne au changement climatique. Et c'est bien ça le cœur du sujet.
C'est aussi pour cela que nous demandions des consultations publiques, que nous demandions que la CNDP, la Commission nationale du débat public soit aujourd'hui euh consulté, qu'il y ait une véritable consultation des citoyennes et des citoyens puisque nous parlions des jeux d'Alberville il y a 30 ans et bien dans 30 ans c'est 50 % de des stations qui verront leur modèle économique mis en danger par le changement climatique. ce sera 3 4 degrés en plus dans ces stations. Et donc aujourd'hui, le cœur du sujet pour les stations, pour les territoires de montagne, c'est bien cette adaptation au changement climatique et c'est pour cela que nous avions besoin d'engagement fort sur le volet environnemental que nous ne retrouvons pas dans le projet tel qu'il est proposé actuellement.
Vous vous les avez pas eu parmi les garanties, il y a par exemple pas de retenu spécifique pour l'enneement artificiel. Ça ça fait partie des garanties, ça vous rassure ? Euh écoutez, je ne pense pas que nous puissions être rassurés face à cette égoip de deux président de région euh qui sur le volet environnemental euh voilà leur bilan n'est pas n'est quand même pas relisant.
Euh nous ne sommes pas rassurés. Les écologistes localement dans la région Verne Ronalme, dans la région Paka ne sont pas rassurés, que ce soit sur le volet des infrastructures, que ce soit sur les engagements qu'on nous parle de l'interdiction du plastique à usage unique sur dans les territoires pour pour ces Jeux Olympiques et paralympiques. Ça me fait quand même un petit peu un petit peu rire quand on a vu lors des jeux de Paris toutes voilà les les Echo Cup Coca-Cola.
Euh bon, soyons sérieux, nous avons aujourd'hui besoin d'investissement dans la transition et ces jeux avec ces 2 milliards qui vont être investis, et bien c'est finalement des investissements qui auraient pu être fait pour la transition et qui seront fait pour justement continuer ce modèle du tout ski qui ne pourra pas continuer à l'avenir. C'est vrai on a déjà croisé le fer avec Mathilde Olivier sur sur ce sujet-là. On peut pas être d'accord.
C'est c'est pas une consultation publique qui va décider de la météo dans 6 ans. Et c'est pas parce que effectivement le réchauffement climatique va faire que certaines stations vont avoir de plus en plus de difficultés à ouvrir, que dans les grandes stations dans lesquelles on organise ces jeux, il y aura plus de neige dans 6 ans. Euh il est il est fort probable que dans les 20 ou 30 prochaines années, le nombre de pays dans le monde qui soi capable d'organiser encore des Jeux Olympiques effectivement soient de moins en moins nombreux si on veut faire des jeux qui restent responsables.
Mais on sera dans le top 5. C'est veut dire que il est probable que si les Jeux Olympiques d'hiver continuent dans jusqu'à la fin du siècle, on va dire ou dans les 50 prochaines années, il est fort probable que quand il y aura plus beaucoup de pays pour le faire, nous on pourra encore le faire à à Courchevel, à Valder, à Tine, il y aura de la neige encore. C'est vrai que dans les petites stations, moi j'ai été présent d'une petite station qui qui effectivement aujourd'hui a des difficultés parce qu'on est en basse altitude, mais il faut pas généraliser et puis on parle de des Jeux Olympiques de 2030.
N'oublions pas aussi une chose, on parle du bilan écologique comme si les Jeux Olympiques c'est c'était un événement exceptionnel. Pendant les Jeux Olympiques, il est fort probable, comme ça avait été le cas à Albertville en 92, qu'on accueille moins de gens en Savoie que on en accueille pendant des vacances de février habituellement parce que l'organisation des jeux diss d'un certain nombre de de touristes. Nous, c'est un investissement sur du long sur du long terme et pour un événement sportif, mais euh on a l'impression qu'on va dénaturer l'environnement avec l'organisation de ces jeux.
Euh au contraire, on va en profiter pour faire des investissements qui seront durables et qui permettront de d'être meilleur encore après. Euh et pendant les pendant les les le déroulement des jeux, euh je dire, on accueillera probablement moins de monde qu'on en accueille cet hiver, par exemple euh pendant une saison normale. Donc je pense qu'on on s'emballe un peu.
Chacun cherche un prétexte pour faire passer ses arguments. C'est pas l'objectif pour moi de ces jeux. C'est jeux, c'est d'abord une fête sportive et ensuite on va essayer de de faire en sorte qu' qu'il y ait un héritage de ces jeux et que cet héritage il soit aussi environnemental.
Mathilde Olivier. Oui, de la veu même de Cédric Vial, il nous dit que dans quelques années, il n'y aura plus qu'un certain nombre de pays, qu'un petit nombre de pays qui pourra pourront sans doute accueillir les Jeux Olympiques et Paralympiques peut-être, mais cela signifiera aussi que la pratique du ski, que la pratique des sports de montagne sera donc réservée à une minorité à cette à ce moment-là. Et c'est l'un des enjeux.
Nous, nous souhaitons investir dans le sport pour tous. Nous souhaitons que toutes et tous puissent avoir accès à une pratique du sport. Et lors des débats budgétaires que nous avons eu ces derniers mois, et bien c'est ce qu'on voit, c'est que les investissements sportifs sont mis dans une politique sportive qui serait celle de l'organisation de grands événements sportifs plutôt que de les mettre dans l'accès à toutes et à tous à une pratique sportive.
Et avec le changement climatique, c'est une réalité. Il y aura moins de ça coûtera plus cher de faire du ski. il y aura moins de stations qui pourront euh qui pourront euh euh continuer à faire vivre ce modèle économique et donc moins de gens qui pourront y accéder et donc les plus riche.
Et c'est aujourd'hui euh l'un des enjeux majeurs pouvoir permettre encore une pratique pour toutes et tous. Et pour ça, il faut adapter les territoires de montagne. Il faut pouvoir diversifier les activités dans ces territoires de montagne, que ce ne soit pas euh centré sur euh 2 mois, euh 3 mois de sport d'hiver, euh voilà, mais que les activités, elles puissent être vraiment tout années.
C'est ce que nous c'est ce que nous souhaitons porter, un autre modèle de la vie en montagne qui soit toute l'année et qui et qui soit diversifié dans ces activités. Merci beaucoup. Merci Mathilde Olivier d'avoir été avec nous pour échanger avec Cédric Vial.
Un dernier mot parce que ça crée aussi des tensions localement ces Jeux Olympique notamment du côté de Valder qui initialement n'était pas inscrit sur la carte de ces jeux. Ça a pas trop plu à Jean-Claude Kil. Finalement Valder revient sur la carte.
Du coup ça plaîit pas trop à Mary Belle. C'est compliqué à gérer localement. Il il y a des enjeux forts.
Tout le monde veut en faire partie. C'est c'est la c'est la preuve qu'on a envie qu'on a envie de ces jeux. Mais c'est possible qu' Valizer et Mary Bell.
Moi c'était mon souhait. Je pense qu'aujourd'hui ce sera plutôt l'un ou l'autre à mon avis. Ce sera plutôt Valer Valder aujourd'hui semble bien placé mais je pense que c'est c'est dommage que ces trois stations ne puissent pas en faire partie.
Elles font Valdizer c'est c'est une référence dans dans dans le ski mondial donc c'est pas normal qu'il soit sur la carte. Après, il y a des tel qu'il y a des un certain nombre d'exigences qui qui permettent pas forcément de de rajouter un Donc on va on va voir effectivement des discussions sont avancées pour prendre des pour pour faire des annonces qui seront euh qui interviendront en juin probablement. Euh aujourd'hui, Valder semble semble en tête.
On va continuer à voir l'actualité du côté de chez vous. On va à Albertville. Bonjour Laurent Defour.
Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le fondateur de Savoi News et vous vouliez vous tirer les leçons avec le sénateur des bouchons monstres qui a eu le 10 janvier dernier en savoir après un épisode de Forte-Neige. Bonjour et bon réveil hein, c'est l'heure ou jamais de le dire.
Alors oui, en février, c'est le mois des vacances et puis en le 10 janvier dernier, on a eu de la neige. Bon, c'est peu probable qu'on ait de la neige en savoir, non ? On en a beaucoup et elle est bien tombée.
Sauf que on a des vacanciers qui sont parfois un petit peu euh je dirais euh trop joyeux et trop heureux euh de se retrouver euh sur 73 et oublie parfois leur équipement. Et c'est pas seulement euh les particuliers, c'est aussi des bus. Alors là, on comprend pas des transporteurs qui amènent des dizaines, des centaines de vacanciers et qui ne sont pas équipés à tel point que la gendarmerie est parfois obligée de les escorter pour redescendre.
Et vous voyez sur cette aire de chaînage qui était en direction de Valterince euh ce sont des dizaines de voitures. Et non seulement on s'arrête parce que comme vous le voyez euh la marée chaussée fait à son travail mais euh en plus il faut apprendre aux vacanciers à mettre leur chaîne. Donc vous imaginez les bouchons qui se produisent.
Après on dit "Oh scandale en savoir il y a des bouchons, il y a des régulations." Mais tout ça c'est pour protéger finalement la population qui n'est pas toujours éduquée ou qui n'a pas toujours le bon sens. euh je dirais euh paysan qu'on peut retrouver dans notre département de la Savoie.
Donc moi, j'ai envie de dire à à au sénateur Vial, qu'est-ce qu'on peut faire Cédric Vial pour que justement l'information ne soit pas seulement au niveau de la Savoie ? Parce qu'en effet, il y a des médias comme ici Pays de Savoie euh comme la préfecture euh qui lancent des messages tout au long de la journée et en anticipation aussi. Mais par contre, les vacanciers qui arrivent de Paris ou d'ailleurs à travers le monde parce qu'ils sont fort nombreux, et bien eux arrivent un peu euh je dirais comme ça euh à la à la bonne franquette.
Bah c'est Mathilde Olivier qui avait la réponse. Il neigera plus bientôt donc on aura plus de problème. Non, euh plus sérieusement, on voit on voit bien qu'il y a encore beaucoup de gens qui veulent venir chez nous pour ce qui est.
C'est c'est plutôt bon signe. Effectivement, on a eu un phénomène un peu particulier. Alors, il a neigé, on en est très heureux.
Quand il neige un samedi de chasser croisé, c'est souvent difficile. Et c'est vrai qu'il y a une loi qui date de 2021, si ma mémoire est bonne, qui prévoit le l'obligation de d'être équipé, qui n'a toujours pas eu de décret d'application et mon collègue Vincent Roland se bat régulièrement pour faire en sorte qu'elle soit mieux appliquée parce que quand on a une ou deux personnes qui sont pas équipées, ils peuvent bloquer la montée et là c'est plusieurs heures après d'attente dans les voitures qui qui se passent derrière. Donc effectivement, il y a un vrai enjeu.
Un pour faire respecter la réglementation et il faut le faire bien en amont quand on on le fait dans la dans la montée des Belles villes par exemple, c'est c'était le cas. C'est c'est quasiment trop tard parce qu'on on bloque tous ceux qui est derrière. Il faut probablement qu'on trouve des solutions aussi pour accompagner ceux qui n'ont pas l'habitude de mettre des chaînes et qui doivent les mettre pour la première fois.
Je je fais pas le malin, je suis pas sûr que d'y arriver tout de suite du premier coup moi-même. Donc ça ça peut nécessiter aussi d'accompagner les les gens pour avoir pour acheter des chaînes quand ils en ont pas parce que là on a interdit les chaussettes et beaucoup étaient équipés de chaussettes parce qu'on leur dit que c'était équivalent et c'était pas le cas. Donc il il faut qu'on prenne qu'on prenne ce genre de décision et puis après, j'allais dire il y a une autre manière de faire, ce serait aussi de de favoriser les séjours du dimanche au dimanche ou des des arrivées le vendredi pour essayer de désengorger un un petit peu les routes.
Merci beaucoup. Merci Laurent Defour. On était ravi de vous avoir dans cette émission.
À très vite, j'espère. Merci beaucoup d'avoir accepté d'y participer. Un dernier mot au Crival puisque vous suivez avec attention les questions d'audiovisuel public, notamment du financement de l'audiovisuel.
On imagine que vous regardez ce qui se passe du côté de l'Assemblée. Cette commission d'enquête qui a notamment auditionné hier Léa Salamel Laurent de Lausse, est-ce qu'elle est utile selon vous ? Mais je très honnêtement, j'espère qu'elle le sera mais je vois pas bien ce qui va pouvoir en ressortir.
J'ai j'ai je fais partie probablement des rares auditeurs. J'ai j'ai écouté plus de 40 heures d'audition avant Noël. J'ai pas encore eu le temps de regarder les replay des des dernières.
Je vois pas bien où ça où tout ça va nous mener et pourtant moi il y a des fois j'enrage un peu devant l'intelligent parce que il y a des questions qui mériteraient d'être posées, des questions de fond, de réorganisation et cetera. C'est trop politique. On est vraiment sur la surface des choses.
Pour l'instant, moi j'ai rien appris. Bon, je connais un petit peu le sujet mais je pour l'instant j'ai rien appris et je vois pas bien ce vers dans quelle direction ou quelle piste de réforme il va pouvoir sortir de de ces auditions. Je pense qu'on est passé un peu à côté des questions de fond pour se concentrer sur des sujets un peu de de surface.
On commente les tweets d' y a 10 ans de de tel ou tel responsable. Ça ça peut avoir un sens mais mais pour moi, on est quand même pour l'instant au cœur du sujet. Il faut reconnaître une chose au rapporteur, c'est sa communication sur les réseaux sociaux.
Euh c'est la différence entre faire et et faire savoir ou faire croire. Euh parce qu'on a vraiment l'impression qu'il y a une communication où il a découvert plein plein de choses où où il est un peu le justicier du du secteur. Quand on regarde euh moi j'ai j'ai eu souvent eu mal pour lui quand je vois les les portes qui s'est pris dans la figure.
Euh je trouve que la la réalité n'est pas tout à fait conforme avec l'image qui qu'il en donne. J'espère que ça servira à quelque chose. Merci beaucoup.
Merci Cédric Vial d'avoir été notre invité ce matin.
Cédric Vial