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interviewAvec Édouard (Horizons)· 21 mai 2026 3 min

"Je propose une stratégie totale contre le narcotrafic." | #EdouardPhilippe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je veux vous parler du narcotrafic, de ces dangers pour notre pays et de ce que nous pouvons faire pour régler ce problème. Les narcotrafic, c'est une violence inoui dans un certain nombre de nos quartiers, à Marseille, à Nant, àÈ, à Brest, à Lyon, un peu partout en France. C'est une consommation de drogue qui est un élément de santé publique dévastateur pour notre jeunesse et pas seulement pour notre jeunesse.

Et je dirais même que c'est une menace pour l'État parce que de plus en plus des quartiers entiers, des professions parfois se retrouvent comme soustraites à l'autorité de l'État. Face à ce danger, nous devons réagir. Mon plan est un plan qui est inspiré de ce qui se pratique ailleurs en Europe et qui fonctionne.

C'est un plan qui repose sur trois principes. Le premier, c'est s'inspirer en matière de lutte contre les narcotrafic tout ce que nous avons fait avec succès en matière de lutte contre le terrorisme. En matière de peine, aggravation des peines, aménagement réduit des peines, exécution plus rigoureuse des peines.

En matière d'état d'urgence, nous devons pouvoir disposer lorsque c'est nécessaire et dans des conditions évidemment contrôlées d'un état d'urgence narcotrafic qui permettra à l'administration, aux forces de l'ordre d'intervenir, de démanteler des chaînes, d'utiliser des moyens que nous ne pouvons pas utiliser normalement et dont nous avons besoin pour lutter contre les narcotrafiquants. Cela veut dire aussi avoir plus d'informations sur ceux qui sont à proximité des narcotrafiquants. Être certain que nos agents publics ne sont pas soumis à la tentation de la corruption.

Le deuxième axe, c'est de lutter contre la consommation et les lieux de consommation. Beaucoup d'amendes sont infligées aux consommateurs et elles ne sont pas recouvrées pour d'obscurs problèmes entre le ministère de la justice et le ministère de l'économie et des financeces. Il faut que ça change.

Il faut changer le droit pour faire en sorte que rien ne passe et que l'impunité soit exclu. Faire en sorte également qu'aucun lieu ne puisse devenir un lieu toléré d'usage de la drogue et notamment des drogues dures. Le troisème axe, c'est un grand plan d'infrastructure et de moyens qui doit permettre de sécuriser nos ports et nos aéroports qui sont les portes d'entrée de la drogue en France et aussi de renforcer notre présence dans les outresem.

Pour faire face à cette invasion, nous avons mobilisable six ou sept bâtiments de la Marine nationale au maximum. C'est insuffisant. Nous devons mettre en place un plan harpi maritime sur le modèle de ce qui existe avec l'utilisation des moyens militaires en Guyan pour lutter contre les orpailleurs avec une ambition et des moyens bien supérieurs.

Nous le devons à nos compatriotes d'outreem, nous le devons à la Martinique et à la Guadeloupe, nous le devons au territoire national qui est aujourd'hui confronté à une menace urgente et pressante. Alors ce que je vous propose, c'est un plan qui change le droit, qui pointe des moyens là où nous en avons besoin, qui change parfois l'organisation de l'État pour lutter contre ces narcotrafic. Mais si nous ne faisons pas ces efforts, la vague ne s'arrêtera pas.

Et si elle ne s'arrête pas, c'est notre pays, notre État, notre société, nos enfants qui empiront le prix. Ce combat, je suis déterminé à le mener. Je veux le mener avec vous et nous pouvons le remporter.

M.