Le plan Bayrou : un budget à censurer ? | #Amfis2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je les ai pas pris. C'est pour ça que je garde mes lunettes de soleil. Pas c'est pas pour passer un cognito.
C'est pas froid. Je vais les enlever aussi. Vous avez un rôle précis ?
Je suis économiste à système économiste à très bien. Bien, bonjour à toutes et à tous. Euh merci de votre présence à ce débat qui est un débat sur une question sur la question budgétaire.
Euh je vais introduire rapidement, je vais passer la parole ensuite à Pierre Madec qui est économiste à l'OFCE et à Sandra de Marc qui est secrétaire général de Solidaire Finances publiques qui est le syndicat majoritaire dans au niveau des finances publiques. Juste en petite introduction, mais ça monte enfin le nombre de gens qui sont ici le confirme, c'est que il y a un paradoxe depuis maintenant 2 3 ans malheureusement c'est que on n jamais aussi peu voté le budget et le budget n'a jamais été aussi important en terme que d'objets politiques. Voilà, c'est un peu le le bilan qu'on peut tirer, y compris ayant occasionné l'an dernier la première censure d'un gouvernement depuis 1962 avec la censure du gouvernement Barnier.
Donc on est dans cette situation où le budget qui, je rappelle il est l'élément peut-être premier des raison d'être d'un d'un parlement. La Révolution française naît de la question du budget. La première assemblée la Révolution française naît de cette question et bien qui était devenu peut-être finalement un un objet imposé euh souvent peu suivi, il faut le dire, par les Français.
Et bien, on s'aperçoit maintenant que du coup, à partir du moment où il est devenu un enjeu et un enjeu politique perçu en tant que tel, il a évidemment une importance accrue et ça va être encore le cas cette année puisqu'on a un budget qui vient au devant de nous qui a donné l'occasion la présentation en juillet dans ce qu'on appelle le tiret à part, c'est en gros le squelette du budget, c'est-à-dire le le le ce qui ce qui est le budget quel budget est proposé par programme budgétaire. plus différents éléments permettant soit plus de recettes, soit plus de dépenses, moins de dépenses. On va voir que c'est plutôt le deuxième idée qui a été présenté par François Berérou.
Tout ça théoriquement revient à l'Assemblée des fin septembre à travers les réunions dans ma commission pour commencer à à à étudier ça. Et le 1er mardi d'octobre, il est présenté officiellement pour un débat budgétaire qui euh euh va comme ça courir jusqu'à l'hiver. Donc ça c'est le j'allais dire le programme euh classique sauf que euh chacun sait que c'est il va il va être aussi et très rapidement être je l'ai dit un objet politique et un objet politique et c'est l'interrogation de ce débat euh de se demander s'il y a une autre solution ou pas que de le censurer.
Alors, vous me direz, ça c'est peut-être une question relativement facile à poser et à répondre dans le cadre des filles et les filles, mais ça va être aussi de savoir pourquoi et puis par quoi le remplacer. Bon, ça va être aussi peut-être le l'occasion de cet échange. Donc voilà où on en est.
Je répète alors apparemment François Bérou a dit qu'il reprenait la parole lundi. Je sais pas pour dire quoi parce que il tire un peu sur le fil c'est que il reprend la parole régulièrement pour dire un peu la même chose mais il va reprendre la parole lundi et on va rentrer dans ce ce cette cette cet épisode cette période du budget de la nation. Et donc, j'ai demandé à mes invités, je prendrai la parole en 3è sur ce point avant de vous donner vous-même la parole.
Et bien, quel est le regard justement sur ce budget ? Est-ce que il y a une autre solution que de le censurer ? Comment prennent-ils cet objet aujourd'hui tel qu'il a été présenté avec notamment 43 milliards d'économies à trouver par le premier ministre ?
Donc, je vais passer la parole en premier à Pierre Madeek, économiste à l'OFCE. Je le remercie beaucoup d'être je suis pas sûr qu'il y a déjà eu des économistes de F je me demande qui ont été invités aux amphies. Donc je suis très content Pierre que vous soyez là.
Pierre il y a longtemps. Ben voilà donc voilà euh et je vous passe tout de suite la parole. Euh merci beaucoup.
Euh merci pour euh l'invitation parce que je je savais pas que c'était si rare qu'on soit invité ici. Euh vous allez peut-être pas me réinviter parce que je vais pas répondre à la question déjà euh parce que je vais question c'est "Est-ce qu'il faut censurer le budget ?" Moi j'en sais rien.
Euh c'est une question en effet éminemment euh politique. Euh par contre en effet, je peux essayer de de donner un regard un peu différent sur ce budget à la lumière des travaux qu'on a essayé de réaliser notamment ces derniers mois à l'OFCE. Donc déjà la première question qui se pose, c'est le diagnostic budget.
Vous avez peut-être tous eu la chance d'entendre le premier ministre. Le diagnostic, il est assez alarmant. C'est-à-dire il y a des il y a eu notamment des phrases en disant voilà la la dette augmente de 5000 € par seconde, on a plus les moyens de financer un certain nombre de services publics et cetera et cetera.
Donc il y a eu ce discours sur un dérapage budgétaire incontrôlé. Euh donc est-ce que déjà ce diagnostic est juste ? Bon, quand on se compare à nos voisins, oui, c'est oui, il y a un déficit en France.
Je vais pas étaler ici une somme de chiffres pas forcément tous très compréhensible, mais on a un déficit très élevé par rapport à nos voisins et ce déficit, il s'est plutôt plus creusé que nos voisins. Bon, donc ça c'est vrai. De fait, quand le déficit se creuse, il y a la dette qui augmente et donc on a une dette qui a beaucoup augmenté au cours des dernières années.
C'est pas nouveau en France d'avoir un déficit euh élevé. Par contre, sur la période récente, si on regarde en effet les pays qui nous entourent, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, euh on a un je un comportement budgétaire un peu différent. Bon, donc sur le diagnostic un peu alarmiste, j'allais dire, euh on peut donner raison au gouvernement de s'inquiéter en tout cas de l'état des des des finances des finances publiques.
Après, faut se demander pourquoi pourquoi il y a ce dérapage budgétaire sans poser la question de est-ce que c'est un problème ou pas ? D'ailleurs là encore c'est une question un peu, j'allais dire politique. Est-ce qu'il faut ou non stabiliser la dette ?
J'y reviendrai un peu plus tard parce qu' on a fait des simulations là-dessus et s'il faut stabiliser la tête, comment on essaie de le faire ? Mais sur le les causes du dérapage, là il y a un problème dans le diagnostic de la part du du premier ministre. C'est-à-dire que si on écoute le discours et le plan stop la dette, il y a un dérapage budgétaire parce que on a des dépenses publiques trop élevé et que ces dépenses publiques ont beaucoup trop augmenté au cours des dernières années.
Quand on regarde dans le détail et là alors je suis désolé mais en fait je vais passer mon temps de parole à vous renvoyer vers les publications de l' FCE. Euh ne faites pas planter le site internet en vous connectant tous en même temps. Euh mais quand on regarde un peu dans le détail ce qui s'est passé, on l'a fait nous au mois de juillet dans un policy brief, c'est pas les dépenses le problème.
Les dépenses en France, en réalité au cours depuis disons 2017, prenant une date au hasard, euh depuis 2017 les dépenses elles sont stables. Euh et quand on regarde à l'intérieur des dépenses, les dépenses de prestation notamment, sans rentrer dans le détail, mais dans les prestations, il y a les prestations sociales, les retraites, il y a tout ça. Les dépenses de prestation, elles baissent.
Euh et ce qui augmente au sein des dépenses pour avoir une stabilité des dépenses, c'est les dépenses d'investissement. L'investissement, normalement, il y a à peu près un consensus pour dire que c'est des bonnes dépenses les dépenses d'investissement. Euh donc on a des dépenses qui sont stables, des dépenses d'investissement qui augmentent et des dépenses de prestation qui baissent. c'est quand on regarde le comportement des dépenses publiques en France, il est à peu près similaire à ce qui se passe chez nos voisins.
Donc le problème c'est pas les dépenses, le problème c'est du coup les recettes. Et structurellement c'est les recettes. C'est-à-dire que cette histoire qui viserait à dire on a beaucoup protégé pendant les différentes crises, la crise sanitaire d'abord puis la crise inflationniste.
C'est vrai, on a beaucoup protégé et parfois on a plus protégé que nos voisins ou mieux protégés ou plus largement protégé. Ça c'est vrai mais ça s'est passé. les aides d'urgence, tout ça, on voit la fin là arriver à la fin 2025, il y en aura quasiment plus.
Donc nous, quand on s'intéresse à ce diagnostic là, on regarde ce qu'on appelle le structurel, c'est-à-dire ce qui reste quand on a enlevé en gros les aides d'urgence. Et quand on regarde le structurel, le vrai problème, c'est les dépenses. Pourquoi c'est un vrai problème les dépenses ?
Parce qu'il y a beaucoup de mesures de baisse d'impôts qui sont intervenues depuis, reprenons 2017 comme ça, comme date un peu pivot. Euh il y en a eu beaucoup pour les entreprises, je vais pas revenir dessus, mais c'est la bascule CCE, euh c'est euh des baisses de charges, c'est ce genre de choses. Et il y a eu beaucoup beaucoup de mesures de baisse d'impôt sur les ménages, la taxe d'habitation, la fiscalité sur le capital, donc la fin de l'ISF, la transformation, la mise en place du prélément forfaitaire unique, ce qu'on appelle la flat taxe, la fin de la contribution à l'audiovisuel, les baisses d'impôts qui sont intervenues après les gilets jaunes, c'est-à-dire le renoncement à la fiscalité écologique et la baisse d'impôts de 5 milliards d'impôts sur le revenu accordé au ménage.
Bon bref, vous faites tout ce package là, baisse d'impôt ménage, baisse d'impôt entreprise, c'est ce qui explique le creusement du déficit qu'on observe. Bon, donc ça c'est le diagnostic que propose le plan euh stop à la dette ou stop la dette ou bon, qu'est-ce qui devrait être dans le budget présenté par le gouvernement au Parlement à la rentrée ? Un peu de hausse d'impôts dissimulé.
C'estàd que le gouvernement s'est engagé à pas augmenter les impôts, mais en réalité quand vous mettez fin à l'abattement pour les retraiter bah vous augmentez les impôts de 800 millions. Quand vous gelez le barême de l'impôt sur le revenu, vous augmentez l'impôt sur le revenu mécaniquement et les recettes de l'impôt sur le revenu. Quand vous mettes fin, comme vous mettez fin un certain nombre de niches fiscales, vous augmentez les impôts aussi.
Donc il y a pas mal de hauses d'impôts mais il y a beaucoup beaucoup de baisse de dépenses, beaucoup sur les retraités. On y reviendra évidemment avec le gelion. J'ai déconnecté le micro.
Non, c'est bon. Euh donc sur les retraités, sur évidemment les chômeurs, on parle d'une réforme, une nouvelle réforme de l'assurance chômage, mais en attendant, on devrait voir un gel ou un quasi gel des euh euh prestations liées euh au chômage. Euh on va geler également le RSA, on va geler bon voilà, il y a beaucoup de baisses de dépenses qui ont un impact direct, j'y reviendrai sur le pouvoir d'achat des ménages.
Il y a aussi la baisse programmée d'autres dépenses publiques, soit au travers de la suppression d'un certain nombre de postes dans la fonction publique, j'imagine qu'on en rediscutera aussi soit au travers par exemple de la baisse annoncée de 5 milliards des dépenses de santé, des remboursements de santé. Euh, on pourra aussi discuter de l'impact redistributif de de ces mesures-là. Mais donc le diagnostic, le plan Beou comme il est appelé dans le programme ou le plan stop la dette ou on l'appelle comme on veut, il est très très focalisé sur les dépenses alors même que le problème c'est un problème de recette.
Donc là, il y a déjà un petit souci sur le le diagnostic fin du du problème du dérapage budgétaire. Qui va payer le plan ? Alors ça c'est pareil, on a pas mal travaillé dessus à l'OFCE.
Bah les mesures qui ont un impact direct sur le pouvoir d'achat, le niveau de vie, c'est évidemment les ménages qui vont le payer. Principalement les ménages retraités, un peu au travers du gel du barê de l'impôt sur revenu, beaucoup avec la mise en place donc la fin de de l'abattement pour frais professionnel. Avec cette idée là encore, on pourra en en discuter.
L'idée c'est aussi de de laisser un temps important aux questions réponses à la fin. Mais euh on nous dit bah c'est pas normal que les retraités aient 10 % d'abattement pour frais professionnels alors qu'ils travaillent pas. Bon ok euh on peut questionner l'existence même de cet abattement pour un certain nombre de salariés qui n'ont pas 10 % de frais professionnel non plus.
C'est-à-dire est-ce qu'il faut réfléchir plus largement si on se met à discuter des solutions ? Peut-être qu'on peut réfléchir au devenir de de de ces 10 % d'abattement au au global. Et là, il y a des marges de manœuvre budgétaires évidemment très importantes.
Mais euh donc les retraités, bah de l'impôt, abattement et puis évidemment le gel des pensions qui devrait dégager un peu moins de 4 milliards d'euros d'économie l'année prochaine. Là encore avec une idée qui moi à titre personnel me semble un peu si ce n'est erroné au moins un peu abusif de dire les retraités en fait globalement c'est des ménages qui sont très aisés qui ont un patrimoine immobilier qui ont fini de rembourser leur emprunt qui ne participent plus à l'activité économique de la nation. Bon, il y a tout un tas de raisons pour lesquelles on peut essayer de battre en brèche un peu cette idée que les retraités, il y en a peut-être ici sous cette tente, euh ne servent à rien.
Euh les retraités, bah si ils participent euh au travers notamment de la vie associative, tout ça, tout ça, mais surtout ils sont loin d'être tous aisés. Faut quand même rappeler que il y a un peu plus de 10 % des retraités qui sont pauvres aujourd'hui. Il y a plus de retraités pauvres aujourd'hui que de salariés pauvres, par exemple.
Il y a des retraités qui sont locataires. Bon, donc là encore dire on baisse toutes les pensions de retraite, on baisse le minimum vieillesse, on baisse tout sans distinction de la situation des uns et des autres, c'est un c'est un problème. Et puis évidemment, il y a la question au-delà des retraités, la question des prestations sociales où là ben on va geler normalement, c'est en tout cas ce qui est prévu, le RSA, on va geler la prime d'activité, on va geler potentiellement la location adulte handicapée, on va geler donc le le minimum viesse, les prestations familiales, les allocations logement avec cette idée là encore que tout le monde doit participer à l'effort, mais la question qu'il faut peut-être se poser, c'est est-ce que tout le monde est en capacité de participer à l'effort ?
Ce plan Beirou, peut-être là prendre un peu de recul, il s'inscrit dans un contexte où l'INC a publié il y a quelques semaines maintenant le la pauvreté, une image de la pauvreté en 2023. Vous avez peut-être vu dans les journaux un certain nombre d'articles parler de cette questionl. En 2023, alors c'est les derniers chiffres qu'on a, on a explosé les compteurs en terme de pauvreté, de taux de pauvreté et nombre de ménages pauvres.
Il y a jamais eu autant de pauvres en France depuis qu'on mesure cette série. Donc au milieu des années 90, parmi ces pauvres, les principaux touchés, on sait que c'est les familles monoparentales, que c'est les chômeurs, que c'est euh les familles avec enfants. Quand vous faites un plan, comme vous faites l'année blanche par exemple, oui, l'année blanche en terme al technique mais en terme d'euros par ménage, quand vous faites l'année blanche, vous allez faire plus contribuer les riches que les pauvres.
En terme d'euros par ménage, parce que les riches, par exemple, ils vont payer plus d'impôts que les pauvres et cetera et cetera. Donc ils vont être des principaux contributeurs en euros. Par contre quand vous rapportez cet effort au pourcentage enfin en pourcentage du niveau de vie des ménages, là vous voyez que les pauvres, ils vont beaucoup plus contribuer que les riches à l'année blanche parce que par exemple la part des prestations sociales dans leur niveau de vie est beaucoup plus importante que la part des impôts dans le niveau de vie des ménages les plus riches.
Pas si je suis très clair pour tout le monde ou si j'ai perdu tout le monde mais euh je sais pas ce que je dois conclure de cette ambiance. On va dire que j'ai pas perdu tout le monde. Euh mais donc tout simplement pour en arriver au fait que quand vous faites plus contribuer les pauvres en pourcentage de niveau de vie que les riches, bah ça a un impact sur la pauvreté.
C'est-à-dire que là, toute chose égale par ailleurs, sans même présager de ce qui va se passer sur le marché du travail avec potentiellement des effets très récessifs euh du du plan euh euh présenté par le Premier ministre, c'est-à-dire une effet de contraction de l'économie, une augmentation du chômage, des effets macroéconomiques euh importants. Vous allez, toute chose égale par ailleurs, continuer à augmenter la pauvreté. Euh est-ce que c'est voulu ?
Est-ce que c'est assumé ? C'est pas certain. Là encore, il faudrait que réfléchir.
Alors, faut peut-être aussi se laisser le temps de réfléchir. C'estàd que c'est assez étonnant de présenter ce plan en juillet 45 milliards d'économie euh pour après dire bah on discutera de ça rapidement en un mois ou un mois et demi sans qu'il y ait forcément d'évaluation. Donc nous, on a essayé de s'y atteler à l'OFCE avant ou pendant l'été, mais euh sans qu'il y ait d'évaluation sérieuses de ce plan parce que évidemment 45 milliards d'euros d'économie, ça va avoir des répercussions économiques euh importantes, des effets récessifs importants.
Mais donc, il faut faire attention à ces effets de bord sur la pauvreté. Ça coûte pas grand-chose hein de protéger le niveau de vie des pauvres. Euh en gros, nous on a fait les calculs, c'est un peu moins de 1 milliard.
C'est-à-dire si vous dites ne serait-ce que la chose assez simple et qui devrait là encore faire consensus, tout le monde doit participer à l'effort, sauf peut-être les 15 % de ménages euh les plus modestes. On dit bon, OK, les ménages qui sont sous le seuil de pauvreté, on va essayer de préserver leur pouvoir d'achat euh et on va essayer de faire que bah le RSA soit revalorisé, les petites pensions de retraite, le minimum vieillesse parce que là encore un petit point d'attention mais quand on dit on va geler les retraites, c'est bon les retraités, ils peuvent vivre un an sans revalorisation de leur pension. En réalité, c'est pas 1 an, c'est 2 ans.
Parce que là, leur pension a été revalorisée en janvier dernier sur l'inflation passée. C'est-à-dire, en gros, on leur a rembourser l'inflation euh de 2024 euh en début d'année 2025 et jusqu'au 1er janvier 2027, ils verront leurs pensions gelées. Donc ça fait bien 2 ans et c'est pareil pour le RSA ou un certain nombre de prestations familiales en avril.
Donc peut-être que dans les marges de manœuvre dire bon OK, on enlève 1 milliard des 43,5 milliards du package pour préserver le pouvoir d'achat des ménages les plus modestes, ça peut déjà être un un un bon début. Peut-être que préserver le RSA, les prestations familiales ou les allocations logement peut aussi être des marges de manœuvre à négocier à la rentrée. Et donc voilà, globalement le le plan c'est on fait l'année blanche, on gèle tout, on renouvelle pas un certain nombre de d'emplois dans la fonction publique, donc avec des effets évidemment négatifs sur le chômage et l'emploi.
Là encore, je fais une parenthèse. Alors, mon intervention est faite de parenthèses, mais j'aurais dû mettre des notes devant pour éviter toutes ces parenthèses. Mais euh le le fait est qu'on nous a beaucoup vendu ces dernières années la baisse de la pauvreté, je mentionnais l'étude de l'INC qui pointait la hausse record et le nombre record de ménages pauvres en France.
On nous a beaucoup dit en fait, on va résoudre la pauvreté par l'emploi et c'est en créant des emplois. C'est la politique de l'offre notamment, la politique du ruissellement. Je vais pas vous refaire tout ça.
Euh mais c'est en en dopant l'activité économique, en créant des emplois qu'on va faire reculer la pauvreté. En fait, ça marche pas. C'estàd que on voit que le taux de chômage baisse beaucoup.
C'est vrai, on a créé beaucoup d'emplois voir la qualité des emplois. Il y a beaucoup d'emplois d'apprentissage, il y a beaucoup de tout ça, mais on a créé beaucoup d'emplois mais la pauvreté a jamais été à un niveau aussi élevé. Donc là, c'est pareil, il faut peut-être s'occuper ou s'intéresser à à ce problème là.
Euh je sais pas où j'en suis dans mon intervention. niquel est le temps. Je vois mon voisin qui opine de de conclure.
Ouais, disons ça. Euh donc, prenons le temps, d'accord, mais si vous ennuyez, dites-le, hein. Donc je je termine en en disant que au-delà de l'année blanche, au-delà des d'un certain nombre de niches fiscales qui vont avoir un impact direct sur le pouvoir d'achat des ménages, il y a tout le reste de la dépense publique qui indirectement va aussi impacter le niveau de vie des ménages.
Là, je vous invite pas à lire les productions de l'OFCE, mais les productions de l'INC encore récentes. L'INC a essayé de constituer ce qu'on appelle les condistribués. Les condistribués, c'est quoi ?
C'est l'idée de dire il y a le niveau de vie euh on prend vos ressources et puis on enlève l'inflation, on regarde l'évolution de vos ressources et puis ça donne un pouvoir d'achat. Bon voilà. Euh on peut regarder avec les dépenses, les paniers de bien, ce qu'on veut, mais au-delà du revenu que vous touchez sur votre compte en banque, il y a tout un tas de dépenses publiques qui sont pas comptabilisées dans ce niveau de vie et qui participent à la redistribution au-delà de la redistribution monétaire.
C'est évidemment les dépenses de santé, c'est les dépenses d'éducation, c'est les dépenses de sécurité de police, c'est les dépenses de défense qui sont à peu près les seules dépenses qui vont augmenter dans le budget. Euh donc toutes ces dépenses-là ont un impact et ce que dit Lin sait c'est que au-delà de la redistribution monétaire, donc au-delà du simple fait de on verse des impôts, on reçoit des prestations sociales, l'ensemble des dépenses publiques réduit ou augmente, on va dire, de deux fois euh la redistribution, c'est-à-dire le la l'ensemble de la dépense publique réduit deux fois plus les inégalités en gros que la simple redistribution monétaire impôt prestation. Et donc quand on fait 43,5 milliards d'euros d'économie sur la dépense publique, il y a tout ce qui va toucher directement le pouvoir d'achat des ménage.
Vous revalorisez pas les pensions de retraite alors que les prêts augmentent. Bah évidemment, vous avez un pouvoir d'achat qui baisse. Mais au-delà de ça, bah quand vous faites 5 milliards de déremboursement de santé, ça va avoir un impact.
Et qui bénéficie aujourd'hui des remboursements de santé en majorité, c'est en proportion une fois de plus de leur revenus. C'est plutôt les ménages modestes et c'est plutôt les ménages retraités. et parfois les ménages modestes retraités.
Euh et donc là, je donne un exemple parce qu'il faut que je fasse cours sur euh les dépenses euh de santé, mais il faut garder en tête et là encore, je trouve que ça manque euh globalement d'évaluation euh alors qu'on a les outils pour le faire avec notamment ces comptes distribués de l'INC, mais ces 40 milliards vont avoir euh des effets très importants sur les inégalités au-delà même de la simple question de la redistribution monétaire, mais on aura sûrement l'occasion d'en reparler après. Merci Pierre et merci euh d'avoir su euh ainsi euh tracer un un tableau qui nous permet d'introduire et donc sur lequel euh va continuer à nous entretenir Sandra Deem Marc qui est donc euh secrétaire général euh de Solidaire Finances publique. Solidaire Finances publique, c'est peut-être le syndicat que je vois le plus euh dans le cadre de ma présence de commission, mais c'était pas Sandra avant, donc on se connaissait dans une autre période.
Et donc j'ai du plaisir à lui passer la parole pour que elle nous explique un peu l'analyse de son syndicat sur le budget qui se présente. Ben merci. Bonjour à toutes et tous et pour nous aussi, c'est un plaisir de venir évidemment discuter et comme l'a rappelé Éric en introduction, nous on est hyper heureux et heureuse que le budget soit devenu une discussion politique, une discussion où on réfléchit, où on avance et cetera pour évidemment analyser ce qu'il faudrait parce que pour nous alors je vais pas être je vais pas faire euh vivre le suspense trop longtemps.
Euh Solidaire Finances publique et au-delà de Solidaire Finances publique, notre union interprofessionnelle solidaire, nous sommes évidemment pour censurer censurer ce budget, censurer dans la rue le plus rapidement possible, le plus unitairement possible et le plus massivement possible ce budget. Pourquoi ? parce que tout simplement ce budget est une attaque sans précédent contre notre modèle social.
Et ça, il faut en avoir conscient très très rapidement mais je pense que tout le monde a compris vers où ils allaient et y compris quand on a entendu le discours qui était très long quand même de François Berou pour nous annoncer ce les premières pistes de ce budget. J'espère que tout le monde était assis parce que nous quand on l'a entendu, on a failli quand même tomber de notre chaise quand il a fait par exemple la comparaison de la dette l'État avec les les ménages hein. C'est quand même pour nous essayer de nous vendre leur budget, leurs attaques sans précédent, ils font quand même des comparaisons qu'il ne faut pas faire et qui sont impossibles à faire.
Alors oui, il y a un déficit, oui, il y a une dette, ça il faut pas le nier. Mais la question sur lesquelles il faut qu'on qu'on se pose, c'est d'où vient euh ce déficit qui a augmenté, hein. On peut on peut ne pas enfin on ne peut pas le nier.
Mais pourquoi ce déficit a augmenté ces dernières années ? tout simplement à cause des politiques fiscales qui ont été menées depuis des décennies et qui ont été accéléré avec l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir en 2017. politiques euh fiscales qui n'ont évidemment que euh bénéficié au plus aux plus riches et euh aux plus grandes entreprises.
Alors, en favorisant les plus riches et les plus euh les plus grandes entreprises, euh il y a eu un manque de recettes extrêmement important. Et euh pour tout vous dire, ce manque de recette entre 2018 et 2023, le manque à gagner hein dans les caisse de l'État en gros, c'est 207 milliards d'euros, ce qui est quand même pas rien. 207 milliards d'euros et qui a été euh donc de manque à gagner dans les caisses de l'État. euh 207 milliards sans compter les cadeaux fiscaux, hein, euh sans contrepartie et cetera, donnés là aussi aux plus grandes entreprises et euh au plus aisés.
Et ça euh 207 milliards, c'est quoi ? C'est 35 % de l'augmentation de la dette. He c'est pas c'est pas un petit chiffre.
Alors, comment ils ont fait pour ce manque à gagner et pour augmenter le déficit ? Donc je vous dis c'est les politiques fiscales. Je vais vous donner quelques exemples parce qu'on nous on considère à solidaire finances publique qu'il faut vraiment donner des exemples concrets pour comprendre un peu les politiques qui ont été menées et qui continuent enfin sur lesquelles ils veulent continuer.
Donc par exemple une des politiques fiscales qui a été menée par Emmanuel Macron dès son arrivée au pouvoir c'est de mettre fin à l'impôt sur la fortune. le fameux ISF. Alors nous, on avait plein de critiques he sur le calcul de l'ISF.
On pense qu'il était pas assez assez bon pour vraiment taxer les plus riches, mais bon, il existait et il rapportait quand même à peu près 4,85 milliards par an. Si vous comparez avec euh la décision, enfin la proposition honteuse de ce gouvernement de nous supprimer 2 jours fériers pour économiser, ils nous disent ils avancent les de jours la suppression des deux jours fériers euh qui ferait une économie de 4 milliards. L'ISF c'est - 4,85 milliards.
Vous voyez un peu le sens donc de la politique fiscale et de la politique économique de ce gouvernement. C'est évidemment taxer de moins en moins les plus aisés et les grandes entreprises et taxer de plus en plus les plus précaires et la majorité des salariés de ce pays. Euh sur par exemple les politiques aussi qui ont été menées sur la baisse des impôts de production.
Alors les impôts de production qu'est-ce que c'est ? Alors, c'est des impôts, je vais pas rentrer trop dans le détail, mais c'est des impôts spécifiques aux entreprises, des impôts locaux. Donc, il y a eu une décision de baisser ses impôts depuis 2021 sous Emmanuel Macron dans le cadre de France Relance.
Et entre 2020 T1 et 2023, cette baisse d'impôts de production, c'est un manque à gagner dans les caisses de l'État de 33,45 milliards d'euros, hein, ce qui n'est pas rien non plus. Autre exemple concret de ces politiques fiscales qui euh ben manquent de qui qui font en sorte que il y ait des recettes qui manquent, c'est euh la mise en place du prélèvement forfaitaire unique sur les euh c'est enfin c'est qui existe he depuis sur les revenus du capital. Alors cet impôt en fait il existait avant mais avant Macron c'était un impôt progressif et depuis c'est devenu maintenant un impôt avec un taux fixe.
Alors évidemment he taux fixe ça veut dire c'est moins moins taxé. Euh donc le manque à gagner de cette transformation du prélèvement forfaitaire unique, c'est entre 2018 et 2023, c'est 10,8 milliards d'euros de moins dans les caisses de l'État. Bon euh comment norm ?
Ah voilà donc vous voyez un petit peu toute enfin je vais pas repréciser revenir dans les détails mais ces exemplesl concrets montrent quand même clairement que les politiques fiscales qui ont été mis pour favoriser une minorité a créé et accéléré le déficit que aujourd'hui aujourd'hui veulent nous faire payer en fait le gouvernement Bérou parce que c'est ça qui est hallucinant, c'est que l'échec de leur politique économique parce que Pierre nous l'a dit tout à l'heure dans son dans son topo, c'était le fameux ruissellement et cetera. Ça ça c'est un échec total l'augmentation du déficit et aujourd'hui ils veulent nous faire payer en tout cas à la majorité de la population l'échec de leur politique pour continuer évidemment à moins taxer les plus riches et à moins taxer euh les plus grandes entreprises. Alors il y a une autre chose aussi qui qui est aussi dans la ligne du gouvernement c'est la lutte contre la fraude.
Alors nous on était enfin on éétait pas bien réveillé. On entend Votrein dit que la priorité du gouvernement ça va être la lutte contre la fraude. Donc super.
Et ben non, c'était pas la bonne fraude, c'était la la fraude évidemment sociale. Alors bon, on le prend avec le sourire mais on commence à être un peu agacé. On va vous donner quelques chiffres aussi en comparaison. la lutte euh la fraude le la fraude l'estimation que mon que notre mon syndicat a a faite il y a déjà euh un certain nombre d'années sur euh la fraude et l'évasion fiscale en France, elle s'élève à entre 80 et 100 milliards d'euros par an.
La la fraude sociale s'élève à 13 milliards d'euros. Bon, nous on considère qu'entre 80 et 100 milliards d'euros et 13 milliards, la priorité, ça serait peut-être d'aller lutter réellement concrètement contre la la fraude et l'évasion fiscale. D'autant plus d'autant plus que la lutte, que la fraude sociale.
Parce que donc quand on entend vos train voilà cet été, c'est qu'on a quand même l'impression que la lutte que la fraude sociale, elle est d au plus pauvres et sans dire non plus plutôt aux immigrés et cetera. Bon, il y a eu un rapport qui est sorti euh récemment qui nous dit que en fait la fraude sociale, elle est avant tout faite par les employeurs avec le travail dissimulé, le non paiement des cotisations euh sociales, patronales et cetera. Et troisème chose aussi par euh les la fraude contre les cotisations sociales mais aussi par les médecins eux-mêmes.
Donc on voit bien que euh ce n'est ni la faute aux plus pauvres ni la faute aux immigrés de cette fraude sociale. Donc oui, nous sommes nous aussi pour lutter contre la fraude sociale, mais la vraie fraude, c'est-à-dire celle engrangée par le patronat, les employeurs et les médecins libéraux de sur la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale. Alors, il y a quelqu'un que connaît bien Éric puisqu'il l'a interrogé récemment, le premier président de la commission de la Cour des comptes a été interrogé il y a pas longtemps par la commission des finances de l'Assemblée nationale et euh il a commencé à dire que en fait il y avait plus de grain à moudre euh par rapport à la à la fraude et l'évasion fiscale. que l'estimation qui avait été faite par un certain syndicat, donc le nôtre solidaire finances publique n'était pas vraiment réaliste que rien n'avait été prouvé.
Sauf que euh ce monsieur donc monsieur Moscovici oublie euh quelque chose, c'est que il y a eu quand même quelques études en particulier faites par l'INC et l'INC récemment a prouvé que notre estimation par exemple rien que sur la fraude à la TVA était la bonne hein, c'était à peu près 20 milliards d'euros de fraude à la TVA par les plus grandes entreprises. Donc notre estimation qui est souvent critiquée par le pouvoir public et en particulier par le gouvernement en fait ils ont jamais démontré que notre estimation était pas valable et parce que a priori ils ne le peuvent pas puisque notre estimation euh bon c'est pas pour nous donner un peu mais si quand même un peu est quand même une bonne estimation et qu'on n'a pas fait ça aux doigts mouillés comme a priori est en train de faire le budget par François Berou. Mais cette lutte contre la fraude fiscale, si on pense que c'est une priorité au vu des sommes qui sont aujourd'hui détournées, quand vous fraudez entre 80 et 100 milliards d'euros par an, cette somme-là c'est de l'argent en moins pour la majorité de la population, pour les services publics, pour l'égalité et cetera.
Donc ça, il faut aussi avoir ça et pour évidemment euh le un notre modèle social. Donc lutter contre la fraude et l'évasion fiscale, ça veut dire donner les moyens hein pour cette lutte. Donner les moyens, ça passe évidemment par plusieurs choses.
C'est arrêter par exemple les suppressions d'emploi dans euh la dans euh les la fonction publique, les services publics et au cas particulier à la direction générale des finances publiques hein qui est l'administration aujourd'hui qui est centrale dans la lutte contre la fraude fiscale. Et a priori, ce n'est pas à l'ordre du jour puisque le budget annonce une fois encore de très nombreuses suppressions d'emploi dans la fonction publique en général. Et dans notre administration, on a priori ce qu'on a entendu dire, c'est qu'en 2026, on aurait encore 550 nouvelles suppression d'emploi.
Rappelle notre administration, la direction générale des finances publiques qui a été créée sous Sarcosie suite à la fusion de euh des impôts en gros hein, de la direction des impôts et de la direction du trésor. qu'en 2008, depuis 2008, notre administration a perdu 30000 emplois. 300 emplois ont été supprimé dans notre administration.
Depuis 5 ans, c'est plus de 4000 emplois qui ont été supprimés rien que dans le contrôle fiscal. Donc vous vous comprenez bien que quand on supprime nos emplois et en particulier dans la sphère du contrôle fiscal, ça veut dire que la lutte contre la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale n'est pas une priorité. Donc une de des revendications serait évidemment de ne pas supprimer des emplois dans aucun service public et aucune fonction publique et en particulier la question des sur à la direction générale des finances publiques.
Lutter contre la fraude et l'évasion fiscale, c'est donc donner des moyens humains, des moyens techniques, mais aussi des moyens législatifs. Et aujourd'hui depuis un certain nombre d'années, alors vous savez quand les gouvernements arrivent, nous on parie toujours sur tiens lequel va nous faire la loi contre la fraude et l'évasion fiscale. Vous savez, on a eu beaucoup de ministres qui les yeux dans les yeux ont promis de lutter contre la fraude fiscale.
Je vous rappellerai pas certain euh et on a toujours eu à chaque nouveau ministre soit des finances et cetera, on a toujours un plan contre de lutte. Le la dernière en date, alors on attend celle de de de Montchalin qui a l'air d'être de vouloir aussi rester dans l'histoire. Donc euh on attend euh sa sa prochaine loi euh bientôt.
Donc on a eu celle, en tout cas, il y en a une qui nous a qui nous fait beaucoup de mal sur la question du contrôle fiscal, c'est celle qu'on appelle la loi ESOC, la loi ESOC de 2018 euh qui en fait transforme totalement l'esprit du contrôle fiscal. Vous savez que le contrôle fiscal, c'est en fait le pendant du système déclaratif des impôts. Et c'est ce qui pour nous en tout cas, on considère et on pense qu'on a plutôt raison, c'est ce qui crée l'égalité hein, euh en devant l'impôt de tout de tout le monde.
Bon, sans contrôle fiscal, il ne peut pas y avoir d'égalité face à l'impôt. Et aujourd'hui, la loi a totalement transformé l'état d'esprit du contrôle fiscal. Maintenant, on doit presque s'excuser auprès des entreprises en particulier d'aller faire un contrôle fiscal.
On nous empêche même de plus en plus d'aller sur place faire un contrôle fiscal parce qu'il paraît qu'on aurait tous les moyens pour faire du contrôle fiscal euh du à distance. Je vous assure que c'est pas du tout la même chose. Bon, donc en gros, l'idée c'est de pas être intrusif hein auprès des entreprises et petit à petit aussi on nous dit mais on essaie de nous dire que ben en fait il faut faire euh de la productivité et cetera dans le contrôle.
Donc on a du datning, de l'intelligence artificielle mais sur le contrôle fiscal, il y aura rien de mieux que l'intelligence humaine et celle et ceux en particulier des agentes et des agentes des finances publiques. Donc ça, il faut aussi faire donner les moyens à ce que les les lagg FIP et l'ensemble des administrations qui s'occupent du contrôle et les moyens humains et techniques de le faire. Donc dernière chose, il faudrait euh aussi en finir avec les petits arrangements entre amis.
Alors euh quand euh par et ça ça les petits arrangements entre amis. Euh par exemple, je sais pas si vous avez entendu euh parler de euh des règlements d'ensemble. Alors, les règlements d'ensemble, c'est un truc qui est en dehors de tous clous les législatifs parce qu'il y a rien qui en en entoure cette ce dispositif.
Et c'est une c'est en gros un arrangement entre l'administration fiscale et ceux et celles qui viennent d'être contrôlées. Alors, sachez que ça va pas être vous, hein. Si vous êtes contrôlé un jour, ça sera pas vous.
ça sera ceux qui auront voilà les moyens déjà de se dire "Ah bah tiens, ça existe hein." Donc déjà peut-être un avocat fiscaliste qui serait très au courant de tout ça. Donc à la suite d'un contrôle fiscal, bon normalement bah vous avez des réhaussements, voilà, et les plus riches et les plus grandes entreprises peuvent négocier, voilà en toute impunité mais surtout en toute opacité le règlement de cette dette vis-à-vis de parce qu'ils ont fraudé, hein.
Ils ont un réhaussement, c'est qu'ils ont quand même euh ils ont quand même fraudé quelque part ou oublié parce que maintenant vous vous il y a oups, vous avez le droit à l'erreur. Donc peut-être ils ont fait quelques erreurs et donc vous avez cette possibilité de règlement d'ensemble et ce petit truc est de plus en plus connu des plus riches et des grandes entreprises et ça coûte à l'État cette année 2,6 milliards d'euros. Et on s'est aperçu que petit à petit ça augmente en fait.
Il y a de plus en plus de gens qui sont soumis à contrôle fiscal, qui doivent de l'argent à l'État, qui vont aller régler entre entre amis avec l'administration euh fiscale. Et le plus honteux là-dedans, c'est que les inspecteurs et les inspectrices qui ont fait le contrôle fiscal, qui ont fait le réhaussement sont mis totalement de côté et n'ont pas leurs mots à dire par rapport à cette négociation autour du règlement d'ensemble. Donc c'est quelque chose qui est peu connu mais qui doit être connu et qui doit être évidemment euh enfin critiquer et surtout euh demander à ce que ça n'existe pas et plus.
Pour terminer parce que Éric nous a dit nous a demandé euh qu'est-ce que serait un budget euh qui pour nous aurait du sens ? Bah, ça serait un budget évidemment où la justice fiscale, où la justice sociale et la justice envinementale serait au cœur de ce budget. Un budget évidemment pour l'égalité, un budget pour que les plus riches soient taxés, pour que le patrimoine soit taxé, pour que la régressivité de l'impôt cesse et qui a une vraie progressivité de l'impôt, en particulier de l'impôt sur le revenu, mais aussi de l'impôt sur les entreprises.
Et c'est tout ça qu'on mettra aussi devant et en revendication dans la rue et on espère le plus tôt possible. Merci à vous. Merci Sandra.
Euh en transition d'ailleurs parce que c'est pas tout à fait une une nouvelle malheureusement très très heureuse mais je voulais profiter de la présence de de Sandra pour rendre hommage aux 12 agents de la DG FIP qui ont se sont suicidés depuis le 1er janvier plus neuf tentatives. C'est quelque chose sur laquelle j'ai interrogé les ministres des finances lors des auditions et sur lequel les réponses m'ont laissé le moins qu'on puisse dire assez pantois parce que considérer que autant de suicide en si peu de temps dans une administration qui est une de celles qui a qui a le plus subi les les les pardon les baisses d'effectifs et puis à certains moments aussi le perdre parfois de sens par rapport justement à leur rôle en terme de de de fonctionnaires. Je pense que c'est quelque chose qui devrait interroger davantage les ministères.
Bien euh ça a été dit, on est dans dans un moment où on a un budget et je pense que on pouvait de manière normale interroger chacun des budgets de l'Air Macron depuis 2017 et à mon avis censurer chacun de ses budgets. Mais celui-ci, il vient dans un contexte particulier qui aggrave encore la chose. Ce contexte particulier et qui le rend finalement qui ils font plus de bruit que les chasseurs, ce qui est plutôt satisfaisant quand même.
Ce contexte particulier qui le rend, j'allais dire peut-être encore plus irresponsable, c'est que il coche aucune des cases du moment. Le moment, c'est quoi ? c'est que d'abord premièrement depuis l'élection de Trump et l'arrivée de Trump au pouvoir, on peut dire que on change de période économique.
Autrement dit, le capitalisme s appuyé depuis des années, en gros une trentaine d'années, sur le libre échange comme mode de d'accumulation du profit, comme mode opératoire. Et avec Trump, on voit bien qu'on rentre dans une période de concurrence commerciale accrue entre des puissances, entre des blocs économique-politique qui évidemment a des incidences euh absolument essentielles avec là encore des réactions qui pour l'instant ne font que nous inquiéter. euh les négociations qui viennent d'avoir lieu et vous allez voir les les les l'impact budgétaire que ça peut avoir, les négociations que euh Ursula Vaniden a accepté par rapport à Trump, c'est-à-dire 15 % de droit de droit de douane seulement entre guillemets, mais d'un autre côté, le fait de garantir d'acheter pour 750 milliards de d'énergie aux Américains, ça veut dire qu'on sait ce que c'est, hein, c'est ce qui est issu du gaz de chiste, ce qui est issu éventuellement des futures exploitations en Alaska et cetera.
Donc d'un point de vue environnemental, c'est dramatique. Sans compter les 600 milliards d'investissements promis aux États-Unis. Alors, on voit bien que la question de l'investissement en Europe est évidemment posée.
Ce première cette première question, ce budget, on va le voir, ne répond pas. C'est-à-dire que il ne place pas notre pays dans une situation de répondre à ce que ce qui implique cette guerre commerciale. Et cette guerre commerciale, elle implique au moins le fait d'une reconquête d'une souveraineté industrielle, agricole et cetera évidente parce que c'est la première réponse quand vous êtes vous subissez une guerre commerciale et notamment des taxations de toile.
Deuxème deuxème contexte, c'est que on a un mode de production capitaliste qui est en train de remplacer un certain nombre d'industries, en tout cas dans les pays européens, d'industries soit vieillissantes, soit concurrencé de manière très forte par les pays asiatiques par une autre production qui est celle de l'armement. Autrement dit, en gros, par exemple, et le cas de l'Allemagne est évident, on a euh une industrie allemande euh qui euh est en train d'être remplacé euh par l'industrie de l'armement avec là aussi évidemment des conséquences conséquences budgétaires. Le fait d'avoir accepté les les dictates de Trump de monter à 5 % du PIB l'industrie de l'argement, même si c'est en fait 3,5 % du PIB plus 1,5 % d'investissement qui pour Trump équivaut vu où on est en terme d'autonomie l'Europe par rapport à la la l'armement, le fait de faire marcher les usines américaines de production d'armement.
Mais ce fait-là, évidemment quelque chose euh qui est absolument décisif dans un moment justement où je l'ai dit, euh la question de l'investissement et je vais venir tout à l'heure en terme de l'investisement en matière écologique serait fondamental. Il y a donc un choix et ce choix il est fait alors très fortement en Allemagne, je le redis parce que ça devrait nous interroger. L'Allemagne va investir 500 milliards d'ici quelques années principalement dans l'industrie d'armement.
Ils vont en plus de ça et ils ont décidé, ce qui est absolument décisif en Allemagne, d'en finir avec la règle constitutionnelle qui les les empêchait d'avoir des déficites. Ils vont avoir des déficits pour investir environ par exemple 80 milliards de plus cette année par an hein, dont la moitié environ sur l'industrie d'armement quand nous on investira quasiment zéro ou un peu sur l'armement certes ce qui est problématique mais je veux dire qui sera évidemment loin de pouvoir répondre à au défis que l'Allemagne nous projette avec en plus de ça mais ça c'est un autre sujet que je me que je vais pas aborder trop longtemps le fait que quand le chancelier allemand explique qu'il souhaite que l'Allemagne et bientôt la l'armée conventionnelle la plus importante en Allemagne. En Europe, ça devrait quelque part nous interroger de se demander pourquoi l'Allemagne souhaite à cet objectif.
Mais pour l'instant, je le prends d'un point de vue économique, il y a une le le capitalisme est en train évidemment de s'orienter vers une industrie de l'armement qui pose le le problème évidemment de de son de son rôle tout simplement parce que quand le capitalisme produit du matériel, il lui faut des débouchés. Bon et les débouchés de l'armement les connaît. C'est évidemment euh le fait d'étendre des guerres un peu partout dans le monde.
Donc avec un 2è élément qui me semble euh important. Le 3è contexte c'est l'échec total de la politique de l'offre et de la compétitivité que pourtant euh euh François Berou propose de continuer. Bien ça c'est un contexte qui est évident.
Pourquoi ? Parce que quel était en gros le paris Pierre Madeek l'a l'a illustré depuis 2017 mais qui était présenté de manière je trouve assez honnête par le maire d'une certaine manière parce qu'il il se cachait pas derrière son petit doigt pour le dire c'était de dire on va favoriser les revenu du capital pour faire en sorte que ces tractivités des revenus du capital avantagé par la fiscalité vont permettre une politique de ruissellement autrement dit pour reprendre le théorème de Schmidth le chancelier allemand dans les années 80 Les profits d'aujourd'hui seront les investissements de demain et l'emploi d'après-demain. C'est exactement le pari qui a été fait avec une politique qui effectivement a fait des cadeaux fiscaux comme jamais on a vu en France par rapport au détenteurs des capitaux.
Bon et là le moins qu'on puisse dire c'est que on a un bilan. Alors ce bilan il est il devrait interroger. Le bil c'est que jamais en France depuis l'ancien régime les inégalités ont été aussi fortes.
C'est ça le la premier contexte. C'est-à-dire que de l'argent a été donné. Euh, on voit bien que d'un point de vue des chiffres économiques, euh ça a euh marcher pour les dividendes.
Les dividendes ont explosé au point des champions d'Europe des dividendes aujourd'hui. Par contre euh quand on prend les différents critères, euh c'est un échec patent et un échec catastrophique. C'est ça le bilan qu'on peut en tirer.
Alors, quand je dis accumulation des inégalités, je donne seulement deux chiffres pour bien les comprendre. Le premier euh alors je sais pas si c'est le l'cefin doit être des amis à vous d'une manière ou d'une autre. Bon oui non c'est le doc c'est Challenge qui a fait ça d'après les statistiques mais enfin qui est connu.
C'est que les 500 plus fortes plus grandes fortunes de France aujourd'hui possèdent un tout petit peu moins de 40 % du patrimoine national à ell seul. Bien c'est elles ont doublé leur patrimoine depuis 2017. Je sais pas si vous rendez compte en une échelle aussi courte de ce que ça signifie.
Bien donc ça c'est un premier chiffre absolument évident sur une explosion des inégalités et il y en a un deuxième intéressant qui avait été fait par IPP avec Bercy d'ailleurs qui était appuyé sur les chiffres de Bercy qui montrait que les 60 75 milliardaires de ce pays avaient vu étit en gros taxé de manière globale au niveau de leur revenus à 25 26 %. Alors comment ça se fait ? simplement bah il paye quasiment plus d'impôts sur le revenu hein.
Certains payent 0 % d'impôts sur le revenu parce que à partir du moment où Emmanuel Macron a permis une fiscalité qui avantage les revenus du capital et les revenus professionnels, ils ont fait migrer en quelques années leurs revenus personnels vers des revenus dit professionnels qui sont la plupart du temps des actifs financiers. Bien. Et cette migration fait que ils ont été beaucoup moins taxés.
Alors, rendez-vous compte une chose, c'est que ce chiffre-là, si vous euh maintenant, si vous euh transposez euh ce à quoi serait assujetti ces mêmes personnes s'ils étaient assujettis à l'impôt sur le revenu, euh en gros à peu près à plus de 50 % en taux marginal de de leur imposition et le fait queil ne paye en gros que 25 % de globalement de taxe sur le sur le revenu global, et bien c'est une perte pour l'État de 16 à 18 milliards d'euros par an. Autrement dit, c'est pas juste une explosion d'inégalité, c'est que c'est une grande partie de l'argent qui manque chaque année pour expliquer justement l'explosion des déficites. Donc c'est la deuxième caractéristique, cette explosion des riches.
Alors vous me direz est-ce que ça a servi à quelque chose ? Al moi je me rappelle Bruno Lemire, c'était en mars 2024 expliquant c'était une une usine Renault en scène maritime disant que la réindustrialisation de ce pays était la plus grande victoire du macronisme. Bon alors écoutez ça c'est absolument foudroyant.
Les chiffres sont pas tempants et ils ont malheureusement ils ont ils se sont certainement aggravés avec les chiffres 2024 par le les les pertes de d'industrie. Mais il faut savoir que la part de l'industrie en France je donne qu'un seul chiffre. Je pourrais vous parler de la part de l'emploi industriel, mais pour la première fois de toute la 5e République et moi même la première fois depuis depuis la libération, la part de l'industrie en France est passée en dessous de 10 % du PIB.
C'est ça la réalité. Bon donc il y a pas de industrialisation, c'est absolument faux. Au contraire, je pense qu'il y a une on est dans une nouvelle période de désindustrialisation massive du pays.
Tu as parlé de la création d'emploi euh mais outre le fait que et ça c'est vos chiffres à vous, on pense que ça va quand même s'inverser en terme d'augmentation du chômage assez rapidement dans la situation actuelle, mais c'est vrai que une grande part de ces créations d'emploi sont d par exemple à une explosion de l'apprentissage. Je pense pas qu'on puisse considérer que le modèle d'emploi créé dans ce pays soit celui de l'apprentissage. 900000 apprentis, mais c'est aussi par exemple le fait que on a eu un un nombre d'auto-entrepreneurs absolument historiques, 700000 auto-entrepreneurs qui en gros sont les les l'exemple même du travail à la tâche du 19e siècle avec effectivement moins d'entrée en terme de cotisation, de rentrée fiscale et cetera.
Bon, la pauvreté, j'en parle même pas, on a un record absolu et donc on a un bilan qui est absolument catastrophique. Et dernier point qui marque le contexte là également qui marque l'échec de cette politique, c'est que alors même qu'on nous parle d'économique guerre, la question de l'urgence climatique, l'urgence environnementale qui produit à mon avis la seule dette qui soit insupportable, c'est-à-dire la dette écologique parce que celle-là, c'est vrai que nous nous ne pouvons pas nous permettre de la léguer à nos enfants et nos arrières petits enfants parce qu'elle n'est ni négociable, ni annulable et autres. Cette politique-là est une politique absolument de bilan catastrophique.
Songez que l'an dernier la part de l'investissement global public privé dans l'environnement a baissé en France. C'est ça la réalité. Elle a baissé de manière brute de 3 %.
Bon, toutes les études disent que ça soit le rapport Pisaniferie Mafous Pisaniferie étant un économiste qui était proche de Macron en 2017 ou le rapport par exemple les rapports que produit i force qui sont c'est Sing qui travaille sur la question environnementale. Ils s'accordent tous pour dire qu'il faudrait en gros aller d'ici 2030 chaque année maintenant 50 milliards de plus d'investissement public pour l'écologie en plus. L'an dernier, ça a été un budget de moins 2 milliards et le prochain budget annoncé, ça va être du même ACAB.
Donc c'est une catastrophe évidente et j'allais dire que elle se lie évidemment à travers le prochain budget dans ce qui est prévu. Moi, je veux bien que François Verou se déplace dans l'aude pour dire des mots de contrition par rapport au premier mégafeux de l'air climatique qui a eu lieu dans l'eau il y a quelques semaines de cela. Mais dire ça et en même temps ne rien mettre à la hauteur en terme de moyens, en terme de canader, en terme de moyen humain, en terme de moyens accordé aussi à des opérateurs qui voient leur budget baisser depuis des années, que ça soit l'ONF, l'Office français de la biodiversité et cetera, c'était évidemment une politique absolument criminelle d'un point de vue climatique.
Donc je crois que le contexte, c'est un contexte qui à tous de tous ces aspects nous permet de dire que effectivement le budget qui s'avance ne répond pas à tout ça. Sur la question de la dette, ça a été dit tout à l'heure. Bon alors François Berou nous refaire des discours absolument stupéfiants.
Enfin déjà se permettre à nouveau de nous expliquer que la dette du pays est de plus 3000 milliards d'euros. Bon, quand nous savons que cette dette là équivaut à un stock, que ce stock il est basé sur le nombre d'années où on rembourse la dette en France qui est un peu plus de 8 ans, ça ne veut c'està-dire expliquer qu'un instanté, on est en on est endetté à hauteur de 3000 milliards, quand cette dette se réparti sur plus de 8 ans, c'est quelque chose déjà qui ne veut rien dire. Bien, la seule dette qu'on pourrait entendre, c'est la dette par rapport au PIB.
On est à peu près à 2 % du PIB. Dans leurs estimations, on va monter à 2,6 % du PIB. Alors, c'est certes trop.
Moi, je crois pas qu'il faille cultiver la dette pour la dette. Mais en tout cas, on est loin des espèces des effets de manches qu'il nous donne où par exemple il nous explique que bientôt la charge de la dette va être le premier budget de France comme si la charge de la dette de 70 milliards d'euros par an qu'ils annoncent pour 2030 était de l'argent qui ne servait à rien. Donc la question, elle est pas tant de savoir si la France est trop endettée.
Pour l'instant, à chaque fois que la France fait un emprunt sur les les marchés financiers, il y a à peu près 10 à 20 fois plus de demandes que la France propose parce que ça reste une place absolument sûre, ne serait-ce que parce que on le dit rarement mais on a en France de par notre patrimoine à peu près h fois plus d'actifs que de passifs. Donc faire peur aux gens laissant penser comme l'avait déjà Fillon il y a quelques années qu'on ait un pays au bord de la faillite que c'est absolument les la chose essentielle et quelque chose qui à mon avis d'abord ne sert à rien d'un point de vue de la la confiance économique mais en plus qui est évidemment faux surtout que c'est faux pour faire en sorte de baisser les dépenses publiques. Donc il faut le dire la dette en France aujourd'hui est supportable.
Ce qui est insupportable, c'est ce à quoi elle sert. Avoir une dette qui sert à investir en matière écologique, avoir une dette qui sert à investir dans les écoles, une dette qui sert à investir dans les hôpitaux. En espérant que cette politique va permettre une politique de la relance de l'activité qui elle-même va créer un cercle verteux pouvant amener des cotisation, pouvant amener de la fiscalité est une bonne chose.
La dette qui a été créée depuis 2017, le problème, c'est ce que tu disais Pierre, c'est qu'essentiellement elle a été créée pour faire des cadeaux fiscaux au capital. C'est ça qui est insupportable. On paye par la dette les cadeaux fiscaux qu'on a fait au capital.
Et donc c'est là-dessus à mon avis qu'il faut en premier lieu remédier. et pour répondre à ces ce qui est pas tous des cadeaux fiscaux mais pour répondre à euh François quand il explique cette cette déclaration imbécile disant que la dette c'est 500 € par seconde mais on pourrait lui dire que si on regarde les 211 milliards hein 5000 pardon 5000 € par seconde 5000 € par seconde mais si on prend 5000 € par seconde moi je pourrais lui étorquer que le rapport qui vient de sortir du Sénat expliquant qu'il y a 211 milliards d'aide aux entreprises sans contrepartie quasiment chaque année année, ça fait 6700 € par seconde. Alors à ce compte là, on pourrait dire la dette nous coûte 5000 € par seconde et les aides aux entreprises sans contrepartie coûte 6700 € par seconde.
Enfin les deux, je dis pas que ma comparaison, je dis pas que mon chiffre a une valeur quelconque, mais c'est juste pour montrer le caractère imbécile de ça. Donc la question de la dette à mon avis ne se pose que dans ce que à quoi sert la dette. La dette n'est pas mauvaise en soi.
La dette, il faut l'interroger sur quoi à ce quoi nous sert et c'est évident qu'à mon avis, elle ne peut pas servir en tout cas sur à à faire des cadeaux fiscaux au au capital. Bien, par rapport à ça évidemment et je vais arriver à ma conclusion moi aussi par rapport c'est par rapport à ça qu'il faut juger le budget qui se présentait et de ce point de vue- là c'est un budget barnier berou bis en pire et en plus grave. Bon, en gros, le budget qui s'est conclu l'année dernière, c'était 35 milliards de d'euros d'économie.
Alors, attention parce que ils nous font le coup chaque année où ils bonifient leur budget chaque année. Là, on en est maintenant à 15,6 milliards de budget prévus en moins que celui qui a été voté, même pas voté puisquisil est passé par 493. C'estàd qu'ils font des annulations de crédit en cours d'année qui évidemment d'abord rendre assez à sincère leur budget mais en plus aggrave la note.
Enfin là, il prévoit cette fois-ci 43 milliards. Sur les 43 milliards, il y a 10 % qu'ils prétendent, j'allais dire imputer peut-être au plus riches et encore il va falloir voir parce que les mesures qu'il mettent sur table sont des choses qui me laissent qui me laissent très très dubitative sur le rendement que ça peut apporter. Tout le reste, c'est une fois de plus les services publics, une fois de plus les travailleurs qui vont le payer, que ce soit par le l'année blanche, c'est-à-dire le gel des des prestations, le gel des des des pensions de retraite, les gels des indemnités euh de de euh de chômeur, que ce soit peut-être ces de jours fériers de travail gratuit par les travailleurs pour on sait pas très bien d'ailleurs au fond pourquoi, mais en tout cas ça sera du travail gratuit, que ce soit, j'allais dire encore là encore euh des restrictions budgétaires absolument dramatiques.
Or les trois ministères régaliens que sont la défense, la justice mais surtout l'armée qui elle va bénéficier d'augmentation de 6,7 milliards. Je vous donne juste en quelques chiffres ce que prévoit justement ce budget pour bien comprendre en quoi ça va être un budget qui va couper des budgets extrêmement importants. Alors ce que ça annonce c'est sport jeunesse, vie associative 314 millions d'euros en moins - 18 %. aide public au développement - 16,7 % qui est un qui est le budget qui depuis plusieurs années et le budget qui euh j'allais dire peut-être est amputé de manière la plus dramatique et qui a y compris des conséquences climatiques parce que le GC note à quel point la question euh de euh de du justement du réchauffement se joue y compris dans les pays du sud pour vis-à-vis desquels les pays du nord ont une responsabilité accrue et cette aide publique au développement qui va baisser évidemment elle a des impacts là-dessus.
Budget solidarité insertion égalité des chances 2 milliards d'euros en moins. Culture 6,3 % en moins. Relation à les collectivités territorial 5,9 % en moins.
Travail emploi 5,5 %. Agriculture alimentation forêt, je parlais tout à l'heure des incendies - 5,4 %. Cohésion des territoires, c'est-à-dire la politique du logement qui est une politique en désérance depuis des années - 5,1 %.
Outre mer - 4,4 %. enseignement scolaire 439 millions d'euros en moins. Ça équivaut à 7300 postes de professeurs fermés et dans 3135 classes de et 3000 fermeture 3135 classes de primaire.
Tout ça pour vous dire que ce bilan-là, ce qui s'avance vers nous est un euh budget absolument catastrophique. Il va être catastrophique pour l'État, pour donc les services publics. Il va être catastrophique pour d'un point de vue récessif parce que chacun sait que ce qui supporte l'économie en France quand tout va mal, c'est la consommation populaire et que si vous éteignez les feux de l'activité économique, vous réduisez la consommation populaire.
Et ça c'est un effet récessif qui elle-même va finalement entraîner elle-même plus de déficit parce que il y aura moins d'entrée de cotisation, moins de fiscalité. Je l'ai dit tout à l'heure, d'un point de vue climatique, on est absolument extrême plus que loin d'ailleurs en fait de des chiffres qu'il faudrait annoncer et donc voilà ce vers quoi aujourd'hui ce qu'on nous propose. Alors tout ça me rappelle quelque chose, c'est que évidemment il y a une autre politique qui est tout à fait possible que nous on met en place.
Cette politique, c'est d'aller récupérer en premier lieu tout l'argent qui a été mis. Et très franchement entre par exemple la taxe Zucman qui propose de taxer le patrimoine, c'est-à-dire de de d'intervenir justement sur cette possibilité qui a été pour les plus riches de transposer une partie de leur revenus vers les impôts vers leur revenus professionnel. l'idée taxer de 2 % minimum le patrimoine, on pense que ça rapporterait 15 20 milliards.
La deuxième taxe Zukman qui est une taxe essentiel sur les multinationales et Sandral connaît bien le problème puisque c'est la question des prix de transfert, autrement dit la manière dont les multinationales aujourd'hui exportent leur profit vers des pays à fiscalité privilégiée. C'est-à-dire que vous avez total, ils font un/art de leur chiffre d'affaires en France, ils payent pas d'impôts sur les sociétés en France. Ça c'est un peu changé depuis quelques temps et en fait on s'aperçoit que ils payent par contre leurs bénéfices dans des dans des pays comme l'Irlande et autres.
Bon la taxe Zucman qui permet de rectifier ça peut rapporter 20 milliards. Un ISF climatique pourrait rapporter 15 milliards. Sans aller très loin, on peut facilement récupérer 70 à 80 milliards d'euros.
Et je dis sans aller trop loin, c'est exactement ce qui avait voté l'Assemblée l'année dernière quand on a pu voter les amendements qu'on avait proposé, c'est-à-dire d'aller chercher du côté des recette des plus riches et des multinationales de quoi redonner de l'argent permettre d'investissement. Deuxème chantier, les 211 milliards dont je parlais tout à l'heure, c'est ça le plus gros budget du pays. C'est 7 points de PIB.
Alors je dis pas qu'il faut arrêter toutes les aides aux entreprises, mais moi je préfère qu'on nationalise Alstom par exemple et qu'on mette de l'argent pour nationaliser Alstom. Je préfère qu'on mette de l'argent pour aider les entreprises comme Durx plutôt que de mettre de l'argent sans contrepartie qui pour partie se transforme en dividende. Le pire exemple étant par exemple les différents crédits d'impôts comme crédit impôt recherche où chaque année on donne de l'argent à Sanfi pour qu'il supprime des postes de chercheurs dans ce pays.
Et puis troisème élément et se terminera parce que je vois Manon qui est affolé par l'heure. 3ème élément c'est penser que cette politique de relance par la bifurcation écologique permettrait justement à son tour de permettre un cercle verteux. J'en ai parlé tout à l'heure.
Donc tout ça pour dire que c'est le budget qui s'avance. Je ne vois pas d'autres solutions que de le censurer. Et la bonne nouvelle c'est que moi je prends les paris.
J'avais parié que le gouvernement Barnier serait censuré. Le paris a été atteint. il a été censuré.
Moi, je pense que ce budget ne passera pas le mois de septembre. Allez, peut-être début octobre. Ça va dépendre de savoir si certains veulent le censurer une fois qu'il sera présenté.
Ce budget va être censuré. Il doit être censuré. Il doit être censuré parce que il est minoritaire et surtout, j'espère l'avoir prouvé aujourd'hui, il n'est pas ce qui correspond au pays et aux besoins de la population.
Et il n'y a pas de bon budget qui ne commence pas d'abord par la question du besoin des populations et la question de la bufurcation écologique. Merci. Voilà, on va prendre les questions.
Euh donc c'est Manon et je propose qu'on alterne à chaque fois un homme une femme. Alors je propose qu'on prenne une série de On a Ouais. une une série de six questions et puis après on répond et on recommence.
Ouais, on a eu une demi-heure. Non, je Ah oui, c'est bon. 1 2 Oui.
Est-ce que je peux causer ? Oui. Alors, moi, ma question est relativement simple.
Euh, évidemment, je suis tout à fait d'accord avec tout ce qui s'est raconté. Euh il y a une loi, c'est la loi de 73 sur la fabrication de la dette qui était la loi Giscar Rochild Pompidou et qui a interdit la création de la monnaie par la Banque de France. Alors qu'on savait pertinemment avant 73 que si on voulait construire un hôpital, il suffisait d'augmenter tant soit peu les cotisations pour pouvoir constru hôpitaux voir presque sans intérêt et du fait que la Banque de France soit propriété de la France, ben on nétait pas du tout dans le domaine privé.
Alors pourquoi on ne parle plus de ce sujet et pourquoi ça serait pas aussi une façon de régler une partie de la dette qui n'existait pas avant 1973 ? Merci. Euh oui, bonjour.
D'abord, merci pour tous les éléments d'information que vous nous avez donné tous les trois qui sont très clairs, qui vont être répercutés en tout cas dans mon syndicat d'artiste. Je voulais juste intervenir sur une chose, c'est vous en avez parlé un peu mais il me semble que le fait que l'économie de guerre qui s'annonce est est fondamentalement ce qu'il y a derrière tout ce budget et tout ce qui ça a été expliqué sur ce qui se passe en Europe, c'est une guerre c'est une guerre physique, c'est une guerre de marchand de canon et c'est une guerre sociale par la même occasion contre nous et c'est une guerre commerciale, c'est-à-dire que c'est la guerre. Voilà.
Euh c'est ce que moi je ressens et c'est ce qu'on ressent en tout cas chez les artistes. Juste dernière chose, c'est pas exactement le même sujet, mais on a on a beaucoup plus que 6 % de baes notre pouvoir d'achat depuis des depuis au moins 10 ans. Et euh en ce qui concerne les compagnies, les théâtres que je connais, ils vont fermer.
Il y en a quatre à Toulouse qui risquent de fermer. Euh il y a une compagnie, la mienne qui a repassé à 0 % de subvention et cetera et cetera. J'en parle parce que j'en entends pas assez parler quand même euh des artistes qui sont pas les vedettes mais qui sont 100000 en France.
Voilà. Quelqu'un qui avait excuse-moi. Ouais. là-bas, c'est vous qui et après c'est bonjour.
Euh alors, j'ai brièvement feuilleté le la brochure sur le budget 2025 qui est très intéressante et que je suis impatient de lire lorsque je rentrerai chez moi plus en détail. Mais en la feuilletant brièvement, il y a un sujet que je n'ai pas remarqué et dont il a été fait mention par madame juste avant moi et dont vous avez parlé au tout début, enfin durant votre intervention, monsieur Cockrel, c'est euh le budget de la guerre. Euh vous en avez parlé en Allemagne qui vont débloquer le déficit pour financer ça.
Euh il me semble si je ne me trompe pas et qui dans ce cas là serait assez intéressant à remarquer. Euh le budget de l' du ministère de l'armement est le seul qui n'a non seulement pas baissé durant le budget 2025 mais si je me trompe pas augmenté ou alors est prévu d'augmenter sur l'année prochaine. En tant que jeune, la militarisation, c'est un sujet qui me concerne étant donné que c'est ce qui me pendir et je j'aimerais savoir quelles sont les positions de la France insoumise puisqu'il n'y a pas de mesure pour faire baisser le budget en tout cas de ce que j'ai vu brièvement sur cette brochure.
Merci. [Applaudissements] Ah bah non. Ben du coup j'al femme homme en fait.
Donc oui, il y a une dame qui avait levé la main là-bas. Bonjour. Alors, on censure.
OK, super. Mais on fait quoi après ? Parce que ça suffit pas de censurer le budget.
Moi, je pense que je sais pas ce qu'ils feront au-dessus là, mais bon, la logique, c'est qu'ils vont continuer. Donc, la question c'est qu'est-ce qu'on fait après ? Ça ne suffit pas.
Excusez-moi. Il y en a encore deux. Donc il excusez-moi, il y a un monsieur quelqu'un avait levé la main au fond.
Voilà, vous êtes là. Enfin, est-ce que c'est vous ? C'est vous.
Voilà, vous avez levé la main et puis j'avais vu une autre main. Il faut bah du coup c'est une question se posée par une femme parce qu'on alterne. Donc si qu Allez-y.
Merci. Merci. Euh je voulais questionner le changement de stratégie en fait dans le discours entre les années précédentes où effectivement il y avait il y avait au moins cette ah pardon où il y a sur les années précédentes où il y avait au moins cette volonté de nous enfumer sur la logique de ruissellement et vous inquiétez pas ça sera pour que ça aille mieux pour tout le monde. et on est passé sur un discours où carrément c'est juste bah en fait c'est la merde, il y a plus de sous et faut que tout le monde fasse des efforts.
Alors quelle est la la logique un peu sous-jacente politique en terme de stratégie politique de de ce camp là de de passer d'un discours d'enfumage à un discours beaucoup plus frontal ? Voilà. Merci.
Et donc une dernière question là-bas. et on passera aux réponses. Bonjour, merci pour la conférence.
Euh moi, je suis activiste écologique au sein des soulèvements d'ataires et je lutte particulièrement contre les les grands projets inutiles en France et c'est un c'est peut-être un sujet qu'on qu'on aborde moins alors que c'est des projets qui sont chiffrés à des milliards d'euros. Je pense par exemple à l'Alg Bordeaux Toulouse qui a 14 milliards d'euros d'argent public, l'autoroute à 69 à plus de 300 millions d'euros. et je me demandais si ça pouvait être noté dans le le motif de censure parce que c'est vrai que c'est des projets qui servent qu'à enrichir des intérêts privés d'entreprise d'entreprise au au mépris de l'écologie et on en parle plus.
Donc c'était pour savoir si s'il y avait quelque chose de prévu à ce niveau, au moins en reparler, ça permettrait de remettre au premier plan ces chantiers. Voilà. Merci.
Ben Éric, vous pouvez passer au on a eu six six questions. Euh ouais, je vais faire des réponses larges. Euh peut-être un point pour rebondir sur la question censure, OK, mais qu'est-ce qu'on fait après ?
Alors moi, j'ai pas répondu à la question. Est-ce qu'il faut censurer ou pas ? Mais je suis assez d'accord sur le diagnostic de dire "OK, la censure, mais pourquoi faire ?
La question qui va se poser, apparemment, on a appris en avant-première que le budget ne passerait pas, mais il va quand même falloir un budget. Et donc, il va partir se poser la question de l'effort. Est-ce que oui ou non ?
Alors, est-ce que oui ou non, il faut un effort ? Peut-être qu'il y a un consensus pour dire que il va falloir quand même réduire soit la dépense publique, soit augmenter un peu les recettes parce que ce dérapage budgétaire que j'ai essayé de mentionner, il est il est réel et on peut dire on s'en fiche mais le fait est que voilà, on a des voisins, on a des marchés qui nous regardent, on a tout ça. Je vais pas rentrer dans ces débats là, mais je pense qu'on peut se mettre d'accord pour dire il va falloir faire un effort.
La question c'est le montant de l'effort. Du coup, on n'est pas d'accord mais je pensais qu'on serait d'accord. Autant pour moi.
Euh un petit effort peut-être euh OK, on n vraiment pas d'accord du coup mais disons disons il faut il faut pas 44 milliards. Nous ce qu'on dit c'est 44 milliards. C'est trop c'est c'est c'est pas tenable.
C'est trop brutal. Là je vous invite encore à lire ce qu'on a les les documents qu'on a rendu en juillet. Il y a moyen si l'objectif une fois de plus, on peut ne pas être d'accord avec l'objectif.
Moi, j'ai pas de je me positionne pas sur l'objectif, mais si l'objectif c'est stabiliser la dette aux alentours de 110 % du PIB, pourquoi pas ? Ça peut être moins, ça peut être plus, on fait ce qu'on veut. Euh c'est possible.
C'est possible en faisant un effort qui est moindre. Pour sortir des gros chiffres, le gouvernement projette à l'horizon 2030 110 milliards d'euros d'économie. Nous on dit en fait c'est possible de stabiliser la dette avec 80 milliards.
Bon, on peut se mettre d'accord sur 80 milliards. Si vous me dites que c'est beaucoup trop, on se mettra d'accord sur 40 parce que j'ai envie de sortir vivant de non plus. Pas sur 40.
Euh alors, c'est sûr que s'il y a pas d'effort, s'il y a pas d'effort, si si vous voulez alors on a invité Pierre Madec de le FCE. J'ai dit qu'on a invité rarement le FCE. Non pas qu'on soit des on s'appuie souvent sur les documents, mais on sait qu'on n'est pas forcément entièrement d'accord mais et donc ça ça vaut le coup d'écouter qu'on soit y compris quelqu'un avec qui on n'est pas entièrement d'accord.
Disons, il y a zéro effort à faire. Bon comme ça la réponse elle est vite répondue et puis on en parle plus. Si jamais on est un peu aventurier et qu'on dit "Ah, on va essayer de faire un petit effort quand même, il faut d'abord chiffrer le montant de cet effort et après vous avez raison, se poser la question de savoir à qui on le demande." Voilà. [Applaudissements] Et donc c'est c'est assez facile de se faire applaudir ici.
Je suis assez déçu quand même mais bon bref, je pensais à l'audience de meilleure qualité. Mais donc voilà euh une fois qu'on sait donc on a le montant de l'effort, on se demande à qui on le demande et à qui on le demande ? Ben en effet on pourrait le demander à ceux à qui on a fait on appelle ça des cadeaux, on peut appeler ça des baisses d'impôts, on peut appeler ça comme on veut mais c'est alors globalement c'est quand même les ménages les plus aisés.
Après se pose une question de savoir qu'est-ce qu'on appelle les ménages les plus aisés. Ceux qui défendent la taxe Zukman, j'ai rien contre la taxe Zman, je pense que d'ailleurs ça devrait être un peu la base, c'est-à-dire cette idée de d'impôts minimal. Mais la taxe de c'est 1800 foyers fiscaux.
Alors, on peut dire, on va résoudre les problèmes en taxant 1800 foyers fiscaux. On peut aussi se dire en fait la taxe d'habitation pour qui a été supprimée pour tout le monde bah si on la remet pour je sais pas les 20 % de ménage des plus riches là on n'est pas sur 1800 foyers fiscaux on est sur un peu plus bah ça permet de redonner par exle des marges de manœuvre aux collectivités locales. On n pas parlé de collectivité locale là aujourd'hui.
Or, les collectivités locales, quand on parle, madame parlait notamment de la culture, bah les collectivités locales avec la fin de la taxe d'habitation, elles ont des marges de et avec tous les rabets qu'on a fait sur leur dotation de fonctionnement, elles ont des contraintes budgétaires qui sont très fortes. Et parmi ceux qui payent ces contraintes budgétaires, il y a notamment le secteur culturel ou le secteur associatif de façon extrêmement importante. à rétablir une certaine forme de taxe d'habitation non pas sur 2000 ménages mais sur 20 % des ménages par exemple ce qui est une mesure qui a quand même coûté de l'ordre de 10 milliards d'euros he la suppression qui était pas prévue dans le programme présidentiel de Macron en 2017 mais la suppression de la taxe d'habitation pour tous c'est entre 8 et 10 milliards.
Est-ce que c'est une mesure injuste ? Est-ce que c'est injuste de dire aux gens bah vous habitez à un endroit il faut contribuer un peu à production des routes des écoles je ne sais quoi c'est pas certain. Donc on peut réfléchir au-delà de uniquement enfin si on veut faire contribuer les ménages les plus aisés, on peut dire on s'intéresse au aux 500 plus gros les plus grandes fortunes ou aux 2000 ménages les plus aisés.
On peut aussi dire en fait les riches comme on les appelle, ils sont peut-être un peu plus nombreux que 2000 en France. Euh et donc peut-être qu'on peut élargir un peu le spectre et au lieu d'avoir des réponses un peu d'urgence qui sont des des mesures évidemment indispensable de lutte contre la fraude fiscale, je vais citer un grand penseur de notre temps qui est Xiaviniel qui a dit que euh la France était un paradis fiscal. Bon euh pour les les ultra riches, donc il y a peut-être un problème de fiscalité des ultra riches, mais il y a plus globalement un problème de, j'allais dire de fiscalité tout court.
Il est pas certain que les gilets jaunes demandaient la baisse de 5 milliards de l'impô sur le revenu. Il est pas certain que les 20 % de ménages les plus riches étaient en incapacité de s'acquitter de la taxe d'habitation et cetera et cetera. Et donc une fois qu'on s'est interrogé sur le montant de l'effort, bon quand on a répondu zéro, après la la suite de la démonstration est assez facile, mais si on répond quelques milliards d'euros, je vous laisse mettre un montant, on s'interroge aux outils et au public visé.
Et évidemment que sans partir dans de la démagogie de dire que Bernard Arnaud va régler à lui seul la dette de la France, il y a un vrai problème de fiscalité. Il y a un vrai problème aussi qu'on a assez peu parlé don dont on a assez peu parlé, c'est que on a distribué en effet beaucoup d'aide pendant les crises crise inflationniste, la crise sanitaire. Il y a une surépargne en France qui est extrêmement abondante.
Cette surépargne de fait, elle est plutôt concentrée dans les mains des ménages les plus les plus aisés. Là aussi, il y a assez peu de mesures dans le budget qui vise à s'attaquer à cette sur épargne. Comment on fait pour mobiliser cette suréparne ?
Comment on fait ? C'est quoi les réponses sur le patrimoine immobilier ? Oui, les riches sont très riches en patrimoine immobilier, mais globalement les Français sont très riches en patrimoine immobilier.
On estime que depuis 2000, il y a à peu près 3000 milliards de patrimoines immobiliers dans la poche des ménages français, juste lié à l'assouplissement des conditions de crédit accordées par la Banque centrale européenne. Est-ce qu'il y a des réponses en terme de taxation de ou de mobilisation de ce patrimoine immobilier ? J'en ai pas vu non plus dans le plan proposé.
Et là, on est sur des vraies mesures structurelles qui permettraient de répondre en partie à la question du déficit structurel que je mentionnait dans mon propos introductif avec des baisses d'impôts non financées et un peu déraisonnés qu'on qu'on a pu mettre en place ces dernières années. C'est gentil de pas finir par des sifflements. [Applaudissements] Alors pour aller un peu dans le même sens mais de façon sans doute un peu différente, oui, il faut faire de l'effort mais pour que la justice fiscale elle soit réelle dans ce pays et pour qu'il y ait une justice fiscale, il faut évidemment refonder la fiscalité d'aujourd'hui. parce que ça c'est clairement enfin aujourd'hui plus vous êtes riche, moins vous payez d'impôts, y compris l'impôt sur le revenu parce qu'on a parlé des transferts que les plus riches, les plus grandes entreprises faisaient, mais vous avez même pas besoin de faire ces transferts.
Pourquoi ? parce que il y a tout enfin il y a des dispositifs lgaux hein qui permettent aux plus riches de réduire leur impôts. Bon en gros, si vous construisez pas une maison ou un super bateau en Guadeloupe ou en Martinique par exemple, vous n'avez pas les moyens d'avoir une réduction d'impôts.
Ça ça vous permet d'avoir ça s'appelle une niche fiscale qui permet d'avoir plein de réduction d'impôts en gros mais les niches fiscales elles sont elles sont essentiellement pour les plus riches. Éric parlait du crédit d'impôt recherche. C'est qu'une honte ce crédit d'impôt recherche.
Alors on est hyper axé là-dessus parce que c'est sans doute le crédit d'impôt recherche que les entreprises utilisent le plus et ils obtiennent. Mais c'est un crédit d'impôt, il faut le savoir. Aujourd'hui, nous n'avons plus les moyens de le contrôler.
C'est-à-dire l'ensemble des niches fiscales qui sont données mais y compris les aides publiques, hein. Quand on parle d'aide publique, nous on n'est sans doute pas favorable à retirer l'ensemble des aides publiques, mais que ces aides publiques, elles soient évidemment données avec contrepartie, contrepartie de création d'emploi, contrepartie de de plein de choses, mais y compris de contrôle. Et aujourd'hui, plus personne n'a le moyen de contrôler à la fois les niches fiscales et les crédits d'impôts et les aides publiques qui sont données aux entreprises.
Le dernier rapport qui a été fait par le Sénat, alors il y a 211 milliards si ma mémoire est bonne qui a été révélée par ce rapport sénatorial où et il est clairement indiqué que c'est le minimum qu'ils ont trouvé puisqu'il manque une enfin puisqu'il n'y a pas d'opacité dessus. Donc déjà, oui, si on mettait on introduisait de la justice fiscale, si on introduisait aussi de de la de la transparence sur ce qui était donné ou pas et à quel niveau et pourquoi parce que la le questionnement sur par exemple les réductions d'impôts ou les crédits d'impôts, il faut qu'on réfléchisse à à quoi ils servent et à qui qui en bénéficie. Et malheureusement, on constate que la majorité des crédits d'impôts et les réductions d'impôts ne sont donnés et euh essentiellement qu'à ceux qui euh sont les plus riches ou même les les entreprises euh les les plus grandes.
Donc tout ça c'est des questionnements à avoir. Et oui, alors il faut censurer. Alors moi l'optimisme d'Éric pour nous dire oui oui, il sera censuré même y compris avant je ne sais pas.
Voilà, je suis sans doute moins optimiste. Euh moi, en tant que responsable syndical, j'espère que ce budget, mais aussi que les politiques qui sont menées aujourd'hui vont euh être l'étincelle pour qu'il y ait une vraie mobilisation sociale dans la dans la rue avec des grèves d'ampleur le plus unitaire possible. parce que c'est comme ça qu'on obtiendra satisfaction et c'est comme ça qu'on obtiendra satisfaction sur un ensemble de nos revendications.
Et nous en tout cas, c'est de ça dont on discute là ces derniers temps. Alors peut-être certains nous diront "Mais oui, vous faites quoi le 10 septembre ?" Nous en ce moment à Solidaire Finances publique, on est en train de consulter notre organe directeur parce que c'est une décision quand même importante pour savoir ce qu'on fera. on aura la réponse dans les jours qui viennent là le le 27 mais a priori alors c'est voilà on on se dessine plutôt sur un appel ferme à la grève aux finances publiques aussi et on rejoint comme ça un certain nombre de secteurs d'activité pour que ce jour-là il y ait une vraie un vrai blocage de l'économie parce que si on dit qu'on bloque l'économie il faut une grève aussi d'ampleur dans un certain nombre de secteurs pour faire reculer le gouvernement.
Merci. Moi, je vais essayer de répondre à quelques-unes des autres questions. Alors, la première sur la dette, ça serait un long sujet, hein.
Alors, j'ai commis un bouquin, ça s'appelle lâchez-nous la dette. Vous pouvez à force qu'il soit demandé, il va être réédité peut-être, mais il pourrait être actualisé. Mais oui, c'est vrai.
Alors, il y a 73 et il y a la fin de l'indépendance de la la Banque de France. Mais faut pas oublier ce qui s'est passé aussi dans les années 80. C'estàd les années 80, il y a eu tout un un ensemble d'arsenal législatifs qui ont fait qu'il devenait obligatoire d'aller sur les marchés financiers pour contracter la dette.
Bon et donc ça a été c'était plus seulement la fin du ce qu'on appelait le circuit du trésor mais c'était le fait d'être complètement assujetti au marché financier. Al même si j'ai dit encore que aujourd'hui il faut arrêter il faut pas effrayer les gens. Les marchés financiers aiment la dette française.
Il faut le savoir. Il ils les marchés financiers aiment la dette française parce que dans une période d'incertitude, vous avez toujours besoin à un moment donné de placer, même s'il y a un rapport qui est peut-être moindre que d'autres placements, mais vous avez toujours besoin de placer un certain nombre de vos liquidités sur des placements sûrs. Et la France, ça fait partie des 15 placements sûres dans le monde.
Et pour autant, je pense effectivement qu'il faudrait s'interroger, qu' faudrait revenir sur quelque chose qui ne nous mett pas au pied pied et point lié par rapport au marché financier. Et de ce point de vue-là, je remarque que la Banque centrale européenne a su être complètement, j'allais dire être contraire au traité européen en décidant au moment du Covid que 20 % de la dette européenne était devenue une dette qui n'était plus qui était une dette propriétaire de notre de de de nos banques centrales. C'est ça là qui s'est passé. raison pour lesquelles moi je pensais qu'il fallait annuler cette dette au lieu d'essayer de de charger la barque de la dette des États dans les années à venir puisqu'elle était d à des conditions exceptionnelles sur la deuxième chose pourquoi font-ils ça alors parce que ils av ils avaient la théorie de la la politique du ruissellement ça marche pas.
Pourquoi continue-t-il ? Je moi c'est c'est une bonne question. Bon, moi j'ai j'ai toujours été assez au moment où on a fait on a fait une commission d'enquête sur le l'explosion des déficits imprévus en 2024 et je me rappelle de Atal interrogé et Atal dit c'est vrai ce que dit le président de la commission des finances la question c'est moins de recette c'est pas le fait que les dépenses publiques ont augmenté alors je lui dis d'accord et donc vous avez fait quoi il a dit et bien midi matin matin midi et soir j'ai essayé de réfléchir à comment baisser les dépenses publiques.
Bon, c'est véridique, vous pouvez rechercher, c'est en vidéo. Mais c'est un peu la même chose que quand la Beou nous dit il y a pas de recette suffisante par rapport aux dépenses. Tous les chiffres montrent que c'est pas ça la question.
Pierre l'a dit tout à l'heure, il y a il y a il y a une stabilité des dépenses publiques depuis 2017. Bon, on est même un des pays européens où il y a il y a eu il y a la moindre des il y a une augmentation une des moindres augmentations de dépenses publiques. Donc la question est et et la question des recettes.
Alors pourquoi il continue ? Moi, je vais vous donner la réponse, c'est que derrière toute cette politique en réalité, c'est de favoriser les revenus capitales. C'est ça la question.
Et donc ils sont du côté des revenus capital et ils pensent que vaille que vaille, il faut arriver à mettre en place, continuer à mettre en place une politique d'où leur politique d'offre et compétitivité qui assure au revenus du capital des taux de profit absolument historiques qui sont ceux caractéristiques de l'âge du capitalisme absolutiste que nous connaissons. Et donc on peut toujours raisonnablement leur montrer alors de manière radicale comme nous, de manière plus modérée comme le FCE que ils se trompent, ils se plantent mais ils vont continuer mordicus parce qu'ils défendent des intérêts de classe. Moi je crois que la question elle s'interroge par rapport à ça.
Elle s'interroge sur le rapport entre le capital et le travail. Et pour répondre tout à l'heure à Pierre, c'est c'est vrai Pierre, tu as raison de dire euh euh ça ne peut pas suffire d'aller chercher les hyper riches. Ce qui est caractéristique de la période, c'est que en allant chercher du côté des hypiches, on peut quand même rapporter quelques dizaines de milliards d'euros.
Ça c'est les inégalités sont tellement développées hein, que euh ils ont tellement accumulé de richesse qu'en allant les taxer un peu, je dis bien un peu, on peut euh euh aller chercher quand même quelques dizaines de billards. C'est quand même c'est quand même énorme. Mais tu as raison de dire qu'il faut aller plus de manière plus globale.
Et plus globale, c'est sur rapport capital travail. Il faut faire en sorte il y ait une redistribution en faveur du travail, d'où l'augmentation des salaires. Tout à l'heure, on a parlé du pouvoir d'achat.
Rendez-vous compte qu'en 2023 2024 puisque je crois que c'est des chiffres de le FCA ou pas, le pouvoir d'achat n'a progressé en France que grâce au revenus du patrimoine. Le le revenu du salariat baissait. Bon donc tout le problème à mon avis il est là et là après ça touche la question de la consommation populaire sur la question de l'économie de guerre.
Sur les questions de l'économie de guerre. Oh il en a attendu sur les questions de l'économie de guerre. Oui, on l'interroge, on a voté contre nous le le budget militaire.
Là, c'est vrai qu'il s'interrogent encore plus puisqu'ils vont l'augmenter de 6,7 milliards d'euros. Et euh je crois pas l'avoir relativisé tout à l'heure, hein. Je pense que c'est un moment absolument dramatique.
Si vous voulez le fond de ma pensée, je pense qu'on nous sommes à la fois avant 14 et avant 39. Voilà. terme de dangerosité, c'est-à-dire que le choc le choc de d'une guerre commerciale avec le fait que la les débouchés pour le capitalisme en terme de reconversion industrielle soit l'armement et générateur de conflits qui exactement ce qui s'est passé après la première crise de de la mondialisation capitaliste parce qu'il faut se rappeler que la guerre 14 c'est le déboucher de la première mondialisation capitaliste qui se termine exactement de la même manière en affrontement entre des blocs économiques et politiques.
Sauf que là, on contracte les deux, c'est-à-dire en même temps avec une montée de l'extrême droite du racisme qui est la particularité de la de la période d'avant 30. On contracte les deux. Donc c'est dire que je pense que je je ne minore pas et pour tout répondre, on va notre contrebudget cette année, ça va être un budget écologique contre l'économie de guerre parce que la vraie question, la vraie urgence aujourd'hui qui est posée, c'est pas la question de la guerre.
La vraie urgence, c'est la question climatique et que celle-là on est en train de passer complètement à côté. complètement à côté. Bon, donc moi ça me semble absolument essentiel et là les réponses elles sont elles sont différentes.
Au fond, à quoi on assiste ? C'est que je regardais une phrase de de qui avait été faite en 2007 par quelqu'un qui est mort en 2023 qui était le vice-président du MDEF à l'époque qui s'appelait Denis Kessler. Qu'est-ce que Kessler disait ?
Il disait "Notre projet, c'est de défaire méthodiquement le programme du CNR." D'accord. Mais oui, bien sûr, on s'en rappelle pas à l'époque hein.
Il disait même euh il disait même "Aieu 1945, raccrochons notre pays au monde." Alors, on se demande bien ce qu'il voulait dire à l'époque parce que si c'est plus 45, c'est quoi avant ? Bon et moi, je crois qu'on est exactement dans la période où ces gens-là par exemple préfèrent Hitler au Front populaire, préfèrent l'extrême droite par rapport au danger à ce que à ce qui est pour eux le danger de la gauche avec une gauche de rupture.
Donc, on est dans ce moment-là. Bon, c'est dire le le le moment grave dans lequel nous sommes et effectivement nous nous récusons cette marche en avant vers l'économie de guerre qui est du non, j'aurais pas le temps de te poser la question dangerosité absolue. Je termine sur euh la censure.
Euh alors pourquoi je suis optimiste ? Je veux dire pourquoi je suis comme je je dois au moins dire une chose, c'est que j'avais annoncé qu'on censurerait le gouvernement Barnier. On l'a censuré.
Bon, je suis optimiste d'abord parce que je pense comme toi qu'il faut des mobilisations sociales. Il faut que le 10 soit une réussite. Plus il y aura de mobilisation sociale, plus ça va pousser.
Mais je suis optimiste aussi parce que politiquement, il y a pas un groupe d'opposition à l'Assemblée qui peut laisser passer ce budget pour la suite. Ils peuvent pas le laisser passer ce budget. C'est impossible.
Je me trompe peut-être. Bon, je vous le dis, je vous le dis, il faut des mobilisations. Il faut pas penser que les choses vont se faire mécaniquement, mais je pense que ce budget sera battu.
Après la vraie question, ça a été la question définie après et après on fait quoi ? Bah après il y a deux solutions, hein. Soit soit Macron tente un nouveau gouvernement.
Et moi je pourquoi je suis pour censurer au plus vite Ber c'est que ça nous laissera le temps de ne pas avoir une pression calendrier pour censurer à nouveau ce deuxième gouvernement et d'avoir un retour au peuple parce que je pense qu'il faut un retour au peuple sur des élections. Je pense que le mieux ça serait la démission de Macron mais sinon on prendra la dissolution s'il faut. Mais on peut pas les laisser faire un an et demi de plus.
On peut pas laisser se développer une politique qui non seulement est une politique productrice d'inégalité et de dérèglement climatique, mais en plus met en danger notre pays, ne répond pas aux besoins de notre pays. Donc de ce point de vue-là, voilà pourquoi à mon avis la question est absolument décisive et effectivement ça commence le 10 septembre par les mobilisations qui vont avoir lieu. Mais j'espère que les syndicats après appelleront à des grèves générales, pourquoi pas ?
En tout cas, nous on fera notre boulot aussi à l'assemblée. Voilà, merci. On est désolé, on est un peu pris par le temps.
J'espère que ça vous a intéressé. Voilà. Et tout à l'heure, je débat avec François etcal pour ceux que ça intéresse.
Éric Coquerel