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interviewSud Radio (sur YouTube)· 24 juillet 2025 8 min

Décret pour la prise en charge des victimes de soumission chimique : toujours pas de signature

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedo, c'est un sujet qui prenne le temps qu'on qu'on prenne le temps d'aborder aujourd'hui parce que c'est un sujet grave. Bonjour Sandrine Joso.

Bonjour. Vous êtes la députée de de Loire Atlantique et on a envie de on avait envie de de vous entendre ce midi parce que vous vous avez décidé de prendre à pas le corps un sujet un sujet fondamental. Vous êtes aussi la porte-parole de l'association Mandorpa.

Il y a quelques mois, vous avez décidé de de porter plainte contre votre collègue sénateur qui à l'occasion d'une soirée vous a drogué, visiblement avec l'attention de de de vous violer. Et vous tirez la sonnette d'Arlâme aujourd'hui sur un sujet qui fait qui devrait pourtant faire consensus, mais ce n'est toujours pas le cas. C'est-à-dire que c'est le décret qui permet la prise en charge à titre expérimental des victimes de soumission chimique n'a toujours pas été signé.

Est-ce que c'est bien ça ? Ce décret n'a toujours pas été signé. En fait, ce sujet, il fait consensus.

C'est juste que on doit passer des paroles aux actes. J'ai proposé un amendement dans le cadre du projet de loi de finance de la sécurité sociale pour faire en sorte que les victimes puissent accéder à des prélèvements de sang, du ride et de cheveux le plus rapidement possible dans les heures qui suivent. Pourquoi ? pour qu'elle puisse avoir des preuves et avec ces preuves qu'elle puisse aller porter plainte parce qu'aujourd'hui ce qui se passe parce qu'en réalité maintenant actuellement ce n'est pas ça.

C'est ça. Ça n'est pas comme ça que ça marche. Voilà, c'est ça.

Absolument. C'est ça. C'est qu'aujourd'hui les victimes qui ont une suspicion d'avoir d'être d'avoir été drogué à leur insu, elles doivent tout d'abord aller porter plainte et après être allé porter plainte, elles peuvent avoir des prélèvements de cheveux, d'urine et de sang.

Sauf que c'est un contre la montre. Et si on perd du temps, chaque minute compte, et bien on a moins de de voilà, on a moins de chance d'avoir des preuves. Donc il faut faire les choses à l'inverse pour permettre d'avoir des preuves pour que les victimes voyant les résultats puissent donc être conforté pour aller porter plainte pour qu'on puisse eniguer ce phénomène.

Et donc ce décret n'a pas été signé, il devait être fait au plus tard. Euh donc ça devait être fait au plus tard le 1er juillet. Aujourd'hui, cette date, elle est passée.

Donc, c'est normal que moi, en tant que député euh je vérifie ce qui se passe et c'est-à-dire j'ai euh donc ce pouvoir de contrôler le gouvernement et euh de leur dire qu'il faut absolument que les choses soient faites. Donc surtout ce qui est même incompréhensible, ce qui est même incompréhensible dans dans ce que vous dites, pardonnez-moi, Sandrine Joso, je rappelle vous êtes la députée de l'Ore Atlantique et le porte-parole de l'association Mandorpa, c'est que arrêtez-moi une fois de plus, mais il me semble que ce décret c c'est c'était quand même fait pendant la promulgation de de la loi sur le financement de la sécurité sociale, on est d'accord. Donc c'est des débats qui ont eu lieu donc c'est quand même des débats qui ont lieu il y a plus de 5 mois déjà et on est on est fin juillet et on a on n'est même pas capable de respecter les délais disons automatiques, disons normaux pour la signature d'un décret.

C'est ça qui est qui va pas. Et ce sujet de la prise en compte de la prise en charge des victimes dans notre pays euh c'est fondamental. Pourquoi c'est fondamental ?

Parce que si on se compare à d'autres pays, on se désole. Il y a seulement 1 % des victimes qui sont pris en charge actuellement. C'est c'est le chiffre que vous avez 1 %.

C'est ça. Donc là, je ne peux pas euh me résoudre et je ne peux pas m'accommoder de cela. Vous comprenez bien que c'est important pour les personnes que je représente, pour les professionnels qui le demandent, pour les milliers de victimes qu'on continue à demander à ce que les choses s'améliorent.

Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Donc, on a énormément de progrès à faire. On part de très loin et il faut jamais rien lâcher sur ce sujet.

C'est prioritaire, c'est une question de santé publique mais surtout quand on se rappelle qu'en novembre 2024, accessoirement Michel Barni avait déjà promis un plomb de lutte contre les violences faites aux femmes, précisément avec un volet concernant la la soumission chimique. Mais Sandrine Josu, est-ce que vous comprenez ou pas les non pas les excuses peut-être, mais les arguments du ministère de la santé qui disent que bien sûr que ce décret est prêt, mais qu'il est actuellement étudié par l'acné dont la vie est nécessaire et que en réalité si on suit là le calendrier, il il pourrait, je dis bien, pourrait être signé en automne. Si on suit les le calendrier, il aurait déjà dû être signé.

Donc cette lenteur, moi quelque part comme tout le monde je trouve ça elle est exécrable en réalité. Surtout elle est surtout sur un sujet comme ça. Surtout sur un sujet comme ça.

Par contre, il y a quand même des bonnes avancées d'un autre côté. Je travaille main dans la main avec la ministre Aurore Berger, avec l'association Mandorpa, toutes les personnes mobilisées, le centre de référence des agressions facilitées par les substances pour qu' ait cette grande campagne euh de on va dire de sensibilisation pour lutter contre la soumission chimique. Ça nous on y travaille, ça c'est en cours, ça va avancer, ça avance sérieusement, on a l'appui euh de la ministre de l'égalité, c'est très bien et c'est formidable.

Mais d'un autre côté, le reste doit suivre aussi. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui euh je demande à ce que ce décret soit signé le plus rapidement possible. Merci beaucoup Sandrine Josu.

Une dernière question, on a appris il y a un petit mois bien sûr que un procès a été est ordonné contre le génateur le sénateur Joël Guerriot qui c'est c'est lui c'est contre lui que vous avez porté plainte à l'occasion de de cette soirée pour justement pour soumission chimique. J'imagine que vous êtes soulagé de savoir qu'il y a un procès pour confronter les versions et surtout confronter celui que vous pensiez être votre ami le sénateur Joël Garot. Alors, c'est exactement ça.

C'est-à-dire quelque part comme toutes les victimes, je me sens soulagé. Maintenant, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la soumission chimique, c'est avant tout une confiance trahie. C'est déjà ça.

Et donc moi, c'était quelqu'un qui était très proche de moi, donc euh quelqu'un que je connaissais depuis 10 ans. Euh et ce procès, il aura lieu les 26 et 27 janvier prochain. Euh je souhaite que ce procès puisse aussi faire avancer les choses et c'est pour ça que je me bats pour toutes les victimes de l'ombre.

Et puis n'oublions pas que il y a aussi certaines victimes de soumission chimique qui ne savent pas qu'elles ont été droguées à leur insu. Pourquoi ? parce qu'on connaît pas assez ce phénomène et aussi parce que c'est difficilement détectable.

C'est pour ça que une grande campagne est aussi nécessaire et qu'on doit aussi accompagner d'un autre côté les victimes pour qu'elles puissent avoir des preuves pour porter plainte. Donc je me battrai jusqu'au bout pour l'application de ce décret et c'est ce que vous faites notamment avec votre associ votre c l'association Mandorpa dont vous êtes la la porte-parole. Merci beaucoup Sandrine Joso, député de de Loire Atlantique et merci de nous avoir alerté sur ce phénomène et la lenteur du gouvernement qui empêche la signature de ce décret pour un sujet pourtant majeur.

Merci beaucoup d'avoir été avec nous sur sur Sud Radio. Dans un instant, Lucra, politologue, auteur de la démocratie en péril, vient viendra viendra nous expliquer ces ces ces mouvements qui émergent d'un peu partout, les Nicolas Kipé, le collectif carton jaune. Est-ce qu'un mouvement de contestation peut émerger à la rentrée ?

Est-ce que les gilets jaunes vont avoir le droit à une deuxième chance ? parce que les Français on ont suffisamment ralbol pour tout d'un coup aller battre le pavé à partir de septembre et mettre le pays en arrêt total. C'est ce dont on va discuter dans la prochaine demi-heure.

Vous êtes bien sur Sud Radio. À tout de suite. Sud Radio.

Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai.

Décret pour la prise en charge des victimes de soumission chimique : toujours pas de signature — Sandrine Josso · Pourquijevote