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interviewBFMTV· 18 décembre 2025 14 min

Rachida Dati, SUV...L'interview en intégralité d’Emmanuel Grégoire, candidat à la mairie de Paris

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Et il vient de réaliser l'union de la gauche sans les insoumis pour le premier tour des municipales. Bonsoir, Emmanuel Grégoire. Vous pouvez même vous rapprocher de moi. Regardez, ce sera plus simple pour entamer cette conversation. Soyez le bienvenu sur ce plateau. Ça y est, c'est fait. Après des mois de discussion, vous venez de vous mettre d'accord avec les communistes et les écologistes qui ont accepté de se rallier à votre candidature. C'est la première fois que ça arrive. Et place publique. Et place publique, le parti de Raphaël Guzman. C'est la première fois que ça arrive, l'union de la gauche sans les insoumis. Vous avez si peur que ça de Rachida Dati ?

0:29
Emmanuel Grégoire

Non, on n'a pas du tout peur de Rachida Dati. D'ailleurs, on est devant elle dans les sondages. On a un projet qui est totalement différent. La réalité, c'est que les élections municipales se passent dans un contexte particulier. Il est particulier pour le pays. Il est particulier aussi au niveau national. Quel est-il ? C'est d'abord une mauvaise habitude de la gauche d'être très divisée. Et du coup, de ne pas donner de force politique.

0:54
Présentateur

Ce qui n'a pas empêché de gagner depuis 25 ans à Paris.

0:56
Emmanuel Grégoire

Paris, ce n'est pas le sujet. Ce n'est pas le même moment historique. Et deuxième chose, c'est aussi d'être, entre guillemets, piégé par le récit médiatique sur union, pas union, qui aime, qui n'aime pas. Là, on a décidé qu'on pensait beaucoup de choses ensemble, qu'on avait un projet commun, qu'on voulait le porter ensemble. Et que c'était logique de répondre à la demande d'union des électeurs. C'est ce que nous allons faire. Et maintenant, on se projette dans une belle campagne dynamique au service de Paris des habitants.

1:23
Présentateur

Face à vous, il y aura donc notamment Rachida Dati, vous la voyez, qui multiplie les visites sur le terrain, y compris dans des arrondissements des terres de gauche, qui multiplie les vidéos avec des éboueurs, qui va voir les vendeurs de crack aussi. Est-ce qu'elle va aujourd'hui là où vous n'osez pas aller ?

1:38
Emmanuel Grégoire

Alors non, elle ne multiplie pas les visites de terrain. Et pardon de vous reprendre là-dessus, elle a fait 5 visites de terrain en 2 mois. Moi, j'en fais 15 par jour, des visites. Quand même, hein. Deuxième chose, moi, oui, je passe ma vie à circuler dans tous les arrondissements, les quartiers que vous mentionnez. Le quartier de la Porte d'Aubervilliers, de la Porte de Clignancourt, tous les quartiers parisiens, je les ai visités des dizaines de fois.

2:00
Présentateur

Vous voulez dire, moi, je ne fais pas de vidéos.

2:01
Emmanuel Grégoire

Mais non, ça ne sert à rien. Je veux dire, c'est mettre en exergue la misère du monde pour dire que ce n'est pas bien, y compris pour s'en moquer, pour en rire, pour les invectiver en leur disant « allez-vous-en », etc. Je rappelle que ces gens n'aspirent nullement à être dans la rue, à dormir sous les ponts, etc. Et donc, moi, ce n'est pas ma méthode de faire. Moi, je travaille les dossiers sur le fond, je les construis, y compris dans la discrétion avec les associations.

2:28
Présentateur

Donc on ne voulaira pas faire des vidéos avec des éboueurs ?

2:29
Emmanuel Grégoire

Non, mais moi, des vidéos avec des éboueurs, j'en ai fait une fois dans ma vie. Vous voyez, c'était en 2014, j'étais à l'époque adjoint aux ressources humaines de la ville de Paris. Elle est ressortie récemment, cette vidéo. Je n'ai pas passé cinq minutes, je passais deux jours, et je l'ai fait au moins huit fois. Non, mais ce que vous dites est très important, c'est la différence entre elle et moi. Elle est dans la politique spectacle. Moi, je suis un homme de dossier, je suis un homme qui connaît et qui aime infiniment cette ville. J'ai plein de choses à proposer. Allez, on va voir votre proposition.

Je n'ai pas peur des vidéos que je trouve un peu ridicules qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux.

3:00
Présentateur

Encore un mot sur Rachida Dati. Après, premier, on parle du programme. Rachida Dati sera jugée en octobre prochain pour corruption. Aujourd'hui, son domicile a été perquisitionné, tout comme la mairie du 7e arrondissement qu'elle dirige, tout comme le ministère de la Culture. Est-ce que vous allez l'attaquer là-dessus pendant la campagne ? Non. Ou est-ce que vous allez dire, elle est présumée innocente, battons-nous sur d'autres choses ?

3:19
Emmanuel Grégoire

Je ne vais pas dire qu'elle est présumée innocente, ce n'est pas mon travail. Mais en tout cas, je ne vais pas m'en préoccuper moi-même. Je ne vais pas commenter ça. C'est le travail de la justice. Il faut qu'elle puisse le faire sereinement, la justice, son travail. Moi, je veux parler de Paris, des projets que nous avons avec les Parisiennes et les Parisiens. Le reste est, à mon avis, un peu dégradant pour le débat public. Emmanuel Grégoire, si vous êtes élu maire de Paris, est-ce que vous serez un maire anti-bagnole ? Non, pas anti-bagnole, et on n'a jamais été anti-bagnole. Un petit peu quand même. Non, vraiment, ce n'est pas la bonne clé de lecture.

Alors, David Béliard, avec qui vous venez de signer un accord, pas plus tard qu'aujourd'hui,

3:53
Présentateur

dit « je veux interdire les SUV à Paris, ils n'auront plus le droit de se garer ».

3:56
Emmanuel Grégoire

Mais, revenir sur le sujet, on est pour les piétons sécurisés, d'abord les piétons, les transports en commun, le vélo. Non, mais c'est un sujet d'arbitrage. Est-ce que votre objectif, c'était moins de voitures à Paris ? Est-ce que la conséquence, c'est de réduire ? Bien sûr que l'objectif, c'est de réduire la place de la voiture. Mais il faut le faire, évidemment, avec méthode. Mais qui peut penser qu'une ville, on doit tous contribuer à faire baisser le nombre de voitures et les réserver d'ailleurs à ceux qui en ont un usage indispensable. Les personnes à mobilité réduite, les personnes âgées, les familles parfois dans certaines circonstances, évidemment les professionnels.

Et les gens qui n'habitent pas Paris ? Mais c'est marginal sur le plan climatique.

4:32
Présentateur

Je reviens sur ce qu'a dit David Béliard.

4:33
Emmanuel Grégoire

Les gens qui n'habitent pas Paris, qui viennent à Paris, ils viennent à 99,9% en train, en transport, en commun.

4:40
Présentateur

Les banlieusards, pas forcément, oui. Je reviens sur ce qu'a dit David Béliard. Interdire Paris au SUV. Vous allez reprendre cette mesure ou pas ?

4:47
Emmanuel Grégoire

Alors, on en a parlé lui et moi, et c'est un sujet qu'on est en train de maturer dans le projet.

4:53
Présentateur

Moi, je ne suis pas pour... Ça veut dire quoi, maturer, pardon ?

4:54
Emmanuel Grégoire

Non, mais laissez-moi finir ma phrase, vous allez comprendre. Donc, un, je ne suis pas pour l'interdiction. Je considère que ce n'est pas la bonne clé d'entrée. En revanche, je partage avec David Béliard, et je crois que c'est partagé par beaucoup de Parisiens, l'objectif de réduire les risques en matière de sécurité routière. Ce sont des véhicules qui sont très gros, qui dans un certain nombre de rues sont peu adaptés, et parfois créent des incidents qui vont jusqu'au drame. Deuxième chose, est-ce que c'est vraiment utile dans les hypersentres humains d'avoir des véhicules aussi gros ? Et d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle nous avions mis une tarification spéciale...

Plus élevée pour les SUV. Exactement. Donc, c'est plutôt la logique que je veux creuser avec nos partenaires écologistes. Donc, le stationnement encore plus cher pour les SUV. Non, non, c'est ça ?

5:35
Présentateur

Pour l'instant, on l'a déjà fait, donc on ne va pas le faire en plus. J'essaie de comprendre où va le processus de maturation que vous avez mené avec M. Béliard.

5:40
Emmanuel Grégoire

Le processus, c'est de discuter comment on fait pour améliorer les choses. Donc, comment on incite à les garer en sous-sol plutôt qu'en surface. Comment on fait en sorte de convaincre les gens que ce n'est pas forcément utile d'avoir un très gros véhicule, surtout que dans l'immense majorité des cas, et contrairement aux arguments qui sont utilisés. Il ne s'agit pas de gros véhicules pour des familles à vocation d'usage indispensable. La plupart sont avec une seule personne dedans. Donc, c'est un travail culturel de pédagogie. Et ensuite, s'il y a des mesures complémentaires à prendre un jour, on le fera. Mais aujourd'hui, non, je ne suis pas favorable à l'interdiction.

Donc, lui, c'est lui, vous, c'est vous, David Béliard. Par ailleurs, d'autant que c'est une proposition qui est une proposition plaidoyée, puisqu'aujourd'hui, nous n'avons pas les instruments juridiques pour le mettre en place. Et c'est aussi un sujet de méthode. Un, l'apport des écologistes, il est essentiel sur ces questions-là. Et en lanceur d'alerte, et pour nous donner des bonnes idées pour avancer dans le bon sens. Et deuxièmement, on le fait de façon, entre guillemets, progressive. Et on le fait aussi dans le dialogue avec les parisiennes et les parisiens.

6:36
Présentateur

Question très simple, Emmanuel Grégoire, si vous êtes élu, est-ce que vous armerez les policiers municipaux comme le font d'autres maires socialistes à Montpellier ou à Marseille, par exemple ?

6:44
Emmanuel Grégoire

Alors, d'abord, à Paris, les policiers municipaux sont déjà armés. Ils sont armés d'armes de quatrième catégorie, des tonfas, des gaz lacrymogènes. Je parlais de pistons. Et deuxième chose, il y a une différence fondamentale avec les polices municipales ailleurs. C'est que ce ne sont pas les mêmes partages de compétences entre la préfecture de police et la police municipale parisienne, qui est toute jeune et qui n'a pas exactement les mêmes compétences. Ensuite, vous le savez, il y a un débat national très intéressant sur ce sujet des compétences des polices municipales qui fait d'ailleurs l'objet d'un projet de loi qui sera examiné au Sénat en février.

Donc, je suis défavorable à l'armement létal, si c'est la question à ce stade. Parce qu'aucune des missions telles que le fixe la loi de la police municipale parisienne justifie d'avoir une arme létale pour la mettre en œuvre. En revanche, il y aura un débat national sur les missions, le partage des missions, qu'est-ce qui est le rôle de la police nationale, des polices municipales, et on y travaillera. Mais en revanche, je suis vraiment très opposé à l'armement létal parce que je considère qu'à Paris, il crée une confusion de rôles entre la police nationale et la police municipale. La police nationale s'occupe de la sécurité et des sujets les plus graves, les plus lourds.

La police municipale s'occupe de verbaliser les cyclistes, s'occupe de la tranquillité publique. Et ce partage-là me paraît sain.

8:01
Présentateur

À Paris, depuis le début de l'année, 36 animateurs du périscolaire ont été suspendus, dont 19 pour des faits à caractère sexuel contre des enfants. Qu'est-ce que vous dites aux parents qui, aujourd'hui, n'ont plus confiance avant de laisser leurs enfants le matin ?

8:14
Emmanuel Grégoire

J'espère que ce n'est pas le cas de façon aussi définitive. Je le sais parce que je suis moi-même père. Et donc, ces inquiétudes, je les connais. Et deuxième chose, des expériences un peu traumatiques qu'on a, ou des doutes par rapport à ces enfants, etc., je les ai vécues. Là, il se passe quelque chose quand même. Il se passe incontestablement quelque chose.

8:35
Présentateur

Ce qu'on a entendu dans les premières semaines, quand des parents disaient qu'il se passe quelque chose, nous disaient qu'il n'y en a pas plus à Paris qu'ailleurs.

8:41
Emmanuel Grégoire

Eh bien, pardon, ce ne sont pas mes mots, et ce n'aurait pas été mes mots. D'abord, parce que ce n'est pas parce qu'il n'y en a pas plus qu'ailleurs que ça n'est pas insupportable pour les parents. Donc le premier, c'est un message de compassion et, entre guillemets, de disponibilité auprès des réseaux de parents d'élèves pour discuter. Deuxièmement, nous avons vu des manquements majeurs dans la communication entre la brigade des mineurs, le rectorat, la ville, les villes d'ailleurs en général, parce que même si le tropisme est très parisien, c'est un sujet de préoccupation nationale. Nous avons en la matière une obligation de résultat.

Et donc des moyens, la ville a fait des annonces, j'en ai moi-même fait en plus, il n'est pas tolérable que l'école ne donne pas des garanties d'être une forme de sanctuaire qui protège les enfants en général.

9:23
Présentateur

Je voudrais vous citer, Emmanuel Legras, une des mesures qui a été mise en place par la mairie de Paris dans la foulée de la découverte de ces affaires. Il est prévu désormais de garder la trace des signalements pour qu'un animateur mis en cause ne puisse pas être recruté ailleurs. Pardon, ce n'était pas le cas avant. Non. On pouvait se faire sortir d'une école et aller postuler l'année suivante dans une autre école ?

9:41
Emmanuel Grégoire

Oui, alors ce n'est pas exactement ça, et vous verrez que la question est compliquée. C'est quand un animateur est mis en cause, il y a une enquête, que ce soit une enquête administrative interne ou une enquête de la police. Si il est innocenté, comme vous le rappeliez tout à l'heure pour Mme Dati, présumé innocent, et s'il est déclaré innocent, il est, selon la loi, innocent. Simplement, nous avons observé des cas dans lesquels il y a à nouveau des enquêtes et dont nous découvrons à posteriori qu'il y avait eu des faits antérieurs suspectés, non confirmés ni par la police, ni par l'administration.

10:12
Présentateur

Mais le chef d'établissement n'était pas prévenu, même discrètement, sur « attention sur les vigilants ».

10:16
Emmanuel Grégoire

Alors, je vous le dis, ça pose un problème légal, c'est que quand on est innocent, on est innocent, mais compte tenu de la garantie de l'obligation de résultat, je soutiens totalement cette mesure qui a été prise par la ville, de suivi, entre guillemets, des profils pour lesquels il y a eu des mises en cause. Ce qui nécessitera, je le dis, sans doute des évolutions législatives pour clarifier ce point, mais ce n'est pas la première fois qu'il y a des trous dans la raquette entre des professionnels qui passent d'une ville à l'autre, d'une région à l'autre, etc. Et donc, je pense que nous avons besoin de resserrer les mailles du filet.

Le premier sujet, c'est la prévention de la pédocriminalité, des faits que des pédocriminels n'y voient pas un endroit où, d'une certaine manière, ils peuvent agir en toute impunité. Et la deuxième chose, c'est évidemment la prévention et le traitement quand il y a des signalements de façon extrêmement fluide. Et enfin, je le dis, une meilleure communication quand il y a des enquêtes, parce qu'il y a des parents qui sont inquiets, parce que leurs enfants sont concernés, mais il y a aussi beaucoup de parents qui sont inquiets parce qu'ils ne savent pas si leur enfant est concerné, et c'est insupportable, et nous devons évidemment clarifier ça.

11:19
Présentateur

Encore deux mots de politique, Emmanuel Grégoire, même si évidemment tout ça, ce sont aussi des sujets politiques dans la vie de la cité. Vous avez dit, il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise entre les deux tours. Est-ce que c'est un souhait ou est-ce que c'est un engagement, une promesse que vous faites ?

11:32
Emmanuel Grégoire

Écoutez, d'abord, c'est la, je pense, 675 millième fois qu'on me pose cette question. C'est la première fois que je vous la pose, et je vous laisse savoir où vous mettez le curseur. Moi, je vais vous dire. Sophia Chikirou, la candidate qui est à la tête de l'FI, a dit qu'elle ne souhaitait plus qu'il y ait un maire de gauche à Paris. A dit qu'on était allé trop loin en matière de transformation écologique et qu'il fallait remettre de la place pour les voitures. Dit que nous sommes des nuls et qu'il faut changer d'équipe. Je suis désolé, mon masochisme ne va pas jusque-là. Je me suis exprimé très clairement en ce sens.

Et je veux, encore une fois, leur renvoyer leur sectarisme et les confusions. Je pourrais vous citer, elle a eu des propos homophobes, etc. J'espère qu'un jour, on arrêtera de me demander si je vais travailler avec Dati.

12:18
Présentateur

Donc la réponse, c'est oui à votre question. Voilà ce que vous nous dites ce soir. Voilà ce qu'on lit dans l'accord conclu avec les écologistes et les communistes. Les partenaires s'engagent à tout faire pour qu'il n'y ait qu'une liste de gauche au second tour. Oui, absolument. Du coup, il y a le Emmanuel Grégoire qui signe ça et celui qui, sur ce plateau, se sent. Mais c'est la même chose. Une seule liste, s'il y en a deux, vous faites quoi ?

12:34
Emmanuel Grégoire

Ils feront tout leur possible pour qu'il n'y en ait qu'une. Ça va se jouer.

12:39
Présentateur

Ça veut dire qu'on fait des accords.

12:40
Emmanuel Grégoire

Non, non, pardon, excusez-moi. Nous menons une bataille de premier tour. Nous avons créé un rassemblement historique, unique, vous l'avez dit en introduction. Nous avons pour objectif de faire en sorte d'être la seule liste susceptible de se maintenir. Nous allons essayer de convaincre les électeurs que notre projet, c'est le seul qui peut empêcher Paris de basculer dans la droite conservatrice et réactionnaire, y compris dans ses collusions avec l'extrême droite. Ça va se jouer, enfin, je veux dire, expliquons-le bien. Ça va se jouer entre moi, entre notre collectif et Rachida Dati. Il n'y aura pas d'autre option, il n'y a pas d'autre option sur la table.

Les insoumis dépassent les 10% au premier tour et s'ils peuvent se maintenir. Non, non, les insoumis ne pourront pas être maires de Paris. Je pense qu'il n'y a pas besoin d'être d'eux. Ils peuvent vous empêcher de l'être. Et donc, ça va se jouer entre Dati et moi. Et donc, la conclusion que vous tirez, vous-même, c'est que voter pour LFI, c'est voter Dati.

13:28
Présentateur

En un mot, toute dernière question, réponse très rapide, Emmanuel Grégoire. Je sais que vous êtes fâché depuis des années avec Anne Hidalgo. Est-ce que vous voulez profiter de votre présence ce soir pour lui dire « Anne, on oublie tout, tout est pardonné, rejoins-moi et monte sur scène à mon premier meeting de campagne ? » En un mot.

13:44
Emmanuel Grégoire

J'ai beaucoup aimé travailler avec cette femme. Notre relation est aujourd'hui dégradée. J'y ai gagné ma liberté et je la garde.