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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 22 août 2025 14 minComplaisantMixteSécuritéJusticeSolidarités & famille

Jean-Luc Moudenc : "La montée de l'antisémitisme devient structurelle"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Comment le maire de Toulouse réagit à ce qui s'est passé avec les jeunes vacanciers israéliens ?

  • OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui se passe dans ce pays ? Comment qualifieriez-vous le climat ?

  • FerméeRéponse partielle

    Répondez-vous aux accusations sur vos revenus et votre cabinet en 2020 ?

  • OuverteRéponse directe

    Comment faire face à l'insécurité à Toulouse, notamment dans les transports en commun ?

  • OuverteRéponse directe

    Que faites-vous face au narcotrafic et aux règlements de comptes à Toulouse ?

  • FerméeRéponse partielle

    La LGV Bordeaux-Toulouse se fera-t-elle vraiment selon vous ?

Modèle mistral-small3.2:24b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci à vous Léo Ardourel. 8h30 sur Sud Radio, l'invité politique ce matin. Bonjour à vous Jean-Luc Moudin Bonjour Mer sans étiquette faut-il dire maintenant désormais de Toulouse et vous êtes président de Toulouse métropole Jean-Luc Moudin j'ai envie de vous poser ce matin une première question.

Comment le le maire de de Toulouse, faut-il le rappeler, ville éprouvée par le terrorisme, réagit à ce qui s'est passé. Vous l'avez entendu ce matin à porter Puis Morin dans les Pyrénées orientales. On est dans la même région hein, se gérant d'un parc de loisirs qui a refusé l'accès à 150 jeunes vacanciers de 8 à 16 ans au prétexte qu'ils étaient israéliens.

C'est une manifestation supplémentaire de l'antisémitisme qui malheureusement est en pleine régurgence dans notre pays. Paradoxalement, depuis le 7 octobre 2023, je crois que on a une statistique qui nous dit que ces faits antisémites ont été multipliés par trois, ce qui est tout de même extrêmement extrêmement préoccupant et et dangereux. Euh et tout ça, c'est le fruit d'un d'un amalgame, c'est-à-dire que euh on est israélien, donc forcément on est euh coupable des choix que fait le gouvernement israélien qui sont choix effectivement totalement euh contestables.

D'ailleurs, j'observe que la contestation la plus forte, elle est en Israël elle-même. et ou alors quand on est juif français et bien le seul fait d'être juif et français provoque là aussi un amalgame avec la politique de Netaniaahu et tout cela évidemment n'est pas n'est pas admissible. C'est c'est extrêmement inquiétant mais dans l'affaire que vous citez la la réaction a été a été rapide à l'égard du gérant et c'est quelque chose qui qui est important.

Effectivement, c'est important de ne pas face à tout ça, face à cette montée de l'antisémitisme qui qui devient structurel, de ne pas être dans la fuite des responsabilités, de ne pas être dans dans la molesse, mais au contraire de prendre des positions fortes et claires. Réponse ferme républicaine. Vous évoquez les actes antisémites 1570 en 2024.

La baisse n'est pas significative, elle est légère. Il y a une stabilisation. Le niveau reste historique.

Jean-Luc Moudin, j'ai envie de vous poser la question ce matin. Qu'est-ce qui se passe dans ce pays ? Euh comment vous qualifieriez le climat ?

Nous allons parler dans un instant de la campagne qui commence déjà à Toulouse avec Rudes. Oui. Alors, au-delà de ce qu'on a évoqué, effectivement, on voit bien que les les choses ont changé, l'ambiance a changé, il y a un climat électrique euh dans le pays, il y a une une contestation tous azibut. euh mais qui est exprimé non pas de manière classique, dirais-je, avec un débat politique apaisé, mais au contraire une virulence qu'on a jamais connu ou du moins pas depuis longtemps.

Euh c'est au fond euh un pays qui à travers ce phénomène euh se comporte à l'unisson de ce qui se passe à l'Assemblée nationale. l'Assemblée nationale depuis euh 2022, il y a une bordéisation des débats, une virulence extrême, des attaques très violentes. Euh et donc forcément bah tout ça imprègne l'ensemble de la vie politique du pays au niveau national, au niveau local aussi et là aussi.

Là aussi, même si on a l'impression que c'est un climat qui se généralise, pour autant, on doit pas baisser les bras, on doit pas laisser faire, on doit demeurer ferme, on doit demeurer soi-même, c'est-à-dire ferme et en même temps serein. En tout cas, moi pour ce qui concerne les questions toulousaines, lorsque j'observe effectivement à Toulouse une dérive débat politique dans ce sens-là, malheureusement bah je ne change pas mon attitude. Je reste sur mes appuis ferme et et serein et je crois qu'il y a une majorité silencieuse avec des gens de toute sensibilité hein, de droite, de gauche, du centre qui peuvent se reconnaître dans une fermeté républicaine mais qui ne s'exprime pas forcément Jean-Luc Moudin hein.

Elle reste par définition très silencieuse hein. C'est le problème. C'est le problème effectivement les ceux qui crient le le plus fort tiennent le haut du pavé.

Mais pour autant euh il ne faut pas euh prendre je dirais cela comme euh un phénomène majoritaire. C'est euh je crois qu'il faut mesurer euh à la fois la réalité de cette manière de faire et puis euh ne pas oublier que beaucoup, même s'ils ne se manifestent pas, sont tout à fait en désaccord là-dessus. Donc faut faut pas les abandonner, faut tourner les positions parce que si si les gens modérés responsables, c'est pas des mots très à la mode hein ce que je viens de dire, à un moment ne tiennent pas les positions, alors les citoyens vont désespérer de tout.

Jean-Luc Moud, face à vous à Toulouse, il y a le député la France insoumise François Picman. La campagne a déjà démarré en réalité celle des municipales. Vous faites l'objet de diverses accusations, je les résume he d'avoir fait travailler des membres de votre cabinet pour votre campagne en 2020.

S'en est suivi une plainte danticorps. Vos adversaires vous épinglent sur vos revenus lorsque vous étiez en poste à Ber leur répondez-vous ce matin ? pas que euh on a là une une illustration de de la bassesse du débat politique de de ce que c'est devenu.

Euh moi ce que je réponds, vous contestez les accusations qui vous sont faites ? Je conteste bien évidemment euh en bloc et le député euh insoumis qui est candidat à la mairie de Toulouse, bah je je l'ai attaqué en justice pour pour diffamation lorsque il prétend que que j'ai un emploi qui n'est pas qui qui n'est pas réel. Donc effectivement, moi je me laisse pas faire et mais surtout je me mets à la place des Toulousains.

Euh les Toulousains euh le sort personnel de monsieur Moudinc ou de monsieur un tel candidat mairie Toulouse, bon euh ils n'ont pas grand chose à faire. Euh le plus important dans le débat municipal, c'est euh quels sont les problèmes, quels sont les sujets dont on doit parler, qui sont les sujets des touusains, de la vie toulousaine et quelles sont les solutions que nous proposons ? Moi ce que je vais faire pendant cette campagne électorale c'est que je vais parler de Toulouse et des Toulousains.

Je vais pas tellement parler de la vie professionnelle ou du parcours de tel ou tel candidat contre moi. Centr sur le sur la vie de sujet. La vérité la vérité du scrutin municipal c'est quel avenir on veut pour notre ville pour les 6 années qui viennent.

Quels sont les projets et les solutions qu'on est capable de proposer ? Jean-Luc Moudin. Justement, j'ai lu que Toulouse était l'une des villes les plus attractives et pardon pour ces néologismes instagrammabl de France.

C'est sur Instagram, beaucoup photographié. 6e rang 2025on et demi d'hashtags répertoriés. Et pourtant Jean-Luc Moudin que l'insécurité y est présente, atteinte aux personnes à la hausse, délinquence qui fait un bon en avant.

Dans les dans les transports en commun, il est question de 16 % en plus. Comment y faire face ? Alors, on y fait face là aussi euh on ne restant pas euh les les mains dans les poches.

Euh moi, j'ai développé la vidéo protection. Quand j'ai été élu, il y avait 24 caméras. Alors, je vous parle, il y en a 560. euh dans les transports en commun.

Justement, nous sommes en train même et pour les mois à venir de déployer un plan de déploiement de de caméra à l'intérieur des rames. Nous avons un système de caméra autour des des des rames elles-mêmes, si vous voulez, sur lesqu autour des stations, mais à l'intérieur des rames ou euh ben c'est là où parfois les agressions se se produisent, parfois les agressions verbales ou autres et c'est là où on est en train de mettre en place ce ce système de vidéo surveillance et et de vidéotection. Après, vous savez, Toulouse est une grande ville, elle est en train de devenir la troisème ville de France et donc elle subit ce que subissent toutes les grandes villes dans notre pays, c'est-à-dire depuis plusieurs années, une montée des violences de de de toutes les violences parce que c'est vrai, la société française devient de plus en plus violente.

Il y a beaucoup de repères collectifs, beaucoup d'autorités d'intérêt général qui qui se sont effondré, l'autorité républicaine pour commencer, la famille, un certain nombre d'autorités collectives et tout ça se ressent. L'hyperindividualisation qui gangraine notre société se traduit aussi par une hausse des des des violences et une banalisation. Et donc c'est important là aussi euh d'agir.

Je multiplie euh la création de postes de de police municipale. Je milite pour que nous attribuons que la loi attribue aux policiers municipaux des pouvoirs supplémentaires pour agir davantage et de manière plus efficace. Donc effectivement sur un tas de leviers euh mon équipe et moi-même nous sommes mobilisés pour contrer ce ce phénomène de de Oui.

Parce qu'il y a il y a eu ce ce mort tué par balle 23 ans. C'était ce weekend dans la nuit de samedi à dimanche à Bellefontaine affaire lié au narcotrafic Jean-Luc Moud. Tout à fait.

Et malheureusement qui va galopant le narcotrafic. Alors c'est un phénomène national, je vous je vous le concède mais qu'est-ce qu'on fait face à ça ? Alors il y a la nouvelle loi qui a été votée à l'initiative de de de Bruno Rota.

C'est c'est c'est une bonne chose. Bon ben non mais est-ce que ça va suffire ? Est-ce que ça va suffire ?

Écoutez, vous savez en France, on vote des lois, après il faut les mettre à hein. Donc donc il faut pas simplement adopter un texte, il faut après une volonté politique ferme, il faut de la constance. Euh trop souvent sur ces questionslà, on réagit par rapport à tel ou tel fait d'actualité.

Donc on est dans une vision ponctuelle. La vérité, c'est que la réponse, elle est et elle doit être structurelle et et permanente. Il me semble que la loi nouvelle donne donne des outil notamment à l'État, à la police nationale, à à la justice.

Euh moi je souhaite maintenant que ces outils soient soient mis en œuvre. Mais effectivement, je témoigne que à Toulouse, comme ailleurs dans les grandes îles, vous l'avez dit, ces dernières années, le trafic de deal s c'est s'est développé. Euh il y a plus de points de d aujourd'hui que qu'auparavant.

Et puis effectivement lorsque la police elle est efficace, j'en témoigne, euh lorsque la police euh met fin à un trafic, c'est-à-dire démantelle une filière, vous avez un endroit qui qui se libère en quelque sorte, un endroit de trafic où les trafiquants ne sont plus là. Et à ce moment-là, qu'est-ce qui se passe ? Il y a des guerres de bandes rivales, de bandes concurrentes pour s'approprier le lieu et c'est ça qui explique la plupart des règlement de compte et des morts que vous évoquez de manière très pertinente.

Tout à fait autre chose Jean-Luc Boudin que il y a des grands dossiers sur la table qui concernent Toulouse et celui qui dure depuis tant de temps des décennies de on passe à autre chose de la LGV vous savez la ligne à grande vitesse Bordeaux Toulouse. Franchement Jean-Luc Moudin que vous vous n'êtes pas vous êtes partie prenante vous mais vous n'êtes pas vous le décideur central dans cette histoire. Elle ne se fera pas cette ligne LGV vraisemblablement.

Elle ne va pas se faire. Si si mais si mais si le le je dis non pour démentir ce que vous ce que vous affirmez. C'est-à-dire que le chantier est commencé.

On a l'impression que ça n'en finit pas. Ça fait ça fait 1 an et demi que ce chantier est commencé au nord de Toulouse et il y a quelques mois, il a commencé à un autre endroit au sud au sud de Bordeaux. Mais c'est vrai que les opposants ne désarment pas.

Ils ont perdu devant les tribunaux tous les contentieux qu'ils ont déclenchés depuis des années, des années. Pour autant, ils ne désarment pas. Ce sont des gens qui se réclament de l'état de droit et qui en même temps le contestent.

Quel paradoxe ! et qui par exemple essaie physiquement d'empêcher le chantier en occupant des des zones de chantiers, en grimpant aux arbres, en essayant de de s'y installer. Et puis moi ce qui me préoccupe plutôt c'est l'aptitude de l'État parce que nous sommes la dernière capitale régionale française à ne pas avoir la LGV, c'est-à-dire le lien direct avec Paris.

Donc ça fait plus de 30 ans qu'on nous promet ce ce projet. Euh, il était une époque où les LGV étaient financés à 100 % par l'État. Comme l'État n'a plus d'argent, ben cette fois-ci l'État finance s'est engagé à financer 40 % et nous les collectivités des régions des régions euh concernées, euh 25 collectivités au total, on finance 40 % aussi.

Bon, le seul problème, c'est que au jour d'aujourd'hui, l'État n'est pas au rendez-vous de sa participation financière. Et dans ce domaine-là, comme dans tant d'autres, l'État ne tient pas sa parole. C'est pour ça que je dis toujours que ce soit sur la question de la sécurité, sur la question des finances publiques, euh quand l'État prend des engagements ou vote des engagements, c'est bien et que ces engagements vont dans le bon sens, c'est bien.

Mais en réalité, la vigilance doit être de mise parce qu'après c'est la mise en œuvre concrète. qui est là ou qui n'est pas là. Et quand elle n'est pas là, ben effectivement, on doit le dire et le dénoncer.

Et donc moi, je suis très très vigilant à ce sujet. Et vous nous dites ce matin Jean-Luc Moudin, cette ligne se fera. Merci à vous Jean-Luc Moud.

Euh merci à vous maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole, vous étiez euh l'invité politique de de Sud Radio euh ce matin. Dans un instant, nous revenons sur ces 150 jeunes vacanciers israéliens refoulés d'un parc de loisirs à porter puince et nous serons en ligne avec Père Danan, la présidente du CRIF de Longdoc Rousillon. tout de suite.