Marine Le Pen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:11OuverteRéponse directe
Vous diriez qu'un cap a été franchi par le FN dimanche dernier dans le Lot-et-Garonne ?
- 0:59RelanceRéponse directe
Qu'est-ce qui a changé ? Le FN lui-même ?
- 1:57RelanceRéponse directe
Est-ce que le FN a changé depuis que vous en avez pris la présidence ?
- 2:07FerméeRéponse directe
L'entreprise de dédiabolisation est achevée, Marine Le Pen ?
- 2:37RelanceRéponse directe
Le Front Républicain est mort, disiez-vous, tout à l'heure.
- 3:18RelanceÉludée
Mais je vous parlais du Front Républicain, et le fait que des électeurs de gauche avaient obéi aux consignes.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Je pense qu'aujourd'hui très clairement le Front Républicain, qui par ailleurs était une vaste escroquerie d'ailleurs, n'existe plus »
- 0:37Invité politiqueFait
« le Front National, doucement mais sûrement, s'est transformé en partie de gouvernement »
- 1:01Invité politiqueFait
« Ce qui a changé, c'est que les Français commencent à se rendre compte, chaque jour qui passe, que le Front National avait parfaitement raison »
- 1:10Invité politiqueFait
« notamment, il faut bien le dire, sur l'Union Européenne »
- 1:26Invité politiqueFait
« ces 20 milliards, 10 milliards de déficits en plus, enfin, ce sont des débats pour amuser la galerie »
- 1:30Invité politiqueFait
« sur l'austérité, sur la dérégulation du marché du travail, sur le transfert de souveraineté massive à l'Union Européenne »
- 2:09Invité politiqueFait
« En tout cas, dans le peuple, très certainement. Pas dans les élites, elle reste, pour certaines, assez hargneuse »
- 2:48Invité politiqueChiffre
« Non, mais nous étions à 15% à Villeneuve-sur-Lotte, il y a un an »
- 3:24Invité politiqueFait
« Le Front Républicain, c'est ce qui, pendant des années, a empêché le Front National d'augmenter ses voies entre les deux tours »
- 3:34Invité politiqueChiffre
« Le Front Républicain, c'est ce qui s'est passé en 2002, qui a permis à Jacques Chirac d'être élu avec 82% des voies »
- 5:21Invité politiqueFait
« Mais il y a des subventions, par exemple, qui sont accordées aux associations communautaristes »
- 5:30Invité politiqueFait
« Il y a des maires qui minimisent volontairement la gravité ou l'aggravation de l'insécurité dans leur ville »
- 5:57Invité politiqueFait
« Vous êtes pour la transparence »
- 7:21Invité politiqueFait
« Oui, parce que, justement, ils tiennent ce discours-là, ils disent qu'en réalité, il y a eu un grand débat sur la transparence, mais que, somme toute, cette transparence n'est pas allée aussi loin »
- 8:21Invité politiqueChiffre
« au cantonal, le Front National, je crois, a frôlé les 49% »
- 9:05Invité politiqueFait
« C'est une figure d'apaisement. Tous les risques étaient très grands »
- 9:10Invité politiqueFait
« D'abord, l'Afrique du Sud est sortie de l'apartheid, ce qui, évidemment, a été une bonne nouvelle pour le monde entier »
- 9:30Invité politiqueFait
« Je ne regrette qu'une chose, c'est qu'en 2007, Jean-Marie Le Pen devait rencontrer Nelson Mandela pendant la campagne présidentielle »
- 10:05Invité politiqueFait
« Jean-Marie Le Pen a toujours condamné l'apartheid et que Nelson Mandela voulait rencontrer Jean-Marie Le Pen »
Temps de parole
- Marine Le Pen73 %
- Présentateur27 %
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Bonjour Marine Le Pen, plus de 46% des voix lors d'un duel de second tour face à l'UMP avec une progression importante en pourcentage et en voix par rapport au premier tour et même par rapport aux élections de 2012. Vous diriez qu'un cap a été franchi par le FN dimanche dernier dans le Lot-et-Garonne ?
Oui, dimanche dernier dans le Lot-et-Garonne et quelques semaines avant dans l'Oise. Je pense qu'aujourd'hui très clairement le Front Républicain, qui par ailleurs était une vaste escroquerie d'ailleurs, n'existe plus, que les électeurs se refusent absolument à suivre les consignes de vote des états-majors de l'UMP ou du PS et ceci démontre que le Front National, doucement mais sûrement, s'est transformé en partie de gouvernement que les Français considèrent que le projet du Front National est sérieux, qu'il est cohérent et qu'ils, probablement pour une grande partie d'entre eux, veulent le voir mis en application.
Mais ça fait 30 ans que le Front National se pose en alternative aux deux grands partis de gouvernement. Qu'est-ce qui a changé ? Le FN lui-même ?
Ce qui a changé, c'est que les Français commencent à se rendre compte, chaque jour qui passe, que le Front National avait parfaitement raison, je veux dire, sur toutes les analyses qu'il a pu faire, notamment, il faut bien le dire, sur l'Union Européenne, et puis ils prennent conscience que l'UMP et le PS n'ont plus aucune différence sur le fond politique. Donc, ils font mine, si vous voulez, d'être en désaccord dans des débats qui sont plus stériles, d'ailleurs, les uns que les autres, comme celui qu'on a pu voir hier, ces 20 milliards, 10 milliards de déficits en plus, enfin, ce sont des débats pour amuser la galerie.
Mais la réalité, c'est que sur le fond, sur l'austérité, sur la dérégulation du marché du travail, sur le transfert de souveraineté massive à l'Union Européenne, sur tous ces sujets-là, eh bien, ils ont un accord total, ce qui leur permet, d'ailleurs, peut-être demain, de fusionner. Moi, je leur propose ça, parce que, si vous voulez, à force d'appeler à voter les uns pour les autres, le mieux, ce serait peut-être qu'ils fassent un nouveau mouvement, quoi.
Mais je répète, votre père tenait ce même discours. Est-ce que le FN a changé depuis que vous en avez pris la présidence ?
Oui, mais Mitterrand aussi, il a mis quelques années pour arriver au pouvoir. Oui, ce sont des choses qui arrivent, surtout quand vous êtes seul contre tous, si vous voulez.
L'entreprise de dédiabolisation est achevée, Marine Le Pen ?
En tout cas, dans le peuple, très certainement. Pas dans les élites, elle reste, pour certaines, assez hargneuse, il faut bien le dire. Et continue à développer des idées toutes faites, du type, le Front National surfe sur la peur, gna gna gna gna gna. Mais le peuple, lui, a repris totalement sa liberté. Il considère le projet du Front National et il l'analyse. Et il le juge, au même titre que les projets des autres mouvements politiques. Et il semblerait que celui-ci, encore une fois, soit, aux yeux de beaucoup d'entre eux, le plus solide et le plus crédible.
Le Front Républicain est mort, disiez-vous, tout à l'heure. Si le Front Républicain n'avait pas fonctionné, au moins en partie, si des électeurs de gauche n'avaient pas voté UMP dimanche dernier, vous auriez gagné à Villeneuve-sur-Lotte.
Non, mais nous étions à 15% à Villeneuve-sur-Lotte, il y a un an. Bon, par conséquent, le moins qu'on puisse dire, et en essayant d'être objectif, c'est que le Villeneuve-sur-Lotte n'est pas un terrain, n'est pas le terrain le plus favorable pour le Front National. C'est ainsi. Bon, vous allez dans une élection, quand il y a deux personnes, il y en a un qui fait plus de 50 et l'autre qui fait moins. Évidemment, c'est quelque chose de tout à fait naturel. Mais il se déroule pour le Front National, la même chose qu'il se déroule lorsqu'il y a des duels avec d'autres mouvements politiques. Je veux dire, c'est la normalisation que nous appelions de nos voeux.
Mais je vous parlais du Front Républicain, et le fait que des électeurs de gauche avaient obéi aux consignes.
Je crois que vous ne savez pas ce que c'est que le Front Républicain. Le Front Républicain, c'est ce qui, pendant des années, a empêché le Front National d'augmenter ses voies entre les deux tours. Ou alors la contrainte à une augmentation tout à fait résiduelle. Le Front Républicain, c'est ce qui s'est passé en 2002, qui a permis à Jacques Chirac d'être élu avec 82% des voies.
Et cette fois-ci, effectivement, le Front National a progressé de plus de 7000 voies d'un tour à l'autre. Pendant que le candidat UMP, lui, on l'a assez peu dit, a progressé de 8700 voies. Donc avec des électeurs de gauche du premier tour.
Oui, et ce que vous oubliez de dire aussi, sûrement, mais c'est un oubli de votre part, c'est que l'UMP avait perdu des voies au premier tour, par rapport à 2012. Et que le Front National avait été le seul à augmenter de manière spectaculaire ses voies entre 2012 et 2013.
Mais je vous parle de l'attitude des électeurs de gauche qui n'avaient plus de candidats au second tour.
Non, mais bien sûr, il y a une partie des électeurs de gauche qui ont dû aller voter pour l'UMP. Il y a une partie des électeurs de gauche qui sont allés voter pour le candidat Front National. Ce qui est intéressant, et ce que vous devriez vous poser comme question, c'est qu'est-ce qu'il se passerait, peut-être, dans le cas où nous serions face à un candidat PS au second tour.
Oui, c'est-à-dire de la part de l'électorat UMP
ou des dirigeants de l'UMP. Si les électeurs socialistes désobéissent à leur état-major, je pense que les électeurs UMP désobéiraient peut-être encore un peu plus.
L'an prochain, alors, double année électorale. Pour les européennes, le FN va sans doute dérouler son programme, radicalement différent des autres, on va en reparler. Mais pour les municipales, pour la gestion des villes, qu'est-ce qui vous distinguera des élus locaux, des candidats ou des maires sortants de l'UMP ? Qu'est-ce qui vous empêcherait de diriger des villes ou des communes ensemble ?
Beaucoup de choses, beaucoup de choses, puisque par définition, si vous voulez... Sur le programme ? Sur le programme, par exemple, vous voyez, dans l'ensemble des municipalités, enfin, dans presque l'ensemble des municipalités, d'ailleurs, parce qu'il y a des maires divers droites et même divers gauches qui ne sont pas tombés dans ces pièges. Mais il y a des subventions, par exemple, qui sont accordées aux associations communautaristes. Bon, ben, nous, nous sommes tout à fait opposés à cela. Il y a des maires qui minimisent volontairement la gravité ou l'aggravation de l'insécurité dans leur ville.
Nous, nous avons un regard tout à fait lucide et nous entendons donner les moyens aux municipalités de pouvoir lutter réellement contre l'insécurité. Nous plaidons pour plus de transparence au niveau des municipales. Par exemple, nous réclamons que les notes de frais des exécutifs municipaux, comme d'ailleurs dans d'autres instances, puissent faire l'objet d'une présentation et même accessoirement d'un vote par l'Assemblée municipale. Vous êtes pour la transparence. Nous plaidons pour la transparence, par exemple, des commissions d'attribution des logements sociaux.
Parce que je pense que les citoyens d'une ville ont le droit de savoir comment sont distribués les logements sociaux, à qui sont distribués les logements sociaux, selon quels critères, et éventuellement, d'ailleurs, contester ces attributions. Voilà des tas de choses qui vont changer, effectivement, radicalement, notre programme de celui de nos adversaires.
Puisque vous parlez de transparence, la loi sur la transparence de la vie politique et pour le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale adoptée hier soir à l'Assemblée. Vous l'auriez voté, Marine Le Pen ?
Oui, je l'aurais voté. Même si, sur la transparence, je pense qu'on est bien en deçà, quand même, de ce que réclament, d'ailleurs, un certain nombre d'associations de lutte contre la corruption. Et quand on voit l'affaire Stéphane Richard, quand on voit que le gouvernement socialiste qui plaide pour la moralisation de la vie politique...
Le PDG d'Orange.
...a soutenu la confirmation du PDG d'Orange à la tête d'Orange, alors qu'il est mis en examen pour escroquerie en bande organisée, ce qui, permettait moins, mais au-delà de la présomption d'innocence, pose quand même un problème pour l'image de marque d'une entreprise qui a vocation à chercher des contrats à l'international. Bon, ben, on voit que, comme d'habitude, dans les actes sont en contradiction avec les promesses et les lois sont systématiquement édulcorées.
Vous auriez voté la loi sur la transparence, mais vos deux députés se sont abstenus hier à l'Assemblée.
Oui, parce que, justement, ils tiennent ce discours-là, ils disent qu'en réalité, il y a eu un grand débat sur la transparence, mais que, somme toute, cette transparence n'est pas allée aussi loin. Bon, lorsque l'on dit que l'on publie les patrimoines, mais qu'on n'a pas le droit, en fait, de les rendre publics, ça rime à quoi ? À quoi ça sert, alors ? Je veux dire, si le patrimoine est rendu public, mais qu'il ne peut pas faire l'objet d'un débat, qu'il ne peut pas faire l'objet d'une information par un mouvement éventuellement politique ou par une association de citoyens, à quoi ça sert ? Ça ne sert plus à rien.
Donc, je veux dire, encore une fois, on fait une loi, on fait des grands discours, et puis on s'aperçoit que la loi est totalement vidée de tout intérêt arrivé devant l'Assemblée.
Je reviens au municipal à Béziers. Robert Ménard, qui se dit à politique, il aura le soutien plein et entier du Front National ? Oui, bien sûr. Donc, le FN fera campagne pour lui ?
Mais le FN fera campagne pour lui pour une raison très simple, c'est que le Front National sera présent de manière importante sur sa liste, et c'est d'ailleurs tout à fait justifié, puisqu'au cantonal, le Front National, je crois, a frôlé les 49%. Par conséquent, nous sommes une force très importante sur Béziers, et nous allons participer très activement, bien sûr, à la campagne pour faire élire Robert Ménard.
De façon majoritaire, parce que lui dit, Robert Ménard, qu'il aura des colistiers de toute tendance.
Bien sûr, mais il a raison, c'est le but d'un rassemblement municipal, mais le Front National sera présent de manière très significative sur cette liste, que ce soit d'ailleurs en nombre de candidats sur la liste ou en position sur la liste.
Question d'actualité, Nelson Mandela, il y a un pays, l'Afrique du Sud, qui s'apprête à faire le deuil de celui qui a été le symbole de la lutte anti-apartheid avant de devenir président. Que vous inspire la figure de Mandela ?
Écoutez, c'est une figure d'apaisement. Tous les risques étaient très grands. D'abord, l'Afrique du Sud est sortie de l'apartheid, ce qui, évidemment, a été une bonne nouvelle pour le monde entier, car c'était un système qui était, évidemment, profondément contestable, profondément condamnable et profondément injuste. Voilà, c'est une figure importante pour l'Afrique du Sud qui va, aujourd'hui, disparaître. Je ne regrette qu'une chose, c'est qu'en 2007, Jean-Marie Le Pen devait rencontrer Nelson Mandela pendant la campagne présidentielle, en 2002, et Jacques Chirac est intervenu et a pesé de tout son poids pour que cette rencontre ne s'effectue pas.
Jean-Marie Le Pen n'avait jamais condamné l'apartheid de temps où celui-ci était appliqué. Il avait même dit qu'il n'était ni ravi ni ému par la libération de Mandela. On peut comprendre l'attitude.
Eh bien, M. Cohen, vous vous trompez. Voilà, vous vous trompez. Non, je ne me trompe pas. Vous vous trompez, car Jean-Marie Le Pen... Non, parce que je suis ici avant de faire cette émission. Non, mais d'accord, si vous allez chercher, si vous voulez, vos informations à Libération ou à Mediapart, peut-être que vous vous trompez. Non, non, l'heure de vérité,
Jean-Marie Le Pen... Il se trouve que Jean-Marie Le Pen
a toujours condamné l'apartheid et que Nelson Mandela voulait rencontrer Jean-Marie Le Pen. Par conséquent, mais bien sûr...
Il ne sera plus là pour le dire, mais...
Non, mais M. Cohen, moi, je vous l'affirme que ce voyage était organisé, évidemment, avec l'accord de Nelson Mandela, bien sûr, et que c'est encore une fois Jacques Chirac, pour des raisons politiques, qui était à l'époque en charge des responsabilités, notamment des affaires étrangères, par l'intermédiaire de son poste, qui est intervenu pour faire capoter ce voyage.
Ce qui est dommage, c'est que 5 ans plus tôt, l'une des premières décisions de la municipalité Front National de Vitrolles a été de faire débaptiser la place Nelson Mandela. Oui, peut-être. C'est l'ancien Front National, ça.
Peut-être, oui. Vous avez peut-être raison. Oui, peut-être.
Donc, le Front National a changé. C'est le symbole du changement.
Vous savez que le maire de Vitrolles n'était pas particulièrement un ami de Marine Le Pen, c'est le moins qu'on puisse dire.
Il était parfaitement Front National.
Il n'est pas resté longtemps.
Oui, écoutez.
Ah, vous avez l'air d'être très informé. Et cette place Nelson Mandela, elle a été débaptisée...
Place de Provence.
Quand M. Maigret était encore au Front National ou pas ?
1997, absolument. Il venait d'être... D'accord. C'était Catherine Maigret qui était maire de Vitrolles et Bruno Maigret était porte-parole de la majorité municipale.
Vous voyez comme quoi, au Front National, il y a des sensibilités différentes à la différence de France Inter. Et ça change. Manifestement, il y a une sensibilité unique. Ah bon ?
Laquelle ?
Voilà. Je ne sais pas, l'espèce de vieux relant de bolchevisme... De bolchevisme ? Oui, oui, oui. Oui, radio Bolcho, on vous appelle en dehors des studios. Vous ne le savez pas ? Mais on est toujours les derniers à savoir quel est le surnom qu'on vous donne.
Je ne sais pas. Non mais je vous le dis, moi. C'est chez vous qu'on dit ça.
Oh, je crois que ça dépasse largement pour le coup le cercle du Front National.
Mais condamner l'aparthe si c'est bolchevique, effectivement, nous sommes bolcheviques. Non, ridicule, M. Collin. La revue de presse sur Inter... C'est nul comme... Je vous connaissais meilleur dans les chutes. Mais c'était une bonne occasion pour vous de dire que le Front National a changé.
Mais le Front National a changé. Non mais écoutez, je ne suis pas là pour dire ce que vous avez envie que je dise. Je suis là pour dire ce que je pense. Nous, en tant qu'analystes... C'est comme ça que ça se passe normalement dans les pays libres. Puisque vous ne condamnez plus. Dans les pays libres et démocratiques, c'est comme ça que ça se passe.
On va reprendre ce débat, cette invitation et les propos de Marine Le Pen. Le questionnement tout à l'heure aussi avec les auditeurs de France Inter dans quelques minutes. Mais d'abord, la revue de presse dans un instant. Le Front National a changé.
Marine Le Pen