Canicule, cigarette, écologie : le retour de la politique de la peur et de l'Etat nounou ?
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En toute vérité 11h30 sur Sud Radio, Alexandre de Bequo. En toute vérité, chaque dimanche entre 11h et mid sur Sud Radio. Sécurité, économie numérique, immigration et écologie pendant 1 heure chaque semaine.
Nous débattons sans tabou des grands enjeux pour la France d'aujourd'hui et de demain. Et ce dimanche, nous revenons sur une semaine marquée par le retour de la politique de la peur et de l'État nounou. Quelques jours de canicules où on suffit pour voirgir le mélange de catastrophisme et d'infantilisation qu'on avait pu observer durant le Covid.
Hasard du calendrier, c'est également cette semaine qui tombé l'interdiction de fumer sur les plages, dans les parcs et devant les bibliothèques. Enfin, l'actualité a été marquée par un débat sur les énergies renouvelables, particulièrement maniquéen puisque les opposants aux éoliennes et aux photovoltaïques ont été renvoyés dans le camp des climatosceptiques et des réactionnaires. Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir l'essée et président de l'Institut Sapiens Olivier Babu et Bertrand Aluo, auteur de comprendre l'incroyable écologie analyse d'un écolo traître.
Faut-il en finir avec le catastrophisme vert ? Comment prendre au sérieux le réchauffement climatique sans sombrer dans des discours apocalyptiques ? L'écologiquement correct et le sanitairement correct nous conduisent-ils à des dérives autoritaires ?
Va-t-il falloir défendre la démocratie contre les hygiénistes et les écologistes ? Tout de suite, les réponses d'Olivier Babo et Bertrand Alot. En toute vérité, en toute vérité sur Sud Radio, Alexandre de Vicio Olivier Babo Bertroo, bonjour.
Bonjour, bonjour. ravi de de vous recevoir ce dimanche pour faire un peu le le bilan de euh de cette semaine où l'actualité c'est c'est télescopée mais mais je trouve avec une une même atmosphère une atmosphère qui rappelle un peu celle du Covid. Après la canicule, on a eu les consignes des ministres pour nous expliquer comment boire et ouvrir la la fenêtre.
Et tout cela s'est ajouté avec un discours catastrophiste et apocalyptique notamment sur la question de de l'écologie. Bertrot, vous sortez ce livre aux éditions Salvator euh l'incroyable comprendre l'incroyable écologie analyse d'un d'un écolate. Vous nous expliquerez peut-être pourquoi on vous qualifie d'écolo trait.
Mais qu'est-ce que vous pensez de de ce discours ? Quel est votre regard ? Vous êtes également scientifique he vous êtes universitaire milite vous avez été longtemps militant environnemental.
Euh est-ce qu'il faut s'inquiéter de ces épisodes de chaleur ? Est-ce que c'est un phénomène nouveau ? ou est-ce que c'est quelque chose qui a toujours existé et si c'est un phénomène nouveau, est-ce que ça nous conduit forcément à une catastrophe écologique ?
Bah, est-ce que c'est un phénomène nouveau ? Non, puisqueil y a toujours eu des canicules forcément depuis longtemps, on se souvient d'ailleurs de 2003 qui a été beaucoup plus forte que que celle-ci. Et donc non, est-ce qu'elles sont plus présentes quatre fois ?
Oui, sans doute puisque on voit qu'il y a on a un réchauffement climatique global à l'échelle planétaire mais là elle a pas duré finalement très longtemps cette période de canicule. Peut-être qu'on va en voir apparaître d'autres mais la question c'est est-ce qu'on peut les passer en toute sérénité sans tomber tout de suite dans des psychodrames quoi ? On a vraiment l'impression à chaque fois que que que le ciel nous tombe sur la tête quoi.
Et donc là c'est c'est pas tellement le cas. Donc euh on s'est finalement et bien on s'est protégé pendant ces quelques semaines. Je pense que beaucoup de gens ont tapé quelques jours exactement.
Euh et puis d'ailleurs, on a perdu 10°gr je crois que c'était hier ou avant-hier en en en l'espace d'une heure quasiment et je pense que tout le monde est sorti de cette crise et l'a déjà oublié. En fait, c'est cette capacité à oublier les crises qu'on ne fait que que faire grossir. Par mais qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent quand même c'est le symptôme d'une crise plus structurelle ?
Ben non, mais quelle est la crise ? Moi je veux bien, c'est ce que je raconte dans mon livre. Euh oui, il paraît-il y a d'une crise écologique, mais il faudrait qu'elle ait des comment dire euh des conséquences très fortes.
Une crise, c'est un mot très fort. Vous voyez, on fait des politiques aujourd'hui très très radicales dans le cadre du pacte vert, d'accord ? Pour se sortir d'une crise, mais il il y a toujours une augmentation de la population mondiale, une amélioration de euh du niveau de vie et de l'espérance de vie à l'échelle planétaire.
Donc, on pourrait se demander où est la crise si vous voulez. C'est souvent la crise, elle est plutôt c'est une projection parce qu'on dit euh que il va y avoir une augmentation très très forte des températures, mais l'avenir est largement indéterminé. Pour l'instant, on est dans des situations qui ne qui ne nécessitent pas euh de faire des politiques radicales.
Et même les politiques qu'on fait anti CO2, les grandes politiques de décarbonation, ce sont des centaines de milliards d'euros qui sont mis sur la table, hein, qui sont dépensés. Elles n'ont servi à rien jusque-là puisque je vous signale qu'il faut faire diminuer le CO2 dans l'atmosphère. Qu'est-ce qui s'est passé depuis qu'on a fait des politiques de décarbonation ruineuses ?
Absolument rien. Le CO2 continue d'augmenter absolument de la même manière. Donc c'est c'est un puissant fond et je vous l'annonce, nous n'aurons jamais aucun résultat via des politiques de décarbonation.
La seule politique possible en terme climat, c'est l'adaptation. Et vous savez depuis les années 60, on a d'énormes politiques, on sait faire puisqu'on a des politiques de d'adaptation en fait de au risque naturel. Ça ça existe depuis très longtemps.
Donc il suffit de se protéger. Mais vous savez l'organisation des villes entre l'Espagne et la France par exemple une grosse différence de température, elle est pas très différente hein. Je suis pas sûr qu'il fa renverser la table pour nous adapter.
Euh Olivier Olivier Babu, euh comment vous expliquez effectivement ce ce climat un peu catastrophiste avec des des ministres, voir le président de la République lui-même nous donnant des conseils de vie quotidienne ? Est-ce que c'est le triomphe de l'État nounou ? Est-ce que c'est dû notamment au principes de de précaution ?
Est-ce que les politiques gèrent à la fois leur risque politique et leur risque pénal ? Oui, sur la canicule, il y a déjà une première chose à dire, c'est que il y a un grand traumatisme et c'est celui de 2003 où souvenez-vous he le ministre de la santé en petit polo devant sa piscine explique qu'en fait c'est pas très grave. En réalité, c'était la la perspective ou évidemment la la vision assez simple de l'état d'avant, c'est-à-dire l'état où on te laissait un petit peu gérer ces problèmes là parce que c'était pas à l'état de de s'en occuper.
Et puis évidemment, ça a été traumatisant parce qu'il y a eu plein de morts. On lui a reproché de pas avoir pris les choses sérieusement. Donc du coup maintenant chat et chaud d'écran l'eau froide tous les gouvernements systématiquement à chaque fois qu'un problème arrive alors c'est vrai euh d'une canicule, c'est vrai d'une inondation, de l'arrivée d'un orage, tout de suite c'est les plans, c'est le niveau rouge, c'est le on vous prévient, c'est extrêmement dangereux et puis ça tombe dans le ridicule absolu total des recommandations qu'on a pu lire.
Euh il faut voir je crois c'était l'excellente chronique de Manuel Ducro, je crois sur une une radio concurrente et néanmoins amis euh où l'expliquer enfin c'est absolument hallucinant, il faut aller voir le détail des recommandations. Je veux dire, on en vient à vous expliquer que si vous avez les moyens, allez louer un appart qui est mieux isolé et aller planter un arbre parce que dans 20 ans, ça fera frais. Enfin, je veux dire, on est au niveau un niveau de délire en fait qui qui enfin qui qui éid notamment la la pour pour ceux qui ont pas lu la recommandation d'ouvrir la fenêtre quand même et si par contre si vous habitez en réchauffé et vérifiez qu'il y a bien des barreaux aux fenêtres parce que sinon vous risquez de vous faire cambrioler et surtout laissez pas vos enfants près des fenêtres.
Euh donc oui, ça ressemble à une blague. C'est absolument c'est absolument lunaire. Alors, c'est à la fois des des équivalents temps pleins, des fonctionnaires qui n'ont rien à faire et qui doent justifier leur existence, c'est évident, mais c'est tout un système qui est pris dans ce qui est assez décrit par la sociologie des organisations depuis longtemps, c'est-à-dire une suite de parapluie où chacun, chaque niveau hiérarchique va essayer de se prémunir contre l'accusation ultime qui serait celle de ne pas de ne pas avoir assez fait, de ne pas avoir assez prévenu euh et et de ne pas pas avoir été assez sérieux.
Donc, tout le monde est hyper sérieux. Bon et puis il y a quelque chose de plus long terme aussi qui se joue que que cette ce traumatisme de 2003 hein. C'est le passage lent d'un état providence incapable de plus en plus d'assurer en réalité la providence, incapable aussi d'assurer réellement un rôle de stratège de modernisation et puis de plus en plus un picunieux qui essaie de de transposer son action dans un endroit où elle est moins coûteuse, n'est-ce pas ? un état où un endroit où il va être facile d'essayer de justifier une existence mais ce n'aura pas d'effet budgétaire.
Donc les conseils la l'état nounou c'est la forme c'est naisscente de cet état providence et de l'état nounou moi on arrive même dans ce que moi j'appelle l'état hdredon. Euh donc l'État nounou, c'est un état où les ministres sont transformés en une espèce d'assistant d'animateur socioculturel ou ou d'assistante maternelle en fait hein euh voilà pour nous expliquer pour euh que que tout ira bien. Mais l'État Hydredon, c'est c'est le stade d'après.
C'est celui où l'État se donne comme objectif d'essayer d'empêcher tous les heures de la vie, toutes les difficultés de la vie, y compris la vie internationale. Donc quand il y a de l'inflation, il faut absolument faire un chèque inflation. euh dès qu'il y a quelque chose, dès qu'il y a une euh dès qu'il y a une une euh une expérience négative, les Français, tout de suite l'État se donne comme objectif de le contraire évidemment et ça tombe dans le le ridicule le plus total.
Alors, l'autre façon d'utiliser des choses pas chères, enfin de faire des choses pas chères en ayant l'air d'être utiles, ce sont évidemment toutes les lois morales ou les incorporation dans la la dans notre loi nationale, n'est-ce pas, dans notre pardon dans la 5e République et la Constitution de choses sur lesquelles tout le monde sont absolument d'accord mais comme ça on a montré queon a fait quelque chose. que les lois, l'État devient de plus en plus se s'intéresse de plus en plus aux conditions de notre bonheur et fait de plus en plus de moral à mesure qu'il se rend compte qu'il en fait qu'il perd les leviers sur tout le reste en fait. Oui.
En réalité, l'état omniscient que vous décrivez est un état impuissant. L'état omatni omnipotentu est un état impuissant qui qui n'arrive plus à régler certaines questions, notamment les questions régaliennes. Voilà, plus il est absent dans le régalien, plus il va descendre dans l'animation socioculturelle, euh dans l'organisation de fait, euh dans le euh l'injonction euh morale, euh dans euh l'organisation euh euh de notre vie courante et dans les petits conseils qui se veulent bienveillants pour essayer de dire désespérément "Mais regardez, voilà, il y a un gouvernement, il gouverne, il est utile, il intervient dans vos vies alors qu'évidemment toute personne normalement constituée les épaules éteint comme je l'ai fait depuis longtemps la radio et la télévision quand on entend c'est les insanités de conseils répétés à l'envie évidemment ce qui veut pas dire que bon c'est pas évidemment un sujet qu'il faut pas faire attention aux personnes les plus vulnérables mais enfin toutes ces choses qui étaient de l'ordre autrefois bah du tissu social du du de la vie familiale de la vie de notre entourage où on prenait soin les uns des autres on savait prendre soin de soi on savait ouvrir la fenêtre quand on était pas au rez-dechaussée et cetera voilà cette espèce de de d'infantilisation je crois ne je l'espère en tout cas ne suit pas une infantilisation réelle, c'est une infantilisation supposée de la part de pouvoirs qui essayent de justifier leur existence.
J'espère que la plupart des gens sont comme nous, c'est-à-dire queils haussent les épaules en rigolant devant les devant les recommandations complètement stupides qui sont faites. Merci Olivier Babu, merci Bertrand à Lot. On fait une courte pause et on se retrouve et on continue à à parler de ce ce retour de la de la politique de la peur sur Sud Radio en toute vérité.
À tout de suite. En toute vérité, 11h30 sur Sud Radio, Alexandre de V. Nous sommes de retour sur Sud Radio.
En toute vérité, euh ce dimanche, on revient sur cette semaine marquée par une atmosphère de catastrop de catastrophisme, je n'arrive pas à le dire, une atmosphère apocalyptique et en même temps un état omnipoton, un état nounou euh et un état en même temps très moralisateur. J'ai envie de vous dire Bertrand à hein, je rappelle que vous êtes l'auteur de comprendre l'incroyable écologie analyse d'un d'un écolo traître et justement ce qui est paradoxal c'est qu' fois il il y a un discours vraiment j'ai dit terrifiant et et et en même temps on ne veut pas trouver de de solutions qui peuvent apparaître de bon sens. Je pense notamment au débat qu'il y a eu sur la climatisation.
Vous qui êtes un ancien écolo, alors peut-être toujours écolo, mais vous vous reconnaissez plus dans la la mouvance écologiste, comment vous vous expliquez ça ? Est-ce qu'il y a pas un paradoxe là des écologistes qui nous expliquent qu'on va mourir de chaud et qui en même temps refusent de s'adapter ? Oui, ben c'est ça.
Il faut s'adapter donc pourquoi pas la climatisation. Mais je vous rappellerai que dans enfin je vous dirai que dans mon village du Cantal il y a 30 ans euh il il y avait pas de climatisation sur la Il y avait pas de climatisation mais pas que ça. Euh il y avait un seul téléphone dans le village vous voyez.
Bon c'était pareil pour les frigos, les lave-linges et cetera, vous voyez. Euh bon et petit à petit il y a eu un équipement des ménages et la climatisation c'est exactement le même cas en fait. Vous aurez progressivement on a on va toujours vers le plus de superflu.
D'abord, on a besoin des choses essentielles et puis plus ça va, plus on augment. Alors, pour leur donner un point euh euh si on a on dit comme vous que finalement c'était un épisode de chaleur parmi d'autres, est-ce que notre société a besoin de du superflux ? Est-ce que parfois on pourrait pas se passer de la clime ou est-ce que c'est réellement polluant aussi ?
Bien sûr qu'on peut se passer de la clim, mais vous avez remarqué qu'elle a fait son apparition dans les véhicules et que l'on remet pas en cause aujourd'hui. Donc il y a toujours cette phase un peu d'adaptation, je dirais, où on se pose des questions, est-ce bien nécessaire ? Et puis très vite, on bascule dans le voilà, une fois que c'est rentré dans les mœurs, c'est fini, personne n'en parle plus.
Et la et la climatisation, c'est c'est d'ailleurs ce qui se passe dans beaucoup de restaurants. Bah chez vous, franchement, j'ai l'impression que c'est climatisé. Presque un peu trop, moi je trou je suis allé dans je suis venu en métro et figurez-vous qu'il est climatisé aussi.
Ça c'est une bonne nouvelle parce que voilà, c'est pas toujours très agréable. Ça dépend des métros. À Paris, il y a beaucoup de mots mais ça je trouve que c'est très bien.
Je défends la cl la clim dans le micro. Non, je crois que c'est pas super que c'est pas superflu. Mais justement, on parlait tout à l'heure de Oui. d'un état à la fois défaillant parce queon voit dans les maisons de retraite que là aussi dans les hôpitaux, il y aurait peut-être besoin de euh de climatisation, on en a pas.
Et en même temps qui qui se mêle qui se mêle de tout. Euh euh effectivement, je ne sais plus. Du coup, je vous ai en tout cas, il faut il faut il faut des enfin je pense que la climatisation va se généraliser plus ou moins pas Ouais.
Absolument pour tout un tas de raisons. Mais celui là enfin la raison principale c'est que plus on s'enfonce dans le progrès plus on va vers plus de confort et donc ça apporte de plus de confort est amusant c'est que les les écologistes qui se revendiquent du progressisme vous nous expliquez que ce sont des réactionnaires en fait. Ah bah oui, puisqu'ils veulent Oui, ils sont ils veulent un certain retour oui vers vers Oui, oui, vers la une des formes de sobriété et donc des sociétés qui sont qui vivent en moins de confort. typiquement le projet de de décroissance dans lequel on est rentré avec le pacte vert et avec le shift project qui veut absolument euh cela dit cela dit à du confort dans les hôpitaux là où c'est nécessaire dans les maisons de retraite euh mais est-ce que pour euh sur la décroissance est-ce qu'il y a pas des choses à prendre des écologistes ce qu'on surconsomme pas de tout de même aujourd'hui et même si on met de côté la question de la du carbone du réchauffement climatique est-ce que il serait pas plus sain de produire de produire sainement, de produire un peu plus local.
Oui. Oui. Ça, je suis complètement d'accord.
C'est la le problème c'est notre capacité à réaliser ça. C'est-à-dire que en fait à partir du moment où où on est dans une société d'abondance, c'est-à-dire où il y a de l'énergie de façon abondante et pas trop chère, vous allez avoir de la consommation assez élevée de qui sera à des niveaux assez élevés si vous voulez. C'est c'est l'abondance qui crée finalement le gaspillage et on on gaspillera toujours ou on sera toujours dans le superflu si on vit dans une société d'abondance.
Donc c'est très difficile de limiter par exemple des effectivement des des politiques à à mener sur les déchets puisqu'on parle que des CO2 toute la journée. Vaut mieux parler de vrais sujets environnementaux comme les déchets par exemple. C'est quelque chose qu'on arrive pas à diminuer euh au fur et à mesure de l'augmentation des richesses d'un pays.
C'est très difficile de maîtriser ça, précisément parce que les sociétés d'abondance créent du déchet. De même que dans la nature, vous avez beaucoup de production naturelles, je sais pas, de fruits et cetera, vous aurez énormément de gaspillage. Les les les oiseaux par exemple vont en laisser énormément par terre.
Voyez ce que je veux dire ? Plus il y a de la rareté et moins on gaspille. Donc c'est les mêmes choses dans les sociétés humaines en fait. contrairement à ce qu'on croit, c'est difficile de maîtriser ça, mais évidemment qu'il faut agir sur les politiques environnementales pour améliorer euh nos traitements des pollutions, des risques, des nuisances, le bruit, on pourrait penser au bruit évidemment à la pollution lumineuse.
Il y a des gros progrès à faire sur la pollution lumineuse dans les villes par exemple, mais on en parle pas puisque on est obsédé et on met des centaines de milliards d'euros sur des choses qu'on ne maîtrisera jamais. Donc c'est ça qui est fascinant, c'est avec l'écologie, on oublie complètement les sujets environnementaux et c'est assez déprimant parce que là vraiment on pourrait faire fait faire progresser. Euh Olivier Babou, je je reviens avec vous sur cette polémique autour de la climatisation.
Est-ce qu'il y a une haine du progrès euh chez certains écologistes ? Est-ce que à contrario euh euh tout progrès technique est forcément un progrès moral ou un progrès pour la société ? Mais regardez, le drame est dans votre question.
Vous dites chez certains écologistes, mais en fait le grand problème c'est que ce terme d'écologiste a été préhempté, a été détourné, fagocité par évidemment des des gens qui ont en réalité un agenda politique euh et qui sont apportent dans l'écologie une vision avant tout dogmatique à beaucoup d'égards et ça fait extrêmement de mal au combat écologique. J'ai pas peur de dire que nous sommes tous aujourd'hui écologistes. Nous sommes tous convaincus de l'importance de faire attention à l'empreinte de l'être humain sur l'écodiversité, sur l'environnement.
Nous sommes convaincus du problème de l'action de de de humaine sur le climat, en tout cas j'espère la plupart d'entre nous et du fait que il nous faut réagir. Le grand problème et c'est que en effet nous avons l'impression que dès que et on nous a rangé dans ce dans cette opposition là que dès qu'on essaie de promouvoir d'autres solutions, des solutions qui ne sont pas les solutions dogmatiques, qui sont en réalité les solutions scientifiques efficaces parce que je crois vraiment qu'on est du côté de l'efficacité et du pragmatisme, et bien on nous accuse bah de ces ce qui est le nouveau blasphème he ce nouveau motif d'excommunication qui est ce serait on serait climatoceptique. Alors que il s'agit pas absolument pas de de nier.
Il s'agit au contraire d'essayer de dire mais les solutions que vous apportez sont les solutions contre-productives. Si on parle par exemple des énergies pseudo renouvelable, disons l'éolien et le solaire. L'éolien et le solaire qui sont alternatifs vont de pair avec du gaz.
En Allemagne, ça a obligé à ouvrir les centrales à charbon. Ce charbon qui tue des gens à travers les rejets. Il faut le dire, il faut le répéter.
Si on avait mis dans le nucléaire les sommes absolument hallucinantes qui ont été mises dans l'éolien et le solaire, on aurait aujourd'hui de l'énergie décarbonée à volonté et pilotable. Voilà ce qu'on aurait dû faire. Voilà le pragmatisme.
Voilà la façon réelle de traiter l'écologie, c'est-à-dire une écologie de solution. La vérité aussi, c'est que quand vous voyagez, malheureusement, vous rendez compte que la France euh fait des efforts, d'ailleurs, diminue ses ses émissions, hein, mais elle est toute petite. Nous ne sommes pas grand-chose.
Le grand problème du changement climatique, c'est que ce sont des actions mondiales qui ont des effets sur le monde entier. On a environ 2 milliards de personnes en Inde et en Chine qui vont sortir de la pauvreté pour arriver à la classe moyenne dans les années qui viennent. Et ça c'est le grand problème de l'environnement et de l'évolution de la consommation énergétique.
Puisque ces gens-là, la première chose qu'ils veulent, c'est une climatisation, une voiture et voyager. Voilà, ces trois trucs qui vont évidemment augmenter leur bilan carbone. Le vrai sujet, c'est comment on va faire que ces gens qui sont donc respectivement 1 milliard 3 et 1 milliard 4 he si je me trompe pas en Inde et en et en Chine ou c'est le contraire parce que c'est l'Inde qui est aujourd'hui la plus la plus peuplée.
Donc voyez à côté nous 68 millions, nous sommes rien. Nous on est nous on est on est la taille d'une d'une grosse agglomération he quasiment chez eux hein. Donc on n'est vraiment pas grand-chose.
Il faut se rendre compte que le problème c'est que nous avons un problème de coordination mondiale. Et je veux pas dire parce qu'il faut toujours dire ça ça veut pas dire qu'il faut pas que la France ne fasse pas d'effort mais nous sommes 0 % des émissions. Il faut donner l'exemple, il faut montrer les qu'il y a des solutions scientifiques mais malheureusement tout ça n'est pas entre nos mains.
Il faut que nous essayons et nous continuons à essayer de persuader le monde entier. Mais on persuadera le monde entier si on a des solutions d'efficacité. Donc si on se fait mal en se disant on va réussir à survivre sans la clim alors que le monde entier est sous la clime.
Il suffit de voyager pour le savoir aux États-Unis et déjà partout ailleurs. Euh évidemment, je parle pas de Singapour ou sans ça, c'est quasiment euh c'est quasiment invivable. Il faut se rendre compte que ce sont des solutions celles qui sont promues de façon idéologique en France qui n'ont pas d'impact ou pire en général elles ont un impact à à contre à contre réactionnaire et c'est antiprogress et même je vous dirais antiécologique.
Il faut avoir le courage de le dire et de l'expliquer. Merci Olivier Babu. Merci Bertrot.
On se retrouve après une courte pause sur Sud Radio en toute vérité. À tout de suite. En toute vérité, 11h30 sur Sud Radio, Alexandre Dequo.
Nous sommes de retour sur Sud Radio en toute vérité. On revient sur cette semaine marquée par la politique de la peur avec ce ces ces quelques jours de chaleur qui ont donné lieu à un discours catastrophiste. Et hasard du calendrier, c'est cette semaine aussi qu'on a interdit la cigarette euh sur les plages.
Les deux actualités, moi je trouve ont un rapport puisque face à la au problème écologique, la solution c'est souvent elle est souvent punitive, elle est souvent dans l'interdiction. Euh et et pareil euh je dirais là pour euh euh pour la cigarette sur les plages, est-ce qu'on va pas trop loin dans dans l'interdiction et est-ce qu'on va pas dans des des mesures liberticides au nom euh au nom du bien euh que ce soit le bien euh euh de la planète ou que ce soit euh le la la santé des uns et des autres. Olivier Babu.
Ah pardon, c'est à moi poser la question. J'étais en train évidemment je pense que les interdits c'est pour c'est pour vous. Euh et et alors évidemment le contrat social c'est mettre une partie de sa liberté entre parenthèses pour permettre la liberté des autres.
Bon évidemment on ne peut pas faire on ne peut pas faire tout ce qu'on veut et notre liberté comme c'est connu s'arrête là où commence celle des autres. Certes la cigarette pose des problèmes objectifs à une terrasse. Évidemment elle posait des problèmes objectifs dans des trains.
Souvenons-nous autrefois je me souviens. On était en famille il y avait plus de place en non fumeur. On voyageait tous.
On était des enfants, on voyageit en en classe fumeur. Je suis tapé des Paris Bordeaux de 4h euh dans une ambiance de trip de Far West. Aujourd'hui, vous vous faites ça, vous faites un procès évidemment à à la SNCF tout de suite et probablement vous le vous le gagnez.
Je crois que c'est heureux que les choses aient évolué. La question évidemment c'est où vous vous allez poser poser la limite ? Euh sur un paquet de 12,50 € si je ne m'abuse.
Alors comme je suis pas fumeur, je sais pas exactement mais je crois que c'est 12,50 €. Il y a un peu plus de 10 € de taxes aujourd'hui hein. Donc c'est tout des taxes.
Donc c'est un peu hypocrite de la part de l'État de c'est c'est pas un peu hypocrite de la part de l'État de de vouloir interdire la cigarette quasiment partout dans l'espace public et en même temps de la de la taxer. Oui. Entièrement d'ailleurs de la même façon que la prostitution interdite et comme vous savez le fisque sait très très bien euh aller taxer les personnes dont il sait qu'ils sont prostituées.
C'est c'est une hypocrisie qui est qui est évidemment qui est qui a toujours existé hein de de tout temps de la part de de l'État qui est un une sorte de pragmatisme quand il s'agit des recettes fiscales qui n'est pas tout à fait la la position qu'on peut avoir par ailleurs. Il y a une très grande hypocrisie dans les taxes comportementales puisque on a pu montrer que ces taxes en réalité ne font pas changer les comportements. La seule chose qui change, c'est que les gens vont aller acheter leurs cigarettes de façon clandestine.
Vous avez 30 à 40 % aujourd'hui du marché des cigarettes qui est devenu clandestin. Ça veut dire soit vous l'achetez quand vous êtes pas loin des frontières dans un pays étranger, soit vous l'achetez carrément dans des filières qui sont quasiment celles en fait de la drogue en réalité puisque c'est devenu quelque chose de très rémunérateur. Donc ça ne vous fait pas fumer moins mais l'argent évidment vous faites pas mal d'argent.
Je crois que les taxes comportementales c'est environ 18 milliards de recette fiscale pour l'État hein. C'est c'est pas rien du tout. Bon et puis dans un autre temps, bah vous en êtes à vous dire bon tiens il faut faire il faut que les gens consomment moins.
En fait vous n'y arrivez pas faut savoir qu'aujourd'hui il y a le même taux de prévalence tabagique he c'està-dire le même nom proportion de nom qui fume qu'en 1966 en France. Voilà. Donc vous voyez queon a malheureusement pas pas gagné le combat, mais on se dit bah voilà, on va essayer d'avoir des victoires symboliques.
Et donc l'idée que quand vous êtes seul sur la, imaginez vous êtes seul sur la plage, il y a un soir, il y a quand même plus grand monde à partir de 19h. Voilà, vous avez plus le droit de fumer. On peut quand même se dire moi je défends pas la cigarette spécialement.
Encore une fois, je suis pas fumeur et je évidemment c'est pas c'est pas une une pratique que je conseille, mais il y a un moment donné où ça finit quand même par euh euh être quelque chose qui vient empêcher votre liberté de façon un peu absurde. Dis donc, on se rapproche un peu de l'interdiction de s'arrêter quand vous marchez sur la plage dont on se souvient pendant le Covid ou des autoattestations. On commence à être un peu dans cette zone là où l'État commence à s'imisser dans un truc où c'est un peu ridicule.
Alors, c'est pas facile de fixer la la limite. Moi, je souvent je me dis quand vous êtes en terrasse, bah quand les gens fument, c'est désagréable. Quand vous êtes avec vos enfants aussi, bah c'est vrai que il y a un problème de conjonction des libertés mais sur les sur les plages commence, je trouve que ça commence à être un peu un peu beaucoup.
Euh vous vous vous vous le disiez tout à l'heure, plus l'État est omnipotent, plus en fait c'est un symptôme de son impuissance. Est-ce que finalement cette loi, elle vient pas répondre tout simplement à un problème de civisme mais qui est bien plus profond et qui se réglera pas avec une interdiction supplémentaire qui de toute manière ne sera sans doute pas appliquée à part pour peut-être l'honnête citoyen qui effectivement se trouvera fumer une clope à 19h et croisera à un gendarme malencontreusement. C'est c'est une très bonne remarque hein, vous savez.
C'est c'est comme le le vivre ensemble. On en parlerait pas autant si justement on ne vivait pas de plus en plus séparément en fait. On ne parlerait pas autant de mixité si il n'y avait pas une fuite et perdue en dehors de la mixité parce que chacun cherche en réalité à les visiter.
Très souvent, il y a quelque chose de caractéristique dans les discours gouvernementaux. On parle d'autant plus de quelque chose que cette chose n'existe pas. Voilà, c'est ça qui c'est très troublant en fait hein.
Mais moins cette chose existe, plus il va en être question comme d'une réalité ou en tout cas d'une réalité souhaitable. Et ben c'est exactement ce qui se passe ce vivre ensemble autrefois cette politesse, ce civisme où on avait demandé d'ailleurs quand on était à côté de quelqu'un, vous savez typiquement ça ne vous dérange pas si je fume ou des choses comme ça. Toutes ces choses-là qui disparaissent vont faire qu'on va substituer à la politesse la force de la loi. force de la loi qui en général d'ailleurs n'est guerre forte car comme vous savez il y a la lettre, il y a beaucoup de lois qui sont édictées mais en réalité il y en a la plupart du temps qui sont qui ne sont pas qui ne sont pas respectés hein.
Est-ce que c'est pas Est-ce que c'est HS qui ne disait pas covenants without words are but c'est-à-dire les les contrats ou les lois sans les épées ne sont que des mots. C'est très bien de faire des règles, mais la capacité à les faire respecter la plupart du temps manque et plus vous multipliez les règles et moins vous avez la capacité de faire respecter la multiplicité de de ces règles. C'est pourquoi il en faut très peu mais qui soit intangible et réellement et réellement appliqué, réellement respecté et contrôlé.
Bertrou, je vais pas vous interroger sur la cigarette, vous avez déjà assez de d'adversaires avec les écolos puisque comme vous le dites ironiquement, vous êtes un écolot tract. Mais je vais faire le lien quand même. Est-ce que une certaine écologie nous mène tout droit vers des dérives autoritaires et une société de plus en plus liberticide ?
Oh bah tout à fait. Oui, le problème c'est que effectivement l'écologie veut alors je ferai une précision puisque Olivier Babo disait tout à l'heure que on est tous écologiste d'une certaine manière. Moi je propose qu'on change de mot parce qu'à un moment donné ça devient insupportable.
Il a été tellement dévoyé que c'estàdire Oui. Et puis et puis je crois que c'est vraiment trop maintenant dès qu'on dit écologie ou écologiste, la température monte de 10°gr on en peut plus quoi. C'est hein.
Et en plus comme on a des problèmes de climat donc il faut reparler d'environnement. Avant il y avait le ministère de l'environnement. Aujourd'hui, on a un ministère de l'écologie et ce changement des mots n'est pas anodin en fait et c'est un nouvel état d'esprit l'écologie.
Donc moi, je propose qu'on soit des environnementalistes et des gens qui s'occupent de la protection de l'environnement. Mais effectivement le le l'écologie va être très normative, veut davantage de réglementation parce qu'en fait elle veut me comment dire arriver à des formes de décroissance ou de simplicité, de sobriété mais dans des sociétés qui sont encore dans des sociétés d'abondance. Comment vous imposez la sobriété alors qu'il y a toujours de l'abondance ?
Les limites ne sont plus physiques, ne sont pas physiques. Elles sont elles doivent devenir administratives de fait, vous voyez ? Et donc on on a ce transfert de limite, on s'adapte normalement à des nouvelles conditions naturellement et pour s'adapter avec force et avec obligation, on invente des limites administratives sans arrêt et donc c'est exactement toutes les politiques écologiques.
Donc j'ai une partie d'ailleurs qui qui est là-dessus de dans mon dernier livre. Donc euh oui, ça sera toujours punitif mais comme l'a dit monsieur Babu, euh c'est de plus en plus difficile à mettre en œuvre et on a des résistance. En fait, les limites qui existent sont pas, contrairement aux écologistes, des limites à la croissance.
Celles qui se cara qui qui émergent dans nos sociétés, ce sont des limites à la décroissance. Quand vous avez une révolte populaire comme les gilets jaunes, c'est une limite à la décroissance qui se manifeste. Vous voyez ?
Donc les limites aujourd'hui c'est celle-ci, c'est que aujourd'hui ça devient insupportable socialement et économiquement d'avoir autant de règles et dicté pour des raisons écologiques et en plus comme on l'a dit tout à l'heure qui n'ont aucune espèce de réussite sur toutes les politiques écologiques. Il y a pas de résultat vraiment très très probant. Vraiment on a fait aucun aucun résultat probant.
En même temps dans votre vous dites il y a eu beaucoup de progrès justement avec beaucoup de progrès ce que j'appelle environnement sur l'environnement donc la qualité de l'air dans nos villes est beaucoup et bien meilleure qu'avant sur l'eau de surface c'est la même chose et cetera donc les usines ne rejettent plus n'importe quoi sur la biodiversité vous dites qu'en réalité il y a des bons résultat a énormément de progrès sur la biodiversité des espèces qui reviennent tout simplement parce qu'on les en on les a protégé et du coup par exemple à l'outre le castor ce sont des espèces qui reviennent énormément On m'engueule à chaque fois, je le dis mais je le dirai quand même. Vous avez les lignons blancs aussi, un petit rapace, les oiseaux d'eau, les ongulet sauvages qui sont maintenant dans nos villes. Les sangliers sont absolument partout, les serres, les chevreuils, tout le monde observe ça.
Mes grands-parents n'ont jamais vu tout ça. Là récemment, ma cousine du Cantal me disait "Mais tu comprends qu'il y a quasiment 90 ans mais Bertrand quand on a vu un sanglier débarquer dans le village, mais tout le village est allé le voir parce qu'on avait jamais vu ça. Aujourd'hui, ça fait rire tout le monde." Je veux dire, mes grands-parents sont morts sans voir ce que j'ai vu moi dans la nature parce que énormément de rapas de choses sont revenues.
Donc il y a beaucoup de résultats des politiques environnementales et qui concernent aussi les politiques de la nature sur la protection de la biodiversité. Mais après tous les résultats, je dirais en dehors de ça, c'està dire qu'on veut aller encore plus loin. C'est-à-dire que le le mieux est l'ennemi du bien.
Aujourd'hui, pour faire comprendre, j'ai j'ai un exemple qui est très simple à comprendre. Sur beaucoup de questions environnementales, nous sommes sur notre poid de forme. Vouloir maigrir encore, c'est nous détruire.
C'est mon message principal en fait. On en est là. Donc on est on est plus obaisse sur beaucoup de sujets environnementaux.
Donc évidemment, c'est beaucoup plus difficile et coûteux de réduire encore. Merci Bertrot, merci Olivier Babu. Euh on se retrouve pour la dernière partie euh de l'émission En toute vérité sur Sud Radio.
À tout de suite. En toute vérité 11h sur Sud Radio, Alexandre de Bequio. Nous sommes de retour en toute vérité sur Sud Radio avec Olivier Babou, président de l'Institut Sapienste esséiste et avec Bertron Aliot, auteur d'un livre qui vient de paraître qui est très intéressant euh comprendre l'incroyable écologie analyse d'un écolo traître.
C'est aux éditions Salvator. Euh voilà, on vous le on vous le le le conseille. avant la pause, on on parlait notamment de peut-être des dérives autoritaires d'une certaine écologie.
On l'a encore vu un peu cette euh cette semaine et pas seulement dans la bouche de des écologistes ou de de l'extrême gauche. Euh il y a eu un débat autour des énergies renouvelables et il devient quasiment impossible euh de critiquer ces énergies, de dire qu'elles sont pas nécessairement efficaces, qu'elles peuvent être polluantes par ailleurs sans être traité quasiment de de fascistes, en tout cas de de révisionnistes du climat, de réactionnaires, d'extrême droite. Et ça vient pas que de l'extrême gauche puisque le le centre euh il a également été de de de ce type de de rétorique.
Euh qu'est-ce que que vous vous en pensez-vous en tant que spécialiste de l'écologie ? Bertrand Alu d'abord est-ce que les énergies renouvelables peuvent être malgré tout utiles dans le mix énergétique ? Et comment vous expliquez ce manikéisme là et et est-ce qui permet finalement de de défendre efficacement ces énergies là ?
Les énergies renouvelables peuvent être tout à fait efficaces. La mieux, c'est l'hydroélectricité. Celle-ci est pas remise en cause d'ailleurs et c'est c'est très bien.
Mais le problème ce sont les énergies comme on l'a dit tout à l'heure renouvelables intermittentes donc qui font de l'électricité quand les éoliennes et le le photovoltaque du vent ce qui oblige à avoir deux systèmes de production électrique pour compenser quand le premier ne marche plus bah du fait qu'il y a plus de vent ou plus de soleil quoi. Donc c'est extrêmement coûteux. C'est très simple et j'avoue que je n'arrive pas bien à comprendre l'acharnement du gouvernement à vouloir maintenir cette politique de de énergie renouvelable intermittente.
C'est absolument incompréhensible. En fait, ils sont ils veulent qu'il y ait deux jambes, le nucléaire premièrement et la deuxième jambe, les énergies renouvelables. Sauf c'est pas très compatible à cause du fait que le nucléaire a beaucoup de de d'inertie pour augmenter ou baisser sa capacité de production, contrairement au gaz, comme disait monsieur Babo tout à l'heure.
Et euh en fait euh donc c'est pour euh pour respecter des des des projets européens, des des normes européennes essentiellement. Peut-être on est encore là dans l'administration. Mais je pense qu'il faut abandonner cette mais je suis pas vous savez il y a aujourd'hui je vous ai dit qu'il y avait une jambe c'est le le nucléaire il y a pas très longtemps quelques mois quelques années il ils ne voulaient plus du nucléaire donc soyons optimistes.
Peut-être qu'ils vont que la lumière va leur tomber dessus et que ils vont se dire finalement justement le le le nucléaire pour vous c'est une énergie écologique ou pas ? Bah c'est une énergie en tout cas qui bah propre qui fait pas de CO2 ou très peu disons. Et donc et surtout ce qui est essentiel c'est qu'on l' on l'a déjà elle est déjà présente les infrastructures sont là donc faut la garder faut prolonger la vie des centrales et puis il faut évidemment construire d'autres d'autres d'autres centrales nucléaires si possible évidemment mais il y a d'autres solutions.
Par exemple, vous savez on a fermé il restait deux centrales à charbon en France. Bon euh et alors on veut la démanteler pour faire de Mais c'est pas très grave s'il y avait il restait une centrale à Charbon. C'est pas significatif dans le bouquet énergétique français.
Alors, on va mettre des millions d'euros encore plus à l'échelle mondiale comme le disait Olivier. On va mettre des milliers des milli des millions d'euros pour fermer cette usine ou pour la remplacer par autre chose alors qu'elle font elle est en parfait état de fonctionnement et qu'elle permet pendant qu'il y a des pics de production de de consommation en hiver notamment et ben on la branche pour faire voyez on aurait dû la garder. Point.
Enfin c'est c'est trop dogmatique sur cette question de l'énergie. On est tellement obsédé par cette histoire de CO2 et cetera que ça nous fait euh déjouer comme comme les joueurs de foot déjouent parfois. C'est c'est impressionnant.
Olivier Babo, c'est simplement une question de dogmatisme, d'idéologie aussi où il y a une part euh d'intérêt euh là-dedans avec des lobby qui se sont mis en place, qui vivent grassement de subventions. Je pense à l'éolienne, je pense au photovoltaïque notamment. C'est évidemment l'empilement de tout ça.
Vous avez beaucoup de beaucoup de business he qui dépendent de ces énergies renouvelables. Donc vous avez logiquement du lobbying. Alors moi lobbying dans mon esprit je je l'entends au sens américain.
Lobbying c'est faire entendre sa voix et en au sens français européen, c'est forcément mal mais tout le monde fait du lobbying. Même les administrations font du lobbying, les syndicats font du lying. On fait tous du lobbying.
C'està-dire on essaie tous de défendre nos intérêts. Malheureusement c'est trop efficace sans doute du point de vue des énergies renouvelables. Ils ont ils ont réussi à à persuader évidemment que c'était l'alpha et l'oméga et et à faire de à nous faire faire de très très grosses erreurs énergétiques.
He faut souvenir que Emmanuel Macron qui pourtant est un garçon très intelligent euh a réussi à nous faire fermer Fenonheim a été conquis à un moment donné à l'idée qu'il fallait diviser par de le poids du nucléaire avant de s'apercevoir que c'était une bêtise absolue. Mais malheureusement le mal est déjà fait. Et puis encore aujourd'hui, on se rend compte que on est encore gagné à une idée totalement absurde.
Il faudrait rajouter à ça ce syndrome du bon élève qui est une catastrophe puisque comme nous étions déjà des bons élèves mais qu'en fait on a imposé les objectifs d'amélioration de façon uniforme à tout le monde, ça veut dire que ceux qui étaient des bons élèves doivent faire des des efforts encore plus grands. C'estàd que c'est terrible mais c'était immoral mais il aurait fallu qu'on soit des très mauvais élèves. Ça aurait été beaucoup plus facile de gagner les pourcujourd'hui nous des bien meilleurs élèves que que l'Allemagne par exemple.
Marche forcé. Exactement. Or, en fait, les trajectoires, elles sont uniformes.
Euh, elles sont elles sont en en pourcentage d'amélioration et elles sont pas après sur les sur le le le enfit, on a déjà un mix prodigieusement propre grâce au nucléaes. Les Allemands, encore une fois, c'est hyper dégueulasse et ça l' toujours malgré leurs investissements qui ont été en fait totalement totalement absurdes. C'est c'est très difficile d'avoir un discours rationnel sur ces questions où en effet quand vous expliquez que vous êtes contre les les éoliennes à la limite le le le solaire ça se discute mais tant qu'on a pas de de capacité à stocker l'énergie de façon importante, l'électricité on peut pas la stocker.
Les éoliennes leur impact environnemental est réel en particulier les éléoliennes en mer. le leur durée de vie est extrêmement limitée, la capacité à à réutiliser les les métaux et puis tout ce qui a tout ce qui les a permis de les faire est limité. Donc le bilan réel de ces éoliennes, il est il est quand même pas très très enthousiasmant sur ce que ça a permis.
En particulier, si vous prenez en compte ce que les économistes appellent le coût d'opportunité, c'est-à-dire ce que vous auriez pu faire avec cet argent investi en faisant d'autres choses. Alors évidemment, on a le nucléaire aujourd'hui. Il y aurait aussi, il faudrait dire les EPR, il y aurait demain, donc maintenant le PR ça fonctionne, demain, il y aurait aussi les petits les petits réacteurs les petits réacteurs nucléaires et après-demain, espérons le gralabsolu, la fusion nucléaire, c'est-à-dire le contraire de la fission, c'est-à-dire le principe du soleil dont on espère, dont les scientifiques disent que nous savons, nous saurons un jour la domté, la question c'est quand.
Euh évidemment, c'est cas d'arrache, c'est tous les les choses là-dessus, mais là vraiment ça aura un effet extraordinaire puisque dans la fusion nucléaire, il n'y a pas le problème de la radioactivité, donc c'est l'énergie propre et infinie. Et là, bah se posera plus la question à la limite, vous voyez euh si on aurait pu des choses, on aurait pu investir là-dessus aussi. Vous avez dit que on a dépensé beaucoup d'argent.
On investit beaucoup hein, mais le problème c'est elle est très elle est dans très longtemps cette technologie. Mais même soyons disruptifs. Il y a des spécialistes d'énergie qui m'expliquent que tout l'argent qu'on a mis dans l'isolation des logements en gros a été mal utilisé.
Pourquoi ? Parce qu'en isolant les logements, il y a ce qu'on appelle et ce que l'Allemagne a vu, c'est l'effet rebond. Quand vous êtes très isolé, en fait vous vous consommez en fait assez peu d'énergie en moins.
Pourquoi ? Parce que vous chauffez beaucoup plus. Voilà, c'est ce qu'on appelle l'effet rebond.
Donc en fait, vous avez eu beaucoup d'argent pour rien. La deuxième chose, c'est que isoler pour empêcher l'utilisation d'énergie qui était l'énergie propre du point de vue du CO2 comme chez nous, en réalité, c'est vraiment dommage. On aurait mieux fait d'essayer de décarboner encore plus notre mix.
Mais comme notre mix l' déjà, en fait, on avait déjà beaucoup d'avantages. On aurait dû, c'est un coût encore une fois d'opportunité, il faut que les auditeurs comprennent. Cet argent, il aurait été mieux utilisé.
C'est c'est paradoxal, c'est pas c'est pas intuitif, mais il aurait été mieux utilisé dans d'autres investissements. Euh typiquement construire plus de centrales pour euh et plus tôt surtout pour arriver à répondre à la demande. Voilà, les questions énergétiques, elles sont complexes.
Souvent, c'est contreintuitif et malheureusement nous avons des idées toutes faites qui sont à côté de la plaque, y compris d'ailleurs chez nos dirigeants. Et c'est pour ça que c'est un piège à à décision catastrophiques qui coûtent très cher, qui sont prises trop tard et et qui nous coûte collectivement énormément d'argent. Merci Olivier Babo, merci Bertrand Aliot, c'était passionnant.
C'était ce dimanche la dernière de En toute vérité. Merci à Patrick Roget pour sa confiance ainsi qu'à toute la rédaction de Sud Radio, à l'équipe de la réalisation. Merci à Anne Lisekman pour son soutien, Juliette Rouol pour son aide.
Un merci tout particulier à Jean-Maré Bordré pour ses précieux conseils et m'avoir souvent supplé et surtout être resté zen quand j'étais en retard ou que je donnais le thème de mon émission à la dernière minute. Merci surtout aux auditeurs pour avoir été fidèles au rendez-vous et peut-être à bientôt pour de nouvelles aventures. Bon été à tous.
Xavier Bertrand