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interviewBFM TV (sur YouTube)· 29 avril 2026 16 min

Désinformation climatique : comment y voir plus clair?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Des informations climatiques ? Comment voir plus clair ? Bonjour, je suis Pénélope Hos.

Je suis journaliste météo et climat pour BFM TV et vous écoutez la question météo climat. Le changement climatique est aujourd'hui l'un des sujets les plus touchés par la désinformation. En France, l'année dernière, l'observatoire des médias sur l'écologie avait recensé près de 13 fausses informations qui circulaient chaque semaine sur le sujet.

Et puis sur les réseaux sociaux aussi, hein, et avec les sorts de l'intelligence artificielle. Les discours trompeurs se multiplient, ce qui brouille la compréhension du public. Et pourtant, le JC rappelle que les médias ont un rôle crucial dans la perception qu'à le public du changement climatique et sur sa volonté d'agir.

Alors justement, on en est où en matière de traitement médiatique des enjeux environnementaux ? Comment expliquer la montée de ces fake news ? Et puis surtout comment mieux informer alors que le consensus scientifique sur l'origine humaine du changement climatique est parfaitement établi ?

Alors pour en parler, nous recevons aujourd'hui Eva Morel. Eva, vous êtes cfondatrice de l'association quota climat et donc vous agissez pour un meilleur traitement médiatique de l'écologie. Concrètement Eva, on en est où aujourd'hui ?

Comment est-ce que les médias parlent de l'écologie ? Selon nous, le constat aujourd'hui, il est pas très glorieux. Les questions environnementales, ça occupe à peu près 4,9 % du temps d'antenne en 2025, tout médias confondus audiovisuel et c'est à peu près 6 % des articles de presse écrite.

Ce qu'il faut se dire, c'est qu'en comparaison d'autres thématiques, il y a quelques outils qui permettent de mesurer que l'économie c'est quatre fois plus. La géopolitique, ça peut saturer des temps d'antennes en des dans des périodes de crise alors que quand il y a des canicules, l'écologie, ça occupe à peu près 12 % du temps d'antenne grand maximum. Donc ce qu'on constate c'est que l'information en quantité elle est pas suffisante et ce qu'on constate aussi c'est que la désinformation elle se propage plus rapidement dans les médias qui ont moins l'habitude de parler des questions environnementales.

Donc en fait moins on a d'information plus on a de désinformation et donc c'est ce un sujet sur lequel on essaie de travailler aujourd'hui. [grognement] Donc la question de la quantité et de la qualité et comment est-ce que justement ces chiffres évoluent ? Est-ce qu'on en parle quand même plus qu'avant, moins qu'avant ?

Ce qu'on constate c'est que au long terme on en parle pas beaucoup plus. Il y a eu un moment où il y a eu bien sûr davantage de couverture des questions scientifiques, notamment parce que les sciences d'attribution ont progressé. On peut pas plus facilement lier des événements météorologiques extrêmes, des canicules, des inondations au réchauffement climatique.

Donc c'est plus facile pour les journalistes de faire le lien en direct. Il y a aussi de plus en plus de preuves scientifiques de l'aggravation des crises environnementales. Donc forcément ces sujets est aussi plus matériel, plus concret dans le quotidien des gens font plus actualité.

Mais ce qu'on constate, c'est que malgré ça et malgré la gravité de la situation, malgré le fait que les canicules, ça provoque des milliers de morts par an désormais, euh en fait on en parle pas beaucoup plus et surtout on fait pas beaucoup plus les liens entre les causes, les constats, les conséquences et les solutions. C'est quelque chose qu'on vient objectiver avec l'observatoire des médias sur l'écologie. Et typiquement dans la presse française, dans la presse nationale, quand on parle de canicule, à 50 % on parle de réchauffement climatique.

Ça veut dire que dans la moitié des articles, quand on parle de canicule, on ne parle pas de changement climatique. Et dans la presse régionale, c'est 30 % du temps qu'on fait le lien. Donc en fait, il y a encore des informations causales comme ça qui permettent de comprendre ce qui se passe et qui sont pas suffisamment mis à disposition du public.

Et donc nous, on considère que c'est un des verrous qui empêche la transition d'être accélérée. Hm. Et puis un autre verrou, c'est la question de la désinformation.

On en parlait en introduction. Aujourd'hui, qu'est-ce qui vous frappe le plus en terme de désinformation ? C'est quoi le narratif de ces fake news ?

Ce qui nous frappe, c'est d'une part la forme que ça prend qui selon nous est assez peu comprise. C'estàd que quand on va parler de désinformation climatique, on va avoir l'impression que c'est ni l'existence du changement climatique ou son origine humaine. C'est ce qu'on appelle dans la littérature académique l'ancien déni, c'est-à-dire la forme que ça prenait il y a quelques années.

Aujourd'hui, la désinformation climatique, c'est plus vraiment ça. ça va plutôt venir obstruer l'action, c'est-à-dire nier l'efficacité de certaines solutions de la transition et surtout les politiques publique qui vise à accélérer la transition. Donc nous ce qu'on voit aujourd'hui en France, c'est que les narratifs qui sont les plus visibles en matière de désinformation climatique, ça va être ceux qui touchent aux énergies renouvelables et aux véhicules électrique.

C'est beaucoup le cas en 2025 dans la recension qu'on a faite encore une fois avec l'observatoire, ce qu'on constate, c'est que sur 665 cas qu'on a détecté, plus de la moitié concerne les énergies renouvelables. Et donc ça c'est assez peu compris. Et parce que c'est peu compris, on a du mal aussi à aller euh euh acculturer les journalistes qui sont les plus concernés par ces sujets dans des rédactions.

Pas nécessairement parce que eux désinformment, mais parce qu'ils invitent des gens qui propagent ces narratives de désinformation et que nous ce qu'on leur demande c'est pas forcément de pas inviter ces personnes, mais c'est de faire un contradictoire qui soit suffisamment puissant pour contrer la désinformation. Et comment est-ce que vous faites très concrètement en terme de méthodologie pour mesurer cette cette désinformation ? parce que effectivement vous l'avez parfaitement quantifié dans votre étude, mais comment concrètement on s'y prend ?

Alors, on achète les flux audiovisuels, c'est-à-dire la donnée brute qui nous permet d'analyser tout ce qui est prononcé à la télé à la radio sur 18 chaînes par un fournisseur de données qui s'appelle médiatrie. Ça nous permet ensuite d'avoir une première partie de méthodologie qui est Frugale, qui est un dictionnaire de mots clés qui a été développé depuis plusieurs années avec l'observatoire et qui nous permet de filtrer ce qui parle de climat. Et une fois qu'on a filtré ce qui parle de climat, on vient appliquer un LLM.

Donc c'est un gros modèle de langage de l'IA qui permet de filtrer ce qui est à risque de désinformation. Donc c'est pas LIA qui vient dire ce qu'elle a désinformation. Ça nous préfiltre disons le gros des sujets.

Et ensuite en dernière couche d'analyse on a une organisation de fact checking qui s'appelle Science Feedback en France. Mais dans chaque pays qu'on analyse, on va avoir une différente organisation qui parle la langue et qui comprend la culture et qui va à la main annoter chacun des cas pour vérifier que c'est bel et bien un contenu qui est soit faux, soit trompeur ou à à risque d'indui le public en erreur. Et ça peut aussi être qu'il est infondé ou qu'il manque de contexte.

Ça aussi on va le compter. Et peut-être une dernière étape qui est intéressante dans la discussion qu'on a, c'est le groupement en narratif. Donc une fois qu'on a suffisamment de cas, on va essayer de les regrouper par récits similaires et ça va nous permettre de rendre l'information digeste pour ensuite pouvoir faire de la pédagogie auprès des journalistes, auprès des personnes qui sont affectées par la désinformation.

H et alors la question peut-être paraître naïve, mais aujourd'hui pourquoi est-ce qu'on désinforme ? Euh il y a, je le disais en introduction, les sorts de LIA, on a aussi certaines plateformes comme X notamment qui désinforme particulièrement. Pourquoi ?

C'est quoi l'intérêt derrière ? Je pense que c'est important de faire la distinction entre qui désinforme, comment est-ce qu'il désinforme et et pourquoi qui il y a des acteurs qui ont été bien identifiés. Donc ça va être les acteurs de l'industrie carbonée, fossiles, plastique et cetera qui ont des intérêts économiques stratégiques à ralentir l'action.

Ensuite, on va avoir les acteurs de l'économie de l'attention qui vont monétiser notre attention le temps qu'on passe en ligne sur des contenus. On va ensuite avoir les groupes d'extrême droite et les groupes complotistes et puis les ingérences étrangères qui elles vont pas forcément avoir un intérêt cœur sur le sujet climat mais qui sentent que ça divise que ça clive l'opinion et donc ils vont accélérer ces narratifs. Ensuite c'est par quel vecteur ça passe ?

Donc nous on travaille beaucoup sur les médias traditionnels et bien sûr vous l'avez dit il y a aussi les réseaux sociaux. les réseaux sociaux pour qui les algorithmes sont assez opaques et pour beaucoup valorisent les contenus qui vont créer des émotions fortes et donc forcément les les contenus des information parce qu'ils sont nouveaux ou parce qu'ils mobilisent des émotions négatives, ça va être plus facilement amplifié. Et puis ensuite il y a le pourquoi.

Et le pourquoi je pense que je l'ai un peu touché du doigt, mais il y a des acteurs qui ont envie de ralentir l'action. Euh il y a des des acteurs qui ont envie de créer du doute sur la science euh parce que ça peut euh fragiliser la confiance qu'on porte en démocratie vis-à-vis des scientifiques qui sont au fondement des lois qu'on vote. Et donc euh ils ont un intérêt aussi à fragiliser le rapport aux institutions, la confiance de la population dans les décideurs.

Euh il y a un sentiment anti-élite aussi qui veut vouloir se propager et puis les ingérences étrangères aussi c'est pour tout simplement diviser pour mieux régner. Et euh on voit que c'est assez efficace sur certains narratifs où ça va puissamment créer du doute de la population par rapport à la capacité des dirigeants à adresser des risques comme par exemple des risques sanitaires mais aussi des risques environnementaux. Donc on comprend bien en fait que ce sujet il dépasse très largement le cadre de nos frontières nationales euh avec cette portée internationale.

Effectivement en tout cas si on revient en France en France on a quand même l'ARCOM qui encadre toutefois les les médias et particulièrement sur ce sujet. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment travaille l'arrcom notamment quand il y a un cas de désinformation climatique aujourd'hui dans les médias ? Al ça a récemment évolué.

Euh l'Arcom, elle obéit à la loi de 86 qui est la loi audiovisuelle et qui lui donne la compétence de euh contrôler les manquements des chaînes en matière de rigueur et d'honnêteté de l'information, de pluralisme et de diversité des points de vue sur des questions prétant à controverse. Donc nous, c'est sur ces trois fondements qu'on va essayer d'aller saisir l'ARCOM sur des cas qui nous semblent les plus saillants, les plus exemplaires disons en matière de stratégie de désinformation développée. Donc on va pas saisir sur les 665 cas que on a détecté en 2025, mais au total on a saisi sur les trois dernières années 27 fois.

Donc c'est très peu. C'est vraiment sur des cas où par exemple récemment Michel Lonfy a pu expliquer que le réchauffement climatique était lié au multivers. Bon bah ça c'est quelque chose qui est diffusé et donc nous on va saisir la chaîne concernée pour expliquer pourquoi est-ce que c'est un problème et donc la comment fonctionne l'arcom là-dessus c'est qu'ils vont instruire le cas spécifiquement.

Donc regarder qu'est-ce qui a été dit ? Est-ce qu'il y a eu de la contradiction ? Est-ce que généralement le cas s'est produit dans un esprit de contradictoire ?

Et donc si cet esprit de contradictoire n'est pas suffisant, ils vont considérer qu'il y a un manquement. Ils vont ensuite mettre en garde, puis mettre en demeure, puis sanctionner financièrement dans un esprit de gradation des sanctions. Donc ça prend du temps en fait d'avoir une sanction financière et une fois qu'il y a une première sanction financière, on peut ensuite avoir un montant qui est plus élevé par la suite.

Donc nous ce qu'on vient essayer de faire, c'est pas nécessairement de d'avoir des des sanctions de plus en plus fortes, mais c'est plutôt de dire désormais, c'est un objet de sanction. Et ça c'est nouveau. L'ARCOM est la première chaîne à avoir émis des premières décisions euh la première chaîne le premier régulateur en Europe à avoir rendu des premières décisions sur le sujet.

Et c'est en train d'inspirer d'autres autorités de régulation en Europe comme par exemple au Royaume-Uni ou l'OFCOM commence à à travailler aussi sur le sujet. Et donc c'est aussi vraiment l'effet qu'on vient chercher, c'est l'effet de d'exemples que l'ARCOM peut incarner à l'échelle européenne. Hm.

Euh et en l'occurrence en terme de piste de solution pour réguler tout ça. Donc je le disais l'association quota climat. Pourquoi ?

Vous pouvez nous expliquer ? Ouais. C'est la proposition euh qu'on a formulé à la création de l'association avec le constat que la quantité d'informations était pas suffisante dans l'espace audiovisuel et que à des moments particulièrement euh charnières d'un point de vue action publique, notamment en période électorale, c'était un problème parce que ça impactait la perception des citoyens des programmes et donc le scrutin.

Et donc nous ce qu'on est venu dire c'est ce serait intéressant d'avoir une quantité minimum d'information environnementale en période électorale à la discrétion des chaînes de le faire. C'est aussi une proposition qu'on porte à titre législatif mais dans une version très soft. Donc on donne la capacité à l'arrcom de mettre en place un quota si jamais la euh quantité d'information dans une chaîne donnée n'est pas suffisante.

Donc bon, c'est vraiment dans avec des beaucoup de S. Mais en tout cas pour poser le sujet de la quantité d'informations parce que selon nous ça reste encore une fois le meilleur rempart face à la désinformation et que si dans un premier temps on n'est pas informé alors on pourra pas bien lutter contre lesf les tentatives de manipulation de l'information qui sont elles intentionnelles. Et alors je me fais volontairement l'avocat du diable mais pourquoi d'une certaine manière imposer un quota sur le sujet de l'écologie de l'environnement et pas sur d'autres sujets ?

Est-ce que c'est pas quelque part une entrave à la liberté de la presse ? pour être un des messages de vos détracteurs, j'imagine. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?

En fait, théoriquement aujourd'hui, c'est encadré. La nouvelle définition du pluralisme qui été obtenu en Conseil d'État par Reporter sans frontières dit que une information pluraliste, c'est aussi une information qui respecte la diversité des thématiques. C'est pas que les intervenants politiques, c'est aussi les sujets dont on parle. parce que par les sujets dont on parle, c'est une vision du monde qu'on incarne.

Et donc en fait théoriquement ce qu'ils disent c'est pas tant qu'il y a un quota sur chacun des sujets, mais qu'il y a une nécessité de représenter la diversité des thématiques qui font de l'espace civique si on veut, enfin le débat public et que si on parle pas suffisamment d'éducation, de géopolitique, de politique, de sport ou d'écologie, c'est un problème. Et donc nous ce qu'on vient porter c'est que sur l'écologie en particulier puisque c'est la thématique la moins représentée quand on quantifie toutes les autres thématiques, il y a un problème de quantité mais en fait on ce propos, on pourrait bien sûr l'élargir. H et peut-être sur le sujet de est-ce que ça porte atteinte à la liberté d'expression, il y a un sujet que la liberté d'expression des journalistes n'est pas équivalente à la liberté d'expression des citoyens.

Les journalistes sont des professionnels qui obéissent à des cadres déontologiques et des cadres professionnels de production de l'information. Et donc il y a beaucoup de choses qui s'appliquent à eux et entre autres cette obligation du pluralisme est de porter des opinions diversifiées. Et donc nous c'est vraiment là qu'on va qu'on va travailler, c'est comment est-ce qu'en fait on applique le droit existant.

Hm. Est-ce que justement pour les journalistes ou créateurs de contenu vulgarisateur, vulgarisatrice scientifique, vous avez peut-être des conseils sur des formats, des angles efficaces. Parfois, on peut nous reprocher d'être anxiogène, c'est souvent ce qui revient.

Est-ce que vous avez des pistes concrètes de de d'angle ou de format ? Ce qu'on trouve intéressant nous, c'est de mettre en avant la transversalité et d'ailleurs, c'est une bonne manière finalement d'en parler beaucoup, c'est de se dire "On n'est pas obligé de parler d'environnement quand on parle directement d'environnement, mais aussi d'en parler quand il y a un événement sportif et que on sent que les fortes chaleurs peuvent impacter les sportifs ou quand il y a des événements sanitaires qui se passent et que peut-être qu'il y a un lien avec le contexte environnemental." en fait d'avoir des lunettes vertes pour voir l'actualité, ça c'est vraiment le premier conseil qu'on donne, c'est finalement l'environnement, il est un peu partout.

Et ensuite, il y a un deuxième sujet, c'est que les solutions sont très peu représentées à l'antenne ou dans les contenus de presse écrite aussi. Donc en fait la l'impression de anxiogène qu'on peut ressentir quand on voit passer de l'actualité environnementale, c'est aussi parce que c'est très visible quand il y a des catastrophes. En revanche, c'est pas très visible au long cours et c'est pas très visible avec l'angle qu'est-ce qu'on pourrait faire pour adresser les catastrophes en cours ?

Et donc ça c'est aussi vraiment le le message qu'on souhaite porter, c'est il y a plein de euh entrepreneurs de la transition qui sont partout dans tout type de secteur, dans tout type de niveau euh d'échelle d'action à l'échelle locale, à l'échelle nationale. Et donc donner la parole à ceux qui agissent, c'est aujourd'hui vraiment nécessaire. Et alors dernière question justement aujourd'hui avec votre travail auprès de Côte Climat concrètement quelle réaction est-ce que vous aimeriez susciter auprès de chaque citoyen ?

Je pense que la première chose, c'est d'avoir un rapport à l'information qui est beaucoup plus actif. C'est de se dire quand je vois passer un article qui m'interpelle, quand je vois passer une émission que j'aime bien, j'écris au journalistes, j'écris aux médias, je je partage à mes proches. Enfin, je je pense pas à l'information comme quelque chose qui m'est donné et l'actualité avec un grand A comme quelque chose qui existe mais comme quelque chose qui est construit et sur lequel moi je peux avoir un impact.

Et ensuite, il y a une deuxième chose, c'est être plus attentif à la manière dont le les manipulations de la formation se s'opèrent aujourd'hui. L'esprit critique ne va pas remédier à la crise de la désinformation parce que c'est quelque chose sur lequel on n'est pas armé égal avec ceux qui qui ont les moyens de le faire. En revanche, il y a quand même des bons réflexes qu'on peut avoir au quotidien.

Par exemple, si j'éprouve une émotion forte qui est très forte, je relais pas directement. Je consulte d'autres sources, j'essaie d'en parler peut-être avec des proches mais parce qu'on est les premiers vecteurs d'amplification à l'échelle individuelle et que ça peut aussi jouer dans l'impact de cette désinformation dans le débat public. [musique] Bien merci beaucoup Eva Morel pour votre temps et votre pédagogie.

Merci à vous d'avoir écouté le podcast Météo Climat, le podcast [musique] qui répond à toutes les questions que vous vous posez sur le temps qu'il fait et qu'il fera. [musique] Abonnez-vous pour ne rien manquer et n'hésitez pas à nous laisser une note et un commentaire. À bientôt.

Désinformation climatique : comment y voir plus clair? — Louise Morel · Pourquijevote