Contre-matinale #152 | Mélenchon contre Macron, l'injustice Parcoursup
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Plusieurs membres de l'exécutif sont montés au front pour dénoncer le tweet du dirigeant de la France Insoumise qui fait suite à la mort par balle d'une jeune femme visée par un policier lors d'un contrôle à Paris samedi dernier. Le conducteur lui-même grèvement blessé aurait refusé d'obtempérer. Si la France Insoumise et la NUPS insistent sur une réforme pour une police de proximité et une police citoyenne, certaines voix à la gauche de la gauche posent une autre question dont la radicalité n'a d'égal que la simplicité. Faut-il en finir avec la police ?
On en parle avec Hugo Bernalicis, député de la deuxième circonscription du Nord et auteur du livret Sécurité du programme de la France Insoumise. C'est une note sur parcours travaillé entre enseignants, chercheurs de lycées et hauts fonctionnaires qui risquent de contrarier les partisans de la réforme de sélection post-bac. Les auteurs y analysent le lien entre les caractéristiques de l'algorithme et le stress des lycéens en chiffres, le coût sur l'enseignement secondaire et identifient quelques fausses critiques et vraies impasses du système.
Pour en discuter, nous recevons Arnon Bontemps, co-porte-parole du collectif Nos Services Publics, composé de 600 hauts fonctionnaires et d'agents publics. Nous sommes le 8 juin 2022 et il est 8h12, vous regardez ou écoutez la contre-matinale du Média, sans plus attendre, place à la titrologie.
On ouvre cette revue des titres avec l'actualité internationale et plus précisément avec le conflit au Proche-Orient, l'occupation de territoires palestiniens par Israël et la discrimination envers la population palestinienne sont, je cite, « les causes principales des tensions récurrentes et de l'instabilité », estime une commission d'enquête mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU dans un rapport publié mardi 7 juin.
Ce qui est devenu une situation d'occupation perpétuelle a été cité par des parties prenantes palestiniennes comme israéliennes comme l'une des racines des tensions récurrentes et de l'instabilité du prolongement d'un conflit, aussi bien dans les territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est, qu'en Israël précise de rapports. Israël, qui a refusé de coopérer avec la Commission, dénonce un rapport partial et biaisé, disqualifié par sa haine pour l'État d'Israël et basé sur une longue série de rapports partiaux et biaisés, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Mettre fin à l'occupation des territoires par Israël, en pleine conformité avec les résolutions du Conseil de sécurité, reste crucial pour mettre fin au cycle persistant de violences, indique le rapport qui est le premier rédigé par cette Commission. Adieu moteur à essence, véhicules diesel et voitures hybrides, c'est à l'automobile de s'adapter à la ville et à la planète, ou du moins c'est ce que souhaitent les pays européens les plus progressistes.
Alors que les députés européens doivent voter aujourd'hui l'interdiction de la vente d'automobiles à moteurs thermiques d'ici 2035, et que les spécialistes s'accordent sur l'urgence de la mesure, les constructeurs s'interrogent sur sa faisabilité et sur les outils mis en place pour préserver la filière à porte libée. C'est un texte majeur du Green Deal, le fameux pacte vert, que s'apprêtent à voter les 705 députés, les 27 États membres de l'Union européenne ont vu de réduire les émissions nettes de gaz à effet de serre d'au moins 55% d'ici à 2023, et d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.
C'est la seule façon d'atteindre nos objectifs climatiques, soutient Pascal Canfin, député européen de Renew, qui est un groupe politique des libéraux, et président de la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire. Une mesure à corréler avec le renforcement des aides aux véhicules électriques, au développement des bornes de recharge et des efforts au profit du ferroviaire, des transports en commun, de la marche et du vélo, rappelle Libé. C'est ainsi que dans le Pas-de-Calais, une usine de moteurs thermiques se réoriente vers les batteries électriques, une mutation qui inquiète les salariés malgré les promesses de conversion.
Boucle inflationniste, pénurie, rationnement, explosion du chômage et de la dette, Frexit, destruction économique et récession, attaque des marchés financiers, crise grecque en dix fois pire et même futur comparable à celui de la Corée du Nord. C'est le scénario catastrophe que prédisent les défenseurs de la Macronie en cas de victoire de la gauche aux législatives. Désintoxe les sept péchés inventés contre la NUPS. Dans cet article, l'humanité a sélectionné une série de mensonges afin de les déconstruire en donnant la parole à d'autres économistes que des ultra-libéraux. La NUPS, elle aussi, a tenu à se défendre mardi lors d'un point presse pour Jean-Luc Mélenchon.
La Macronie joue la carte de l'affolement, promet l'hiver nucléaire et les sauterelles, mais refuse le débat. Car que propose-t-elle en face ? La retraite à 65 ans, le travail forcé contre le RSA et un déficit public à 3% du PIB, soit 80 milliards d'euros d'économies à réaliser sur le dos du pays, mesure Jean-Luc Mélenchon, qui évoque une saignée alors même que l'État a commencé à s'effondrer et que les services publics ne tiennent plus, dont l'école et l'hôpital. À l'hôpital, une dernière mobilisation avant un été de tous les dangers.
Souvenez-vous, nous recevions au Média Pierre Schwab-Tellier, infirmier aux urgences de nuit de l'hôpital Beaujolais à Clichy et membre du collectif Interurgence il y a deux semaines. Il nous a alerté sur une situation d'une gravité sans précédent. Hier, des manifestations se sont tenues dans une cinquantaine de villes en France, selon les syndicats et les collectifs de soignants mobilisés, mais les rangs étaient clairsemés, nuances Mediapart, qui regrettent que l'attention médiatique à la situation de l'hôpital soit inversement proportionnelle à sa mobilisation.
Dans la manifestation parisienne, il était beaucoup question de la mission Flash d'un mois, confiée mardi 31 mai par le président de la République au docteur François Braune, président du syndicat SAMU Urgences de France. C'est le troisième rapport sur les urgences qui sera rendu depuis 2017, les deux précédents ayant été commandés en 2018 et le 2019 par la ministre de la Santé Adyès Buzyn. Le diagnostic, on le connaît, nous faisait remarquer Christophe Prudhomme, médecin SAMU 93 et conseiller régional pouvoir vivre en Ile-de-France. Après Bordeaux, c'est au tour du CHU de Toulouse de fermer son principal service d'urgence, celui de l'hôpital Purpan.
Depuis le week-end dernier, elle n'accueille que les urgences vitales de jour et de nuit en raison d'un mouvement de grève massif du personnel paramédical. Élisez-moi Premier ministre. Le coup de communication de Jean-Luc Mélenchon fait couler beaucoup d'encre depuis l'élection présidentielle. En qualifiant les élections législatives de troisième tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon vise par là l'obtention de la majorité à l'Assemblée pour se retrouver propulsée au poste de Premier ministre.
Si dans un premier temps le projet semblait un peu fou, l'alliance historique conclue avec les Verts, le Parti communiste et même le Parti socialiste lui donnent une nouvelle perspective. Mais le mode de scrutin lui laisse-t-il réellement une fenêtre de tir pour accéder à Matignon ? Constitutionnellement, est-ce vraiment possible ? C'est la question que Bondyblog a posée au constitutionnaliste Benjamin Morel. Évidemment, ce n'est pas aussi simple, rappelle l'auteur de l'article, Neville Gagnepin, mais le scénario est possible. Un concours de circonstances pourrait bien permettre aux leaders de la nouvelle alliance de la gauche d'accéder à ce poste tant convoité. Comment ?
On vous renvoie au site du Bondyblog pour le savoir. La police tue et le groupe factieux Alliance justifient les tirs et la mort pour refuser d'obtempérer la honte séquant. Les propos de Jean-Luc Mélenchon sur la police continuent de faire polémique et de provoquer l'ire de l'extrême droite et de la droite extrême. Plusieurs membres de l'exécutif sont montés au front pour dénoncer le tweet du dirigeant La France Insoumise qui fait suite à la mort par balle d'une jeune femme de 21 ans visée par un policier lors d'un contrôle à Paris samedi dernier.
Le conducteur lui-même, grèvement blessé, aurait refusé d'obtempérer une ligne politique franche qui a déplu à son principal concurrent au poste de Premier ministre, Elisabeth Borne. On l'écoute.
Écoutez, moi je trouve très choquant la façon qu'a Jean-Luc Mélenchon de s'en prendre systématiquement à la police avec des propos totalement outranciers. Moi je rappelle que les policiers, ils exercent une mission difficile au service des Français. Après, ce qui s'est passé ce week-end avec un décès, c'est évidemment tragique. Une enquête judiciaire est en cours, il y a également une enquête de l'IGPN, mais vous voyez, on ne peut pas avoir, comme M. Mélenchon, une présomption de culpabilité vis-à-vis de la police.
Une nouvelle affaire de violence policière qui intervient un mois et demi après la mise en examen pour homicide volontaire d'un policier soupçonné d'avoir tué fin avril dans la capitale, le conducteur et un passager d'une voiture qui auraient forcé un contrôle sur le pont neuf. Il y a quelques semaines, nous recevions aux médias Amel Bentounsi, membre fondatrice du collectif Urgence, notre police assassine, qui dénonçait avec force l'usage par les policiers de l'article L435-1 du Code de la sécurité intérieure qui leur confère un permis de tuer, selon la militante.
Depuis cette loi de 2017, les policiers bénéficient du même usage des armes à feu que les gendarmes et peuvent tirer sur un véhicule qui prend la fuite.
Cette loi est venue en réalité mettre de la confusion dans des textes qui étaient très clairs. Et ces textes, c'était ceux sur la légitime défense. On ne peut employer son arme que pour sauver sa propre vie ou la vie d'autrui s'il y a un danger, dit la loi, actuel et immédiat, c'est-à-dire si on est immédiatement menacé. L'usage de l'arme doit être absolument nécessaire, strictement nécessaire et absolument proportionnel au danger encouru. Et la loi est venue introduire une notion un peu compliquée.
Si vous lisez la loi, vous verrez que c'est un petit peu sibylain, sur « Ah oui, mais alors lorsqu'il y a refus d'obtempérer et que le policier peut imaginer raisonnablement que la personne va porter atteinte, risque de porter atteinte... » Si elle est susceptible de porter atteinte à la vie des policiers ou à celle d'autrui, c'est ce point-là qui pour vous n'est pas compatible avec une décision qu'il faut prendre en une fraction de seconde. Exactement.
Et c'est ce qui explique la croissance considérable des tirs policiers, notamment, bien sûr, dans les cas de refus d'obtempérer, avec éventuellement le calcul du policier qui se dit « S'il y a un refus d'obtempérer ou s'il y a eu comportement dangereux de la part du conducteur à mon égard, alors la personne qui vient de passer le barrage, qui vient de me dépasser, qui ne me pose plus en tant que policier un danger immédiat, peut porter atteinte à l'intégrité physique d'autrui, donc je tire. » Et ça, ça n'était pas le cas auparavant, si vous voulez.
Dans une note du mois de juillet 2017, l'IGPN indiquait que le nombre de tirs par les policiers a cru de 50% par rapport à l'année précédente. Bonjour, Urgo Bernalicis. Bonjour. Vous êtes député de la deuxième circonscription du Nord et auteur du livret sécurité du programme de la France insoumise. Une question très simple. Si vous êtes élu député, est-ce que vous appellerez à l'abrogation de cette loi de 2017 ?
Oui, je pense qu'il faut revenir à la raison sur l'usage des armes à feu dans la police et dans la gendarmerie, parce que c'est un mouvement ample qui s'est accéléré suite aux attentats de 2015, où on voit que l'usage des armes et le fait d'avoir son arme sur soi n'a plus aujourd'hui aucune espèce de limite, puisque la dernière loi que nous avons votée à l'Assemblée nationale permet de faire en sorte que les policiers et les gendarmes puissent garder leurs armes de service, y compris en rentrant dans des établissements privés recevant du public, des salles de concert par exemple, là où avant ils devraient demander l'autorisation à l'organisateur.
Donc on a de plus en plus d'armes en circulation et un cadre légal pour en faire usage, ça a été dit dans l'extrait que vous avez passé avant, qui a mis du flou, et vous rajoutez par-dessus une campagne d'une organisation policière en particulier, je pense à l'Alliance police nationale, mais ce n'est pas les seules, qui a cherché à modifier les conditions de la loi à la fois pour le refus d'obtempérer et pour l'usage de l'arme.
Souvenez-vous que dans un passé extrêmement récent, c'est-à-dire la campagne présidentielle, ces gens ont fait campagne pour une présomption de légitime défense, comme eux l'appellent, c'est-à-dire le fait de, on tire, si c'était dans un moment de tension, dans un moment particulier, même si on s'est planté au regard du cadre légal actuel, il faudrait quand même qu'on puisse dire « oui, mais bon, les policiers, comme l'a dit Mme Borne, font un métier difficile, donc écoutez, on a tué quelqu'un, c'est la faute à pas de chance. » Ça, ce n'est pas acceptable.
Donc effectivement, il faut revenir sur des conditions d'emploi de l'arme antérieures qui apportaient davantage de garanties démocratiques et pour lesquelles il y avait moins d'usage de l'arme à feu, puisque les statistiques l'ont montré. Mais je dois vous dire que j'espère bien qu'on ne peut pas avoir à faire ça en tant que parlementaire, mais bien en tant que membre du gouvernement, puisque, a priori, on est en capacité de gagner les 12 et 19 juin prochains. Mais c'est clair qu'il y a un enjeu très fort sur la question de la doctrine qui encadre l'usage des méthodes de police et de gendarmerie.
Ça vaut pour la police générale, là, comme on est en train d'en parler, ça vaut pour le maintien de l'ordre, d'avoir moins d'armes, de diminuer l'usage des armes. Ça vaut pour la future police de proximité. Ça vaut dans beaucoup de domaines et beaucoup de matières. Vous parliez tout à l'heure d'ailleurs du Pont-Neuf, en parlant d'usage des armes. On a, dans l'affaire du Pont-Neuf, l'usage d'une arme d'assaut, cette fois-ci, puisque c'est des armes qui ont été mises en dotation et fournies aux policiers dans le cadre de la lutte antiterroriste. Or, on voit que les fusils d'assaut font des impacts de fusils d'assaut, c'est-à-dire peuvent transpercer un corps, transpercer le siège du véhicule.
Et on se retrouve à avoir, sur le Pont-Neuf, les trois personnes, il y a des décès, et le passager à l'arrière qui est blessé par une déballe. Donc, tout ça, ce sont des sujets extrêmement sensibles, parce qu'à la fin, il s'agit de vies qui sont prises à des gens qui n'ont strictement rien fait ou demandé, puisque là, je pense à l'affaire qui nous occupe là précisément, où c'est la passagère qui décède. Or, la passagère ne peut pas faire un refus d'obtempérer, par définition. La passagère ne conduit pas le véhicule. Donc, c'est pour ça que ce tweet de Jean-Luc Mélenchon, il dit « la honte, c'est quand ?
» parce que normalement, a priori, on devrait se mettre dans ses petits souliers et dire « oh, qu'est-ce qui s'est passé ? » Il faut faire de la lumière, il faut revoir les conditions d'emploi des armes, il y a un problème, il y a une difficulté. Mais personne ne fait ça, à part nous. Et on nous fait passer pour des antiflicks, ce qui est complètement lunaire, parce que l'autorité de la police, elle est sapée à partir du moment où on laisse passer ce genre d'actes sans protestation.
D'ailleurs, on vient de l'apprendre à l'avocate, l'avocate du conducteur, a indiqué avoir porté plainte contre X. Je n'aurais sans doute pas utilisé ces termes-là, mais il est certain qu'il y a dans notre pays un problème avec la doctrine du maintien de l'ordre. Personne ne peut accepter qu'un refus d'obtempérer conduise à la mort, estime de son côté l'élu communiste Yann Brossat, ex-directeur de campagne, de Fabien Roussel. Est-ce que les mots de Jean-Luc Mélenchon vous choquent également ? Est-ce que vous auriez utilisé d'autres termes ?
Non, je n'aurais pas d'utiliser d'autres termes. Il y a plusieurs façons de le dire. Et en plus, là, quand Yann Brossat dit un refus d'obtempérer ne mérite pas la mort, oui, déjà, c'est un premier point, je suis d'accord avec ça, mais là, encore une fois, c'est la passagère qui meurt, qui ne peut pas faire un refus d'obtempérer. Donc, on est même au-delà de la situation classique, j'ai envie de dire, où la personne conduit son véhicule refuse d'obtempérer et se fait tirer dessus et décède.
Et d'ailleurs, vous savez, ils ont modifié à l'Assemblée nationale le code pénal en matière de refus d'obtempérer suite aux revendications d'Allianz, notamment, et d'autres, après leur manifestation, vous vous souvenez, devant l'Assemblée nationale. On a passé le délit de refus d'obtempérer de un an de prison, comme peine maximum, à trois ans de prison. Et ils nous avaient promis qu'il y aurait moins de refus d'obtempérer. On voit bien dans les circonstances que c'est complètement hors sujet et que les gens qui font un refus d'obtempérer ne le font pas parce que c'est un an ou trois ans dans le code pénal.
Donc, il y a cette fuite en avance, cet effet cliqué, où on donne davantage de pouvoir, davantage de pénalisation, sans pour autant régler le problème. Et à côté de ça, effectivement, moi, je pense qu'il faut dire les choses telles qu'elles sont. Ça ne sert à rien de tourner autour du pot. Oui, il y a un problème avec la doctrine d'usage des armes et de la force dans la police et dans la gendarmerie de notre pays. Oui, il faut changer ça radicalement.
Et oui, ceux qui défendent ce genre de situation, honte à eux, honte à Elisabeth Borne de nous expliquer que, oui, enfin bon, quand même, c'est triste pour la victime, mais il y aura une enquête judiciaire, comme si tout ça était un dossier administratif banal à traiter. Bon, il y en a quatre, en quatre points. Ce n'est pas un petit sujet. C'est un sujet extrêmement préoccupant. Après, si c'est le terme factieux qui occupe la scène médiatique et nos adversaires, je tiens à leur signaler d'ailleurs qu'Alliance, police stationnelle, a porté plainte contre Jean-Luc Mélenchon il y a de ça trois semaines, je crois, pour l'utilisation du terme factieux.
Ils ont mis un peu de temps à se réveiller parce que ça fait deux ans qu'on leur affuble cette caractéristique, ce qualificatif. Mais pourquoi on le fait ? Parce que la définition de factieux, ce sont des gens qui manifestent en armes, en vue d'obtenir quelque chose du gouvernement ou de prendre la place ou de contrôler le gouvernement. Bon, qu'est-ce qu'ils ont fait d'autre à part ça ? Qu'est-ce qu'ils ont fait d'autre à part manifester le soir en armes, en uniforme, avec les véhicules et les gyrophares ? Donc bon, à un moment donné, il faut qu'ils assument. Et d'ailleurs, le gouvernement doit assumer de n'avoir absolument pas réagi à l'époque.
Et aujourd'hui, qui fait que le ministre de l'Intérieur est plutôt le porte-parole des syndicats factieux radicalisés qu'un ministre de plein exercice. C'est ça la réalité aujourd'hui du fonctionnement de ce gouvernement et du ministère de l'Intérieur.
Vous l'avez rappelé, effectivement, il n'y a pas moins de refus d'obtempérer, mais il y a plus de morts, en tout cas. La police tue, c'est aussi ce qu'avait déclaré Philippe Poutou, contre lequel Gérald Darmanin avait déposé plainte. En réponse aux propos de Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez rappelé également, le syndicat policialien s'est annoncé le dépôt d'une plainte. Est-ce qu'on a le droit, encore en France, de dénoncer les violences policières ? Une au Bernalicis ?
J'ai envie de dire, on en a le devoir. Un mot qui est cher au président de la République. Donc oui, je pense qu'on a le devoir de dénoncer ce qui est inacceptable, ce qui est injuste, ce qui est insupportable. Donc bien sûr qu'il faut continuer à le faire. Mais c'est clair qu'aujourd'hui, on essaie de faire en sorte que quand on le dénonce, c'est un prix, un prix, un coût médiatique, un coût politique. Et donc, c'est ce qu'ils essayent de faire. La vérité, c'est que toute leur mécanique ne fonctionne plus et les gens voient bien qu'il y a un problème et qu'il y a une difficulté avec l'usage des armes dans la police.
D'ailleurs, je tiens à préciser en ce moment de notre échange que les principales victimes des armes à feu des policiers et des gendarmes sont les policiers et les gendarmes eux-mêmes. Et que rien que pour ça, ça devrait les pousser et pousser le gouvernement à réfléchir avec un peu plus d'acuité.
Vous parlez des suicides au sein de la fonction ?
Exactement, nous sommes arrivés au 30e suicide dans la police nationale. Si on continue sur ce rythme-là, on sera une des années les plus meurtrières au sein de la police nationale et l'essentiel des suicides au sein de la police sont faits par l'arme de service. Donc, est-ce qu'il faudrait
désarmer la police comme le préconise le NPA ?
Alors, oui, ça dépend dans quelle proportion est-ce qu'on veut en faire. Moi, je pense que les effectifs de police de proximité que nous imaginons, l'essentiel doivent être sans armes à feu. Ça, c'est le premier point. En manifestation, c'est clair qu'il faut retirer les armes dites non létales, les armes à feu, il n'est pas censé y en avoir, mais on a vu dans certaines manifestations qu'il faut y en avoir à proximité par les policiers.
Je pense que ce sont des choses très dangereuses que de laisser des armes à feu dans une manifestation, mais retirer les LBD-40, retirer les grenades de désencerclement, les grenades explosives, ce que n'ont pas nos voisins européens pour faire du maintien de l'ordre. Je pense qu'il y a un mouvement général pour pousser à quoi ? À se dire qu'il y a d'autres outils que la force brute ou que les armes en tant que telles pour régler des problèmes. Et je ne dis pas que c'est facile. Et c'est pour ça que ça renvoie à la formation, en fait, la formation initiale et continue des policiers et des gendarmes. Aujourd'hui, on a une formation qui est en grande souffrance au sein de notre pays.
À l'époque, quand Pierre Jox passe la formation initiale à un angle, c'est un progrès et en France et au niveau européen. Suite aux attentats du Bataclan, on est passé de un an à neuf mois de formation, dont l'essentiel est la gestion des techniques d'interpellation, les armes, la conduite du véhicule. Et là où on aurait besoin de formation initiale, à minimum de deux ans, voire trois ans comme ça se fait au Canada, pour avoir des cours de psychologie, des cours de sociologie, des cours de gestion des conflits pour obtenir de la désescalade parce que c'est ça le maître mot.
Il faut qu'on retrouve une doctrine de désescalade en toute matière et une capacité de discernement du policier qui puisse apprécier la situation de sorte à avoir le bon geste approprié avec toujours cette boussole de dire comment je fais pour baisser le niveau de tension, comment je fais pour que ça ne dégénère pas ?
C'est ça qui doit être la boussole parce qu'ensuite, s'il y a des enquêtes à faire, s'il y a des gens à interpeller, s'il y a des gens à poursuivre parce qu'ils ont commis des infractions, bien sûr qu'il faut qu'ils le fassent mais il ne faut que ce soit ni au prix des personnes des auteurs des infractions ni au prix évidemment de l'avis des policiers et des gens qui les entourent. Je crois que c'est déterminant et c'est extrêmement important que ce soit ça les objectifs qui soient poursuivis.
Hugo Bernalicis, je le rappelle, vous êtes aussi l'auteur du livret Sécurité. On a entendu dire Jean-Luc Mélenchon à France Inter « Je suis pour une police du maintien de la paix. » J'en appelle au réveil de la police républicaine. Qu'est-ce qu'il entend par là ? Qu'est-ce qu'il entend par police républicaine ? Est-ce que vous pouvez aussi nous renseigner sur les mesures défendues par la LFI en matière de maintien de l'ordre ?
Une police républicaine, c'est une police qui respecte le cadre institutionnel et qui évite de par exemple expliquer que le problème de la police c'est la justice. Respecter le cadre institutionnel, c'est le cadre de la séparation des pouvoirs et c'est de se dire les policiers ne sont pas là pour faire justice eux-mêmes. Et c'est tout ce mouvement qui fait que des policiers se sentent légitimes, attirés comme ça pour se faire justice eux-mêmes. Et quand je vous dis qu'il faudrait que l'interpellation, la mise en cause de l'infraction se fasse par d'autres voies, quelles sont-elles ? Ce sont les voies judiciaires, les voies de la justice.
On retrouve la personne, on la confronte dans une situation qui est plus apaisée et pas dans de la tension permanente. Donc, c'est ça qui doit nous guider. C'est pourquoi, pour nous, une police républicaine est une police d'abord de proximité, de tranquillité publique. C'est pour ça que d'ailleurs on remet en avant le terme qui est celui qui est toujours en vigueur d'ailleurs, de gardien de la paix et de faire en sorte que ces gens soient assignés à un territoire donné, une aire géographique donnée pour avoir un nombre d'habitants qui soit à taille humaine et qu'eux-mêmes soient connus des habitantes et des habitants.
De sorte à ce qu'il y a un contrôle réciproque et que ces gens cherchent à faire, ces femmes et ces hommes de la police de proximité, cherchent à faire ce que je vous ai dit, c'est-à-dire de la désescalade, de la tranquillité publique, de l'apaisement, de la présence humaine et j'oserais même dire de la prévention par certains aspects. Donc, ça doit être le socle de la question de la police. Mais pour ça, il faut qu'il y ait une déontologie pour avoir une police républicaine qui soit respectée au pied et à la lettre.
Or, aujourd'hui, le code de déontologie de la police, c'est la version, la dernière version en date, c'est la version modifiée par Manuel Valls qui a d'ailleurs expurgé de la version précédente qui était celle de Pierre Jox, de 1986, qui prévoyait que, justement, les policiers défendent le caractère républicain aussi des institutions. C'était marqué dans le code de déontologie. Alors, ils l'ont viré, ils se sont dit ça doit être trop compliqué du droit constitutionnel, c'est pas ça le sujet.
Non, si, c'est aussi ça le sujet pour la police, ils doivent avoir chevillé au corps le caractère républicain de nos institutions et se rappeler que la justice, ce n'est pas eux, la justice, c'est la magistrature, c'est l'autorité judiciaire, eux, ce sont des fonctionnaires de police et des militaires de la gendarmerie qui sont rattachés à l'exécutif et au pouvoir exécutif qui a des limites, qui doit être limité.
Sinon, le mot qui est celui utilisé dans la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens de 1789, le mot de sûreté, n'a plus aucune valeur parce que la sûreté, c'est à la fois la sécurité, c'est-à-dire vous vous déplacez, vous n'avez pas à vous faire agresser, vous n'avez pas à vous faire cambrioler, vous allez voir votre voiture, etc. Ça, c'est la sûreté, on comprend bien. La sûreté, elle rajoute un élément supplémentaire par rapport à la sécurité qui est de dire je ne dois pas être mis en cause arbitrairement par le pouvoir exécutif et c'était une rupture en 1789 avec les lettres de cachet du roi qui pouvait choisir qui il voulait mettre en prison ici ou là.
Et donc, on a besoin vraiment que cette déontologie soit respectée et donc de supprimer l'IGPN, les compétences de l'IGPN et de l'IGGN pour la discipline individuelle des agents. On a un défenseur des droits dont c'est la responsabilité de faire le contrôle externe et indépendant de la police et de la gendarmerie et d'ailleurs même de la police municipale et de la sécurité privée. Il faut peut-être lui donner les moyens de faire ses enquêtes et faire en sorte que le futur ministre de l'Intérieur s'engage à respecter les demandes de sanctions prononcées par cette instance qui fait, je le rappelle, correctement son travail pour peu qu'on lui donne les moyens.
Oui, parce qu'on rappelle que l'IGPN, ce sont des fonctionnaires de police qui contrôlent et qui enquêtent sur leurs collègues, les fonctionnaires de police, donc effectivement on se pose la question de l'indépendance et de l'impartialité. S'agissant de la police de proximité, est-ce qu'elle pourrait être issue directement de la population, voire même sans être subordonnée à l'État ?
Alors, pour rentrer un peu dans le détail, nous ne souhaitons pas avoir une police de proximité qui ne soit pas subordonnée à l'État au sens, comment je vais dire ça, au sens du cadre légal. Moi, je suis pour que la loi soit la même pour tous et pour toutes sur le territoire et qu'il y ait une égalité en droit strict de ce point de vue-là. Donc, je suis pour une police nationale de proximité. Mais une fois que j'ai dit ça, effectivement, il y a la dimension locale qui est évidente.
Quand je vous dis que je veux, nous voulons, dans le cadre de la Nouvelle Union Populaire, que cette police de proximité soit à taille, que les gens soient positionnés sur des échelles à taille humaine, ça veut dire que ça se fait dans la proximité. Ce n'est pas depuis Paris qu'on va décider qui va être policier de proximité, à quel endroit et qu'est-ce qu'ils vont faire concrètement.
Donc, on propose qu'il y ait une police municipale qui soit sous la double autorité du maire et du préfet, c'est-à-dire que ce soit le maire qui concrètement au quotidien donne les grandes orientations de l'action de la police nationale de proximité, mais qu'il soit bien sous l'autorité hiérarchique du préfet, de sorte à ce qu'il fasse respecter la même loi partout, que ce ne soit pas la police du maire et que d'ailleurs ça puisse faciliter les mutations d'une police nationale de proximité, d'une ville à l'autre, comme ça se fait aujourd'hui au sein du ministère de l'Intérieur.
Donc, c'est cette architecture-là qu'on s'est proposée de mettre en œuvre dans le cadre de la nouvelle Union populaire, écologique et sociale. Après, il reste des appréciations entre nous, entre les différentes orientations dans l'Union.
nous proposions lors de l'élection présidentielle, par exemple, d'incorporer tous les effectifs de police municipale à la police nationale pour ne pas qu'il n'y ait d'égalité parce qu'en fait, quand on répartit comme ça une police nationale de proximité sur le territoire, on peut le faire en fonction à la fois de la taille en population des aires géographiques données et en même temps des besoins parce que sinon, vous vous retrouverez toujours dans les mêmes situations, c'est-à-dire par exemple que vous avez énormément moins de policiers par habitant en Seine-Saint-Denis notamment en police judiciaire pour faire des enquêtes en Seine-Saint-Denis que partout ailleurs dans le pays.
Pareil pour le Nord ici et l'Île, on est en sous-administration récurrente dans tous les services publics, pas autant qu'en Seine-Saint-Denis mais c'est la même logique et donc on doit pouvoir mieux répartir. Moi, je ne trouve pas ça normal d'avoir, parce que c'est dirigé par la droite, des polices municipales avec des effectifs colossaux et surarmés à Tourcoing par exemple et je prends cette ville pas du tout au hasard puisque c'est la ville où Gérald Darmanin était le maire et pas grand-chose voire quasiment pas de police municipale dans la ville d'à côté. Ça n'a pas de sens. Il faut que chacun puisse avoir accès à ce droit, à la tranquillité, ce service public de la police.
Alors, il ne faut pas que ce soit étatique, vous l'aurez compris, dans le sens négatif du terme où tout serait dirigé et contrôlé depuis Paris. mais il y a un savant mélange, un bel amalgame à faire entre effectivement l'autorité du maire qui, je le rappelle, est agent de l'État aussi en fait dans une partie de ses missions et notamment celle de l'émission de l'ordre public et l'État, le gouvernement avec le préfet.
Et au milieu de tout ça, si tout ça fonctionne bien, les comités locaux de sécurité et de prévention de la délinquance, pour ceux qui connaissent, les CLSPD, doivent pouvoir retrouver toute leur place dans le dispositif pour établir des objectifs locaux de tranquillité publique, de savoir ce qu'on fait, ce qu'on ne fait pas, en lien avec les habitantes et les habitants, parce que ce sont eux les usagers, c'est eux qui doivent aussi pouvoir définir les actions et les priorités.
Vous l'avez aussi rappelé, Hugo, c'est quatre morts en quatre mois. C'est quand même, c'est des affaires en répétition qui amènent même des militants à appeler à l'abolition de la police. Vous avez certainement vu aussi cette actualité suite à la mort de George Floyd. La ville de Minneapolis a tenté, essaie, ou c'est peut-être même encore en cours d'expérimenter une ville sans police. Est-ce que c'est une orientation, une vision de société que vous pourriez soutenir in fine ?
C'est une vision séduisante sur le plan intellectuel, mais même sur le plan pratique. Mais je dois tout de suite tempérer ça en vous disant qu'on part d'une situation existante qui est celle d'un État central avec une police nationale qui a son histoire et qui a son mode d'organisation. On ne peut pas calquer ce qui se passe aux États-Unis sur ce qui se passerait en France. Là, ça se fait à l'échelle d'une ville, vous l'avez dit. Si on commence à faire la même chose à l'échelle du pays, on va avoir devant nous plutôt une désorganisation et une plus grande pagaille qu'une capacité à régler le problème en tant que telle parce que la police a son utilité.
Je veux dire, dans bien des cas, l'essentiel de l'activité de police, en réalité, il y a ceux qui font des enquêtes judiciaires et en fait, ce n'est pas grand monde, c'est 6 000 personnes, la police judiciaire sur les 120 000 policiers qui comptent le pays. Mais l'essentiel de l'activité, une fois qu'on retire le fait de faire vider les poches, les contrôles aux faciès, les stups, etc., le reste, ça reste des appels du 17 de gens qui ont des différents familiaux, une bagarre, un conflit de voisinage où les gens sont contents de voir que la police va essayer de régler leurs problèmes.
Je ne sais pas s'il y arrive toujours, mais en tout cas, il y a une demande des gens de la population là-dessus. Il ne faut quand même pas l'oublier parce que même quand vous supprimez la police en tant que telle, en tant qu'institution ou les hommes et les femmes qui la composent, vous êtes obligés d'assurer des missions de police. N'importe quel collectif humain a fait ça. Et je prenais cet exemple déjà pour expliquer ça il y a plus de cinq ans.
Quand on a organisé Nuit debout, pour que ceux qui s'en souviennent suite à la loi El Khomri en 2016, on l'a organisé à Lille mais aussi à Paris, à chaque fois, vous aviez dans l'organisation des week-ends ou des semaines d'occupation une commission tranquillité, c'est-à-dire des gens qui se réunissent et qui veillent que tout se passe bien pour tout le monde qui n'est pas certain, qui essaie de déstabiliser la mobilisation, qui s'infiltrent, une bagarre qui se déclenche parce que lors de l'occupation il est deux heures du matin il y en a qui a trop picolé. C'est normal en fait d'assurer ces missions-là. La question c'est comment on veut les faire et avec qui on veut les faire.
Et là où il y a quelque chose aussi d'intéressant comme perspective, c'est qu'il y a une différence par exemple entre la gendarmerie et la police, c'est que la gendarmerie a une réserve citoyenne opérationnelle. Il y a des gens qui sur leur temps de soirée, les jours où ils ne travaillent pas, le week-end, pendant leurs vacances, vont faire des missions de police sans être, dans l'occurrence avec la gendarmerie, sans être pour autant eux-mêmes gendarmes professionnels et en ayant une activité à part.
Et bien ça c'est utile parce que ça évite que la gendarmerie fonctionne en vase clos comme c'est le cas dans la police et d'avoir des phénomènes corporatistes qui font que vous avez à la fin un préfet allemand qui dit oui nous ne sommes pas dans le même camp madame. Et donc cette culture des deux camps c'est un problème. La police doit être aussi elle doit pouvoir être l'affaire des citoyens et des citoyens.
Je vous l'ai dit les proposés dans le cadre des comités locaux de sécurité de pension de la délinquance ça peut se faire autour d'un débat d'une plénière d'une grande assemblée du quartier ou de ville qui vient définir des orientations mais ça peut être aussi par les aspects pratiques dans le cadre d'une réserve. Mais attention moi je ne suis pas pour qu'il y ait des milices c'est-à-dire des gens qui s'organisent dans leur coin etc.
Non non si réserve il y a il faut qu'il y ait la formation qui aille avec où les gens en donnent les compétences mais aussi la responsabilité qui va en face c'est la responsabilité pénale aussi de leurs actes qu'ils viendraient à faire parce qu'on leur donne une mission de service public qui n'est pas n'importe quelle mission. On avait proposé effectivement dans le cadre de la présidentielle une conscription citoyenne dans laquelle les jeunes pourraient participer à ces tâches de police moyennant une formation évidemment.
Vous avez bien fait de préciser votre propos qui aurait pu être instrumentalisé par la Macronie. Merci beaucoup Hugo Bernalicis pour votre éclairage sur le programme Sécurité de la France Insoumise. Alors avant de vous libérer je me dois à l'actualité oblige de vous demander comment vous analysez la décision du Conseil d'État concernant la nuance NUPS. C'est un camouflet pour le pouvoir.
Oui très clairement je suis vraiment très content de cette décision parce qu'on a été un certain nombre en voyant le nuancier tomber bon déjà il se moque vraiment du monde le premier nuancier c'était avant l'accord formellement donc le fait de classer son nouvelle union populaire parfois il y avait une cohérence mais une fois que l'accord est tombé ils ont eux-mêmes modifié leur propre nuancier pour rajouter la case ensemble qui est le regroupement en fait des forces de la majorité présidentielle avec leur ex-en-marche qui s'appelle Renaissance avec Horizon le truc bidule et le modem enfin bref et donc il n'y avait plus aucune cohérence ni pertinence à ne pas mettre une nouvelle union populaire et moi j'avais quand même une petite modifiée bon je me suis dit il faut qu'on fasse un recours donc on a lancé on a lancé tout ça en interne sous la OLED de Manuel Bompard mais je me suis dit ah zut est-ce qu'on va pas se faire jeter est-ce que les délais vont pas être trop longs par rapport à l'échéance etc.
et finalement ça l'a fait mais parce que sur le papier sur le fond ça tenait pas rien ne tenait ni politiquement ni juridiquement donc c'est une victoire totale sur les magouilles de Darmanin voilà ils ont tout tenté jusqu'au bout pour essayer de nous affaiblir jusqu'à ne pas présenter les résultats tels qu'ils doivent l'être le 12 juin ben tant pis pour eux moi je dis juste j'en ai fait un petit tweet j'ai une petite pensée quand même parce qu'au milieu de toute cette pagaille finalement en vérité vous avez les agents des préfectures qui s'occupent des bureaux des élections qui sont les petites mains fonctionnaires qui cadrent tout ça juridiquement qui vont devoir se repaloucher le nuancier pour 577 candidats d'ici vendredi en fait donc là ils ont deux jours pour refaire ça juste parce que Messire Darmanin avait voulu tripatouiller les futurs résultats bon voilà victoire totale tant pis pour eux et j'espère que ça annonce la victoire totale des 12 et 19 juin
merci Hugo Bernalicis vous êtes député de la deuxième circonscription du Nord vous vous présentez d'ailleurs de nouveau et vous êtes auteur du livret sécurité du programme de la France insoumise très bonne journée
bonne journée merci au revoir
merci merci à vous au revoir je précise pour celles et ceux qui n'ont pas suivi l'information le conseil d'état a donné hier en fin d'après-midi raison à Jean-Luc Mélenchon et à la NUPS et à en juin à Darmanin d'inscrire cette dernière comme une nuance politique unique c'est-à-dire comme vient d'expliquer Hugo Bernalicis qu'il y aura un décompte national NUPS comme résultat officiel ou législatif et non comme le proposait le ministre de l'Intérieur comme divisé entre LFI Ecologie Les Verts PS et PCF en 2017 le ministère de l'enseignement supérieur remettait à plat le système d'affectation vers l'enseignement supérieur admission post-bac le 8 mars 2018 la loi orientation et réussite des étudiants a prévu la création d'une nouvelle plateforme de pré-inscription dans l'enseignement supérieur baptisée Parcoursup mis en service dès le mois de juin 2018 modifiant en profondeur les modalités d'affectation des élèves dans l'enseignement supérieur selon un rapport du collectif Nos Services Publics publié le 1er juin dernier Parcoursup a tout changé sans rien régler alors on va recevoir Arnaud Bontemps qui est co-porte-parole du collectif Nos Services Publics qui nous rejoint tout de suite Bonjour Arnaud Bontemps
Bonjour
Je le disais vous êtes co-porte-parole collectif Nos Services Publics composé de 600 hauts fonctionnaires et d'agents publics est-ce que vous pouvez peut-être par commencer par nous rappeler pourquoi le gouvernement a souhaité réformer le système d'affectation vers l'enseignement supérieur pourquoi cette loi de 2018
En 2017 avec le précédent système d'admission qui s'appelait admission post-bac dans l'enseignement supérieur a éclaté une polémique sur le recours au tirage au sort peut-être que certains d'entre vous s'en souviennent en réalité il n'y avait pas assez de place dans l'enseignement supérieur et notamment à l'université pour affecter l'intégralité des lycéens qui demandaient ces orientations-là et donc pour 700 d'entre eux il y a eu un tirage au sort qui a conduit à leur refuser toute affectation dans l'enseignement supérieur donc situation tout à fait dramatique néanmoins 700 sur 700 000 étudiants globalement affectés à l'issue de la procédure admission post-bac sur le fondement de cette polémique le gouvernement incrimine non pas le manque de place à l'université mais l'algorithme en lui-même et fait passer une loi en 2018 qui s'appelle orientation et réussite des étudiants qui met en place Parcoursup notamment et qui incidemment dans la loi à l'article L712-3 du code de l'éducation supprime le droit pour chaque lycéen de s'inscrire dans la filière de son choix et on l'a vu et on essaye de le démontrer dans le rapport du collectif nos services publics qui modifie en profondeur la logique d'affectation dans l'enseignement supérieur pour quasiment un million de néo-bacheliers pour 600 000 d'entre eux et puis de personnes en réorientation qui souhaitent reprendre des études pour les 300 000 personnes restantes concernées par l'algorithme
En 5 ans d'existence Parcoursup a introduit une logique de classement jusqu'au sein des formations non sélectives on est passé d'une logique d'affectation à une logique de classement c'est la thèse que vous défendez est-ce que vous pouvez développer ?
Oui tout à fait Parcoursup pardon admission post-bac c'était reposé sur un système de hiérarchisation des voeux par les lycéens c'est-à-dire que vous étiez lycéen vous proposiez votre vœu 1 votre vœu 2 votre vœu 3 pour rentrer dans l'enseignement supérieur Parcoursup supprime cette hiérarchisation des voeux a priori par les lycéens et la remplace à l'autre bout par une logique de classement par les formations y compris non sélectives d'enseignement supérieur où c'est là les enseignants du supérieur qui doivent classer 1027 1028 1029 y compris sur liste d'attente extrêmement loin sans ex éco possible l'intégralité des lycéens qui postulent ça ça a des conséquences majeures la première d'entre elles c'est que ce que faisait avant l'algorithme en 48 heures maintenant est fait en un mois et demi manuellement par ces 900 000 lycéens qui modifient leurs voeux tout ça se fonde sur au préalable énormément de mécanismes de classement y compris dans l'enseignement secondaire c'est 2,6 millions d'heures d'enseignants qui sont consacrés à remplir des fiches à venir aider les lycéens à faire leur 20ème lettre de motivation etc c'est l'équivalent de 100 millions d'euros juste pour l'enseignement secondaire avec une conséquence première c'est que on rejette la faute de la non-affectation par le classement sur les lycéens qui se disent je suis mal classé donc c'est de ma faute si finalement je n'ai pas de place alors que pas du tout c'est la faute d'un sous-financement chronique de l'université en tout particulier depuis des années que n'a pas changé donc il faut le dire redire aux lycéens qui sont des fois 1027 4023ème sur liste d'attente et qui parfois auront leur choix à la fin ça n'est pas de votre faute c'est la faute de cette volonté de classer à tout prix votre classement ne signifie rien sinon ce souhait de hiérarchiser et qu'il y ait un premier et un dernier dans l'enseignement supérieur et on peut faire autrement
Parcoursup c'est des listes et un temps d'attente considérable pour les élèves pour des résultats pour le moins contrasté c'est ce que soutient le collectif qui ne voit aucune amélioration grâce à la réforme 150 000 bacheliers n'étant affectés dans aucune formation chaque année depuis 2012 ça voudrait donc dire que le problème n'est pas Parcoursup mais le manque de place dans les formations supérieures publiques
il faut préciser ce chiffre de 150 000 c'est tout à fait exact c'est 150 000 non poursuivants lycéens non poursuivants dans l'enseignement supérieur et inchangés par rapport à la procédure admission post-bac donc c'est un invariant de la procédure il y a d'autres invariants et le principal des autres invariants c'est le sous-financement que je le disais à l'instant de l'enseignement supérieur depuis 2013 entre 2013 et 2019 le financement de l'université déjà 4 fois moins financé que les classes préparatoires aux grandes écoles a diminué de 13% ça conduit à une diminution de 15% du taux d'encadrement des étudiants donc pour une loi qui favorise la réussite et l'orientation des étudiants c'est tout de même un tout petit peu ambigu le problème réel il est là c'est le premier problème mais ce que conduit Parcoursup à changer c'est deux autres choses la première c'est que on est revenu sur le premier mot donné au lycéen sous prétexte de leur donner plus de poids dans la procédure etc en fait on leur supprime le choix de dire je voulais ce vœu 1 je voulais ce vœu 2 et donc on a même cassé le thermomètre de la machine on ne sait même plus dire si les étudiants sont contents de leur affectation finale puisque ça n'est pas un paramètre du système l'algorithme s'en fiche donc on recule fortement sur le respect des choix des lycéens et par ailleurs c'est la vœu d'échec d'un système qui n'a pas réussi à saisir l'opportunité que représente l'augmentation du nombre de bacheliers dans ce pays on a un niveau de connaissance qui monte en filière générale en filière professionnelle en filière technologique peut-on en faire une chance pour l'avenir on devrait on a un monde qui va nécessiter de fortes adaptations technologiques à l'environnement démocratiques des nouvelles manières de décider en commun on a besoin de cette connaissance et de ces étudiants et Parcoursup suppose que les lycéens seraient mieux orientés si on leur refusait leur premier choix en quelque sorte
vous le dites aussi Parcoursup constitue un marche-pied pour l'enseignement supérieur privé qu'il soit reconnu ou non par l'état casser le service public au profit du privé c'est ce que le rapport estime ça serait ça le véritable but de cette loi 2018
je ne suis pas dans la tête des dirigeants qui ont mis en place Parcoursup et je ne sais pas si c'est l'intention la première conséquence le premier vecteur pour le développement de l'enseignement privé qui est une réalité aujourd'hui ça représente une inscription sur quatre dans l'enseignement supérieur et c'est deux fois plus un rythme d'inscription deux fois plus important de nouvelles inscriptions deux fois plus important que dans l'enseignement supérieur public le premier marche-pied c'est le sous-financement de l'université publique c'est l'absence de création d'assets de place Parcoursup change néanmoins quelques éléments le premier d'entre eux c'est qu'on met sur le même plan les formations publiques et les formations privées admission post-bac ne recensait que les formations qui menaient à un diplôme reconnu par l'État d'ailleurs certains diplômes reconnus par l'État sont développés par l'enseignement privé Parcoursup ni complètement ce critère et donc en fait organise l'abandon par l'État de sa compétence de régulation des diplômes qui n'est pas tout à fait anecdotique mais plus encore Parcoursup donne une publicité égale à l'ensemble des formations sous couvert de vouloir prétendre à l'exhaustivité des choix et donc de recenser l'intégralité des filières c'est des filières souvent BTS par apprentissage très défiscalisées qui se développent fortement et qui profitent de la publicité que leur donne l'algorithme pour aller chercher les étudiants et pour organiser leur propre commission de recrutement et leur dire vous êtes admis à la business school de Montauban bravo félicitations évidemment jouant là-dessus sur le décalage frappant qu'il y a avec le stress l'angoisse la lenteur la rigidité de la procédure Parcoursup qui est crainte par énormément d'élèves et de leur famille donc de fait il y a des conditions favorables au développement de l'enseignement privé est-ce que c'est une intention j'en sais rien du tout c'est une conséquence assurément et c'est une difficulté dès lors que le service public organise le dessaisissement de sa propre compétence
d'ailleurs je ne vous avais pas posé la question mais ces 150 000 bacheliers qui ne sont affectés dans aucune formation qu'est-ce qu'ils deviennent ces bacheliers non admis ?
et bien c'est une excellente question on ne le sait pas très bien on ne le sait pas très bien le comité d'éthique de Parcoursup s'il y en a un qui a été organisé nous disait que en fin de l'année dernière en fin de la procédure de l'année dernière la moitié d'entre eux restaient actifs sur la plateforme malgré le fait de n'avoir reçu aucune admission donc il en conclut peut-être qu'ils n'avaient réellement pas d'autres projets et en fait c'est c'est assez inquiétant depuis qu'on a publié ce rapport on reçoit des témoignages de lycéens de lycéennes mais que tout le monde vos auditeurs auditrices sont certainement autour d'eux dans leur famille parmi leurs amis des lycéens un peu perdus lycéennes qui nous disent je n'ai pas de place bonjour monsieur est-ce que vous pourriez me dire comment je peux faire j'ai aussi rencontré un jeune garçon qui était dans la même situation que moi je ne sais pas comment je pourrais faire l'année prochaine pour pouvoir me former en fait c'est ça qu'on fait c'est on refuse d'une certaine manière en tout cas on n'organise pas quasiment on refuse implicitement une génération de se former c'est ça la vraie conséquence en fait 150 000 personnes même s'il y en avait que la moitié qui voulaient persuivre c'est 75 000 lycéens qui juste ne peuvent pas développer leurs connaissances s'adapter on ne leur demande pas juste que de s'insérer dans l'enseignement dans le monde du travail on leur propose par l'enseignement supérieur de permettre de s'adapter à la société et ses évolutions dans les années à venir voire de contribuer eux-mêmes à la transformer c'est aussi un projet d'émancipation que l'enseignement supérieur individuel et collectif et c'est ça qui est en jeu en tout cas dans le fait de redorer le blason du service public de l'enseignement supérieur
oui l'enseignement supérieur ouvre aussi le champ des possibles est-ce qu'on sait si ces bacheliers parmi ces bacheliers non admis quelle est la proportion qui est issue des quartiers populaires alors si Parcoursup n'a pas cherché forcément à démanteler le service public et à privilégier le privé est-ce qu'il n'y a pas une volonté de discriminer davantage ces quartiers populaires ces zones d'éducation prioritaires
alors encore une fois je ne m'aventurerai pas sur l'intention y compris sur les conséquences c'est pas je n'ai pas en tête de chiffres marquant un sujet il est frappant de constater que dans les critères possibles pour les formations de classement des élèves dans Parcoursup il y a le lycée d'origine premier point deuxième point ces classements dans les formations d'enseignement supérieur sont opaques et c'est des décisions juridictionnelles au plus haut niveau qui nous disent oui ce sont des documents administratifs mais non on n'a pas à vous les communiquer et donc la Cour des comptes recense 15 000 algorithmes locaux de classement des jeunes potentiellement reposant sur des critères assez absurdes comme le lycée d'origine on se demande bien entre le lycée d'Aulnes-Bois et Henri IV à Paris lequel va jouer dans quel sens des vrais des vrais questionnements qui restent et qui prospèrent sur l'opacité d'un système malheureusement un peu trop organisé mais on peut la comprendre en réalité si on dévoilait les 15 000 algorithmes locaux et classement de critères on verrait qu'un étudiant ou un lycéen qui a été classé 30 fois l'aurait été sur 30 critères et 30 algorithmes tout à fait différents et que ça ressemble de très près à du tirage au sort
ce fameux tirage au sort justement contre lequel cette réforme était censée lutter alors bien évidemment vous analysez vous pointez les manquements mais vous proposez aussi des solutions vous préconisez vous préconisez je vais y arriver je perds un petit peu dans toutes mes notes mais voilà pour pouvoir remédier justement à tous ces manquements-là vous faites des propositions lesquelles sont-elles ?
le cœur de notre note ça reste l'analyse de cette machine on essaie d'ouvrir le capot de Parcoursup pour expliquer en quoi il y a un lien direct entre les choix qui ont été faits les choix politiques les choix techniques et puis y compris le stress des lycéens en bout de procédure on en tire des conséquences qui ne sont que le miroir inversé de ce qu'on analyse c'est-à-dire la première d'entre elles c'est qu'il est important si on souhaite redonner toute leur place aux jeunes dans leur orientation il faut leur permettre de hiérarchiser a priori leur choix avant tout dévoilement de classement c'est une priorité encore une fois pour qu'ils aient la main sur leur orientation ça, ça va de pair avec la fin du classement dans l'ensemble des filières non sélectives d'ailleurs on se demande même pourquoi il existe elles ne sont pas sélectives pourquoi est-ce qu'on tient à faire un 4023ème sur une liste d'attente à forcerie quand il sera admis à la fin si ce n'est pour leur redire leur rang dans la société et pour leur redire que oui ils devront attendre que les premiers veuillent bien leur laisser les miettes des choix qu'ils n'auront pas voulu ça c'est le premier point revenir à la hiérarchisation des choix et mettre fin au classement dans l'ensemble des filières sélectives si je rappelle coûte 100 millions d'euros au moins deuxième volet et va directement avec c'est de remettre le droit des lycéens à choisir la filière de leur choix dans la loi il a été supprimé en 2018 il est impératif de le remettre et corollaire immédiat de recréer des places dans l'enseignement supérieur public à la hauteur des filières demandées et en réalité l'État ne sait pas mieux que les lycéens où il faut les affecter quand l'État a pris la main sur l'orientation ça a donné le numérus clausus et donc un déficit de formation de médecins de sages-femmes pour encore jusqu'en 2030 donc c'est pas vrai que l'État sait faire laissons au moins le choix aux lycéens de construire leur avenir à travers ces choix un tout petit peu structurants qui sont où est-ce que je vais me former et derrière dans quel bout de la société je vais pouvoir évoluer et sur la base de quelles connaissances
donc comme la gauche vous plaidez pour la suppression de Parcoursup
quel est le nom de la future plateforme ça m'est égal et c'est des choix politiques et de marketing je peux comprendre que certains disent suppression de Parcoursup ce qui m'intéresse c'est beaucoup plus le cœur et oui il y a dans le mécanisme de Parcoursup des mécanismes qui conduisent qui génèrent directement du stress et il y a des choix techniques et politiques la technique est politique à prendre pour redonner encore une fois ça reste le cœur des choses arrêter de mettre une génération en attente arrêter de jeter de l'argent par les fenêtres pour un classement qui n'a pas de signification et réenvoyer le signal aux jeunes qui veulent se former qu'ils sont les bienvenus qu'ils ont le droit de venir dans l'enseignement supérieur ça reste le message principal que je pense qu'il faut passer y compris à ces l'année dernière 290 000 jeunes qui étaient mis sur liste d'attente au premier jour de l'ouverture de la plateforme il faut leur redire à ces centaines de milliers de lycéens vous avez votre place dans l'enseignement supérieur et ce classement n'a aucune signification
est-ce que vous avez été reçu par notre nouveau ministre de l'éducation Pape Ndiaye ?
non il ne nous a à ce stade pas demandé alors on n'a pas spécifiquement sollicité d'entretien mais il n'y en a pas eu non plus on devrait le faire c'est une excellente suggestion
très bien merci beaucoup Arnaud bon temps je le rappelle vous êtes coporte-parole du collectif de services publics un collectif composé de 600 hauts fonctionnaires et d'agents publics on vous invite à consulter ce rapport en ligne on invite les ministères de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur d'en faire de même merci à vous d'avoir nombreux à nous suivre on vous rappelle que cette émission comme toutes les autres en replay est également disponible en podcast et on vous rappelle également que la campagne d'abonnement se poursuit un abonnement qui ne vous coûte que 5 euros par mois et qui nous qui devrait nous permettre de recruter de renforcer nos équipes et de développer cette émission de la rentrée dont on vous parlera très bientôt et on se retrouve demain avec moi à l'animation merci
Ugo Bernalicis