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ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 23 juillet 2025 5 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieInstitutions & électionsEurope & international

Loi Duplomb : les risques politiques d'un retrait

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Cette fameuse loi au cœur d'une pétition qui permet la réintroduction de certains pesticides par les agriculteurs comme les néonicotinoïdes. »
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    « Il peut aussi demander une deuxième délibération du parlement. »
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    « Il suffit de constater que laam lapaide est autorisé pour un usage agricole par exemple dans de nombreux pays occidentaux comme les États-Unis, le Japon, l'Australie et même l'ensemble de l'Union européenne. »
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    « Les opposants transforment l'évocation de la possibilité d'un risque en une certitude d'un danger. »
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    « Politiquement, son retrait ouvrirait une crise dans le socle commun. »
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    « Les Républicains accepteront-ils sans réagir, ce qui ressemblerait à un camouflet et leur ferait peut-être perdre le soutien d'agriculteurs de plus en plus enclins à se tourner vers le RN. »
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    « Une pétition et peut-être demain des manifestations aurait raison d'un vote des représentants du peuple élu voici tout juste un an. »
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    « La boîte de Pandore est ouverte. Chacun va y aller de sa pétition, remettant en cause les votes du parlement. »
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    « Ils ne peuvent rester sans réponse face à cette génération climat qui est en train de naître politiquement. »
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    « Il n'avait déjà pas le soutien des agriculteurs. risque de perdre celui des jeunes et des citadins qui ne lui seront sûrement même pas reconnaissants de ce geste. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

avec nous Thomas Chnel pour l'édit politique. Bonjour Carlus. Bonjour Thomas.

Rédacteur en chef au Figaro magazine. Alors ce matin, vous revenez sur les conséquences d'un éventuel retrait de la loi du plomb. Cette fameuse loi au cœur d'une pétition qui permet la réintroduction de certains pesticides par les agriculteurs comme les néonicotinoïdes.

Quelles seraient les conséquences d'un tel retrait ? Mao parlait du grand bon en avant pour son pays. La Chine en France ce serait un grand bon en arrière.

Pour le moment, ni l'Élysée ni Matignon n'évoque un possible retrait de ce texte. Mais la pression de la pétition, 1,7 million de signataires ce matin, on vient de vérifier, des ONG de la gauche peuvent les faire céder. On l'a déjà vu, notamment en 2006 quand Jacques Chirac promulgue la loi créant le contrat premier embauche, mais demande immédiatement au gouvernement de préparer des modifications sur les points essentiels constatés contestés. "J'ai entendu les inquiétudes qui s'expriment chez de nombreux jeunes", avait-il dit, pour justifier l'abandon du texte.

On n'en est pas encore là. L'Élysée attend la décision du Conseil constitutionnel saisie par la gauche qui doit se prononcer le 10 août. Emmanuel Macron aura ensuite 15 jours pour promulguer la loi, sauf en cas de censure.

Il peut aussi demander une deuxième délibération du parlement. Mais s'il devait reculer sur ce texte, les conséquences seraient lourdes scientifiquement, socialement et politiquement. Scientifiquement, pourquoi vous dites qu'il y aurait des conséquences scientifiques à un retrait du plomb ?

Parce que cela voudra dire que l'agitation des peurs aura eu raison du sérieux des études scientifiques. Sans entrer dans le détail technique des études de l'Agence nationale de sécurité sanitaire, l'ANSES, ou de l'Autorité européenne des sécurités des aliments, l'Efsa. Il suffit de constater que laam lapaide est autorisé pour un usage agricole par exemple dans de nombreux pays occidentaux comme les États-Unis, le Japon, l'Australie et même l'ensemble de l'Union européenne.

À moins de sombrer dans une quelconque théorie du complot, il est difficile de conclure que tous ces pays empoisonnent volontairement leur population en autorisant un insecticide néonicotinoïde. Il suffit aussi de montrer sa présence dans les foyers puisqu'il n'est pas interdit pour un usage domestique, mais la passion l'emporte malheureusement souvent sur la raison. Les opposants transforment l'évocation de la possibilité d'un risque en une certitude d'un danger.

Comme pour le nucléaire, vous souvenez quand les écologistes agitaaient les risques d'accidents et leurs conséquences, ils sont arrivés à imposer à leurs alliés socialistes la fermeture des centrales. On se souvient de Dominique Voinet, ministre de Lionel Jospin, racontant Hillard, comment elle avait berné le premier ministre et contraint la France à accepter que le nucléaire ne figure pas parmi les technologies retenues par Bruxelles au titre des mécanismes du développement propre. Comme le disait Taleran, en politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai.

Et justement, vous parlez de la politique et vous évoquiez aussi des conséquences dans ce domaine d'un possible retrait de la duup. Politiquement, son retrait ouvrirait une crise dans le socle commun. Il y a déjà des tensions entre les ministres et le vote du texte a créé des fractures entre les Républicains qui ont tous voté pour Renaissance, Horizon et et Modem, au sein desquels une partie des députés ont voté contre, voire se sont abstenus.

Les Républicains accepteront-ils sans réagir, ce qui ressemblerait à un camouflet et leur ferait peut-être perdre le soutien d'agriculteurs de plus en plus enclins à se tourner vers le RN. Surtout, ce renonant ce renoncement mettrait à mal la légitimité d'un parlement déjà affaibli par la désolution. Alors quoi ?

Une pétition et peut-être demain des manifestations aurait raison d'un vote des représentants du peuple élu voici tout juste un an. Et en plus, la pétition fait tâche d'huile. Aujourd'hui, ce sont les syndicats qui ont ouvert une pétition contre le projet de budget de François Baïou.

La boîte de Pandore est ouverte. Chacun va y aller de sa pétition, remettant en cause les votes du parlement. Oui, mais alors est-ce que les politiques peuvent se permettre de ne pas tenir compte de ce qui se passe avec cette pétition notamment auprès des jeunes ?

Vous avez raison Thomas, ils ne peuvent rester sans réponse face à cette génération climat qui est en train de naître politiquement. C'est la raison pour laquelle la plupart des politiques sont favorables. Ils avaient pas vraiment le choix, cela dit, à un deuxième débat, toutefois sans vote.

Mais en cas de retrait, ils prendront le risque de fracturer le pays. Les agriculteurs ne se laisseront pas faire sans réagir. Il ne sera pas ce renoncement comme ça.

L'Emmanuel Macron qui voulait en 2017 une société apaisée et fraternelle se retrouvera avec une société divisée entre les ruxaux et les sidadins. Il n'avait déjà pas le soutien des agriculteurs. risque de perdre celui des jeunes et des citadins qui ne lui seront sûrement même pas reconnaissants de ce geste.

À quelques mois des élections municipales et surtout de la présidentielle, ce ne serait pas une bonne nouvelle pour ceux qui se réclament de lui ou ont travaillé à ses côtés. Merci Carl. Carl Meus, votre édit politique sur europein.

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