Pour Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, "il faut savoir parler de l'immigration"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le temps d'accueillir Alain Duhamel. Bonsoir Alain, ravi de vous retrouver ce soir face à vous. C'est le patron des communistes, Fabien Roussel qui est là.
Bonsoir. Bonsoir Marc Fauvel. Bonsoir Monsieur Duhamel, vous allez bien Si j'ai bien compté, il se peut, si vous êtes candidat, que vous soyez le 15e candidat de gauche à l'élection présidentielle.
On va en parler dans quelques minutes. Vous nous direz où vous en êtes de cette élection. D'abord ces images depuis Genève.
Alain Dommel, vous en avez connu quelques-uns des G5, G6, G7. Elles sont classiques de ce genre de rendez-vous. Ce sont donc des altermonalistes qui pour certains, pour beaucoup, s s'opposent à la tenue de ce sommet ou à l'arrivée de Donald Trump qui doit arriver demain ?
Ils ont raison de s'opposer à l'arrivée de Donald Trump en France ? – Ils ont raison, sans leur conviction, ils ont le droit de les exprimer. Tant qu'ils ne le font pas en déclenchant des incendies, ça fait partie de la démocratie.
C'est normal qu'il y ait des gens qui ne soient d'accord ni avec la procédure du qui n'est quand même pas quelque chose de banal. Un petit nombre de grands pays qui décident pour tous les autres. Et ni pour la méthode qui est utilisée.
Donc oui, je trouve que c'est logique. Je répète à condition, cette fois-ci ça a l'air de se passer à peu près correctement et à condition que ça ne se passe pas comme ça a été le cas dans le passé où quelquefois ça a été extrêmement violent. – Fabien Roussel, vous pourriez être à leur Alors, pas au CRS suisse qu'on voit à l'écran, mais aux manifestants qui étaient là il y a quelques instants.
Comme l'a dit Alain Duhamel, c'est normal que l'on puisse contester cette réunion des 7 pays les plus riches qui prennent des décisions qui ont un impact sur la planète, sur le climat, sur nos vies, sur les pays les plus pauvres, sur l'Afrique, sur l'Asie. Et donc c'est normal que nous puissions contester ceux qui se réunissent là en vase clos. En revanche, effectivement, le mode de contestation, on peut là ne pas être d'accord avec les les jets de pavés, la violence qui s'exprime là.
Vous devriez d'ailleurs planter votre caméra là où les alters mondialistes se réunissent, mais aussi des responsables politiques, des parlementaires, où il y a un autre G7 des associations, des mouvements sociaux, des syndicats. – C'est-à-dire Fabien Roussel est également directeur éditorial de BFM TV. On en a beaucoup des caméras.
Il se trouve que là, elles sont plutôt sur le parcours d – Dès qu'il y a un peu de fumigène, paf, on y plante les caméras. Et du coup, on ne voit pas ce qui se passe d'intéressant à côté. – On est un peu chamboulés évidemment dans cette émission Alain de Velle.
On n'avait pas prévu de commencer par ces images. Je vous nous dirai dans quelques minutes, parce qu'on va parler de la politique et de la présidentielle, pourquoi vous souhaitiez ce soir cet échange avec Fabien Roussel. L'autre info du week-end dans la diplomatie, c'est l'invitation faite par Emmanuel Macron à Donald Trump mercredi pour un dîner au château de Versailles, avec d'abord la visite de la Galerie des Glaces pour le président américain.
C'est une bonne idée de l'inviter ? Ça va servir à quelque chose ou c'est le service minimum de la diplomatie quand un président américain est en France. En France, c'est assez classique d'utiliser les demeures historiques à commencer par Versailles pour valoriser notre statut.
Ce n'est pas la première fois que ça se produit. Bon, maintenant, les gestes de courtoisie vis-à-vis de Trump, c'est très bien. Est-ce que ça modifie foncièrement son comportement ?
Pas du tout. On le le sait bien. Et tel qu'il est, il sera très content d'être à la place de Louis XIV.
Il se trouvera tout à fait naturellement là. Il est fait pour être un grand monarque respecté par le monde entier. Bon, ça ne l'empêchera pas d'être capable déjà de reconnaître le style Louis XVI du style Louis XV.
Vous l'auriez invité ? Oui, certainement que j'aurais dialogué avec lui. Certainement qu'il aurait été invité. en France, dans les grandes maisons de la République française, parce que c'est un chef d'État.
Et je l'ai toujours dit, la diplomatie, ce n'est pas que de parler avec ses amis, il faut être en capacité de dialoguer avec tout le monde. Mais Versailles, c'est pas – Versailles, c'est pas rien. – Comment ? – Versailles, c'est pas rien. – Mais Versailles, c'est pas rien, mais en même temps, il y a une histoire, parce que c'est à Versailles qui a été signé, il y a 250 ans, le traité de reconnaissance de l'État fédéral des États-Unis, donc c'est aussi lié à l histoire.
Mais j'avoue que je n'aurais peut-être pas mis le curseur aussi haut. Monsieur Trump est un adepte du rapport de force et je jouerai plutôt du rapport de force avec lui. Je pense que la France devrait avoir une autre politique diplomatique justement pour peser sur le président Trump en ayant un échange, un dialogue avec les pays du Sud, avec les BRICS, en mettant en cause la domination du dollar sur l'économie mondiale, en dénonçant l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne.
On va peut-être en parler mais c'est un accord qui est terrible pour l'économie de l'Union européenne. On est obligés de lui acheter 750 millions de dollars de de GNL et d'énergie. On est obligés de lui acheter 650 millions de milliards de dollars de biens et d'armement, plus les 15 % de droits de douane.
Enfin c'est du racket qu'il impose à l'Union européenne. Et donc un petit peu de rapport de force n'aurait pas fait de mal. Or la France est un peu cool quand même.
Elle est plutôt...
Bah non, elle est cool. Elle est plutôt...
Elle est cool ou elle est naïve ? Je pense que M. Macron ne fait pas le choix du rapport de force, il est naïf et il se met dans le sens du vent de la politique des Etats-Unis.
Et ça c'est dangereux pour notre économie et notre pays. Il y a quand même quelque chose dont on ne parle pas assez qui est que les exportations européennes, notamment françaises, mais européennes vers les Etats-Unis, se portent mieux que les exportations américaines vers l'Europe. On n'est pas si mauvais que ça.
Tant qu'on n'est pas si mauvais que ça. Et donc les obstacles que Trump met effectivement ne sont pas irrésistibles. Oui, mais l'accord qu'il nous a fait avaler, que Mme von der Leyen est allée signer en sans consulter les parlements, n'est pas encore mis en oeuvre et il va arriver au Parlement européen prochainement.
Et quand celui-ci sera mis en oeuvre, ça va saigner quand même, ça va saigner durement pour nos Mme Van der Leyen n'est pas la meilleure représentante ni le président de commission le plus efficace qu'on ait connu. Merci. Fabien Roussel, Alain Demel, avant de s'envoler vers la France la nuit prochaine, Donald Trump va se fêter son anniversaire, puisqu'il a 80 ans aujourd'hui avec un spectacle de MMA qu'il organise juste devant la Maison-Blanche.
On va voir l'image de cet octogone géant qui a été installé ces derniers jours, plusieurs milliers de spectateurs, c'est l'un de ses sports favoris à Donald Trump, donc il s'est offert un spectacle. C'est normal que ce soit un de ses sports favoris, ça lui ressemble. C'est les mêmes techniques, c'est-à-dire on est extinction de voix.
Et vous ? Pas mieux, je pense que c'est la même chose. Je ne sais plus comment le qualifier, si c'est un tyran, si c'est un dictateur, je crains que derrière lui, il y a quand même...
Un dictateur. Oui, quand même...
Un dictateur élu. Oui, peut-être un dictateur élu, mais qui depuis a pris des décisions, y compris en passant au-dessus du Congrès, y compris avec une Cour suprême qui dénonce les droits de douane imposés à l'Union européenne. Enfin, il y a quand même...
Il a pris quelques libertés qui fait qu'on peut s'interroger. Mais sauf que derrière, il y a quand même une idéologie. C'est un nationaliste, pro-guerre, qui suit Netanyahou dans ses conflits au Moyen-Orient.
Il est à la tête donc d'un parti et de gens qui sont dangereux pour l'humanité, pour la paix. Et donc, il faudrait plus qu'une extinction de voix, il faudrait que les camps, le camp de la paix, les voix de la paix se fassent entendre et que ce soit elles aujourd'hui que l'on entend aux États-Unis. On va se remettre dans l'ordre, j'ai dit tout à l'heure, on a été bousculé évidemment par l'actualité internationale ce soir, à la fois cet accord de paix annoncé par Donald Trump, ces manifestations en ce moment même à Genève avant le G7 demain à Evian.
Je vous pose donc la traditionnelle question d d'ouverture de rendez-vous. Alain Dehamel, pourquoi souhaitiez-vous cet échange et ce débat ce soir avec le patron des communistes, Fabien Roussel qui est avec nous ? Je pourrais vous dire que c'est parce que le Parti communiste a été quand j'étais très jeune, à 25 ans mon premier sujet d'études et de livres, mais ce n'est pas du tout pour ça.
C'est parce que ça m'intéresse d'avoir son point de vue sur le puzzle qui est actuellement la gauche et dont on se demande quelles sont les pièces qui manquent et les pièces qu'il faut déplacer pour y arriver. Vous pensez que c'est un candidat anti-Mélenchon ? Je pense qu'entre Jean-Luc Mélenchon, Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel, on ne peut pas dire qu'il y ait une amitié fraternelle.
Il y a un antagonisme idéologique et politique, il y a une rivalité de fait. Mais ça je dirais c'est la vie politique normale Il vous en veut Jean-Luc Mélenchon depuis la dernière élection présidentielle il explique, il l'a dit beaucoup que c'est à cause de vous de vos 2 ,3 % au premier tour qu 'il n'a pas pu se qualifier lui au second Arithmétiquement, c'est exact. Non, c'est faux.
Pourquoi ? Et d'ailleurs, en ce moment, pendant notre congrès, je vois que certains de ces militants s'amusent sur les réseaux sociaux à ressortir ça régulièrement pour s gérés dans nos choix, c'est totalement faux. D'abord parce que Jean-Luc Mélenchon a fait le choix de donner des parrainages au NPA, M.
Poutou, pour qu'il puisse présenter sa candidature qui lui, certainement, lui a enlevé des voix. La deuxième chose, c'est que les 2 2 ,3 % des lecteurs qui ont voté pour nous aux élections présidentielles n'auraient jamais voté pour Jean-Luc Mélenchon. Ceux qui avaient prévu de voter pour moi, parce que j'avais été donné plus haut pendant la présidentielle, à la dernière minute et au nom du vote, utiles, se sont portées pour Jean-Luc Mélenchon.
C'est plutôt lui qui m'a fait les poches. Et donc ceux qui ont voté pour moi n'auraient jamais voté pour lui. Si je ne m'étais pas présentée, ces voix-là se seraient portées sur d'autres candidats, mais pas lui, ou se serait abstenu.
Et donc, c'est là où d'ailleurs je trouve qu'il y a toute la justification et l'utilité de la voie que nous pourrions porter demain dans l'élection présidentielle. Une voie originale à gauche, une voie différente de celle de Jean-Luc Mélenchon et donc je ne pense pas du tout que nous lui prenons des voix. Alain Demel, je voudrais vous montrer je sais que vous lisez tous les deux la presse dominicale et donc la tribune dimanche qu est le journal qui fait partie du même groupe que BFM TV qui aujourd'hui s'est amusé à...
Vous voyez, il y a votre photo, Fabien Roussel, vous êtes en haut à droite. À prendre les 14 candidats qui aujourd'hui sont déclarés ou dans les starting bloc face à Jean-Luc Mélenchon. Il y a 15 candidats quasi déclarés aujourd'hui à gauche, ce qui fait beaucoup, ce qui fait dire à nos confrères, c'est la gauche confetti.
Aujourd'hui, c'est ça Alain Demel, c'est la gauche confetti, peu d'électeurs et beaucoup de candidats. Moi, j'ai le sentiment que la gauche aujourd'hui, c'est un puzzle, mais que personne ne sait comment placer les pièces pour qu'elles s'emboîtent et que on on verra probablement à partir de l'automne, si ça se passe mal à partir de l'hiver. Mais on verra comment ça se redessinera.
Mais je pense qu'à gauche, il y aura de toute façon plusieurs candidats, mais il y a toujours plusieurs candidats à gauche, il y a l'ultra-gauche, il y a Jean-Luc Mélenchon et il y a d'autres candidats de gauche. Ce que je pense c'est que pour les autres candidats de gauche, donc ni gauchistes, ni mélenchoniste ils ont vraiment intérêt à s'unir pour ne pas jouer les spectateurs vous avez déjà connu une situation comme ça on est à dix mois maintenant du premier tour c'est-à-dire une Une gauche aussi émiettée dans une France qui semble aujourd'hui penchée de l'autre côté. Oui, il y a un exemple célèbre et dont on a vu le résultat, qui était 2002, qui a permis à Jean-Marie Le Pen d'arriver au second Et qui s'est produit essentiellement parce qu'il y a eu une dispersion des voix à gauche.
Pas parce que la gauche avait moins de voix que d'habitude, mais parce que ces voix étaient tellement divisées que le représentant de la gauche n'a pas été là où ils pouvaient aspirer à aller. On n'est qu'au début de cette élection, il n'y aura pas 15 candidats de gauche à l'arrivée présidentielle. On en n'est qu'au début.
Nous-mêmes, nous sommes en période de réflexion, on en discute. Nous, on a décidé justement que c'est une affaire importante, sérieuse. On a décidé de prendre six mois pour faire aboutir notre choix, donc patience.
Vous êtes deux fois glucksmann. Non, mais nous, on a des règles démocratiques. On vote trois fois chez nous.
On a choisi un texte d'orientation, celui de la direction que j'ai défendu, qui a fait plus de 60%, qui propose effectivement de présenter une candidature à l'élection présidentielle. Puis après, on va parler du contenu, on va voter la direction. Ça, c'est le les premiers jours de juillet à Lille, et puis la première semaine de septembre, le 6, on redonne la parole à tout le monde pour voter définitivement.
Et nous voulons construire une une candidature de rassemblement qui s'adresse à tous les Français. On va prendre le temps de le faire, on discutera avec les autres forces de gauche. Ce qui me préoccupe le plus, c'est le projet, c'est le contenu, ce n'est pas les personnes.
C'est là-dessus qu'il faut faire la différence, c'est sur le fond. Et moi, je regrette quand j'entends les grands meetings de Jean-Luc Mélenchon, de Raphaël Glucksmannière, la crise sociale dans laquelle on est aujourd'hui, la question des salaires, la question des retraites basses, la question de cette inflation qui pèse sur les ménages les prix qui augmentent et pas seulement l'essence et les salaires et les pensions ne suivent pas le même rythme les français sont pris à la gorge il a fait une proposition sur la voiture électrique à 100 euros par mois oui, enfin d'accord, c'est pas ça le sujet, moi je viens de parler de la situation sociale, des salaires et des retraites et à côté de ça je pourrais vous parler des restaurateurs, des cafetiers des PME qui elles sont en train de voir en ce moment 15 à 20 % de pertes de leur chiffre d'affaires qui commence à licencier par petits bouts, deux salariés ici, cinq là. On s'en va dans une crise grave et profonde.
Or de ça, aujourd'hui, je le regrette, personne ne parle. Or moi, c'est ce qui me préoccupe. C'est de ça dont je veux parler aujourd aujourd'hui.
Je voudrais qu'il y ait des mobilisations fortes, que le gouvernement l'entende, qu'on n'attende pas les élections pour que ça bouge. On risque une crise grave. Je voudrais qu'il y ait des augmentations de salaires, de pensions, que l'on arrive à accompagner nos entreprises, maintenant que l'on puisse baisser le prix de l'électricité on peut le faire tellement on en produit qu'on bloque le prix de l'essence on peut le faire toutes ces choses là le gouvernement peut agir et ça c'est un combat que nous voulons porter et maintenant et jusqu'à la présidentielle.
Mais c'est un combat pour lequel vous n'avez pas énormément d'alliés et pour lequel on ne sent pas une énorme mobilisation qui est chez les Français des frustrations, des mécontentements des sentiments d'échec, etc. Tout ça existe mais on n'est pas dans une période alors quand je dis dans une période ça sera peut-être différent dans six mois je ne dis pas le contraire. Je n'en sais rien, d'ailleurs.
Vous non plus. On ne peut pas le savoir. Pour les plus grands mouvements sociaux, ce sont quelquefois déclenchés de façon tout à fait inopinée.
Complètement. Bon. Donc, je fais pas de prophétie, Mais je dis au moment où on se parle, je sens à tort ou à raison, je me trompe peut-être, mais je sens plus de perplexité, d'angoisse chez les gens que de mobilisation et de volonté d'union. – C'est vrai, mais je ne voudrais pas qu'il y ait un drame qui arrive, un plan de licenciement brutal avec une réaction des salariés vivent.
Je ne vous redirais pas qu'il y ait de drame qui arrive dans une famille à cause de la pauvreté. Je ne vous redirais pas que tout cela mette cette actualité sociale difficile, c'est de manière crue pour que, derrière, ça bouge. Je voudrais que ça bouge maintenant.
Je passe mon temps à ça. Nous organisons en ce moment des rassemblements devant les préfectures, devant les stations essence, sur les ronds points, appelons les Français à ce qu'on se bouge. Et je voudrais justement que cette candidature à la présidentielle que nous souhaitons construire, nous sommes en train de le faire, justement, je voudrais qu'elle porte ses combats et ses luttes.
Il faut que ça nous permette d'animer une force, une dynamique pour que ça bouge. Qu'est-ce que vous dites aux électeurs qui ont, dans leur vie, voté à gauche, qui ne votent plus aujourd'hui à gauche, qui sont passés ailleurs, au centre, à droite ou au Rassemblement national parce qu'ils estiment qu'il y a trop d'immigration ? Est-ce qu'ils se trompent ?
Justement, vous voyez, quand je tourne, quand je vais dans les départements, quand je vais à la porte des entreprises, j'en ai deux en tête que j'ai vues il n'y a pas longtemps, j'en ai une que j'ai vue à à Clermont-Ferrand, mais ils ne me parlent pas de l'immigration. Personne vous parle d'immigration ? Ils me parlent de l'immigration quand il y a un sujet d'actualité qui met ça sur la table.
Mais leur problème au quotidien, ce n'est pas l Leur problème au quotidien, c'est les plaints quand ils sont obligés de prendre la voiture pour aller travailler. Le problème, c'est qu'il n'y a que le SMIC qui augmente. Vous savez que chez les fonctionnaires, il y a 10 échelons dans les catégories C qui sont en dessous du Et que pour pouvoir les mettre au niveau du SMIC, il y a une indemnité différentielle qui l'aurait versée qui ne cotise même pas à la retraite.
Et c'est pour ça que les fonctionnaires ont des pensions aussi basses. Non mais la colère elle existe et c'est de C'est une question différemment. François Ruffin qui n'est pas très éloigné de vous, toute la gauche ou une grande partie de la gauche lui est tombée dessus quand il a dit je veux baisser l'immigration de travail.
Est-ce que vous aujourd'hui vous dites ça a été...
Je parle sous le regard d'Alain Odomel qui rappellera peut-être la position des communistes il y a quelques années. Est-ce que vous dites aujourd'hui il faut réduire l'immigration ? Mais la question de l'immigration elle est posée.
Nous devons savoir en parler et de manière dépassionnée parce que c'est un sujet grave. Tout pays a une politique migratoire, que cela concerne les personnes qui rentrent illégalement ou que cela concerne les personnes qui rentrent légalement pour différentes raisons, pour les études, pour le regroupement familial ou pour le travail. Toutes ces questions-là font l'objet de lois, de textes et c'est normal que des formations et de gauche et de droite aient une vision là-dessus.
Par exemple, nous, nous disons que les travailleurs sans papier, malheureusement aujourd'hui, puissent être régularisés. Je parle des travailleurs, des travailleuses qui ont une fiche de paye, qui cotisent, qui ne verront jamais la couleur de ces cotisations parce qu'ils sont sans papier et qu'ils peuvent faire l'objet d'une arrestation, d'une reconduite à la frontière alors qu'ils travaillent et qu'ils sont utiles dans l'entreprise où ils sont. Et donc nous, nous portons cette voie-là et elle est différente de celle qui est portée par l'extrême droite ou de François Ruffin.
En revanche, et je vais le dire aussi, je ne suis pas d'accord non plus avec une partie du patronat du MEDEF qui dit parce que nous avons besoin de main-d'oeuvre, nous allons ouvrir des filières d'immigration pour travailler dans les vignes, pour travailler dans le bâtiment, pour travailler dans tous ces métiers difficiles parce qu'on ne veut pas augmenter les salaires et donc eux ils acceptent de travailler à bas prix et on va faire venir les immigrés. Et ça ce n'est pas juste non plus, toute personne qui travaille dans notre pays a le droit au même salaire, à une juste rémunération et à des conditions dignes de travail. Bon alors malheureusement en ce qui concerne ceux qui occupent des emplois provisoires par exemple pour les vendeurs ou des choses comme ça, l'idée selon laquelle on trouverait une solution juste, équitable et humaine, on ne s'en rapproche pas.
On ne s'en rapproche pas et on n'est d'ailleurs pas spécialement bien placé de ce point de vue. Mais vous avez vu les scandales, la manière dont parfois ils sont exploitées, entassées dans des barraquements, c'est horrible, admettez avec moi. Mais attendez, je n'ai rien à admettre parce que je n'ai jamais contesté le fait que ceux qui sont des travailleurs provisoires venus d'autres pays à l'occasion, par exemple, des vendanges sont évidemment maltraités.
Je n'ai jamais dit le contraire. Et le problème est que le temps des vendanges en a besoin d'eux mais qu eux n'ont pas de perspective ensuite. Et donc ils sont obligés, d'ailleurs ce qui se produit chaque année, de revenir pour l'essentiel dans leur pays d'origine avec un peu plus d'argent qu'ils n'en avaient mais avec aucune garantie et en ayant été obligés d'habiter dans des conditions invraisemblables, en étant mal nourris et en ayant un travail disproportionné.
Tout ça est vrai. Cela étant, la France est notamment en Europe, avec les pays les plus comparables aux nôtres. La France n'est pas le pays, tant s'en faut, le plus restrictif vis-à-vis de l'immigration.
Et comment vous a déjà entendu là-dessus, Fabien Roussel ? Si vous permettez, je vais avancer un tout petit peu. Mais voyez un peu comment...
Moi qui voulais parler des salaires, de la vie chère, des prix qu'augmentent et des solutions que nous nous proposons, nous avons réussi à dévier sur la question migratoire. Et j'y ai répondu. Mais en fait...
Et on vous a entendu aussi sur les salaires. Oui, oui. Mais on a tellement à parler de ça.
Je crains une récession grave pour notre pays. Il y a besoin d'un électrochoc financier. Il y a besoin d'injecter de l'argent dans l'économie, il y a besoin de donner de l'activité à nos entreprises pour qu'elles ne licencient pas et relancer la consommation par les salaires.
Voilà, et c'est ce cri que je voulais pousser chez vous ce Et vous l'avez poussé, je vous ai laissé le pousser jusqu'au bout Deux images Même si économiquement Votre raisonnement ne va pas forcément Totalement de soi Deux images que j'ai Vous voyez, ça fait débat. Alain Vlamel, deux images, deux meetings. Jean-Luc Mélenchon qui tenait son premier meeting il y a une semaine qui affirme avoir rassemblé à Saint-Denis 26 000 personnes, source organisateur.
Et hier, Raphaël Glucksmann 3 à 4 000 participants d'après les organisateurs de ce meeting de Raphaël Glucksmann est-ce que vous dites dans le match à gauche un match qui sera peut-être un match à 3, 4, 5 mais en tout cas dans ce mano-a-mano Glucksmann Mélenchon, que Raphaël Gluckmann a perdu la première manche. Ce qui est certain, c'est que Jean-Luc Mélenchon est parti le premier. Et ce qui est certain aussi, c'est qu'il dispose de militants d'un appareil, de méthode, de ressources, de techniques y compris assez innovantes en matière numérique auxquelles je ne connais rien mais enfin dont je vois bien les résultats et il a un coup d'avance c'est pas la peine de dire le contraire il a un coup d'avance à gauche Ça n'est pas la première fois, mais disons que c'est particulièrement visible.
Est-ce que ça signifie que ça annonce l'ordre d'arrivée à gauche ? Je veux dire, on a encore neuf mois et donc qu'on va voir comment se déploie la campagne. Raphaël Glucksmann, il est populaire, il est globalement bien accueilli.
Disons qu'il n'a pas fait de zèle quant au début de son entrée en lice et que maintenant il y a besoin d'organisation, de renforcement. Voilà, il y a un professionnel qui est parti en avance et il y a un nouveau venu séducteur qui va essayer de le rattraper. Il y en a un qui est de l'avance sur l'autre.
Ça vous êtes d'accord ? Il fait la course en tête, il a de l'avance – Oui, mais ce n'est pas à la taille des meetings qu'on peut savoir qui va gagner l'élection présidentielle. – Je n'ai pas dit ça. – Non, non, justement, je vais dans votre sens, ce qui va compter c'est le contenu, c'est le programme, c'est ce qui va changer pour la vie des français, au lendemain de l'élection présidentielle.
Et est-ce que les salaires vont augmenter ? Est-ce que les loyers vont baisser ? Est-ce que le prix d'électricité va rester élevé ?
Est-ce qu'enfin on va avoir un président qui va se battre contre cette guerre qui dure en Europe ? Est-ce que ça va changer pour de bon ? Ça fait 10 ans quand même qu'on subit une politique dure pour le monde du travail, pour les retraités, pour d'une nouvelle république.
Ça, c'est une grande différence. Vous voulez m'interroger sur cette théorie qu'avance Jean-Luc Mélenchon ? Et justement, je regrette que Jean-Luc Mélenchon continue à fracturer la France et à s'adresser à nos concitoyens en fonction de leur couleur de peau, leur origine et leur lieu d'habitation, les quartiers populaires, la banlieue contre le reste de la France.
Alors qu'aujourd'hui, on a besoin de rassembler. Je regrette qu'ils s'adressent à nos concitoyens en les assignant à résidence quelque part, en fonction de leurs origines alors qu'on a besoin de parler à une république et à des concitoyens qui sont de toutes origines. Parce que la France a été tellement métissée dans son histoire que nous avons cette histoire-là.
Mais on doit parler à tous les français, quelle que soit sa couleur de peau, sa religion, son origine et avoir les mêmes droits sociaux pour tous. C'est ce qui s'appelle l'universalisme de la République. Et c'est ce que nous, nous défendons justement à l'opposé de Jean-Luc — Je ne suis pas d'accord sur un point.
Jean-Luc Mélenchon défend aussi l'idée d'une France métissée, qu'il l'est d'ailleurs depuis toujours. Bon, tous les pays, d'ailleurs, sont à peu près métissées, sauf certaines îles pour des raisons historiques d'isolement. Bon, mais sur le reste, la question est de savoir, bien sûr, comme vous l'exprimez, ce qui est souhaitable, mais aussi ce qui est possible.
Et de ce point de vue, je trouve que le match idéologique à gauche reste d'un niveau assez faible ou assez utopique, disons. On peut dire que c'est par idéalisme. Comme je l'ai connu, pas toujours.
Parce qu'il y a eu des moments où la gauche, au contraire, a fait l'apprentissage, voire la réussite dans quelques cas de politique économique efficace. Mais que la gauche continue à rêver de choses peut-être souhaitables, mais pas forcément possible. Bon, c'est notre histoire, ça.
C'est notre patrimoine. Justement, il est urgentissime de passer des rêves à la réalité parce qu'on rêve tellement que ça change. On n'en peut plus, M.
Duhamel, dans les villes, dans les villages comme dans les grandes villes. Et d'ailleurs, c'est pour ça que je ne les oppose pas. Parce que pour aller d'un coin à un autre, je sais que les difficultés de vie le reculent des services publics, tout simplement.
Que ce soit les hôpitaux, l'école, pèsent de la même manière d'un côté ou d'un autre. Et qu'on a véritablement besoin d'un grand changement, une grande bascule. On a besoin véritablement d'investir beaucoup dans ces services publics qui nous font défaut aujourd'hui.
On a besoin d'aller chercher de l'argent. Et j'aimerais bien qu'on ait ce débat. aussi.
Où est l'argent ? Qu'on arrête de nous agiter le grelot de la dette et qu'on se dise oui, on va enfin investir dans la justice justement pour qu'il n'y ait plus les drames que nous commentons depuis des semaines aujourd'hui pour nos enfants, pour nos écoles, pour nos retraités, pour la dépendance, le vieillissement. Enfin on a des défis immenses à relever et à chaque fois il n'y a pas de sous, il n'y a pas de sous, il n'y a pas de sous.
Oui je rêve monsieur Duhamel, je rêve que ça change profondément, que ça change mais carrément, mais carrément, et nous voulons nous la gauche porter cette aspiration à ce grand changement. La parole est à Alain Duhamel. Et je suis certain que malgré nos différences, nous arriverons à le faire ensemble.
Bon bah écoutez ça c'est votre point de vue. L'idée qu'il y ait un rêve, oui ça il y a incontestablement un rêve. L'idée que ce rêve se transforme en réalité c'est un problème tout à fait différent.
En ce qui concerne la possibilité d'aujourd'hui les marges dont on dispose et le poids de la dette, le poids de la dette de toute façon on l'a. Et il faudra bien y faire face parce qu'il n'y a pas de moyen de l'effacer. Et plus on attend pour le traiter, plus les taux d intérêts s'élèvent et plus la charge pour les Français, à l'arrivée puisqu'elle se traduira un jour ou l'autre par de la fiscalité, sera lourde.
Donc il ne s'agit pas de dire...
D'accord, j'ai compris, je ne peux plus parler. Il ne s'agit pas de Mais c'est un débat passionnant. Il ne s'agit pas de dire rêvons et soyons heureux, il s'agit de dire ouvrons les yeux et voyons ce qu'on doit.
J'aurais bien aimé parler de ça, de l'argent, de comment on peut payer la comment on peut produire plus de richesses dans notre vie et bien ça sera le cadre de notre prochain débat dès que vous serez candidats et que vous reviendrez sur ce plateau. On n'a pas parlé d'une affaire qui secoue la France depuis plusieurs jours maintenant je voudrais qu'on s'y arrête évidemment c'est l'affaire Liana on a appris aujourd'hui qu'Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron ont parlé aux parents de Liana mercredi dernier long échange téléphonique c'est ce que dit l'Elysée à BFM TV échange C'est ce que dit également ce soir la présidence de la République. Il a eu raison d'appeler les parents de Liana après ce drame qui a ému et parfois choqué les Français Parce que le drame ait ému tout le monde, c'était une évidence.
Il suffit de voir le traitement qui lui a été donné, la façon dont les gens réagissent. Donc que ce soit à la fois une histoire d'une Une cruauté épouvantable et en même temps une émotion qui est devenue une émotion collective. Ça n'est pas si fréquent, des émotions collectives de cette intensité, oui, que dans ces conditions le président appelle les malheureux parents.
Je veux dire, j'ai connu pas mal de présidents de la République quand il y avait vraiment un drame qui touchait tout le monde, qui frappait les uns mais émouvait les Les autres, ils se sont manifestés. Je pense que ça fait un président. Il est aussi garant d'une forme de solidarité affective entre les Français.
Et je dirais heureusement que ça existe quel que soit le nom du président et quelle que soit sa couleur. Quand il y a un drame ressenti comme un drame par l'ensemble des Français, un chef d'État doit se manifester. Vous lui diriez à cette famille, si vous l'aviez au téléphone aujourd'hui, vous lui diriez quoi ? -"Je présenterai mes excuses, celles de l'Etat, parce que c'est un scandale d'Etat.
Ce n'est pas un fait divers. Ce que révèle ce drame, c'est qu'il y a eu un dysfonctionnement profond de notre système judiciaire. Et je suis en colère contre M.
Macron, qui a tout de suite dit « ne me parlez pas de moyens mais dans cette affaire il devrait s'excuser d'avoir dit ça parce qu'aujourd'hui quand même de nombreuses voix s'élèvent pour dire que ça fait des années que des associations que des que la civise qui a été mise en place en 2023, ça fait au moins depuis 2023 qu'il y a sur la table des propositions devant les moyens qu'il faut mettre en place pour justement lutter contre ces drames. Et c'est pour ça qu'il y a de la colère contre l'État et c'est pour ça qu'on dit que ce drame aurait pu être évité. En même temps, j'attends les conclusions de l'enquête administrative qui qui va peut-être ou pas pointer des dysfonctionnements.
Toujours est-il que la civise a émis 80 propositions, qu'il y a une loi intégrale qui est sur la table. Moi-même, nous les avions invités à la fête de l'humanité en septembre dernier, je les ai rencontrés c'est pour ça que nous sommes en colère parce que nous sommes pleins à exiger la mise en oeuvre de ces mesures et qu'il faut un drame terrible comme celui-là pour que enfin on se dise « Ah oui, il faudrait faire quelque chose ». Est-ce que Emmanuel Macron a eu tort dès les premiers jours de cette affaire de dire dans cette affaire pas question de moyens, ça n'aurait rien changé ?
De toute façon, la question des moyens à la fois, rien ne prouve que ça s'est passé parce qu'il y avait insuffisance de moyens. Moi, ce que j'ai ressenti, mais je veux dire, c'est un ressenti personnel, mais c'est une indifférence anormale de la part des responsables locaux ou spécifiques sur cette affaire. Comme s'il n'en avait jamais pris l'ampleur, la nécessité et surtout l urgence.
Bon, et ça je l'ai beaucoup ressenti. Alors maintenant s'il s'agit de dire que en ce qui concerne la justice en général et la police pour certaines de ses actions il y a une insuffisance de moyens ben évidemment c'est à enfoncer une porte ouverte mais ça ne veut pas il faut s'y attaquer sinon on va encore brasser du vent ça va se reproduire attendez est-ce que je suis en train de vous dire le contraire ? non mais alors – Alors, je poursuis donc phlegmatiquement.
Là, ce qu'on a ressenti, ça a été non pas des absences de procédures, non pas des erreurs techniques, mais des lenteurs et des apparences d'indifférence dont les résultats ont été une catastrophe et un drame. Bon, et ça, je suis bien d'accord sur le fait que la justice ne dispose pas de tous les moyens dont elle aurait besoin. Ça, c'est une certitude.
Mais qu'en l'occurrence, il s'agit plutôt de l laisser aller d'un certain nombre de gens et pas d'absence de procédure. Et donc, dans une France idéale, il faudrait augmenter non seulement le budget de la justice, mais surtout les effectifs dont la justice dispose effectivement. Par exemple, le nombre de procureurs, on le sait bien.
Mais pas seulement. Mais il faudrait commencer par ça. Mais pas seulement.
Bon, il faudrait commencer par ça. Oui. Mais on n'est pas dans une France idéale.
On est dans une France fauchée. Mais il faut arrêter avec ça. Eh ben si.
Eh ben non. Enfin. Eh ben non.
Donc on va encore avoir des enfants violés et des pédos criminels dehors parce qu'on ne s'est pas trouvée. Non, non, permettez-moi. Ne faites pas semblant de croire que c'est ce que je dis.
Non, mais quand vous dites on est fauché, on ne peut pas. Si on est fauché...
Je ne peux pas l'entendre. On s'est trouvé 36 milliards d'euros pour augmenter le budget des armées. On s'est décidé de faire...
Oui, enfin pas dans l'année. Comment ? On va augmenter aujourd'hui le budget des armées sur 5 ans.
Cette année, 6 milliards. 6 milliards. 6 milliards tout de suite.
Le 36, c'est pas cette année. Et il en faut 2 ,8 milliards pour lutter contre les violences sexuelles, contre les enfants, contre les femmes, pour mettre des infirmières dans les écoles, pour écouter la parole des enfants, pour sortir du déni, pour investir justement dans la gendarmerie, pour former tous les professionnels qui sont en contact avec les enfants, pour écouter leurs paroles une à deux fois par an. Toutes ces propositions, elles sont sur la table depuis des années et on se bat pour qu'elles soient mises en Ils n'ont pas le droit d'aller taxer les plus riches et d'aller leur prendre 10 milliards d'euros au titre de ISF comme c'était le cas avant.
Alors ça, donc c'est normal qu'il n'y ait pas d'argent. Vous avez une conception du débat qui est 90 % pour l'homme et 10 % voudrais qu'on fasse le temps de parole de M. Duhamel et du mien à la fin de l'émission. vous promets que vous allez pouvoir répondre dans quelques instants.
Simplement si vous nous rejoignez à 19h53 sur BFMTV, je voulais simplement vous montrer ces images de Genève où se tient en ce moment même le contre-sommet, le contre-G7. On va retrouver notre envoyé spécial sur place avant l'arrivée des chefs d'État prévus demain. On a vu tout à l'heure certaines tensions.
Quelle est la situation ? Et je vous promets, Alain, que je vous redonnerai la parole sur l'affaire Liana. Dans un instant, la situation en ce moment même à Genève.
Alors on est sur un moment de tension en ce moment, en fin de manifestation. Ça fait à peu près une demi-heure que c c'est le cas. Et là, vous voyez sur ces images plusieurs dizaines de forces de l'ordre, de policiers qui sont en train de s'approcher, d'aller peut-être au contact physique avec les Black Blocs parce qu'à quelques dizaines de mètres de là, il y a plusieurs dizaines de Black Blocs qui tout à l ont érégé une barricade avec des barrières, des banderoles, des matelas.
On a vu à un moment le canon à eau de la police s'approcher pour éteindre l'incendie et les policiers n'étaient pas encore allés au contact. C'est le cas en ce moment parce qu'on est sur une fin de manifestation qui s'était pourtant déroulée plutôt dans le calme. Mais c'est vrai qu'en fin de parcours, il y a eu ces black blocs, ces casseurs qui ont commencé à provoquer quelques incidents.
La police donc est en train d'essayer de disperser la fin de manifestation qui est retournée à son point de départ. Pour l'instant, il n'y a pas encore eu d'affrontement physique, on va dire, entre les manifestants, ceux-là en tout cas et la police. Mais on sent que la situation se tend.
On entend beaucoup de pétards, ça devient d'ailleurs même assez assourdissant à certains moments. Beaucoup de pétards, un incendie juste devant nous, même s'il a été en partie circonscrit tout à l'heure. Et donc c'est quelques moments de tension avec la police qui essaye de faire en sorte que la situation se calme.
Merci beaucoup. Voilà ces images en direct de Genève où, non pas à Genève mais à Evian sont attendus les chefs d'état et de gouvernement dans les heures qui viennent aujourd'hui, les alter mondialistes leur souhaitent en quelque sorte la bienvenue. Notamment c'est la présence de Donald Trump qui était sur les affiches tout à l'heure pour dire non à l'arrivée du président américain au G7.
Donald Trump qui participera ensuite mercredi à un dîner à Versailles avec Emmanuel Macron. La parole comme promis à Alain Dommel sur les moyens accordés à la justice. Est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui alors qu'on fait les fonds de tiroir ?
Vous étiez interpellé par Fabien Roussel. Alors en l l'occurrence en ce qui concerne l'affaire horrible dont on parlait, ça n'a pas été une question de moyens. Ça a été une question de mobilisation, ce qui est autre chose.
Ensuite en ce qui concerne la justice et la police dans son travail de recherche criminelle, à la fois on manque de moyens, c'est-à-dire qu'on ne les donne pas, mais en même temps ce serait malhonnête de nier qu'on ait augmenté les moyens. Alors on peut dire – d'ailleurs c'est ce que je pense, on ne les a pas assez augmentés, mais on ne peut pas dire qu'on ne les a pas augmentés, parce que si, on les a augmentés. – 50 % de hausse un petit peu plus depuis 2017 sur la justice. – C'est très exactement ce que je suis en train de dire. – Dont une grande partie est partie pour la pénitentiaire. – Oui, enfin, il n'empêche que le budget de la justice a été, Dieu merci, augmenté, et celui de la police également, comme c'est souhaitable. et on pourra toujours dire mais pas pour la protection de l'enfance on peut toujours dire que tout est ce qui est vrai d'ailleurs que tout est en permanence insuffisant et que toutes les catégories les plus vulnérables et les plus faibles sont en permanence ces catégories-là, 20 secondes pour conclure.
Fabien Houssel. Si j'étais en tout cas président de la République, je m'engagerais auprès...
Oula ! Le dernier qui a parlé comme ça, c'était François Hollande. Je m'engagerais à mettre tout de suite en oeuvre la loi intégrale et à débloquer les crédits pour que dans tous les ministères concernés de l'éducation nationale, de la santé, de la justice, de la gendarmerie, on puisse prendre en compte enfin la parole des enfants et des femmes pour pour qu'il n'y ait plus jamais ce type de drabe dans notre pays ?
Eh bien, ça sera peut-être le cas de celui qui sera vraiment élu. Je le ferai, moi. Merci Fabien Roussel.
C'est inconditionnel. Alain, Tramel, merci à tous les deux d'avoir été là ce soir sur ce plateau dans un instant.
Fabien Roussel