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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 mai 2025 26 min

Dominique Estrosi Sassone : « Le modèle social doit être revu de fond en comble »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Dominique Estrod Sassonne, vous êtes sénatrice à l'air des Alpes Maritime, président de la commission des affaires économiques ici au Sénat. On va regarder comme d'habitude les trois titres de la presse régionale. Mais d'abord, on va voir ce supplément.

Il est présent ce matin dans tous vos journaux régionaux en quête de demain. Opération dont public Sénat est partenaire à l'initiative de Spark News, un supplément consacré à l'eau entre terre et mer. On va en parler évidemment avec vous dans quelques instants.

Dominique Estros Sasson et Denis Carot Denis ce matin qui sera également parmi nous. D'abord, on regarde les unes de la presse, les trois unes. L'est républicain, l'assemblée qui valide l'aide à mourir.

Un vote qui permet à cette réforme sociétale en gestation depuis plusieurs années de franchir une étape décisive. La une de la dépêche du midi chantier de la 69 reprise ou pas, la cour administrative d'appel doit dire à partir d'aujourd'hui si les travaux de l'autoroute Castre Toulouse à l'arrêt depuis 3 mois peuvent ou non reprendre. Et puis la dernière, celle de Westran, c'est cette question.

Le coût du travail est-il trop élevé en France ? Notre modèle social repose trop sur le travail a dit hier François Bairou dans le s d'Emmanuel Macron qui suggère de reporter les cotisations notamment patronale sur la TVA, une D qui divise. De quelle lune avez-vous envie de parler ?

Bien, écoutez, je vais prendre ce qui s'est passé hier à à l'Assemblée nationale avec la validation du droit à l'aide à mourir. Euh d'abord parce que c'est un sujet éminemment complexe qui relève de l'intime de chacun et de chacune. Je pense qu'il est important de respecter les positions des uns et des autres et que la liberté de vote soit totale.

Alors, moi, je suis quand même satisfaite que le texte a été scindé en deux. la partie des soins palliatifs est celle qui a érigé le droit à l'aide à mourir. Les soins palliatifs, c'est pour moi la priorité des priorités parce qu'on le voit bien, c'est la solution la plus humaine pour justement accompagner la fin de vie et si l'on développe les soins palliatifs dans l'ensemble de notre territoire, ce qui n'est pas le cas malheureusement actuellement, il y a une vingtaine de départements notamment qui ont toujours pas de service.

Et si alors qu'on a un personnel dans les services de soins palliatifs qui est juste extraordinaire de dévouement, d'engagement, de bienveillance vis-à-vis des malades et si l'on continue à appliquer la loi Cla léonetti, je pense sincèrement que nous n'avons pas besoin de légiférer sur ce droit de l'aide à mourir. Je pense que ce que nous devons faire et ce qui est du devoir de la société, c'est d'accompagner le mieux possible les malades, les personnes âgées à ne pas souffrir mais non pas à pouvoir les inciter à demander la mort parce que c'est véritablement prendre un très grand risque et c'est demain peut-être amener des personnes qui sont des personnes fragiles ou des personnes qui sont extrêmement vulnérables à demander la mort. Et moi, je suis partisan de dire que aujourd'hui notre société, elle doit aider les gens à ne pas souffrir.

Des progrès considérables ont déjà été fait, ils doivent continuer, mais on ne doit pas aider les gens à mourir. On on se demandait quel allait être le vote. On se demandait si le texte sur l'aide à mourir allait passer à l'Assemblée nationale.

L'on annonçait un vote serré. Finalement 305 voix pour 199 contre. Est-ce que pour vous ça traduit un texte équilibré à ce à ce jour et à ce stade tel qu'il a été voté à l'Assemblée nationale ?

Ce texte ne me semble pas équilibré. Il ne me semble pas équilibré parce que a été introduit le délit d'entrave à l'aide à mourir. Tout soignant qui empêcherait une euthanasie, un suicide assisté serait puni d'une amende.

Et ça ça me semble complètement inadmissible. Les soignants sont là pour euh pour soigner, sont là pour accompagner les personnes dans la souffrance et faire en sorte qu'ils ne souffrent pas. Donc ça vous souhaitez sortir du texte pour les inciter à mourir et je pense que le débat qui devrait avoir lieu au Séda commission des affaires sociales, une rapporteur qui a déjà beaucoup travaillé sur ce sujet, qui le fait dans l'apaisement et bien je pense que ça sera important que nous prenions le temps que nous échangions parce que moi aujourd'hui ma position n'est pas complètement arrêtée à ce stade. tel que le texte a été voté par l'Assemblée nationale, je ne voterai pas ce texte, mais j'attends de voir aussi les débats qui auront lieu ici au Sénat.

Mais vous pourriez voter le texte sorti du Sénat. On verra, on verra ce qu'il sera proposé et on verra la teneur des débats. Mais je le rappelle, ce qui me semble la priorité des priorités, ce sont les soins palliatifs parce que c'est la solution humaine pour accompagner la fin de vie.

Est-ce qu'on veut demain aider des gens à mourir lorsqu'ils sont en fin de vie ou aider des gens à mourir alors qu'il leur reste encore des années à vivre ? Et ça c'est véritablement une question de conscience. Vous pensez qu'il passera au Sénat ?

Vous y voyez clair déjà vous au sein du groupe LR qui est le groupe majoritaire ici sur qui vote pour, qui vote contre, quelles sont les proportions ? Non, je crois que c'est encore difficile parce que moi je discute avec bon nombre de nos collègues et un certain nombre d'entre eux n'ont pas encore une position véritablement arrêté. Certains sont sûrs de leur choix et du vote qu'ils émettront et d'autres attendent attendent les débats qui se tiendront au Sénat.

Mais considèrent aussi que le texte tel qu'il est sorti de l'Assemblée nationale aujourd'hui n'est pas votable. C'est juste dire en tant que tel. Emmanuel Macron a dit en cas de blocage au Parlement, si le texte s'en lise au Parlement, il y aura un référendum sur la fin de vie.

On verra. On verra. Ce texte n'est pas en procédure accélérée.

Ce texte, s'il n'est pas voté conforme à l'Assemblée nationale, il repartira à l'Assemblée nationale. D'autres débats auront lieu. Pendant ce temps, l'horloge continuera à tourner et je ne suis pas sûr qu'il faille, voilà mettre un tel sujet de société par un référendum parce que je pense que on n'a pas le droit de décider pour chacune et chacun de nos concitoyens et que l'un type doit d'abord être préservé.

François Bairou demande un effort à tous les Français pour redresser les finances publiques et ouvre la porte à une TVA sociale. Mais où trouver les 40 milliards nécessaires ? Le flou persiste toujours.

On va avec Yan Fellé. [Musique] Bonjour Yan. Bonjour Orian.

Bonjour madame Saonne. Bonjour et Yann. Le budget 2026 est donc en préparation.

Le premier ministre s'est exprimé hier. Il entend redresser les finances publiques. Il y a urgence.

Oui. Dernière alerte en date, celle de la Cour des comptes. Elle a publié un rapport lundi sur la situation de la sécurité sociale et elle parle d'une trajectoire hors de contrôle.

Le déficit des comptes sociaux s'est creusé à 15,3 milliards d'euros en 2024 et la prévision pour 2025, c'est 22,1 milliards d'euros. Cette dégradation est inédite hors période de crise selon l'institution. Pourquoi ?

Et bien parce que ça tire de tous les côtés à cause de recettes surestimées et de dépenses mal maîtrisées. Majoritairement, c'est la branche maladie qui porte à elle seule 90 % du déficit. Si rien n'est fait en 2 ans, le déficit de la sécurité sociale sera multiplié par 2, résume Pierre Moscovici.

Alors pour l'institution et bien l'avance des pistes, pour ne donner qu'un exemple, il faudrait serrer la vis dans l'intérim des professions paramédicales dans les hôpitaux. Le graphique parle de lui-même. Vous voyez la courbe, le coût a été multiplié par 3 entre 2019 et 2023 à 472 millions d'euros.

Madame la sénatrice, je vous propose de regarder un autre graphique. Quand on voit les chiffres du déficit qui s'accumulent d'année en année, est-ce qu'il faut revoir le financement de notre système social ou revoir tout le système social dans son ensemble ? Ah, je pense qu'il faut revoir le modèle social et le système social de Fonten Cobble.

Euh ce rapport qui a été donc donné par la Cour des comptes doit servir d'électrochoc. On voit bien aujourd'hui qu'on ne peut plus continuer comme ça. Vous y avez fait référence, il y a eu déjà une aggravation de 4,8 milliards d'euros par rapport aux prévisions qui porte le déficit de la sécurité sociale en 2024 à 15 milliards et ça sera 22 milliards en 2025.

Ce qui montre bien que si on ne fait rien et bien le risque sérieux de manque de liquidité, de crise de liquidité euh est là dès 2027. On ne peut plus continuer comme ça tout simplement parce que qu'est-ce qu'on voit ? On voit que les cotisations elles elles baissent de plus en plus et que parallèlement les dépenses ne cessent d'augmenter à travers les aides généreuses qui a été mis en place dans notre système social.

Je pense que par exemple le reste à charge zéro pour les frais d'optique, pour je pense à l'AME, enfin il y a une tas de d'aides généreuses qui ne cesse d'aggraver le déficit et on ne peut plus continuer comme ça parce que les dépenses sociales de la santé à mon sens elles ne pourront plus continuer à être remboursées de la même façon. C'est la raison pour laquelle je pense très sincèrement que le modèle social doit être revu de font en comble et j'espère en tout cas je souhaite que ce rapport de la Cour des comptes serve peut-être d'électrochoc et de qu'on ne continue pas à être dans le déni. Mais quand vous voyez la colère des taxis, on l'a vu encore hein dans le journal taxis qui proteste notamment parce qu'il y a une le gouvernement veut une nouvelle convention pour faire des économies sur le transport sanitaire.

Est-ce que pour vous il faut revoir la convention et répondre à leur colère ou est-ce que François Baïou doit tenir bon et ne rien céder là-dessus ? Moi, je pense qu'il faut tenir bon. Je pense qu'il faut tenir bon parce que il faut remettre les choses à leur juste place.

Aujourd'hui, ce qui est demandé au taxi au regard de la convention sur les transports médicaux, c'est 300 millions d'euros d'économie sur 3 ans. Et je pense que c'est tout à fait supportable par la profession des taxis. Par contre, c'est vrai que j'entendais qu'ils étaient satisfaits du ministre des transports qui prend à bras le corps la question de la concurrence des loyales avec les VTC.

Là, je crois qu'effectivement, il vaut mieux les accompagner. Il faut mieux faire en sorte que cette profession soit véritablement encadrée et qu'elle ne subisse pas cette concurrence déloyal à travers essentiellement les marodes. Mais je pense que tout le monde doit participer à cet effort collectif qu'a appelé François Berou hier dans son interview et bien évidemment les taxis doivent aussi le faire.

Alors, j'entendais un chauffeur de taxi qui disait "Oui, mais pourquoi on a cédé tout de suite aux agriculteurs et que nous on ne nous entend pas Faut pas faut pas exagérer. Les agriculteurs, ça fait des mois, des années qu'ils sont dans la rue. On a vu pourquoi aussi les agriculteurs participent à la souveraineté alimentaire et à la souveraineté tout court de notre pays.

Ils subissent de véritables contraintes. On doit les accompagner. Ce sont eux qui nourrissent les Français.

Je ne pas dire que les taxis n'ont pas une profession qui est importante aussi dans notre pays. Mais d'abord, il ne faut pas opposer les catégories sociales les unes et aux autres. Et je pense que véritablement ce qui est demandé au taxi n'est pas quelque chose qui me semble insurmontable.

Ils doivent construire maintenant une nouvelle organisation des transports médicaux. On va parler des agriculteurs, mais on continue sur le budget. Yan, il faut donc revoir le le financement du modèle social.

Mais comment ? François Baïou, il a annoncé un grand plan de redressement des finances publiques. Il veut l'annoncer début juillet et il veut que les partenaires sociaux travaillent notamment sur une idée, celle de la TVA sociale.

Autrement dit, augmenter la taille qu'on paye tous en consommant pour financer le modèle social. Est-ce que c'est la meilleure solution ? Alors en tout cas, je pense que c'est une piste qui mérite d'être explorée et je pense que c'est bien de demander aux partenaires sociaux de s'en emparer.

Euh nous avons avec la commission des affaires économiques auditionné le président du MEDEF, Patrick Martin, qui est favorable à une TVA sociale. D'abord parce que nous avons un taux TVA alors qui est extrêmement différent et un taux TVA qui est plus bas que les autres pays européens. Mais encore une fois, il faut voir ce que les partenaires sociaux décideront.

Je pense que c'est une piste qui n'y a pas à balayer d'un revers de la main. Euh pourquoi pas ? Euh et on verra aussi les propositions qui vont être faites.

Est-ce que ça passe par la baisse des cotisations salariales ou euh celle des cotisations patronales ? Comment est-ce que cette TVA sociale peut être mise en place ? Mais pour ma part, je n'y suis pas forcément défavorable.

Yan François Bairou, il veut aussi il veut donc demander un effort à tous les Français et puis reste à faire adopter ensuite un tel un tel plan avec un parlement sans majorité et pour ça il n'exclut pas de passer par référendum. Il l'a rappelé hier. Écoutez, je pense que la question que nous posons là, ça n'est pas une question pour le monde politique et pas une question pour le monde social, c'est une question pour chacun des foyers français, pour chacun des travailleurs et pour chacun des retraités.

Et cette questionlà, je veux la traiter avec eux. Ça signifie une prise de conscience nécessaire. Est-ce que vous voyez-vous la possibilité d'un résultat positif à un référendum où on demanderait à tous les votants de faire des efforts ?

Non, puis moi je l'avais signalé déjà quand François Berou avait mis cette idée sur la table, un référendum sur ce sujet-là, c'est juste pas possible. Quelle question va-t-on poser au Français ? Et puis pourquoi encore une fois contourner le Parlement ?

Le vote de la loi de finance, c'est véritablement une prérogative du parlement, de l'Assemblée nationale et du Sénat. Et donc au Sénat ici, on travaille sérieusement depuis de nombreuses années. Des pistes d'économie, on a toujours cherché à faire en tout cas au niveau du groupe les les républicains.

On en avait fait dans le dernier projet, dans le dernier projet de loi de finance. Et je pense que par contre une idée qui a été mise sur la table par François Berérou me semble pas inintéressante, celle du gel des dépenses budgétaires. Je crois que c'est une piste qui est à explorer mais il faut qu'elle concerne là encore tous les secteurs et y compris le secteur social dont nous venons de parler à l'instant.

Après, il restera peut-être à déterminer quel pourra être le périmètre du gel des dépenses budgétaires. Est-ce que ça sera un périmètre qui intégrera la hausse des prix ou hors inflation ? Mais on a vu par le passé que lorsque l'inflation était faible et que par exemple il n'y a pas eu de revalorisation du point d'indice des fonctionnaires, c'était aussi un moyen de pouvoir réaliser des économies.

Et donc cet effort collectif, il doit être partagé par tout le monde, je l'ai dit. Et puis ce qu'il faudra faire dans ce projet de loi de finance pour 2026, c'est véritablement que soit mise en place des mesures structurelles et non pas des mesures conjoncturelles comme malheureusement cela a été le cas pour le budget 2025 parce que sinon non seulement on narrivera pas aux 40 milliards d'économies l'année prochaine mais je rappelle que l'horizon 2029 c'est 110 milliards d'euros d'économie. Merci à tout à l'heure.

Oui, on se retrouvera dans le club pour un débat et autour de la fin de vie et je vous expliquerai les critères qui ont été votés hier par les députés. Ce sera à suivre dans une demi-heure. On va parler des agriculteurs.

Si la FNSE a rangé les tracteurs, c'est pas le cas de tout le monde. Il y a des agriculteurs, notamment de la Confédération paysane et des élus qui ont manifesté hier à Paris contre la loi du plomb. Parmi eux, la secrétaire nationale des écologistes, Marine Tondelieri, elle a fustigé la méthode des partisans du texte de le rejeter à l'Assemblée nationale pour faire face au milliers d'amendement de la gauche.

On l'écoute. Que voulez-vous que je vous dise ? Ils ont décidé de sortir le rouleau compresseur, de piétiner le parlement comme ils l'ont tant de fois fait dans le passé, mais là il piétinent le parlement plus notre santé, plus notre avenir.

Ils sont en train d'écrire dans la loi les raisons de nos futurs cancers en toute décontraction sans honte et et et pour s'éviter la honte d'ailleurs, ils disent "Bon tiens, on va pas en débattre au Parlement, on va aller dans une petite salle là 7 du Sénat, 7 de l'Assemblée puis on va faire ça entre nous pour que ça se voit pas trop." Bah si ça va se voir en fait et nous on va le dire. Qu'est-ce que vous voulez répondrez à Marine Ton ?

Quelle démagogie ? Quelle démagogie, quelle idéologie osser qui est dans la loi du plomb aggraverait euh les cas de cancer ? Si tel était le cas, l'autorité sanitaire européenne devrait interdire en particulier la fameuse substance la cétamipride que l'on propose de réintroduire par voie dérogatoire pour une durée limitée et pour uniquement des filières qui se trouvent dans une impasse technique.

On va juste préciser, elle est autorisée pour le moment dans 26 pays de l'Union européenne. Elle est interdite en France mais à terme elle sera interdite à l'horizon 2033. Oui.

Euh et la loi du plomb propose de réintroduire du coup la cétami à titre dérogatoire et temporaire. Tout par par dérogation temporaire pour des filière comme la noisette, comme la betterave, comme la pomme que si elles ne peuvent pas utiliser de nouveau cette subsance vont disparaître. Et qu'est-ce qu'il y aura en contrepartie ?

Les mêmes produits mais qui seront importés des pays qui utilisent cette substance et qui en utilisent bien d'autres. Mais sur le plan environnemental, est-ce qu'il y a pas quand même un recul ? Est-ce que c'était pas bien que la France soit pionaire sur l'interdiction de ces néonicotinoïde ?

Oui, mais à condition qu'on ait des solutions. Et là, forcé de constater que pour l'heure, même si la science est là, même si les progrès scientifiques avancent, il n'y a pas de solution. Et ce qu'on a toujours dit, c'est qu'il ne peut pas y avoir d'interdiction sans solution.

Et je crois que ce qui est important aujourd'hui de montrer, c'est que ce que veut faire cette proposition de loi du plomb qui a été très largement voté ici au Sénat, c'est ni plus ni moins que de supprimer toutes les surtranspositions qui ne font que aggraver les contraintes qui pèsent sur les agriculteurs, qui les empêchent d'utiliser et de produire et qui finalement crée une véritable concurrence déloyal avec les autres pays européens. Et vous savez, les agriculteurs, ils sont très attachés aux questions environnementales. Ils savent très bien que l'environnement, la nature, c'est leur premier outil de production, c'est leur outil de base et donc ils ne veulent pas faire n'importe quoi.

Mais cette motion de rejet, est-ce que c'était la bonne méthode ? Est-ce qu'il aurait pas mieux fallu débattre de ce texte à l'Assemblée ? Ils doivent s'en prendre qu'à eux-même.

Madame Tondelier doit s'en prendre qu'à elle-même. Pourquoi avoir déposé dans un temps d'examen du débat contraint à l'Assemblée nationale plus de 3000 amendements en sachant très bien que ça serait obstrué les débats et que ça ne pourrait pas aller à son terme ? Donc voilà, ils ont voulu jouer avec le feu et bien aujourd'hui il y a eu cette motion de rejet.

Le texte tel qu'il a été voté au Sénat va maintenant être débattu dans une commission mixte paritaire. C'est moi-même qui la présider et je laisserai le débat démocratique s'installer bien évidemment à condition que de nouveau nous ne soyons pas confrontés à une obstruction qui n'est qu'une obstruction idéologique et dogmatique. Dire dans la commission mix par terre, vous pourriez revoir l'introduction la réintroduction de ce de cette de ce néonicotinoïde ?

Ben non, nous on la défend mais par contre les amendements donc ce sera dans le texte final. Ah on verra. Il faut bien sûr qu'il y ait un vote et ensuite il faut que les conclusions de la commission mixte paritaire soient votées par les deux assemblées.

Mais ce que je veux dire, c'est que le débat pourra avoir lieu. C'est-à-dire que un certain nombre d'amendements qui étaient prévus d'être déposés et débattu à l'Assemblée nationale, je ne doute pas que les mêmes, les écologistes, les insoumis de nouveau les les déposeront. Mais nous ferons montre d'arguments pour véritablement, comme on l'a fait au Sénat et montrer que ce qui est mis dans la loi du plomb et de nature à permettre à nos agriculteurs de retrouver leur compétitivité.

Vous avez déjà la date de cette commission ? Non, on a proposé, ça sera aux alentours de la mi-join. On va terminer en allant voir l'actualité dans votre département des Alpes Maritimes.

On va à Nice. On retrouve Denis Carot. Bonjour Denis, merci beaucoup d'être avec nous. directeur des rédactions du groupe Nice Matin.

Nice matin qui est au cœur d'une double actualité de Nis avec une cinquantaine de titres de la presse régionale et Spark News et Publ Sénat. Vous publiez un supplément quête de demain sur le thème de l'eau entre terre et mer. Une opération qui arrive à une dizaine de jours du sommet des Nations-Unies sur l'océan.

Il doit se tenir à Nice à partir du 9 juin. Oui, bonjour Orian. Effectivement, un supplément de de 16 pages ce matin dans nos éditions consacré aux solutions nées dans les territoires face au changement climatique.

Et la singularité, vous l'avez souligné Oriane de ce supplément, c'est qu'il est réalisé avec l'ensemble des autres titres de la presse quotidienne régionale. L'idée, elle est simple, c'est d'aller piocher ici ou là toutes les bonnes idées euh qui existent, les les illustrations. Donc il y a des papiers qui sont venus de toute la France avec évidemment des sujets réalisés par la rédaction de de Nice Matin et de Varmain.

On parle notamment des de la création d'une aire marine protégée à Nice, d'une entreprise varoise qui forme des jardiniers du corail ou encore d'un site sanctuarisé pour la reproduction des poissons au large de de l'estérel. Ce supplément fait la parbelle au journalisme de solution. journalisme de solution qui est un dont on a été parmi les pionniers à Nice Matin et Evar Matin et qui permet d'explorer les sujets sur un angle différent et positif.

Et euh effectivement, ben ce supplément, il arrive à point nommé quelques jours avant le sommet de l'océan des des Nations- Unies à Nice. C'est un événement considérable du 9 au 13 juin qui va réunir de nombreux chefs d'état et des experts et tous les meilleurs connaisseurs de la question des océans dans le monde. C'est un sommet qui pose des enjeux, des questions en terme de sécurité.

C'est votre du jour, Denis ? Oui, un dispositif hors norme pour ce sommet. On peut même affirmer qu' qui n'a jamais existé comme ça va être le cas en en France avec des dispositifs à la fois sur terre, sur mer, dans les airs pour prévenir tout types d'attaques et des moyens mobilisés absolument considérables.

Au total, ce seront 4000 gendarmes policiers force mobile, des tireurs d'élite du RA ou du ou du GIGN. Euh on a même on aura même dans dans les zonissoises un sous-marin pour surveiller pour prévenir d'éventuelles intrusions. La mise en place d'un système pour détecter les arrivées de drone, une sorte de de dô électronique.

Ça aussi c'est absolument inédit et c'est à la hauteur de l'enjeu hein puisqueon attend une soixantaine de chefs d'état, je l'ai dit, des délégations plétoriques et la question de la sécurité est absolument centrale dans le contexte international qu'on connaît qui est extrêmement extrêmement tendu, mais aussi dans le contexte national de menaces terroristes. Et après, on l'a vu ce weekend, les opérations de sabotage des lignes électriques, c'est aussi un risque pour le sommet de le sommet de l'océan. Sommet qui aura aussi énormément d'aspects positifs.

Et j'en viens à ma question à la sénatrice Dominique Estros. Quel est de votre point de vue l'enjeu à Nice à la à la fois sur la question des bénéfices en terme d'image et d'attractivité de ce sommet de de l'océan du 9 au 13 juin ? Et bien écoutez, c'est un enjeu fondamental parce que c'est un événement de portée mondiale, vous l'avez dit, toute la planète aura les yeux braqués sur cette troisème conférence du sommet des Nations- Unies sur l'océan.

Donc pour la ville de Nice, pour le département des Alpes Maritimes, c'est à la fois une fierté et une chance. Et puis c'est aussi montré que plus que jamais euh la ville de Nice est engagée est engagée sur tout ce qui touche à la protection de l'environnement, à la préservation des écosystèmes marins, à la volonté aussi de continuer à préserver cette biodiversité qui est présente dans tous les océans, qui représente 70 % de la surface de la Terre. Il y a des enjeux fondamentaux, des enjeux qui devront montrer combien les océans participent à réguler le climat, combien ils absorbent les gaz de CO2, mais aussi qu'il nourrissent 3 milliards d'individus sur la planète.

Et donc voilà, moi je je j'ai beaucoup de d'attente et je sais que toutes les personnes qui seront réunies porteront des engagements concret pour la protection de cette biodiversité, pour la protection des des océans, pour lutter contre la surpêche, pour faire en sorte qu'il y ait moins d'exploration minière dans les haut fonds marins. Ce qui ne veut pas dire en luttant contre la surpêche de mettre fin à la pêche. Mais c'est ce que j'allais vous demander.

Comment on concilie écologie, préservation des océans biodiversité et maintien notamment de l'activité économique des pêcheurs. On a vu ce qui s'est passé dans le golf de Gascon. Est-ce que c'est amené à se reproduire sur plusieurs années dans plusieurs endroits ?

Alors oui, on on l'a vu, j'ai moi-même demandé une mission d'information de la commission des affaires économiques hein sur la fermeture du COV de Gascogne un mois par an. Ce qui est important de montrer, c'est que on a besoin de continuer à encadrer la pêche pour que cette pêche, elle soit légale, qu'elle soit raisonnée, qu'elle respecte les cycles naturels. Et c'est une pêche que l'on retrouve de façon immense sur l'ensemble des pêcheurs de l'Union européenne parce que c'est une pêche artisanale mais qui a un véritable savoir-faire et qui va permettre la reproduction des poissons, qui va permettre effectivement de pouvoir mieux lutter contre cette pêche illégale qui prélève beaucoup de pêches de de poissons mais qui finalement sont rejetés, ne sont pas utilisés.

Qu'est-ce qu'on veut demain ? Est-ce qu'on veut demain une pêche raisonnée locale ou est-ce qu'on veut continuer à développer à train l'aquaculture durable ? Et bien c'est un des enjeux qui sera débattu lors de ce sommet des océans.

Merci Denis. Merci. On suivra évidemment avec vous avec Nice ce matin.

Ce sommet de l'océan c'est du 9 au 13 juin. Vous l'avez dit Denis c'est votre une du jour. Sommet sous haute sécurité.

C'est la une de N ce matin et puis on regarde le supplément qui est à retrouver dans Nice ce matin et dans tous les titres de la presse régionale ce matin. Les défis de l'eau, c'est le titre que vous avez choisi vous Denis Carot pour ce supplément. Merci beaucoup Denis d'avoir été avec nous et à très vite dans cette émission.

Merci Dominique est merci d'avoir été notre invité. On va accueillir notre prochaine invité, le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Caner n rejoint. Yeah.