Sébastien Chenu : "LFI souffle sur les braises de l'antisémitisme du matin au soir !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:37OuverteRéponse directe
Comment protéger davantage nos compatriotes juifs en France ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Comprenez-vous la convocation de l'ambassadeur d'Israël en France ?
- 2:38RelanceRéponse partielle
Soutenir Israël de manière inconditionnelle ?
- 3:13OuverteRéponse partielle
Saluez-vous la mobilisation générale contre les frères musulmans ?
- 4:20RelanceRéponse partielle
Vous êtes critiqué pour ne pas avoir voté assez fort sur la loi séparatisme ?
- 5:33OuverteRéponse directe
L'interdiction des frères musulmans est-elle réalisable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Invité politiqueFait
« La France insoumise souffle sur les braises du matin au soir, chauffe à blanc une certaine partie de la population. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Israël est un État qui se défend, qui tant qu'il n'aura pas éradiqué le Hamas, qui veut sa destruction, ne pourra pas vivre en paix. »
- 3:39Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, députée dès 2017, le dit à l'Assemblée nationale que nous dénonçons cet entrisme de l'islam le plus radical à travers les frères musulmans dans notre société. »
- 5:40Invité politiquePromesse
« Il faut interdire les frères musulmans. »
- 7:56Invité politiqueFait
« L'antisémitisme en fait d'ailleurs partie, l'homophobie en fait d'ailleurs partie, l'interdiction de changer de religion en fait d'ailleurs partie, la volonté de la scission de notre société en fait d'ailleurs partie. »
- 10:10Invité politiqueFait
« Nous avons été capables, d'ailleurs, d'obliger des gens à porter le masque au moment du Covid. On peut, effectivement, combattre le port du voile. »
- 11:39Invité politiqueFait
« Boalem Sansal est innocent. Il est emprisonné dans les Jeux de l'Algérienne. Il n'a rien fait. »
- 12:30Invité politiqueFait
« Le régime algérien nous marche dessus, utilise la rente mémorielle de façon totalement hystérique et manipulatrice pour antagoniser les relations entre les Algériens et les Français. »
- 12:55Invité politiqueFait
« Ce travail mémoriel, il peut être poursuivi à partir du moment où il est équilibré. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu69 %
- Présentateur31 %
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Bonjour Sébastien Chenu.
Bonjour Madame.
Bienvenue à la grande interview sur ces news et européens. Vous êtes député du Nord et vice-président du Rassemblement National. Beaucoup de questions sur l'actualité nationale et internationale. Sébastien Chenu, le président américain Donald Trump, dénonce d'horribles meurtres motivés par l'antisémitisme après la mort cette nuit de deux membres dans l'ambassade d'Israël aux Etats-Unis, tués dans une fusillade près du musée juif de Washington. C'est un jeune couple qui a été visé. Le suspect qui a été interpellé a crié « Free Palestine ».
Votre première réaction ce matin, et je fais tout de suite un lien avec la situation des juifs partout dans le monde, et en l'occurrence plus singulièrement en France, comment on peut davantage protéger aujourd'hui nos compatriotes juifs ?
Ma première réaction c'est d'abord de penser à ce couple, mais plus largement à nos compatriotes de confession juive ici qui doivent s'inquiéter de ce qui se passe là-bas. Parce que moi ce que je redoute, c'est qu'effectivement, l'utilisation politique, les excès dans ce débat qui doit se tenir, évidemment, amène à ce genre d'action. Il faut lutter contre l'antisémitisme, parce que c'est bien de cela dont il s'agit, qui souvent est masqué par un antisionisme politique, mais qui cache en fait une volonté de détruire non seulement Israël, mais aussi toutes les communautés juives à travers le monde. Et je pense que là, nous sommes très faibles, il y a de quoi s'inquiéter en France.
Il y a un antisémitisme qui est relayé politiquement. La France insoumise souffle sur les braises du matin au soir, chauffe à blanc une certaine partie de la population. Et ce que je redoute, et c'est déjà miraculeux, c'est que la transposition des faits de Washington se fasse évidemment sur le territoire français un jour.
C'est une grande crainte, et tout ça intervient dans un contexte international. Sébastien Chenu qui est très tendu, Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur d'Israël en France après des tirs sur une délégation diplomatique à Génine, près du camp de réfugiés de Génine, une délégation où il y avait un représentant français. Est-ce que vous comprenez cette convocation ? Et peut-être même des sanctions à l'égard de l'État hébreu après un tel incident ?
Je comprends évidemment cette convocation, ça fait partie des choses tout à fait normales. En revanche, ne soyons pas complotistes, Israël est un État qui se défend, qui tant qu'il n'aura pas éradiqué le Hamas, qui veut sa destruction, ne pourra pas vivre en paix. Donc soutenons Israël, je pense que c'est la position de la France. Israël est un État ami face au Hamas, une organisation terroriste.
La position de la France, vous la connaissez, c'est de parler de honte par rapport à ce qui se passe dans la bande de Gaza.
Ce qu'il faut c'est soutenir l'État d'Israël qui est un pays ami, et qui se défend maintenant.
De manière inconditionnelle ?
Non, c'est jamais inconditionnel le soutien à un pays. Il n'y a pas de pays qu'on soutient de façon inconditionnelle. Il faut permettre que l'aide humanitaire puisse arriver, c'est nécessaire. Nous pensons que ce qu'il faut c'est protéger évidemment les civils qui sont utilisés par le Hamas comme un bouclier. Mais la première chose qu'on doit faire c'est soutenir Israël qui est un État attaqué par le Hamas, organisation terroriste.
Dans l'actualité, Sébastien Chenu, colère froide hier d'Emmanuel Macron en Conseil de défense qui dit attendre des propositions très fermes. Après l'examen du rapport sur les frères musulmans, le président a fait savoir qu'il exigeait des mesures d'ici quelques jours face à la gravité des faits. Est-ce que malgré les différences, les polémiques, les débats qu'il peut y avoir, vous saluez une mobilisation qui semble générale ?
Écoutez, tous ces gens ouvrent les yeux alors qu'ils font partie du problème. Emmanuel Macron pique une colère, il a le rapport depuis le mois d'août sur son bureau. Bruno Retailleau nous sort quelques mesures administratives extrêmement faibles. Enfin, ça fait des années avec Marine Le Pen. Je le rappelle, Marine Le Pen, députée dès 2017, le dit à l'Assemblée nationale que nous dénonçons cet entrisme de l'islam le plus radical à travers les frères musulmans dans notre société. Moi, je suis élu du Nord, vous l'avez rappelé, à Denain, je me bats depuis bien avant d'être député d'ailleurs, contre l'entrisme islamique et la présence notamment de l'imam Iqusen.
À Denain, à Douchilemin, oui, on voit un entrisme islamique. Et nous, les élus de terrain, avec Marine Le Pen, nous le dénonçons et nous l'avons fait sous les insultes. Nous avons été agonis d'injures par la Macronie, la première. Les LR ont détourné le regard pendant des années. On n'a pas regardé les choses en face et ne se sont pas attaqués au problème. Et on refusait de voter. Qui, par exemple ? Ce que nous proposions, le groupe LR à l'Assemblée nationale, n'a jamais voté les propositions du Rassemblement national.
Et certains vous font le reproche, vous-même, de ne pas être allé assez fort sur la loi, sur le séparatisme, ne pas avoir voté certaines dispositions aussi, permettant peut-être de freiner cette entrée.
Nous avons voté tout ce que nous devions voter. Mais la loi sur le séparatisme, elle est aujourd'hui à chaque fois déférée devant les tribunaux. On voit bien qu'il faut changer de paradigme, en réalité. Si vous voulez, ces petites mesures, ces mini-mesures, nous avons voté...
Ce n'est pas la politique des petits pas aussi pour enfin...
La politique des petits pas face à ces immenses défis, face à ces immenses dangers, ne produira que des mini-résultats, que des petits résultats.
Pour renverser la table ?
Oui, d'abord, il y a deux choses à faire. Dans le rapport que moi j'ai lu hier, il est écrit quelque chose, c'est que tout ce développement de l'entrisisme islamique se fait à la faveur de politiques migratoires. C'est écrit dans le rapport. C'est-à-dire que tant que vous ne vous attaquez pas à la politique migratoire, à l'immigration dans notre pays, eh bien vous créez le terreau, vous favorisez un terreau, qui fait naître effectivement la possibilité pour les frères musulmans de semer leurs petites graines partout dans la société. Et puis, il faut non seulement une volonté de faire, mais il faut des actes. Je le disais, M. Retailleau, lui, il est sur de l'administratif.
Nous nous considérons...
Administratif, effectivement, il y a un parquet administratif qui va être relié au ministère de l'Intérieur. Ça peut être aussi par souci d'efficacité, non ?
Oui, on est très loin de la réponse. La première chose, comme d'autres pays, pays arabes, souvent... L'interdiction des frères musulmans. Il faut interdire les frères musulmans.
Et pourtant, ici même, quand on lui a posé... Vous pensez vraiment que s'il pouvait le faire, le ministre de l'Intérieur ne le ferait pas ?
Mais je ne sais pas. Je pense qu'il y a derrière, probablement aussi, un manque de courage, un manque de soutien, probablement du président de la République.
Nous ne sommes-nous pas, point et mal liés par rapport, justement, à des contraintes juridiques.
Ça, c'est sûr que M. Retailleau, il est pied et point lié. Ça, c'est sûr que M. Retailleau, il est pied et point lié par la Macronie. Il parle comme le Rassemblement National, mais il travaille comme la Macronie. Comment en parler ? Les vôtres cibles permanents. Oui, parce que c'est une réalité. On voit, ils ont ce rapport sous la main depuis des mois. Quand ils ne font rien du tout, rien. Il ne s'est rien passé. Donc, interdire d'abord l'idéologie pour mieux la combattre partout, la définir, Marine Le Pen et le Rassemblement National, on a fait une proposition de loi. Elle est disponible sur le bureau de l'Assemblée Nationale.
Florence Berger, qui est l'auteur d'un livre de référence sur les réseaux. Je l'ai interviewé il y a quelques jours. Elle me dit que c'est très compliqué, l'interdiction. On peut lutter contre les tentacules, mais sur le cerveau, le cœur du réacteur, c'est très compliqué parce qu'ils ne se définissent pas, au vu aussi de tous comme frères musulmans.
Nous pouvons les définir. Nous pouvons définir ce qu'est l'islam radical dans notre pays. Et moi, je fais la différence entre l'islamisme porté par les frères musulmans et puis la religion de l'islam. Je ne considère pas que tous les musulmans soient des frères musulmans infiltrés.
M. Rotaillot a tenu à dire la même chose que vous hier au Sénat. Avec cette phrase quand même, je tiens à dire, dit-il, qu'il faut séparer les menées islamistes d'une pratique de l'islam compatible avec les valeurs de la République ? Est-ce qu'il a raison ? Est-ce que de votre point de vue, est-ce qu'ONRN vous estimez que l'islam est compatible avec la République ?
Oui, mais nous l'avons toujours dit. Regardez, beaucoup de nos compatriotes, d'abord de confession musulmane, sont d'authentiques républicains. Et puis regardons d'ailleurs la façon dont nos compatriotes harkis, nos compatriotes maorais, qui sont musulmans dans leur grande majorité, ils sont pleinement dans la République. Je veux dire, bien entendu, il n'y a pas de problème à dire cela. En revanche, l'islamisme, qui est une version dévoyée, hystérique et fadatique de l'islam, et qui a pour volonté d'imposer la charia dans notre pays doit être combattue. Donc d'abord, il faut définir ce que c'est que cette idéologie, la caractériser.
Il y a des critères dans la proposition de loi qu'on porte, on définit ces critères. L'antisémitisme en fait d'ailleurs partie, l'homophobie en fait d'ailleurs partie, l'interdiction de changer de religion en fait d'ailleurs partie, la volonté de la scission de notre société en fait d'ailleurs partie. Donc il y a des critères. Une fois qu'on définit des critères, on interdit la manifestation de cette idéologie. Le nazisme, dont l'antisémitisme est le miroir, dont cette idéologie radicale est le miroir, est une représentation qu'il nous faut combattre par ces manifestations, par ces financements également.
Vous affirmez que le gouvernement ne fait pas assez. Parlons du bloc central.
Ce que je veux dire, c'est qu'on interdit, et tant mieux le nazisme et son idéologie, ses représentations. On peut le faire aujourd'hui pour le frérisme.
Lorsque Gabriel Attal, Sébastien Chonin, propose d'interdire le voile pour les jeunes filles de moins de 15 ans dans l'espace public, sachant que vous souhaitez l'interdire pour toutes les femmes dans la rue, même si vous estimez que c'est très compliqué à faire, vous dénoncez un revirement de l'ancien premier ministre. Mais la question vraiment pour vous et pour lui, c'est est-ce que c'est faisable ? Est-ce que c'est possible ? Est-ce que c'est vraiment réalisable ?
Oui, bon, d'abord, M. Attal dit tout et son contraire. C'est-à-dire qu'il nous a, lui aussi, il a fait partie de ces gens qui, lorsqu'on proposait de combattre le port du voile, qui est l'étendard de l'islam radical dans notre pays, nous a insultés. Aujourd'hui, lui, il veut combattre l'obligation.
Il a dit que c'est difficile de courser toutes les femmes dans la rue pour leur faire ôter leur voile. C'est pas le sujet.
Non, non, d'abord, il veut combattre l'obligation de porter le voile. Je rappelle qu'il y a des gens qui sont tout à fait volontaires pour porter le voile. On parle pour des jeunes filles. Voilà, des jeunes filles qui seraient obligées. Donc, déjà, il ne combat pas le problème dans son entièreté. Il aborde par, j'allais dire, la plus petite des portes. La sincérité de M. Attal sur le sujet, je vous le dis.
Mais comment vous vous faites pour sonder les cœurs et les reins pour savoir qui le porte en pleine conscience et en liberté ?
Non, nous, nous considérons qu'il faut, à terme, faire tomber le voile dans nos sociétés. Donc, il faut y aller par palier. Donc, ça veut dire qu'il faut combattre, d'abord, le port du voile dans tous les espaces de services publics, à l'université, dans les administrations, là où l'État a la présence et où l'État a l'arbitrage. Il faut interdire le voile. Et puis, au fur et à mesure, parce que nous allons faire tomber le voile dans ces services publics, nous allons envoyer un message aussi à la société française qui est notre volonté de le faire disparaître dans son entièreté. Donc, allons-y, n'ayons pas peur.
Nous avons été capables, d'ailleurs, d'obliger des gens à porter le masque au moment du Covid. On peut, effectivement, combattre le port du voile, le symbole de l'islamisme, le symbole de l'infériorité de la femme. On peut le combattre. Et je pense que beaucoup de Français y sont favorables.
Est-ce que toutes femmes, Sébastien Chenu, portant un voile, portent une idéologie ?
Non, parce que parfois, elles sont obligées, parfois, elles ont une pression sociale. Mais en revanche, je pense que partout où le voile est imposé, il est le signe du fondamentalisme religieux. D'ailleurs, quand les islamistes arrivent au pouvoir, la première chose qu'ils font, c'est qu'ils voilent les femmes. Donc, par conséquent, il faut se battre. Nous sommes une société laïque contre ces images, mais aussi ces faits qui dégradent la femme.
C'est d'ailleurs pour notre compatriote, Boalem Sansal, qui aussi, parmi les premiers, les pionniers, a dénoncé cet islamisme et cet emprisme. Boalem Sansal, généralement, au Festival de Cannes ou à Cannes, il y a beaucoup de paroles engagées, d'engagement, en tous les cas, de paroles pour soutenir certaines causes. Ça n'a pas été le cas pour Boalem Sansal. Comment vous l'expliquez ?
Oui, au Festival de Cannes, on n'est jamais déçus. Il ne regarde le monde qu'à travers un seul prisme. c'est celui, effectivement, de la défense de la Palestine. Boalem Sansal ne les intéresse pas. Pourtant, Boalem Sansal, c'est un écrivain, c'est un intellectuel, c'est un homme de liberté. Et toutes ces artistes subventionnés, qui vivent finalement en partie avec les impôts des Français, devraient peut-être tourner vers le regard, vers cet homme qui n'a rien fait. Rappelons-le. Boalem Sansal est innocent. Il est emprisonné dans les Jeux de l'Algérienne. Il n'a rien fait. Et on attend piteusement, peut-être, une grâce au mois de juillet.
On n'ose à peine demander au régime algérien, le « on » étant le gouvernement...
Piteusement, dites-vous. Oui. Et je vais vous faire réagir, Sébastien Chenu, au propos de l'historien Benjamin Stora, qui, dans un entretien de l'AFP, affirme en substance qu'il faut poursuivre le travail mémoriel avec l'Algérie, que c'est peut-être là la solution de la sortie de crise. Et il s'en prend. Bruno Roteuillot affirmant qu'il y a des gens qui ont intérêt à ce que les choses ne se passent pas bien. J'imagine que quand il y a une attaque comme ça, quels que soient les différents politiques, on soutient un ministre du gouvernement.
Oui, mais vous savez, la relation qu'on a avec l'Algérie, et notamment l'absence de capacité à se faire respecter, est problématique. Bruno Roteuillot nous a parlé d'une réponse graduée. Elle est où, cette réponse graduée ? En réalité, il n'y a rien du tout. L'Algérie, le régime algérien, je ne confonds pas avec les Algériens. Le régime algérien nous marche dessus, utilise la rente mémorielle de façon totalement hystérique et manipulatrice pour antagoniser les relations entre les Algériens et les Français. Et tant qu'on accepte ça, finalement, on accepte...
Donc l'historien Benjamin Stoira se trompe complètement quand il dit qu'il faut au contraire poursuivre ce travail mémoriel.
Ce travail mémoriel, il peut être poursuivi à partir du moment où il est équilibré. Moi, je veux bien qu'on reconnaisse effectivement un assassinat comme celui que je regardais de Boumenjil. On peut le reconnaître. D'ailleurs, ça a déjà été fait par la France. Je crois en 2021. Mais de l'autre côté, il faut aussi reconnaître ce qui a été fait vis-à-vis d'un certain nombre de nos compatriotes français nés en Algérie qui ont subi le FLN. Et pourquoi on n'a pas cette relation équilibrée aujourd'hui ?
Pourquoi on ne l'assume pas selon vous ?
Mais parce qu'en fait, on a peur. De qui ? De quoi ? D'une diaspora de réaction, de manipulation politique. Et je pense que ça explique beaucoup. La peur explique beaucoup. L'absence de courage politique explique beaucoup l'incapacité qu'on a à regarder l'Algérie comme un partenaire avec qui on a la nécessité d'être exigeant.
Pour conclure, Sébastien Chenu, parlons du RN. Il y a deux piliers au niveau du RN à l'Assemblée et qui sont d'une fidélité absolue. Vous n'allez pas me contredire à Marine Le Pen. C'est vous et Jean-Philippe Tanguy avec des nuances dans la manière d'apporter le soutien. Vous n'êtes pas interchangeable, n'est-ce pas ? Pas comme certains journalistes. La question, est-ce qu'on peut être mariniste depuis toujours et devenir à 100% bardéliste si cette dernière est empêchée dans quelques mois ?
C'est le combat des idées qui compte en réalité. Moi, je me suis engagé pour et avec Marine Le Pen mais aussi par rapport à des idées qu'elle porte pour la femme qu'elle est, pour le courage, pour les idées qu'elle porte. Demain, si Marine Le Pen venait à être empêchée par des raisons judiciaires mais aussi politiques, ce serait évidemment un scandale mais nos idées doivent nous dépasser. Donc, le président de notre mouvement prendrait la relève. Ce serait probablement une autre campagne mais aujourd'hui, Marine Le Pen n'est pas empêchée. Marine Le Pen se bat.
Marine Le Pen se bat pour faire reconnaître son innocence et face aux problématiques que nous connaissons aujourd'hui, on a parlé de l'antrisme islamique, on a parlé de la sécurité. Eh bien, Marine Le Pen est je crois celle qui a la vision qui a vu les choses depuis longtemps et qui est prête pour relever ses défis.
Et nous le verrons dans quelques mois. Merci Sébastien Chenu, c'était votre grande interview. A bientôt et bonne journée à vous.
Sébastien Chenu