"J’appelle à un sursaut : un bloc central, ça s’anime", demande Frédéric Valletoux
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Vous craignez que l'absence de discussion sur les grandes orientations budgétaires n'aboutisse à des mesurettes en juillet ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce un problème de méthode ou le Premier ministre ne souhaite pas discuter avec vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que 1,7 milliards d'économies sur 2025 est la bonne fourchette ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le socle commun existe encore ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Frédéric ValletouxFait
« Engagement du Premier ministre de dire dès le lendemain du vote du budget, donc comme vous pouvez imaginer fin février, début mars, on se remet autour de la table. »
- 7:00Frédéric ValletouxFait
« La sécurité sociale vient de sortir un rapport qui montre qu'il y a beaucoup de rentes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On parle du budget juen. Oui, parce qu'on est le 26 juin et que certains chez chez vous hein, chez Horizon se se plaignent qu'aucune discussion se soit vraiment tenu sur les grandes orientations budgétaires. Alors, on nous dit que aucune aucune lettre de cadrage par exemple a été envoyée.
Euh vous craignez vous craignez quoi au travers de cette absence de de discussion que au final on accouche de mesurettes en juillet ? Bah je d'abord sur la méthode, je regrette une chose, c'est que là aussi engagement du Premier ministre lorsque nous avions voté avec retard mais euh nécessite fait loi le budget en février dernier. Engagement du premier ministre de dire dès le lendemain du vote du budget, donc comme vous pouvez imaginer fin février, début mars, on se remet autour de la table et on travaille tous tous ceux qui n'ont pas voté la censure au mois de février, on travaille à élaborer le budget 2026 pour voir s'il y a une voie de passage.
Je sais pas s'il y en aurait une ou s'il y en aura une, mais pour ça faut en discuter, faut et on avait le temps. Là, on est effectivement fin juin, on n pas eu le début d'un début de de de réunion avec les ministres concernés ni pour le PLF, ni pour le PLF SS. Donc je rappelle qu'il est quand même supérieur au budget de l'État, plus de 650 milliards.
Donc on on on c'est regrettable qu'on ait perdu ce temps. Alors maintenant on nous annonce pour aux alentours du 14 juillet des annonces qui permettront de voir quelle sera la voilure du budget j'imagine et aussi du pay du budget sur la la sécurité sociale pour l'année prochaine. Et voyez, on a eu un de février à à juillet, on aurait pu travailler et c'est effectivement qu'est-ce que qu'est-ce que vous élisez au travers de cette absence de de réunion ?
C'est un un vrai problème de de méthode ou tout simplement il ne souhaite pas discuter avec vous ? Je je je je j'avoue, je ne comprends pas. Je ne comprends pas parce que on on est tous de bonne volonté et on a tous envie effectivement de de toter la France d'un budget et de pas revivre ce qu'on a vécu la dernière fois, c'est-à-dire un budget qu'on discute qui est qui est censuré qu'on premier ministre qui saute, un gouvernement qui revient, enfin toute cette instabilité là.
Alors, je suis pas sûr que ça soit Horizon parce que quand je demande à mes collègues de Renaissance ou même du modèle s'ils sont invités à des réunions, ils me disent que eux non plus. Donc c'est pas que Horizon. Non, c'est un je pense qu'il y a une animation euh du bloc central qui qui qui aujourd'hui fait défaut.
Et c'est dommage parce que sur ce sujet-là euh évidemment, qu'est-ce qu'on va vous me posiez la question tout à l'heure ? Oui, le ce qu'on va avoir à revenir, ben c'est sans doute des idées qu'on aura pas tellement le temps de discuter ou travailler parce que il y a les vacances et que le mois de septembre les choses sont déjà quasiment ficelées. Donc ça va arriver très vite pendant l'été et on va voir des mesures d'économie qui risquent d'être du rabau là où on a besoin d'économie de structure.
Alors Catherine Vrin hier, elle a parlé d' 1,7 milliards d'économies sur les 2025 parce qu'il y a un dérapage 2025. Est-ce que ça vous paraître la la bonne fourchette ou est-ce que ça prépare un coup de rabo ? Alors euh non, c'est la bonne fourchette parce que là on parle de pas du budget actuel et effectivement le comité d'alerte dit attention euh ça dérabe de 1,3 milliards.
Donc elle dit ben moi je on propose des économies c'est-à-dire on va euh freiner les les dépenses du budget en cours pour 1,7 milliards. que oui, c'est c'est c'est logique bien et de toute façon, ce sont des mécanismes légaux. Et quand on voit le dérapage des dépenses cette année, est-ce que ça m'qu c'est la préparation de 2026 ? parce qu'on sait, on le dit depuis longtemps, on n'arrivera pas, si on ne fait pas d'économie, j'allais dire de de structure.
Si c'est donner des coups de rabot, on va épuiser, parlons du budget la sécurité sociale, on va épuiser les hospitaliers, on va simplement freiner un peu plus la dépense du médicament avec le risque de voir quitter les laboratoires qui devoir les laboratoires pardon, quitter notre pays parce que on paye plus assez le le les médicaments. Donc tous ces sujets-là nécessitent des réformes de structure mais à repousser toujours les réformes de structure. C'est quoi des réformes de structure ? point de structure, c'est par exemple être beaucoup plus dirigiste dans la régulation des dépenses de santé de manière à à lutter contre les contre les les dépenses inutiles, contre ce que certains ont de comment dire contre les rentes qui existent.
La la la la la la la la sécurité sociale vient de sortir un rapport qui montre qu'il y a beaucoup de rentes hein et il y a des sujets sur lequels il faut s'attaquer violemment à une meilleure régulation mais pour ça il faudrait pour les français ça veut dire remboursement des médicaments ça veut dire des jours de la réforme de structure c'est peut-être aussi poser la question de la carte hospitalière des petites unités qui coûtent cher et qui sans doute sur le plan de la sécurité pose question il y a 1 et une question mais pour ça effectivement il faut avoir un peu de volonté mais pour ça ce qu'il faut pas un mandat clair et j'allais dire dans dans le contexte de l'instabilité politique que que l'on connaît est-ce qu'on vraiment on est en capacité de faire des grandes réformes de structures Ben en tout cas en matière de les réformes de structure c'est par exemple la suppression des agences qui a été qui a débat qui a qui a qui a qui a été posé il y a quelques semaines courage ça c'est réform de structure de supprimer parmi les centaines d'agences qui existent en France c'est ça que j'appelle des réformes de structur il a le courage politique suffisant pour les faire ben c'est la question qui est posée et ça on le saura quand on connaîtra à la mi-juillet les les solutions que propose le premier ministre pour la France très sincèrement au travers de de ce que vous nous dites monsieur Valtou on sent qu'il y a quand même une frustration voire même un agacement certain contre contre François Baïou et j'en veux pour preuve les les propos que vous avez que vous avez eu dans dans l'opinion. Vous déclarer que son inaction à François Baou tire vers le bas et vous n'excluyez pas de de le lâcher. C'està dire quand on est dans cette situation là, autant voter la censure.
Non non, d'abord on votera jamais la censure parce que je le redis la question primordiale c'est donner de la stabilité. On aurait pu souhaitez le départ de François. Non, il y a un peu très sincèrement quand on vous lit et je prends aussi les propos de Naï Mamchu, hein, votre collègue hein, qui qui estime que le semblant de stabilité politique n'améliore pas la situation des Français.
Euh, je n'ai pas signé de contrat advitamernam pour tel ou tel gouvernement. Enfin, on sent vraiment que vous voulez. Il y a un premier ministre qui quand il est arrivé dans son discours de politique générale nous a parlé de nouvelles méthodes, nouvelles méthode versus ce qui s'était passé avec Barnier de construction budgétaire dans le temps où on allait pouvoir poser un certain nombre de réformes pas vu la couleur et ce que je je j'appelle plutôt à à dire un sursaut et et au fait que voilà un bloc central ça s'anime.
Il y a quatre quatre ou cinq groupes parlementaires qui sont susceptibles de travailler ensemble à l'Assemblée nationale. Encore faut-il l'animer. On peut pas se donc il est pas chef de la majorité, il anime pas la majorité.
Il est peut-être encore temps qu'il prenne ce sujet à à il a toujours pas pris. Bah est-ce que concrètement est-ce que concrètement vous dites au premier ministre soit c'est le sursaut euh vous reprenez en main soit soit et bien tout simplement non ce que j'ai proposé dans dans l'opinion mais c'est une idée tout à fait personnelle hein c'était que on puisse soutenir sans participer au gouvernement c'est-à-dire de manière à marquer que effectivement nous on prône la stabilité donc on veut pas jouer ni à à au jeu de la censure ni bon à à à à à enlever à retirer nos voies de de de de des des des réformes qui serait nécessaire doivent gouvernement mais on pourrait marquer j'allais dire à une certaine distance en restant soutien mais pas participer au gouvernement. C'est mon opinion personnelle.
Alors, c'est facile à dire, je suis pas au gouvernement mais c'est vrai que vous az parlé avec les ministres concernés, mais c'est vrai que si vous voulez, on il y a aujourd'hui, on voit bien que soit on avalise la méthode et ce qui est en train de se passer et on ne dit rien, soit on tire aussi la les les la saletté d'alerte sur ce qui nous senté. Mais juste mais pour être clair, Frédéric Valtou, est-ce qu'aujourd'hui le socle commun mais est-ce qu'aujourd'hui le socle commun existe encore ? Je m'interroge.
Non, je m'interroge. Mais pourquoi ? Mais parce que on n pas de feuille de route, on ne sait pas ce sur quoi on doit travailler.
On parlait du budget, c'est l'acte majeur dans une dans un pays, on sait pas à quoi il va ressembler. On entend parler de rien, on est associé à rien. Donc si vous voulez, c'est vrai que c'est compliqué de se dire on est solidaire les uns des autres, mais pour aller où ?
Pour faire quoi ? Et à cette question, sincèrement, on ne sait pas répondre et personne ne sait répondre. Si, on va dire, il faut qu'on redresse les finances publiques.
Bien sûr qu'il faut qu'on redresse les finances publiques. Comment ? Par quelle voie ?
Certains veulent plus d'impôts, nous on le souhaite pas. Certains veulent des réformes de structure. Nous, on le souhaite violemment, d'autres le veulent pas.
Bon, et on peut le discuter. Est-ce qu'il y a un chemin de passage ? Je ne sais pas.
Mais tant qu'on a pas discuter, on peut pas répondre à cette question. [Musique]
Frédéric Valletoux