Éric Zemmour, président de "Reconquête" - 17/09
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Éric Zemmour, président de Reconquête, invité de BFM Politique. Avant de commencer cette interview, je signale à tous ceux qui nous regardent qu'ils vont voir apparaître comme par magie un QR code sur ma droite. Et vous, à la maison, téléspectateurs, vous pouvez le flasher pour interroger directement Éric Zemmour et nous relayerons toutes ces questions au long de l'émission. Monsieur Zemmour, on commence par l'actualité, vous venez de l'entendre il y a quelques instants dans le journal de Philippe Godin, la situation à Lampedusa, où plus de 11 000 migrants sont arrivés ces derniers jours.
On a vu ce déplacement commun de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la présidente du Conseil italien, Georgia Meloni. La présidente de la Commission européenne appelle, je cite, les pays européens à accueillir une partie des migrants qui sont arrivés en Italie. Voilà ce qu'elle dit, l'immigration irrégulière a besoin d'une réponse européenne. Qu'est-ce que vous répondez à cette demande de la présidente de la Commission européenne qui, rappelons-le, demande à accueillir une partie des migrants arrivés en Italie ? Est-ce qu'il faut que la France prenne sa part ?
Disons que je répondrai plusieurs choses, si vous me permettez. D'abord, je tiens à dire que lorsque des milliers d'hommes, parce que pour l'essentiel ce sont des hommes, arrivent sur une petite île, je crois qu'il y a, vous avez dit, 11 000 arrivants, je crois qu'il y a 6-7 000 habitants sur cette petite île, ça ne s'appelle pas une immigration, ça ne s'appelle pas même une submersion, ça s'appelle une invasion. Et une invasion, on l'arrête ou on se soumet. Manifestement... On l'arrête comment ?
Comment ? Pardon ? Attendez, je vais vous répondre. Vous avez des gens qui arrivent pour des raisons souvent humanitaires ?
Non, non, s'il vous plaît. Je vous dis, c'est une invasion. Ce n'est pas, si vous voulez, pour des raisons humanitaires, dans l'histoire, c'est toujours pour des raisons humanitaires. Vous savez, même les armées, souvent, se payaient sur les pays qu'ils occupaient. Donc, c'était aussi pour des raisons humanitaires, si j'ose dire. Donc, il faut arrêter avec ça. Ces gens-là ne sont pas des victimes. Ce sont des entrepreneurs en exil. Ce sont des gens qui sont capables de payer 5 000 euros, 10 000 euros le passage, parce que ça coûte très cher, vous le savez très bien. Il y a les passeurs. Donc, il faut arrêter de victimiser ces gens-là. Ces gens-là sont des envahisseurs.
Monsieur Zemmour, quand vous avez un nourrisson qui meurt en mer, quand vous avez des femmes, des enfants, ce ne sont pas des victimes, ce sont des gens qui sont là sciemment pour envahir le continent européen.
Benjamin Duhamel, d'abord, vous aurez remarqué qu'il y a une femme et un nourrisson pour 100 hommes. Regardez la photo. En vérité, il n'y a que des hommes. Les autres, c'est pour vous. Oui, mais pardon, mais dans ces hommes, il y a aussi des moyens. J'aimerais bien pouvoir finir mon développement. Donc, je le répète, c'est une invasion.
Deuxièmement, Madame von der Leyen, continue à appliquer l'idéologie, je dis bien l'idéologie, qui règne au sein de la Commission depuis des années et qui fait considérer, pour des raisons à la fois humanitaires comme vous et pour des raisons économiques, le marché européen a besoin de travailleurs, a besoin de consommateurs, faire venir une immigration permanente venue d'Afrique. D'abord, je voudrais dire que c'est scandaleux pour l'Afrique. On enlève à ces pays des jeunes gens qui sont actifs et qui pourraient développer leur pays. Deuxièmement, c'est scandaleux pour nos pays.
Pour nos pays, parce que ces gens-là, vous l'aurez remarqué, il y a une multiplication des délinquances, des viols, des agressions, et ça vient le plus souvent.
Ce constat que vous posez, on l'a déjà beaucoup entendu, concrètement, ils sont là, ils sont en Italie, est-ce que certains doivent arriver en France ou vous dites zéro en France ?
Non, ils vont arriver. Et qu'est-ce qu'on en fait ? Oui, vous avez raison de poser cette question. Ils vont arriver en France.
Ça dépend de la décision des autorités françaises.
Non, non, non, ça dépend pas des autres décisions. Ils décident pas tout seuls ? Non, non, non, non. Ils viennent de toute façon. Ils viennent de toute façon parce que j'ai vu des reportages sur ces gens-là. Ils viennent pourquoi ? Parce qu'en France, ils ont les allocations sociales. En France, ils peuvent se faire soigner gratuitement. En France, ils vont toucher le RSA au bout de quelques années sans rien faire. En France, ils ont des entreprises qui les embauchent pour pas grand-chose, mais qui leur permettent de profiter de tout le système social que les Français ont édifié depuis 50 ans.
Admettons que vous n'en vouliez aucun. Qu'est-ce qu'on en fait ? C'est-à-dire qu'on les renvoie chez eux ? On les remet sur les bateaux ?
D'abord, il y a deux choses. La première, vous savez, il y a des moyens aujourd'hui techniques qui permettent de repérer toutes ces petites embarcations au moment où elles démarrent, au moment où elles quittent leur port de départ.
En l'occurrence, la Tunisie.
En l'occurrence, la Tunisie. On pourrait très bien les arrêter à leur origine. Ensuite, on peut très bien les arrêter et les renvoyer d'où ils viennent. Ces gens-là ne doivent pas arriver en Europe.
Mais vous savez très bien, encore faut-il savoir d'où ils viennent ? Bien souvent, on ne sait pas. Certains viennent de pays en guerre. Non, mais ça n'est pas légal. Mais Georgia Méloni s'en moquait aussi. Je m'en moque complètement. Georgia Méloni voulait même un blocus naval. Le fait qu'elle fête face à la réalité, ce n'est pas possible.
Non, ce n'est pas face à la réalité. Pardonnez-moi. Il y a deux choses auxquelles fait face Mme Méloni. La première, c'est que vous ne l'ignorez pas et la présence de Mme van der Leyen est à cet égard révélatrice. L'Italie dépend énormément de l'énorme prêt que la Commission européenne a fait pour lui donner de l'argent. Donc, elle est un peu prudente. La Commission européenne fait du chantage financier à l'égard de l'Italie. Attendez, attendez. Non, non, mais Eric Zemmour. Non, non, non, il n'y a pas d'Eric Zemmour. Deuxièmement.
Oui, il y a Eric Zemmour, si vous permettez, qu'on pose juste une question. Mais je réponds à la question de votre collègue. Je sais bien et je rebondis. Vous dites, en somme, l'Italie est tenue par les cordons de la bourse et par les fonds européens que peut donner la Commission européenne. La réalité de la situation, c'est que vous avez une candidate qui disait, avec moi, l'immigration, ce sera terminé, ce sera blocus naval et qui, là, se retrouve avec deux fois plus d'arrivée que l'année dernière et qui se retrouve à s'afficher avec une présidente de la Commission européenne, Alain Pédouza, qui dit, il faut que l'Europe contribue.
Vous voyez bien qu'à un moment donné, on se dit, c'est juste absolument pas ce qu'elle avait promis. C'est une alliée de reconquête. Pardon, je le précise aussi.
Pardonnez-moi.
C'est aussi une alliée de reconquête.
Vous la soutenez. Si vous m'aviez laissé continuer, votre question était inopérante. Pardonnez-moi. Donc, je continue. Deuxième chose, Mme Mélanie n'est pas dans notre situation. Les immigrants que vous voyez là ne restent pas en Italie. Ils s'en vont. Ils s'en vont où ? Ils s'en vont en France pour les assistantes sociales et en Angleterre s'ils veulent travailler. C'est ça, la réalité. Donc, Mme Mélanie n'a pas le même problème que nous et l'Italie n'a pas le même problème que nous. En vérité, nous pouvons, nous, vous avez posé une question, est-ce qu'on les veut ? Je dis non. Je n'en veux aucun. Comment on fait ? C'est ça votre question ? C'est ça. Ma réponse est simple.
On supprime toutes, je dis bien, toutes les attractions qui les font venir en France. C'est-à-dire qu'on supprime le droit du sol. C'est-à-dire qu'on supprime le regroupement familial. C'est-à-dire qu'on supprime toutes les allocations sociales dont ils bénéficient. C'est-à-dire qu'on supprime le RSA, la CMU, etc. Eric Zemmour, pardonnez-moi, mais vous avez entendu...
Ils ne viendront plus. Vous savez, ce sont des êtres rationnels. Eric Zemmour, vous avez entendu certaines interviews de ceux qui sont à Lampedusa ? Absolument. Vous pensez vraiment que de dire on va supprimer le droit du sol, on va supprimer la possibilité de toucher le RSA, va les faire abandonner ce projet de venir en France ? Ah oui, cher monsieur. Vous pensez vraiment que ça suffit ? Ah oui,
ça ne suffit pas, mais en tout cas, c'est une première. Quand on est en Libye, dans les pays d'Afrique subsaharienne qui sont en guerre, vous pensez que ça permet d'éviter qu'ils arrivent ? Ah oui, justement oui. C'est justement pour notre système social qu'ils viennent. C'est justement pour se faire soigner gratuitement qu'ils viennent. C'est justement parce qu'ils savent que dans quelques années, ils pourront faire venir leurs enfants, leurs femmes, leurs grands-pères, leurs grands cousins, etc. C'est pour tout cela qu'ils viennent. Oui, Benjamin Duhamel, oui,
ils viennent pour ça. Concrètement, Eric Zemmour, vous vous dites que ce n'est pas mon problème. Vous êtes encore plus concret, ça ? Oui, bien sûr, mais je vais être encore plus concret. Allez-y. Vous êtes sur les côtes de Lampedusa, vous voyez à 50 mètres, 100 mètres, un canot s'échouer avec des migrants à l'intérieur qui risquent de se noyer. Vous ne faites rien.
Cher monsieur, s'ils savent, ils ne pourront plus venir. Ils ne partiront plus. Parce que je vous répète, ce sont des êtres rationnels. Ils viennent nous envahir parce que nous sommes envahissables.
Oui, mais vous voyez le discours de fermeté de Georges Méloni quand elle arrive au pouvoir, ça ne suffit pas. Je vous répète, vous promettez de dresser des herbes, elle n'a pas réussi non plus.
Pourquoi ils ne vont pas au Japon ? Pourquoi ils ne vont pas en Australie ? C'est un peu plus près graphiquement. Pourquoi ils ne vont pas en Russie ? Pourquoi ils ne vont pas en Chine ? Pourquoi ils viennent seulement en France et en Europe ? Vous ne vous êtes jamais posé la question ? Il y a une proximité géographique, tout simplement. Non, pas seulement la proximité géographique. Parce que c'est commode. Parce qu'il y a des gens comme madame Van der Leyen, il y a des gens comme vous, les médias, qui culpabilisaient les Français et culpabilisaient les Européens en disant « Oh là là, il faut les accueillir, c'est humanitaire ». Moi, je vous dis, ce n'est pas humanitaire.
Ce n'est pas humanitaire parce qu'on vide l'Afrique de ces gens les plus entreprenants et ce n'est pas humanitaire parce qu'on met en danger les Français qui sont agressés, les femmes qui sont violées. Il faut voir la réalité, les attaques au couteau tous les jours. C'est ça la réalité. Vous dites comme Jordan Bardella,
pas un migrant ne doit arriver
sur le sol français. Si moi, j'étais au pouvoir, pas un migrant n'arriverait, je peux vous le dire. Éric Zemmour. Et là, ils vont arriver par dizaines de milliers parce que, je vous le répète, ils ne vont pas rester en Italie. Ils vont venir en France. Éric Zemmour,
on vous a entendu. Malgré tout, je vous sens mal à l'aise quant à l'écart qu'il y a entre ce que disait Georgia Melody pendant sa campagne et la réalité. Ce qu'on constate, c'est que quand la droite, selon qu'on l'appelle extrême droite, droite post-fasciste, dit qu'il n'y aura plus d'immigration avec nous, une fois qu'ils sont au pouvoir, il y en a quand même. Qu'est-ce qui nous permet de croire que si vous étiez au pouvoir, ça marcherait ? Avec Georgia Melody, ça n'a pas marché.
Benjamin Duhamel, ne faites pas d'analyse psychologique de mes sentiments. Je ne suis absolument pas mal à l'aise. Je vous dis... Benjamin Duhamel, vous répondez à côté, vous dites l'Italie, ça n'a rien à voir avec la France. Laissez-moi réponse. Je ne vous dis pas ça n'a rien à voir. Je vous dis, au contraire, nous sommes tous dans le même bateau parce que je pense que l'immigration, je l'ai expliqué, est le défi majeur du 21e siècle et que cette explosion démographique de l'Afrique, 1,5 milliard d'habitants aujourd'hui, ils étaient 100 millions en 1900 et 2 milliards, voire 2 milliards et 2 milliards. Mais vous n'avez plus
un mot de soutien pour Georgia Melody, en tout cas.
Comment ?
Vous n'avez plus un mot de soutien pour Georgia Melody.
Mais je vous le répète, Georgia Melody, d'abord, je ne suis pas italien. Non. Ça ne vous a pas échappé.
Mais elle est défaillante ou c'est quoi ?
Mais elle n'est pas défaillante. Je vous ai expliqué. Donc sa politique marche formidablement bien. Mais laissez-moi parler. 1, elle est tenue par les fonds. Vous n'écoutez pas ce que je dis. 1, elle est tenue par les fonds européens. 2, c'est très important. Elle n'est pas dans la même situation que nous. Ils ne restent pas chez elle. Ils viennent chez nous. Éric Zemmour, elle promettait la fin de l'immigration. Vous allez faire toutes les missions sur l'Italie ? Non, pas du tout. Non, mais parce que
à un moment donné... Vous passez votre vie à dire si j'étais au pouvoir, tout ça, ce serait terminé. Vous avez une alliée qui disait la même chose et ça n'a pas marché. C'est normal qu'on vous pose la question.
Benjamin Duhamel, je vous répète, je ne suis pas italien, je suis français. Deuxièmement, on ne peut pas dire pendant toute la campagne présidentielle que je suis trop dur et maintenant, me dire que je vais être trop mou. Ça, il faut choisir, Benjamin Duhamel. C'est absolument pas la question que je vous pose. Ah si, c'est la question que vous posez. La question de l'applicabilité. Je pose la question
de l'applicabilité de ce qu'on dit en campagne électorale et des résultats qu'on obtient.
Je vous dis, c'est tout ce que je vous ai dit là, ce sont des mesures françaises. On pourrait rajouter qu'il y a un problème entre la Commission européenne et les pays qui veulent se défendre contre l'immigration parce qu'en vérité, Mme Van der Leyen est dans une logique d'accueil. Comme d'ailleurs le gouvernement français. Vous avez vu que la ministre des Affaires étrangères, Mme Colonna, a dit qu'il fallait que la France prenne sa part. Moi, je dis, ça suffit.
Mais vous, vous ne travailleriez pas du tout avec l'Europe ? Vous leur diriez allez-vous faire voir,
pas besoin de vous ? Non, pas du tout. On a besoin de tout. Vous seriez soumis aux règles de répartition
bientôt obligatoires en Europe ?
Non, je refuse cet accord d'obligation. Je suis comme la Hongrie, comme la Pologne.
Vous êtes dans l'Europe.
Je suis dans l'Europe mais moi, si vous voulez, si la France n'accepte pas cet accord, il n'y a plus d'accord. Ok ? Il faut arrêter avec ça. Donc moi, je refuse cet accord. Il n'y aura pas de répartition des migrants en France si moi, j'étais président de la République. Et je vous dis autre chose parce que vous me parlez de l'Europe. Il y avait un Français qui dirigeait le Frontex il y a quelques temps, M. Léguéry. Ce monsieur a pris son métier au sérieux. C'est-à-dire qu'il a voulu faire exactement ce que je vous ai dit il y a deux minutes.
Arrêter les embarcations, les détruire, renvoyer les migrants d'où ils viennent, sanctionner les ONG parce qu'on ne parle pas des ONG qui sont les complices, en tout cas pour la plupart d'entre elles, des passeurs. Voyez, bon, qu'est-ce que s'est passé ? Il a été viré. La commission l'a viré et le gouvernement français ne l'a pas soutenu. Je tiens un dernier mot. Il faut bien comprendre ce qu'on a vécu pendant cet été pour prendre un peu de recul. Début de l'été, les émeutes. Fin de l'été, les abayas. Aujourd'hui, l'ambédouza. Vous comprenez que ça, c'est un même cirque. C'est-à-dire qu'on envahit, on pille,
on détruit et on colonise. Juste un tout dernier mot avant la question d'Olivier sur la présence de Marion Maréchal à l'ambédouza. Quand vous dites invasion, ça veut dire que vous considérez qu'il y a quelqu'un qui... Comment dire ? C'est quelque chose qui est fait à dessein ? Dans l'idée d'invasion, il y a quelque chose que ce serait une sorte de complot, de projection de migrants arrivant en Europe ? Une invasion, c'est réfléchi, c'est quelque chose de décidé. Je n'emploie pas le mot de complot. Non, mais vous dites invasion.
Qui l'amène ?
Pardon ?
Qui l'amène ? Une invasion, elle est menée par quelqu'un ?
Mais beaucoup de temps. D'abord...
Ce n'est pas très précis.
Je vais vous répondre. D'abord, les migrants eux-mêmes, je vous ai dit, ce ne sont pas des victimes, ce sont des entrepreneurs. Ils financent leur passage. Toute la famille se met, tout le village se met avec eux. C'est comme les mineurs isolés, ça. Il n'y a rien d'isolé. Ils prennent le risque de se noyer, mais ce ne sont pas des victimes.
Donc, ils prennent le risque de se noyer,
mais ce ne sont pas des victimes. Mais bien sûr, ils prennent... Vous savez, M. Smith, le grand journaliste de Libération et du Monde, a démontré qu'ils avaient beaucoup plus de risques d'être malades et de mourir en Afrique que de mourir en Méditerranée. Donc, pas la moindre compassion à leur égard, de votre part.
Ni compassion, ni empathie.
Écoutez, moi, j'ai de la compassion et de l'empathie pour le peuple français qui est envahi et qui risque d'être absolument noyé, c'est le cas de le dire, par une population énorme, par un autre peuple, une autre civilisation qui envahit nos territoires, qui submerge notre peuple et qui le colonise. Je vous répète. Je vous répète. Je vous répète. Juste un mot sur ce dit, Benjamin.
Non, mais sur la compassion et sur... Émeute,
Abaya...
Vous dites partager les valeurs chrétiennes. Le pape sera bientôt en France. Lui dit qu'il faut accueillir des migrants. Et est-ce que la chrétienté, ce n'est pas la charité l'empathie ? Comment est-ce que vous pouvez dire partager les valeurs chrétiennes et refuser toute compassion pour les migrants ?
Vous savez, chère madame, j'ai appris du christianisme une très belle phrase de saint Augustin, c'est qu'on ne peut pas faire le bien jusqu'au mal. ça, c'est aussi le christianisme. Parce que le pape, c'est très bien de penser à ces gens et je n'ai aucun mépris ni détestation de ces gens. Ils essayent d'améliorer leur sort, ils veulent vivre mieux et ils veulent vivre mieux grâce à notre système social. Je ferai peut-être le même calcul qu'eux, mais je ne suis pas à leur place. Éric Zemmour. Moi, je suis français et je suis un responsable politique qui veut défendre le peuple français. Le pape, qu'est-ce qu'il veut, le pape ?
Il veut que l'Europe chrétienne, berceau du christianisme, devienne une terre islamique. Éric Zemmour, on vous a entendu. Il me s'explique là-dessus. On vous a entendu.
Une question d'Olivier.
Oui. Marion Maréchal s'est rendu à l'Empédouza en fin de semaine. Jeudi, on se pose la question finalement à quoi ça sert ce type de déplacement parce qu'on est sur une actualité à chaud, sans proposition, donc on dresse le constat, on condamne, mais on a le sentiment aussi qu'elle vient d'être investie, désignée en tout cas tête de liste aux élections européennes. Elle est venue chercher des images, se faire un coup de pub à bon compte sur le dos des migrants ?
Cher monsieur, si on ne fait rien, si on ne bouge pas, si on ne parle pas, on dit on ne s'y intéresse pas, on ne fait pas campagne, on est mauvais. Si jamais on se déplace, on vient, on explique la situation et on dénonce la situation, on dit on fait de la récupération et un coup de pub, on va choisir. Marion Maréchal a eu raison d'aller à Lampedusa pour montrer la gravité de la situation et pour en prendre acte et pour voir de près. Par ailleurs, les propositions, pardonnez-moi, je les ai faites pendant la présidentielle et je vous les ai redonnées aujourd'hui devant vous. Donc des propositions, il y en a, ce n'est pas vrai de dire qu'il n'y en a pas, il y en a beaucoup.
Par ailleurs, Marion Maréchal et tête de liste reconquête, pour les européennes et elle a un objectif politique qui est que plus il y aura de députés reconquêtes, plus d'abord en France, ça sera un référendum sur l'immigration. Oui, mais Éric Zemmour, on n'arrivera dans un instant sur les européennes.
C'est toujours la question de l'affichage. Pendant la campagne présidentielle, vous aviez été très critiqués pour aller, parce que vous étiez rendus, d'ailleurs vous l'aviez regretté, devant le Bataclan. Non, je n'ai pas regretté. Non, non, non. Si, si, vous aviez dit que ce n'était pas l'idée du siècle. Si vous voulez. Quand Marion Maréchal sera à Lampedusa, au fond, est-ce qu'il n'y a pas une façon de faire un coup de com' sur le dos qui des victimes des attentats du Bataclan, en l'espèce à Lampedusa sur ces migrants qui sont arrivés et qui, malgré ce que vous dites, ont pris des risques en traversant la Méditerranée ? Est-ce que c'est vraiment la bonne façon de faire de la politique ?
Benjamin Duhamel,
qu'est-ce que vous avez dit quand, en 2015, on a vu s'étaler à la une de tous les journaux et de toutes les télévisions la photo du petit Elan mort sur les rives de la Méditerranée ? Vous avez dit que c'était un coup de pub sur le dos de cet enfant ? Mais ce n'était pas un candidat ou une candidate qui se rendait ? Non, mais c'était un fait. C'était une exploitation médiatique pour culpabiliser les Européens et pour les obliger à accueillir un million de migrants. La politique, excusez-moi...
Donc là, vous reconnaissez que c'est une exploitation politique ?
Non, mais attendez.
Après une exploitation médiatique.
Ce que je veux vous dire, c'est que c'est ridicule à l'ère de la télévision, des réseaux sociaux, des images, de reprocher à des candidats à une élection de ne pas se déplacer. Excusez-moi... Vous êtes les seuls. Marine Le Pen n'y est pas allé. À quoi servez-vous dans ce cas-là ? Si les médias... Non, mais alors des reporters,
il y en a.
Les médias, c'est sur place qu'ils font des reportages. Excusez-moi. C'est trop facile de dire ça. Je vous répète, c'est toujours la même chose. On a eu les cas précédents pour le meurtre de Lola, etc. Si on ne dit rien, on s'écrase et on se fait écraser et la machine médiatique oublie cette histoire. Et si on parle, vous nous traitez de récupérateurs. Tant pis, traitez-nous de récupérateurs.
Éric Zemmour, une toute dernière question avant de faire une courte pause. Marine Le Pen, hier, a expliqué au fond que c'était un peu facile de regarder du côté de l'Union européenne quand on avait un problème, quand on est patriote, laissant entendre que la présidente du Conseil italien ne devrait pas, de cette façon-là, en appeler à la solidarité européenne. Elle a raison ou pas ?
Moi, je pense que l'immigration est le défi de toute l'Europe. Et donc, c'est toute l'Europe qui est en danger de mort. Maintenant, je crois vous avoir démontré que si on appelle solidarité européenne la répartition des migrants obligatoires déterminés par Mme van der Leyen, je suis absolument hostile à cela.
C'est tout. On vous a entendu, on continue à discuter de tout cela, de harcèlement scolaire, de pouvoir d'achat, juste après cette courte pause. A tout de suite dans BFM Politique. Éric Zemmour, président de Reconquête, invité de BFM Politique. Éric Zemmour, avant de parler de harcèlement scolaire, une question de téléspectateurs qui vous interroge sur la question des régularisations et des titres de séjour pour les étrangers. C'est Ibrahima qui vous pose la question
qui va apparaître
dans quelques instants. La France a besoin des sans-papiers. Si on ne les régularise pas, on sera en manque de travailleurs. Que proposez-vous ? Rappelons que c'est ce que le gouvernement souhaite faire par la voix de son article 3, régulariser ceux qui travaillent dans des métiers dits en tension. Que répondez-vous à Ibrahima ?
Écoutez, c'est très simple. Je ne pense exactement le contraire de ce qu'elle dit dans sa phrase. Je pense que nous n'avons pas besoin de sans-papiers. Nous ne devons pas les régulariser. Au contraire, la régularisation au fil de l'eau décidée depuis M. Valls est un scandale. Je pense que nous devons, si on manque de travailleurs dans certains domaines, je ne l'ignore pas, en agriculture, dans les restaurants, dans le bâtiment, je pense que il y a des mesures à prendre, par exemple, des hausses de salaire, par exemple, aussi, si vous voulez, de la formation. En tout cas, il n'y a pas besoin de régulariser parce que ces gens, après, vont avoir le droit à tout. Encore une fois, c'est rebelote.
Mais juste, Éric Zemmour, quand vous allez au restaurant et que vous avez, j'imagine que vous y allez, on y va tous, que vous avez quelqu'un qui est en cuisine, qui est un travailleur sans-papiers, qui est sur le territoire depuis 4 ans, 5 ans et qui vous dit voilà, moi, j'aimerais avoir des papiers, je travaille, je paie des cotisations. Vous lui dites quoi rentrer chez vous ?
Cher monsieur, vous savez, à Paris, vous avez tout à fait raison, toutes les cuisines sont remplies d'Africains, de Pakistanais, de Maghrébins, que je sache encore. Je pense qu'il y a des causes à cela. C'est-à-dire que, vous savez, pour travailler dans les cuisines à Paris, il faut habiter à côté, à proximité, parce que, évidemment, les horaires, on rentre tard, etc. Or, il n'y a plus que ces gens-là à proximité dans les banlieues. Il n'y a plus de Français de souche. Quand vous allez en province... Et vous ne répondez pas à ma question ? Qu'est-ce que vous dites à ceux qui travaillent dans les cuisines ? Je vais vous répondre. Parce que c'est important de comprendre.
En province, il n'y a pas cette affaire-là. Il y a des Français qui travaillent dans les cuisines. Ça, c'est ma première réponse. Donc, on peut régler ça. Je dis à ces gens, je les renvoie chez eux. Ils ne sont pas de papier, ils sont irréguliers, je les renvoie chez eux. Même s'ils sont là depuis... Même s'ils sont là
depuis mille ans. Question d'Olivier Beaumont sur le harcèlement scolaire. Et je vous rappelle que vous pouvez toujours scanner le QR code qui apparaît à ma droite pour interroger directement M. Zemmour.
Oui, Eric Zemmour, on va revenir sur ce drame qui s'est déroulé à Poissy il y a dix jours, le suicide du jeune Nicolas. Hier, BFM TV a révélé cette lettre assez étonnante, voire choquante même, du rectorat qui avait menacé les parents de Nicolas d'une plainte en dénonciation calomnieuse alors qu'eux les avaient alertés sur la situation de leurs enfants. Je cite la maman, nous étions victimes, nous sommes devenus coupables. Et puis aussi Gabriel Attal, le ministre de l'Education nationale qui a parlé de honte, qui promet un audit dans tous les rectorats. Est-ce que vous demandez clairement des sanctions plus fermes à l'égard de ceux qui ont potentiellement failli dans cette mission ?
Oui. Je demande des sanctions très fermes. C'est absolument scandaleux cette histoire. Franchement, j'en avais la chair de poule ce matin en lisant dans le JDD le témoignage de cette mère éplorée. On a des enfants, on sait que ça peut nous arriver à tous en tant que parents et en tant qu'enfants. Franchement, vraiment, je trouve ça indigne le comportement. C'est un cas isolé
selon vous ? Vous pensez qu'il y a d'autres ? Il y a une enquête qui est diligentée par Gabriel Attal. Vous pensez qu'on peut découvrir d'autres cas similaires un peu ailleurs et qu'il y a un manquement dans la chaîne générale de l'Éducation nationale ?
Mais cher monsieur, depuis quelques années, il y en a tout le temps. Pardonnez-moi, moi j'ai créé l'année dernière une organisme qui s'appelle Parents Vigilants. On a 60 000 parents. Donc les témoignages, vous imaginez qu'on en a beaucoup.
Pardon Éric Zemmour, mais les sujets qui vous intéressent plus quand on lit vos discours, vos témoignages, c'est plutôt la question du walkisme à l'école, des ateliers de lecture de drag queens
plutôt que le harcèlement scolaire. Pardonnez-moi, pardonnez-moi, c'est pas vrai. Mais si vous voulez, il y a une question politique, idéologique. Et d'ailleurs, pour moi, si vous voulez le harcèlement pour savoir si, pardon, de dire à un enfant qu'il n'est pas un garçon ou qu'il n'est pas une fille, c'est quand même pas loin du harcèlement. Je trouve ça scandaleux aussi. Donc on peut en parler, mais c'est pas notre sujet. Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on propose ? Ce que je veux dire, c'est que... Donc ça ne se reproduise plus. Ce que je veux dire, c'est que... Très difficile, vous savez...
Ce serait des sanctions pénales, on sait pas qu'aujourd'hui,
on sait que les enfants sont cruels. Il ne faut pas découvrir la lune. On le sait depuis toujours. Qui est responsable ? Ce sont les enfants,
ce sont les parents, ce sont... Pardon ? Qui est responsable ? C'est l'enfant, ce sont les parents, c'est le...
Qui est responsable ?
Ce sont les harceleurs, voyons. Qu'est-ce qu'on en fait,
présidentielle ? Bien que Benjamin Duhamel dise que ça ne m'intéresse pas. J'avais tout un plan... Moi, je ne dis pas ça. Je dis juste que la part que ça prendra le discours... Je n'ai pas la part de... Sérieuse, plus sérieusement. J'ai vraiment... J'avais un plan pendant la présidentielle en partie là-dessus pour rétablir l'autorité à l'école. Ça fait partie de cela. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les surveillants n'ont plus d'autorité, ils ne peuvent plus sanctionner. Donc il faut rétablir cette autorité et ces sanctions contre ces gamins harceleurs. Il faut en même temps effectivement virer ces harceleurs et les mettre non pas seulement dans d'autres écoles.
Je vous rappelle que jusqu'à présent, c'était les enfants harcelés qui ont changé d'école. Il y a un peu depuis cette époque. On est d'accord. Et donc les mettre dans des structures éducatives et quand même plus répressives aussi. Par ailleurs... Il faut engager la responsabilité pénale des parents. C'est exactement ce que j'allais vous dire. Je pense qu'il faut engager et soumettre les parents à des sanctions financières. Mais je voulais vous dire puisque vous m'avez taquiné sur les parents vigilants, j'ai bien compris bien sûr ce que vous voulez dire. Il n'empêche que j'ai beaucoup de témoignages et je vous assure que ça fait froid dans le dos. Il y a vraiment...
Vous savez par exemple dans la banlieue parisienne, il n'y a plus d'enfants juifs dans les écoles publiques. Quasiment plus. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'ils étaient harcelés depuis des années. Il y a... Vous savez, j'ai encore un témoignage il y a quelques jours. Quelqu'un m'a dit, un parent de parents vigilants m'a dit mon enfant est à Paris dans sa classe, il est le seul blanc et il se fait terriblement agressé par les autres enfants. C'est-à-dire que le harcèlement scolaire
c'est aussi lié selon vous à l'immigration ? En partie, oui. Parce que là, dans l'espèce, dans le cadre de... C'est un entier. Il n'est pas immigré. C'est un entier. C'est pas un sujet
lié à l'immigration. C'est un entier, le petit. J'ai vu. Non mais, je vous dis, c'est aussi lié à l'immigration. Effectivement, les petits blancs, quand ils sont en infime minorité, sont harcelés. Et les juifs l'ont été. Ils ont été... Je vous dis, il n'y en a plus. Et les petits homosexuels aussi, les adolescents homosexuels, sont harcelés. Je veux dire, il y a tout ça à prendre en compte. Il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt. Alors,
Gabriel Attal a une idée. En tout cas, il voudrait s'inspirer d'un modèle scandinave. en Finlande et au Danemark, on propose des cours d'empathie obligatoires. Ça fait 30 ans que ça fonctionne. L'idée, c'est qu'il y a des temps d'échange entre les enfants qui reconnaissent les sentiments de l'autre. Il semble qu'il y a une efficacité. Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est un peu naïf ou il faudrait expérimenter ?
Vous savez, je me suis dépris depuis longtemps du rousseauisme. Donc, je ne crois pas que l'homme soit bon. Je pense qu'il doit d'abord être sanctionné et réprimé pour apprendre à respecter les autres.
Si en amont, les enfants s'écoutaient et ne changeaient plus, s'il y avait des temps comme cela consacrés... Écoutez, je n'ai pas... Pardonnez-moi, je suis trop vieux
pour avoir ce genre de naïveté.
On en vient au pouvoir d'achat. Éric Zemmour puisqu'Elisabeth Borne vient d'annoncer pour essayer d'aider les Français face à la hausse du prix de l'essence que désormais les distributeurs pourraient vendre de l'essence à perte. Est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce que c'est la hauteur de la situation ?
Moi, je trouve que ce gouvernement bricole depuis des mois dans cette question du pouvoir d'achat. Essayons de prendre les problèmes à la racine. Qu'est-ce que c'est que la hausse des prix ? Qu'est-ce que c'est que l'inflation ? Vous êtes d'accord que c'est une hausse des prix ? Et il y a toujours des causes à la hausse des prix. Dans les années 70, c'était le fait que les salaires suivaient sans cesse les prix et que donc on n'arrivait jamais à briser cette spirale. Aujourd'hui, ce n'est pas ça. Aujourd'hui, la cause majeure de la hausse des prix depuis deux ans, c'est la hausse du prix folle de l'énergie. Il faut bien comprendre cela. Mais là, sur l'essence...
Non, mais attendez, non, non, non, mais parce que... Oui, mais Éric Zemmour, permettez-nous... Vous ne m'embarquerez pas dans un commentaire à court terme. Éric Zemmour, je veux expliquer aux gens ce qu'il se passe. Je ne rentrerai pas dans votre jeu. Je m'en montre pour votre question. Je vais répondre. Non, non, non,
mais je suis désolé. Je sais que vous défendez la sortie du marché européen de l'énergie. Là, la question que vous pose Amandine, c'est spécifiquement sur le prix à la pompe. Je crois que ça intéresse ceux qui nous regardent et qui vont faire leur plein. Est-ce que c'est une bonne idée ? Et si c'est du bricolage, comme vous dites, qu'est-ce qu'il faut faire pour faire baisser le prix à la pompe ? La question, elle est simple.
Je continue ma démonstration. L'énergie est la cause. Je m'en moque, Benjamin Duhamel. Je ne répondrai pas à votre question directement. Donc, le prix à la pompe, ça ne vous intéresse pas ?
D'accord.
Alors, quand on ne va pas au fond, on reste superficiellement. Et quand on ne répond pas immédiatement à votre question, ça ne nous intéresse pas. Arrêtez d'essayer de me faire rentrer à toute force dans un raisonnement manichéen et de court terme. Je ne répondrai pas à votre question qu'après avoir démontré ce que je veux démontrer. Je vous répète.
Oui, mais rapidement.
Très rapidement. L'énergie est la cause majeure. Pourquoi ? Parce que l'énergie, c'est le sang dans nos veines. Les agriculteurs, les boulangers, les grandes surfaces, on a besoin d'énergie.
D'accord.
Pourquoi le prix a augmenté considérablement ? Parce que nous avons un système, un marché européen de l'énergie complètement dingue qui est branché sur le marché spéculatif du gaz. Donc le prix a considérablement augmenté. Oui, je suis désolé, mais il faut reprendre à l'origine parce que sinon, on fait du bricolage comme le gouvernement et on passe son temps à répondre aux questions de Benjamin Duhamel. Est-ce qu'il faut baisser les taxes ? Mais pardon, Éric Zemmour, mais là, on parle du prix à la pompe. Je continue. Je continue, Benjamin Duhamel. continuez à ne pas vouloir répondre. Oui, non, je ne veux pas répondre tout de suite, non.
Donc, je vous dis, il faut donc sortir de ce marché européen de l'énergie qui est la cause de l'explosion des prix. Ça ne veut pas dire, je précise, qu'on ne pourra plus vendre et acheter de l'électricité, mais pas dans le cadre de ce marché européen de l'énergie.
D'accord, mais ça, c'est un travail de long terme. Par ailleurs, il faut évidemment
remettre le nucléaire, etc., parce que c'était une énergie qu'on n'avait pas chère. Et le rapport avec le prix à la pompe ? Mais il y a un rapport, mon cher. Allez-y. Il y a un rapport. Quand vous avez le prix de l'énergie qui augmente, le prix de l'essence aussi, on profite, puisque tout ça est lié. Voyons, il y a un rapport, Benjamin Duhamel. Donc, le prix de l'essence augmente, parce que tous les prix de l'énergie augmentent, parce que tout le monde a augmenté ses prix de tout. D'accord, mais avec vous,
il n'y aurait pas de chèques, il n'y aurait pas de cadeaux, il n'y aurait pas d'incitation à Total ou aux autres. Je continue à répondre
très bien à votre question. Je n'ai pas la même philosophie que le gouvernement. Benjamin Duhamel va être content. Je réponds à sa question. C'est gentil. Le gouvernement, comme d'autres, pense qu'on arrange les choses en faisant des chèques. Moi, je pense le contraire. Faire un chèque, il faut bien expliquer aux gens que l'argent qu'on lui donne, c'est l'argent qu'on prend dans sa poche. Faire un chèque, c'est un jour ou l'autre augmenter les impôts ou augmenter la dette.
Donc, il faut, au contraire, c'est ce que j'ai proposé pendant la présidentielle, baisser les impôts, baisser les charges, baisser la CSG, baisser les impôts de production sur les entreprises, ce que le gouvernement n'a pas finalement fait alors qu'il l'avait promis, M. Macron l'avait promis pendant la présidentielle. C'est faire tout cela. C'est baisser les impôts. Nous sommes le pays le plus imposé. Nous sommes le pays parce que nous sommes le pays qui dépensent le plus. 55% des dépenses publiques, 55% du PIB sont dans des dépenses publiques.
On vous entend et Olivier Beaumont veut vous poser une question sur la rentrée de Marine Le Pen et sur les Européennes.
Et oui, on change de thème. Effectivement, hier à Boquer, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont lancé officiellement leur campagne des Européennes. On sait que Marine Maréchal est aussi la tête de liste pour reconquête. Jordan Bardella ne cesse de dire depuis plusieurs jours qu'il dénonce cette tête de liste, cette candidature parallèle au risque de diviser les voix et c'est contre-productif pour les patriotes. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Écoutez, deux choses.
La première, je vous avoue que cette façon de présenter la politique me désole parce que la politique, ce n'est pas une course de petits chevaux. On n'est pas au PMU. on ne va pas essayer de parier sur le gagnant ou sur le perdant. La politique, c'est sérieux. Je dirais même que c'est noble. Ça engage, on l'a vu avec notre discussion sur l'Ambédouza, ça engage les destins des peuples et les destins des hommes. C'est tragique l'histoire. Vous prenez ces histoires de le gagnant, le perdant, le ceci, le cela. La politique, c'est les convictions.
Voilà, exactement. Si votre combat, ce sont les convictions, ce sont les idées, est-ce que vous ne soyez pas plus forts ensemble, réunis, qu'en vous dispersant
comme vous le faites là ? Qui vous dit qu'on se disperse ? Qui vous dit qu'on a les mêmes idées ? C'est Jordan Bardet, là. Mais il pense qu'il veut. Qui vous dit qu'on a les mêmes idées, surtout ? Moi, j'ai proposé, écoutez-moi. Sur l'Europe, franchement ? Écoutez-moi. Non, franchement quoi ?
Mais citez-nous une ou deux différences évidentes. Écoutez-moi.
J'ai, moi, j'ai, moi, pendant la présidentielle et après la présidentielle, proposé un rassemblement des droites pour les législatives puisque c'est là que c'était le plus utile puisqu'il y avait un scrutin majoritaire à deux tours. L'ERN, Mme Le Pen et M. Bardella m'ont envoyé promener. J'ai proposé ça aussi à LR parce que ce n'est pas un rassemblement avec l'ERN seulement, c'est le rassemblement des droites avec tous les gens qui se sentent de droite et même les gens qui ont voté pour M. Macron et qui se sentent de droite comme l'a dit très pertinemment. Vous allez voir,
je vais vous montrer
une question de téléspectateurs qui va exactement dans le sens de ce que vous regardez. Donc c'est moi qui ai proposé ça,
tout le monde m'a envoyé promener. Je vais répondre à votre question. Oui mais juste regardez ce que dit cette téléspectatrice. Vu ce qui vous rassemble est plus important que ce qui vous différencie, pourquoi ne pas trouver une alliance avec le RN et les Républicains ? Vos électeurs le plébiscitent. Mais ils ont raison. Il y a beaucoup de questions en ce sens.
Mais ils ont tout à fait raison. C'est pour ça que je l'ai proposé. Et maintenant, par contre là... Je le propose toujours. Mais je dis que les appareils, j'ai compris moi. Mais vous avez insulté le Rassemblement National et les Républicains pendant toute la campagne. Je réponds et je réponds après à votre question. Les appareils du RN, les appareils du LR, il faut bien faire comprendre aux électeurs de tout le monde qu'ils ne veulent pas de l'Union des Droites. Les appareils de reconquête aussi. Ils ne veulent pas. L'appareil de reconquête veut l'Union des Droites, veut le Rassemblement. Je l'ai proposé tout le temps. Oui, vous le proposez.
Je dis aux électeurs, je dis aux électeurs, si vous voulez imposer le Rassemblement des Droites, il faut voter pour Reconquête. Parce que c'est seulement si Reconquête et devant tout le monde que les autres se rassembleront.
Sinon, ils ne le feront pas. Vu les sondages, vous croyez vraiment pouvoir arriver devant Jordan Bardella et François-Xavier Bellamy s'il est tête de liste ?
Je vous répète, je ne crois rien. J'ai transmis mon message aux électeurs. J'attends votre question. Est-ce qu'il y a des différences fondamentales entre Jordan Bardella et vous ? Écoutez, je vous répète, il y a, si vous voulez, moi, Marion Maréchal montrera ses différences avec Jordan Bardella. elle est tête de liste de Reconquête, Jordan Bardella est tête de liste du RN. Ce que je peux vous dire, c'est qu'à Reconquête, nous sommes les seuls, les seuls, à être à la fois contre l'immigration, contre l'islamisation du pays, contre l'idéologie woke et tous ses dérivés et économiquement de droite. Je l'ai démontré tout à l'heure. Je pense que nous sommes les seuls à être à la fois ceci et cela.
Je pense que ça répond à votre question.
Pensez-vous toujours que Marine Le Pen aujourd'hui ne peut pas gagner comme vous le disiez lors de la dernière campagne ?
Je le pense toujours.
Pourquoi ?
Écoutez, ça serait trop long à débrouper. Elle en a encore envie. Je pense comme M. Patrick Buisson qui l'a dit dans Le Point. Je pense comme à l'ancien sondeur de M. Jospin, Le Gall qui le dit aussi.
Tous les sondages la mettent en cette rentrée comme on dit en dynamique, jugée plus crédible, plus rassembleuse avec meilleure image. Comme avant 2022.
Mais c'est quoi ? C'est un problème d'incompétence ? Est-ce que Jordan Bardella par exemple, vous le trouvez plus talentueux que Marine Le Pen ?
Franchement, ce n'est pas mes affaires. Ce n'est pas vos affaires ?
Un peu quand même puisque vous voulez éventuellement vous rapprocher d'eux.
Non. Écoutez, c'est marrant comme vous n'arrivez pas à comprendre. J'ai dit depuis le début que je pense que la seule façon de battre le bloc central incarné par M. Macron et par ses successeurs, M. Philippe, etc., c'est de rassembler les droites, c'est-à-dire les électeurs de droite de Marine Le Pen, les électeurs de droite évidemment de Reconquête, ils sont tous à droite, les électeurs de droite de LR, et les électeurs de droite de M. Macron. Vous avez remarqué que ce diagnostic est désormais fait par M. Sarkozy qui s'y connaît un peu en politique. Donc, si vous voulez, je continue sur cette ligne-là. Le reste ne m'intéresse pas.
Donc, vous redites, pour bien vous comprendre, qu'en l'État, vous ne croyez pas à la possibilité d'une victoire de Marine Le Pen en 2027. On vous a bien compris. On m'a très bien compris. J'aimerais vous poser une autre question, toujours sur les européennes et sur le choix que vous avez fait de laisser cette tête de liste à Marion Maréchal. Vous disiez dans votre livre « La France n'a pas dit son dernier mot », je cite « Je n'avais pas envie de me lancer dans la présidentielle du pauvre quand il était question des européennes de 2019. Vous ne vouliez pas être candidat à la présidentielle du pauvre. C'est vachement sympa pour Marion Maréchal qui est tête de liste, non ?
» C'est pas mal quand même, c'est la présidentielle.
Vous savez, c'est une expression de François Bayrou, ce n'est pas de moi. Moi, si vous voulez, je suis très content que Marion Maréchal ait pris la tête de liste de reconquête pour les européennes. Je suis très content. Je ne peux pas vous dire mieux. Je pense qu'elle le désirait, elle le voulait et elle a vraiment les qualités
pour cela. Qu'elle vous fasse de l'ombre, certains disent, si elle a réussi à faire un score en 2027, ça pourrait lui donner des idées. D'ailleurs,
je vous fais remarquer qu'elle a répondu elle-même à cela. Oui, la politique... Pardon, mais encore une fois, je vous répète, moi, la politique, ce n'est pas cela pour moi. Vous savez, je n'ai pas fait une carrière politique. Je me suis lancé dans la campagne présidentielle tardivement. Je ne suis pas un jeune premier de la politique. Moi, j'ai des convictions. j'ai un défi. C'est vrai que vous avez grillé la politesse. Je n'ai rien grillé du tout, cher monsieur. Ne croyez pas ce que vous lisez, ce qu'écrit vous. Éric Zemmour, pour appliquer cette conviction,
question précise. Attendez, je réponds une seconde.
Je n'ai rien grillé du tout. Rien. J'ai donné une interview au Figaro dans laquelle je disais que je désignais Marion Maréchal comme tête de liste du Parti Reconquête. Elle a été rendue publique avant, mais c'est la responsabilité du Figaro. Il ne vous a pas échappé que je ne suis plus au Figaro. Une dernière question d'Amandine et ensuite une question
d'un téléspectateur.
Est-ce que vous pouvez nous préciser, Éric Zemmour, si vous serez sur la liste de Marion Maréchal pour les Européennes, est-ce que votre compagne Sarah Knafo sera également sur cette liste ?
Nous n'avons pas décidé pour l'instant ceux qui seront sur la liste et l'ordre. Mais pour répondre à votre question, je serai sans doute sur la liste, mais en fin de liste, ce ne sera pas opérationnel. Et votre compagne, Sarah Knafo, elle pourrait être décidée en fin de la politique de façon électorale. Je ne vais pas annoncer ici les listes. Et pourquoi pas ? Vous y réfléchissez alors, visiblement. Si vous ne dites pas non, c'est que c'est...
J'ai dit on verra. Ça fait partie des possibilités. Je voudrais terminer avec qui ? Dis on verra. On a compris. Donc, c'est une possibilité. Une question de Jean-François qui vous interroge, Éric Zemmour. Que pensez-vous des menaces d'Al-Qaïda et que feriez-vous si vous étiez président face à ces menaces ?
Vous savez, les menaces doivent être prises au sérieux. Al-Qaïda a déjà montré son efficacité, si j'ose dire. Maintenant, vous savez, c'est toujours la même chose. D'abord, les services de police font bien leur travail. Depuis des années, ils ont empêché d'innombrables attentats. Il faut le savoir quand même.
Gérald Darmanin dit un projet tous les deux mois
déjoué. Vous voyez, il est au courant lui. Donc, c'est très important. Je vous répète, il y a des attentats en France parce qu'il y a énormément d'immigration venue des pays arabo-musulmans. Il n'y a pas d'attentats dans les pays où il n'y en a pas. Il n'y a pas d'attentats en Hongrie, il n'y a pas d'attentats en Pologne. C'est souvent commis par des gens nés en France. Oui, nés en France mais d'origine d'abord français de nationalité, oui, mais d'origine immigrée, d'origine arabo-musulmane et qui, le plus souvent, préfèrent leur nationalité d'origine qu'ils gardent d'ailleurs pour la plupart, qu'ils soient algériens, marocains, tunisiens, maliens, etc.
Donc, ils ont la double nationalité et on sait où va leur préférence dans tous les sondages et dans toutes les déclarations qu'ils peuvent faire.
Merci beaucoup, Éric Zemmour, d'avoir été l'invité de BFM Politique. Merci Amandine, merci Olivier.
Éric Zemmour