Faut-il déclarer la guerre au sucre ? | Chaque voix compte - 03/04/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. On est vendredi et puisque chaque voix compte et bien comme chaque vendredi, c'est à vous que nous donnons la parole pour une émission consacrée ce soir à une drogue. Une drogue dure, une poudre blanche qu'on aime quasiment tous.
Le sucre, un sujet dont les parlementaires s'emparent régulièrement, notamment pour réguler les pratiques des industriels de l'agroalimentaire. Il y a d'ailleurs une proposition de loi pour interdire les sucres ajoutés dans les aliments pour enfants qui a été adoptés la semaine dernière à l'Assemblée. Que faire ?
D'autres et bien nous allons en parler ce soir avec vous Aurélien Rousseau. Bonsoir ex-ministre de la santé député socialiste et apparenté des Yveline. Merci d'être là au côté de Xavier Yovelli.
Bonsoir. Bonsoir. Sénateur démocrate et progressiste des hautes scènes.
Merci également d'être là. Et puis je salue le professeur Amine Benjamina. Bonsoir.
Vous êtes psychiatre et addictologue à l'hôpital Paul Brous à Paris. Bah, vous allez précisément nous expliquer pourquoi le sucre ça fait le même effet qu'une drogue. Merci en tout cas à tous les trois d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec avec notre public.
J'ai autour de moi des accros qui voudraient bien décrocher, j'en fais sans doute partie, des parents qui se demandent que choisir pour leurs enfants, des diéticiens aussi, des pâtissiers qui essaient de se passer du sucre. Ils nous diront comment. Ils ont tous plein de questions à vous poser.
Cette émission est d'abord la vôtre. Donc je compte sur vous hein. Profitez de ce moment sans modération.
Chaque voix compte. C'est parti. Je suis sûre que vous vous êtes tous dit "Demain, j'arrête".
Je voulais vous montrer quelque chose. Ça ça c'est la la dose de sucre qu'un français moyen du 18e siècle consommé. 10 g par jour, ça correspond à deux morceaux de sucre.
C'était il y a longtemps certes, mais aujourd'hui on est passé à ça 20 morceaux de sucre par jour, c'est-à-dire 100 g. Or la dose maximale recommandée pour éviter diabète, obésité, maladie cardio-vasculairire, bah ce serait plutôt ça pour un adulte, c'est-à-dire 10 sucres par jour, pas plus de 50 g. Et pour un enfant, il faudrait même plutôt être sur 5 morceaux de sucre, c'est-à-dire 25 g.
Donc vous faites le calcul, il faudrait diviser notre consommation de sucre par deux mais notre seule volonté ne semble pas suffire parce qu'en fait le sucre il est pas comme ça dans les aliments. C'est ça le problème. Il est partout et il est même souvent caché y compris dans des produits salés.
Et c'est là peut-être qu'intervient le législateur. La loi peut-elle changer les recettes des produits ? Oui sans doute.
Explication avec Johan Delera. Trop de sucre au rayon bébé, c'est le constat sans appel d'une association de consommateur. Sur les 200 produits qu'elle a analysé, 30 % contiennent des sucres ajoutés qui ne sont pas indispensables.
Ces ingrédients créent un phénomène d'accoutum ce qu'une proposition de loi veut éradiquer. L'exposition précoce au goût sucrés façonne nos préférences alimentaires. Puis un enfant est habitué tôt, plus il développera une appétence pour ses produits à l'adolescence et à l'âge adulte.
Le texte vise à interdire les sucres ajouté dans les aliments destinés aux enfants de 1 à 3 ans. Objectif lutter contre l'obésité chez les plus jeunes. Un enfant sur 5 est en surpoids en France.
De ce surpoids découlent des maladies graves comme l'obésité, le diabète, les maladies cardio-vasculaires. Un enjeu de santé publique qui pèse lourd sur les finances. Le coût social de la surcharge pondérale est de 20 milliards d'euros par an si l'on prend en compte ses conséquences.
Face à l'urgence, la proposition de loi était adoptée dans la semaine à l'unanimité des députés. Elle doit maintenant passer devant le Sénat. Mais l'omniprésence du sucre ne se limite pas au tout petit.
On en trouve dans 77 % des produits transformés, y compris dans les aliments salés, sauce, plat préparés ou encore charcuterie. Résultat, un français consomme en moyenne 35 kg de sucre par an, soit 95 g par jour, bien plus que les recommandations de l'OMS. La consommation de sucre ne doit pas dépasser 10 % de l'apport énergétique.
Ça correspond à 50 g par jour. Pour réduire la consommation de sucre, la taxe soda a été durc l'an dernier. Les prix sur les boissons sucrées ont progressé de 4 à 36 centimes par litre selon Abarem.
Les résultats sont encourageants bien que limités. Les ventes de Coca-Cola par exemple ont depuis baisser de 2 %. Certains députés veulent appliquer une taxe similaire aux aliments ultra transformés.
Enfin, une proposition de loi transpartisane se prépare pour rendre l'affichage du Nutriscore obligatoire. Professeur Benjamina, je vous ai souvent reçu pour parler de la drogue, enfin des drogues en général. Pourquoi est-ce qu'on dit que le sucre est addictif ?
Parce qu'il emprunte le même circuit que les drogues. Lorsque vous consommez du sucre, vous avez un emballement de ce qu'on appelle le système de récompense. C'est exactement le système et qui est sollicité lorsque vous prenez une drogue comme la cocaïne, le tabac ou l'alcool.
Ça vient mettre en lien pas en lien des zones dans le cerveau et qui entraînent une véritable récompense de un véritable plaisir et qui par l'habituation finit par l'emporter et donc l'arrêt en train de de la même manière qu'une drogue des signes de manque et des envies ce qu'on appelle un craving. Et en matière dessus que le craving est redoutablement élevé. craving craving euh absolument je prends toujours le même exemple, c'est celui qu'on prend tous nos autres adictologues.
C'est une très grande expérience, une très belle expérience qui a été faite à Bordeaux il y a quelques années. On a fait on avait donné du sucre et de la cocaïne à des à des à des animaux de laboratoire. Ils ont préféré le sucre des souris à la cocaïne pour dire à tel point combien cette appéence pour le sucre est élevée.
Alors une fois que j'ai dit ça, j'ai parler de la moitié du chemin. Là c'est la réalité clinique, c'est celle que l'on voit et qui nous permet qui nous aide à évidemment aider les personnes qui sont dépendantes de ce sucre. Oui.
Mais la puissance du lobby du sucre fait que cette addiction clinique n'est pas répertoriée comme une addiction comme telle. Elle ne fait pas partie de la classification internationale des maladies. Et puisque c'est ça correspond exactement à ce qui se passe quand on prend de la drogue, est-ce que le sucre engendre des troubles du comportement ?
Oui, ça lorsqu'on est dépendant au sucre, lorsqu'on aime le sucre, et bien on a du mal à dormir si on prend pas son sucre. On est un peu irrité, on est on est un peu assiégé par l'envie de consommer du sucre. Al évidemment ça ne concerne pas monsieur et madame tout le monde parce qu'on aime tous plus ou moins le sucre.
Euh alors aimer le sucre, il y a ceux qui aiment le goût du sucre, mais aimer le sucre aussi parce qu'il parce qu'il suscite en nous comme euh comme aliment, comme effet. Et donc euh ceux qui sont réellement dépendants, ils sont au sens vraiment clinique du terme, on a on a la réalité euh du terrain que l'on voit comme si on avait àaire à une consommation d'héroïne. Et pourquoi le sel il fait pas ça ? parce que le sel n'empr pas les mêmes circuits de la récompense que ceux que je décri.
Mais je voudrais comprendre pourquoi est-ce que le sucre après tout le sucre et le sel on l'absorbe de la même façon avec la bouche, avec les papi gustatives. Ouais. Mais c'est le cas de la plupart des aliments qu'on ingère.
Oui. Tous les aliments qu'on ingère n'entraînent pas cela. Quoique le fait de manger est un moment de plaisir aussi mais c'est un moment de plaisir naturel.
Personne est accro au brocoli par exemple. Et oui, c'est sûr. D'accord.
C'est clair. Mais le fait de manger du brocoli avec un steak, des frites ou je ne sais quel autre produit parce que vous avez faim vient stimuler, vient entraîner aussi euh aussi une libération euh je dis de la dopamine pour faire cours et là on n'est plus dans la pétence à un produit précis, c'est manger. Et manger, vous savez ce qui est compliqué en matière d'addiction, ce n'est pas de consommer une drogue qui est interdite mais c'est de consommer un produit qui est nécessaire pour vivre et pour lequel il faut avoir une consommation régulée. parce que si vous arrêtez de manger, vous mourrez.
Et certains transforment finalement l'alimentation en un produit addictif. Mais puisque on en parle comme d'une drogue, ça il peut y avoir une overdose de sucre. Euh non, on n pas directement.
En revanche, on meurtre ses conséquences. Ça a été très bien dit. On a une étude qui est sortie récemment qui a bien montré quand même que l'obésité avait une corrélation extrêmement importante avec les cancers.
Révidemment les maladies cardio-vasculaires, le diabète, tout ça, on le sait parce que ça a été simple. Mais on voit bien que l'excès pondéral, le gras est un très bon hélas terérrain pour le développement de certains cancers. Qui parmi vous est accro au sucre ou considère qu'il a besoin de sucre ?
Alors je crois on va tendre le micro à Anthony. C'est ça ? Oui.
Anthony, vous avez 32 ans. Oui. Ça a commencé quand ?
Oh, très jeune. Très très jeune. On est on est un peu comme des alcooliques anonymes.
Voilà, on se parle entre nous, on se confie. Très tôt, vous avez commencé à être accro au sucre. Oui, c'est ça.
En fait, quand j'étais très jeune, je me retrouve vraiment dans tout ce qu'il a dit depuis le début. C'est ça qui est assez impressionnant de mon côté. Mais très jeune en fait, ma mère, elle avait des soucis de santé qui faisaient qu'elle avait du mal des fois à nous faire à manger.
Et on lui avait proposé des fois de faire des petits déjeuners le soir parce que on adorait les petits déjeuners, euh les céréales, les gros bols avec la poudre, enfin du chocolat et tout. Et ce qui s'est passé, c'est que petit à petit, on a pris cette habitude de prendre un petit déjeuner le soir parce qu'on adorait ça vraiment. On était fan et des fois ça pouvait même arriver jusqu'à trois déj par par journée.
Donc ça m'arrivait de faire ça. Et cette habitude là, elle est restée sur le long terme. Elle est encore elle est plus présente maintenant pour d'autres pour des raisons où je me suis battu pour ça.
Mais elle est restée jusqu'à mes 27 28 ans où la nuit je me réveillais, il me fallait mon déj absolument. Un bol de céréales. Le bol de céréales.
Le bol de céréales avec céréales sucré. Ah oui. Euh très sucré.
Ouis. H on voit on voit le genre. On voit tout à fait lesquels.
C'est ça votre péché mignon. Ouais. C'était ça l' plus.
OK. Et comment vous vous êtes sevré ? C'est assez particulier mais j'ai jeté tous les bols qui me rappelaient le le petit déj.
J'ai jeté mes cuillères qui me rappelaient le petit déj parce que c'était ces cuillères là pour le déj. À chaque fois que je les voyais, ça me donnait envie d'en faire un. Ah ouais.
Donc j'ai jeté tout ça et vous avez eu un déclic. Ouais 20 kg. Vous avez pris du poids ?
Ouais. En fait quand j'étais petit, je prenais pas de poids. C'était pas gênant là-dessus.
Ça allait, ça se passait très bien. Mais quand j'ai commencé à grandir, j'ai commencé à prendre un petit peu de poids. Il y a sûrement pas que ça, mais en tout cas, ça en est fait partie.
Et quand j'ai pris des choses un petit peu drastiques comme ça, comme supprimer définitivement les petits déjes, maintenant c'est un truc que je m'interdis complètement. Ah oui, c'est quelque chose. C'est même quand vous faites les courses, vous passez pas au rayon céréal, des choses comme ça.
Ouais. Ouais. Oui, je passe plus au rayon céréal.
Et alors, je vois sur votre fiche que vous avez trois enfants. Ouais, ils ont des céréales au petit déj. Non, ils ont d'autres choses.
Je vais pas les interdire non plus de de prendre du sucre mais d'une autre manière. Enfin, même des gâteaux, c'est pas gênant. Mais c'est vrai qu'il y a des choses à la maison qu'on interdit un peu par rapport à moi quand même.
Euh, où on leur dit, ils sont au courant que je suis addicte à tout ça. Et je leur ai expliqué que par exemple, bah les céréales, j'aime pas trop en avoir à la maison. Ouais.
Donc on a des alternatives, des choses comme ça, mais là-dessus Ouais. Vous vous sentez sevré aujourd'hui ou vous savez que si je vous mets un paquet de céréales, ça va pas bien se passer ? Alors, je serai jamais sevrévré dans le sens où j'en aurais toujours envie, toujours.
J'aurai toujours cette envie qui reviendra, ça c'est sûr, j'en suis certain déjà maintenant. Mais je sais que je j'arrive maintenant à éviter ça. Par exemple, pour les courses, je fais mes courses en drive.
Ça me permet d'éviter de craquer au moindre rayon que je vais. C'est des petites alternatives que j'ai mis en place pour éviter ça. Il y a aussi j'accepte, je prends des gâteaux mais plus les grosses addictions comme les petits déjes.
Les petits déj par contre ça je je m'y interdis complètement mais je m'interdis pas tout sinon je craque et je pense que je je me feraiis trop plaisir. Alors c'est vrai que vous avez devant vous un sénateur, un député, ce sont des législateurs, c'est eux qui font les lois. Est-ce que vous avez une question en particulier à leur poser ce soir avec votre expérience ?
Bien sûr, avec votre véhicule de sucre. Ouais, j'en ai une, c'est pourquoi laisser autant de euh de de possibilités au lobby du sucre de faire des pubs qui sont elles sont pas mensongères les pubs qu'il font, mais sont un peu désinformatifs quand même sur le côté vitamine D qui que ça donne, le côté ah c'est c'est plein de de de bonnes choses quand même, un bon un bon petit déj du matin, c'est un bol de céréales et deux cuillères de de chocolat dedans. Pourquoi on laisse faire encore ça alors qu'on connaît tous les effets néfastes que ça ?
Voilà. Aurélien Rousseau, vous voulez lui répondre ? Euh je pense qu'on est euh Bonsoir d'ab d'abord et merci euh de de ce témoignage.
Moi, je ne témoignerai pas mais mon physique avantageux sans doute montre que j'ai quelques difficultés à résister. Mais euh je pense que on est dans une période très compliquée en terme de de santé publique qui est ce moment où quand on veut intervenir sur des sujets comme celui que vous décrivez, on va être perçu comme ceux qui, pour reprendre une expression, emmerdons les Français. En fait, on emmerde les gens en allant contre de leur plaisir.
Il y a cette il y a cette balance et même le début de l'émission, cette comparaison avec la drogue, même si professeur Benéina montre bien ce que c'est les circuits dont on parle, le mode de de satisfaction n'en font pas de la cocaïne. Mais du coup, il y a un côté polarisé qui fait que quand vous dites en fait on parle juste de santé publique, on parle de public extrêmement fragile. C'est comme les peufs quand je vois la bombe spray ou je veux pas citer des voilà c'est on attire en jouant sur des codes et quand on est à l'assemblée, l'exemple qui a été montré n'est pas le plus révélateur.
Il y avait unanimité. En fait, c'est très dur. La taxe soda, le nutriscore, c'est des batailles sans nom parce qu'on dit vous vous euh essayez de d'ennuyer les Français, vous c'est quand même un des fleurons de notre industrie, mais oui, on va payer tout ça cher.
Et je pense que il y a un truc qu'on a pas réussi vraiment et pour moi c'est la clé, c'est de sortir ce désir de sucre ou en général par exemple l'obésité du du de la culpabilisation. On n pas choisi d'être gros. Euh il y a on doit quelquefois le traiter comme une enfin on doit le traiter comme une maladie euh avec des processes des vous avez-vous fait vos ajustements euh voilà pour mais il faut qu'on sorte de l'idée que à la fin c'est l'individu qui est responsable quand on est matraqué de ces pubs qui qui passent devant nous en fait on est on a du mal à résister.
Donc la difficulté aujourd'hui c'est ça, c'est ce côté vous allez toucher à l'industrie et vous allez emmerder les gens et c'est les gens qui doivent être responsables. Mais en fait non parce que derrière il y a du fric. Enfin c'est tout.
Ceux qui font ça, ils font ça pour faire du fric. Il y a il y a il y a aucun doute là-dessus. Donc c'est difficile et ce combat de la prévention, pardon, je je termine par ça, c'est-à-dire ben si on ne mange pas de façon abusive de de tous ces produits, on va éviter d'être malade.
En France, on est très très en retard sur ça. En France, le soin, la santé, c'est le soin, c'est les le hôpitaux, c'est le nombre de l'idréa. Vous vous rappelez pendant le Covid, on disait combien il y a de l'idréa et l'idée de dire en fait le la première base de la santé c'est de ne pas tomber malade.
C'est la prévention. C'est la prévention et c'est du c'est pas un truc c'est pas une cerise sur le gâteau sans sucre. C'est c'est le cœur de ce qu'on doit faire pour que notre système tienne.
Et ça pareil, c'est une bataille, je je dis le mot idéologique, qu'on a pas gagné, qu'on est loin d'avoir gagné ensemble encore. Donc voilà, il y a tout ça et c'est très dur parce que vous arrivez à dire "Non, je vais évidemment pas recevoir un lobbyiste de la cocaïne mais un lobbyiste de l'industrie." Bon ben voilà.
Donc moi je je je les reçois pas parce que j'ai peur qu'il m'amène des des gouties mais mais ça peut ça peut arriver. Il faut se battre pied à pied et c'est pas facile dans dans l'hémicycle à l'assemblée. Je pense Xavier dira au Sénat c'est pareil.
C'est dur aussi au Sénat. C'est même plus dur au Sénat parfois. Pourquoi ? parce que euh au Sénat, on a on est les représentants des territoires et donc dans les territoires euh il y a aussi euh euh les agriculteurs euh les betterraviers et notamment Oui. notamment les betterraviers et qui euh moi j'ai déposé plusieurs amendements depuis euh depuis 4 ans sur la question euh du sucre, même quand tu étais euh euh ministre de de la santé et euh j'ai réussi parfois à faire passer un certain nombre d'amendements pour cette fameuse taxe comportementale.
Alors, c'est vrai que quand on fait une taxe comportementale, on a toujours l'impression de d'emmerder en fait les les Français. La taxe comportementale, c'était une taxe en fait qui était basé sur le taux de sucre que les industriels mettaient dans les produits transformés et surtransformés. Parce qu'en fait du sucre naturel, bon bah quand c'est du sucre naturel, on va pas l'enlever le sucre.
Mais par contre, le sucre ajouté notamment dans les produits transformés, quand on achète un chip armentier par exemple en fait par l'industrie agroalimentaire, on s'attend pas à manger du sucre. en fait. Voilà.
Et pourtant, il y en a et pourtant il y en a plein. Donc pareil sur euh moi j'ai déposé l'anné l'année dernière dans le projet de loi de finance de la sécurité sociale un un amendement que j'ai réussi pour le coup à faire adopter par le Sénat sur euh l'interdiction euh de euh du du sucre ajouté justement dans les produits pour nourrisson. euh on a réussi à le faire voter euh à au Sénat et euh c'est ça a sauté au moment du 493 euh et l'accord avec euh enfin le non accord d'ailleurs avec l'Assemblée nationale.
Donc là c'est c'est effectivement rageant et c'est pour ça que moi je salue l'initiative euh de du député Isaac Sibil, Cyril Isaac Sibil avec qui je travaille justement sur cette question du sucre. C'est lui qui portait la semaine dernière cette proposition de loi et je pense qu'effectivement ça va dans le bon sens mais c'est un travail vraiment enfin les petites victoire que nous avons sur uniquement les petits pots enfin v là on a quand même je je regardais tout à l'heure on a sur des petits des yaourts pour bébé de 8 mois on a 10 g de sucre pour 100 g de produit enfin je veux dire je crois que c'est un sujet qui inquiète particulièrement Alexandra où êtes-vous Alexandra vous avez un micro Alexandra vous avez deux filles dont une petite de 7 mois c'est Ça j'ai un petit garçon de 4 ans et une fille de 7 mois. Oui.
Bon et les petits pots alors ? Alors vous regardez ? Alors je regarde et alors tout ce qui est salé je fais maison au maximum parce que c'est ce qui me rassure le plus.
Euh et pour le sucré quand c'est l'étage c'est un peu plus compliqué. Euh je fais des petites compotes mais c'est vrai que le maison ça prend beaucoup de temps. Euh donc j'aimerais pouvoir faire confiance aux industriels mais j'ai un peu l'impression d'empoisonner euh bah mon fils aîné et ma fille.
Donc j'aimerais avoir ouais cette cette rassurance. Vous avez l'impression de l'empoisonner, c'est hyper fort de dire ça mais de vous avez identifié les poisons sur l'étiquette. Bah non justement c'est parce que on est dans l'invisible donc c'est encore plus dur de d'être dans le flou.
En fait, qu'est-ce que vous voudriez vous ? Bah, avoir cette transparence euh pour avoir moins de charge mentale du coup parce qu'en fait on pense à tout et en tant que maman, on a déjà beaucoup de choses à penser et avoir voilà une un étiquetage qui soit plus facile euh compréhensif aussi en tant que en tant qu'humain et euh et avoir cette cette transparence. Ouais.
Cette transparence. Exactement. En préparant cette émission, je me suis rendu compte qu'il y avait une vraie demande de transparence, d'information, d'étiquetage.
Et quand on voit les difficulté qui a pu y avoir avec le Nutriscorp, on se dit les industriels de l'agroalimentaire, ils peuvent dormir tranquilles, ils vont continuer à faire les étiquettes qu'ils veulent pendant encore un moment. Vous avez des moyens d'action ? Mais alors déjà, il faut savoir que 60 % des produits euh en France sont euh utilisent le Nutriscore.
Mais comme ce n'est pas obligatoire, en fait, il y a plein d'industriels qui refuse de mettre le Nutriscore. Et généralement quand il y a pas de Nutriscore sur un produit, c'est que hein, voilà. Non, alors moi je je mets à côté les produits AOP, c'est eux qui ont empêché la généralisation du Nutriscore, on est d'accord. pas que non non, l'industrie agroalimentaire a aussi fait son son œuvre et vous pouvez voir des gâteaux justement notamment des gâteaux sous sous boîte en fait qu'on a qu'on trouve au supermarché.
Il y en a plein qui n'ont pas le Nutriscore parce qu'en fait ce serait toujours du E systématiquement mais même ceux qui l'ont le Nutriscore c'est quasiment tous du E enfin du D ou du E. Donc donc il y a il y a un vrai problème d'étiquetage et de visibilité. Et là où je suis d'accord avec vous, c'est qu' il faut quasiment être chimiste pour comprendre l'étiquette du de la composition.
Mais au-delà de l'étiquette du Nutriscore, peut-être que certains d'entre nous, on peut se permettre de regarder le Nutric Core et de prendre des produits qui sont moins mauvais pour pas dire meilleur. Euh mais en fait la réalité c'est que quand on a très peu de moyens en fait, on regarde surtout l'étiquette du prix et on se rend compte que l'étiquette du prix généralement correspond à un Nutriscor qui est quand même très mauvais. Et donc euh c'est là où il faut euh euh travailler parce que moi j'avais fait des propositions pour avoir une TVA différenciée, c'est-à-dire que plus le produit est est bien noté, moins la TVA est présente et inversement.
Et donc c'est aussi incitatif parce que en fait c'est il y a que des ceux qui ont les moyens qui pourraient bien se nourrir en fait en gros dans notre pays. Et donc il y a tout un travail effectivement à faire avec l'agroalimentaire. C'est pour ça que moi je je je suis favorable à ces taxes comportementales qui peut être qui peuvent être changés, c'est-à-dire moi, j'avais travaillé sur une contribution sur les marges euh de l'industrie agroalimentaire qui était calculé sur le sucre.
Alors, c'est un peu une usine à gaz pour le coup. Euh mais ça permettait aussi à l'industriel agroalimentaire de faire des efforts et de les pousser. Le ministre nous nous parlait tout à l'heure qu'on reçoit effectivement un certain nombre de lobbistes au sein de de des assemblées.
Moi, j'ai reçu effectivement une gros un gros industriel des des gâteaux et des produits sucrés. Il me disait "Mais monsieur le sénateur, en gros faut pas être trop contre nous. Nous, on fait beaucoup d'efforts.
Là, on s'engage à faire moins de 5 % de sucre sur 10 ans." Je dis "Mais vous êtes sérieux ? Vous venez de me vendre le fait de faire - 5 % sur 10 ans sur des produits qui sont avec 20 g de sucre par dans le meilleur des cas 20 g de sucre sur 100 g de produit.
Enfin, il y a quand vous leur dites ça, quand vous lui dites vous plaisantez, il vous Ah ben en fait, ils s'attendent pas déjà à ce qu'on leur dit ça parce que je pense qu'il y a aussi un principe de comme c'est des gros généralement il est venu avec des goodies. Alors oui, enfin non, je pense que il est venu surtout parce que moi je porte un certain nombre de combats et notamment contre l'industrie agroalimentaire et sur le sucre ajouté. Donc en fait, je pense qu'il il s'apprêtait pas à à porter des gâteaux ou des ou des céréales.
Mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui l'industrie agroalimentaire, elle a les moyens de baisser le taux de sucre. Elle le fait, elle l'a fait sur un certain nombre de céréales. Je vais pas citer les marques pour pas faire de la publicité, mais quand on est passé d'un certain nombre de de céréales d'une grande marque du du Nutriscore C au Nutriscore A parce que ils ont revu les recettes et donc ils ont et ça a été un argument marketing d'ailleurs pour vendre plus parce qu'ils sont dit "Regardez notre produit il est mieux noté, on a fait un effort." Donc ça veut dire que l'industrie agroalimentaire peut le faire.
Regardez, je vais vous présenter Clémentine. Clémentine, vous souriez. Clémentine, elle est ingénieure et docteur en sciences des aliments.
Le sénateur parlait d'une marque de céréales dont le nitrcore est a qui a modifié sa recette pour faire baisser le taux de sucre notamment. Mais le sucre, il sert à quelque chose là où on le met, y compris dans les dans les dans les produits salés. Bah oui, effectivement, on parle de déjà on parle des sucres parce qu'en fait c'est tout dans une liste d'ingrédients, c'est tous les ingrédients qui se terminent en hae.
Donc on a le sac à rose qui est effectivement le sucre de table. Ils ont il a effectivement ces sucres, ils ont ils ont plusieurs rôles. Ils ont bien sûr le rôle d'apporter cette saveur sucrée, d'apporter de la rondeur, d'être exhausteur de goût, d'apporter du coup effectivement peut-être plus de plaisir à des plats qui pourraient être peut-être un peu insipides vu que c'est fait peut-être pas à la maison justement.
Euh mais ils ont aussi un rôle de conservateur, on le sait hein, c'est comme un peu le sel en venant capter l'eau des aliments. En fait, ça permet de de bah de de conserver. On le voit quand on fait des confitures maison, si on met pas assez de sucre, c'est moisi en l'espace de 2 mois.
Donc voilà. Et la dernière des derniers rôles, c'est effectivement de jouer sur la texture et sur voilà l'onctuosité d'une crème glacée, le croquant d'un chocolat. Après euh là où je rejoins le sénateur, c'est qu'effectivement je pense que oui, les industriels ont la possibilité d'ajuster ça et je trouve que des initiatives comme le Nutrice Core, comme des applications qui permettent de scanner et de savoir effectivement bah OK, mon produit est-ce qu'il est bien, est-ce qu'il est pas bien, euh ça les pousse forcément effectivement à venir euh mettre la juste dose parce qu'en fait je pense qu'on peut pas réduire ça à juste il faut supprimer le sucre parce que déjà il a un rôle que parfois Avec un ingrédient, on va avoir trois fonctions dans l'aliment.
Et si on le supprime en fait, ça veut dire qu'il va falloir rajouter potentiellement trois ingrédients de plus dans notre formule qui ne vont pas forcément être beaucoup plus sains. Euh je pense par exemple, on va faire des produits sans sucre mais avec des dulcorants et on voit qu'il y a un nombre quand même croissant d'études qui montrent euh l'impact des idulescorants sur la santé, sur l'apparition des cancers ou des choses comme ça. Donc en fait, c'est remplacer finalement un poison ou une drogue par quelque chose qui est pas forcément beaucoup mieux.
Euh ou ça va être effectivement d'ajouter des conservateurs de synthèse ou des choses comme ça. Donc je pense que il y a une vraie responsabilité des industriels. Il a une question de coût.
C'estàdire que le sucre en lui-même Oui. Le il y a une question de coût, ça je suis effectivement d'accord. Après quand on supprime un ingrédient qui coûte pas cher, mais pour en a rajouter trois ou quatre qui voilà finalement voilà mais il y a une vraie responsabilité.
Oui, je pense des industriels sur le la juste utilisation du sucre et après aussi malgré tout je pense une éducation aussi à faire sur les consommateurs et se dire que oui bien sûr un un gâteau aura toujours un nutriscore qui sera mauvais parce que c'est un gâteau et que donc il faut pas en manger trop. Alors, c'est facile à dire, mais je pense qu'il y a vraiment aussi une vraie éducation et de se dire bah oui, une sauce tomate, elle va être acide et je vais pas aller y mettre du sucre dedans parce que ça vient de la tomate qui est acide. Donc je pense qu'il y a à la fois une responsabilité des industriels et une éducation à faire et ça une éducation à faire je pense aussi vraiment dès le plus jeune âge et à fait des choses à faire peut-être justement au niveau de ne pas les habituer trop tôt au sucre ajouté qui n'est pas nécessaire notamment dans les petits pot yaour c'est le sens des propositions de loi qu'on a vu ces derniers mois et encore jusqu'à la semaine dernière ces propositions de loi qui a été adoptée la semaine dernière à l'Assemblée nationale justement pour pour interdire les le le sucre ajouté dans les dans les aliments pour enfants.
Amine Benjamina en terme d'addiction et il faut commencer tout petit à à ne pas tomber bah comme c'est arrivé à Anthony en fait dans dans le sucre comme Obélique c'était tombé dans la marmite en fait. Alors la dictologue de service de ce soir va vous donner des règles toute simple. Tout ce qui est précoce a tendance à construire une addiction pour plus tard quel que soit le produit. avant 15 ans, on a une une espèce de porosité du fameux système, une sensibilité qui fait que au départ, lorsqu'on a une habituation, une espèce de de de conditionnement à la fois biologique comportemental, on a plus de risque de devenir dépendant.
Donc là, vous êtes en train de m'expliquer qu'un enfant qu'on prive de bonbons, quand il aura les moyens de s'en acheter, il se ruera sur les bonbons. Il y a deux façons de voir les choses. Il y a la partie biologique et le comportement.
C'est vrai que lorsqu'on prive un enfant, on augmente sa curiosité. Dès lors qu'il a la capacité d'acheter, il ira acheter, il mangera en cachette plus que les parents ne peuvent imaginer. Je pense que c'est toujours la mesure qui est intéressante.
Priver quelqu'un d'un produit, il va fantasmer sur ce produit, il le consommera encore plus lorsqu'il aura la possé de le faire. S'il va dans un anniversaire avec ses potes, il il va en manger plus que les autres parce qu'il est privé à la maison. Ce qui est sûr, c'est que avant 15 ans, il y a une en général les Corte parlent d'avant 15 ans, le ce ce système de récompense est très sensible aux produits qui viennent le stimuler, le sait qu'on en fait partie et donc on a plus de risque de développer une dépendance plus tard.
C'est pour ça ce qui a été dit, extrêmement important. Pourquoi saturer en sucre euh des produits pour les enfants, pour les bébés ? Pourquoi saturer ?
Parce que je pense que l'industrie du sucre n'est pas naïve. Elle sait parfaitement qu'en mettant un peu plus de sucre qui qui n'y paraît, elle a plus tard des consommateurs qui sont plutôt qui sont plutôt fidèles. J'ai lu qu'aux États-Unis, on appelait ça l'effet Pringles.
Évidemment, on a la même chose. Je fais une comparaison qui est peut-être osé mais c'est une réalité. On a la même chose avec par exemple la nicotine, Aurélien en parlait, les peufs, les machins.
L'industrie de la nicotine a mis sur le marché des peufs en disant c'est pour éviter qu'il fume. En vérité, on les initia à la peuf. C'est la même chose lorsqu'on était à un moment donné, moi quand j'étais gamin, on avait les cigarettes en chocolat, il y avait pas de nicotine mais on avait une espèce de de porosité vis-à-vis de la cigarette qui était du chocolat.
Alors heureusement les législateurs ont fait interdire ça. Absolument. Mais tout ça n'est pas naïf.
Mais Auréliia Rousseau, mais je pense qu'il y a il y a un point mais ça a été dit mais je je les industriels à la fin à la différence de l'État eux ils ont pas de contradiction entre des objectifs qui sont de à la fin ils veulent gagner du du fric et donc ce qu'on voit quand même oui c'est pas des associations abus ou mais ce qu'on voit du coup c'est que si on est extrêmement ferme par exemple sur le nutriscore et on se fait battre régulièrement dans les amendements qu'on porte les uns les autres pour pour le fait tendre et ben on a ces comportements où c'est pas tout à coup que la grande marque est devenue humanitaire, c'est qu'elle se dit je vais aller chercher des consommateurs sur d'autres valeurs, principes et cetera. Et deuxième point que je voudrais dire, c'est on se fait aussi pour pour revenir sur ce que ce que disait tout à l'heure Anthony, on se fait aussi attaquer sur le fait en fait vous c'est vos truc de bobo parisien quand on est voilà, on est pressé, on a du boulot donc on fait on fait des on donne à manger des des trucs tout préparés, on on en passe on en passe tous par là mais il y a pas un côté. La réalité c'est que l'obésité aujourd'hui c'est une maladie de la pauvreté.
Les la cartographie de l'obésité, elle se superpose à la cartographie des inégalités sociales. Et l'obésité, c'est pas juste une maladie stigmatisante. C'est une maladie dont on dont on meurt.
La plus la mortalité dans le Covid, c'est l'obésité. le et et du coup il faut et c'est là que la politique et on est parfois en difficulté, moi lorsque j'étais euh ministre, j'ai décidé l'augmentation encore du paquet de cigarettes. Je ça a été un combat d'une violence inouie et depuis quelques années à peine on s'aperçoit que ça y est la consommation baisse aussi dans les milieux les moins favorisés parce que on avait cette objection qui dit ce que vous allez faire là en surtaxant en fait les gens qui ont les moyens ils vont ajuster leur comportement en fait paradoxalement alors qu'il pourraient se payer les trucs plus chers mais ils comprennent Voilà, donc ils ajustent leur comportement mais les gens modestes eux ils vont continuer à bouffer des trucs pourris.
Or aujourd'hui, mais on le voit aujourd'hui sur la cigarette, ça y est la consommation on va vers une génération sans tabac et vous je crois que vous avez porté une proposition de loi pour une génération sans sucre. Oui, ben on est on est dans cette ambition là. Alors, peut-être que le terme est pas le bon parce que comme disait Amine, il y a il y a une question de mesure, d'équilibre et c'est pas la peine de faire du sucre, de dire c'est enfin il y a le côté poison, c'est les aliments ultra transformés en général.
Et puis il y a aussi, vous le disiez madame à l'instant, il y a aussi de l'éducation et puis un peu de je je je d'assumer, j'assume ça, un peu de responsabilité. Je je fais l'exercice moi en ce moment en tant que parent, je me dis je suis accro pour le coup beaucoup plus qu'au sucre téléphone portable. Je pose mon téléphone et le temps que je n'utilise pas à faire à regarder Twitter pour pour voir miroir mon beau miroir, je vais faire ben le des gâteaux ou de la nourriture avec mes enfants.
B c'est c'est bien meilleur. Enfin c'est pas forcément meilleur au goût mais c'est mais c'est c'est bien meilleur diététiquement. Ça fait un moment privilégié mais j'ai dû travailler sur une autre addiction, celle au téléphone portable et l'addiction de toute la famille au téléphone portable.
C'est là que c'est un un il faut choisir entre l'addiction au gâteau et l'addiction au téléphone. Non, mais ce que je veux dire par là, c'est qu'il y a aussi une responsabilité de parents euh mais nous-même, on est des générations où on a été élevé dans des trucs encore plus encore plus euh bref euh pas terrible que ça. C'est c'est on doit se forcer et il y a des petits trucs qui dépendent pas de ce que le législateur va voter.
On va pas voter pour dire posez vos téléphones portables et faites des des cookies avec vos avec vos enfants. Et pourtant, c'est aussi l'éducation au goût, le plaisir. Il y a aussi des systèmes de récompenses psychiques.
Manger ce qu'on a préparé, c'est inoui comme plaisir. Xavier Yovellé, il y a effectivement ce qu'on peut porter comme proposition de loi et puis il y a aussi des programmes qui existent aujourd'hui et qui sont à disposition notamment parce que moi je crois effectivement à la prévention, je crois à l'accompagnement, à la parentalité et et ça c'est sur tous les domaines. C'est-à-dire que c'est pas seulement sur l'alimentation mais parce qu'en fait on n'est pas des animaux donc en fait c'est pas iné de devenir parents.
Ça s'apprend. Ça s'apprend parce queon a eu nous-même des parents qui ont été aimants et qui nous ont donné des bases, mais parfois on n' pas cette chance-là et donc il faut qu'on puisse euh être aidé euh à cette parentalité. Et donc euh ça passe par la prévention.
Comment est-ce qu'on accompagne les parents là-dessus ? Comment est-ce qu'on contraint les l'agroalimentaire, l'industrie agroalimentaire à ne pas nous empoisonner ? Moi, je prends toujours cette ce terme donc je le je le je plus sois quand vous quand vous en parlez.
Et puis euh il y a question aussi de de les habitudes, c'est-à-dire qu'aujourd'hui 87 % des adolescents euh sont sédentaires. C'est-à-dire que il y a la l'addiction aux écrans euh mais en fait il y a plus du tout d'activité sportive. Il y a plus euh de de de sport obligatoire comme on pouvait l'avoir avant ou en tout cas cette activité à l'extérieur.
Pourtant j'ai souvenir d'un président qui voulait 30 minutes de sport par jour à l'école. Mais c'est mais on l'a on l'a mis en place sauf que c'est pas forcément respecté partout et et donc c'est on a aussi un vrai problème. Donc c'est plusieurs facteurs.
Il y a à la fois une augmentation des produits sucrés. Vous enfin il y a un chiffre qui m'a toujours remarqué c'est un enfant de 8 ans aura à 8 ans à manger déjà plus de sucre 10 fois plus de sucre que ses grands-parents sur l'ensemble de leur vie. Vous voyez c'est c'est ça reprenait en fait le nombre de sucres que vous aviez en début d'émission.
Donc aujourd'hui, il y a un vrai problème. Il y a un vrai problème de santé publique. Il y a un vrai problème aussi de coût pour la collectivité.
Tout à l'heure, vous parliez de 27 milliards de dépenses supplémentaires, mais le le surpoids, l'obésité, les maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2 par exemple, c'est 125 milliards pour la sécurité sociale tous les ans. Donc à l'heure où on cherche des économies et où on cherche à à on va dire, faire en sorte que notre système de santé, notre système de solidarité ne s'effondre pas, je pense que la question de la prévention et de la lutte contre les addictions et notamment la question du sucre est primordial. Marie-Christine.
B Marie-Christine, elle est diéticienne, si vous voulez la voir, elle est à Ivri la Bataille. C'est dans l'heure. Euh, vous faites justement vous des formations à destination des professionnels de la petite enfance.
Oui, tout à fait. Qu'est-ce qu'on y apprend ? Oui, exactement.
Bah, qu'est-ce qu'on y apprend ? Bah, en fait, déjà, j'essaie de de faire déculpabiliser, on va dire, les professionnels parce que bien souvent effectivement, on dit le sucre non, c'est un poison. En fait, c'est pas forcément un poison.
Il faut pas oublier quand même que le sucre, c'est le carburant essentiel en fait de nos cellules. Il aide à la contraction musculaire par exemple pour le sportif. Il aide aussi, c'est le carburant qui utilise notre cerveau.
Donc il faut pas forcément supprimer le sucre de l'alimentation, peut-être juste savoir le doser. Et je rejoins effectivement par rapport à des parents complètement angoissés sur le fait que il y a du sucre caché dans les aliments. C'est surtout ça en fait.
Et ce qui demande, c'est beaucoup plus de clarté, savoir mieux décrypter en fait les étiquettes. Et euh moi je vois aussi quand on je leur fait travailler justement sur le décryptage des étiquettes savoir effectivement comment bien lire, identifier. On voit les allergènes, ils sont mis en gras, ils sont surlignés.
Pourquoi ne pas faire pareil avec le sucre éventuellement ? Pourquoi tous les sucres qui sont cachés qui effectivement ont des noms barbares, on va dire, on ne sait pas trop les identifier. Donc nous professionnels de la santé, on sait effectivement les trouver mais les autres professionnels ne le savent pas en fait.
On va pas donner des cours à l'école pour expliquer aux enfants ce que c'est maltodextrine. Enfin quand on se penche sur des étiquettes, pardon mais vous avez tellement raison. Enfin à moins d'être ingénieur, ce qui c'est fait pour ne pas compris hein.
Voilà. Oui, oui. Là aussi, il y a peut-être un levier d'action euh de auprès des industriels de l'agroalimentaire de dire "Ben alors, écoutez, c'est simple, si vous avez mis du sucre, quel que soit son nom, il faut le dire." Et si je peux me permettre aussi, euh moi quand je vois ça par portion 35 g, qui mange 35 g de cette portion ?
Je reviens sur les céréales, par exemple du petit-déjeuner, c'est marqué 30 g aujourd'hui ça. Et il se trouve que c'est une tranche de jambon, figurez-vous. C'est c'est l'étiquette d'une tranche de jambon qui fait donc la la le jambon fait 35 g.
Voilà. Tout à fait. Seulement on voit sucre avec un ess h c'est pas sucre tout seul.
Le sucre tout seul c'est le sac à rose. Et le sucre en fait tous ces sucres cachés bah effectivement là si on regarde bon on sait que c'est le dextrose mais le parent il sait pas que c'est du dextrose de D'accord. Alors là je me je me tourne vers l'ingénieur.
À quoi ça sert le le sucre d'extrose dans du jambon dans le micro ? Je dirais en partie à la conservation. Je pense que c'est aussi peut-être pour garder de l'eau dans le produit euh et peut-être augmenter le poids.
Euh voilà, il y a pas mal de d'utilité enfin d'utilité de de Oui. d'utilité pas utile pour nous mais utile pour l'industriel quoi. C'est ça exactement.
Mais juste parce que parfois euh c'est quand même intéressant de voir on est tous d'accord. Donc il y a bien des gens qui sont pas d'accord sinon tout ça passerait. C'est pour ça que vous êtes là pour nous expliquer.
Non mais c'est c'est quel est le che manquant ? C'est c'est très c'est très intéressant. C'est que pardon, je reviens sur ça, mais c'est c'est le grand sujet de santé publique, c'est-à-dire on dit laisser la liberté aux gens.
Si les gens veulent s'empoisonner ou veulent manger pour pas cher, ils mangent pour pas cher et cetera. Moi je je pense je crois que évidemment la valeur de la liberté est immense, mais ça en contrepartie on n'est pas éclairé sur ce qu'on fait et les citoyens ils sont les parents, ils sont on est intelligent. Donc en fait ça c'est fait pour être de l'assyrien euh ou du ou du copte ou de ou de l'Égyptien.
C'est fait pour que on ne comprenne pas. Et la le combat c'est de mettre en situation les gens de pouvoir choisir, de pouvoir avoir des alternatives, de pouvoir savoir ce qui est meilleur. Ce qui permet ensuite quand vous faites votre petit équilibre, voilà, de vous dire un choix éclairé.
J'ai fait un choix éclairé et je peux me faire des plaisirs coupables par moment. Voilà. Mais du coup, c'est ce combat qu'il faut mener avec dernier point, moi j'en suis convaincu.
On dit, tu disais Xavier tout à l'heure, nos agriculteurs, nos bêtes betteraviers, mais notre pays en général on s'en sortira jamais face au au mastodontes mondiaux autrement qu'en faisant de la qualité et en et en jouant sur ça. Et donc il y a un moment où l'intérêt économique, moi je l'espère, va rattraper ces grands industriels parce qu'ils verront que c'est leur intérêt de faire cette transformation. Mais c'est c'est il faut cartonner.
Davier Yell voulait ajouter quelque chose ? Oui, moi j'ai je mettrai un bémol sur la question de la liberté. Moi je suis aussi très attaché à la liberté de choix des consommateurs.
Voilà. Sauf que je trouve qu' notre responsabilité en tant que pouvoir public et de législateur, c'est de faire en sorte que cette liberté, elle soit pas euh nocive entre votre entre guillemets, pour les consommateurs et pour les Français et qu'elle soit n pas nocive et toxique même pour les finances publiques. Et aujourd'hui, c'est ça le problème, c'est que cette liberté, si elle n'est pas encadrée, on a une liberté de de d'aller et venir de conduire ou pas.
Et pourtant, il y a des règles. On a maintenant l'obligation de mettre la ceinture. Quand on était plus jeune, je crois qu'on l'avait pas cette obligation.
Maintenant, ça c'est c'était des des chariot des chariots. Oui, c'est ça. Ouais.
Euh et donc non, mais je je veux dire tout ça a évolué et donc il faut qu'on puisse aussi évoluer pour protéger avant tout les Français, la santé des Français mais protéger aussi les finances publiques et notre modèle social sur lequel on est tous attachés mais qui risque d'exploser si on fait pas quelque chose dessus. Et euh je je parlais tout à l'heure de d'un programme, il y a un programme européen qui a été mis en place notamment à destination des collectivité territoriale euh pour euh c'est un programme qui s'appelle lait et fruits et en fait qui permet de de financer les collectivités territoriales qui pour les goûter dans les écoles plutôt que de mettre des des gâteaux et des choses comme ça fournit du lait et des fruits. finance en fait les communes pour ça et ça c'est très peu utilisé par les communes parce que encore une fois il y a pas la publicité qui est mise en avant.
On ne sait pas parler avant monsieur Yakovéell. Non pas du tout. Il y a dans le public Fad.
Fou vous êtes directeur de la mission périscolaire à Nant et vous bah justement votre combat si on peut le dire c'est le goûter. Ah oui tout à fait. C'est le goûter.
Le goûter salé c'est mieux. Alors, salé et sous différentes formes, j'ai envie de j'ai envie de dire, mais j'ai entendu beaucoup de propos intéressants depuis le départ et j'aimerais réagir en fait sur la notion d'engagement puisque la ville où j'interviens, la ville de Nant en l'occurrence est une ville très engagée, notamment sur la question de l'alimentation. Depuis de nombreuses années maintenant, il y a diverses actions qui viennent traiter cette question de l'alimentation et de la santé.
On a sur place par exemple des dispositifs et en particulier à l'échelle des enfants puisqu'on parle des enfants euh dans ce cas de figure sur la question du goûter euh des dispositifs qui vis à l'habiliser euh avec UNICEF une ville amie à hauteur d'enfant. Euh il y a toute une réflexion euh aussi sur le sujet euh euh de la restauration avec le labellisation Écosser CERTE euh en cuisine. Ce que je veux dire par là, c'est que la question du goûter, elle est aussi primordiale.
Euh c'est un temps qui euh est au même titre que le petit- déjeuner, que le déjeuner ou que le repas du soir euh important. C'est 15 % des apports journaliers quand même pour l'enfant. Et c'est vrai que chez nous euh c'est important d'avoir cette cette représentation de ce que joue le goûter.
On a travaillé un dispositif qui vise notamment à améliorer les aspects nutritionnels au niveau du côté avec la ville de Nantes, avec le service de notre chargé de mission pédagogie et qualité et on a on est parti du constat que les goûtés fournies généralement par les parents que ce soit dans les quartiers populaires mais aussi dans les quartiers intermédiaires voire parfois dans les centres villes même s'il y a un gros rapport d'inégalité je l'entends Mais on a parti du constat que les goûtés étaient trop riches en sucre, saturé, gras. Et à partir de là, on a réfléchi à une manière, voilà, de transformer les pratiques. Et dans la transformation des pratiques, ça passe euh du coup par une réflexion qui vise ben à mieux organiser euh le goûter en limitant du coup les protéines, en en favorisant de un meilleur apport de fibre, en maîtrisant la quantité de glucides complexes.
Les familles aujourd'hui quand elles vont dans des magasins, elles repèrent pas, elles repèrent mal. Elles vont aller facilement vers des produits transformés au lieu d'aller des produits dit non transformés. Elle ne repère pas le nutrice corps.
Donc il faut les accompagner, il faut les aider. On on voit aussi pas mal de choses, c'est que je pense que les familles font de plus en plus attention au nutriscore. Mais c'est difficile, c'est difficile pour elle parce qu'elles ne comprennent pas forcément les étiquettes et y compris quand on est alerte sur le Mais alors moi je suis très curieuse, vous leur donnez quoi au goûter ? et ben, on leur donne du coup des choses simples, faciles euh faciles à absorber.
Yaourt, lait, euh céréales, euh des fruits, h du pain et euh ça se passe très bien en fait. Ça se passe très bien. Et en accompagnant l'enfant, du coup, on modifie les pratiques parce que les enfants, ils sont capables en fait de gérer ça passe.
Il boute pas quand vous leur supprimez les gâteaux, tout ça. Ça va, ça peut être difficile parce que il y a les effets du marketing, il y a les effets de l'accoutumance, il y a les effets du déséquilibres alimentaires qu'on absorbe aussi quand on décide de transformer les pratiques. Donc ça prend du temps, mais il faut s'engager, il faut pouvoir le faire.
Et aujourd'hui, on on manque cruellement d'engagement au niveau de l'État pour accompagner les collectivités sur ce sujet-là. Marie-Christine, la diététicienne à vos côtés, Fouette, voulait réagir le goûter. Oui, moi je voulais réagir sur le goûter.
Je sais pas si vous avez vu euh les packaging avant les gâteaux, ils étaient pas en étui en sachet. Aujourd'hui, vous avez des gâteaux, des marques de gâteaux où vous avez qu'à mettre h gâteaux par étui. C'est pas normal.
Et ce qui fait que dans le paquet, vous avez deux étuies de h gâteaux. Le parent, qu'est-ce qu'il fait ? Bah, il va mettre un étui dans le sac de l'enfant.
Sauf que l'enfant, il peut très bien manger un gâteau au petit au goûter, il y a pas de souci. Mais deux, ça lui suffit en fait. Il a pas besoin de manger les huites.
Mais qu'est-ce qu'il va faire ? Bah, il va pas les jeter en fait. Donc, il va les consommer.
Donc là, le problème, il est là. Moi, j'ai vu cette transformation. Ça fait 30 ans que je suis 10 et 10ne.
D'accord. Je suis maman d'enfant. qui sont âgés aujourd'hui de 22 ans et je l'ai vu cette transformation.
Un jour, j'ai voulu voilà, il voul des gâteaux au goûter. Bon bah OK, pourquoi pas ? J'avais les deux paquets de gâteaux similaires, la même marque similaire l'un à côté de l'autre.
J'en avais un, ils étaient en rangé classique, on va dire et les autres à côté, ils étaient en étui. Et ben, non seulement il me coûtait plus cher de les prendre en étui et j'en avais moins en terme de quantité. Donc la problématique, elle est là quand même.
Pourquoi ils ont mis des gâteaux en étui ? Donc moi, je conseille aux parents en fait tout simplement de les enlever des étu pour sensibiliser justement leurs enfants et ne pas les habituer parce que maintenant il y a même des marques qu'on ne trouve plus sans étu complèement. Mais c'est ça.
Donc moi je je leur dis bien aux enfants, il faut pas culpabiliser les parents non plus de de donner des gâteaux aux enfants. Donc souvent moi quand je reçois des enfants en consultation au cabinet en fait voilà, on essaie de travailler là-dessus plutôt que de les culpabiliser, de dire le sucre c'est pas bon tout ça. C'est Benjamina, on est en plein de dent là avec des tuit parce que là on parlait de l'étiquetage mais finalement on arrive à l'emballage maintenant.
Alors, je voudrais dire un mot euh je pense ça a été un peu dit, mais je voudrais le signaler. Un des arguments de l'industrie agroalimentaire, c'est euh il faut nourrir les Français pas chers et donc c'est la raison pour laquelle euh on est plus ou moins envahi et bah c'est comme ça par les produits transformés qui qui sont moins chers qui permettent à des Français qui ont des revenus pas terribles ou bien qui ont dire qui peuvent manger comme tout le monde. Simplement le fardeau social est beaucoup plus important qu'on peut l'imaginer.
Vous l'avez montré au départ, cette alimentation hypers succré, hyper transformée est à l'origine de maladie grave qui coûte à la société bien plus cher que si on faisait l'option d'une alimentation saine non transformée et de proximité. Et je pense que là-dessus, il faut vraiment être très clair. On avait je parle d'un argument d'un lobby d'une industriée, celle de l'alcool qui m'aime pas beaucoup mais que j'aime beaucoup.
Euh vous savez l'alcool coûte 105 milliards d'euros tous les ans en France. Elle rapporte 30 milliards. Je dis pas qu'il faut arrêter chez les les vines, c'est pas ça la question.
Mais si on arrive à faire un travail d'information, de régulation, évidemment, on peut arriver à équilibrer. C'est exactement la même chose que que j'entends avec la question du sucre, la question de la la conservation parce qu'ils vous disent "Bah évidemment, on met sur le marché des produits qui ont besoin d'être conservés par du sucre, par du sel. Euh ça permet aussi aux gens de pouvoir les stocker.
Ça permet aussi de sur le volume de de vendre moins cher et au bout du Oui. Mais on voit bien que là personne est dup de cette histoire d'étie. Alors il y a peut-être une facilité à emporter de goûter qui va pas s'écraser au fond du cartable aussi.
Mais est-ce qu'il y a besoin de faire deux étuies du gâteau ? Bien sûr que non. Non mais vas-y, pardon mais enfin c'est c'est le je le redis mais c'est c'est leur c'est des c'est des ça s'appelle le le capitalisme et la santé. la santé, c'est la c'est la variable d'ajustement.
Même quelquefois ils sont ils vont aussi être présents dans le le les produits pour faire le les régimes hein. Comme ça du coup, ils sont ils sont tout au long de la tout au long de la chaîne de la chaîne de valeur. Donc il y a ce truc est important.
Après, moi je je j'entends ce qui est dit, mais je je suis d'accord, il y a des des vers les industriels, il faut être sans doute beaucoup plus intransigent vers les citoyens et vers les enfants et notamment parce que compris par rapport à à une la génération d'avant, leur capacité d'information par les réseaux sociaux et cetera qui tous les jours ont dit c'est grave, c'est grave en même temps ils sont quand même ils ont beaucoup plus d'infos, ils sont beaucoup plus connectés que nous ne l'étions. à à leur réponse. Et donc il faut leur mettre à disposition euh il faut mettre à disposition ces éléments là.
Pourquoi je dis ça ? Parce que moi j'ai j'ai été frappé, j'ai été patron de l'Agence régionale de santé pendant le pendant le Covid, l'Agence régionale de santé d'Île-de-France. Les on est obsédé aujourd'hui par les complotistes, les antivax, les trucs.
Le le confinement, il y a il y a quand même pas de truc pire. Ça a été hyper respecté dans ce pays parce qu'on a pris le temps d'expliquer parce que je sais pas mon bord politique mais Édouard Philippe il a pu dire il y a des choses qu'on sait des choses qu'on sait pas voilà ce qu'il faut faire voilà comment on va éviter que le système ne s'effondre. La vaccination tout le monde disait les Français la vaccination ils veulent pas entendre parler.
Vous rappelez la ruée et le fait qu'on a été nous-même débordé. Donc je pense que le paris qu'on doit faire, c'est que l'effort démocratique pour partager ces enjeux, il doit être fait. Et c'est pas c'est pas juste le encore une fois une une cerise sur le gâteau où on fera tout ça quand on aura réglé le problème de l'hôpital.
C'est simultanément qu'on doit faire ça parce que sinon notre système comme le disait Xavier, il va se casser la gueule. Il vous êtes sensible à l'argument de Fouad qui dit aussi bah ça commence aussi par ces petites actions qui sont pas si petites au moment du goûter. d'aider les écoles et de pas laisser les parents mettre des gâteaux.
L'éducation, bah c'est aussi l'école. Dis tout à l'heure, en fait, c'est c'est des pathologies qui se construisent lentement en fait et silencieusement. Et donc oui, moi je pense que ça passe par des petites actions mais qui on qui sont des actions plutôt très importantes et pour moi ce ne sont c'est pas une histoire simplement que de petites actions, je peux me permettre. il faut pouvoir s'engager parce que ça a un coût que de livrer des goûter gratuits équilibrés à un public qu'on accueille, ça représente un coût et il y a une vraie inégalité entre les collectivités en France qui ne peuvent pas nécessairement toutes financer et aussi accompagner les équipes qui prennent en charge ces sujets là parce qu'il faut pouvoir former, il faut pouvoir informer, il y a de la prévention et ça prend ça prend du temps. qui il faut avoir en tête que les villes qui vont s'en sortir le mieux, ce sont les villes qui financièrement peut-être auront les moyens de gérer ces situations.
Or, il y a une vraie inégalité structurelle en fait qu'il faut pouvoir accompagner et je pense que l'État doit jouer ce rôle auprès de ses collectivités. Je suis pas je suis pas toujours loin de là à défendre le ministère de de l'agriculture parce que généralement c'est plutôt mes ennemis concernant la question du sucre. Mais pour le coup, il y a un programme aujourd'hui, je l'ai dit tout à l'heure, lait et fruits pour les collectivités locales qui financent l'ensemble des collectivités locales pour mettre des goûtés avec des produits sains et c'est financé par les fonds européens.
Donc et le problème c'est que les collectivités ont très peu cette information et donc n'utilise pas ces fonds qui existent et qui et d'ailleurs le ministère fait même des rappels auprès de l'association des maires de France pour faire en sorte que ces fonds soient utilisés pour éviter que l'Europe nous le reprenne infiné. Mais moi ce que je voulais euh répondre aussi c'est sur la question des emballages. Mais les emballages mais aussi pour la question des fruits.
Il y a une grande marque euh de fast food dont je terrai le nom euh qui a décidé un jour de euh changer ses produits de dessert pour les enfants et de mettre des pommes. Et en fait sachets de pommes. Des sachets de pommes.
Et ces sachets de pommes en fait plutôt que de faire une pomme entière ou honnêtement personne n'a envie de manger une pomme entière et ben en fait ils l'ont fait en en quartier. Et en fait le fait de l'avoir en quartier, les enfants mangent plus facilement des pommes, c'est devenu ludique. Et en fait c'est ça aussi qu'on faut il faut qu'on essaie d'apprendre et d'accompagner les parents, d'accompagner aussi les collectivités locales plus plutôt que de donner une banane entière ou une pomme entière, bah d'avoir des morceaux de de fruits pour permettre de remplacer le le dessert.
Je vous propose de sortir du fast food et du sachet de pomme. Il y a quand même une prise de conscience et une adaptation notamment chez les pâtissiers. On va en parler dans un instant avec vous Clarence.
Euh vous êtes de plus en plus nombreux à vous mettre au gâteau sans sucre blanc. On est allé dans une pâtisserie à Paris avec Maité Fréd et Juliette Prunier pour que vous voyez bien à quoi ressemblent ces gâteaux. Mais on va pas les goûter.
Don cet atelier de pâtisserie. Dernière touche avant l'envoi en salle. D'abord pour les flancs qui se partent de leur couche de caramel un peu particulier et puis des tartes au citron qui s'habillent de meringue.
Rien d'extraordinaire à un détail prêt. En fait, la petite particularité de nos pâtisseries, c'est qu'elles sont faites sans sucre blanc, vous voyez ? Donc, c'est du sucre de fruits.
Donc, c'est assez fin. Je dirais que c'est en terme de texture, c'est un mélange entre du sucre glace et du sucre semoule. Et la particularité, c'est qu'il a un poir sucrant qui est deux fois plus élevé.
Faire des gâteaux sans sucre, cocasse, pâts. Cette poudre blanche est issue de fruits, des pommes et du raisin du sud de la France. Il se dissou hyper bien, donc très pratique à utiliser en pâtisserie.
Pour Dorient, 25 ans, au milliers de followers sur les réseaux sociaux. Quand est-ce que je ouvrir ma pâtisserie sur Paris ? Bah, je crois que c'est le jourgier.
Plus question de travailler le sucre blanc, trop nocif pour la santé. Ce jour-là, avec les vieilloiseries de la veille, il cuisine un beau stock et dans sa crème anglaise, son fameux sucre de fruits. À la s du four, on ajouté du caramel au sucre de fruits, ça c'est paradoxal mais du caramel.
Et là, on va rajouter des petites pépites de chocolat. Le fructose à l'indice glycémique bas est-il une alternative aux glucoses ? Son prix au kilo reste neuf fois plus élevé.
Allez, au soleil. Dans la vie quotidienne, on mange tellement de mauvais sucre que s'il y a des alternatives et si on peut faire ça, pourquoi pas ? En fait, une alternative qui a tout de même un coût pour une tarte individuelle, il faudra débourser environ 7 €.
Et Clarence, vous avez fait la même chose. Vous êtes pâtissier, vous faites des gâteaux sans sucre blanc mais avec du sucre de fruits. Et on vient de le voir.
Il y a juste un un petit problème, c'est que ça coûte vraiment plus cher mais on en met beaucoup moins. Oui, ça ça coûte plus cher. Alors, c'est intéressant parce que la pâtisserie que vous montrez, ça fait le le sucre qu'ils utilisent, ça fait plusieurs années qu'on l'utilise et on est content de pouvoir voir qu'ils ont qu'ils ont enfin ouvert une pâtisserie.
Ils nous ont copié en fait, ils nous ont copié. Or, on peut pas dire ça. C'est une inspiration, une inspiration positive, je pense.
Et c'est très bien. Comment vous est venue l'idée ? Alors, l'idée c'est alors c'est intéressant, c'est on peut pas parler de la la pâtisserie le destin du gourmand sans parler de l'histoire de Judi Diob qui est un de mes amis proches avec qui j'ai grandi et qui est un ancien basketteur professionnel.
Et donc le nom, le destin du gourmand. Alors, vous allez comprendre le pourquoi. Donc, ancien basketteur pro reconvertit en pâtissier à la fin de sa carrière et euh et c'est juste avant donc de de d'être capable enfin de lancer pouvoir lancer sa propre pâtisserie qu'il a malheureusement euh il a dû aller à l'hôpital et il a frôé le coma et on lui a diagnostiqué à ce moment-là un diabète de type 2.
Ce qui fait que son rêve au moment où il allait ouvrir une pâtisserie, il était pas loin. C'est-à-dire que le projet était dans les tuyaux et c'était pour ça qu'il travaillait. Donc si vous voulez tout ce que vous venez d'apprendre euh la la cuisine, la pâtisserie française avec ses règles, tout à coup tombe à l'eau pour lui.
Mais euh au lieu d'utiliser enfin de de sombrer dans la dans la dépression et dans la déprime, il a euh il a il a fait de ce de ce problème force et il a j'étais pas encore tout à fait là je pas après. Oh c'est mon histoire est moins importante que la scène mais il a quand même utilisé ce ce problème. Il en a fait donc une force et il a développé pendant 1 an toute une gamme de pâtisserie traditionnelle française sans sucre ajouté.
Donc comme le à l'instard de ce que disait madame, écoutez-moi, désolé, j'ai oublié votre prénom. Euh Clémentine. Clémentine, merci.
Moi, c'est Clarence, un peu proche le de prénom. Et du coup euh il à un start de ce qu'elle disait, les sucres, le sucre blanc a des propriétés chimiques dans les pâtisseries. Donc retirer du sucre.
Pour retirer du sucre, tout le monde peut le faire. Mais il y a un travail beaucoup plus important d'équilibre. Et et le fructose a les mêmes propriétés, enfin le sucre de fruits a le même a les mêmes propriétés que le sucre blanc que vous avez réussi à enlever de vos gâteaux. pas forcément, ça va dépendre du type de fructose, mais là en l'occurrence, on parlait d'un sucre en particulier qui est un sucre, je pas citer la la marque, je pense pas que j'ai le droit, mais qui est un sucre alors qui est sous deux formes, soit de granulé, soit liquide et qui peut être extrait, c'est c'est un procédé d'extraction un peu particulier mais c'est on utilise pas que ça.
Est-ce que c'est un argument de vente pour vos clients ? C'està-dire, ils viennent chez vous acheter des gâteaux parce qu'ils savent que c'est pas du sucre blanc ou ou alors que ou alors c'est tout à fait à part et et ça change pas le goût du gâteau. Dans notre clientèle, il y a 80 % de la clientèle qui est féminine déjà.
Je sais pas pourquoi. À vous de faire vos propres conclusions. Et offre des gâteaux aux hommes.
Ah c'est ça. OK. Et il y a 20 % de notre clientèle qui est diabétique.
Donc au final le message est pas encore vraiment bien passé. Mais c'est vrai que la volonté des lad, c'est de redonner de l'espoir pour les personnes entre autres malades parce qu'il y a pas que le diabète, il y a aussi des personnes qui sont athlètes qui font des régimes kéto ou autres et euh de retrouver de se réconcilier avec le plaisir de consommer du des desserts de qualité comme les pâtisseries qu'il produit. Vous m'en avez apporté ?
J'aurais voulu mais les pâtisseries voyagent très mal parce que c'est des pâtisseries très fines. Bon alors je viendrai en acheter. Alors merci infiniment.
Ça passe tellement vite, une heure, on avait encore plein de choses à se dire, mais merci vraiment à vous d'être venu ce soir interroger monsieur le sénateur et monsieur le député et monsieur le professeur. J'espère que ces échanges ont été fructueux pour vous. Je vous souhaite de passer une excellente soirée et une belle fin de semaine sur la 8 sur LCP.
Nous, on vient avec chaque voix compte bah dès mh30. Bonne soirée.
Stéphanie Rist