DAVOS, BURN OUT (et petit coup de gueule) : François Ruffin sur BFM
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
j'étais par exemple au one Planet sumit qui se déroulait il y a quelques temps où j'ai vu Emmanuel Macron et pas le seul hein faire la danszuvante devant la finance on venir dire que si on était gentil avec la finance c'est elle qui allait résoudre les problèmes de la planète on a eu Versailles cette semaine maintenant on a Davos donc on a toute une série d'accllamation par par les les les dirigeants financiers de la planète c'est vrai que nous on se situe dans une autre donnée qui est de penser que à un moment où 82 % des richesses vientnent d'être accaparé par les 1 % les plus riches de la planète dit il dit il il y a une exigence je m'excuse j'ai pas entendu le discours d'aujourd'hui je vous l'ai dit mais il y a l'exigence de redistribution doit être la première la première vertu quoi voilà sauf que juste un mot quand même effectivement vous l'avez dit c'était le mini d'avos lundi à Versailles avec les patrons des grandes multinationales françaises et et international il y avait eu effectivement ce forum il y a moins de 2 mois maintenant on se dit pas quand même que Macron il est clairement en train de se démarquer aujourd'hui comme la figure stable de l'Europe et que c'est quand même quelque chose qu'on qu'on ne peut pas nier que il y a un un les investisseurs il y a l'innovation aujourd'hui en France il y a ce retour là la France est de nouveau peut-être en train de de briller bon ben j'en sais rien moi l'avenir le dira mais de toute façon moi je souhaite qu'elle brille pas forcément par on on attirant les investisseurs mais en se demandant comment il réparti ce gâteaul je la donnée que je sors régulièrement c'est que les 500 plus grandes fortune de France et ça c'est le tableau de challenge donc c'est pas un magazine marxiste et bien il énoncait queil y avait 6 % du PIB qui allait aux 500 plus grosses fortunes de France il y a 20 ans aujourd'hui on on en est à 25 % donc c'est pas seulement comment on fait grossir le gâteau mais c'est aussi ce gâteau- là qu'on on le reparti comment on fait pour que ça donne moi j'ai des fermure de classe dans ma circonscription dans des cartiers qui sont en zone prioritaire qui se portent très mal qu'est-ce que ça veut dire qu'est-ce qu'on produit pour l'éducation des gamins de demain donc si c'est jamais on on on accumule des richesses mais où est-ce qu'elles vont ces richesses est-ce qu'elles vont à la santé des gens est-ce qu'elles vont à l'éducation des gens il l'a dit hein on ait fais croire que la croissance ça concernerait tout le monde d queite Emmanuel Macron ce n'est pas vrai elle est de moins en moins juste concentré sur le 1 % un président on l'entend qu' se veut quand même plus social oui mais d'accord mais ça c'est dans ces discours mais quel sont quelle est la mesure concrète qu'il a pris au à l'automne dernier c'est quand même la suppression de l'ost sur la fortune pour les actionnaires le dédoublement des classes dans les dans les ou non mais d'accord non mais attendez la mesure la grosse le dédoublement de fa class ça se fait effectif constant et je suis bien placé pour le savoir puisque ma gamine est dans une est en r plus dans un dans une classe de CP les doublés donc vous voyez je suis en première ligne pour connaître ça mais je veux dire le le gros investissement de l'automne c'est 3,5 millions d'euros pour la suppression de l'impôt sur la fortune pour les actionnaires c'est-à-dire que le renforcement de cette de cette dynamique inégalitaire moi je pense que on a une dynamique inégalitaire dans la durée qui est pas lié Emmanuel Macron qui est lié au au structures de la mondialisation et ainsi de suite mais maintenant quelle doit être la responsabilité du politique est-ce que la responsabilité du politique elle doit être d'accélérer les dynamiques inégalitaires ou au contraire de tout faire pour les freiner et bien là là on a un président qui depuis l'automne dernier a choisi d'accélérer desgalita fr vous savez bien que tout ça ça se joue pas à Davos de toute façon là en quelques jours que tout ça ça se joue sur du long terme là un passage obligé d'avos versaill avec les les patrons des grandes multinationales est-ce que est-ce qu'on n pas dans des des des attitudes des des moyens de communiquer et aussi bah finalement des aujourd'hui des des preuves des démonstrations que la France est aujourd'hui en train de prend de reprendre le pouvoir de repr tant mieux on verra bien demain mais moi ce que excusez-moi mais je je peux pas m'empêcher de d'avoir un regard qui est autre que le vôtre excusez-moi mais question c'est pour ça que oui bon quand même qui qui comporte pas mal de d'implicite mais mais c'est de de dire que moi on a eu le le Premier ministre Édouard Philippe qui est alors que je lui poser une question sur Sanofi donc des milliers de chercheurs supprimés d'emploi de chercheurs supprimés le scandale de de suite qui vient nous répondre il ne faut pas dénigrer une entreprise française qui réussit et bien voilà la logique qui est celle d'Édouard Philippe et Castaner Christophe Castaner le porte-parole de la République en marche avait Grosso mod la même chose et voilà la logique qui est aussi celle de d'Emmanuel Macron c'est-à-dire on on on met un genou mais pour lui c'est pas mettre un genou il appartient à ce monde-là il appartient pleinement au monde de la finance et son gouvernement y appartient aussi donc il s'agit de mettre un genou à terre devant la finance en disant si on est gentil avec eux ils vont être gentils avec nous effectivement c'est pas c'est pas ma logique François Ruffin votre logique aujourd'hui c'est de d'imposer enfin en tout cas d'avancer sur le sujet du burnout 36 % des Français déclarent avoir déjà fait un burnout au travail chif de la CFDT de mars 2017 ce syndrome d'épuisement qui est aujourd'hui pris en sche par l'assurance maladie avec les députés de la France insoumisse vous avez présenté aujourd'hui une proposition de loi qui permettrait une prise en charge par la branche accident euh du travail financé par les employeurs pourquoi est-ce que vous voulez cette ce virage pourquoi le financement euh doit être pris non plus par la branche euh accident du par l'Assurance Maladie plus par les assurés mais par les employeurs je vais vous donner un témoignage c'est donc quelqu'un qui travaille chez Lidl qui vient me voir qui dit et donc qui a fait un burnout et manifestement c'est dû euh aux conditions de travail qu'il a eu à subir chez Lidl dans la durée aux conditions de management il était directeur d'un Lidl euh dans la dans la banlieu d'Amien il me dit je n'ai toujours pas compris cette difficulté cette impossibilité à me faire reconnaître en maladie professionnel pour que ce soit Lidle qui paye mais tous les médecins m'ont dit ne vous lancez pas là-dedans c'est hors tableau ça va être très compliqué et mon avocate pareil donc aujourd'hui se fait reconnaître ces missions quasi impossibles la question et c'est une question que se pose également agès Buzin c'est dans quelle mesure on va continuer à payer les défaillances du management ou le fonctionnement du management qui peut aujourd'hui provoquer des dépressions en série par exemple j'ai fais des entretiens dans des centres d'appel vous avez des gens qui pleurent tous les jours ils démissionnent ils dépriment il il se tienent à l'écart de la vie active pendant des mois et des mois et ça pour l'instant c'est conséquen du travail et bien ce sont les assurés qui les payent et non pas le responsable payur quelle conséquence vous voudriez que ça ait sur sur les employeurs qu'est-ce que qu'est-ce que vous espérez si c'est l'employeur finalement qui est obligé de de payer parce que il est déjà pénalisé l'employeur quand son salarié est en arrêt parce que par exemple mais non parce que ça peut être un ça peut être un moyen et c'est utilisé par exemple je cité le cas de Lidl c'est utilisé par Lidl ou par d'autres structures comme la case épargne comme un moyen de faire partir les anciens salariés qui ont de l'ancienneté et sans avoir à payer non mais juste l'absentéisme ça lui coûte ça purement et simplement non non mais je vous assure qu'il y a une part d'absentéisme qui est utilisé de cette manière là quand le travail prend du retard tout ch vous regardez chez lidle on remplace les salariés par des intérimaires du coup et et avec un gain pour le pour pour pour l'employeur en l'occurrence cons je je souhaite ce qui s'est ce que ce qui a été mis en en évidence par un économiste de la santé qui s'appelle Philippe as qui naziste qui l'a mis en évidence aux États-Unis c'estàd qu'aux États-Unis il y avait une très forte part d'accidents du travail et de malades professionnell et ça a été mis en lumière et les assureurs sont mis à aller voir les entreprises en disant c'est pas normal et donc du coup les assureurs ils ont chargé les entreprises et à partir de ce moment-là les entreprises se sont mis à prendre des mesures de prévention parce que ça ça s'inscrivait dans leur bilan comptable aujourd'hui quel type de mesure de prévention par exemple là quel type de mesure de prévention là bah de se vérifier qu'il a moins de surcharge de travail donc comment vérifier alors parce que c'est tout le N du problème François Ruffin c'est comment comment prouver que la souffrance ne vient que du travail comment prouver la surcharge de travail les emails on sa bien même qu'au prudomme quand on est en pro avec d'objectiver le burn vous savez d'abord nous ce dont il s'agit bon parce que on s'est appuyé quand même sur la cabine nationale de médecine et ainsi de suite le professeur Patrick Légeron qui a rendu un rapport pour la C national de médecine sur le burnout lui il dit il faut la reconnaissance en maladie professionnelle et il dit il s'agit de reconnaître les troubles psychique c'est-à-dire la dépression lourde le Le Post le le le le syndrome post-traumatique et le stress l'enquiété généralisée mais maintenant vous savez pour toutes les maladies toujours quand il y a une tentative d'avance d'avancer et de mettre d'intégrer des choses dans le tableau des maladies professionnelles il y a toujours eu les employeurs qui ont dit c'est flou c'est multifactoriel ainsi de suite si vous prenez ce qui s'est passé sur le charbon on av on disait que c'était les les gens qui qui fumaient voyez sur la vous dites vous ça veut dire que vous vous dites et je vais donner la parle à aujourd'hui il y a un seul burnout il y a une forme de Burnout c'est comme la pénibilité pbilé alors je vais redire c'est je suis pas un grand technicien d'habitude mais je vais vous demander d'être attentif à ce que je vais redire là non mais j'ai bien entendu ce que vouis dire simplement ce que je voulais dire c'est que on est on est évidemment confronté a une difficulté qui est à la fois de localiser ce qui vient de la vie familiale et des problématiques personnelles de la quantité d'ail la quantité de pression le le taux horaire tout ça c'est très compliqué Bruno saz pour les psychiatres le disent ils arrive très bien à démêler les fils ça se fait sans difficulté mais je redis il s'agit pas de la reconnaissance en tant que tel du burnout le burnout n'est pas reconnu comme une maladie donc ça va pas l'être comme maladie professionnelle mais c'est bien des troubles psychiques liés au travail et c'est ça qui qui est le nœud du problème aujourd'hui on a aux alentours de 400000 personnes qui tous les ans quittent la vie active temporairement il faut espérer pour la plupart mais définitivement pour un certain nombre d'entre eux à cause de ces troubles psychiques c'est une véritable épidémie moi je pense qu'on a eu la silicose pour les mineurs dans les poumons au au au 20e siècle et on a une forme de silicose dans les cerveaux dans des tas de métiers aujourd'hui dans le pays et vous savez quand vous faites des entretiens avec les gens vous c'est vous comprenez très bien quel était le le nœud comment s structuré le nœud et s'il y a il doit y avoir une contestation la contestation est possible si l'employeur n'est pas d'accord il peut contester cette décision et queil y ait une confrontation et qu'il a disc pour il ne pas imaginer directement des sanctions par exemple pour l'employeur mais alors c'est une piste hein c'est une piste qui est explorée non pas par notre proposition de loi mais qui est par exemple explorée de manière à mon avis assez intelligente je l'espère qu'on va pouvoir avancer là-dessus par la CNAM puisque ça pose des gros soucis quand même ce sont des milliards d'euros qui aujourd'hui sont pris en charge par les assurés et qui ne le sont pas par le je dis polyeur payeur et laacnam se demande s'il faut pas croiser les données d'absentéisme et les données de consommation d'anxiolitique et sanctionner les arrêts maladies en fait c'est très intéressant parce que ça Renfer sur la lecture qu'on a de l'absentéisme puisque l'absenisme aujourd'hui il est posé en étant du côté la la faute c'est l'employé et la CNAM se demande si on doit pas en tout cas quand il y a une espèce d'épidémie d'absentéisme dans des entreprises mettre le le le la responsabilité du côté de illeurs bah la réalité c'est que d'abord euh ça coûte cher à tout le monde en fait hein quand on on en prend conscience ça coûte cher à l'entreprise ça coûte cher au salariés ça coûte cher à l'État donc il y a un moment où voilà cette idée que l'entreprise n'en tient pas compte c'est c'est pas tout à fait vrai et euh la France en revanche est un pays qui est extrêmement en retard par rapport à ce qui se fait dans beaucoup de pays sur le traitement de ces de de ces problématiques là alors la sanction c'est bien alors pour payur c'est pas tout à fait ce que vous avez exp parce que dire que en gros c'est les patrons en général qui doivent payer c'est une chose paur payur c'est pas ça c'estd qu'en gros ce sont les entreprises qui ont des comportements qui sont néfastes qui sont sanctionnés ça il faut trouver le moyen et avec les assurances c'est ça qui est intéressant c'est pour ça que c'est une étape ce qui va ce qui va arriver parce que ça va arriver il va y avoir une forme de reconnaissance mais ça n'est qu'une étape ça résout pas le problème c'est pas comme ça que vous dissuaderez les entreprises et c'est pas comme ça qu'on découragera les mauvais comportements c'est beaucoup plus compliqué que ça c'estàd qu'il faut faire d'abord de la de la prévention ça passe par la réorganisation des espaces de travail la réorganisation du temps de travail ça passe par redonner du sens au travail c'està-dire que les gens ils ont un métier et pas seulement un travail ça veut dire qu'il faut revaloriser le travail collectif et cetera donc il y a y a des pays au Canada par exemple ils ont fait des systèmes assez intéressants où c'est un label qui s'appelle entreprise en santé ou si vous n'avez pas ce label par exemple vous ne pouvez pas accéder à certains types de marché derni question François Ruffin benoont mène déjà ce ce ce combat pour faire reconnaître le burnout comme maladie professionnelle estce vous vous êtes assuré son soutien bien sû aujourd'hui pas pas seulement de lui il y avait le soutien du groupe socialiste il av le soutien des des communistes mais même vous savez il y a il y a que la République en marche qui a dit non à tous les amendements qui étaient proposés mais il y a eu plein d'amendements qui ont été votés par exemple par les républicains par exemple sur le fait qu'il faut qu' aujourd'hui on sache combien ça coûte juste pourquoi la République en marche ve parcep par principe c'est toujours comme ça par principe la République en marche a l'interdiction de voter un amendement voter une proposition de quel que soit le sujet venant d'un are groupe donc c'est une grave à mon avis de se jeen profite pour faire une dernière petite ouais je vois que vous marquez François Ruffin le coup le coup de gueule de François Ruffin moi je je comprends pas pourquoi moi je suis toujours sur le mod du coup de gueule ou du coup de sang parce que je veux dire je fais une proposition de loi que je porte depuis un mois et demi je suis allé inter j'ai passé 58 heures d'audition je j'ai un rapport qui fait 110 pages donc là il me semble qu'on est dans un travail qui est au-delà du coup de gueule effectivement mais c'était assez parlant c'est he n'est-ce pas mais en tout cas on entend bien et on voit bien le travail l'énerg avancer ça va avancer ça va avancer merci beaucoup François Ruffin d'être venu vous en expliquer en tout Casy sera la prochaine étape merci beaucoup on se retrouve nous dans un instant
François Ruffin