INTERVENTIONS MEETING DE LONGUEAU : WHIRLPOOL, PRIMA, SIMPLY, AVS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Donc nous on était le on est venu ce soir pour rendre un grand hommage à François. Euh c'est moi. Ouais.
Euh parce que je préfère rendre un hommage à François qui a l'écran qu'à François qui nous prend pour descendant, hein. Euh ça c'est voilà et ça, j'en j'en suis fier. Pour nous la politique c'était bon enfin c'était euh vous savez vu euh vous savez nous dans là on nous a annoncé la fermeture on nous a annoncé la fermeture de notre entreprise le 24 janvier.
Euh ben voilà, on a pris un coup de massu. Maintenant ben on est fort content que des gens comme François soient derrière nous. Euh des politiques, on en a vu euh bon bah ils veulent racheter le site à un eurosymbolique.
On va recréer des emplois, on veut la l'industrialisation sur le site d'amien et patati et patata. Euh François Ruffin était là déjà il y a 18 ans quand le site Wpool a délocalisé euh en Pologne euh en Slovaquie. Bon enfin c'est dans l'Est, c'est toujours pareil. il délocalise toujours pareil.
Dans un premier temps, c'est la Slovaquie, demain, ça sera sûrement l'Afrique et et ça continue. Alors, si des personnes ne fait ne font rien, euh bah des des abondements de loi qui ben qui taxent ou qui interdisent le produit sur le territoire, ça continuera. Donc euh nous on est fier que François ben soit le porte-parole de ça hein, qui interdise des produits et puis taxe et produit.
Donc maintenant euh ben moi je dis euh Picardi debout et euh pas que la Picardie mais il faut que la France se lève. [Musique] Bonsoir à tous. Euh nous sommes 290 actuellement.
Nous étions 1200 il y a 18 ans. Tous les ans, il y a des départs en retraite. Ouais.
Ouais. J'étais ton enfant. Euh on nous a appris la fermeture de l'usine il y a quelques années déjà.
On nous avait dit "Si jamais vous faites des efforts, ça va aller, on va rester sur à mien et tout." On a laissé des RTT, on a on a fait plein de sacrifices au niveau familial, on a donné des samedis obligatoires non rénumérés pour sauver l'entreprise. On a Qu'est-ce qu'on a encore fait ? l'intéressement, on s'est assis dessus pendant des années et des années alors que on vient d'apprendre que l'usine était en plus que positif depuis bien longtemps et chaque fois qu'on allait en réunion face- à face avec la direction, nous montrait des graphiques truqués qui nous disaient que on était mauvais en productivité, en qualité, en abstantéisme.
Tout ça c'était du pipoto, c'était pour enrichir les actionnaires. Et là aujourd'hui, ben on nous délocalise pour soi-disant une non rentabilité de l'usine. Alors que ça fait des années qu'on est rentable.
On a on a montré notre savoir-faire, on a fait de la qualité, on a fait on a fait plein de choses en fait. On a fait tout ce qu'on a pu donner nos bras, on a Et puis ben maintenant on va se retrouver tous au chômage. Moi je vais avoir 49 enfin j'ai 49 ans.
Mon mari a 50 ans, on travaille tous les deux dans la même dans cette boîte làà on n'a jamais été à Pôle Emploi de notre vie. Et quand ça vous arrive à cet âge là, franchement ça fait peur. Et on se dit qu'est-ce que vont devenir nos enfants après ?
Parce que nous pour nous maintenant c'est dur mais pour nos enfants ça va être encore pire. Donc, il faut que tout le monde se donne la main et que tout le monde réagisse pour faire barrage à tous ces politiciens verreux qui nous gouvernent et puis qu'on arrive à remonter nos manches et à à essayer de changer les choses et s'il y a du monde, on va pouvoir y arriver. François, c'est le premier maillon et il y en a d'autres qui peuvent s'enchaîner à lui derrière et on lui dit un grand merci.
Il y a WHPOL mais chez Whpool, je tiens à souligner, il y a aussi beaucoup d'intérim et il faut pas les laisser sur le bord de la route parce que c'est déjà assez galère d'être intérimaire et quand il y a un plan social, il faut pas que faut faut que le plan social ça soit aussi un peu pour les intérimaires. Et il y a là en l'occurrence un sous-traitant direct et quasi qui travaille quasi exclusivement pour Whirlpool, exclusivement ses primas. Et donc voilà euh les salariés euh de quatre salariés de Prima. [Applaudissements] Bonsoir tout le monde.
Euh Prima France, nous on est 56 salariés, on travaille 100 % pour Berpool. Aujourd'hui, on est tous euh au mois de juin 2018, on est tous comme nos frères depo euh tout le monde au chômage. Voilà quoi.
Vas-y, vas-y, vas-y. Merci. Et aujourd'hui, moi je suis ici euh je je soutiens François parce que lui le seul politicien aujourd'hui qu'il vient Shewerpool et bon nous parce qu'on est dans le site de Verpool, le seul politicien aujourd'hui qu'il vient euh parler avec nous voilà quoi.
Ça ça fait plaisir. Et je laisse la parole à mon collègue. Bonsoir à tous.
Euh c'est vrai qu'on est venu rendre aussi hommage à François pour la première fois d'ailleurs euh qu'on se rencontre. Vraiment merci beaucoup parce que vous essayez de nous encourager et vous savez que aujourd'hui chez C prima France on nous a déjà crcifié. Sincèrement, pensez quand même que une entreprise comme Prima France, un sous-traitant, on se sent même plus comme si on existe.
Je me mets à votre place et mettez-vous à notre place aussi. Aujourd'hui, on sera dans la rue. Dans la rue.
Le patron de Prima France ne veut pas nous dire la vérité. Si Prima France officiellement, jusqu'à présent, on n'a pas de réponse mais on sait que officieusement rien n'a été dit jusqu'à présent. Donc nous sommes tous dans l'émotion aujourd'hui ou demain nos familles et tout le monde sera à la porte et dans la rue.
On ne sait pas où trouver du boulot. Vous savez ici amien encore la plupart des entreprises qui ferment et vraiment c'est dur c'est dur à avaler. Je vous remercie pour votre et vraiment François François c'est soutenez-nous s'il vous plaît soutenez-nous François je nous comptons beaucoup sur toi vraiment c'est ça sera ça va nous remonter le moral merci beaucoup he pour tout le monde.
Je vais dire un mot plus ch euh moi euh je veux dire je vais pas faire de miracle, on le sait bien. Maintenant il y a quelque chose, c'est bon, je le redirai après, mais c'est le sentiment ou pas qu'on les gens d'être représentés et que leur souhait, leur revendication soit essayé d'être porté un peu plus sur le devant de la scène. Maintenant, c'est évident que moi aujourd'hui, je vais pas faire de miracle et moi à l'Assemblée nationale, demain, je me bagarrai.
Il y aura une voix pour vous mais euh tout seul je voilà je veux pas vous la vous la raconter à l'envers. Moi, je veux dire que je suis très touché parce que par la la la présence des salariés et de Frédéric ici, d'abord parce que Frédéric, la première fois que je l'ai croisé sur le parking de whpool, il pourrait me faire les dialogues de de merci patron en intégral et euh surtout parce que j'ai bien senti au départ la méfiance mais on me regardait de manière sympathique mais en même temps la méfiance vis-à-vis voilà, on veut pas faire de politique et puis tout ça et dans un premier temps, c'est les salariés qui sont venus et maintenant c'est le délégué CFDT. de l'usine qui vient ici être présent et je pense que c'est un signe et qui est un signe de fort qui est et par ailleurs moi j'ai reniflé alors c'est de l'intuition vous savez il faut juste avoir du pif dans ces cas-là mais je renifle un truc différent quand je vais maintenant sur le parking de whpool à savoir que au départ c'est front national front national front national front national moi un gars qui me dit moi je vote marine pour les faire chier et moi qui répond bah vote pour moi je les ferai encore plus chier quoi.
Mais mais et et j'ai et c'est c'est du pif comme ça. C'est du pif mais j'ai le sentiment que ça a un peu changé. Au moins sur la législative, sur la présidentielle ça va être c'est autre chose mais au moins sur la législative je pense que voilà ça a changé.
Ouais. Moi ce qui me fait chier c'est que les quatre patrons de la multinationale pool leur salaire à eux représente 900 salariés et demain on va nous dehors pour moins 300 salariés. Donc moi, ce qui m'emmerde, c'est ça.
Donc il faut que ça cesse. Il faut qu'il y ait des lois. Il faut des François Ruffins.
Voilà, il faut arrêter le désastre des multinationales qui vont se goinfrer de ben de de nos impôts de de du CICE de des réductions Fillon. Il y en a m il faut que ça cesse. Donc des des François Ruffins, il en faut.
Donc Picardi debout et je le répète, il y en a marre. Bonsoir. Donc je m'appelle Lisa, je suis prof au lycée Montigne à Amien.
Euh alors, je me sens, j'ai presque l'impression bientôt les classes, il y aura autant de monde en fait, je crois. Euh j'ai un peu je me sens pas super légitime quand je passe après Worldpool et tout parce que je suis fonctionnaire euh et pendant longtemps les fonctionnaires on s'est senti en sécurité et même aujourd'hui finalement on se retrouve un peu menacé et j'ai envie de dire les fonctionnaires, ben quand même on bosse et on fait aussi on bosse on fait du boulot quoi et surtout avec les élèves. [Applaudissements] Alors pour ceux qui connaissent pas, en fait je tremble euh pour ceux qui connaissent pas le lycée montagne, c'est un lycée dans les quartiers nord d'Amien.
C'est un lycée professionnel qui forme en grande partie au métier de l'automobile. Donc c'est un lycée globalement qu'avec des garçons qui viennent de milieu à 90 % défavorisés, fragiles et des garçons souvent qui ont vraiment souffert à l'école pour avant d'arriver jusqu'à nous. Et donc au mois de janvier, comme dans tous les collèges et tous les lycées de partout, on reçoit une enveloppe avec des moyens pour mettre en place la rentrée qui va suivre.
Et alors en fait dans l'éducation nationale, ce qu'il faut comprendre c'est qu'en général on comment on dit, on habille Paul pour déshabiller Pierre enfin et cetera. Donc en fait chaque année, on est habitué à perdre des moyens, des profs, des classes et cette année, c'est tomber assez fort sur nous au lycée Montagne. Je vais pas vous donner le nombre d'heures.
Tout ça c'est super technique mais en gros on perdait trois postes de prof ce qui nous obligeait à fermer des classe une classe de terminale une classe de première et puis aussi de regrouper ensemble des sections qui n'ont rien à voir qui passent pas les mêmes examens qui suivent pas les mêmes cours. Donc en fait tout ça devenait impossible à mettre en place à la rentrée. Alors du coup, ben les profs on s'est réunis et il faut savoir que le lycée Montne c'est pas tellement un lycée avec des profs syndiqués, c'est des gens qui sont proches de leurs élèves, mais finalement on s'est dit on peut pas ne rien faire.
Donc on a fait une journée de grève euh et puis on a dit ben pour que ça marche, il faut appeler la presse, sinon ça fera rien. Et bon alors on a eu le courrier Picard et France Bleu et on a eu Fakir et François qui sont venus le lendemain et François a publié dans la foulée un article pour nous défendre et comme par hasard le rectorat nous a appelé dans l'heure qui suivait la publication de l'article de François pour nous recevoir. Donc on a été reçu une délégation.
Alors ils étaient plus nombreux que nous. Il y avait la rectrice, ce qui n'arrive jamais. Euh tout le monde était là avec un peu pour nous dire "Oh mais on a bien entendu, on est triste pour vous.
Euh on va vous redonner des moyens." Mais c'est surtout pas bien d'avoir appelé [Applaudissements] Fakir. Donc résultat des courses, ils nous ont redonné la moitié de ce qui nous avait pris.
Donc ils nous ont donné euh les profs en fait ne partent pas. Donc quelque part on était content, on avait quand même gagné sur ce côté-là. Mais ça change pas grand-chose pour les élèves puisqu'il nous enlèvent quand même une moitié des heures.
Donc il va y avoir encore des classes qui vont être qui vont souffrir. Les gamins redoublants, bah on pourra pas les prendre. Donc imaginez un gamin qui est arrivé jusqu'en terminale professionnel pour faire mécano, il rate le bac et ben on va lui dire bah tu te démerdes, on a plus de place pour te prendre, tu peux pas redoubler, tu peux pas retenter le bac.
Et puis il faut savoir que le les lycées automobiles, bah il y en a pas beaucoup dans la région. Donc ben ils sont un peu condamnés. ces gamins-là.
Et puis c'est aussi on est triste aussi pour les élèves qui sont en CAP parce que c'est la plus petite formation. On a beaucoup de gamins étrangers d'origine étrangère qui parlent pas bien français, qui savent pas trop lire, pas trop écrire. C'était peut-être le plus petit diplôme qu'il pouvait avoir et puis eux aussi ben on va les laisser un peu sur le carreau.
Donc enfin voilà, quand François Hollande est arrivé au gouvernement, on peut se dire les profs on était quand même globalement contents. On se disait la casse va s'arrêter. Il nous avait promis que ça irait mieux.
Résultat, ça ne va pas mieux. Euh on continue à taper sur l'éducation nationale gratuite pour tous et qui fait que aujourd'hui la plupart des parents se tournent vers le privé. Euh ce qui et et nous on nous fait travailler avec des élèves dans des conditions de plus en plus déplorables.
Donc merci quand même à François et à Fakir d'être venu euh pour nous défendre. parce que je pense que ça a largement joué, mais néanmoins, on continue à être inquiet euh pour ce que ça va devenir euh pour les lycées professionnels parce qu'en plus, on veut les rattacher directement aux boîtes des patrons et nous faire dépendre de la région et plus du tout de l'éducation nationale. Donc tout ça ne semble pas être un bon présage pour l'avenir des [Applaudissements] enfants.
J'aurais dire un mot euh d'atello politique sur le le petit passage. Bah nous on est fonctionnaire et machin. Qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse ?
Notre objectif politique et social, c'est de réconcilier les deux cœurs sociologiques de la gauche qui ont divorcé. En gros, les profs et les prolot, les classes populaires et la classe intermédiaire. Si on n'arrive pas à faire se joindre ces deux groupes sociaux-là, nous nous perdons.
Si jamais et je dire mon film est une illustration de ça quelque part, je l'explique comme ça en disant l'éclure quelque part ce sont les ce sont c'est l'incarnation des classes populaires avec Marie-Hélène. Moi, je suis la classe intermédiaire. Moi, si jamais j'y vais tout seul, j'emmerde pas Bernard Arnaud.
J'ai pas de film. Les clures, s'ils y vont tout seul, ils gagnent pas contre Bernard Arnaud. La seule manière d'aller chahuter l'oligarchie, c'est d'avoir été allié la classe intermédiaire avec les classes populaires.
Et il faut absolument qu'on réusse ça à nouveau. Il faut qu'on y arrive pour qu'on arrive à faire ça à nouveau dans la rue et dans les urnes. Voilà, Claude Lecler de la CGT UL Zone est là pour Simply Market.
Bonsoir tout le monde. Tout d'abord, félicitations à l'équipe Fakir et François pour le film et pour le César parce que moi j'ai un problème, c'est que je sais pas ce que je trouve le mieux dans cette histoire. Est-ce que c'est le César ou est-ce que c'est le discours ?
Et j'ai ce problème là, je sais pas mais en tout cas, tu dis que tu es pas un héros tout à l'heure mais faut savoir, faut avoir quand même une sacrée peur de pour balancer ça devant tout le monde. Donc voilà, merci merci pour l'invitation. Merci pour l'invitation.
Moi, je suis le secrétaire général de l'Union locale CGT zone industrielle et le délégué syndical. La zone industrielle, vous savez, c'est c'est le plateau à Mianor qui est en train de se vider complètement. Il y a eu mais pas que.
Les plans sociaux se multiplient, on en parle moins parce que ça fait moins de bruit. Euh des Marilènes Bourlard sur la zone, il y en a plein et finalement ceux qu'on parle le moins, c'est-être ceux qui sont plus efficaces parce qu'ils font moins de bruit dans l'impresse et qu'on voit moins dehors. Mais donc c'est la zone industrielle, c'est ça.
Et je suis le délégué syndical CGT chez Simply Market. Alors Simply Market c'est quoi ? Vous connaissez les magasins Simply Market ?
Euh c'est le la filière supermarché d'Auchamp. Auchamp est la deuxème fortune de France. 80 milliards de bénéfices nets en 2016, enfin de chiffres d'affaires en 2016.
Cette invitation pouvait pas mieux tomber puisque elle tombe après un CCE qui a eu lieu hier, l'ordre du jour, restructuration de l'entreprise, reformation de l'entreprise. Une réunion qui dure de 9h à 19h. On vous en met plein la tête.
Ce qui en découle, c'est personne a trouvé un PSE. Voilà au champ la plus grande la deuxième fortune de France la plus grande chaîne de consommation, j'arrê pas de distribution parce que c'est de la consommation, la plus grande chaîne de consommation va faire un PSE. Dans quel but ?
Le but c'est de tout regrouper. Alors on fait un PSE, nous auchamp va faire une délocalisation madine France. C'est-à-dire qu'ils avaient des services partagés un peu partout éclaté dans la France et Auchamp, vous savez, il est familier et très fidèle au nord de la France, très au nord, même même très très très honor parce qu'il est passé en Belgique.
Donc et donc il vauve d'Isque et il crée un service unique en France avec un magasin école et cetera. Enfin voilà, on nous vend le truc en nous disant que c'est 300 postes créés. Sauf que il y a des gens qui travaillent à Mien, il y a des gens qui travaillent à Cournon, il y a des gens qui travaillent à Strasbourg, il y a des gens qui travaillent dans le sud, il y a des gens qui travaillent à Bordeaux.
Et donc qu'est-ce qu'on va faire ? Tous les services partagés et ben vont à Ville-9 d'asque. Donc on dit au salariés d'Amien, c'est soit vous allez là-bas, soit ben on va vous accompagner.
Tu veux dire quoi vous accompagner ? vous prendre la main, elle a pas l'emploi hein. Ils ont beau créé des des des cellules de classement et cetera comme ils ont fait chez GER, le résultat c'est la même chose hein, c'est pas l'emploi.
Donc sur un mien sur le bassin miennois c'est environ pour l'instant on a pas encore les chiffres mais c'est environ 80 personnes de concerné surtout Simply Market l'entreprise attaque les magasins Simply Market enfin ce qui gère donc la logistique la pro logistique Simply Market c'est 584 personnes et 424 personnes chez chez Auchamp 1000 personnes et on nous vend 300 emplois créés faites le calcul il en manque 700 ça c'est en cours de route. Et après on dit auchamp dit ils vont créer une une entreprise. Donc avant ils étaient affiliés leur supermarchés étaient affiliés à leur logistique chez Simply et chez Auchamp.
Et là ils regroupent tout. toutes les logistiques, ils en font qu'une seule qu'ils appellent au champ retail logistique. Et ça en fait c'est rien que devenir prestataire pour au champ lui-même.
Il crée une société filiale qui devient prestataire au champ pour au champ. Je vous passe les détails de pourquoi ils le font hein, ça on le sait tous. Et la conséquence de ça, c'est quoi ?
C'est la mise en concurrence des salariés, la productivité qui devra augmenter, l'informatisation de la logistique, on va devenir des robots. Vous voyez, je suis venu avec ma banderole sur lequel on marque au champ ou à la ville, on n'est pas des esclaves. Ben, c'est soit on va être réduit au rang esclave ou de robot.
On aura ce choix-là ou alors on ira à Pôle Emploi. Voilà un peu le décor planté euh de ce qui va se passer encore une fois sur la zone industrielle. C'est 80 personnes en moins sur la zone industrielle.
Ça continue, ça continue, ça continue. Alors nous, il va falloir qu'on se bouge, il va falloir qu'on agisse. Et quand j'entends Lisa parler et se justifier en disant "Nous, on est fonctionnaire, on travaille." Ben ouais, on en est convaincu nous.
Il y a pas de problème. Et et il va falloir que comme le disait François, qu'on se bouge vraiment tous ensemble à un moment donné et qu'on arrête de regarder si le voisin qu'est-ce qu'il fait et euh et est-ce qu'il bouge ? Est-ce qu'il bouge pas ?
Il faut y aller. Il faut leur rentrer dedans. Ce soit à tout le monde.
Il faut il faut y aller. C'est maintenant où jamais alors je vaux pas reprendre le vieux discours, mais c'est maintenant ou jamais il faut y aller. On a pas le choix.
Si on laisse passer cette opportunité de 2017, on est mort. Maintenant, il faut rien attendre. surtout quand on voit comment ça se passe.
Mais il y a il y a quand même des gens comme François auxquels on peut croire que on peut espérer qu'il tiendra ses paroles. De toute façon, on en est tous convaincus ici. C'est un homme de parole.
Euh il faut le soutenir, il faut y aller et lâchez rien. Merci à vous. Dans le secteur privé, le plus gros bénéficiaire du crédit impôt compétitivité emploi, c'est Auchamp et c'est Carrefour.
Donc voilà au compétitivité emploi hein, je répète un emploi. Donc voilà. Bien.
Ben donc je vous propose d'accueillir les auxiliaires de vie sociale. Elles m'ont dit en colère. Donc je vous le dis, elles sont en colère.
Il y a Sylvie, Annie, euh Véronique, Patricia et [Applaudissements] Fia. Bonsoir à tous. Alors ben nous sommes des auxiliaires de vie sociale.
Alors je vais expliquer un petit peu ce que c'est le métier. Nous nous occupons des personnes âgées à leur domicile. Attends, on me demande est-ce que vous dans le fond vraiment vous pouvez faire silence ?
C'est pas facile de parler devant plusieurs centaines de personnes. Donc vraiment au bar au bar. Est-ce que vous m'entendez ?
Est-ce que vous pouvez faire le silence pour la pour Annie ? Merci. Donc je répète, nous sommes des auxiliaires de vie sociale.
Nous nous occupons des personnes âgées à leur domicile. Et voilà, il y a deux formes d'aide pour les personnes âgées. Il y a le prestataire, donc c'est l'association qui est notre employeur et nous avons des des acquis avec ça.
Et il y a le mode mandataire, c'est la personne âgée qui est employeur. Pour nous, c'est moins bien forcément. Et donc depuis quelques années, depuis 2009, on va dire, on était passé en prestataire et on avait acquis bah de l'ancienneté, des animités kilométriques.
Le temps entre deux vacations était payé. On avait des formations et on avait une mutuelle, on avait des vacances, voilà, on avait acquis plein de choses. Et maintenant, depuis 1 an à peu près, le département a décidé de reculer, donc de revenir au mode mandataire et c'est pour mettre les personnes âgées employeurs.
Mais malheureusement, nous perdons tous nos acquis. Nous n'avons plus d'ancienneté, nous n'avons plus d'indemnité kilométrique, nous n'avons plus de de temps intervacation, plus de formation, plus de mutuel non plus. Et ça, nous le refusons.
Donc depuis 1 an, nous nous battons pour garder le prestataire. Mais malheureusement, nous sommes pas nombreuses et heureusement que François est là pour nous aider, pour nous aider à nous débrouiller parce que sinon malheureusement n'aurait pas pu continuer à nous battre. Donc ça c'est le conseil départemental parce que le l'apport le la prestation que les gens touchent, c'est le département qui le verse aux personnes âgées ou à l'association.
Euh donc nous euh nous vivons cette décision comme une grande injustice. Ça été pris, c'est une décision qui a été prise sans consultation et nous demandons un débat public avec monsieur Saumon qui est le président de du département mais il refuse, il refuse à chaque fois, il refuse et c'est sous le prétexte de faire des économies mais on veut faire des économies sur le dos des personnes âgées qui sont vulnérables sur le dos des oxières de vie mais qui sont dans une situation déjà précaire. Il faut savoir que le le salaire moyen d'une auxiliaire de vie est de 900 900 € environ par mois, parfois beaucoup moins aussi parce que c'est un travail à temps partiel, parfois même très partiel et donc nous sommes contre cette décision et nous nous battons et nous essayons de de faire le maximum. [Applaudissements] On va faire un selfie, on va faire une photo.
Euh, j'aurais j'aurais ajouté un truc. On a croisé Laurent Saumon en au vœux. Je veux dire, c'est pour dire que la logique est la même évidemment infiniment plus petite échelle mais entre les whpol et les AVS.
Chez whpol c'est un mec qui gagne 13 millions de dollars par an. C'est-à-dire qu'il gagne à lui tout seul autant que les 290 salariés de whol, la centaine d'amté et les 50 de primat qui décident que ces salariés là coûte trop cher. Et là, on est dans le même cas puisque c'est un mec je lui je lui ai demandé qui gagne bon, on va dire 7000 € à mon avis c'est qui qui décide en plus de manière hors la loi sans doute largement mais enfin qui de toute façon quand mêement bien même ça serait légal il y a plein de choses légales qui ne sont pas morales et qui décident que ce sont des des femmes qui sont déjà pour le nombre d'entre elles à la limite de la pauvreté du seuil de pauvreté et donc qui vont glisser en dessous avec ce changement de truc qui gagnent trop.
Je lui ai dit "Mais simplement, est-ce que vous vous pouvez vous regarder dans une glace ? Est-ce que vous n'avez pas honte ? Je veux dire, il y a juste alors est-ce que c'est légal ?
Est-ce que c'est pas légal ? Machin les recours devant le tribunal, c'est une chose. Mais juste se dire moi qui gagne correctement ma vie, est-ce que je peux décider que ces femmes qui se lèvent tôt le matin et qui se couchent tard le soir avec des grosses coupures et tout ça, elles gagnent trop quand elles arrivent à atteindre les 1000 1100 € par mois et que c'est là-dessus qu'il faut aller chercher 30 % d'économie.
Donc voilà, je pense que c'est et donc il y a des fois je suis pas contreplacer les choses sur le terrain moral aussi moi. Mais bon voilà, il y a une personne âgée qui là se solidarise en direct puisque avec les AVS et qui souhaite prendre la parole puisquelle a une AVS chez elle et qui souhaite donc voilà la bienvenue. Alors, bonsoir.
Euh, je suis j'ai 84 ans, j'ai eu un accident. Donc par le conseil général, la femme m'a attribué une allocation qui me permet chaque matin d'avoir une AVS chez moi. J'ai travaillé toute ma vie et j'ai eu des personnes qui ont élevé mes enfants chez moi.
Donc, j'ai à la fois connu les avantages et les inconvénients d'être mandataire, c'est-à-dire de faire tous les papiers qui sont exigés pour toucher cet app. Et actuellement, je suis prestataire, c'est-à-dire que vu mon âge, j'apprécie le nouveau modèle de d'accompagnement puisque c'est une association qui fait tous les papiers. Les articles dont vous avez parlé, je les ai suivis et j'avais l'intention d'écrire à monsieur Saumont que j'ai rencontré à Bernaville quand il a fait une journée sur le person et que là je qui se déprécie dans sa façon de gérer les choses.
Donc je propose si monsieur Ruffin est d'accord de le rencontrer, de faire la lettre avec lui parce que bon je j'ai pas l'habitude de d'écrire à ce niveau-là. Euh peut-être hein, et ce je souhaite par solidarité avec ces dames et avec les dames que je reçois tous les jours peut-être pourrons-nous faire déboucher les choses. [Applaudissements]
François Ruffin