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DébatINA (sur YouTube)· 30 juillet 2012 3 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprises

Le débat sur les 35 heures

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Nicolas SarkozyFait
    « Il faut garder les 35 heures comme durée hebdomadaire, mais il faut laisser dans le privé comme dans le public, ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus le faire. »
  • 1:00François FillonFait
    « Libéraliser les heures supplémentaires. En clair, qu'elle se négocie au sein de l'entreprise et plus au niveau de la branche professionnelle. »
  • 1:00François FillonFait
    « Exonérer ses heures de charge sociale. »
  • 1:30Laurence ParisotFait
    « Il faut abroger le concept de durée légale du travail. »
  • 2:00Sophie RolandFait
    « Chiche abrogeons le concept de durée légale du travail. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et puis le débat sur les 35 heures est relancé à 6 mois l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozi veut que les candidats soient très clair. C'est le cas.

Son conseiller François Fillon promet qu'il ne restera pas grand-chose des 35 he en cas de victoire à l'opposé par exemple d'un Laurent Fabus qui veut lui les généraliser. Par ailleurs critiqué par le ministre de l'économie, la présidente du MDEF, La F Laurence Pariso a une nouvelle fois réagi aujourd'hui. Chiche abrogeons le concept de durée légale du travail, dit-elle Sophie Roland.

Mathieu Aoville. Pour une fois, c'est le dernier à donner son avis. Nicolas Sarkozi n'avait pas encore participé au débat de la semaine sur les 35 heures.

Invité à la Sorbonne, il ne s'est pas privé. Après les déclarations des présidentes socialistes et la polémique dans la restauration, il s'est lancé dans la bataille. Ben moi, je pense qu'il y a un problème.

Ce problème, il est le suivant. Il faut garder les 35 heures comme durée hebdomadaire, mais il faut laisser dans le privé comme dans le public, ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus le faire. L'absurdité des 35 heures, c'est d'empêcher les gens de travailler.

Ce matin, son conseiller politique François Fillon a même précisé la manière dont il souhaite réformer la loi. Première idée, libéraliser les heures supplémentaires. En clair, qu'elle se négocie au sein de l'entreprise et plus au niveau de la branche professionnelle.

Il propose également d'exonérer ses heures de charge sociale. Le but ? Ver la loi de sa substance.

Pour la CFDT, c'est une nouvelle provocation. La loi a déjà été assouplie deux fois. Pas besoin d'en faire plus.

Je rappelle à monsieur Fillon qu'il a fait lui voter une loi qui permet aujourd'hui dans les branches professionnelles toute adaptation utile en particulier dans le domaine de des heures supplémentaires. Donc il n'y a pas lieu aujourd'hui de revenir sur sa propre loi. Donc pour nous le débat doit être clos.

Pour la présidente des patrons. Au contraire le débat ne fait que commencer. Elle demande au gouvernement actuel d'abroger la loi et de laisser les entreprises négocier elles-mêmes le temps de travail.

Il faut abroger le concept de durée légale du travail. Il ne faut plus que ça soit le législateur qui décide d'une manière unique et uniforme la durée du travail pour toutes les entreprises, pour tous les secteurs d'activité. Et en faisant cela, on fait aussi confiance aux partenaires sociaux.

Les 35 heures s'invitent déjà dans la campagne présidentielle. Les candidats socialistes devraient sans doute y revenir mardi lors de leur prochain débat.