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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 22 septembre 2021 13 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Le 5 sur 5 - Éric Zemmour, Sarah Knafo, Nicolas Sarkozy et devoir de mémoire - C à vous - 22/09/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteÉludée

    On apprend dans ce dossier de Paris Match que c'est elle qui organise, qui tire les ficelles.

  • 0:50RelanceRéponse directe

    Vous décrivez dans cet article un duo politique. Mais vraiment, le lecteur peut raisonnablement penser que vous parlez d'un couple.

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Éric Zemmour invite 63 médias pour le lancement de sa pré-campagne. Pourquoi avoir choisi une plage publique ?

  • 3:11FerméeRéponse directe

    Elle vous a dit quand il se déclarerait candidat ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Votre regard sur le discours d'Éric Zemmour ?

  • 5:43OuverteRéponse directe

    Face à Zemmour, Marine Le Pen ne sait plus sur quel pied danser.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:39Invité politiquePromesse
    « Si nous arrivons à la tête de l'État, nous stopperons l'immigration. »
  • 6:41Invité politiqueFait
    « Nous voulons résoudre concrètement les problèmes de l'immigration dans l'unité du pays. »
  • 6:45Invité politiqueFait
    « On peut parfaitement être français de confession musulmane, être assimilé aux valeurs de la République. »
  • 6:51Invité politiqueFait
    « Notre pays est menacé de disparaître. L'islam politique n'est pas compatible avec la République. »
  • 7:24Invité politiqueFait
    « Un membre de ma propre famille, qui souhaite être candidat à l'élection présidentielle, vienne parler avec un de ses amis. Il a été mon ministre. »

Temps de parole

  • Présentateur25 %
  • Invité23 %
  • Invité 219 %
  • Invité 312 %
  • Nicolas Sarkozy5 %
  • Locuteur non identifié5 %
  • Éric Zemmour4 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Présentateur

Bonsoir Mathieu. Bonsoir Babette, bonsoir à toutes et à tous. Bonsoir Mathieu.

0:06
Invité

C'est à la une de Paris Match demain, Éric Zemmour et sa très proche conseillère.

0:11
Présentateur

Une enquête, une enquête sur une femme, Sarah Knafo, éminence grise du journaliste, polémiste aujourd'hui, presque candidat demain. On apprend dans ce dossier de Paris Match que c'est elle qui organise, qui tire les ficelles. Elle est énarque, magistrate à la Cour des Comptes, elle connaît le tout Paris, des chefs d'entreprise aux conseillers politiques. Elle est de tous les dîners en ville, celle qui murmure à l'oreille de Zemmour, lit-on, avec des photos pour le moins ambiguës, en une comme à l'intérieur du journal. On peut se demander ce que veut dire proche conseillère.

0:41
Invité

Et on accueille tout de suite Émilie Lanaise qui signe cette enquête à lire dans Paris Match demain. Bonsoir Émilie Lanaise. Merci de votre présence ce soir. Vous décrivez dans cet article un duo politique. Mais vraiment, le lecteur peut raisonnablement penser que vous parlez d'un couple. Je ne crois pas que le lecteur qui a lu mon article ne peut pas penser que je parle d'un couple. Je parle d'un binôme politique qui a longtemps fonctionné avec l'un exposé et l'une dans l'ombre. J'ai enquêté plusieurs semaines sur ce personnage très intriguant, sa directrice de campagne dont tout le monde parle et que personne ne le voit.

Le choix des photos n'illustre pas réellement les activités d'un duo professionnel, mais plutôt d'un couple qui profite d'un bain de mer avec une proximité. L'ambiguïté, le choix des photos entretient cette ambiguïté et nous fait penser, nous peut faire conclure à un lecteur que vous parlez d'un couple et non pas d'un duo. Oui, c'est une ambiguïté que vous soulignez. Je ne sais pas si elle existe. Il se trouve que ce week-end, Éric Zemmour invite 63 médias. C'est le lancement de sa pré-campagne, officiellement la promotion de son livre. Sur une plage publique, pendant un week-end médiatique, un personnage public et sa conseillère choisissent d'aller se baigner. C'est leur choix.

Si c'est un duo d'hommes qui se baignaient, vous les auriez photographiés de la même façon ? Je me suis posé la question en lisant votre magazine. Peut-être, si c'était deux politiques très proches qui travaillent ensemble, qui ont choisi d'aller se baigner ensemble pendant un week-end où ils ont accrédité 63 médias pour venir les suivre, qui marchent dans la rue, qui parlent, qui sont ensemble dans la loge. À l'ouverture, il n'y a pas les journalistes qui sont là ? Ah, sur la plage, il y a énormément de monde. Il y a énormément de monde, là, qui photographient le vin. Il y a énormément de monde.

2:27
Présentateur

En tout cas, il ne se cache pas, parce que ce qu'on découvre aussi dans cette enquête, dans votre article, c'est qu'en réalité, elle a choisi désormais de s'afficher à ses côtés, là où elle était plutôt discrète auparavant.

2:38
Invité

Je ne suis pas tout à fait sûre qu'elle ait choisi de s'afficher. Elle a choisi de maîtriser dans l'ombre, de laisser dire, de laisser penser. Elle donne très peu d'interviews, je crois être une des premières à lui avoir parlé. Elle voudrait choisir, elle, le timing de tout et que la presse suive son calendrier. Là, avec le portrait, nous avons un peu accéléré, mais c'est notre liberté aussi d'aller poser des questions. Et ce n'est pas à eux de fixer le calendrier. Nous avons aussi le nôtre. L'intérêt est légitime. Vous reconnaîtrez avec moi qu'en cette rentrée, on ne parle que de la campagne d'Éric Zemmour. Elle vous a dit alors quand il se déclarerait candidat ? J'ai cru comprendre.

Elle me l'a laissée entendre de manière subtile à nouveau mi-novembre.

3:19
Présentateur

Contre les puissants, elle a plutôt tendance, quand on voulait, à cacher son jeu. Elle ne se dit pas d'office proche d'Éric Zemmour. Et ça rejoint ce que vous disiez. Vous décrivez une femme d'intrigue.

3:29
Invité

Intrigue, je ne crois pas avoir utilisé ce mot. C'est une femme très habile, d'une intelligence remarquable, très enjôleuse, très riante, très solaire, une énergie dingue. Vraiment, partout où elle a travaillé pendant ces stages de l'ENA, elle a laissé des impressions extraordinaires sur son travail. C'est une grande professionnelle. Et ceux chez qui elle a travaillé, après, ont été extrêmement surpris de découvrir qu'elle travaillait pour Éric Zemmour, car elle n'en dit jamais rien.

3:55
Présentateur

C'est son choix. Et de la manif pour tous au syndicat étudiant uni, je ne fais pas toute la liste, c'est elle qui rassemble cette droite-là auprès d'Éric Zemmour ?

4:05
Invité

Celle qui la rassemble, c'est elle qui recrute toutes les candidatures passent par elle. Celle qui choisit les conseillers, les communicants. Celle qui anime les réunions, c'est elle qui fait le calendrier. C'est un personnage politique de première importance, oui. Un personnage politique, en tout cas médiatique, de première importance. C'est le cas d'Éric Zemmour, qui occupe cet espace avec un discours très tranché. Votre regard sur le discours d'Éric Zemmour ? D'abord, il devient le point cardinal de ce début de campagne électorale, ce qui est assez étonnant, voire inquiétant.

Pour moi, c'est le symptôme d'une double maladie française, celle de l'extrême droite, qui voit tous les musulmans comme étant des envahisseurs, et celle de l'extrême gauche, qui voit tous les musulmans comme étant des victimes. Et le débat est confisqué par ces deux discours-là. Non, les musulmans sont des avocats, des médecins, on les a vus beaucoup pendant le Covid, des journalistes, des présentateurs, des artistes, des comptables, des ce que vous voulez. Ces deux visions sont aussi caricaturales l'une que l'autre. Ils sont parfois les plus grands défenseurs des valeurs républicaines, bien plus que des conseillers d'État français depuis 25 générations.

Et puis parfois, ils refusent les valeurs républicaines. C'est-à-dire que ce n'est pas possible d'enfermer toute une population comme ça dans des cases. Il a tort de le faire. De l'autre côté aussi, je regrette qu'il n'y ait pas un discours de raison, en particulier de la gauche modérée, pour nous offrir une troisième voie. Face à Zemmour, justement, Marine Le Pen, qui ne sait plus sur quel pied danser.

5:47
Présentateur

C'est compliqué, franchement, pour le Rassemblement National, cette rentrée ces dernières années. Marine Le Pen a fait le maximum pour adoucir son image, pour faire oublier, pour faire moins peur qu'à l'époque du FN de son père. Mais ça, c'était avant. Alors qu'un sondage donne Éric Zemmour à 11%, le Rassemblement National réfléchit à changer de braquet. Vous vous souvenez peut-être de cette affiche, tout en douceur, pas encore placardée. Elle a quelques jours seulement, liberté, liberté chérie. L'encre est encore fraîche, mais déjà, des cadres du RN la qualifient d'affiche bisounours. Autour de Marine Le Pen, on réfléchit à revenir aux fondamentaux.

Parfois, il faut s'accrocher pour suivre, regarder le président du parti par intérim, Jordan Bardella. Être dur et rassuré à la fois, rassuré sans se laisser déborder. C'est un exercice périlleux.

6:27
Éric Zemmour

On a se reproché d'avoir l'immigration comme seul sujet, comme seule obsession, comme seule obsession, comme seule obsession. Nous avons été les premiers, depuis 40 ans dans notre pays, à tirer la sonnette d'alarme sur la question de l'immigration. Si nous arrivons à la tête de l'État, nous stopperons l'immigration. Nous voulons résoudre concrètement les problèmes de l'immigration dans l'unité du pays. On peut parfaitement être français de confession musulmane, être assimilé aux valeurs de la République et participer de la communauté nationale. Notre pays est menacé de disparaître. L'islam politique n'est pas compatible avec la République.

6:55
Présentateur

Et dans les jours qui viennent, vous allez entendre à nouveau parler de priorité nationale, d'immigration et de France aux Français dans la voie du Rassemblement national.

7:02
Invité

Politique, toujours la droite, veut entendre Nicolas Sarkozy sur la présidentielle.

7:05
Présentateur

Hier, séance de dédicace de son livre, Promenade, à Neuilly-sur-Seine. Il joue à domicile à Neuilly. En arrivant, on l'a vu commenter la crise des sous-marins et soutenir le chef de l'État. Mais pendant la séance de dédicace, Iban Raïs et Anaïs Recouli ont pu lui poser quelques questions. Et notamment, des questions sur son déjeuner de la veille avec un certain Xavier Bertrand.

7:24
Nicolas Sarkozy

Un membre de ma propre famille, qui souhaite être candidat à l'élection présidentielle, vienne parler avec un de ses amis. Il a été mon ministre. C'est normal. Vous savez, la vie, ce n'est pas un long fleuve tranquille. Et quand on fait de la politique, il faut savoir oublier, pardonner et regarder tout droit vers l'avenir. C'est très important. Je prendrai parti. Je dirai ce que j'en pense. Il n'y a aucune raison que je ne le fasse pas. Pas maintenant. Si je le faisais maintenant, ça fermerait le débat. Alors que le débat, il a besoin d'être ouvert.

8:04
Présentateur

L'ancien président qui met un pied dans la présidence. Un tout petit doigt de pied en réalité pour voir si elle est bonne. Il ne s'agirait pas de trop se mouiller tout de suite. Alors comme nous étions dans son fièvre de Neuilly-sur-Seine, on sait que des fans étaient là pour la dédicace. Et on a pu leur poser la question. A votre avis, Nicolas Sarkozy va soutenir qui ?

8:20
Invité

Alors là, je n'en sais, mais strictement rien. Moi, je pense plutôt Michel Barnier. Monsieur Macron. Naturellement, je pense qu'il soutiendrait Xavier Bertrand. Honnêtement, parce que c'était l'un de ses ministres. Il a dit n'y a avec lui cette semaine. Donc je pense qu'il le soutiendrait tout naturellement. Je crois Pécresse. Pourquoi ? Parce que Pécresse se rapproche plus des idées de Sarkozy. Je crois que c'est la meilleure option pour la droite. Il ne va pas soutenir le candidat de son parti ?

8:47
Locuteur

Non.

8:47
Invité

Pas Xavier Bertrand, pas Valérie Pécresse ? Non. Pas Michel Barnier ?

8:52
Locuteur non identifié

Non. Monsieur Macron.

8:55
Invité

Mon sixième sens me dit Pécresse. Je ne sais pas pourquoi, ne me demandez pas pourquoi. Sixième sens, Pécresse.

8:59
Locuteur non identifié

Ah ça, je ne peux pas vous dire. Je n'ai pas l'information encore. Mais ça viendra sans doute.

9:04
Présentateur

On attend. Dès qu'on a l'information, on vous la donne, madame. C'est probi.

9:07
Invité

Un petit mot encore sur la couverture de Paris Match avec Émilie Vannès. Parce qu'on a bien vu que vous assumez le texte, mais pas les photos. J'assume tout. J'assume le journal dans lequel je travaille avec... Pourquoi ne l'assumerais-je pas ces photos ? Des photos prises dans un lieu public, par un personnage public. Dans un lieu public, mais pas parazé. Absolument pas. Pas parazé. Ça veut dire quoi, parazé ? Parazé, ça veut dire pris clandestinement par un photographe. Ce ne sont pas des photos posées. Ce ne sont pas des photos posées, non. Ce sont des photos volées. C'est un personnage politique, on est d'accord. Il lance sa campagne, il fait la tournée de promotion de son livre.

Il y a 3000 personnes qui viennent l'écouter. Il va se baigner. Je vous l'ai dit tout à l'heure, 70 médias présents. En enlaçant une femme avec le titre. C'est sa responsabilité. Zemmour est sa très proche conseillère. Sa très proche. Sa très proche. Elle est sa très proche conseillère. Ils travaillent ensemble tout le temps. Ça ne comprendra aucun lecteur sur le signal et l'information envoyée par votre couverture. Oui, mais vous voyez ce que vous voulez. Moi, j'ai dit ce que j'ai fait. C'est un sujet politique. Que voit un avocat. J'y vois une atteinte manifeste à la vie privée des deux personnes qui sont sur cette photo. C'est évidemment une photo volée. C'est un moment privé.

Je n'ai aucun problème avec le texte que c'est parfaitement légitime de parler, d'évoquer, de faire connaître la principale conseillère, effectivement, de quelqu'un qui va probablement être candidat à la présidence de la République. Donc oui, ça, c'est légitime. Par contre, la photo, je vous le dis, moi, ça me met mal à l'aise. J'ai beaucoup d'estime pour mes amis de Paris Match. Mais vous connaissez mon combat pour la protection de la vie privée. Et ça, c'est une atteinte à la vie privée. Je pense qu'on n'a pas besoin de ça, que ça ne se fait pas. Et qu'on répond sur des idées, sur un combat politique. Pas comme ça.

Oui, mais cher Échard Malka, nous ne sommes pas allés les suivre dans la rue. Nous ne sommes pas allés scruter par le trou de la serrure. Ils se sont exposés. Ils n'ont pas suivi. Ils ont pris un risque gigantesque. En conscience, ils sont responsables. Non, ça, ce sera la plaidoirie culturelle française. On va verser complètement les choses. Il faut conclure sur ce sujet, Échard Malka. Pardon, mais des personnes politiques dans la rue, s'enlaçant, n'ont pas à être pris en photo. C'est la vie privée de chacun. Et en fait, on s'en fout. Moi, ce n'est pas pour ça que... Dans les pages intérieures, on les voit côte à côte, discutant, travaillant. Et c'est vrai que ça aurait pu suffire.

C'est une question qu'on peut se poser. À 97 ans, est-ce qu'on a droit ? Est-ce qu'on a sa place sur TikTok ? Tout autre sujet.

11:40
Présentateur

Ah oui, tout autre sujet. La réponse est oui, Babette. Un grand oui. Je vais vous présenter ce soir Lily Hébert, rescapée des camps de la mort. Elle a 97 ans, 1 400 000 abonnés sur TikTok. C'est son arrière-petit-fils, Dove Forman, qui fait d'elle une passeuse de mémoire dans ses vidéos. Elle répond à des jeunes, parfois des très jeunes. Lily Hébert raconte l'horreur de la Shoah.

12:00
Locuteur non identifié

We had some watery soup, where we find a half a potato, that was something special, kneeling down on these little stones on the earth, a buggy with baby. That baby still exists. Even today, after seven, more than seven years, to talk only about it, it hurts.

12:34
Présentateur

On va aller voir son compte, des dizaines de vidéos. Il y a le récit qui est horrible, bien sûr. Il y a la transmission. On y trouve aussi des sourires, son lien avec son arrière-petit-fils, de l'amour entre Lily et Dove. Maître Richard Malka, on a parlé des réseaux, beaucoup, de ce qu'ils peuvent proposer de pire. On a évoqué à l'instant l'affaire Mila. Là, on les voit dans ce qu'ils ont de plus didactique, utile, positif.

12:57
Invité

Mais personne n'a dit qu'il n'y avait que du négatif sur les réseaux sociaux. Ce que l'on souhaiterait, c'est qu'ils grandissent pour arriver à maturité. Et c'est une régulation de ces réseaux. Mais personne n'imagine de les supprimer.