[Sommet de l'IA] Intervention de Xavier Bertrand
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- 3:31Invité politiqueChiffre
« Nous sommes la première région en France pour qu'on ait près de 25000 demandeurs d'emploi qui avant la fin 2027 puissent aussi grâce à l'IA pouvoir davantage matcher avec les offres d'emploi. »
- 5:00Invité politiqueFait
« Les data centers, ce ne sont que des infrastructures, mais comme pour l'énergie, c'est en quelque sorte l'équivalent des centrales nucléaires, on en a besoin. »
- 6:20Invité politiqueFait
« Dans la région, c'est à la fois des emplois pour la construction pour faire tourner le data center, mais il y a aussi des clients qui tous les jours de ces data center viennent sur le data center et nous aurons dans chacun des data centers un campus formation métier pour se former au métier de l'intelligence artificielle. »
- 7:02Invité politiqueFait
« Le cloud est important mais les data center dont nous parlons, c'est pour la puissance de calcul de l'intelligence artificielle. »
- 8:23Invité politiqueChiffre
« Dans les fast track, c'est-à-dire ces sites qui sont directement prêts à l'emploi, les quatre sont d'ors et déjà réservés. »
- 9:03Invité politiquePromesse
« Nous sommes en train de travailler un partenariat pour avoir un cluster sur l'IA qui soit sa clé ou by sa clé mais nous aurons ce cluster de façon à ce que nous n'ayons pas seulement les infrastructures mais qu'on ait effectivement toute la cohérence de tout cet écosystème. »
- 9:47Invité politiquePromesse
« Nous donnons les moyens de pouvoir pour ceux qu'il souhaitent disposer d'un tel brevet, pas pour 10000 personnes mais pour 100000 personnes ou 1 million de personnes. »
Temps de parole
- Xavier Bertrand100 %
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D'abord quelques questions après ce ce temps fort avec ce robot. Euh Xavier Bertrand, pourquoi ? Si on revient un petit peu à la jeunèse, on l'a dit, on est l'acte 2 après Paris. Euh ce sommet, il est à votre initiative. L'idée, vous l'avez eu, je crois, juste après le sommet de Paris. Pourquoi ce sommet de l'IA avec nous à Lille dans les Haut de France ? Bon, tout d'abord, vous vous remarquerez qu'il y a encore une différence avec les robots. Je n'ai pas eu la moindre hésitation pour monter sur scène à la différence du robot et et que je n'hésiterai pas non plus à descendre quand le maman sera venue terminer. Il y a aucun problème tout va bien. Donc bon plus plusieurs plusieurs choses.
Quand il y a eu le sommet mondial et l'intuition d'Emmanuel Macron était bonne, j'ai observé beaucoup de gens qui m'ont dit la chose suivante, des gens qui étaient pas du tout connaisseurs, experts en matière d'IA, qui m'ont dit "Avec ce sommet, même si on ne voit pas tout ce qu'il y a derrière LIA, on a compris qu'on pouvait passer à côté de l'intelligence artificielle." Et ça ça m'a marqué. Ça c'était dans le grand public cette démarche populaire et le sondage qui a été présenté, remarquable sondage présenté par Bernard Sanè pour ce matin le confirme.
LIA est aujourd'hui avec nous et j'ai eu la conviction que pour une région qui a vraiment envie de continuer sa transformation après les batteries électriques, après la question des infrastructures et le canal Sord Europe, j'étais convaincu qu'il y avait tout un potentiel de développement avec l'IA. Mais attention, vous qui faites le succès de ce sommet, que vous soyez intervenant, que vous soyez participants, vous représentez plutôt bien parce que je connais certains d'entre vous, le panel de la société française. Lia est un peu comme une marguerite cornefeuille. Il y en a qui, Lia, l'aiment ou la connaissent un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ou même pas du tout.
Et c'est ça qui est très important aujourd'hui, c'est que l'on puisse voir clairement les opportunités de l'IA, mais aussi les défis de l'IA, que ce soit mon ami Joseph Augourlian ce matin sur les questions liées à la presse, à la liberté de la presse, à la capacité de continuer informer. Ça sera aussi l'intervention tout à l'heure de la directrice générale de la SASEM sur la part de la culture et de la création. Et moi qui crois au potentiel de l'IA, je serais très clairement intransigeent pour que l'on préserve la création et les auteurs sans lesquels il n'y aura pas, et je le dis de création dans d'aucun domaine.
Non, mais on a le droit de bien vouloir comprendre le potentiel de l'IA, mais d'avoir des principes parce qu'on n'est pas dans n'importe quel pays. On est en France, c'est le pays des Lumières. C'est le pays aussi qui qui croit des valeurs démocratiques, qui croit au services publics et qui croit aussi à la place de la création et de la culture. Et ce combat là n'est pas purement français, il est aussi bien évidemment européen. Joseph, ça ça fait partie des points essentiels. Le reste c'était aussi l'occasion pour nous de montrer que l'é avec nous, ça ne suffisait peut-être pas et que l'enjeu à partir de ce sommet, c'est clairement maintenant l'IA pour tous.
C'est pas un glissement sémantique et c'était très clair ce matin dans les différentes interventions. L'IA pour tous, ça veut dire que l'IA c'est pour toutes les entreprises, très grandes entreprises Martémiemi, mais aussi les PME et les TPE. Lia pour tous, c'est pour les gens qui ont un emploi et qui se demandent s'il va être transformé mais aussi pour les demandeurs d'emploi grâce au partenariat qu'on vient de signer avec France travail. Nous sommes la première région en France pour qu'on ait près de 25000 demandeurs d'emploi qui avant la fin 2027 puissent aussi grâce à l'IA pouvoir davantage matcher avec les offres d'emploi.
L'IA pour tous des plus jeunes, je vais reparler de l'école du lycée, mais c'est aussi les jeunes qui se sont déjà appropriés l'intelligence artificielle et donc très clairement c'est lié aussi au cœur d'une métropole, au cœur de ce formidable vaisseau amiral de la tech en région qu'on doit à Pierre de Saint-ignon ici au cœur de l'île. Mais c'est aussi au cœur de Sranois ou de la Tirache ou du sud de l'Oise, c'est partout et c'est pour tous. Et là, on a un véritable rôle à jouer. Et je vous aussi au-delà de ce sommet aujourd'hui, nous avons 343 rendez-vous dans toute la région et clairement dans tous les domaines.
Ce succès, il est grâce à vous et je voulais vraiment vous dire ma reconnaissance. Vous avez fait Xavier Bertrand beaucoup d'interviews. C'est ce qui a été sous les projecteurs, le T France, les annonces d'investissement record dans les Haut-Erance avec les data center. On y est revenu. Donc je pense que vous n'allez peut-être pas détailler cette stratégie data center, mais ce que vous dites là, c'est que finalement les data centers ça fait pas tout, c'est la serise sur le gâteau. C'est donc l'IA pour tous au service de tous qui est qui est le socle la base. L'IA vous l'utilisez pour la plupart d'entre vous. maintenant régulièrement ou tout le temps.
Mais on a beaucoup parlé des data center et les infrastructures. Je vais me poser un instant là-dessus. Les data centers, ce ne sont que des infrastructures, mais comme pour l'énergie, c'est en quelque sorte l'équivalent des centrales nucléaires, on en a besoin. Et ce qu'expliquait très bien Bruno Bonel ce matin, il fut une époque où il y a des villes qui n'ont pas voulu avoir de gar. C'est les contraintes, c'est des risques. Je je vous invite à aller regarder ce que beaucoup disaient quand il y a eu l'arrivé du chemin de fer, les risques que ça présentait pour les femmes enceintes, les risques que ça présentait tout simplement pour la santé des autres.
Et donc il y a des villes qui n'ont pas voulu de gare et qui en définitive sont restés assez loin du développement économique. Les data center, nous avons tout intérêt à les avoir chez nous parce que chez nous, nous posons des conditions. Pour installer un data center chez nous, il faudra que les clients des data center respectent un certain nombre de conditions des emplois. Les data centers, je le dis parce que il y a des remarques sensées, il y a des inquiétudes, mais il y a aussi des gens qui racontent n'importe quoi.
Non, les data center ne sont pas des grandes boîtes à chaussures qui consommeraient du foncier, qui priveraient les voisins d'électricité, pour lesquels il y aurait qu'une personne le matin qui appuierait sur le bouton d'ouverture et la même personne qui fermerait le soir. Ce sont des centaines et des centaines d'emplois. Ce sont des retombées aussi pour les collectivités.
Et dans la région, c'est à la fois des emplois pour la construction pour faire tourner le data center, mais il y a aussi des clients qui tous les jours de ces data center viennent sur le data center et nous aurons dans chacun des data centers un campus formation métier pour se former au métier de l'intelligence artificielle. L'autre point, c'est que nous négocions également pour que les entreprises régionales puissent avoir des conditions d'accès facilité, garanti au la puissance de calcul de l'intelligence artificielle. Parce que j'ai oublié de vous le dire, le cloud est important mais les data center dont nous parlons, c'est pour la puissance de calcul de l'intelligence artificielle.
Donc des conditions d'accès privilégié et aussi des conditions de souveraineté pour que vos données restent bien vos données et de la même façon, il y aura un accès privilégié pour nos universités et nos grandes écoles. Et enfin, sur l'aspect énergétique, tout ce qui est puissance fatale, cette formidable énergie que dégagent les data centers, ça aura vocation à être rebasculé dans les réseaux de chaleur des communes et des agglomérations environnantes comme c'est le cas notamment à Écodin. Voilà. exactement ce que nous avons voulu faire parce que je ne suis pas IAB.
Je sais pertinemment quelles sont les questions qui se posent et je sais aussi que nous avons un devoir, je dis bien un devoir de transparence et de pédagogie vis-à-vis de la population sur la question des data centers. Les data centers, c'est une part importante, c'est d'une certaine façon aujourd'hui la face visible de de l'intelligence artificielle, mais le plus important, ce sont clairement les usages et c'est en ça que la raison du haut-de France ve être pionnière. Et c'est pour ça que vous ajoutez ici, vous allez vous avez présenté dans la presse notamment les Échos notre partenaire une feuille de route ambitieuse pour la région Haut-Fance.
Les data centers, les annonces records nous placé nous ont confirmé la place des Haut-Fance comme vallée européenne de l'intelligence artificielle. Vous ajoutez un élément supplémentaire et majeur, c'est cette feuille de route ambitieuse qui nous place à l'avant-garde avec des mesures concrètes. Est-ce que peut-être vous pouvez nous en donner quelques-unes ? Alors, pourquoi nous sommes aujourd'hui cette vallée reconnue ? On sait aujourd'hui qu'aujourd'hui dans les fast track, c'est-à-dire ces sites qui sont directement prêts à l'emploi, les quatre sont d'ors et déjà réservés.
Qu'il y a ensuite une dizaine de data center et je veux encore une fois remercier l'action des services de l'État et aussi l'action de de RTE qui nous permet d'être au rendez-vous. Et aujourd'hui, il y a une quinzaine de data center qui sont d'ors et déjà engagés parce que nous avons de l'énergie décarbonée. On s'est aussi battu voilà 8 ans pour que les EPR2 soient réalisés en même temps que ceux de Normandie. Il y a tout cela. Mais je voudrais aussi aller plus loin parce qu'il y a la question très clairement de l'emploi. J'ai parlé des campus emploi mais on doit aussi créer autre chose.
Et nous sommes en discussion à la fois avec Bruno Bonel pour avoir ce label, cette reconnaissance France 2030 mais aussi avec sa clé. Donc je saluer ici les responsables et les intervenants. On a la chance en France d'avoir sa clé et nous sommes en train de travailler un partenariat pour avoir un cluster sur l'IA qui soit sa clé ou by sa clé mais nous aurons ce cluster de façon à ce que nous n'ayons pas seulement les infrastructures mais qu'on ait effectivement toute la cohérence de tout cet écosystème.
Je l'ai dit également, il y aura également avec sa clé la possibilité pour celles et ceux qu'ils souhaitent de pouvoir pas seulement se former à l'IA, mais d'avoir une sorte de brevet pour pouvoir montrer combien ils savent s'approprier l'intelligence artificielle. Ceci ne sera pas accessible pour 1000 personnes. Non, nous donnons les moyens de pouvoir pour ceux qu'il souhaitent disposer d'un tel brevet, pas pour 10000 personnes mais pour 100000 personnes ou 1 million de personnes. Vous souhaitez justement avoir cet accès à ce brevet concernant l'intelligence artificielle, vous aurez la possibilité de le faire dans la région. C'est clairement ça l'intelligence artificielle pour tous.
ce qui vous ce qui vous ce qui vous tient particulièrement à cœur, c'est aussi le dialogue social. Oui. Alors, il y a des questions, ça a été dit ce matin parce que la diversité des tables rondes le montrait. Il y a ici des représentants des partenaires sociaux, qu'ils soient membres du Céser ou qu'il soient des acteurs notamment comme Luc Mathieu qui interviendra tout à l'heure à l'automne, nous aurons une conférence sociale sur la question de l'intelligence artificielle dans les Haut-Frances et elle sera présidée animée par Philippe Agon qui l'a accepté.
Je proposerai aux représentants des partenaires sociaux de venir en débattre ici sans aucun tabou parce qu'il y a des opportunités formidables mais il y a aussi des questions qui se posent, des questions importantes. Est-ce que mon emploi existera toujours ? Est-ce que mon métier sera transformé ? Et par rapport à cela, nous sommes dans une course de vitesse. Beaucoup d'entrepreneurs se demandent comment ils vont pouvoir tirer profit de l'IA et transformer les métiers.
Et moi, mon job en tant que responsable politique, comme l'ensemble des acteurs qui sont ici, c'est dans cette même course de vitesse de proposer d'autres opportunités à ceux dont les métiers seront transformés ou parfois même remplacés. On a cette obligation, ça fait maintenant 10 ans qu'on se bat pour faire reculer le chômage. Il est en ce moment à son niveau le plus bas depuis 30 ans. Il s'agit pas aujourd'hui d'arrêter mais de continuer à être à la pointe. C'est une course de vitesse. Nous avons cette responsabilité de nous préparer à cette vague de l'intelligence artificielle.
mais de nous préparer aussi, on l'a vu à l'instant, à une autre vague qui arrive, pas tout à fait en même temps, mais avec un léger décalage qui est celle de la robotique et de la robotérique et de ce mariage. Il s'agit pas d'avoir peur. Nous ne sommes pas au Moyen-Âge. Ne cherchons pas à nous réfugier dans le donjon, de relever le pont lev, préparer l'huile bouillante pour éviter la déferlande de l'IA et de la robotique. Au contraire, soyons clairement conscients des opportunités, des risques et posons cela. Et je pense qu'une conférence sociale en la matière a beaucoup beaucoup d'importance et je compte vraiment sur les partenaires sociaux.
Merci beaucoup X mot pour le sommet de l'IA avec nous ici je le rappelle dans les Haut de France à Lille. Je voudrais rebondir, j'avais pas prévu de le faire mais sur le sondage ce matin. Ouais. Quasiment deux Français sur trois souhaitent que Lia rentre à l'école et c'est très intéressant. C'est très intéressant parce que on le voit bien collégiens lycéens étudiants utilise l'intelligence artificielle. Comment on leur donne les clés pour qu'il n'y ait pas une uniformisation ?
Pour que chacun puisse montrer sa différence pour qu'on puisse lui accorder la préférence pour être recruté et pour marquer encore une fois que s'il s'agit d'intelligence artificielle, il y a quand même cette part de de génie humain qui doit ressortir. Ça ça s'apprend ça. Ce sont des codes qu'il faut pouvoir donner.
C'est la raison pour laquelle les les programmes de formation avec le brevet seront ouverts à tous et que nous proposons en partenariat madame la rectrice avec monsieur le ministre de l'éducation nationale dès septembre 2026 dès la rentrée prochaine de permettre à des enseignants qu'ils souhaiteraient de pouvoir passer un diplôme universitaire en la matière et les frais d'inscription, les droits d'inscription seront intégralement pris en charge par la région des Haut-Fance de façon à enclencher un mouvement et que les professeurs qui le souhaite puis justement se doter de cette capacité à pouvoir intervenir le mieux possible.
Vous voyez cette question de la formation est clé et quand on voit la façon dont les Français sont prêts à ce que LIA rentre à l'école, je pense que ça a clairement beaucoup de sens. Et encore une fois, il y a un très beau proverbe qui n'est pas des Haut de France. Voulez marcher vite, marchez seul. Si vous voulez marcher loin, marche avec les autres. que ce soit avec les partenaires sociaux, que ce soit avec le monde économique, que ce soit avec le monde de l'éducation nationale, très clairement nous ne réussirons que si on travaille avec tous et il n'y a que comme cela que nous pourrons clairement avoir une IIA pour tous. Mais ne nous racontons pas d'histoire.
Les questions seront nombreuses, les besoins de pédagogie seront immenses. Mais une chose est certaine, c'est que les Français ne veulent pas que l'IA se fasse sans eux, ne veulent pas non plus qu'elle se fasse contre eux. C'est notre vocation. Un pays comme la France qui a su aborder des révolutions industrielles depuis effectivement des siècles et des siècles et cette région était toujours à la pointe. Je suis intimement convaincu que si nous réussissons à le faire, il y aura une appropriation populaire. Comme le dit le premier ministre canadien, ce sera une IA qui sera sûre, qui sera transparente et qui aura aussi bel et bien vocation à améliorer la vie des gens.
C'est la vocation des responsables politiques, c'est la vocation des responsables publics que d'améliorer la vie des gens. On doit être à la hauteur de ces défis et je le dis très clairement, ce sommet nous offre des belles perspectives. LIA est là avec nous dans la région de Haut-Fance. Elle sera là pour nous et la France en suivant exactement la démarche qui a été initiée par Emmanuel Macron montrera également encore une fois que cette fierté française, elle aura pris aujourd'hui racine dans les Haut de France. Merci à vous. Grand merci Xavier Bertrand. Merci beaucoup.
Xavier Bertrand