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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 24 juin 2020 68 minContradictoireActualité / polémiqueSantéSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Les masques et la thune #9 | Macron : Le mythomane

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 81 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:34OuverteÉludée

    Bruno, toi, tu as réussi à retenir quoi de ce discours ?

  • 8:50OuverteRéponse directe

    Caroline, qu'est-ce qu'il raconte sur les séparatistes, honnêtement ?

  • 14:38RelanceRéponse directe

    Yvan, sur le soutien apporté aux policiers, sans aucune mention des affaires en cours, dont on a parlé un peu dans le Maneto, le racisme et tout ça sorti dans la presse ces derniers jours, qu'est-ce que ça te fait ?

  • 26:25OuverteRéponse directe

    Bruno, toi, tu es sur la même ligne qu'Yvan, tu es inquiet et en même temps, tu aimerais qu'on s'applaudisse un peu plus les uns les autres ?

  • 30:33RelanceRéponse directe

    Caroline, je voulais juste te demander un truc, tu as dit un truc quelque chose, dans toute ma culture politique on disait les hommes politiques mentent et là tu es en train de nous dire ils ne mentent pas, il est dans un déni

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:51InvitéChiffre
    « Il faudrait rappeler aux Français que le CRDS, alors qu'il y a un bout de CSG, donc c'est pas très connu, mais c'est quand même 0,5% qui est prélevé chaque mois sur tous les salaires des plus bas jusqu'au plus haut, a été prolongé au mois de juin. »
  • 5:10InvitéFait
    « Donc là, quand il n'y a personne en face de lui, aucun journaliste pour lui dire, mais quand même, vous nous dites que vous n'augmentez pas les impôts, vous venez d'adopter une augmentation d'impôts. »
  • 21:57InvitéChiffre
    « On a 20 fois plus de probabilité d'être contrôlé quand on est une personne de couleur que lorsque l'on est blanc. »
  • 31:32InvitéChiffre
    « Sous Sarko, c'est 12 000 fonctionnaires des forces de l'ordre qui ont disparu. »
  • 39:48PrésentateurFait
    « Yvon, tu y étais toi à la manifestation parisienne non ? »
  • 44:10PrésentateurFait
    « Yvon est-ce que tu ne crois pas que dire ça c'est aussi dire que la colère des soignants en fait il y a deux discours »
  • 48:37PrésentateurFait
    « j'aimerais qu'on revienne un tout petit peu quand même sur ce cas et sa médiatisation »
  • 48:50PrésentateurFait
    « Caroline, écoute comme on est dans un gouvernement qu'on pourrait qualifier de cacistocratie »
  • 55:31PrésentateurFait
    « Caroline, j'avais en attendant une question un peu technique : les opérations de maintien de l'ordre comme celles qu'on a vu hier aux Invalides »

Temps de parole

  • Présentateur91 %
  • Invité2 %

0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Les masques et la thune, présentées par Camille Chastres. Macron, le mythomane. Avec Virginie Martin, Yvan Le Bolloc, Caroline Mécari et Bruno Gassiot. Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans ce 9e numéro des masques et la thune, l'apéro hebdomadaire du Média, tous les mercredis à 18h30. Et pour nous aider à faire le point sur le mytho de la République ce soir, Virginie Martin, politologue. Salut Virginie. Salut Camille. Ça va ? Ça va bien, oui, ça va. Yvan Le Bolloc, de retour parmi nous. Oui, salut. Ah, jolie coupe de cheveux, Yvan. Oui, j'ai repris le boulot. Alors, il a fallu que j'abandonne mes longues mèches qui tombaient en cascade sur mes épaules.

Voilà, pour quelque chose d'un petit peu plus, on va dire, un peu plus mainstream, un peu plus sérieux, un peu plus dégagé derrière les oreilles. On a Bruno Gassiot aussi avec nous ce soir, auteur. Salut Bruno. Je vais bien, moi. Ça va, oui. Je suis à la campagne, déjà, je suis sûr que vous m'entendez bien. Je suis à la campagne chez des amis, on parle de tout, sauf de Macron. Tout va bien, on mange dehors, je prends le soleil, je suis tout rouge. Voilà, j'adore ça, c'est magnifique. Voilà, j'ai passé 3-4 jours là, merveilleutissime. Et contrairement à toi, on a Caroline Bécari qui nous parle depuis son bureau. Salut Caroline.

Salut à tout le monde, oui, en effet, je suis encore au bureau, en effet. Voilà, moi, l'activité reprend, donc je travaille, je travaille, je travaille. Mais c'est un plaisir d'être avec vous ce soir. Un plaisir partagé. Et là, du coup, on est tous… Parce que Virginie, toi, tu es à Marseille, c'est ça ? Oui, toujours, toujours, encore. Caroline, ton bureau, toi, tu es où ? C'est à Paris. Tu es à Paris. Et Yvan, toi, tu es de retour sur Paris ou tu es quelque part pour des tournages ? Non, non, non, non, je suis de retour sur Paris. Mais j'habite sur un bateau, moi, donc tu vois, je bouge. Ah oui, tu es sur un bateau, là ? Non, tu nous parles depuis un bateau ? Ah, ok.

Non, mais c'est intéressant, parce que voilà, tout le monde nous parle n'importe où. C'est un peu plus large qu'un tabur, c'est déjà du beau bateau. C'est un truc, tu peux mettre un poil, tu peux mettre un frigo, ça n'a de la place. Mais c'est vrai que c'est pratique, parce qu'il y a plusieurs personnes qui nous demandent quand même si on ne pourrait pas essayer de se réunir en plateau, mais c'est vachement simple quand même, du coup, de vous avoir là et de vous réunir pour une petite heure comme ça, par webcam, c'est assez pratique, non ? Vous en pensez quoi ?

Eh bien, par exemple, tu vois, si on était obligé de venir bosser sur un plateau, tu vois, je ne pourrais pas, par exemple, être en short. Mais si ! Alors là, je ne suis pas d'accord. J'ai mis une chemise, jusque-là, tout va bien. Après, c'est quand même beaucoup plus sauvage, tu vois. Donc ça, c'est l'intérêt d'être pris comme ça, soit chez soi, soit chez les amis. Et puis même notre corps, notre voix, notre façon de penser, de nous exprimer, nos gestes, notre gestuelle, elle est beaucoup plus décontractée, enfin, en ce qui me concerne, parce qu'évidemment, c'est le cocon, tu vois. Tu vois, là, à côté, il y a Onguital, derrière, tu as les affiches des Gypsy King, tu vois.

Et donc, ce ton-là, cette sécurité, fait que, voilà, je pense que, j'espère en tout cas, que les auditeurs et les spectateurs du Média le sentent. Il y a une façon de s'exprimer, là, on va, voilà, c'est un peu, c'est le cœur qui parle, quoi. Oui, c'est forcément un petit peu plus détendu qu'avec des caméras. En tout cas, ce soir, on va parler du discours du chef de l'État de dimanche soir, un discours consternant, vide, où il s'est contenté de nous donner plus ou moins rendez-vous en juillet pour la suite de son feuilleton. Donc, ça commence à être fatigant d'être sollicité par ce monsieur. C'est un peu orienté, ça, c'est un petit peu orienté.

Mais nous sommes un média d'opinion, nous sommes un média d'opinion, Bruno, et j'assume totalement cet angle. Donc, on va être, du coup, de nouveau convoqués en juillet par ce monsieur pour l'écouter à nouveau, pour qu'il nous raconte, voilà, la suite. Au Média, on s'est dit qu'il était peut-être important de mettre en perspective ces mots avec d'autres éléments. Je vous propose de regarder ça dans un magnéto de trois minutes et on en discute tout de suite après.

4:21
Invité

Grâce à l'engagement exceptionnel de nos soignants et de toutes les équipes, l'ensemble des malades qui en avaient besoin ont pu être pris en charge. à l'hôpital ou dans la médecine de ville.

4:34
Présentateur

Quelqu'un qui ment comme il respire, on appelle ça un mythomane.

4:39
Invité

Nous ne financerons pas ces dépenses en augmentant les impôts. Notre pays est déjà l'un de ceux où la fiscalité est la plus lourde, même si depuis trois ans, nous avons commencé à la baisser. Sauf qu'en fait, on les a déjà augmentés. Il faudrait rappeler aux Français que le CRDS, alors qu'il y a un bout de CSG, donc c'est pas très connu, mais c'est quand même 0,5% qui est prélevé chaque mois sur tous les salaires des plus bas jusqu'au plus haut, a été prolongé au mois de juin. C'est-à-dire que normalement, en 2023, ça devait s'arrêter. C'est-à-dire que tout le monde aurait eu une augmentation de salaire ou une augmentation de retraite de 0,5%.

Eh bien, pendant le mois de juin, a été adopté le principe de le prolonger pendant 10 ans. Donc là, quand il n'y a personne en face de lui, aucun journaliste pour lui dire, mais quand même, vous nous dites que vous n'augmentez pas les impôts, vous venez d'adopter une augmentation d'impôts. Donc ce qu'il veut dire, quand il dit je ne vais pas augmenter les impôts, on sait très bien, il ne veut pas compter l'impôt sur la fortune.

Une relance par la santé, comme nous avons commencé à le faire, avec la négociation du Ségur, qui non seulement revalorisera les personnels soignants, mais permettra de transformer l'hôpital comme la médecine de ville, par des investissements nouveaux et une organisation plus efficace et préventive.

5:45
Présentateur

Le personnel soignant voit bien que le vent tourne à son sujet. Il voit bien qu'en mars, il était applaudi, que le président disait de lui la santé n'a pas de prix, alors que maintenant, au lancement de la concertation, le Premier ministre, M. Philippe, vient d'annoncer qu'on ne changera ni de cap, ni de gouvernance. Donc le personnel soignant voit bien à quelle vitesse on remplace les clap-clap-clap par les couic-couic-couic.

6:04
Invité

Nous serons intraitables face au racisme, à l'antisémitisme et aux discriminations. Tous les prétextes sont bons pour ses gogoles, ses sans-cerveaux, ses ramassis de chiottes, finis à la pisse. Une pouf, on appelle une autre, plein le cul de ces racistes anti-blancs. Toujours la même merde qui brave tous les interdits dans ce pays. Les gauchias puants et les immigrés, elle aurait dû rester sur le trottoir, cette pute. Un bon rassemblement de pulapis et de bobos gauchéas qui vivent dans le monde des bisounours. Laisse-les faire, ça purge le pays. Cet ordre, ce sont les policiers et les gendarmes sur notre sol qui l'assurent. Ils sont exposés à des risques quotidiens.

En notre nom, c'est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. De toute façon, les gonzesses ne veulent pas de mec bien, donc tant pis. Elles prennent le dalleux nègre qui les saute et puis qui les lâche après, une fois qu'il est trouvé mieux. Ce combat noble est dévoyé. Lorsqu'il se transforme en communautarisme, en réécriture haineuse ou fausse du passé, ce combat est inacceptable lorsqu'il est récupéré par les séparatistes. Je ne sais pas vous, mais Macron m'a épuisé, moi, dimanche soir.

7:34
Présentateur

Bruno, toi, tu as réussi à retenir quoi de ce discours ? Moi ? Oui, toi ! Tu ne l'as pas écouté ? Non, non, non, j'arrête, j'arrête. Je te jure, je préfère boire un verre de pu que de l'écouter. Non, non, j'ai vidé une fosse sceptique à la paille, tout ça, rouler une pelle à un veau, n'importe quoi de dégueulasse, mais l'écouter me rend dingue. J'ai l'impression d'écouter un sketch de l'aspalès, le rythme, tu vois ? Il est loisible à chacun de beurrer sa tartine. Tu vois, j'ai l'impression que c'est un sketch écrit par Lepage et joué par l'aspalès. Donc, il m'épuise, je suis d'accord avec toi, moi, je suis épuisé de l'entendre ce rythme, je suis épuisé d'entendre sa fausseté.

Je demanderai de l'avis d'Yvan aussi, quand t'es acteur, jouer aussi mal, être aussi mauvais, c'est presque insupportable. Et puis, pour dire ce qu'il a dit, c'est pas la peine, quoi. J'ai l'impression que lui se donne du plaisir à être à la télévision. Je me demande même s'il s'est autorisé de se donner du plaisir à ce point devant tout le monde. Normalement, il devrait être condamné pour exhibitionnisme. Ben non, il a l'immunité. Il a l'immunité, je te dis. Caroline, qu'est-ce qu'il raconte sur les séparatistes, honnêtement ? Il a passé trop de temps avec Zemmour ou quoi ? Non, non, non. Mais d'abord, je voudrais quand même dire quelque chose sur le discours d'Emmanuel Macron, si tu veux.

Pour moi, c'est véritablement quelqu'un qui, en fait, sa vérité, c'est-à-dire ce qu'il énonce, n'a absolument aucun rapport avec la réalité. La réalité de ce que chacun d'entre nous, on peut vivre au quotidien, dans les métiers que nous exerçons, dans les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, dans la traversée du Covid, il ne veut pas l'avoir, il ne veut pas l'entendre. Et comme elle le dérange, en réalité, il l'efface, tout simplement. Ça n'existe pas. C'est son propos, par exemple, sur les violences policières. Ça n'existe pas. Sur le racisme, d'une certaine manière, ça n'existe pas.

Et comme sa vérité, son regard sur le monde est totalement déconnecté de la réalité que nous connaissons tous, toutes les décisions qu'il est amené à prendre ne peuvent être que de mauvaises décisions puisqu'elles ne sont pas fondées sur des faits objectifs. Et donc, au fond, c'est quelqu'un qui est un très, très mauvais gouvernant. C'est un très, très mauvais président. Non, il est certainement le plus mauvais président de la République que nous ayons eu depuis la Ve République. Et ça, c'est vraiment… Enfin, pour moi, c'est une évidence.

Alors, évidemment, je comprends très bien quand Bruno dit « j'en peux plus », moi non plus, j'en peux plus, évidemment, de ces discours creux qui sont tellement creux et tellement vides parce qu'ils n'ont qu'une corrélation avec le monde réel dans lequel nous vivons. Et c'est ça qui est grave. C'est-à-dire que pour moi, Macron, ce n'est pas un mythomane en réalité. C'est quelqu'un dont la vérité n'a rien à voir avec la réalité que tous les citoyens peuvent être amenés à vivre. Et en ce sens, pour moi, il est comme Trump ou comme Bolsonaro.

Évidemment, il y met un peu plus les formes, c'est-à-dire que le langage qu'il utilise est un langage qui est un langage, on va dire, entre guillemets, châtié, ce que n'est pas le langage de Trump ou ce que n'est pas le langage de Bolsonaro. Mais ils sont, au fond, identiques. Leur réalité, leur vérité n'a absolument aucun rapport avec la réalité et le quotidien des citoyens que nous sommes. C'est pour ça qu'il nous met hors de nous, en fait. Ce qu'il énonce et la manière dont il mène sa politique peut conduire les citoyens à être hors d'eux. Ça rend fou, en fait, d'être dans une telle déconnexion de ce que chacun de nous pouvons constater au quotidien.

Virginie, là-dessus, sur ce que dit Caroline, tu es plutôt d'accord ? Oui, moi, je suis pas mal intervenue sur les analyses le lendemain, puisque ça fait partie de mon métier. Et comme Bruno, j'aimerais bien me passer de mes dimansoirs devant le poste pour écouter ça. Ce qu'il y a aussi de plus inquiétant par rapport à ce que disait Caroline, c'est aussi que, contrairement à Bolsonaro ou à un Trump, – mais pour moi, il est de cette trempe-là, nous sommes bien d'accord – – mais contrairement à eux, il est encore plus, comment dire, manipulateur en termes politiques, parce que, quelque part, la politique de Trump ou de Bolsonaro sont identifiées, identifiables.

Celle de Macron, dans ce type de discours, je dis bien dans ce type de discours, elle est très ambiguë, elle est vraiment, tu sais, on appelle ça le catch-all party, le catch-all discours, c'est-à-dire un discours qui va tout attraper. Alors, à un moment donné, il va séduire plus ou moins la gauche en parlant d'écologie, à un moment donné, il va séduire plus ou moins la droite en disant pas d'impôts et travaillez plus, et puis, à un moment donné, il va séduire plus ou moins le Front National en parlant, enfin, le Rassemblement National en parlant de séparatisme.

Et finalement, à la fin, il peut y avoir des gens qui sont finalement contents et qui sortent rassurés parce qu'ils ont pris un mot ou là, ils ont pu se raccrocher à quelque chose à un moment donné. Et quand tu ne t'intéresses pas forcément beaucoup à la chose politique, tu peux tout à fait te laisser endormir par ce genre de discours, ce n'est pas pour rien, même si sa cote de popularité est plutôt mauvaise, mais elle n'est pas non plus ultra catastrophique, et il en joue encore beaucoup, et il a toujours ces 20% de soutien électoraux qui pourraient finalement le remettre en selle en 2022.

Donc, il faut faire attention aussi au côté endormissement, d'autant plus, d'autant plus, et Thomas Piketty le dit et ô combien il faut le répéter, il est indécent comme ça, d'un être troisième, quatrième discours, sans aucun journaliste en face. Qu'est-ce que ce sont ces prises de parole, comme ça, surplombantes, complètement autoritaires, et tout d'un coup, on capte l'espace médiatique, pendant à peu près 3-4 jours, on fait du teasing, après, il y a les 19 minutes, 19 minutes, c'est quand même très court, pour dire quoi ? À peu près rien, à part ce côté catch-all, d'accord ?

On attrape tout et rien en même temps, et après, il nous fait du teasing, du teasing pour juillet, et il nous redonne rendez-vous en juillet, et là, il recapte encore l'attention. Donc, c'est quand même très autoritaire, très narcissique, et oui, c'est un président assez étonnant, encore plus étonnant que tout ce qu'on a pu connaître, sous la Ve République, là-dessus, c'est évident. Yvan, sur le soutien apporté aux policiers, sans aucune mention des affaires en cours, dont on a parlé un peu dans le Maneto, le racisme et tout ça sorti dans la presse ces derniers jours, qu'est-ce que ça te fait ? Ça m'inquiète. Ça t'inquiète ? Oui, franchement, ça me fout un peu les jetons.

Il y a plusieurs choses qui me foutent les jetons. La première, c'est qu'il n'a rien à dire. Il n'a rien à dire. Il n'a tellement rien à dire qu'il lui reste jusqu'à début juillet pour trouver quelque chose, pour inventer un récit, pour montrer un cap, et pour ne pas répondre à des choses qui sont, à mon avis, des problématiques qu'il a, tout comme les gilets jaunes, tout comme à l'époque des gilets jaunes, il y a un premier temps où il refuse de voir, ou il ne veut pas voir, la réalité de ce qui l'entoure. C'est-à-dire, qu'est-ce qui, en ce moment, est en train de structurer la société française, ou quels sont les débats, en tout cas, qui traversent la société française.

Le premier d'entre eux, c'est effectivement le racisme, les contrôles au faciès, l'énorme manifestation de la place de la République, et le feu à la maison Poulaga. C'est-à-dire que là, il a très clairement un ministre qu'il est en train de lâcher, Christophe Castaner, je pense qu'il est en train de faire ses cartons, parce que Castaner s'est mis tout seul dans une merde noire, en essayant de dire, enfin, comment dirais-je, en essayant de de calmer un peu l'ardeur des policiers, avec, dans un premier temps, ce qui a causé la mort de Cédric Chouvia, ce coursier qui a été, je vous rappelle, quand même, contrôlé, un contrôle d'identité, le mec est mort. Contrôle routier, je crois.

Ouais, sur la route. C'est vrai que Chouvia était coursier, un contrôle, voilà, t'as tes faf, etc. On ne voit pas ta plaque d'immatriculation, c'est le reproche, le motif de l'arrestation, et c'est ça, dix minutes après, le mec est mort. Le mec est mort. Il n'y a pas de problème. Arrachement du larynx. Donc, il a été étranglé. Grasement du larynx veut dire qu'il a été étranglé. C'est l'arrachement du larynx, c'est-à-dire, c'est la fameuse, le corps contre terre, à plat ventre contre terre, t'as... Plaquage ventral. Plaquage ventral.

Quatre policiers dessus, dont un avec le genou sur la nuque, et là, si tu prends, tu vois, si tu passes ta main sous le cou du mec et que tu tires, tu lui arraches, tu lui arraches le larynx, c'est-à-dire que tu fractures son larynx. Donc, l'objectif, c'était ça, c'était de dire, bon, messieurs les policiers, est-ce qu'on pourrait peut-être, voilà, neutraliser les individus sans forcément leur arracher le larynx ? Surtout si, bon, ils ont juste un peu de poussière sur la plaque d'immatriculation, c'est quand même un peu cher payé.

et là, et là, tu as les syndicats de police, dont les syndicats qui sont très proches de l'extrême droite, qui sont sortis de leur gond et qu'on dit, ah mais non, t'as pas dit, Jacques a dit, ça va pas se passer comme ça. Pourquoi ça ne va pas se passer comme ça ? Parce qu'aujourd'hui, le pouvoir a remis son destin entre les mains de la police. Souvenez-vous, souvenez-vous des larges augmentations de salaire, plus de 300 euros, ce que réclament aujourd'hui les soignants, qui ont été attribués, mais alors, sans coup férir. En décembre 2018. On va revenir sur les soignants, Yvan, mais avant ça, j'aimerais quand même…

Non, non, on reste, attends, mais là, je reste juste sur la police et aujourd'hui, qui a fait le sale boulot ? Ça y est, ça commence à sortir maintenant sur les réseaux sociaux. Tu as les confidences d'un policier, qui dit, voilà, on nous a envoyé au charbon sur les gilets jaunes, on nous a dit pas de quartier, on vous couvrira, et puis maintenant, on veut nous dire, ah ben non, vous n'avez pas utilisé les bonnes méthodes, il faudrait voir, à changer un tout petit peu votre… faire évoluer votre doctrine. Et donc, là, du coup, les syndicats de police, ils mettent une telle pression à Castaner qu'ils vont obtenir sa démission.

Et alors, ils ont obtenu dans la foulée le taser et le retour de l'étranglement. Voilà, donc on a vraiment l'exemple d'une institution au sein de l'État qui est quasiment… enfin, qui n'a pas de contrôle… l'État n'a pas de contrôle. J'avais une question tout à l'heure, Caroline n'a pas tout à fait… on n'en a pas parlé, c'est sur le mot séparatiste. Parce que moi, je ne comprends pas ce que ça veut dire. C'est-à-dire qu'il parle de séparatistes, là, les manifestations antiracistes, ce n'est pas ça du séparatiste. C'est exactement ce que je disais tout à l'heure quand je te dis qu'Emmanuel Macron a une perception de la réalité qui ne correspond pas à la réalité des autres.

C'est la délusion, c'est-à-dire contre l'évidence des faits accumulés objectifs. Il va dire non, ça n'existe pas, non, ça n'existe pas. Et donc, utiliser le terme de séparatiste est en réalité une mauvaise analyse de la situation qui n'a rien à voir avec une situation de séparatisme. Il n'y a aucun citoyen français qui demande à faire sécession de la République française. À la limite, les seuls qui font sécession, ce sont ceux qui sont les plus riches et qui vivent dans leur ghetto de riches qui d'ailleurs dépassent Neuillet et Auteuil-Passi et très largement beaucoup plus international. Ce sont les seuls à faire sécession. Et d'ailleurs, ce n'est pas moi qui le dis.

C'est un, comment dire, c'est un, c'est Jérôme, dont j'arrive à me souvenir du nom qui est… Fourquet ? Jérôme Fourquet ? Jérôme Fourquet qui nous parle de l'archipel des riches. Donc, quand Emmanuel Macron utilise le terme séparatiste, en réalité, c'est une manière de brouiller totalement l'analyse de la situation. Il y a des revendications légitimes à faire cesser les discriminations à l'égard des personnes de couleur dont on ne cesse de penser qu'elles ne seraient pas françaises parce qu'elles sont de couleur. Et là, il y a tout un héritage de notre histoire coloniale qui n'est pas réglée, qui n'est pas digérée, qui n'est pas expliquée.

Et puis, il y a évidemment ces violences policières qui sont manifestement, en tout cas, ce n'est pas moi qui le dis, là pour le coup, c'est le défenseur des droits, qui dans un avis extrêmement récent vient d'expliquer que les contrôles au faciès, c'est quelque chose qui existe. On a 20 fois plus de probabilité d'être contrôlé quand on est une personne de couleur que lorsque l'on est blanc. Donc, il y a un vrai problème en France de la manière dont on traite les citoyens français lorsqu'ils sont de couleur. Et c'est de ça dont il s'agit.

Et lorsqu'on parle de la famille Adama Traoré qui demande la justice, c'est-à-dire qui veut savoir comment Adama Traoré est mort dans le cadre d'une interpellation qui a eu lieu il y a 4 ans, il y a des juges d'instruction qui ont été désignés à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile de la famille. Et depuis 4 ans, ce n'est uniquement maintenant que les juges d'instruction ont accepté d'auditionner deux des témoins qui sont des gendarmes. 4 ans pour obtenir l'audition de deux des témoins, c'est juste invraisemblable.

Donc on voit bien que l'institution judiciaire aussi freine des quatre fers pour faire la lumière sur une histoire qui paraît être, enfin, sur laquelle il faut faire la lumière et qu'importe ce qu'a fait Adama Traoré, si c'est un petit délinquant ou pas, personne ne devrait mourir à la suite d'une interpellation.

Tout à l'heure, Yvan, tu parlais de l'histoire d'Éric Chouillat, c'est la même chose, enfin, personne ne devrait mourir du fait d'être interpellé quoi que la personne ait fait ou alors on n'est plus dans une république et on accepte que les policiers jouent les punicheurs mais là, on n'est plus dans un état démocratique, on est dans un état policier, ce n'est pas du tout la même chose. Et donc, je voudrais revenir là-dessus deux minutes mais ça, ça me fait vraiment flipper parce que ça me fait vraiment flipper parce que j'ai vraiment maintenant l'impression que ce sont les syndicats de police qui font la loi. C'est les mecs, maintenant, ils vont nous dire mais comment il faut juger ?

Bientôt, ils vont venir, bientôt, ils vont venir dans les prétoires, ils vont dire bon alors, non mais là, ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. Oui, il faut lui mettre 10 ans fermes, ça c'est beaucoup trop laxiste, etc.

Enfin, ils vont faire, ils ne se contentent plus d'arrêter, maintenant, ils donnent leur avis sur les comptes-rendus de justice et, je veux dire, il y a quand même quelque chose qui est très inquiétant là-dedans, d'autant plus que le même, le Cévi-Pof a fait des analyses sur les couleurs politiques de la gendarmerie et de la police nationale et donc, vous savez tous aujourd'hui qu'une grande majorité, alors ça tourne autour de 52, 54, voire 56%, tant chez les gendarmes que tant chez les policiers qui votent Front National.

Je me projette, je dis, imaginons dans deux ans, on trouve quelqu'un pour remplacer Macron, il est élu ou elle est élu, président de la République, il va se retrouver ou elle va se retrouver avec une police qui est tranquille, aux affaires, avec 54% de gens de policiers et de policières qui votent Front National. On fait quoi ? Alors, bien sûr, on peut compter sur Noam Anouar, sur Alexandre Langlois du syndicat Vigy, mais je pense que vraiment, il y a un travail à faire pour se rapprocher des 46 autres pourcents, policiers et gendarmes, qui ont, par exemple, applaudi le passage des... dans le magnéto, et des infirmières. À Nîmes et à Lille, il y a eu des applaudissements. Voilà.

C'est vers eux qu'il faut soigner, c'est eux qu'il faut chérir parce qu'on a besoin d'une police. Alors, dire, voilà, la police, elle vote à droite, elle est raciste, etc., mais une fois qu'on a dit ça, on fait quoi après si jamais on gagne les élections, si jamais il y a quelqu'un de, je ne sais pas, qui nous offre des aubes meilleures, en rétablissant plus de justice sociale, qui est un vrai programme écologique, etc. On fait quoi si on a une police qui est rongée de l'intérieur par le Front National ? C'est sûr, ça sera sûrement un enjeu de la prochaine présidentielle.

Bruno, toi, tu es sur la même ligne qu'Yvan, tu es inquiet et en même temps, tu aimerais qu'on s'applaudisse un peu plus les uns les autres ? Comment tu peux dire ?

26:32
Invité

Honnêtement, je m'en tape complètement. Là, j'ai passé,

26:36
Présentateur

dans les quatre jours que j'ai passé avec mes potes, il y en avait un du GIGL, Ah ! Il y avait un mec du GIGL et quand tu lui parles, il dit non, les gendarmes, c'est plutôt des gens bien, il est assez modéré, il est plutôt tranquille, c'est un mec d'un calme incroyable et après, tu lui parles de la BAC, il fait, ouais, non, les BACU, bon, et ils reconnaissent eux-mêmes les flics.

Lui, c'est un type qui fait de la protection rapprochée, c'est un type qui monte sur des coups monumentaux avec des prises d'otages, d'être sur des choses comme ça, c'est des gens d'un calme incroyable, formés, intelligents, ils font de la psychologie, tu vas demander à un BACU qui hurle dans un commissariat de joie quand c'est lui qui aura le LBD pour aller tirer sur les gilets jaunes ou les infirmières ou les pompiers, c'est pas les mêmes, donc on est bien d'accord qu'il faut une police, il est hors de question de vivre dans une société sans police juste parce que ça me paraît impossible de ne pas arrêter un mec qui va me piquer ma mobilette, tu vois juste, voilà. Une de tes mobilettes ?

Non mais j'ai une mobilette, j'ai une mobilette, mais j'ai une mobilette assez grosse, mais après, la formation qui tu engages, quelle est la mission de la police ? La mission, la première mission de la police, c'est d'obéir et j'aime bien qu'on les appelle les gardiens de la paix.

On a eu une discussion justement il y a trois jours avec des copains, je leur disais mais moi j'ai connu des flics, c'était des hirondelles, tu sais, ils avaient des espèces de capes, ils faisaient du vélo, ils avaient un képi et puis après, il y a eu Jospin et sa police de proximité où tu avais des mecs dans les quartiers qui disaient hé machin, arrête de faire le con et puis pose ton pétard, arrête de fumer, t'es gentil, va fumer chez toi, planque-toi un peu, provoque pas et ça se passait relativement bien et puis la doctrine Sarkozy est arrivée, on leur a dit on n'est pas là pour que la police soit crainte, les gens doivent craindre les flics alors que je pense le contraire, les gens ne doivent pas les craindre, ils doivent les respecter, pouvoir s'approcher d'un policier quand tu ne vas pas bien et de dire là il y a un voleur aller faire quelque chose et si tu as peur quand tu as la police en face de toi ça pose un problème quand tu vois des flics aujourd'hui dans la rue à Paris en tout cas je ne sais pas comment ça se passe dans les villes de province mais à Paris tu as des policiers je ne parle pas des militaires je parle vraiment de policiers qui sont en tenue de combat ils ont des genouillères ils ont un gilet pare-balle avec dedans la gazeuse le flingue les menottes la torse et quoi d'autre ils sont harnachés ce sont des gens qui sont en guerre contre qui exactement moi j'en ai vu à Paris qui arrêtaient des gens en scooter alors évidemment ils étaient deux sur le scooter ils étaient noirs et est-ce que on ne voyait pas bien la plaque est-ce qu'ils avaient grillé un feu rouge je ne sais quoi j'en sais rien je n'ai pas vu ça je n'ai pas vu le délit qui a fait qu'ils ont été arrêtés mais il y avait six ou sept mecs armés de mitrailleuses d'armes de guerre chargées autour d'eux ça ne vaut pas ça ça ne vaut pas ça et je ne veux pas vivre dans un pays où j'ai ces gens-là dans la rue alors évidemment on viendra nous dire il y a du terrorisme état d'urgence terroriste donc on a fait rentrer dans le droit commun le terrorisme mais donc les terroristes ils ont gagné ils ont gagné les terroristes moi dans mon pays la France un pays que j'aime je veux j'en respecte les lois au maximum parfois je fais les excès de vitesse mais je respecte les lois au maximum de mon pays et les gens qui m'arrêtent sont des gens en armes en tenue de combat je ne suis pas du tout d'accord avec ça moi je veux qu'on me redonne des flics à qui je parle des flics à qui qui sont sans armes et qu'on respecte c'est ça que je souhaite mais on n'en est pas là évidemment Caroline je voulais juste te demander un truc tu as dit un truc quelque chose tu sais dans toute ma culture politique on disait les hommes politiques mentent et là tu es en train de nous dire ils ne mentent pas il est dans un déni donc il y a quelque chose d'autre mais je préférerais qu'il mente parce qu'un menteur tu peux lui dire lui montrer qu'il ment mais lui ne comprend même pas qu'il ment absolument c'est absolument ça c'est un énorme problème en réalité c'est-à-dire oui c'est un problème majeur c'est-à-dire qu'il n'est pas en mesure d'entendre quoi que ce soit que nous disions si ça ne correspond pas à son décryptage de sa réalité ou de sa vérité je voudrais juste rebondir sur ce que tu viens de dire tu as dit sous Sarko la police elle a changé ouais elle a changé tu sais pourquoi parce que Sarko il a mis en place la RGPD c'est-à-dire la diminution du nombre de fonctionnaires et sous Sarko c'est 12 000 fonctionnaires des forces de l'ordre qui ont disparu tout simplement ils ont disparu donc pour compenser la diminution du nombre de personnel on a renforcé j'allais dire l'armement de ce personnel ce qui est véritablement une erreur sans parler évidemment ensuite que les choix politiques qui ont été faits notamment par Sarko repris totalement par François Hollande mais quand même on est vraiment sur quelque chose sur une voie que moi j'appellerais le capitalisme barbare poussé encore plus loin par un Emmanuel Macron évidemment ce sont des politiques qui mettent les gens dans la rue et d'où un gouvernement qui ne tient que par sa police et que par ses forces de l'ordre à qui on dit en effet notamment au moment de la crise des gilets jaunes allez-y lâchez-vous faites ce que vous voulez et on vous couvrira d'ailleurs ça commence à se voir tu vois mais ça se voit toi et moi il y a des études excuse-moi Caroline il y a des études qui commencent à sortir au niveau de la confiance dans la démocratie française au niveau justement des cadres démocratiques dans lesquels on peut s'exprimer au niveau de la confiance à l'égard de la police au niveau de la confiance au niveau de nos institutions et de nos hommes et de nos femmes politiques on est aujourd'hui au niveau de la Hongrie ou à peu près d'accord on a perdu environ 10 points depuis quelques temps et quelques années donc on le voit je veux dire ça commence quand même aujourd'hui a un peu transpiré ici et là et je n'aime pas trop en revanche la comparaison avec Le Pen je m'explique tout à l'heure ce que tu faisais Yvan mais je te comprends bien sûr mais en même temps elle est dangereuse parce que je trouve qu'elle minimise la dangerosité de Macron parce que quelque part et moi j'ai beaucoup travaillé sur le Front National notamment à Toulon à Marignan et dans ces municipalités qui sont venues à un moment donné frontistes au milieu des années 90 et si tu veux c'était évidemment le problème du Front assez dur souvent matinée d'incompétence et d'incapacité au pouvoir mais en revanche les gens les habitants de ces villes savaient que c'était le Front National et c'était très clair et donc il y a eu des oppositions qui se sont créées ou bien des adhésions l'un ou l'autre évidemment et puis il y a eu des oppositions plus ou moins virulentes plus ou moins de salons plus ou moins armées si je puis dire mais la chose était claire avec Macron ce qui est beaucoup plus compliqué c'est qu'il avance beaucoup plus caché il avance de manière polissée tout à l'heure Caroline disait le langage châtié oui en effet et comme je le disais aussi en préambule toujours cette volonté d'aller séduire les uns les autres les uns les autres et avec aussi un lagage creux et dans le creux chacun y met ce qu'il veut d'une certaine manière et c'est ça le gros danger de l'affaire typiquement dans son bouquin révolution il dit je me plais à dire ça tout le temps mais il dit il vaut mieux avoir des villes qui s'épanouissent dans lesquelles les gens sont heureux rappelez-vous la semaine dernière il dit pareil il dit vivons heureux dans un environnement sain et heureux ben oui forcément il sait mieux quand les choses vont bien que quand les choses vont pas bien grosso modo on peut être assez d'accord avec ce truc et quand on a fini ces sophismes complètement débiles il est creux et vide et que les gens et les gens sont comment dire sont anesthésiés anesthésiés et son bouquin révolution qui s'appelle révolution mais qui est une anesthésie de feel good politique complètement fake c'est ça qui est beaucoup plus dangereux au moins quand Marine Le Pen parle ou quand qui vous voulez parle ou Bolsonaro ou Boutil etc on sait qui parle parce que souvent combien les américains ont écrit maintenant ils se sont calmés mais combien est-ce qu'ils ont écrit de papier sur Macron hyper hyper confiant et ils le comparaient à Trudeau à la Suède à je ne sais qui mais non non il faut changer de logiciel et son côté premier de la classe ne serait-ce que physiquement éteint éteint la surveillance éteint l'éveil c'est pour ça que la comparaison avec Le Pen je trouve qu'on ne peut pas la faire de ce point de vue là on va passer à la deuxième partie je suis désolé le débat est super intéressant on a une deuxième partie avec un autre magnéto à traiter pour ceux qui nous regardent n'hésitez pas à mettre des pouces bleus ça fait monter la vidéo dans les algorithmes de Youtube alors il y a eu plusieurs manifestations du personnel hospitalier qui ne comptent pas que les soignants il y a plein de personnels hospitaliers c'est important de le rappeler à Paris il y a eu l'arrestation d'une infirmière qui a beaucoup fait réagir elle a depuis été libérée mais je vous propose de faire le point avec un magnéto et d'en discuter tout de suite après

36:25
Locuteur

je me suis bien rendu compte

36:26
Invité

parce que là on avait besoin des infirmiers des ex-soignants et tout on n'avait pas de lits on n'avait pas de personnel là c'est le moment de dire ben voilà vous avez besoin de nous donc prenez soin de nous c'est pour ça que c'est aujourd'hui c'est après le Covid parce que des Covid il y en aura d'autres et même c'est tous les jours les galères qu'on a eues pendant le Covid c'était des galères qu'on avait déjà avant en fait ça a juste été exacerbé mais on avait déjà ces galères là donc j'en ai un peu marre d'entendre parler du Covid pour nous ça s'arrête jamais le Covid c'est fini mais c'est toujours la galère

36:58
Auditeur

16h45 esplanade des Invalides depuis de longues minutes déjà les casseurs font face aux forces de l'ordre au milieu cette femme en blouse blanche qui lance des projectiles sur la police

37:09
Invité

on va vous la donner madame c'est juste à côté on vous dégage les gars on a été alerté sur le fait effectivement qu'il y avait une infirmière du CHU de Paul Brousse qui avait été effectivement interpellée qui était en garde à vue voilà donc on nous a expliqué on nous a donné les éléments donc Farida qui a effectivement 52 ans qui est mère de famille qui travaille à la PHP depuis 17 ans voilà donc en même temps on a reçu la vidéo qui a été retweetée des milliers de fois de son interpellation dans des conditions effectivement qui sont quand même extrêmement violentes voilà on la tient par les cheveux elle se fait maintenir avec la jambe au niveau du cou voilà elle réclame sa ventoline enfin bon c'est insupportable j'imagine un petit peu l'état d'esprit de ses enfants quand ils ont dû voir ça voilà donc on est choqué parce que c'est quand même ces personnels c'est une infirmière c'est ces gens qu'on a applaudis en mars en avril en mai et que là on met en garde à vue effectivement au mois de juin

38:32
Locuteur non identifié

globalement

38:41
Invité

sur la journée d'hier premièrement je ne voudrais pas que ça soit résumé aux événements violents que nous avons vus parce que d'abord c'est une démonstration de force des soignants et de tous les usagers et des soignantes beaucoup et de tous les usagers qui les ont soutenus par dizaines de milliers dans le pays deuxièmement ça fait un peu trop longtemps maintenant que dans ce pays notamment depuis la loi travail puis ça s'est accentué sans arrêt on a à chaque fois des manifestations où il y a des images qui sont qui finissent en termes de violence et qui quelque part dissuadent d'autres manifestants de venir parce qu'ils ont peur d'un mauvais coup donc j'allais dire que ça arrange tous ceux qui quelque part ont affaire à ces manifestations ça a été vrai des réformes retraites vrai de la loi travail et c'est encore vrai de la manifestation d'hier

39:25
Présentateur

Voilà ces dernières images ont été tournées à Nîmes et contraste avec les scènes de tension qui ont eu lieu hier à Paris Yvon tu y étais toi à la manifestation parisienne non ?

Ouais j'y suis allé je suis allé d'abord à l'hôpital Robert-Debré à la demande des soignants pour mettre un peu de baume au cœur faire une petite prise de parole rapide et puis remercier surtout les usagers les messieurs les mesdames les jeunes les vieux les gilets jaunes qui sont venus encourager leur personnel soignant et ça c'est quelque chose je le mets en préambule mais dont il faut vraiment prendre soin c'est-à-dire qu'aujourd'hui quand le service public demande un coup de main demande à ce qu'on soit nombreux dans les manifestations etc c'est tellement important d'y aller c'est tellement important d'y aller donc merci à toutes celles et ceux qui se sont déplacés dans la journée d'hier ça c'est la première chose ensuite de ça après ils ont pris le voilà ils ont pris le métro moi j'y suis allé directement en chiotte en moto pardon et arriver sur les slides des Invalides ben voilà c'était business as usual c'est-à-dire que tu avais pacifiquement toute cette masse de gens qui étaient là évidemment tu avais des Black Bucks on les a tout de suite reconnus alors Silhouette Longiligne et alors Doudoun North Face enfin quoi que c'était pas trop la période des Doudounes mais je me demande toujours moi qui sont ces mecs qui sont si pratiques pour déclencher les hostilités c'est-à-dire que voilà je les ai vus dix minutes après ça y est ça partait en quenouille les CRS ont commencé à gazer et puis là bon je la connais l'histoire donc tu vois quand ça fait ça voilà j'ai pris mes clics et mes claques et je suis rentré chez ma mère mais elle fait des crêpes voilà mais du coup il y a aussi d'autres gens il y a des gens comme cette infirmière qui participent aussi à ces actions contre la police oui il y avait mais pas contre la police pas contre la police pas contre la police hier 90% ou 95% des gens qui étaient là étaient là pour manifester pacifiquement non mais ce que tu demandais je me demande qui sont ces gens-là qui se cachent derrière c'est peut-être pas des gens partis enfin c'est il y a de tout je pense bah oui tant qu'on n'en a pas arrêté un tant que la CGT le service d'ordre de la CGT comme il y a 20 piges avait réussi à mettre la main sur un black bloc dans une manif en Lorraine quand il y avait la fermeture des hauts fourneaux etc quand ça chiait vraiment dans la série et puis qu'ils ont vu que c'était finalement quelqu'un qui appartenait au corps policier bon tant qu'on en a ben oui tant qu'on toi tu soutiens cette thèse-là la thèse c'est sûrement des flics écoute Bruno a pas l'air d'accord quand il y a eu place d'Italie place d'Italie quand il y a eu ce fameux anniversaire des gilets jaunes avec la déclaration très très très marquante du préfet l'allemand du préfet l'allemand qui a dit nous ne sommes pas du même camp madame voilà là on le voyait les images enfin moi je l'ai vu je l'ai vu de mes yeux j'ai vu les cordons de CRS absorber absorber les black blocs les mecs sont rentrés dans les rangs des black blocs ils venaient de péter une vitrine et hop ils sont venus se réfugier derrière le cordon des policiers voilà je l'ai vu donc je ne dis pas que tous les black blocs sont des provocateurs issus de la police mais certains oui certains oui et donc c'est toujours le même schéma on pète une vitrine on pète deux vitrines écoute ils savent aller chercher quand il s'agit d'aller lever un terroriste quand il s'agit d'aller lever un opposant chez lui à n'importe quelle heure il le trouve et là dans une manifestation il n'arrive jamais à les trouver mais aussi Yvon est-ce que tu ne crois pas que dire ça c'est aussi dire que la colère des soignants en fait il y a deux discours parce que les soignants ils peuvent aussi être suffisamment en colère pour en arriver là tellement on les traite pas enfin Bruno Bruno quoi ?

dis-moi dis-moi tu me parles non non attends Yvon on va laisser parler Bruno j'ai tellement de choses à dire sur le sujet parce que je le connais bien le sujet parce que moi quand j'avais 16 ans c'était pas le black bloc on appelait pas ça le black bloc on appelait ça les anards et nous on était juste on était juste des petits cons on était juste des chiqueurs c'était à Saint-Étienne et à Saint-Étienne on connaissait les trajets des manifs par cœur et alors les c'était pas loin pour en les vérifier quand tu arrivais dans la bourse du travail tu passais par la place d'Orient il y avait une sorte de coulet et ça débouchait après sur la place de l'hôtel de ville où là il y avait la dispersion et nous on se mettait là on était les petits cons on était 8-10 et on balançait 3-4 bouteilles devant le cortège il y avait toute la CGT devant la banderole et tout ça sauf que dans la banderole derrière la banderole les 3-4-5 premiers rangs ils comprennent ce qui se passe ils voient ces 3 petits cons qui font chier devant et ils arrêtent sauf que derrière à Saint-Étienne c'était pas 100 000 personnes mais t'avais 8-10 000 personnes qui poussaient tu peux pas ils peuvent pas s'arrêter parce que les autres derrière ils poussent et les flics arrivent pour nous arrêter ils nous ont ce carapate et ils se retrouvent en face de la CGT et du coup on déclenchait comme ça la violence policière c'est nous qui la déclenchions les flics nous tiraient dessus à nous mais c'est les autres qui ramassaient et du coup dans la manif ils comprenaient pas ce qui se passait et donc ils balançaient des trucs sur les flics et quand j'ai vu ce qui s'est passé là aux Invalides j'ai dit oh putain bien joué les blacks parce que je sais pas comment le bloc il se démerde parce que je sais pas comment il passe déjà Gaspard Glantz il a été arrêté à 2 km de la manif ils lui ont dit tu n'y vas pas ils l'ont mis en limite en garde à vue ils l'ont foutu à poil ils l'ont fouillé il est resté 5 heures il n'a pas pu y aller parce que il y a plusieurs choses des fois il laisse des affaires sur place des gendarmes c'est possible aussi de faire ce genre de choses les nourrices on connait le truc mais l'allemand le préfet l'allemand il sait très bien ce qui va se passer il sait très bien que si tu mets 30 mecs du bloc au milieu de 25 000 personnes et que ces gens balancent quelque chose sur les forces de l'ordre les flics vont riposter et ces cons de flics et je le dis clairement ces cons de flics au lieu d'aller chercher le bloc tout seul comme ça sans rien faire en fonçant vers le bloc et bien il balance des gaz lacrymogènes le mec qui est à l'autre bout de la place il ne comprend pas ce qui se passe pour lui le soignant ou la soignante il est là pour manifester pacifiquement il vient réclamer une augmentation et on lui balance des gaz c'est ce qu'il voit donc au bout d'un moment tu as cette femme qui est énervée par ce qui se passe personne ne comprend ce qui se passe il y a une énorme confusion et le bloc a réussi son boulot c'est à dire qu'il a retourné la manif contre les flics et du coup tu as des affrontements avec le bloc très violent on le voit quand il pousse la bagnole et puis tu as cette femme qui n'en peut plus et qui jette des trucs sur les flics ils vont on est allé dans des manifs ensemble tu te fais gazer tu ne sais pas ce qui se passe tu ne sais pas pourquoi tu prends des palais sur la tête je te dis à un moment si tu as quelque chose sous la main tu as envie de le balancer parce qu'il te rend dingue et ça c'est une technique parce que les 30 mecs du bloc qui étaient là et bien ils ont foutu une panique et la panique a fait que la foule s'est retournée contre les flics parce qu'ils ne comprenaient pas pourquoi ils étaient gazés les 25 000 et ça c'est l'allemand c'est que ça et dans une ville ou à Lille ou à Nîmes où ça ne se passe pas où tu n'as pas le préfet l'allemand qui dit tirez dans le tas allez au contact tapez-les ça va les faire reculer et bien tu as des flics qui sont en képi ils ne sont pas harnachés ils applaudissent les soignants viennent et ils applaudissent et moi je trouve ça merveilleux voilà d'ailleurs Bruno et pour répondre aussi à Yvan moi aussi j'y étais hier aux Invalides et je vais vous dire quand il y a eu une immense charge des black blocs mais vraiment un truc massif de plus voilà 30-40 personnes moi j'étais au milieu du personnel hospitalier et autour de moi en tout cas ça encourageait et ça applaudissait et je crois qu'il faut bien comprendre que les gens sont tellement à bout que sans avoir encore l'intrépidité d'une Farida voilà d'ailleurs j'aimerais qu'on revienne un tout petit peu quand même sur ce cas et sa médiatisation ils sont peut-être une majorité à pas vraiment condamner les actions un peu offensives comme ça ça peut s'entendre non ce refus de condamner l'action dite violente Caroline écoute comme on est dans un gouvernement qu'on pourrait qualifier de cacistocratie la cacistocratie c'est le gouvernement des nuls et des mauvais

49:01
Locuteur non identifié

ah oui

49:02
Présentateur

c'est vraiment ça c'est vraiment ça vient de caca c'est exactement ce dans quoi nous sommes est-ce que ça vient de caca non non c'est un vrai mot c'est le gouvernement des mauvais et ce que tu as décrit Bruno et ce que tu as évoqué enfin dit aussi Yvan c'est qu'en fait on voit très bien comment ça fonctionne on voit très bien que si il y a un choix politique d'interpeller et d'arrêter des personnes qui sont violentes qu'on appelle des black blocs quand ce ne sont pas des policiers infiltrés parce que ça aussi ça existe donc s'il n'y a pas de volonté de les arrêter c'est bien pour pourrir l'ensemble de la manifestation et comment dire avoir des images qui vont tourner en boucle sur les chaînes d'info en continu pour souiller en réalité les revendications légitimes des soignants parce que les revendications de la manifestation d'hier elles étaient totalement légitimes de la part des soignants ce qui peut aboutir en effet à une réaction qui n'est pas la réaction appropriée celle de Farida qui ensuite aboutit à son interpellation mais on voit bien que tout ça pourrait ne pas exister et que si ça existe c'est parce qu'il y a un choix politique qui est fait et c'est un choix politique qui est fait par des gens qui sont mauvais et quand tu en vois attends Bruno des gens harnachés des gens habillés en tenue de combat avant même qu'il y ait quelque incident que ce soit tu dis implicitement aux gens on attend l'incident voire même on va le créer mais tu vois bien que c'est voulu tu vois bien que c'est un choix politique ça n'a rien ça n'a rien à faire avec le hasard et Virginie Virginie tu voulais réagir Virginie oui moi je voudrais aussi revenir quand même sur l'objectif normalement du politique le politique tu vois aujourd'hui on est en train de le salir de le souiller pour reprendre le mot aussi de Caroline que j'aime bien la politique au départ c'est vraiment un art majeur il faut quand même le remettre remettre la statue du politique debout et là c'est complètement catastrophique normalement c'est quoi la politique c'est aller chercher l'intérêt général c'est rassembler c'est aller trouver les plus marginaux de nos périphéries de nos centres de nos épicentres et tout ce que vous voulez et de les mettre en commun la politique c'est la mise en commun c'est une catastrophe ce qui se passe aujourd'hui et vous savez avant les Gilets jaunes avant ce qui se passe aujourd'hui avant les soignants avant les violences policières avant tout ça moi je me rappelle d'une image et avant Benalla moi je me rappelle d'une image qui m'avait profondément choquée à l'époque c'était un peu passé inaperçu c'était gentil mais je trouvais que ça disait quelque chose de cette division qui allait venir dans le pays partout vous savez c'est quand les bleus reviennent en France et que des millions et des millions enfin plutôt des centaines de milliers de gens attendent sur les Champs-Elysées que le quart des bleus descende et que donc ce quart des bleus descende lentement lentement parce qu'il fait 150 degrés à Paris ce jour-là parce que les gens ont attendu des heures et des heures et des heures et le quart des bleus se met en route vers 19h40 19h45 c'était déjà une attente insupportable et tout d'un coup Macron signe la fin de la récré et dit moi je les veux à 20h à l'Elysée et ces bleus seront à 20h à l'Elysée parce que moi je les veux à cette heure-là et ce jour-là mais j'étais choquée moi qui avais des souvenirs want-in quand même de 97 de la France qui gagne etc

52:59
Invité

98 98 97

53:02
Présentateur

c'est la naissance de ma fille j'ai un peu bugué

53:04
Invité

tu lui diras que t'as confondu

53:07
Présentateur

exactement donc tu vois 98 et là tu vois il y avait vraiment un engouement vraiment une grande fraternité une sororité enfin c'était incroyable et l'anneau tout d'un coup par la volonté d'un petit président roi il dit moi je veux les mecs à 20h chez moi d'accord et chez moi c'est l'Elysée alors d'abord l'Elysée c'est chez nous premièrement il est aussi notre obligé monsieur Macron d'accord c'est pas le contraire on n'est pas ses obligés c'est lui qui est notre obligé donc la politique c'est ça et je trouve qu'on n'a jamais vu la politique considérée aussi bassement si par Trump Trump fait la même chose exactement la même chose et c'est ça que je trouve tellement dommage moi en tant que politologue vous imaginez à quel point la politique est ma passion j'imagine pour avoir évidemment les carrières aussi comme toi Bruno avec les guignols et tout tu vois la politique on en a vécu et on en vit on le respire et on en est dégoûté et ça c'est très grave ça c'est très grave combien de gens aujourd'hui qu'on a pu connaître autour de nous qui sont vous savez en sciences politiques on dit toujours les abstentionnistes c'est ceux qui sont pas diplômés ceux qui gagnent peu d'argent etc aujourd'hui les abstentionnistes sont au contraire très diplômés très intégrés mais ils en peuvent tellement plus qu'ils commencent à s'abstenir autour de cette table et je parle de tous les invités qu'il y a eu dans cette émission depuis le début on est quasiment 50% d'abstentionnistes je ne me dis pas qui quand j'ai dit on c'est en générique vous voyez et pourtant Dieu sait comment on est intégré Dieu sait comment la politique nous intéresse et pourtant on s'en détache parce qu'on a fini par en être dégoûté donc on était dégoûté à l'époque par les affaires par exemple mais aujourd'hui ce n'est plus les affaires c'est la volonté de casser de casser de casser et véritablement on avait certains espoirs en 2014 2015 2016 d'aller encore vers plus de démocratie un peu plus d'horizontalité on sentait qu'avec Valls Macron ça commençait à vaciller et là ça s'est cassé la figure complètement et ça c'est très dommage la politique est un arme majeure vraiment Je tiens à dire qu'Ivan a été déconnecté à côté de sa batterie et qu'il est de nouveau en salle d'attente si la régie peut le faire revenir dans le programme ce serait super Caroline j'avais en attendant une question un peu technique les opérations de maintien de l'ordre comme celles qu'on a vu hier aux Invalides c'est des opérations de police administrative qui sont le fait de l'État quand on estime qu'il y a une faute non pas de l'agent mais de l'État ça s'appelle une faute non détachable du service comment est-ce qu'on fait pour la faire reconnaître et typiquement est-ce que tu crois que ça serait possible dans le cas de cette infirmière qui a arrêté hier alors d'abord en matière de responsabilité il faut qu'il y ait un responsable donc il faut déjà arriver à identifier la personne qui est fonctionnaire responsable du préjudice qui aurait été causé par ce responsable sur le plaignant et donc ça c'est déjà une chose extrêmement compliquée ça veut dire qu'il ne peut y avoir de plaintes d'actions en responsabilité d'abord qu'individuellement à l'égard d'une personne fonctionnaire qui est un membre d'un service public et ensuite il faut montrer le lien de causalité avec le dommage qu'on a subi très sincèrement c'est extrêmement extrêmement compliqué on ne peut pas le faire d'une manière générale ça ne paraît pas possible en plus cette femme si on prend l'infirmière Farida on voit en effet qu'elle lance des projectiles donc elle est partie prenante dans ce qui lui arrive c'est-à-dire dans le fait qu'on l'ait interpellé et la question qui se pose est de savoir si son interpellation se fait normalement et là on va apprécier dans un contexte beaucoup plus général c'est-à-dire un contexte où il y a manifestement eu des black blocs qui ont couru la manifestation qui ont entraîné une réaction policière avec l'envoi de gaz lacrymone mais tout ça étant parfaitement réfléchi donc ça me paraît vraiment très difficile c'est pas sur ce terrain-là que j'irais j'irais plutôt sur c'est-à-dire c'est un terrain qui est d'abord extrêmement long à mener parce que c'est un combat individuel ou quasiment individuel éventuellement avec l'appui d'un syndicat ou d'une association je pense qu'il faut vraiment dénoncer les situations telles qu'elles se telles qu'elles se elles se cristallisent à partir de choix qui sont faits qui sont des choix politiques quand vous faites le choix de faire venir l'allemand qui était le préfet de Bordeaux à Paris c'est que vous avez en tête réellement une idée de la manière dont vous allez maintenir l'ordre dans la capitale absolument et quand aussi Caroline tu ne le démissionnes pas quand il sort de son rôle mais évidemment évidemment non non mais c'est qu'il a tout ça n'est pas du hasard absolument absolument moi j'ai vu aussi pour avoir assisté à pas mal de manifs des gilets jeunes des samedis dans Paris mais j'ai vu aussi la volonté de laisser pourrir des situations mais c'était manifeste c'est bien absolument manifeste moi j'ai longtemps travaillé sur vous savez on travaille aussi à l'époque on travaillait vachement sur les manifestations comment elles se déroulent comment elles s'organisent c'était très cadré dans les années 2000 2010 c'était beaucoup plus cadré évidemment les gilets jeunes ont un peu décadré les manifs et pas qu'eux mais là moi j'ai beaucoup observé mais je n'avais jamais vu autant de volonté de salir une cause et de vouloir la laisser pourrir et après pour revenir à ce que disait Caro au début de nier les réalités c'est pareil Macron n'a jamais accompagné le moindre discours sur les gilets jeunes il n'a jamais entendu les revendications légitimes ils se sont contentés de dire qu'ils buvaient je ne sais pas de la bière ou fumaient des clopes ou en diesel je ne sais pas quoi etc les soignants ok dans le tact vous nous avez bien servi maintenant dégagez enfin c'est vraiment quelque chose d'horrible c'est comme moi j'ai été aussi frappée par excusez-moi mais moi hier soir franchement le côté hyper viril de ces mecs en bleu autour de cette infirmière je trouvais ça horrible et quand je vois aussi dans les tours de table que fait Macron il y a à peu près 80 à 90% toujours des mecs toujours des hommes toujours ça cette espèce de virilisme vraiment à la zemmour il faut quand même le dire c'est pas parce qu'il a sa gueule blonde que ça change quelque chose dans les discours d'ailleurs une seconde juste j'interviens parce qu'après je n'ai plus y penser je n'ai plus y penser deux secondes Camille je suis désolée à t'entendre et par rapport à ça et pour revenir sur le mensonge puisque c'était le sujet du jour je l'avais dit au début de son quinquennat mon quinquennat sera féminin mon quinquennat sera féminin on n'a jamais vu à part les trucs obligatoires par la loi l'Assemblée nationale etc on n'a jamais vu autant de virilité assumer jusqu'à Griveaux lol se déployer comme ça se déployer comme ça dans un gouvernement enfin c'est des trucs de l'air de basse coin tu vois on n'avait plus vu ça depuis des années quoi et je voulais dire de notre côté aux médias je pense qu'on fera une émission avec que des femmes en invité pour la dernière des masques et la thune la prochaine la prochaine ok tout bien ça te va Bruno vous savez que le jeu je suis d'accord moi avec tout ce que vous voulez le jeu c'est l'égalité c'est pas de donner une émission avec que des femmes le but c'est que toute l'année tout le temps c'est qu'on essaye au maximum d'équilibrer et de pas faire en sorte qu'il y ait des hommes et des femmes qui fassent des émissions mais des individus qui fassent des émissions et ces individus doivent avoir un avis voilà un peu intéressant après mais justement tu vois comme moi je serai là il y aura quand même un homme tu vois c'est pas bien grave à l'écran ça te fait rire je t'entends là dessus Bruno je suis à la fois d'accord et panatant avec toi parce que cette histoire d'individus qui est très propre à l'universalisme à la française ça permet d'effacer et ça nous efface ça a beaucoup aussi effacé pourquoi ils ont toujours dit on va pas faire de on va pas faire de émerge de statistiques ethniques ça les a bien arrangées les statistiques ethniques qu'on n'en fasse pas parce que du coup on n'a pas pu comptabiliser combien de blacks combien d'arabes etc vous pouvez pas rentrer en boîte et compagnie moi j'ai travaillé sur ces discriminations liées aux origines et à la couleur de peau mais c'est l'enfer de travailler comme sociologue ça a été hyper hyper compliqué et donc on nous empêche en fait de travailler là dessus donc les femmes les hommes ok c'est plus facile on peut y aller direct mais les statistiques ethniques c'est pareil donc l'universalisme invisibilisant à la française il est quand même aussi dangereux c'est tout d'ailleurs c'est l'idéologie valcienne qu'on retrouve notamment au printemps républicain et qui est très dangereuse aussi et il faut faire attention avec ça moi je suis aussi tu m'entends Bruno je suis d'accord pour faire attention je suis d'accord pour faire attention mais j'ai peut-être la prétention peut-être un peu bête ou la naïveté de croire qu'aux médias on n'est pas comme ça et que on n'a pas besoin de faire une émission avec que des femmes pour trouver qu'on est pour les qualités Bruno justement on n'est pas comme ça et tu sais au final il y avait plein d'émissions où il n'y avait qu'une seule femme qui était invitée donc au final si on regarde sur toute la durée de l'émission il y a eu plus de temps d'antenne donné à des hommes en vérité comme on n'est pas comme ça aux médias on essaye d'avoir sur une saison entière de rétablir une forme d'équilibre voilà exactement tu sais Bruno je veux dire moi je ne veux pas non plus essentialiser d'accord je suis autre chose qu'une femme on est bien d'accord je suis aussi une universitaire on est bien d'accord et tant mieux moi je te vois plus comme une universitaire que comme une femme dans le cadre de ce qu'on est en train de faire là tu n'es pas une femme pour moi tu es une universitaire avec un savoir que tu me transmets et que tu transmets aux gens qui nous regardent si on devait avoir des rapports de séduction entre nous je te verrais comme quelqu'un du sexe opposé avec qui une relation est possible puisque je suis hétérosexuel mais on n'est pas dans ce cadre là donc tant qu'on n'est pas dans ce cadre là pour moi tu n'es pas une femme tu es un cerveau tu as un avis le genre ne se limite pas à la sexualité que mon champ que mon champ est possible en tant qu'universitaire en tant que que tout ce que tu veux qui peut être mon CV ou le CV de Caroline on a quand même eu des carrières marquées du saut du féminin et on nous a aussi mis des plafonds de verre de dingue parce que femme Bruno et du coup on arrive aujourd'hui certes avec notre savoir mais moi j'ai dû bosser 15 fois plus que les mecs pour des salaires ridicules tu vois et ça c'est pareil justement que les statistiques ethniques etc et c'est pour ça qu'à un moment donné certes je me sens individue et tant mieux si tu me vois comme universitaire que je suis et je t'en remercie d'ailleurs mais néanmoins j'ai dû ramer comme une femme ce qui ne veut pas dire que les mecs ne rameraient pas bien sûr et donc tu arrives et tu arrives dans un milieu où on n'est pas comme ça du tout et c'est nous qui payons pour les connards qui t'ont fait chier avant mais moi j'appelle pas ça payer j'appelle pas ça payer de laisser 4 femmes parler pendant une heure sur un plateau pardon mais c'est pas un prix Bruno ça fait 20 siècles on parle pas de ça nous ça fait 20 siècles tu peux payer une journée tu vas pas m'en foutre partout partout mais moi je m'en fous je peux pas je peux pas d'être venu bon écoutez ça fait une heure à peu près qu'on discute on va en rester là pour ce soir merci à tous les 4 d'avoir ah Yvan t'étais revenu c'est vrai alors qu'est-ce qui s'est passé pardon le mot de la fin Yvan tu vois qu'il est sur un bateau il y a des reflets derrière le mot de la fling le mot de la fling le mot du fling le mot de la fin je voudrais dire à toutes celles et tous ceux qui nous écoutent ce soir ou qui vont découvrir les émissions en replay que cet aimable média qui nous accueille et qui nous laisse une totale liberté toutes les semaines et qui s'appelle le média et qui nous laisse même la liberté parfois de nous ridiculiser je vous en suis très reconnaissant et bien ce média ne fonctionne que grâce à l'adhésion des spectateurs et des spectatrices donc je ne saurais trop vous encourager à vous abonner au média à convaincre vos voisins vos cousins les passants dans la rue votre boulanger votre charcutier de regarder et de venir consulter découvrir l'actualité sur le média voilà et si vous voulez nous faire un don ou devenir sociaux c'est sur soutenez.lemédiatv.fr est-ce que Caroline tu avais un dernier mot à ajouter avant que j'annonce et bien dans ce cas-là on se quitte sur le dernier morceau musical réalisé par Khaled Frick sur un texte écrit par Gaspar Lantz et interprété par Christophe Castaner bonne soirée et à mercredi prochain

1:06:48
Invité

la dernière fois qu'il a parlé de moi son tweet c'était tu n'es qu'une grosse merde Castaner à mercredi prochain

1:06:54
Locuteur

à mercredi prochain