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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 7 mai 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéTransportsNumérique

Bonjour chez vous ! du 7 mai 2026

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 35 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:03OuverteRéponse directe

    Vous le regrettez ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    La question en ce moment qui se pose au PSG, c'est est-ce que son avenir s'écrit encore aujourd'hui au Parc des Princes ?

  • 9:13RelanceRéponse partielle

    Elle a tendu, les relations, la maire précédente de Paris ?

  • 10:05OuverteRéponse directe

    Sur le lien entre le PSG, justement, et la ville de Paris, vous l'avez dit, le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire s'est investi sur le dossier.

  • 11:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que les discussions peuvent aboutir à Chittemal ? Est-ce qu'on n'est pas face à deux intérêts qui divergent ?

  • 11:34RelanceRéponse directe

    Mais le Parc des Princes, c'est 48 000 spectateurs. Le PSG dit qu'il refuse des milliers de personnes à chaque match, ce qui serait des retombées économiques pour le club. Est-ce que du coup, on n'a pas vraiment des intérêts qui dilatent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:47PrésentateurChiffre
    « les droits télé de la Ligue 1 valaient encore près d'un milliard d'euros il y a quelques années. »
  • 6:52PrésentateurChiffre
    « aujourd'hui, on est autour de 400 millions d'euros. »
  • 18:40PrésentateurChiffre
    « les droits télé de la Ligue 1 valaient encore près d'un milliard d'euros il y a quelques années, avec des propositions autour de 900 millions d'euros. »
  • 18:46PrésentateurChiffre
    « aujourd'hui, on est plutôt autour de 400 millions d'euros. »
  • 19:32InvitéChiffre
    « L'objectif est d'avoir 1,3 million d'abonnés l'année prochaine versus un peu moins d'un million cent cette année. »
  • 20:13InvitéFait
    « par rapport à d'autres pays européens, on a un organisme de contrôle qui va éviter la catastrophe. »
  • 20:31InvitéFait
    « tout le monde a dit qu'on avait signé un contrat pour 3 ans, tout le monde est parti là-dessus. Finalement, au bout d'un an, même pas d'un an, l'opérateur espagnol dépose le bilan sans aucune garantie financière. »
  • 31:59PrésentateurChiffre
    « Nous avons chiffré à plus de 6 milliards d'euros le coût aujourd'hui de la guerre au Moyen-Orient pour les finances publiques. »
  • 32:04PrésentateurChiffre
    « Il y a environ 4,5 milliards d'impact économique direct. »
  • 34:07PrésentateurChiffre
    « C'est 6 milliards. Où est-ce qu'on les trouve ? »
  • 34:18PrésentateurChiffre
    « Il y aura 4 milliards d'euros au sein de l'État, 2 milliards d'euros pour les dépenses sociales. »
  • 35:03PrésentateurFait
    « Sébastien Lecornu dit que l'exigence de redressement appelle à des responsabilités partagées. »
  • 35:41PrésentateurFait
    « Nous soutenons les agriculteurs, nous soutenons les transporteurs, nous soutenons le secteur du BTP, nous soutenons le secteur de la pêche. »
  • 36:30PrésentateurFait
    « On sait l'impact que la crise a non seulement sur le carburant agricole mais aussi sur le prix des engrais. »
  • 38:00PrésentateurFait
    « Il n'y a jamais eu de tabou. Les entreprises elles ont une patrie. »
  • 38:20PrésentateurFait
    « Quand il y a des profits exceptionnels qui sont liés à un contexte exceptionnel comme ceux que réalise Total Énergie en ce moment, il faut qu'il y ait une contribution exceptionnelle. »
  • 40:48PrésentateurChiffre
    « Il y a 5 milliards de bénéfices. »
  • 40:55PrésentateurFait
    « Il est évident qu'à partir du moment où il y a une guerre au Moyen-Orient, il y a un blocage du détroit d'Ormuz, il y a des prix du pétrole qui flambent. »
  • 43:22PrésentateurChiffre
    « 12 millions de comptes touchés. »
  • 43:38PrésentateurFait
    « L'État est-il totalement incompétent en matière de cybersécurité ? »
  • 44:51PrésentateurFait
    « Il y a effectivement ce qu'on appelle la dette technique des ministères, c'est-à-dire des logiciels anciens. »
  • 46:26PrésentateurChiffre
    « On a lancé une expérimentation auprès de 10 000 agents publics avec Mistral AI. »
  • 46:49PrésentateurChiffre
    « On ouvrira un outil sécurisé et souverain à 1 million d'agents publics. »
  • 56:05PrésentateurChiffre
    « Les cambriolages et atteintes aux biens ont bondi de 8% en 4 ans. »
  • 58:57PrésentateurFait
    « Les stats de Toulouse en termes de règlements de compte entre trafiquants de drogue sont au même niveau que Marseille en 2026. »
  • 59:15PrésentateurChiffre
    « 9 personnes ont été placées en garde à vue. »
  • 59:21PrésentateurChiffre
    « 6 363 procès-verbaux ont été dressés pour participation à un rassemblement festif non autorisé. »
  • 59:46PrésentateurFait
    « Parfois toutes les dents du bas, des implants posés directement sur le palais. »
  • 59:56PrésentateurFait
    « Il m'a enlevé ma dignité. »
  • 1:00:50PrésentateurChiffre
    « Les travaux ont été chiffrés à 700 000 euros. »
  • 1:03:11PrésentateurFait
    « la loi bouteillère elle va changer les choses »
  • 1:03:20InvitéFait
    « il faut qu'après la justice aille vite là derrière pour qu'on soit crédible »
  • 1:05:09InvitéFait
    « La mission multinationale que la France et le Royaume-Uni ont mises sur pied peut aider à redonner confiance aux armateurs et aux assureurs »
  • 1:08:32InvitéChiffre
    « Transavia c'est 2% des vols qui sont prévus d'être annulés entre mai et juin »
  • 1:08:40InvitéChiffre
    « Voloteas ça a été 1% de leurs vols qui ont été ou vont être annulés entre avril et juin »
  • 1:09:26InvitéChiffre
    « les stocks stratégiques ont été très peu utilisés pour le gasoil 2 millions de barils sur les quelques 90 millions de barils qu'on a dans l'ensemble »
  • 1:10:10InvitéPromesse
    « il n'y aura pas de pénurie de kérosène on a ce qu'il faut »
  • 1:12:16PrésentateurFait
    « on pouvait se retrouver mi-avril avec une pénurie de carburant en France »
  • 1:15:12PrésentateurFait
    « on a une campagne présidentielle et tout ça peut jouer aussi dans la campagne présidentielle »
  • 1:16:52PrésentateurChiffre
    « il y a de toute façon 6 milliards de dépenses »
  • 1:17:45PrésentateurChiffre
    « plus 69% d'immatriculation de voitures électriques entre mars 2025 et mars 2026 »
  • 1:23:11PrésentateurChiffre
    « l'État s'était engagé à assurer 40% de la charge des travaux »
  • 1:23:30PrésentateurChiffre
    « 2 milliards aient été déjà engagés par la région Occitanie »
  • 1:24:16InvitéFait
    « ça fait 20 ans que le projet est dans les cartons »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Invité12 %
  • Invité 26 %
  • Invité 33 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous et très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 7 mai. On va faire le tour de l'actualité qui vous concerne. On regarde ensemble le programme. Le PSG est qualifié pour une deuxième finale de Ligue des Champions consécutives après son match nul hier soir un partout face au Bayern de Munich. Au-delà du résultat sportif, les questions politiques et économiques, l'avenir du PSG s'écrit-il encore au Parc des Princes ? Le modèle économique du foot est-il encore tenable ? Et vous étiez sûrement hier plusieurs millions devant le match.

Le foot est-il encore accessible à tous les Français ? Faut-il repenser les droits de diffusion ? Nicolas de Taverneau, le DG de la LFP Média, était auditionné au Sénat hier. On va en parler longuement et dans quelques instants, nous serons avec le sénateur socialiste Rachid Temal sur tous ces sujets. Les prix élevés à la pompe ont entraîné une forte baisse de la consommation de carburant en avril. Quelles conséquences pour les finances de l'État ? Le gouvernement a-t-il des marges de manœuvre pour aider les Français ? Va-t-il accepter de taxer les super profits ? Dans une demi-heure, on reçoit le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel.

Une crise de l'énergie qui a des conséquences sur le secteur des transports, la voiture, mais aussi l'avion. Allez-vous privilégier le train écologique ? Il est aussi un outil de désenclavement. Sébastien Lecornu est aujourd'hui à Toulouse sur le sujet de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. On va en parler avec nos éditorialistes et la presse régionale, Mickaël Darmon et Stéphane Vernet de Ouest-France. Et puis notre reportage en région. Je vous emmène dans l'aube où vous verrez que face à la hausse des cambriolages, notamment dans les zones rurales, la gendarmerie intensifie ses actions de prévention et vous aide à avoir les bons réflexes. Voilà pour le programme.

On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Audrey Pettaz. Bonjour. On est ravis de vous retrouver dans cette émission. Ravie d'être de retour. Et à la une de ce jeudi 7 mai, le Charles de Gaulle qui se rapproche donc du détroit d'Hormuz. Oui, le fleuron de la marine française a passé le canal de Suez

2:16
Invité

et se dirige vers la région du Golfe. Un geste explicite pour montrer que la France est prête

2:21
Présentateur

et capable de sécuriser le détroit d'Hormuz. Message adressé tant aux Etats-Unis qu'à l'Iran de son côté. Le président américain estime qu'un accord est très possible avec l'Iran. Les explications de Gaëlle Fonseca.

2:37
Invité

Sur ces images de l'état-major des armées français, une vue embarquée sur le Charles de Gaulle. Le porte-avions franchit le canal de Suez, direction le détroit d'Hormuz. Pour le moment, le groupe aéronaval conduit par Paris et Londres n'est pas en opération. Il ne fait que se rapprocher de la mer Rouge afin d'être déclenché pour sécuriser la région et rétablir la circulation si, et seulement si, l'Iran et les Etats-Unis retournent à la table des négociations. Un signal envoyé à Washington qui, de son côté, se veut optimiste.

3:10
Présentateur

Ils veulent conclure un accord. Nous avons eu de très bonnes discussions dans les dernières 24 heures et il est très possible que nous passions un accord.

3:17
Invité

Mardi, la Maison-Blanche avait suspendu son opération d'escorte américaine dans le Détroit. Raison affichée, la finalisation de son accord avec l'Iran. Au même moment, un porte-conteneur de la CMA-CGM a été touché par des tirs iraniens. C'est donc un moment clé pour que les Européens se positionnent. La mission multinationale que la France et le Royaume-Uni ont mises sur pied peut aider à redonner confiance aux armateurs et aux assureurs. Elle sera par nature distincte des partis en guerre. Le pré-positionnement du porte-avions Charles de Gaulle s'inscrit dans ce contexte. Les marchés nourrissent l'espoir que Téhéran débloque le Détroit d'Ormousse. Et des négociations ont lieu.

Les prix du baril de pétrole ont de nouveau baissé. L'organisation mondiale de la santé se veut rassurante sur l'antavirus.

4:03
Présentateur

Alors que trois personnes sont décédées depuis le 11 avril et que trois autres ont été évacuées du navire suspecté d'être le foyer du virus, le directeur de l'OMS s'est voulu rassurant.

4:14
Invité

Il ne pense pas que la situation soit similaire à celle du Covid.

4:17
Présentateur

On l'écoute. Pour l'instant, le risque pour le reste du monde est faible. Nous faisons de notre mieux. Nous avons déjà à bord plusieurs professionnels de santé,

4:34
Invité

dont des membres de l'OMS.

4:42
Présentateur

Et nous continuerons à surveiller et à soutenir les personnes à bord tout en suivant de près la situation à l'extérieur. Le navire suspecté d'être un foyer du virus doit accoster dans les prochains jours à Ténérife, dans l'archipel espagnol des Canaries. Les recherches de cas contacts avec les personnes infectées, elles se poursuivront. Retour en France, une adolescente de 14 ans tuée à l'arme blanche dans l'Aisne. Les faits se sont déroulés en pleine rue, dans la commune de Fer-Antar-de-Noix, 2800 habitants.

5:14
Invité

Sur le chemin du collège, l'adolescente, touchée par de multiples coups de couteau, n'a pas survécu à ses blessures. Le suspect du meurtre, un homme de 23 ans, pourrait être un ancien petit ami.

5:25
Présentateur

Le parquet a ouvert une enquête pour assassinat. Puis le président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, Pierre-François Veil, est décédé. Le plus jeune fils de Simone Veil, engagé dans la lutte contre l'antisémitisme, est décédé à l'âge de 72 ans. Avocat de formation, il a œuvré à la reconnaissance des justes parmi les nations. Il avait pris en 2023 la tête de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, où il faisait vivre le souvenir de sa mère. Sur X, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, salue la mémoire d'un interlocuteur profondément attaché à la République. Merci beaucoup. Merci Audrey.

Audrey, on vous retrouve dans quelques secondes, parce qu'on va longuement parler dans cette demi-heure de la question du foot. Il y a évidemment la qualification du PSG, mais il y a toutes les questions que ça va amener. Les questions politiques, et notamment à Paris, l'avenir du PSG. S'écrit-il encore au Parc des Princes, ou le PSG qui voit grand va-t-il déménager dans une autre ville ? Et puis Audrey, vous nous parlerez dans quelques instants de ce qui s'est passé hier au Sénat, en lien avec les droits du foot, puisqu'il y avait Nicolas de Taverneau, qui est le directeur général de LFP Média, qui était auditionné.

Oui, les droits du foot qui empoisonnent la vie du football professionnel français depuis plusieurs années déjà.

6:43
Invité

On le sait, et peut-être que je peux vous rappeler un petit ordre d'idées,

6:47
Présentateur

les droits télé de la Ligue 1 valaient encore près d'un milliard d'euros il y a quelques années. Et aujourd'hui, on est autour de 400 millions d'euros oriennes. Et on en parlait évidemment dans quelques instants. Rachid Temal, bonjour ! Bonjour ! Merci d'être là. Vous avez trop fêté la qualification du PSG.

7:03
Invité

Oui, mais je pensais avoir... C'était pour faire une entrée de Champions League. Ah ben voilà, c'est ça ! Je pensais avoir la musique, mais bon.

7:08
Présentateur

Rachid Temal, vous êtes sénateur socialiste du Val d'Oise. Vous suivez, au-delà de votre passion pour le PSG, vous suivez toutes les questions qui ont trait au foot, sur les droits de diffusion, sur le modèle économique du football. On va évidemment en parler ensemble. On va peut-être regarder une une. Allez, pour introduire cette partie. C'est la une de l'Est Républicain. On va peut-être la voir dans quelques instants, puisque la presse régionale fait aussi C1 sur la victoire du PSG. PSG, au rendez-vous final. Vous avez passé une bonne soirée ?

7:40
Invité

Très bonne soirée. Je suppose comme vous.

7:43
Présentateur

Bien sûr ! Alors au-delà du résultat sportif, juste des scènes de joie, évidemment, dans les rues de la capitale, notamment de la part des supporters du PSG. Mais il y a aussi eu quelques débordements, notamment aux abords du Parc des Princes. Parcise interpellation, selon la préfecture, pour usage de mortier d'artifice. Participation à un groupement en vue de commettre des délits. Vous le regrettez ?

8:04
Invité

Bien sûr ! Moi, j'aime le foot, tout le foot en général, même le sport. Et donc, il y a ceux qui sont vraiment des supporters. Et en Viette, on vient à un stade pour fêter, célébrer, être joyeux. Il y a ceux qui viennent pour casser. Donc, il faut que ceux qui viennent pour casser soient bien sûr appréhendés, condamnés. Je pense qu'il faut séparer les choses. Et je pense que le sport ne peut pas être entaché par ces gens-là.

8:23
Présentateur

Alors, il y a la question, évidemment, du résultat d'hier et des conséquences sportives, certes, mais il y a aussi des conséquences économiques. Avant de parler du modèle économique du foot, la question en ce moment qui se pose au PSG, c'est est-ce que son avenir s'écrit encore aujourd'hui au Parc des Princes ?

8:38
Invité

Il ne peut que s'écrire et s'inscrire dans son écrin qui est le Parc des Princes. La question, pour moi, ne se pose même pas. Et donc, je salue d'ailleurs le travail de mon collègue et ami Emmanuel Grégoire qui, pendant la campagne, mais depuis qu'il est maire, a une volonté de faire en sorte que ce club de la capitale, finalement, même de l'Union de France et, je crois dire, de la France, reste effectivement au Parc des Princes.

9:03
Présentateur

– Mais vous parlez, on va parler d'Emmanuel Grégoire, mais juste avant, les relations, elles étaient quand même très tendues entre la mairie de Paris, Soudan Hidalgo, pardon, et le PSG et la direction du PSG. Elle a tendu, les relations, la maire précédente de Paris ?

9:16
Invité

– Bon, enfin, moi, je ne connais pas la connaissance du dossier parfaitement, mais en fait, il y avait aussi une question du prix. Je veux dire, on ne peut pas non plus acheter le Parc des Princes pour quasiment rien. Il faut que chacun s'y retrouve dans cette affaire-là. Donc, je pense que c'est une discussion qui doit s'inscrire dans un schéma de développement, c'est-à-dire comment, finalement, aussi, l'ensemble de la capitale et de la région Île-de-France ont aussi des retombées de ça. Donc, je pense que c'est important.

Et puis, il faut le rappeler, il y a un élément, je pense, qui doit être intégré dans la démarche, c'est que la première région au monde qui fournit le plus de footballeurs, notamment pour les Coupes du Monde, c'est l'Île-de-France. Donc, je pense qu'il faut aussi trouver, et je salue aussi, parce que dans cette équipe-là du PSG, vous avez beaucoup de jeunes formés au club. C'est quasiment historique, le nombre de jeunes. Donc, c'est aussi ça qu'il faut trouver. C'est-à-dire qu'aussi, cette volonté de dire que c'est un club qui doit être aussi très francilien, très parisien.

10:04
Présentateur

Sur le lien entre le PSG, justement, et la ville de Paris, vous l'avez dit, le nouveau maire de Grégoire, de Paris, Emmanuel Grégoire s'est investi sur le dossier. On va l'écouter. C'était il y a un peu moins d'un mois. Le parc, c'est une histoire indissociable de celle de Paris. Paris Saint-Germain est le club de toute la région parisienne, et le Parc des Princes sont lieux de rendez-vous. Ce lien entre Paris et le Grand Paris, le très Grand Paris même, doit être préservé. Mais le football, vous le savez, a changé. Il faut regarder la réalité en face.

Le football est structuré comme une industrie où la maîtrise du stade est devenue un facteur déterminant de performance économique et sportive. Notre ville est face à un choix. Faire peser sur les Parisiennes et les Parisiens le coup d'un stade qui ne sera bientôt plus adapté aux normes internationales ou permettre au Paris Saint-Germain de faire de Paris une place forte du football européen et pour longtemps. Le Paris Saint-Germain doit rester à Paris. Est-ce que les discussions peuvent aboutir à Chittemal ? Est-ce qu'on n'est pas face à deux intérêts qui divergent ?

La mairie de Paris qui a évidemment intérêt à ce que le PSG reste à Paris et puis la direction qui voit plus grand pour son club ?

11:13
Invité

On peut voir plus grand en restant au Parc des Princes. Quand vous regardez les grands clubs, il faut rappeler que dans beaucoup de grandes capitales européennes, il y a plusieurs clubs dans une même ville. En France, on nous explique, parce qu'il y a eu des échecs, Matra, Racing, etc. Mais aujourd'hui, on a par exemple le PFC et le Paris Saint-Germain. Je pense qu'on peut voir en grand au Parc des Princes.

11:34
Présentateur

Mais le Parc des Princes, c'est 48 000 spectateurs. Le PSG dit qu'il refuse des milliers de personnes à chaque match, ce qui serait des retombées économiques pour le club. Est-ce que du coup, on n'a pas vraiment des intérêts qui dilatent ?

11:46
Invité

Vous l'avez entendu, Emmanuel Leclerc, l'a dit.

11:47
Présentateur

Comment vous agrandissez le Parc des Princes ?

11:49
Invité

Il y a des modélistes aujourd'hui, puisque dans les schémas au début de l'actionnaire du Paris Saint-Germain, il y a un développement dans le Parc des Princes. Il y a des questions de creuset, il faut élargir, il faut agrandir. Il y a plein de solutions qui sont posées. Donc aujourd'hui, et c'est ce que dit Emmanuel Grégoire dans le passage que vous venez de présenter, c'est une industrie, le football. Qu'on soit d'accord ou pas d'accord, c'est une industrie. Et il faut que la France soit puissante. Et on évoquera tout à l'heure le modèle économique, parce que je rappelle qu'un des problèmes que nous avons en France, c'est qu'il n'y a plus de capitaux français dans les clubs de foot.

C'est regrettable.

12:18
Présentateur

Mais comment vous l'agrandissez ? Le Parc des Princes, il est dans Paris, pour ceux qui n'y sont pas forcément allés. Il est dans Paris. Il y a des immeubles autour, il y a le périph'au-dessous. Comment vous l'agrandissez ?

12:27
Invité

De ce que j'ai compris, encore une fois, du projet, moi je ne suis pas ingénieur, je ne suis pas architecte, mais de ce que j'ai lu de l'actionnaire, il y a des possibilités d'agrandir le Parc des Princes. D'ailleurs, le club du PSG, ils veulent le parc. Mais ça suffit. Je veux dire, ça suffit. La question après, est-ce que vous en faites ? Parce que sinon, vous savez, vous pouvez aussi trouver un stade très très loin et vous perdez l'âme. Parce que regardez ce qui s'est passé dans plusieurs clubs européens. Parfois, quand vous délocalisez, vous perdez l'âme. Quand vous connaissez le football, quand vous aimez le football, il y a des beaux stades en France.

Le Vélodrome est exceptionnel, le stade Vélodrome, objectivement. Mais celui du PSG, c'est aussi une forme d'écrin. C'est un style architectural puissant. Il y a une caisse de résonance. Et quand on veut être soutenu par son supporter, le Parc des Princes est totalement adapté.

13:10
Présentateur

C'est quoi aujourd'hui l'âme du PSG ?

13:12
Invité

L'âme du PSG ? C'est aujourd'hui un club qui est devenu le meilleur d'Europe.

13:17
Présentateur

Et du Parc des Princes ?

13:19
Invité

Quand vous êtes au Parc des Princes, il y a une ambiance particulière qui fait que vous portez une équipe. Et je crois que c'est ça. Mais est-ce que dans ce bras de fer,

13:26
Présentateur

parce que là, on est quand même depuis des mois dans une sorte de bras de fer entre la direction du PSG et la mairie de Paris, la mairie de Paris est vraiment en position de force ?

13:34
Invité

Les deux doivent s'entendre.

13:36
Présentateur

Et c'est possible ?

13:37
Invité

Ils vont s'entendre.

13:38
Présentateur

On va voir justement si l'avenir du PSG s'écrit en dehors de Paris. C'est aussi une des possibilités, une des hypothèses envisagées. Plusieurs villes d'Île-de-France sont citées. Bonjour Jacques Paquier. Merci beaucoup d'être avec nous, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Jacques, est-ce que l'avenir du PSG va s'écrire en dehors de la capitale ? Écoutez, je n'ai pas l'impression. Je suis d'accord avec le sénateur. Je pense qu'il faut rappeler un petit peu ce qui s'est passé. Vous l'avez dit en quelques mots. Nasser Al-Khelaifi, le président du PSG, veut un stade plus grand.

Il prend le modèle d'autres clubs européens qui sont au-delà du foot, qui sont des lieux de vente, de produits dérivés, etc. et puis d'animations qui dépassent le foot. Il veut faire passer la capacité du stade de 50 000 personnes à 70 000. Mais il se heurte au refus et à la crispation avec la maire de Paris précédente, qui est opposée à la vente. Je rappelle qu'aujourd'hui, le PSG loue le stade, au titre d'un bail amphithéotique signé pour 30 ans. Donc, face à la crispation, il propose 40 millions d'euros, alors que la ville en veut 300. Donc là, on verra si Emmanuel Grégoire parvient à ce que le PSG augmente le prix.

Pour répondre à votre question, Nasser s'agace et affirme dès 2022 qu'il va quitter Paris pour aller. Alors là, il y a plusieurs candidatures dont la crédibilité n'est pas forcément avérée pour toutes. On parle de Saint-Quentin-en-Yvelines, on parle de Massy, on parle de Poissy. Rachid Temaldou, qui est un sénateur du Val d'Oise, sauf que Poissy, c'est dans les Yvelines, mais enfin bref, on s'approche un petit peu de chez vous. Voilà, Ariane, quels sont les candidats ?

Moi, j'ai envie de dire quels étaient les candidats, parce que j'ai l'impression que, comme vous l'avez dit, Emmanuel Grégoire en a fait un sujet majeur, il s'est rapproché du président, et j'ai l'impression qu'il n'y a aucune raison finalement que le stade déménage. D'où la question de Jacques, pardon. Est-ce que, je pose votre question Jacques, sur les pistes du déménagement Poissy-Massy, est-ce que finalement il n'y a pas une occasion manquée pour le PSG, puisque ces pistes pourraient avoir du plomb dans l'aile ?

16:14
Invité

Non, la bonne solution, la seule solution, c'est le Parc des Princes. Et je vais aller un peu plus loin, parce que c'est effectivement le modèle économique.

16:21
Présentateur

Non mais pardon, mais si le PSG vise à l'international d'être en dehors, c'est ce qu'ils veulent aussi, c'est d'avoir aussi des infrastructures autour, de l'économie autour.

16:31
Invité

Non, l'actionnaire et le président Nasser Khalafi, ce qu'ils veulent, c'est avoir un stade. Pourquoi ?

16:36
Présentateur

Mais pas qu'un stade, c'est aussi du merchandising.

16:38
Invité

Plus de 20 000, la question ce sont les investissements. Et dans le débat qu'il y avait entre la mairie de Paris, il y a toujours entre la mairie de Paris et l'actionnaire, c'est de dire, en fait, l'actionnaire dit, si je fais des investissements lourds, la question je veux que ce soit à moi, parce que sinon c'est le principe que chacun peut comprendre, locateur, propriétaire. C'est ça le débat qu'il y a. Mais on peut aussi convenir qu'offrir seulement 40 millions, qui est aujourd'hui un jeune joueur français un peu, qui a fait deux, trois buts intéressants, peut déjà être à 40 millions. On peut considérer qu'il y a un décalage. Mais moi, je vais vous ajouter un élément dans le débat.

Moi, j'aimerais qu'à cette occasion-là, pour que ce soit vraiment le pari populaire, j'aimerais que l'actionnaire, avec le président Nasser El-Khaifi, ouvre le capital du PSG à l'actionnaire populaire, aux socios. Moi, je suis partisan de cette option-là. Je pense que si demain, vous y aviez 5 à 10% des parts du passe-germain, qui seraient achetées par des hommes et des femmes qui soutiennent le PSG, je pense que là, pour le coup, vous rajouteriez une dimension de plus grande ferveur populaire, surtout qu'il y aura une finale. Aujourd'hui, le PSG a gagné deux Coupes d'Europe, va faire une deuxième finale au jour de là. Je pense que c'est important.

Je pense que dans cet équilibre-là, qui est dire qu'il faut un club, un stade, qu'il soit une dimension internationale, mais en gardant cet ancrage populaire et je pense que cette ouverture au capital serait une bonne option. Et je pense que d'ailleurs, parce que vous avez dit dans votre chronique tout à l'heure, sur la question du modèle économique des clubs français, la question de la participation des supporters est un vrai sujet.

18:04
Présentateur

Mais elle arrive, la chronique. Et on va en parler tout de suite de ce modèle économique du foot. D'abord, je remercie Jacques Paquet, la une du journal du Grand Paris, Zoom sur les grands projets industriels franciliens que l'État souhaite accélérer. Jacques, c'est la une de votre journal. Et justement, on va parler du modèle économique du foot. C'était l'actualité hier au Sénat. Audrey, les sénateurs qui se sont penchés sur un dossier qui empoisonne l'avis du foot professionnel français, la crise des droits télé. Ils ont auditionné Nicolas de Taverneau. C'est le directeur général de LFP Média. C'est la filiale commerciale de la Ligue de foot professionnelle.

Et on peut dire qu'il est arrivé l'an dernier dans un contexte très compliqué. Oui, pour donner un ordre d'idée à celles et ceux qui ne connaissent pas grand-chose en foot comme moi, les droits télé de la Ligue 1 valaient encore près d'un milliard d'euros il y a quelques années, avec des propositions autour de 900 millions d'euros. Aujourd'hui, on est plutôt autour de 400 millions d'euros. C'est donc un effondrement. Le problème, c'est que cet argent, il est vital pour la survie de certains clubs qui dépendent à 70% des droits télé. Et ça ne s'arrête pas là parce qu'il y a normalement un ruissellement vers le football amateur. C'est donc de l'argent qui manque à tout le monde.

On le disait Nicolas de Taverneau, homme de télévision avec M6, homme de football aussi, ancien patron des Girondins de Bordeaux, il arrive l'an dernier dans un contexte compliqué. La Ligue est en conflit avec ses diffuseurs historiques et personne ne veut acheter les droits de la Ligue 1. Solution d'urgence, une chaîne spécifique est créée, Ligue 1+, avec un abonnement autour de 14,99 euros par mois

19:30
Invité

pour pouvoir diffuser ses matchs. Un an plus tard,

19:33
Présentateur

elle semble avoir doucement trouvé son public.

19:36
Invité

L'objectif est d'avoir 1,3 million d'abonnés l'année prochaine versus un peu moins d'un million cent cette année. Et donc nous espérons distribuer 100 millions d'euros de plus l'année prochaine.

19:48
Présentateur

Monsieur Temal, on parle de millions d'euros, mais c'est des millions d'euros que doivent se partager 18 clubs. Est-ce que finalement, ça ne va pas conduire certains clubs à la faillite ? Parce qu'on a vu, il y a vraiment un effondrement de ces droits télé.

19:59
Invité

– Il y a plusieurs éléments dans ce débat-là, parce que le modèle économique du football français qui est en crise, je l'ai dit tout à l'heure, plus d'actionnaires français structurants, et des clubs largement en difficulté, même si par rapport à d'autres pays européens, on a un organisme de contrôle qui va éviter la catastrophe. Ça, c'est le premier sujet. Parce que les droits télé, c'est un plus, et donc tout le monde ne s'est terminé maintenant que là-dessus. Et ce que vous ne dites pas dans votre connex, si je peux me permettre, c'est que le point de départ de cette histoire-là, c'est quand vous avez la Ligue qui prend un opérateur espagnol sans aucune garantie.

Parce que le 1 milliard, il vient de là. C'est-à-dire que tout le monde a dit qu'on avait signé un contrat pour 3 ans, tout le monde est parti là-dessus. Finalement, au bout d'un an, même pas d'un an, l'opérateur espagnol dépose le bilan sans aucune garantie financière. C'est-à-dire que personne n'aurait fait ce contrat-là en France. D'ailleurs, il n'y a aucun qui est responsable, c'est assez extraordinaire quand même, finalement. Tous ces gens qui ont signé ce contrat-là, qui est tellement abusé et nul, il n'y a pas de discussion. Et après, c'est la grande dégringolade. Donc, il faut retrouver effectivement un vrai modèle.

Et moi, je pense que, pour le coup, la ministre, maintenant le ministre des Sports, devrait se charger d'une vraie mission, pour le coup, dans cette affaire-là, sur la question du modèle économique des clubs de foot. Ça, c'est le vétable en jeu.

21:09
Présentateur

– Non, mais parce que là, est-ce qu'aujourd'hui, il y a des clubs français qui sont menacés de disparition ?

21:13
Invité

– Bien sûr, avec toute la chaîne que vous évoquiez. Ça, c'est vrai. Il y a des clubs français qui sont menacés. Mais il y a un autre élément qu'il faut avoir en tête. C'est aussi, à la fin, le coup pour les Français. Parce que quand vous regardez, finalement, vous aimez le foot en France, il faut payer à chaque fois pour voir un match de foot. Bientôt, ce sera pour l'équipe de France et les Coupes du Monde. Ça aussi, ça pose un problème. Parce que quand vous regardez, encore, il y a des fois où il fallait deux abonnements pour voir tous les matchs de Ligue 1. Est-ce que le football doit être un produit comme cela, à un coût exorbitant ?

Donc, il faut penser toute la chaîne du club de foot aux ceux qui regardent le match, en passant en pièce par les droits télé. Mais les droits télé, c'est un des éléments. Attention à ne pas faire de l'art qui cache la forêt.

21:52
Présentateur

Il y a eu aussi une occasion manquée, Audrey, pour Ligue 1+, qui aurait pu lui permettre de gagner plus d'abonnés et donc plus d'argent. Juste petite précision, je parlais de la proposition de billet n'est pas forcément de celle de Mediasport quand on avoisinait le milliard d'euros. Oui, mais Mediasport, c'est le point de départ

22:04
Invité

de la grande dégagolade. Mediapro, pardon.

22:07
Présentateur

C'est Mediapro, c'est le point de départ de la dégagolade. On parle justement de cette occasion manquée pour Ligue 1+, qui aurait pu avoir plus d'abonnés et plus d'argent. Il y a quelques mois, la chaîne a tenté d'acquérir tous les matchs de la Coupe du Monde 2026. L'affaire était presque bouclée avec la FIFA. C'est ce qu'on a pu comprendre dans l'audition de Nicolas de Taverneau. Mais c'est finalement Bein Sport qui a raflé la mise et ça interroge les sénateurs. Ça les a interrogés hier. Car l'un des clubs qui n'a pas soutenu le projet Ligue 1+, en l'occurrence le PSG, a des liens très étroits avec Bein.

Nasser El-Helafi, le proche de l'émir du Qatar, est à la fois PDG du PSG et président du conseil d'administration de Bein Média Sport.

22:47
Invité

On peut, nous, se poser la question du conflit d'intérêts entre un club dont on connaît la proximité avec Bein Sport et le fait que ce soit Bein Sport qui obtienne ses droits de télévision. On voit bien que c'était quelque chose qui allait booster, par contre, Ligue 1+. Ce qui peut aussi, le fait de ne pas avoir de diffusion de matchs de Côte du Monde, risque aussi de faire fuir quelques abonnés. C'est un vrai enjeu économique pour le football professionnel. Il y a des conflits d'intérêts potentiels. Je ne le nierai pas de ce point de vue-là.

23:22
Présentateur

Réponse assez laconique de Nicolas Taverneau. Est-ce que vous partagez le constat de votre collègue ? Est-ce qu'il y a conflits d'intérêts ?

23:28
Invité

Ce qui me fait doucement rire, c'est que tous ces gens qui nous expliquent toute la journée qu'il faut que ce soit la loi du marché, etc., etc., puis ils se rendent compte, finalement, la loi du marché, on ne peut pas choisir qui on veut. C'est ça, le débat qu'il y a derrière.

23:40
Présentateur

C'est quoi, la droite sénatoriale ? Viser la droite sénatoriale ? Bien sûr.

23:43
Invité

Dans cette affaire-là, on met tout, on veut tout vendre. Il y a ceux qui ont le plus d'argent, parce que la FIFA, un jour, il faudrait s'intéresser à tout cela, mais eux, ils prennent le plus gros chèque possible. C'est ça, la véritable histoire. Ces gens-là, tout ça devient après des Coupes du Monde découpent toute la journée, c'est qu'à la fin, on tue le sport. Donc, il faut faire attention à cela.

24:04
Présentateur

Donc, il ne faut pas raisonner en termes de qui donne le plus ? Il faut avoir d'autres critères ?

24:09
Invité

C'est pour ça que je pense qu'il ne faut pas prendre le dossier par un bout. Il ne faut pas juste choisir

24:12
Présentateur

la meilleure offre économique.

24:13
Invité

Il ne faut pas prendre par un seul bout, comme là, ça a été fait. Je le redis, je pense qu'il y a un problème aujourd'hui en France et même en Europe de construction d'une industrie. Regardez, par exemple, en Allemagne, beaucoup de clubs sont liés historiquement à des entreprises. On peut trouver ça bien, pas bien. En Espagne, beaucoup d'ailleurs ont aussi des socios, ça a une autre culture. Nous, je ne sais pas quel est notre modèle. Aujourd'hui, regardez les capitaux de tous les clubs. Vous en connaissez un bien. Si on prend, regardez, il y avait un modèle aujourd'hui qui apparaissait comme concurrent, celui de l'Olympique, le Neve et Colas. Il a dû vendre.

Regardez depuis ce qui s'y passe. On va ce soir soutenir Strasbourg. Regardez qui sont les capitaux de Strasbourg. Donc, à un moment donné, moi, je ne suis pas contre les entreprises étrangères achètent nos clubs. Mais je dis, à un moment donné, c'est quoi notre modèle économique ? Donc, je pense que c'est pour ça qu'on peut prendre les parletives ou la lorgnette les uns les autres et les droits de télé sont très importants. Mais je le redis, si on ne prend pas la dimension d'une industrie dans l'ensemble de sa chaîne, de comment on forme les joueurs jusqu'à comment la personne regarde chez soi ou va au stade et donc l'ensemble de la filière, on loupera le débat.

Donc, moi, j'appelle vraiment à une vraie réflexion sur la filière dans son ensemble et je pense que si j'étais ministre des Sports, c'est ce que je ferais en premier.

25:17
Présentateur

Oui, mais comment vous empêcher pour revenir au PSG qui a le Qatar derrière et des millions à mettre sur la table, comment vous empêchez la différence et du coup le fossé qui s'est créé dans le championnat français entre le PSG et les autres clubs ?

25:30
Invité

Mais ça a toujours été le cas. Souvenez-moi, je vais vous déranger, mais vous soutenez Marseille sauf à ma part. Il fut un temps où il y avait plus de Moyen-Marseille qu'ailleurs. Il fut un temps, c'était... Parce qu'à un moment donné... Mais là, le fossé

25:41
Présentateur

se creuse de plus en plus.

25:42
Invité

Oui, mais dans ce cas-là, il faut aller jusqu'au bout. C'est pour ça que je parle de filière. Il y a certains sports, par exemple aux Etats-Unis, la patrie du libéralisme, ou sur le basket-hôte, il y a des ligues fermées, donc personne ne peut descendre et sortir. Voilà. Il y a les salaires qui sont capés et vous avez le système de la draphe qui est que finalement, les clubs les moins bien lotés l'année d'avant peuvent prendre les meilleurs joueurs pour augmenter et faire de la vraie compétition. C'est un vrai sujet, par exemple. Et l'autre sujet de l'industrie, je l'évoquais, c'est aussi comment les clubs amateurs...

Moi, je suis dans un club amateur, dans un comité directeur d'un petit club amateur, qui est le 13e club créé en France... Enfin, en 1913, le 11e club créé en France, il s'appelle le Cosmo Taverni. Je vais le citer, je sais que vous y connaissez. Eh bien, par exemple, on voit bien qu'à la fin, ça devient l'enfer pour les petits clubs qui, au quotidien, font de l'éducation pour les gamins. Donc, je leur dis, ce premier sport-là, c'est comme souvent en France. C'est comme pour le tourisme. On n'a pas de logique industrielle et globale. Donc, j'en appelle à...

26:37
Présentateur

Oui, mais est-ce qu'il faut mettre des garde-fous là ? Parce que vous pointez la différence. Alors, je ne parle même pas des clubs...

26:44
Invité

Si je fais cette logique d'industriel, on y met ensuite des verrous. Mais il faut avoir une dimension globale.

26:49
Présentateur

Non, mais là, aujourd'hui, par exemple, le PSG a trois fois plus de moyens que l'OM. Et l'OM, ce n'est pas le club le moins bien de la Ligue 1. Mais non, mais ça veut dire que le faux c'est un. Est-ce qu'il faut mettre des garde-fous pour éviter qu'il y ait un club qui ait des millions, voire des milliards et d'autres qui n'aient pas ses moyens ?

27:02
Invité

Je viens de vous faire des propositions concrètes, notamment sur... Mais il faut accepter, pourquoi pas, des ligues fermées à deux niveaux, Ligue 1 et Ligue 2, par exemple, avec des logiques, etc. Tout ça se pose parce que vous ne pouvez pas demander à des actionnaires de venir investir dans leur club et leur dire que finalement, ils n'ont pas les moyens d'avoir les moyens de gagner les compétitions. Il faut trouver un nouveau système. Donc, il faut y réfléchir. Et c'est pour ça que je dis qu'il faut réfléchir globalement à l'ensemble de l'industrie footballistique parce que sinon, elle va mourir. Je veux dire, là, on a... Quel club, on est heureux ? Après, il y a une bérésina.

Il y a tous les étages. Quand vous descendez ensuite en profondeur, c'est violent. Donc, c'est ça qu'il faut regarder.

27:37
Présentateur

Et de l'argent, il en manque aussi à cause du piratage. D'après Nicolas de Taverneau, Ligue 1+, perdrait 100 millions d'euros par an à cause de ça. Un sujet sur lequel travaillent les sénateurs Laurent Laffont et Michel Savin. Ils prévoient dans une proposition de loi de donner le pouvoir à l'ARCOM pour bloquer en temps réel les diffusions illégales sur les télés, sur Internet notamment. Mais pour Nicolas de Taverneau, il faut aller encore plus loin.

27:59
Invité

Ça ne suffira pas, évidemment. Donc, nous avons évidemment un sujet qui est important. C'est comment les tribunaux traitent à la fois les pirates mais également les utilisateurs. Et tant que les utilisateurs... Moi, je dis souvent, c'est le piratage d'un produit comme Ligue 1+, ou Béine ou Canal+, c'est comme quelqu'un qui utilise un faux billet pour entrer dans un stade. On punit les falsificateurs ou les utilisateurs de billets faux. On ne punit pas ou on punit insuffisamment les utilisateurs de VPN ou autres pour pirater.

28:42
Présentateur

La proposition de loi, elle doit être examinée dans quelques jours à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'il faut aller encore plus loin ? Est-ce que c'est un vrai sujet, le piratage ?

28:48
Invité

C'est un vrai sujet mais j'ai envie de dire, si on compte sauver notre industrie footballistique sur la seule question de piratage, on se fait plaisir. Mais je reviens à ce que j'ai dit tout à l'heure. Vous me parliez tout à l'heure de Nasser Haïfi. Ce n'est pas moi qui vote pour lui pour qu'il soit responsable notamment des clubs européens de football. Je le redis, on peut faire du bricolage. Très bien, on continue, on fera d'autres révisions comme ça, vous verrez, pendant très longtemps. Soit une réflexion globale qui est, c'est quoi l'industrie dans notre pays footballistique ?

De la formation des gamins jusqu'à la personne qui a réel le match, au milieu de ça, les pros et la question, la pro et les amateurs. Et puis, il y a un grand absent dans le débat. Je rappelle qu'aujourd'hui, le ministère, il donne une délégation, non pas la Ligue, la délégation est donnée à la Fédération française de football qui touche notamment des droits sur ce que fait d'ailleurs l'équipe de France. Le ruissellement est assez faible d'ailleurs. Et là, c'est le grand absent du débat. C'est quoi la position de la Fédération française de football ? Quand est-ce que la Fédération française met de l'ordre dans tout cela ?

C'est pour ça que je pense que nous serions plus forts pour le football s'il y avait cette réflexion d'ensemble. Pourquoi elle est autant

29:55
Présentateur

absente la FFF, la Fédération de foot ?

29:57
Invité

La réponse est dans la question, non, comme dirait l'autre. Parce que je pense qu'aujourd'hui, plus personne sait qui habite et qui fait quoi. Et donc, c'est pour ça que je pense qu'il faut remettre de l'ordre, bien sûr.

30:07
Présentateur

Merci Rachid Temal. Merci beaucoup d'avoir été notre...

30:10
Invité

Et puis ce soir, on soutient bien sûr

30:12
Présentateur

Strasbourg.

30:13
Invité

Comme vous l'avez fait hier avec le PSG.

30:14
Présentateur

Mais bien sûr, ce soir, on soutient Strasbourg.

30:16
Invité

Et le 30 mai à Budapest.

30:19
Présentateur

La finale de la Ligue des Champions, Paris-Arsenal. Du coup, merci beaucoup. Merci Rachid Temal d'avoir été notre invité. Audrey, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale. Oui, et le prince Charles pourrait sauver une église à Wessan. Je vous raconte ça tout à l'heure. C'est la ligne du Télégramme. Vous allez voir, l'histoire est super, Rachid Temal. D'abord, on va revenir aux questions économiques et notamment les conséquences économiques de la crise au Moyen-Orient sur les prix du carburant. David Amiel, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes ministre de l'Action et des Comptes publics.

On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lécuyer de La Voix du Nord. Bonjour Julien. Bonjour Auriane. Bonjour Monsieur le ministre. Bonjour. David Amiel, on va parler évidemment avec vous des conséquences économiques de cette crise au Moyen-Orient. Les Français les voient dans leur porte-monnaie, l'augmentation des prix à la pompe, peut-être aussi des vols annulés. Comment l'État va les aider ? Vous allez nous aider à répondre à toutes ces questions. Donald Trump qui renonce provisoirement à ouvrir le détroit d'Ormouz.

Le cours du pétrole qui est en baisse avec l'espoir d'un accord entre les États-Unis et l'Iran mais en France, les prix à la pompe sont au plus haut. Est-ce que ça va durer ? On voit que tout est suspendu à ce qui se passe dans le golfe Persique et les mouvements du prix du baril qui précèdent toujours les mouvements du prix à la pompe sont extrêmement erratiques parce que la situation diplomatique est extrêmement volatile. On a vu depuis le début de semaine l'hypothèse de la reprise des frappes, le bras de fer autour du détroit d'Ormouz lundi, mardi. On a vu ces nouvelles annonces dans la nuit.

Honnêtement, qui sait ce qui se dira d'ici demain et c'est la raison pour laquelle il faut qu'on puisse se préparer à faire face en tout état de cause en plus de notre mobilisation diplomatique. C'est-à-dire que vous ne pouvez pas rassurer les Français sur le plus dur est derrière vous ? Ah ben non. Ça peut encore augmenter ? Bien sûr. On ne sait pas ce qui se passera demain sur le front militaire. Et donc il faut effectivement qu'on puisse préparer notre économie et à tous les scénarios possibles. Est-ce qu'il faut les préparer aussi à devoir continuer de payer très cher, à dépenser encore plus ou est-ce que vous allez les rassurer très rapidement pour dire l'État va leur venir en aide ?

Nous sommes face à une guerre. Une guerre que nous n'avons pas voulu, une guerre que nous n'avons pas déclenché, une guerre qui bloque les approvisionnements mondiaux en pétrole qui passent par le détroit d'Ormouz et tout ça a évidemment un impact sur l'économie française, un impact délétère pour les ménages, pour les Français qui font le plein pour se rendre à leur travail, pour utiliser leur voiture, un impact délétère pour les entreprises, un impact délétère pour les comptes publics.

Et donc nous avons depuis le début une doctrine simple qui est qu'il faut des aides, des aides ciblées vers les travailleurs des classes populaires et des classes moyennes, vers les entreprises qui sont les plus en difficulté et des aides qui soient financées. Et évidemment, ce n'est pas le plus facile à dire. On voit toute la pression qui est émise sur le gouvernement pour dire après tout vous pourriez encore laisser exploser la dette publique, laisser à vos successeurs le soin de régler la facture, mais ce serait contraire à notre devoir.

Et donc nous sommes depuis le début dans cette recherche d'un équilibre entre la maîtrise des finances publiques pour éviter l'explosion des impôts demain et les aides d'aujourd'hui qui sont à ce moment-là. Juste, pardon David Damiel pour qu'on connait bien, c'est quoi aujourd'hui le coût de cette crise au Moyen-Orient pour les finances publiques ? Nous avons chiffré à plus de 6 milliards d'euros le coût aujourd'hui de la guerre au Moyen-Orient pour les finances publiques. Pourquoi ? Parce qu'il y a environ 4,5 milliards d'impact économique direct. C'est le ralentissement de la croissance, c'est la hausse de l'inflation, c'est la hausse des taux d'intérêt sur la dette publique.

Il y a des coûts qui sont liés à l'intensification de nos opérations extérieures, du déploiement de nos forces militaires, à peu près 1 milliard d'euros. Et puis nous avons 470 millions. 470 millions. C'est l'étonnant des cordons de la bourse, d'une certaine rigueur budgétaire. C'est 6 milliards. Où est-ce qu'on les trouve ? C'est la raison pour laquelle dès que nous avons eu tout euro que nous coûterait cette crise devrait se traduire par un euro stoppé dans la dépense publique. Il y aura 4 milliards d'euros au sein de l'État, 2 milliards d'euros pour les dépenses sociales. Oui, mais ça c'est large.

Ça c'est des grandes enveloppes, on l'entend un petit peu, mais dans le détail, où est-ce que vous prenez l'argent ? Les arbitrages sont en cours parce qu'il ne s'agit pas de faire n'importe quoi et donc dans les prochains jours, nous pourrons les rendre publics. C'est-à-dire dans les prochains jours ? Dans les prochains jours, nous rendrons publics le détail effectivement de ces ajustements et ce sera transmis au Parlement. C'est une guerre dans laquelle nous nous adaptons en temps réel parce qu'elle n'avait pas été prévue au moment du vote du budget. Mais vous dites dans les prochains jours, donc ça veut dire la semaine prochaine ? Ça veut dire dans un mois ?

Ce sera dans les prochains jours, nous aurons l'occasion très prochainement de rendre cela. Mais il y a quand même des secteurs que vous visez particulièrement. Par exemple, dans une lettre au Médaphière, Sébastien Lecornu dit que l'exigence de redressement appelle à des responsabilités partagées. Il attend la mobilisation de l'ensemble des acteurs économiques. De quelle manière ? Évidemment qu'il y a un rôle des acteurs économiques pour pouvoir aussi soutenir Mais qu'est-ce que vous attendez du Médaph des patrons ? Pour pouvoir soutenir les filières aussi les plus en difficulté. Il y a évidemment une mobilisation générale.

Il y a des soutiens qui peuvent être apportés aussi par les entreprises à leurs salariés qui ont le plus de difficultés pour se déplacer. Mais je le redis, la situation est difficile pour tout le monde et elle est évidemment difficile par les entreprises au premier chef comme pour l'État. C'est-à-dire, excusez-moi, les sociétés, vous leur dites qu'il faudrait aider davantage La première chose que nous disons c'est que nous soutenons des secteurs économiques qui sont touchés par cette crise. Nous soutenons les agriculteurs, nous soutenons les transporteurs, nous soutenons le secteur du BTP, nous soutenons le secteur de la pêche.

Mais vous pourriez élargir les secteurs que vous soutenez à l'heure actuelle ? Ça, c'est à l'étude ? Bien sûr ! Quel secteur pourrait être concerné qui ne sont pas aujourd'hui ? Nul ne sait combien de temps va durer cette crise. En fonction de l'évolution de la crise, il faut qu'on puisse s'adapter dans la raquette à l'heure actuelle. D'ailleurs, c'est pour ça que Sébastien Lecornu a annoncé qu'il y aurait de nouvelles aides probablement annoncées en semaine prochaine, des aides ciblées. Ils sont où les trous dans la raquette à l'heure actuelle ? Sur quel secteur vous regardez ?

Mais d'abord, il y a des secteurs que l'on aide aujourd'hui pour lesquels il pourrait être nécessaire de prolonger ou d'intensifier les aides en fonction de la durée de la crise. On parle de l'agriculture, on sait l'impact que la crise a non seulement sur le carburant agricole mais aussi sur le prix des engrais. On sait très bien, on a un dialogue permanent avec le MEDEF, les organisations patronales. Et les aides, elles sont quoi ? Elles sont dans le projet de loi d'urgence agricole qui est examiné en ce moment au Parlement ? Non, ce sont des aides financières qui sont débloquées par voie. Donc en plus ? Les aides agricoles, elles sont débloquées par voie réglementaire en ce moment même.

On n'a pas besoin d'une loi pour cela, on a besoin de réallouer des crédits mais c'est la raison pour laquelle il faudra aussi faire des choix dans le budget de l'État. Qu'est-ce qu'il veut dire par changer d'échelle ? Est-ce que ça veut dire vraiment élargir à plus de Français l'aide gouvernementale ? Il faudra évidemment pouvoir continuer à élargir un certain nombre d'aides en fonction de la durée de la crise et le Premier ministre a dit précisément qu'il aurait l'occasion je crois en début de semaine prochaine de faire des annonces en ce sens. Est-ce que les collectivités seront mises à contribution ? Les collectivités locales elles sont aussi touchées par la crise comme par l'État.

Il n'y a pas aujourd'hui de projet de revenir sur les dotations et ce qui avait été tranché dans le cadre du projet de loi de finances. Donc pas de ponction supplémentaire des collectivités ? Non mais il y a un effort des collectivités qui subissent aussi l'impact du coup de la crise comme l'ensemble de la sphère publique. Plutôt que de geler dans les dépenses puisque c'est ce que vous prévoyez, pourquoi vous n'allez pas chercher du côté des recettes ? Pourquoi vous n'acceptez pas de taxer les super profits notamment des énergéticiens ? En ce qui concerne les énergéticiens votre question elle porte sur Total Énergie. Il n'y a jamais eu de tabou. Les entreprises elles ont une patrie.

La France a de la chance d'avoir Total beaucoup de pays non pas de pays européens non pas de grandes compagnies pétrolières mais Total a aussi de la chance d'avoir la France et ce qui lui a permis de se développer de se projeter pendant de très nombreuses décennies. Donc bien sûr quand il y a des profits exceptionnels qui sont liés à un contexte exceptionnel comme ceux que réalise Total Énergie en ce moment il faut qu'il y ait une contribution exceptionnelle. Cette contribution elle peut prendre plusieurs formes.

Il y a un débat sur la question fiscale mais il y a aussi une contribution immédiate qui est le plafonnement des prix à la pompe qui a le mérite d'avoir un impact direct pour les Français. Le patron de Total Énergie il dit vous ne pouvez pas avoir les deux vous ne pouvez pas avoir le plafonnement et puis en plus la supertaxe. voire même il dit dans une forme de chantage si vous nous supertaxez si je puis dire nous on met fort au plafonnement des loyers au plafonnement des prix. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Il y a une décision de l'entreprise Total Énergie de faire un plafonnement des prix. Il n'a fait qu'en France Total alors qu'ils sont présents dans de très nombreux pays.

Ça montre au passage l'importance d'avoir une compagnie française. En fonction de la durée de la crise en fonction de la durée du plafonnement je l'ai dit aucune option n'est à bout ce qui compte c'est que quand il y a des profits exceptionnels il y a une contribution exceptionnelle pour aider les Français dans cette période difficile. Mais pardon mais est-ce que c'est Sébastien Lecornu qui disait qu'il fallait un plafonnement plus généreux est-ce que vous pensez que Total fait suffisamment dans le plafonnement des prix ?

Il y a un dialogue avec Total Énergie qui est mené par ma collègue Maude Bréjon par Roland Lescure le degré du plafond il dépend aussi de l'intensité de la crise on a évoqué là l'évolution du prix du baril c'est pour ça qu'il y a des points d'étape très réguliers pour s'assurer évidemment que ce soit à la hauteur des besoins du pays. Mais comme vous le dites Total Énergie c'est une entreprise qui a bénéficié du contexte français est-ce qu'il n'y a pas une forme c'était les mots de Jérôme Gage député socialiste qui disait il y a une forme de patriotisme à retrouver aussi du côté de Total Énergie est-ce que vous pensez également ?

C'est ce que je viens de vous dire que les entreprises avaient une patrie donc effectivement cela peut prendre plusieurs formes je le redis rien n'est à bout nous sommes dans une guerre qui évolue jour après jour vous avez commencé par m'interroger dessus et donc évidemment nous ne fermons aucune porte ce qui compte c'est de pouvoir aider les français dans cette période difficile Vous ne l'avez pas pris comme du chantage ?

Nous le prenons de la manière la plus pragmatique qui soit comment est-ce qu'on peut aider les français le plus possible et je le redis rien n'est à bout à profit exceptionnel il faut dans tous les cas une contribution exceptionnelle Est-ce que Total Énergie est un profiteur de la crise ?

C'est les mots d'Olivier Faure le Premier Secrétaire du Parti Socialiste Non mais parce qu'il y a une connotation morale dans ces termes ce n'est pas Total Énergie qui a déclenché la guerre C'est même pas morale C'est pas Total Énergie Il y a 5 milliards de bénéfices Peut-être que je peux aller au bout de ma réponse Ce n'est pas Total Énergie qui a déclenché la guerre au Moyen-Orient mais il est évident qu'à partir du moment où il y a une guerre au Moyen-Orient il y a un blocage du détroit d'Ormuz il y a des prix du pétrole qui flambent quand vous êtes un producteur de pétrole ça vous donne des résultats exceptionnels et c'est le cas de Total Énergie en ce moment et c'est pour ça je le redis que quand il y a des résultats exceptionnels il faut qu'il y ait une redistribution exceptionnelle Juste un mot puisqu'on parle des marges des distributeurs le gouvernement a publié des chiffres hier il n'y a pas de marge en tout cas de marge excessive des distributeurs au cours de cette crise ?

C'est ce que montrent les chiffres qui ont été publiés on doit faire preuve d'une transparence totale ça a été le cas sur les recettes fiscales vous vous rappelez au début de la crise certains venaient sur vos plateaux de télévision dire que l'Etat allait gagner des milliards et des milliards liés à la hausse de la TVA sur les prix du carburant ce qu'on a fait c'est que dès qu'on a eu des chiffres on les a rendus publics je les ai rendus publics pour le mois de mars dès que j'en ai eu connaissance puis ensuite tous les 10 jours et le Premier ministre a eu encore l'occasion de le faire ce qu'on voit ce qu'on voit je parle là de la transparence que nous avons pour l'ensemble des acteurs nous l'avons fait pour nous-mêmes pour l'Etat et on s'est rendu compte de quoi ?

et bien qu'il n'y avait pas de cagnotte puisque quand l'Etat gagnait des millions d'une part il en perdait des milliards de l'autre de la même manière pour les carburants nous faisons la transparence sur les marges des distributeurs ces chiffres ont été rendus là aussi publics et c'est cette méthode que nous aurons aussi dans la préparation du budget 2027 celle d'une transparence totale Juste un mot puisque vous nous disiez tout à l'heure on s'adapte quasiment au jour le jour ce n'était pas prévu dans le budget est-ce que vous envisagez un budget rectificatif ?

A ce stade il n'est pas nécessaire un budget rectificatif puisque nous disposons dans le cadre du budget qui a été voté de marge de manœuvre pour pouvoir précisément faire face à cette crise c'est ce que prévoit aussi la loi organique Donc 6 milliards ça ne nécessite pas un projet de loi rectificatif de finances ? Non et nous pouvons continuer à apporter des soutiens sans avoir besoin d'une loi de finances rectificative c'est ce que prévoit la loi organique Mais à quel moment il y aura besoin ?

Mais c'est tous les vous savez sous les précédents gouvernements on l'a vu sous François Hollande sous Nicolas Sarkozy il y avait aussi en cours d'année quand il y a eu des chocs extérieurs des réallocations de la dépense publique et c'est bien normal On va parler du numérique notamment des cyberattaques Julien ?

Ah oui parce qu'on ne les compte plus ces cyberattaques sur les services publics dernière en date c'est celle sur l'agence nationale des titres sécurisés la NTS touchée par une fuite massive de données 12 millions de comptes touchés ce dernier méfait a conduit à l'interpellation d'un adolescent de 15 ans qui selon les enquêteurs n'avait pas de compétences techniques particulièrement sophistiquées sérieusement monsieur le ministre L'État est-il totalement incompétent en matière de cybersécurité ?

Les cyberattaques se multiplient pas seulement en France en Europe et elles ne concernent pas seulement l'État elles touchent aussi des entreprises privées elles sont le fait vous l'avez dit de mineurs et on sait par ailleurs qu'avec l'intelligence artificielle les risques ne vont cesser de croître puisque ça va précisément donner à davantage de personnes les moyens de pouvoir conduire des attaques sophistiquées c'est la raison pour laquelle le Premier ministre s'est rendu d'ailleurs la semaine dernière à la NTS et a annoncé une réorganisation complète du numérique de l'État pour pouvoir nous mettre au niveau le terme est important se mettre au niveau c'est-à-dire que visiblement d'après ce qu'on croit comprendre de ces attaques c'est que les ministères fonctionnent en silo n'ont pas une cybersécurité qui soit au niveau bref on est en train de rattraper le retard et ça va prendre encore des mois on arrive après la bataille on est devant nous on a devant nous une très grande bataille puisque précisément il faut pouvoir à la fois corriger les faiblesses actuelles mais aussi éviter les vulnérabilités au futur il y a effectivement ce qu'on appelle la dette technique des ministères c'est-à-dire des logiciels anciens et vous avez raison qui souffrent de la fragmentation entre les ministères entre les opérateurs il faut pouvoir mettre au niveau et c'est le but de ce que le Premier ministre a annoncé avec la création d'une autorité nationale pour l'intelligence artificielle et le numérique de l'État qui aura charge de mutualiser de coordonner de se mettre au niveau mais aussi de pouvoir anticiper les menaces futures j'évoquais la question de l'intelligence artificielle il ne faut pas seulement sortir des dépendances et des vulnérabilités anciennes il nous faut aussi éviter de tomber dans des dépendances et des vulnérabilités futures parlait de l'IA on sait très bien que ce qui est devant nous c'est l'explosion de ce qu'on appelle l'IA clandestine c'est-à-dire que vous allez avoir beaucoup de personnes dans les entreprises d'ailleurs privées dans les médias sans doute ici aussi dans les administrations qui vont avoir recours à des outils d'IA qui ne sont pas souverains et qui ne sont pas sécurisés 4GPT pour donner un exemple j'ai moi-même pu conduire une enquête auprès de 2000 agents publics qui utilisent l'IA on s'aperçoit que plus de 50% d'entre eux on recourt à des outils d'intelligence artificielle hors de tout cadre et c'est la raison pour laquelle je travaille à un plan massif pour développer une IA d'intelligence une IA d'intérêt général quel est le but ?

c'est de donner à tous les agents publics des accès à des outils performants comparables à ce qu'ils trouvent dans leur vie personnelle sécurisés et souverains c'est le cas pour l'agent conversationnel l'équivalent en gros de CHGPT on a lancé une expérimentation auprès de 10 000 agents publics avec Mistral AI on va pouvoir généraliser ça pour l'ensemble des agents publics c'est le cas par exemple pour des outils d'enregistrement et de transcription en gros permettre à des agents publics d'avoir accès à des outils qui permettent de retranscrire directement ce qui est dit à l'oral pour éviter d'avoir à taper à écrire à la main faire gagner beaucoup de temps de manière souveraine là aussi dans les prochaines semaines on ouvrira un outil sécurisé et souverain à 1 million d'agents publics c'est le cas pour la visioconférence là aussi nous sommes en train de déployer un outil souverain pour l'ensemble des agents qui en ont besoin pour sortir de nos dépendances à Teams à Zoom ce sera le cas aussi en matière de traduction et donc tout cet effort qui est fait pour reconquérir notre souveraineté numérique elle est en marche et l'État doit évidemment être à la première ligne vous dites en effet on va réinternaliser pour éviter les fuites les fuites de données mais chaque ministère le sage élu devra consacrer 5% de son budget dédié au numérique à la sécurité j'imagine que ce que vous dites est compris dans ces 5% sauf que la ministre du numérique elle dit elle-même que le seuil minimal pour assurer une cybersécurité efficace ce serait 10% du ministère enfin on en est loin là ça va au-delà oui ça va au-delà de la stricte cybersécurité parce qu'il y a la question des attaques celle dont on parlait mais il y a aussi la question des fuites de données il y a la question de la pression qui peut être mise de main sur la France par des acteurs extérieurs bien sûr c'est la raison pour laquelle il faut se sevrer de nos dépendances à des outils extra-européens évidemment ça ne se fait pas du jour au lendemain mais cette reconquête de nos souverainetés numériques elle est en marche et j'en ai donné là des exemples très concrets c'est une très grande accélération c'est des investissements importants mais ils sont indispensables on voit bien le contexte géopolitique dans lequel on est et l'intelligence artificielle qui va également s'inviter dans la politique notamment dans la campagne présidentielle c'est un atout ou c'est un risque ?

les deux les deux évidemment que c'est un risque évidemment qu'on risque d'avoir la prolifération de fake news peut-être qu'on nous verra nous trois sur le plateau dire absolument n'importe quoi pendant la campagne présidentielle parce qu'une intelligence artificielle aura permis de le générer et donc il faut qu'on puisse se préparer à cela l'intelligence artificielle par exemple dans l'actualité hier Giorgia Meloni la dirigeante italienne qui a été victime de fausses photos elle les a partagées sur les réseaux est-ce qu'il y a un risque aussi que l'intelligence artificielle ne fausse cette campagne ne fausse le scrutin ?

oui bien sûr c'est un risque démocratique important c'est la raison pour laquelle il faut qu'on ait un travail le président de la république l'a également lancé le rôle des médias va être absolument essentiel dans cette campagne pour précisément pouvoir aussi détecter les fausses informations informer nos compatriotes il faut qu'on soit extrêmement vigilants si on prend un pas de recul l'intelligence artificielle elle est ce qu'on en fait il peut y avoir des usages délétères il peut y avoir des usages extraordinaires l'intelligence artificielle elle peut nous aider à faire des progrès médicaux incroyables elle peut nous aider je parlais de la fonction publique à gagner beaucoup de temps et à permettre aux agents publics aux fonctionnaires de se débarrasser de tâches chronophages de tâches abrutissantes pour se concentrer sur leur cœur de métier pour la relation humaine mais elle peut aussi on le voit bien avoir des effets catastrophiques et puisque vous parlez de la campagne présidentielle au-delà du déroulement simple de la campagne j'espère que les candidats à l'élection présidentielle porteront des grands projets en matière d'intelligence artificielle c'est prévu par exemple à Renaissance vous travaillez là-dessus ?

Renaissance s'en empare parce qu'on voit bien que le risque qui est devant nous c'est d'avoir un temps de retard que la classe politique soit complètement à côté de la plaque face à la question de l'intelligence artificielle et on sait bien qu'en la matière perdre six mois c'est risquer de perdre la bataille ce sont quoi vos propositions politiques à Renaissance ?

je laisserai le parti Renaissance le soin de faire ses propositions moi je dis ce qu'en tant que ministre aujourd'hui je fais au sein de l'État au sein de Bercy qui devra être faire de lance en matière d'intelligence artificielle et au sein de la fonction publique alors on va parler de votre parti Renaissance Elisabeth Borne a annoncé hier qu'elle allait quitter la direction de Renaissance elle se dit en désaccord avec la ligne actuelle c'est un coup dur pour vous ?

d'abord on aura plusieurs étapes parler de la campagne présidentielle il ne faut pas négliger ce qui va se passer dans l'année qui vient on va avoir une étape très importante qui est de voter d'adopter un budget pour l'année 2027 ce sera une étape clé et on voit bien la tentation dans l'ensemble de la classe politique de sauter les étapes d'aller directement vers la campagne présidentielle et c'est un grand risque c'est un grand risque et je le dis comme ministre de l'Action et des Comptes Publics là Elisabeth Borne elle ne veut pas sauter les étapes elle dit juste qu'il y a un problème de ligne qu'il n'y a pas de débat en interne en gros elle n'est pas d'accord avec Gabriel Attal j'ai entendu les nuances d'Elisabeth Borne vous savez au fond je trouve que cette campagne présidentielle c'est une horloge qui est montée à l'envers on a aujourd'hui des débats qu'on devrait plutôt avoir en fin de campagne question des ralliements la question du vote utile qu'on entend également beaucoup la question des accords de partis et on n'a pas les débats qu'on devrait avoir en début de campagne quels projets quelles idées on évoquait quelques thèmes quels projets mobilisateurs doivent porter les forces modérées parce que ceux qui pensent qu'il suffira de faire appel dans la course finale à un vote barrage contre le Rassemblement National contre la France Insoumise se mettent le doigt dans l'œil jusqu'au coude le risque est majeur de voir aujourd'hui les trains passer de laisser le Rassemblement National et la France Insoumise Mais Gabriel Attal il n'est pas en train de faire ce que vous dénoncez il sort un livre il est partout il multiplie les séances de dédicaces il est dans un tour de France lui aussi il fait quand même campagne sur sa personne Non mais j'ai entendu Gabriel Attal faire aussi un certain nombre de propositions et je pense que c'est ce dont on a besoin dans le moment Elisabeth Borne je n'en doute pas en fera également on a besoin aujourd'hui de mettre des idées mais parce que je vous le dis Est-ce qu'aujourd'hui Gabriel Attal est en train de décarter ses opposants internes et de mettre le parti à sa place ?

Non mais moi j'ai confiance dans le fait que tout le monde se rassemblera à la fin et je vous le dis nous sommes dans un moment où ce qui compte c'est de mettre des idées sur la table parce que si nous laissons le monopole de la bataille culturelle et de la bataille idéologique au Rassemblement National et à la France Insoumise parce qu'on est simplement englués dans nos querelles internes alors je crains qu'à l'hiver 2027 il ne soit trop tard Vous avez un conseil national qui est le 12 mai qui devra choisir le mode de désignation concrètement vous, vous choisirez quoi ?

Nous aurons un conseil national qui se tiendra effectivement à ce moment-là à ce que je sache il n'y a pas de personne qui ait souhaité une élection interne à Renaissance pour l'élection présidentielle en tout cas c'est ce que j'ai vu mais vous voyez je reviens quand même un peu sur le début de notre conversation on a un moment important pour le budget moi je suis ministre des élections et des comptes publics c'est ça qui m'obsède en ce moment je suis en train de travailler aussi à la préparation du budget 2027 et je suis inquiet inquiet à nouveau de la tentation un peu de l'ensemble de la classe politique de faire l'autruche sur cet enjeu central Est-ce qu'il faut que Gabriel Attal soit votre candidat ?

Gabriel Attal aura l'occasion de s'exprimer en temps et en heure mais vous voyez On n'a pas l'impression que c'est l'envie qui manque chez lui est-ce que vous vous dites qu'il faut que ce soit Gabriel Attal qui soit candidat ?

Là où je suis inquiet je vous le dis je suis sur votre plateau je ne sais pas combien de temps je suis ministre du budget nous sommes face à une guerre qui a des conséquences économiques majeures On en a parlé pendant 20 minutes Nous sommes dans la préparation du budget 2027 j'aurais voulu pouvoir en dire un mot parce que je crois que c'est la première étape qui est devant nous Juste une dernière question monsieur Amiel vous vous préparez à une bataille infernale comme l'année dernière et certains parlent déjà de lois spéciales pour aborder ce budget vous vous dites quoi ? C'est une crainte qu'on se retrouve dans le même marasme que l'année dernière ?

Vous savez quand les temps sont troublés il faut faire preuve d'encore plus de transparence et oui il y a une tentation on le voit bien avec l'élection présidentielle de faire l'autruche de dire au fond la France peut se passer de budget pendant de longs mois je vous le dis je pense que ce serait une grave mise en danger du pays mais pour que tout soit connu pour que tout soit transparent pour que personne nous accuse d'une quelconque manipulation nous avons décidé avec le Premier ministre de saisir l'inspection générale des finances qui mettra sur la table l'ensemble des données disponibles concernant l'impact qu'aurait une loi spéciale c'est-à-dire l'absence de budget pendant de très longs mois et cela sera mis sur la table dès le mois de juin pour éclairer le gouvernement pour chiffrer notamment la représentation nationale et pour éclairer la société Et merci beaucoup merci Dave Daniel d'avoir été notre invité Julien vous restez avec nous mais d'abord on regarde ce qu'elle a une de nos régions Et face à la hausse des cambriolages notamment dans les zones rurales la gendarmerie intensifie ses actions de prévention c'est le cas dans l'aube où les cambriolages et atteintes aux biens ont bondi de 8% en 4 ans comment dissuader les cambrioleurs quels sont les bons réflexes les hommes en bleu sont là pour guider les particuliers comme les agriculteurs en garde ce reportage de nos partenaires de Canal 32 il est signé Christian Vieira Le référent sureté de la gendarmerie Imdat Gultequin le rappelle face au cambriolage chacun a un rôle à jouer des gestes simples peuvent faire la différence

55:41
Invité

un mobilier de jardin quelconque qu'on pourrait utiliser en fin de compte pour faciliter une escalade et bien de cette manière l'individu malveillant aura toute facilité pour escalader cette fenêtre par exemple les gens qui sont victimes d'un cambriolage qui sont équipés d'une alarme mais qui ne l'ont pas activé c'est déjà arrivé donc se protéger c'est parfois des bons réflexes

55:58
Présentateur

dans l'aube près de 1500 cabriolages et atteintes aux biens ont été recensés en 2025 un chiffre en hausse de 8% en 4 ans commerce entreprise les habitations sont les plus touchées

56:08
Invité

le niveau est assez élevé actuellement Jean-Marie de Laube organise des opérations de lutte contre la délinquance ça se traduit par des opérations de contrôle routier notamment quelques minutes suffisent aux individus pour fouiller les pièces qui les intéressent la plupart du temps ce sont les chambres les salles de bain et ça va très très vite

56:27
Présentateur

à la demande ce gendarme intervient auprès des agriculteurs pour renforcer la sécurité des exploitations pour les particuliers la priorité consiste à dissuader notamment via des extérieurs entretenus

56:37
Invité

la pelouse les haies lorsqu'elles sont entretenues laissent penser que finalement le propriétaire est présent des haies trop hautes empêcheront le voisin d'avoir un regard direct sur votre propriété et de pouvoir signaler des comportements anormaux une poubelle si elle est rangée à sa place on pourra penser que la maison est entretenue et qu'il y a de la présence sur place

56:54
Présentateur

opérations tranquillité vacances application ma sécurité des outils existent pour signaler une absence ou un fait entretenir des bonnes relations avec son voisin peut aussi participer à la dissuasion

57:05
Invité

une boîte aux lettres avec du courrier qui pourrait déborder parfois laisse penser que la maison est inoccupée donc pour se faire un voisin un proche qui pourrait relever le courrier régulièrement empêcherait ce signal notamment pour aller au travail ou pour une course et bien il y a des réflexes la fermeture des accès les volets tout ça ce sont des habitudes qu'il faut peut-être reprendre bon nombre de cambriolages sont commis en journée il ne faut pas toujours s'imaginer le cambrioleur comme une personne toute vêtue de noir et cagoulée on a régulièrement affaire à des gens qui présentent bien

57:37
Présentateur

d'autres outils de protection nécessitent des investissements grilles aux fenêtres au rez-de-chaussée portes de sûreté barillées de portes qui ne dépassent pas pour éviter les arrachements éclairage pilotable à distance détecteur d'intrusion ou système d'alarme avec prise d'image

57:53
Invité

et ça permet de diffuser un signalement d'individus nombre d'individus tenues vestimentaires etc

57:59
Présentateur

objectif compliquer la tâche des cambrioleurs voire les faire renoncer autre réflexe recenser ces objets de valeur pour faciliter les investigations et les restitutions en cas de cambriolage un seul mot d'ordre alerter immédiatement les gendarmes sans rien toucher et Audrey on va regarder ce qu'est à la une de nos quotidiens régionaux et on commence par Toulouse où on craint le retour de la guerre des gangs Oui Auriane c'est en une de la dépêche du midi ça fait suite à l'assassinat samedi d'un guetteur dans le quartier des Isards sur fond de trafic de drogue ça rappelle aux habitants une année noire 2020 où les règlements de compte s'étaient enchaînés avant un coup d'arrêt le démantèlement par les forces de l'ordre du clan historique qui gérait le point de deal avec il y a eu des peines d'emprisonnement de 12 à 27 ans mais même en prison ils semblent garder la main sur leur territoire la dépêche qui termine par une citation du procureur de Toulouse qui interpelle les stats de Toulouse en termes de règlements de compte entre trafiquants de drogue sont au même niveau que Marseille en 2026 Les derniers participants de la rêve partie dans le chair ont été évacués hier c'est maintenant l'heure de dresser le bilan judiciaire et c'est le Berry républicain qui s'en occupe ce matin après le Technival qui a réuni 20 000 personnes sur un terrain à Cornus on apprend donc que 9 personnes ont été placées en garde à vue des procédures essentiellement liées aux stupéfiants 6 363 procès-verbaux ont été dressés pour participation à un rassemblement festif non autorisé concernant les organisateurs une enquête est toujours en cours les investigations portent sur l'occupation illégale d'un terrain privé et la mise en danger de la vie d'autrui Il était qualifié de boucher par ses patients le procès de José Pereira Mendès un ancien chirurgien dentiste s'est ouvert hier à Mans dans l'Ausaire des dizaines de dents arrachées pour chaque patient parfois toutes les dents du bas des implants posés directement sur le palais des infections qui durent des mois une quarantaine de personnes disent avoir été mutilées il m'a enlevé ma dignité peut-on lire en une de midi libre qui s'interroge était-ce un boucher un boucher ou un escroc ou alors un dentiste les témoignages presque insoutenables s'enchaînent à la barre actuellement lors du procès et pour leur répondre le dentiste sur le banc des accusés leur dit avoir simplement voulu faire du mieux pour chaque personne ce n'est pas l'avis des enquêteurs qui soupçonnent le praticien d'avoir voulu escroquer la sécurité sociale en pratiquant des opérations injustifiées ils risquent jusqu'à 10 ans de prison Et on termine par cette information c'est un peu surprenant c'est la une du télégramme les habitants d'Oessan en appellent roi Charles III pour sauver leur église Oui parce que leur église est en danger fuite de toit ardoise arrachée par les tempêtes la charpente est en mauvais état l'édifice menace de s'effondrer il est interdit au public pour une durée indéterminée ça crève le coeur des habitants d'autant que les travaux ont été chiffrés à 700 000 euros pour la mairie faramineux et c'est ici que pourrait intervenir le prince Charles car il y a des liens entre Oessan et la famille royale britannique la reine Victoria avait fait don de la partie sommitale de l'église en question pour remercier les habitants d'Oessan qui avaient sauvé des marins et des passagers lors d'un naufrage au début du 20ème siècle alors les habitants ont pris leur plus belle plume pour réécrire au roi on dit le prince mais au roi Charles mais au roi Charles III non mais ça c'est parce que nous on a grandi avec le prince Charles il leur demande d'être sauvés à leur tour au roi Charles évidemment merci beaucoup merci Audrey on va continuer à voir l'actualité dans nos régions et le Sénat qui a voté hier un texte pour lutter contre la cabanisation ce sont ces constructions illégales en zone naturelle ou en zone agricole et parfois ce sont des lotissements entiers qui ont surgi au milieu des champs des caravanes des mobilhomes des cabanons le texte était attendu par de nombreux élus locaux bonjour Raymond Sage merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire sans étiquette d'Andweich est-ce que le phénomène est particulièrement visible chez vous dans votre département des Pyrénées-Orientales comment ça se traduit ?

Oui bonjour à tous effectivement c'est très très visible

1:02:05
Invité

un petit peu moins en montagne mais très très très présent

1:02:08
Présentateur

sur le littoral il y a beaucoup de gens pardon monsieur le maire mais comment ça se traduit concrètement ? par des alors des gens achètent au départ des petits terrains agricoles mettent un tout petit cabanon et ça finit par une grande maison une résidence qui devient la résidence principale sur des zones souvent inondables des zones non constructibles est-ce que vous avez aujourd'hui les moyens de lutter contre cette cabanisation ?

alors peu on prévient les services de l'Etat qui font ce qu'ils peuvent et qui agissent quand ils peuvent rapidement le problème c'est qu'entre le signalement de ces cabanisations et la mise en action de la démolition et autres il se passe beaucoup trop de temps donc nous ne sommes pas tellement crédits par rapport aux de la population il y a une loi en face de chez moi je l'ai subie en face de chez moi la DTTM était intervenue parce qu'il y avait fait sur un petit terrain enfin un petit un grand hangar pour faire de la réparation automobile et autres où c'était infecté de rares et autres mais entre le moment

1:03:08
Invité

où ils l'ont démoli et le moment où ça a été signalé il s'est bien passé 7 à 8 ans minimum

1:03:11
Présentateur

la loi bouteillère elle va changer les choses

1:03:14
Invité

et nous on est un peu démunis

1:03:15
Présentateur

justement vous dites que vous êtes démunis est-ce que la loi va changer les choses elle renforce les pouvoirs des mères et des préfets Ben oui le problème il faut qu'après la justice aille vite là derrière pour qu'on soit crédible Merci monsieur Je ne sais pas si je me fais bien comprendre On a compris mais vous craignez un problème d'effectivité de la loi en fait le texte est bien mais vous craignez que les faits ne suivent pas Voilà tout à fait le texte est très bien ça part d'une très bonne intention maintenant il faut que derrière ça se suive rapidement Voilà On avait bien compris Merci beaucoup Merci Raymond Sage d'avoir été avec nous maire d'Anne Veitch c'est dans les Pyrénées Orientales Place au débat avec nos éditorialistes de la presse régionale Prendre l'avion le train la voiture la question se pose de manière accrue depuis la crise au Moyen-Orient qui perturbe le secteur des transports augmentation des prix à la pompe du kérosène qui entraîne des suppressions de vol tous les regards sont tournés vers le détroit d'Hormuz Gaëlle Fonseca

1:04:09
Invité

Sur ces images de l'état-major des armées français une vue embarquée sur le Charles de Gaulle le porte-avions franchit le canal de Suez direction le détroit d'Hormuz pour le moment le groupe aéronaval conduit par Paris et Londres n'est pas en opération il ne fait que se rapprocher de la mer Rouge afin d'être déclenché pour sécuriser la région et rétablir la circulation si et seulement si l'Iran et les Etats-Unis retournent à la table des négociations un signal envoyé à Washington qui de son côté se veut optimiste

1:04:44
Locuteur 1

ils veulent conclure

1:04:46
Présentateur

un accord nous avons eu de très bonnes discussions dans les dernières 24 heures et il est très possible que nous passions un accord

1:04:51
Invité

mardi la Maison-Blanche avait suspendu son opération d'escorte américaine dans le détroit raison affichée la finalisation de son accord avec l'Iran au même moment un porte-conteneur de la CMACGM a été touché par des tirs iraniens c'est donc un moment clé pour que les Européens se positionnent La mission multinationale que la France et le Royaume-Uni ont mises sur pied peut aider à redonner confiance aux armateurs et aux assureurs Elle sera par nature distincte des parties en guerre Le pré-positionnement du porte-avions Charles de Gaulle s'inscrit dans ce contexte Les marchés nourrissent l'espoir que Téhéran débloque le détroit d'Ormous et des négociations ont lieu Les prix du baril de pétrole ont de nouveau baissé

1:05:33
Présentateur

Et on va en parler avec la presse régionale Julien Lécuyer je ne vous représente pas mais je vous représente quand même De La Voix du Nord qui est avec nous et Stéphane Vernet de Ouest France Bonjour Stéphane On le voit la situation qui fluctue dans le détroit d'Ormous les déclarations de Donald Trump qui varient Il est très possible que nous passions un accord c'est ce qu'il a dit il y a quelques heures Est-ce qu'on peut croire à une fin du conflit ?

1:06:00
Invité

Oui on peut C'est comme vous voulez en fait Donald Trump

1:06:05
Présentateur

fait toutes sortes de déclarations sans arrêt elles varient en général entre le matin le midi et le soir Exactement en fonction de son humeur Franchement j'en sais rien Avec le Charles de Gaulle le porte-avions français qui se positionne dans la zone qu'est-ce que ça veut dire que la France est prête à s'engager dans la sécurisation de ce détroit d'Ormous ? Vous savez qu'il y a une proposition française qui a été suivie

1:06:28
Invité

par un certain nombre de partenaires internationaux qui essaie de créer une coalition des volontaires pour sécuriser le détroit d'Ormous sauf que c'est comme pour la coalition pour l'Ukraine c'est le même principe c'est de dire on interviendra pour sécuriser la zone une fois que les combats seront terminés Or pour le moment les combats ils ne sont pas terminés en fait vous voyez bien que les histoires de cesser le feu sont à géométrie variable ils ne sont pas respectés il y a encore un cargo qui a été français qui a été touché dans le détroit

1:06:55
Présentateur

hier donc je ne suis pas sûr que les français vont pouvoir même s'ils prépositionnent le Charles Legault dans la zone je ne suis pas sûr qu'ils vont se lancer dans cette opération de sécurisation les conditions ne sont pas réunies pour l'instant ce qui me marque particulièrement dans la période c'est de se rendre compte à quel point on a changé de monde il faut voir qu'il y a encore quelques temps notamment les compagnies pétrolières faisaient des tests de stress autour des scénarios au Moyen-Orient qui pourraient qui pourraient engager une crise et ils avaient écarté la piste du blocage du détroit d'Ormous tellement ça leur paraissait insensé et donc ils ne s'y sont jamais préparés et là on s'aperçoit que quand je parle d'un nouveau monde c'est que avant on avait la circulation libre dans ce détroit d'Ormous on ne pensait pas en termes de péage et désormais avec ce conflit on est à la fois rentré dans une période d'instabilité où on risque de voir le détroit s'ouvrir par petits morceaux et se refermer au gré des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis et que l'Iran même réclame désormais d'imposer un péage pour le passage des bateaux en clair cette situation extrêmement erratique qu'on connaît aujourd'hui elle risque de peser durablement sur l'économie mondiale et forcément sur la France sur les finances publiques et sur l'économie en général et justement et cette crise elle a des conséquences notamment sur le secteur des transports on va écouter à ce sujet Philippe Tabarro le ministre des transports et Roland Lescure celui de l'économie

1:08:30
Invité

je rappelle quand même les chiffres Transavia c'est 2% des vols qui sont prévus d'être annulés entre mai et juin donc 98% de l'offre qui est maintenue Voloteas ça a été 1% de leurs vols qui ont été ou vont être annulés entre avril et juin Air France n'a pas annoncé d'annulation de vols potentiels donc je tiens quand même à le redire les cas d'annulation sont pour l'instant assez exceptionnels Ce que nous ont dit les énergéticiens c'est que a priori il n'y a aucune crainte pour les mois qui viennent mai-juin

1:09:12
Présentateur

est-ce qu'il y a un risque au-delà ? Sans doute peu parce qu'il n'y a pas de raison que l'adaptabilité qu'on a mis en oeuvre depuis maintenant 3 mois soit interrompue

1:09:20
Invité

Si c'était le cas évidemment ce qu'on a dit c'est qu'on avait des stocks stratégiques Vous le savez aujourd'hui les stocks stratégiques ont été très peu utilisés pour le gasoil 2 millions de barils sur les quelques 90 millions de barils qu'on a dans l'ensemble et absolument pas sur le kérosène

1:09:38
Présentateur

On parle beaucoup des carburants et on va en parler mais effectivement il y a aussi la question du kérosène et de ses conséquences sur les vols alors qu'on est dans la période des longs week-ends et qu'on va rentrer dans les vacances

1:09:49
Invité

La période des vacances exactement Donc en fait si vous voulez cette conférence hier cette réunion entre les ministères les ministres qu'on a vu à l'image et puis les représentants des compagnies aériennes sont faits aussi pour rassurer et donner de la visibilité Le problème c'est qu'en réalité on est dans une période

1:10:02
Présentateur

de très grande incertitude ça a très bien été dit par Julien tout à l'heure On ne sait pas en fait où on en sera dans deux mois et après Mais le message c'est de dire il n'y aura pas de pénurie de kérosène on a ce qu'il faut

1:10:13
Invité

donc n'annulez pas les vols En fait vous avez un certain nombre de compagnies aériennes qui anticipent qui elles ont besoin de voir les choses à long terme donc qui commencent à anticiper les vols Donc ce que dit Philippe Tabarro c'est qu'il dit pour l'instant les annulations de vols sont inférieures à 2% Il a cité la compagnie Volotea par exemple qui elle essaye une autre façon de faire en disant nous on vend des billets

1:10:35
Présentateur

aujourd'hui mais les prix des billets peuvent évoluer en fonction de l'évolution du prix des carburants du kérosène

1:10:42
Invité

et la situation Donc ça c'est une stratégie qui dérange le gouvernement Ils sont en train de leur dire ne faites pas ça il faut que ça reste

1:10:51
Présentateur

un cas isolé et il faut savoir en fait que si une compagnie aérienne annule des vols ou ne respecte pas ses créneaux en fait normalement elle peut perdre

1:11:03
Invité

ses créneaux par rapport aux aéroports dans les desserts Donc là ce qu'ils ont dit aux compagnies ils ont dit écoutez

1:11:09
Présentateur

si vous devez annuler des vols vous ne perdrez pas on vous maintiendra les créneaux sur les aéroports les créneaux d'atterrissage et de décollage pour l'année suivante Mais du coup est-ce que les Français ils y voient clair il vaut mieux les acheter quand ces billets ?

1:11:21
Invité

Moi je pense

1:11:22
Présentateur

Tôt tard ?

1:11:23
Invité

Bah il vaut peut-être enfin j'en sais rien là vous voyez

1:11:26
Présentateur

D'ailleurs d'avoir bien suivi

1:11:28
Locuteur 10

le sujet Stéphane

1:11:28
Présentateur

C'est un comportement c'est une question de trader est-ce qu'il faut anticiper une baisse une chute des prix moi j'en sais rien peut-être Il n'est pas voyagiste Stéphane Verne Il y a deux écoles soit vous achetez maintenant vous disons attention ça va augmenter soit vous dites peut-être que ça va améliorer et vous n'achetez pas Est-ce que le gouvernement gère bien cette crise Julien ?

Il gère avec les moyens du bord et face à une incertitude encore une fois qui est extrêmement grande donc il essaye avant tout de rassurer parce qu'il n'y a pas pire moteur de crise que la panique on le voit notamment avec le carburant il suffit qu'on prononce le mot pénurie tel qu'il a été prononcé il y a quelques semaines à un moment donné où justement on essayait de comprendre que la plupart des tankers qui étaient bloqués dans l'étroit d'Hormuz risquaient de ne plus arriver et donc à partir d'avril on pouvait se retrouver mi-avril avec une pénurie de carburant en France la pire des choses c'est que tout le monde se précipite dans les stations-service et on crée la pénurie qu'on redoute donc il faut à l'inverse que le gouvernement essaye de donner une trajectoire de donner de la confiance on le voit avec Roland Lescure qui parle des stocks stratégiques mais encore une fois les stocks stratégiques ils sont là ils sont là normalement pour pallier des crises majeures donc on n'est pas censé les bouleverser à l'heure actuelle il n'y a pas que le prix des kérosènes c'est-à-dire que tout le monde anticipe vous avez aussi les vacanciers qui peuvent décider de partir moins loin moins longtemps on le voit il y a eu une étude de l'IFOP pour Alliance France Tourisme qui est sortie hier

1:13:01
Invité

ou en début de semaine je ne sais plus mais qui montre qu'en fait les intentions de partir en vacances elles restent là les gens veulent continuer à partir en vacances mais moins loin et moins longtemps et donc il y a un certain

1:13:09
Présentateur

et plutôt en France

1:13:10
Invité

donc forcément il y a un centre de compagnie qui annule aussi qui se dise qu'elles ont intérêt à annuler certains vols parce que la demande baisse c'est pas qu'une question de kérosène et juste une précision en fait les compagnies si une compagnie annule votre billet d'avion pour partir en vacances au Galapagos moins de 14 jours avant la date de votre vol elle doit non seulement vous rembourser votre billet

1:13:33
Présentateur

mais aussi vous indemniser ça c'est un règlement européen il faut le savoir parce qu'il s'y connaît il s'y connaît très très bien en billet d'Alger Stéphane c'est égal à pas gauche je suis pas sûr mais Julien on était il y a quelques minutes avec le ministre de l'Action et des Comptes Publics David Damiel parce que évidemment les Français ils se demandent combien ils vont payer à la pompe et combien ça va leur coûter dans leur porte-monnaie David Damiel nous disait que le gouvernement était prêt à élargir les secteurs concernés si jamais la crise durait Oui à ceci près que pour l'instant on a beaucoup de mal à savoir jusqu'où il peut aller dans l'élargissement des aides puisque à la fois il faut éviter de donner le message qu'on va aider tous les Français on reste sur la philosophie d'aide ciblée pour les personnes qui en ont le plus besoin sauf que ce public qui en a le plus besoin en fait lui-même il est extrêmement nombreux et à l'inverse nos finances publiques sont extrêmement corsetées donc le gouvernement depuis le début de ces crises de toute façon est balancé entre deux messages un celui de la rigueur budgétaire qui oblige à compenser chaque aide donnée aux Français éviter ce mot d'ordre encore une fois du quoi qu'il en coûte qui leur a été tellement reproché et de l'autre le fait que cette crise et les surcoûts engendrés auprès des Français deviennent explosifs on le voit avec les agriculteurs qui peuvent dont la colère peut être largement relancée du fait du surcoût généré par le gazole non routier mais ça peut relancer alors si ce n'est des gilets jaunes mais en tout cas une grogne considérable auprès des Français je vous rappelle quand même qu'on a une campagne présidentielle et tout ça peut jouer aussi dans la campagne présidentielle oui d'autant que effectivement le gouvernement est sous le feu des oppositions et sous la pression des Français qui attendent des aides oui mais en fait le problème c'est que les aides qu'on avait vues après 2022

1:15:29
Invité

suite à la crise l'invasion de l'Ukraine par la Russie l'explosion du coût

1:15:35
Présentateur

de l'énergie etc il y avait eu tout un système d'aide qui avait été mis en place à l'époque qui était des aides non différenciées c'est à dire on aidait tout le monde à la pompe directement en fait on s'est rendu compte de deux choses un que ça coûtait extrêmement cher aux finances publiques et que deux c'était pas d'une efficacité folle et je rajoute même trois que c'était pas particulièrement juste si vous voulez parce qu'en aidant en fait à la pompe directement de manière indifférenciée vous aidez les gens qui sont obligés d'utiliser leur voiture parce qu'ils sont en campagne ils ont besoin de leur bagnole pour aller bosser

1:16:04
Invité

et ils ont des tout petits revenus etc eux ont vraiment besoin d'aide mais vous aidez aussi les propriétaires de 4x4 et de voitures de très gros cylindrés qui n'ont pas de soucis

1:16:17
Présentateur

donc il faut trouver autre chose là le cap qu'essaye de tenir le gouvernement aujourd'hui c'est de dire trouvons des solutions pour aider les gens secteur par secteur de manière différenciée et en trouvant le moyen d'aider les uns et les autres sans toucher aux finances publiques sans impacter le budget c'est un exercice un petit peu compliqué quasiment insoluble puisque de toute façon dès lors que vous délivrez des aides il faut bien les trouver les trouver quelque part d'autant plus si vous souhaitez maintenir le déficit sous la barre des 5% donc ça veut dire qu'il y aura des coupes budgétaires on le sait déjà il y a de toute façon 6 milliards de dépenses le ministre l'a rappelé et là encore on a posé la question à Oriane et on n'a pas vraiment eu les réponses alors peut-être dans les prochains jours nous dit-on on attend avec impatience parce que ça va être regardé qu'on sache ce que vous voulez dire les prochains jours exactement on n'a pas réussi à le déterminer on a bien essayé de le savoir mais est-ce que le gouvernement c'est lui-même encore et je pense qu'ils n'ont pas encore complètement arbitré mais ça va être extrêmement douloureux il y a des un nouveau les ministres étaient censés tous travailler de leur côté durant le mois de mai il y a une nouvelle réunion sur les finances publiques qui est prévue en juin et c'est à ce moment-là qu'on en saura plus mais là aussi ça va forcément faire réagir les oppositions est-ce que tout ça ça accélère aussi puisqu'on parle des transports de la voiture le changement dans les comportements des français et donc le passage à l'électrique plus 69% d'immatriculation de voitures électriques entre mars 2025 et mars 2026 ça peut être une opportunité en tout cas c'est la petite musique qui monte effectivement vous avez de plus en plus de pubs pour les voitures électriques

1:17:55
Invité

il y a tout le plan d'électrification de la France qui a été présenté etc. et qui mise aussi pour une évolution des usages et vers plus de voitures électriques bon après si vous voulez ça peut être l'occasion d'un saut pour certains oui je sais il faut voir l'usage et dans la durée

1:18:11
Présentateur

la question aussi c'est de savoir si la technologie aujourd'hui est complètement prête et si les prix

1:18:22
Invité

ou le coût d'achat des véhicules électriques aujourd'hui qui sont quand même supérieurs aux thermiques si le différentiel peut être compensé par les économies

1:18:33
Présentateur

à long terme on est en train de rentrer dans cette zone là donc il y aura probablement il y aura possiblement un effet cette année est-ce que ça va être l'année de la bascule je ne peux pas vous le dire mais c'est possible simplement pour compléter le propos de Stéphane très juste c'est qu'il y a une France à deux vitesses c'est que comme il y avait une France qui profitait de la mondialisation et puis l'autre certains vont voir cette crise comme un moment de bascule vers l'électrique ça ne m'étonne pas que beaucoup de Français moi le premier on commence à regarder du côté des véhicules électriques en se disant est-ce que ça ne vaut pas le coup que j'en achète un sauf que quand on regarde les prix on se dit mince dans une situation où en plus on est un peu corseté par les finances où la crise est là et donc la situation est incertaine est-ce qu'on a envie d'engager de changer de véhicule pour l'électrique mais au moins on en a peut-être la capacité au moins de se projeter là-dessus mais il y a plein de Français qui n'ont absolument pas les finances pour même se projeter sur l'électrique et qui vont garder leur véhicule thermique et qui eux risquent de se faire doublement pénaliser par ça non seulement ils n'auront pas la capacité de bouger vers l'électrique mais en plus ils vont prendre le surcoût lié à l'augmentation des prix de l'énergie attention à cette France à deux vitesses et à ce que ça pourrait engendrer une fracture sociale une fracture territoriale un phénomène type gilet jaune on n'en est pas là si vous voulez mais ça fait partie des tensions et puis c'est du carburant pour les populistes avec les conséquences électorales sans mauvais jeu de mots oui exactement mais c'est évidemment un thème qui reviendra au travers du pouvoir d'achat dans la campagne on en revient à l'électrification vous le disiez Stéphane des mesures d'électrification qui ont commencé à être présentées il y aura un grand plan qui devrait être annoncé à la fin du mois est-ce que le gouvernement il se saisit aussi de cette question de cette question de la crise justement pour développer son thème de l'électrification mais donc aussi de l'écologie de la décarbonation

1:20:34
Invité

alors il ne s'en saisit pas il y a une concordance des temps il y a un télescopage des agendas

1:20:42
Présentateur

mais je veux dire enfin voilà il n'en fait pas un marqueur politique non mais le gouvernement n'a pas attendu la crise au Moyen-Orient pour se dire

1:20:50
Invité

tiens je vais accélérer sur le plan d'électrification etc. sur la programmation pluriannuelle de l'énergie etc. ce sont des choses qui étaient dans les cartons depuis longtemps il se trouve que les choses se conjuguent mais il n'y aura pas une forme

1:21:04
Présentateur

de mise en scène politique aussi autour de ces sujets mais il y a toujours une forme de mise en scène politique autour de tous les sujets surtout un an avant la présidentielle donc voilà en fait si vous voulez c'est un argument un levier supplémentaire pour avancer sur ces sujets ce que ça permet de changer dans le récit du gouvernement c'est de dire regardez on est dans un monde où effectivement la maîtrise de l'énergie fait partie des sujets éminemment stratégiques de souveraineté etc.

c'est un des 5 sujets essentiels qui définissent les problématiques autour de quels s'articulent tous les problématiques de souveraineté nationale et donc de dire voilà ici il y a un point de fragilité de fragilité pardon je vais y arriver il y a danger il faut y aller quoi et c'est vrai que ça peut ça permet au message ça renforce le message mais encore une fois les plans d'action ou la politique en question elle n'a pas été développée parce que il y a la crise au Moyen-Orient elle préexistait elle était déjà dans les 80 ans Julien Oui je suis totalement Stéphane sur le sujet mais la question centrale derrière ça va quand même être le nerf de la guerre l'argent moi je suis frappé par ces grands plans d'électrification il y a deux difficultés d'une part ça nécessite de gigantesques investissements alors pour une partie privée mais pour une partie publique qui va être très difficile et à mon avis on ne mesure pas la douleur qu'il va falloir pour engager tout cet argent dans un contexte politique encore une fois qui est extrêmement compliqué et on mesure mal là aussi à quel point le budget 2027 va être difficile à faire passer et puis l'État manque de ressources a des difficultés à payer déjà ce sur quoi il s'est engagé un exemple simplement puisque Sébastien Lecornu est parti à Toulouse aujourd'hui pour parler de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse l'État s'était engagé à assurer 40% de la charge des travaux encore une fois c'est l'électrification c'est la LGV ça participe de ce plan de décarbonation et bien les élus locaux sont les premiers à se plaindre que l'État ne respecte pas ses engagements et que 2 milliards aient été déjà engagés par la région Occitanie sans que le gouvernement suive il est censé venir les rassurer mais quand l'État en général essaie de rassurer sur le fait qui va venir en soutien financier je peux vous dire qu'en face on hausse un sourcil et effectivement rassurer les élus mais aussi promouvoir le développement du ferroviaire Sébastien Lecornu aujourd'hui à Toulouse parce que le ferroviaire on parlait d'écologie tout à l'heure c'est de l'écologie c'est de l'aménagement du territoire c'est aussi du désenclavement mais tout à fait mais c'est aussi beaucoup de sous ça coûte très cher bah oui mais en fait voilà le tronçon de la ligne SGLV pour aller jusqu'à Toulouse la dessert de Toulouse

1:24:15
Invité

ça fait 20 ans que le projet est dans les cartons donc voilà là on nous dit que le premier ministre

1:24:21
Présentateur

il y a Françoise Gattel David Amiel

1:24:23
Invité

qui était sur ce plateau qui est prévu à Toulouse aussi ce matin et Philippe Tabarro vont signer etc confirmer l'engagement de l'État que c'est un point de bascule que le projet deviendra irréversible à partir de maintenant

1:24:43
Présentateur

moi je veux bien mais en même temps si vous voulez ça fait des années que ça traîne moi je vais vous dire il y a un truc je me souviens très bien en 2017 Emmanuel Macron tout juste élu président de la République son premier déplacement il l'a fait à Rennes j'y étais pour l'inauguration de la Nouvelle Gare et du prolongement de la LGV entre Le Mans et Rennes et à ce moment là son discours était stupéfiant enfin moi je ne m'y attendais pas et il dit quoi il dit ça vous plaît c'est formidable etc bah c'est terminé en disant c'est la dernière fois on arrête de financer des projets de LGV des grands projets d'infrastructure parce que ça coûte beaucoup trop cher et après tout le discours s'est développé autour de ce qu'on a appelé les trains du quotidien vous savez les RER métropolitains etc avec des desserts en étoiles autour des grandes villes c'est super mais c'est pareil en fait il y a une volonté qui est affichée il y a plein de projets etc le problème c'est qui finance et avec quel argent on fait tout ça c'est à dire que la problématique c'est que si ce sont les collectivités seules qui doivent mettre la main à la poche pour financer ces grandes infrastructures elles ne vont pas y arriver alors le problème et ça fait 20 minutes qu'on en parle c'est que l'État n'a plus d'argent donc en fait de dire oui on veut il y a la volonté de on s'engage vous allez voir on vous accompagnez très bien mais matériellement concrètement comment sur la base de quel argent quel plan quel partage des finances et vous avez raison Stéphane de parler de cette question des trains du quotidien des petites lignes je reboucle avec pour finir Julien avec ce que vous disiez tout à l'heure est-ce que cette question des petites lignes cette question des desserts notamment dans nos zones rurales ça fait aussi partie des marqueurs d'une certaine forme de sentiment de relégation chez certains français ah mais particulièrement de toute façon il y a un enjeu là aussi majeur dans cette campagne c'est de répondre à ces territoires ruraux qui se sentent déclassés à la fois en termes de services publics mais aussi qui se sentent ostracisés du fait d'une absence de maillage à la fois ferroviaire mais aussi ostracisés parce que et on en reboucle sur le prix des énergies du fait de devoir utiliser la voiture et de devoir dépenser plus et pas forcément de rentrer dans les cases des aides ciblées par le gouvernement et c'est cette colère-là cumulée entre perte des services publics rejet incompréhension de ce monde de son monde urbain qui semble profiter de la mondialisation et que eux ils en sont les exclus qui peut ressortir et qui est un électorat qui peut se retrouver dans les messages de radicalité Merci beaucoup Merci à tous les deux On va regarder vos unes Je ne sais pas si on a le temps rapidement La une de Ouest de France Et puis si on a le temps Et puis la une de La Voix du Nord Voilà on les voit Merci beaucoup Stéphane Vernet Stéphane nous on se retrouve tous les deux lundi Merci Julien d'avoir été avec nous Merci à tous de nous avoir suivi Très bonne journée sur Public Sénat Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat