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interviewLCP (sur YouTube)· 20 janvier 2026 66 min

Budget : le recours au 49.3, un aveu d'échec ? | Chaque voix compte - 20/01/26

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP Canal 8. Nous sommes ensemble [musique] en direct de l'Assemblée nationale pour une heure de débat et de décryptage avec pour m'accompagner ce soir Fanny Guinochet journaliste à France info. Bonsoir Fanny.

Bonsoir et Laurent Guimier. Bonsoir Laurent. Merci à tous les deux d'être là.

C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans chaque voix compte comme une impression de déjà vu. Engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finance pour 2026. Et oui, la chorégraphie du 493 a fait son retour à l'Assemblée nationale cet après-midi pour faire adopter ce budget 2026.

La suite, on la connaît aussi, motion de censure, [musique] peut-être chute du gouvernement. Mais les jours de Sébastien Lecnu sont-ils vraiment comptés alors que le Parti socialiste assure qu'il ne votera pas la censure ? Qu'y a-t-il [musique] dans ce budget final qui va payer ?

On en parle ce soir avec vous, Anne-Charline Bezina. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes constitutionnaliste [musique] et enseignante à Science Poci d'être là au côté de Michel Picon, président de l'UDP, l'Union des entreprises de proximité et Stéphanie Despierres, bonsoir journaliste parlementaire ALCP. Merci à tous les trois d'être là. On va aussi en parler évidemment avec vous Fanny.

Effectivement, nous on va parler de la facture et de l'objectif de Sébastien le Cornu. 5 % du PIB, c'est l'objectif qui se fixe pour se qu'il se fixe pour ce déficit l'an prochain. On va [musique] voir si c'est tenable.

Ensuite, à suivre bien c'est quelle histoire avec Laurent Guimier. Quelle histoire ? L'histoire, c'est Donald Trump qui a divulgué ce matin des messages privés que Emmanuel Macron venait de lui envoyer.

Donc un, ça se fait pas. Et de rupture de plus dans la diplomatie internationale. Comment les dirigeants vont-ils continuer à pouvoir se parler en confiance ?

Grande question. Et puis dans la deuxième partie de chaque voie compte, place à la question qui fâche, on reparlera du budget semi-succès ou semi-échec. De quoi ce 493 est-il vraiment le nom ?

Nous en débattrons avec trois députés qui sont membres de la commission des finances. Sophie Pantel, député socialiste de l'Azer, Philippe Lotieux, député Eren du Var et François Joliv, député Horizon de l'Indre. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire [musique] part de vos réflexions en flashant le QR code qui s'affiche désormais ici pendant toute l'émission et c'est Laurent Guimier qui compilera évidemment vos [musique] réflexions ou vos questions comptez sur lui.

Et puis à suivre aussi Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale avec Valérie [musique] Brochard. Ce soir, nous reparlerons notamment de Donald Trump, de Emmanuel Macron à Davos et de [musique] la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Voilà pour le menu de ce soir.

Installez-vous confortablement, chaque voix compte, c'est parti. Ah, c'était sa fête aujourd'hui. Bah oui, 20 janvier, c'est la Saint-Sébastien.

Mais le Premier ministre n'était pas vraiment à la fête tout à l'heure au moment de monter à la tribune pour annoncer son recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution afin de faire adopter le budget de 2026. Il avait dit qu'il ne le ferait pas. Si vous avez manqué la séance sur LCP, c'est Maité Frémon qui vous la résume. [musique] La parole est à monsieur le Premier ministre. 17h cet après-midi, face aux députés, le Premier ministre monte à la tribune de l'Assemblée.

Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finance pour 2026. Je vous remercie. Voilà donc le premier 493 de Sébastien le cornu utilisé sur la partie recette d'abord et ce 3 mois après le début des discussions budgétaires.

Lui qui promettait la rupture à son arrivée renoute-il finalement avec la continuité. Il vaut mieux un 493 dans lequel on reprend des amendements qui ont été portés par le parlement plutôt que des ordonnances. Clairement pour la 4e année de suite, le parlement ne votera pas le budget de l'État.

Pourtant 350 heures de débat auront eu lieu. C'est effectivement un goût amer qu'on a en bouche très clairement. Euh très clairement.

Mais fautes de majorité, Sébastien Lecnu avait-il d'autres cartes en main que ce volteface pour éviter une sortie de route définitive ? Ce qui se passe aujourd'hui, c'est que les annonces qui sont faites par le cornu, elles font faire la grimace au macronistes au LR. Pourquoi ?

Parce que c'est des concessions majeures qui sont faites aux socialistes. Car si le 493 est aujourd'hui prononcé, c'est parce que le Premier ministre et les socialistes ont négocié, les uns ont obtenu certaines avancées. En contrepartie, le Parti socialiste s'engage à ne pas censurer le gouvernement.

C'est le pire de la politique juste pour sauver le les sièges des LR et du PS quoi. C'est enfin je je vraiment je suis assez consterné quoi. Il y a un moment on sait même plus quoi dire pour rester poli.

Le Premier ministre devra faire face à plusieurs motions de censure déposées par le Rassemblement national et la France insoumise. Je le rappelle dans toute démocratie comme dans toute assemblée, le vote du budget vaut adhésion à la majorité ou à l'opposition. Et donc c'est ce que déterminera cette motion de censure qui sera examinée vendredi à 9h.

Deux autres 493 devraient suivre dans les prochains jours. Anne-Charline Bezina pouvait-il en être autrement ? Sébastien Lecnu avait-il d'autres choix que de recourir aujourd'hui au 493 ?

Non, moi je suis persuadée que c'était la solution qui était contenue dans son renoncement du premier jour. Mais est-ce que le 493 janvier est le 493 d'octobre ? C'est une question qu'il faudra parce que au fond souvent que Michel Barant annoncé son 493 peut-être un peu tôt avait désertifié l'Assemblée nationale enfin avait rendu déserte l'Assemblée nationale puisque personne n'occupait les bans mais au risque aujourd'hui d'apparaître comme celui qui a fait travailler le parlement pour rien.

Donc je ne sais pas ce qui était préférable. J'ai du mal à comprendre pourquoi on a passé la barre du 31 décembre dans cet état des forces étant donné qu'à mon avis il n'y a rien de honteux à utiliser l'article 49 alinéa 3 qui plus est quand c'est un 493 provoqué et il me semble que le PS avait déjà envoyé des sauf quand on a commencé les débats en disant je renonce à utiliser le 493. Alors, je suis pas sûr que ce soit totalement la bonne chronologie parce que si on remonte encore un petit peu le film, en réalité, c'est le Parti socialiste qui met ça dans ces trois engagements en disant on acceptera le pacte de non censure s'il n'y a pas de 493, s'il y a une taxe Zucmane.

Et donc au fond, le premier ministre aurait tout à fait pu se retourner en disant bah le Parti socialiste a l'air de changer de position, je vais les libérer en utilisant cet article. Donc je suis pas sûr qu'il y avait d'autres sorties que celle-ci. Je suis très très sceptique sur l'utilisation des ordonnances parce que je trouve que ça aurait vraiment été la grosse Berta.

Euh ou mais il me semble c'est plus c'était beaucoup plus risqué pour Sébastien Lecornu d'avoir recours à des ordonnances plutôt qu'au 493. Oui oui, je le crois notamment parce qu'en fait ces ordonnances c'est quand même une prise d'un budget par décret. Je trouve qu'en terme de violence parlementaire c'est quand même la voilà l'étage au-dessus.

À la fois ça fait partie des outils de la Constitution. Encore une fois, ça fait partie des outils de la constitution, pas dans cet esprit parce que au fond, moi, j'aime bien faire parler les textes avec leur esprit aussi et quand on se plonge dans les travaux parlementaire, l'article 47, les ordonnances c'est une sanction d'un parlement qui n'a pas travaillé dans les temps. Sauf que l'Assemblée nationale, elle a rejeté le budget de Sébastien Lecornu.

Elle n'a pas dépassé le délai des 70 jours. Donc c'était compliqué quand même d'utiliser cette rhtorique à mon avis. D'autant qu'en plus on avait utilisé une loi de finance spéciale pour passer le 1er janvier.

Ça faisait beaucoup de choses. L'article 49 alinéa 3, c'est l'outil douanine, c'est-à-dire vous avez refusé une première version du budget, j' propre responsabilité. Il y a quelque chose de courageux dans l'utilisation du 49 à Linéa 3.

Sauf qu'ici c'est un peu tard, tout le monde est usé et l'opinion est incrédule. Est-ce que vous diriez que Sébastien Lecornu a agi en fin tacticien ? Finalement, pas avec cette barre du 1er janvier.

Moi, c'est vraiment celle qui me gêne. Euh, en revanche, l'idée d'un 493 provoqué avec l'idée que ce soit l'Assemblée nationale qui supplique qu'on lui coupe la tête, je trouve que c'est en effet assez malin. Euh la la question qu'il faudra se poser, c'est est-ce qu'on a encore envie de cette gouvernance négative pour les années qui viendront dans le prochain quinquénara ?

Il y a des outils pour essayer de relifter un peu la constitution pour nous permettre de ne plus vivre ce genre d'adhésion. On y reviendra d'ailleurs parce que Yel Bron Pet a fait une sortie tout à l'heure sur ce thème. Mais Stéphanie Despierre, est-ce que c'est comme ça que ça a fonctionné ?

Est-ce que ce sont les socialistes qui sont allés voir Sébastien lecornu en disant "Nous, on veut sortir de là les mains propres, utiliser le 493 ?" Alors au fil de l'automne, on a senti le discours des socialistes changer de de très catégorique. On ne veut pas de 4 par de la petite musique très clairement, il y avait des échanges et le premier ministre a sondé les socialistes pour savoir ce qu'ils allaient faire.

Sauf que les socialistes voulaient avoir des garanties, c'est-à-dire de dire ne voulaient surtout pas dire publiquement et appeler publiquement au 493 puisque eux ne voulaient pas faire la volte face et vous voulaient pousser justement le premier ministre à faire la volte face. Considérant que c'est au gouvernement de prendre ses responsabilités, que eux ils ne sont pas gouvernement, que oui, ils étaient dans une posture constructive, mais il était pas question de prononcer les mots magiques publiquement en disant "Nous voulons un 493". Mais au fil du temps, on a bien senti les positions changer.

Le gouvernement a testé le le les socialistes ont testé le gouvernement pour savoir ce qu'ils allaient obtenir. Il voulait être sûr que euh d'obtenir assez. Et à partir du moment où Sébastien Cornul aura fait beaucoup de concessions, là euh vendredi, moi j'ai un député socialiste qui me disait "Avec toutes les annonces qu'il fait, j'ai coché toutes les cases.

Je peux pas dire que je vais censurer le gouvernement." Donc voilà, ça s'est passé comme ça. Alors, puisque vous parlez de la censure, il faut se pencher sur le calendrier Charl Charline Binaard, que va-t-il se passer à partir de maintenant ?

Le 493 a été activé tout à l'heure à aux alentours de 17h. On est mardi. Quelle est la suite ?

Des motions de censure vont être déposées, on le sait déjà, LFI, RN. Donc deux motions à attendre, j'imagine pour demain, demain matin. Euh ce qui devrait le dépôt le dépôt aura demain de c'est un dépôt auprès du bureau, c'est un texte auquel chacun va pouvoir ou non adhérer par vote public, hein, c'est un scrutin public. 48 heures de réflexion sont laissées à chaque parlementaire pour discuter avec lui-même en quelque sorte.

C'est vraiment très 5e République ça. [rires] Et puis au-delà de ces 48 heures, il y aura donc le vote solennel à la séance. On discutera évidemment des deux motions de censure avec toujours cette particularité hein depuis 2024, on sait qu'on a du mal à adhérer à celle du RN mais qu'inversement le RN a tendance à adhérer à celle de LFI pour montrer finalement son désaccord.

Donc il y aura sûrement un décompte à faire à ce moment-là. Ça ce sera vendredi matin. Ça devrait être vendredi matin.

Si le gouvernement sauve sa tête sur les recettes, il faudra encore actionner un article 49 alinéa 3 sur la partie dépense. Même si je le rappelle, c'est pas comme ça que ça s'appelle dans la LOL. enfin la première et la deuxème partie.

Mais euh l'idée ce sera à nouveau ce dépôt, à nouveau ces 48 heures de réflexion et ensuite un retour au Sénat avant que l'Assemblée nationale ait ce qu'on appelle le dernier mot au sens de notre article 45 de la Constitution. Et dans ce dernier mot, un nouvel article 49 alinéa 3. De nouveau 48 heures de réflexion et le budget sera considéré comme adopté par défaut si Sébastien Lecornu n'est pas censuré par l'Assemblée.

Donc ça fait 3493 et c'est à partir de maintenant que chaque voix compte. En tout cas pour Sébastien Lecornu, Stéphanie, on rappelle la jauge, il va lui falloir euh 288 à la motion de censure pour passer. C'est ça.

C'est ça. Parce que je vous le rappelle, il n'y a pas de vote pour ou contre la motion de censure. Vous ne pouvez, sinon vous ne votez pas et il faut vraiment la majorité absolue.

Donc 288 sièges. La dernière fois celle sur Mercossure avait obtenu 256 voix pour. Là avec l'assurance que le PS ne la vote pas, l'IOT a priori ne la vote pas non plus.

Les Républicains peut-être quelques-uns la voteraient mais en tout cas pas du tout. la majorité du groupe, il n'y a quasiment aucun risque vraiment aucun suspense. Est-ce que la non censure du Parti socialiste est absolument acquise ?

Dis autrement, c'est est-ce qu'il peut vendredi matin y avoir quelques frondeurs qui sortent du bois ? Moi, je n'y crois pas parce que euh il y a eu des moments, ça a été le cas. Mais là, on voit que les positions se sont bien alignées.

Il y a eu des débats encore la semaine dernière au sein du groupe sur ordonnance ou 493, le groupe socialiste poussait, contrairement à Olivier Fort parce qu'il ne voulait surtout pas des ordonnances et il menaçait de censurer sur les ordonnances. Donc là, moi je pense que et le PS en plus voulant afficher sa victoire sur le fond, ne peut pas se permettre d'afficher à ce moment-là des différences. Euh s'agissant du bloc central, euh on a été un peu étonné de lire ce matin Marc Fenot dans dans l'opinion, le le président du groupe Modem qui dénonçait le le chantage à la censure des socialistes et il ne pense pas par ailleurs que le gouvernement va tenir son engagement de contenir le déficit à 5 % du PIB en raison des des nouvelles dépenses annoncées.

On est bien sûr du vote enfin du non vote et de la non participation à cette motion de censure du bloc central. Oui, malgré les critiques publiques du modem d'horizon aussi qui dit que c'est le grand renoncement, qu'on est en plein brouillard, qu'on a aucune garantie d'avoir 5 % de déficit, même les critiques au sein d'ensemble pour la République, les députés ce matin étaient en réunion groupe assez mécontent en fait. Quoi ?

C'est douloureux. C'est douloureux parce que c'est du renoncement à une partie des choses. On m'a dit que ce matin la réunion de groupe d'ensemble pour la République des Macronistes ressemblaient à une thérapie de groupe.

En gros, ils s'était résigné sur le fond mais saoulé sur la forme parce que par exemple ils n'était pas au courant des annonces dans le détail qu'a fait Sébastien Lecnu vendredi. D'habitude Améline Montchalin tous les mardis matins à la réunion de groupe pour expliquer faire un peu le service aprèsvente ce matin ni premier ministre ni ministre des comptes publics. Donc ils étaient un peu chafoins mais ils se résident tous. qui me disait il faut hiérarchiser les pé c'était de pas avoir de budget on veut un budget et ça c'est quelque chose qui est partagé dans tout le bloc central beaucoup m'ont raconté aussi que sur les marchés dans les cérémonies de vue ce weekend ils avaient vraiment senti les gens leur dire on veut un budget c'est important et c'est là je pense que le temps à jouer en la faveur de Sébastien le cornu pour que le 493 infuse dans l'esprit de l'opinion publique des élus et que les gens puissent accepter cette volte face du premier ministre c'est ce que vous disiez c'est important de redire dire que dans la dans le dans le rituel de ce de ce vote, de là râer, ne pas être content, mais de là entrer dans l'hémicycle pour voter et pour pour censurer un gouvernement, c'est être en rupture de banc avec un pas qu'ils ne feront pas.

C'est beaucoup trop important. Il y a un pas qu'ils ne feront pas et chez Horizon, on pense à 2027 donc ça leur permet aussi de donner leur discours de ce qu'ils appellent leur discours de responsabilité d'apparaître comme les gars des finances publiques et les patrons. Alors Michel Picon, vous vous dites quoi ce soir ?

Nous, on est satisfait que le Premier ministre mette fin ouais à cette cette série, cette mauvaise série où de jour en jour euh bon c'était un spectacle tout de même qui est un peu un peu pathétique à voir et puis d'autre part qui inquiète et qui inquiète les entreprises, qui inquiètent nos clients et la la résultante de ça bah c'est que la consommation elle stagne que avec ma prime rénove qui était bloquée mais également des commandes publiques également ement plein de sujets qui restaient sur la table et bien les les les les clients ne fassent pas leur commande et donc tout ça c'est ça augmente le nombre de défaillances d'entreprise. Donc pour nous, il était urgent de siffler la fin de de la récréation. On va on va y revenir en détail avec vous sur le contenu de de ce budget.

Vous parliez de l'inquiétude des patrons, il y a eu aussi l'inquiétude des Français qui qui ont suivi cette séquence depuis depuis l'automne avec parfois de l'inquiétude, souvent de la de la fatigue. Euh reportage de Dario Borgogn et Eva Billon, place de la République à Paris. Sur la place connue pour ces manifestations contre les précédents 493, ils sont aujourd'hui peu à être franchement opposés à l'utilisation de cet article.

Moi, je suis pas pour mais bon, est-ce qu'il a le choix ? Est-ce qu'on a le choix ? Face à des gens qui sont systématiquement contre ce qui est pour et pour ce qui est contre, il y a un moment où il faut sortir de faut sortir le 493.

Aujourd'hui, c'est navrant d'arriver au 493 mais l'important c'est un budget pour les Français. Mais cette promesse non tenue de Sébastien Lecenu en a gueste tout de même plus d'un. C'est décevant parce qu'il avait promis qu'il ne l'utiliserait pas le 493.

Ça prouve un échec de sa part. Ça fait depuis ça fait depuis les législatives qu'on passe notre temps à à dire qu'on n'est pas d'accord et que le gouvernement passe en force. Donc c'est aussi pour ça que je suis plus trop étonné quoi.

Cependant, pour plusieurs français interrogés ce matin, le Premier ministre n'est pas le seul responsable de ce 493. On arrivé à une décision autoritaire comme ça, c'est que c'est un échec partout. En fait, je vois un parlement qui est incapable de s'asseoir à table, de parler autrement que dans des échéances électoralistes, plus ou moins, quoi.

Seule chose que j' envie de dire, c'est mais mais bossez ensemble, arrêtez arrêtez de vous de vous tirer dans les pattes. La semaine dernière, selon un sondage élable, sep français sur 10 rejetaient encore le recours à cet article et réclamer la poursuite des débats. Anne Charlen Bezina, ils sont redoutables les Français dès qu'ils entendent le mot 493, c'est un épouvantail.

Et pourtant, on l'a dit au début de l'émission, c'est aussi un outil de la Constitution que vous vous défendez. Oui. Que j'aime beaucoup, je tiens à le dire.

On vous présentera peut-être que vous irez boire un verre. C'est ça. [rires] Je crois qu'il faut il faut se rappeler que c'est dans une temporalité assez courte en réalité que les Français ont absolument cette arme parlementaire.

En réalité, on peut vraiment le dater de la loi Alcomerie et de la loi Macron avant qu'il ne soit président. euh où le fait qu'un Premier ministre utilise cette arme contre sa majorité est apparu comme un outil de brutalisation. Encore une fois, la brutalisation parlementaire pour moi, ça n'existe pas en démocratie et je suis pas sûr qu'on puisse considérer que ce soit une arme autoritaire qui plus dans la période que nous vivons.

C'est vrai que je crois que ce qui a beaucoup abîmé l'image de l'article 49 alinéa 3, c'est son utilisation pendant la réforme des retraites et encore une fois peut-être à la place de son de son petit jumeau, l'article 47-1 puisque en fait il fallait pas faire passer la réforme des retraites en projet de loi de financement de la sécurité sociale rectificatif puisque tout le monde a eu le sentiment que c'était une forme de bidouillage et de ce fait tout ça est apparu comme une très forme très grande forme de brutalité. Je rappelle que si on utilise l'article 49 alinéa 3, c'est pour ne pas s'en servir normalement dans la Constitution quand on le vote en 58. Et c'est la gauche qui demande à ce qu'on l'inscrive euh dans le projet de constitution pour éviter les catastrophes qui sont celles de 46.

Un budget pour l'année 56 qui a été voté en août de l'année 56. En 58, le budget avait été voté par décret tellement on nen pouvait plus des débats parlementaires. Donc il faut se rappeler d'où on vient pour comprendre où on va.

C'est Michel Reocard hein qui l'utilise en fait voilà dans les années 881. Exactement. On l'évoquait il y a quelques instants avec les mots de de Marc Fenoire de de déficit Fanny Guinochet.

Comment ce budget peut-il permettre de contenir le déficit à 5 % du PIB ? C'est l'engagement de Sébastien le cornu. C'est sa promesse. 5 % du PIB, c'est-à-dire 5 % du produit intérieur brut, c'est-à-dire la richesse que nous créons collectivement chaque année contre 5,4 % l'an dernier.

Et Sébastien Lecnu a insisté hein, quoi qu'il arrive, il va tenir cette promesse. Et souvenez-vous avant les annonces, les dernières concessions si on peut dire et bien la copie budgétaire était déjà plutôt élevée. On était plutôt autour de 5,4 %. en sachant que 01 points de PIB, c'est grosso modo 3 milliards d'euros.

Je vous fais je vous laisse faire le calcul pour passer de 5,4 à 5 % du PIB, il faut trouver au bamo 12 milliards d'euros. Alors ça c'était avant donc Sébastien Lecnus sur le péron de Matignon vendredi qui é graine la liste de Noël, c'est-à-dire les différentes mesures qui sont coûteuses hein. Alors très rapidement l'impôt sur le revenu, pas de gel de barê de l'impôt.

On oublie l'année blanche, on permet l'indexation de du barê sur l'inflation. Ça veut dire presque 2 milliards d'euros, 1,9 exactement de recettes en moins. Revalorisation de la prime d'activité de 50 € par mois pour 3 millions de ménages qui gagne le SMIC ou un petit peu plus.

La prime d'activité, c'est un complément de revenu. Ça coûte en année pleine cette promesse. 2 milliards d'euros pour la jeunesse.

Généralisation du repas universitaire à 1 €. On a aussi 400 millions d'euros pour les bailleurs sociaux. On a le maintien de ma prime rénoves de plus dans l'éducation nationale et cetera et cetera.

Ça fait beaucoup de dépenses. Et on trouve où l'argent pour financer tout ça ? Alors ça on voit moins où on le trouve.

Le gouvernement parle de 2 milliards d'euros euh qu'il va trouver sur les opérateurs et les agences de l'État. C'est un peu tarte à la crème parce que ça ça revient tout le temps. Il parle aussi de coupe d'effort du côté des ministères qui devront dépenser moins d'argent. et il met la barre haut hein 1 milliard et demi d'euros.

Sachant que tout de même les gros ministères régaliens, l'éducation, les armées, l'intérieur ne seront pas concernés. Donc on se dit qu'il y a quand même une zone d'ombre assez forte. Et puis il y a 1 milliard qu'il espère récupérer grâce à des économies générées par la nouvelle politique d'achat de commande d'achat public.

Grosso modo, ça veut dire on mutualise les achats et on gagne au passage 1 milliard d'euros. Une chose est sûre en revanche Fanny, c'est que ce sont bien les entreprises qui vont passer à la caisse. Oui, parce que Sébastien Lecnu a d'ors et déjà répété que les ménages ne seraient pas touchés par des hausses d'impôts.

Et effectivement, alors pas toutes les entreprises, les grandes entreprises, les multinationales puisque il va y avoir la prolongation de la surtaxe sur les bénéfices de ces grandes entreprises. 300 vont être concernés en 2026. L'an dernier, c'était 400, mais le gouvernement a décidé de sortir les entreprises de taille moyenne.

Mais l'enveloppe, elle reste la même, hein. Ça doit rapporter 8 milliards d'euros cette année. Alors, forcément, les grands patrons ne sont pas contents.

Euh, en plus, l'exécutif leur avait promis une baisse de la CVAE, c'est un impôt de production, ce qui veut dire que 1 milliard d'euros de dépenses en moins pour l'État. Donc ça, ça permet de de garder un peu d'argent. Bon, vous voyez, je vous ai tracé dans les grandes lignes parce que il y a plein de petits détails.

C'est comme les contrats d'assurance, il faudrait les lire et les petites lignes, il faudrait les faire et faire l'addition. Mais quand même à ne le compte n'y est pas tout à fait et comme disent les économistes et bien écoutez, il y a un problème de bouclage du budget. Il y a un problème de bouclage Stéphanie De Pierre, mais est-ce qu'il y a une copie finale ?

Est-ce qu'il existe une copie finale du projet de loi de finances ? Et si oui, quand sera-t-elle transmise ? Alors, pour l'instant, on ne l'a pas.

On a le détail des recettes. Sébastien le Cornu a écrit au courrier aux parlementaires pour leur préciser notamment les chiffres que donnait Fanny. Mais pour l'instant, on n pas les on n pas la totalité du texte sur les les dépenses.

Et c'est là qu'on va voir, c'est pour ça que le modem a haussé le ton en disant ce matin Marc Fenot disait il y a une équation que je comprends pas, il n'arrive pas à 5 % dans ses calculs. Donc il y a une attente. Le le rapporteur général du budget Philippe Juvain a piqué un coup de colère ce matin en disant la même chose.

On veut des infos parce que pour l'instant on ne sait pas comment on arrive à 5 %. Mais qui les a ces infos aujourd'hui ? Est-ce qu'elles existent ces informations ou est-ce que c'est encore une à venir ?

On espère que Bercy et Matignon les les ait. On sait qu'il y a eu des négociations jusqu'au bout. Encore hier soir ce matin, il y avait des négociations avec les sénateurs notamment pour leur faire passer la pilule de la baisse des 2 milliards aux collectivités locales.

Au début, le gouvernement voulait être à 4,4, on est passé à 2. Donc les négociations tout le weekend, il y en a eu jusqu'à encore ce matin. Donc c'est pour ça que certaines choses étaient probablement pas tout à fait arrêtées.

Le premier ministre a promis un député qui l'a croisé dans les couloirs tout à l'heure une copie finale pour demain à la mi-journée. Pour demain à la mi-journée. Mais ça veut dire par exemple, il y a des ministères qui s'attendent à recevoir un coup de bambou dans les prochaines heures puisqu'il faut faire par exemple un milliard et demi d'euros d'économie dans le fonctionnement des des ministères.

Il y a c'est des gels de crédit. Il y a des fonds de réserve aussi qui chaque ministère a un fond de réserve en cas de coup dur, en cas d'imprévu. Mais il semblerait que le gouvernement soit obligé d'aller faire les fonds de tiroir et de de gratter un petit peu dans ses fonds de réserve.

C'est ce que craint notamment le modè qui dit si jamais il se passe quelque chose, je sais pas par exemple une épidémie, une crise internationale, une guerre, bah on aura on aura plus de marge manœuvre dit le modè. Cela dit, le fond de du côté des crédits militaires, on n'y touchera pas et la pratique des décrets d'avance, de toute façon, tout ce qui est inscrit en budget en période exceptionnelle peut toujours être changé par un simple décret du premier ministre ou du ministre concernant. Et là, les 5 % de déficit, on les oubliera.

Michel Picon, je me tourne vers vous parce que on a beaucoup parlé des grandes entreprises, on a beaucoup entendu les grands patrons râ cette copie budgétaire. Mais et vous les entreprises de proximité, de de quelle façon d'abord ce budget va impacter aussi les entreprises petites que vous représentez ? Alors, quand on taxe les grandes entreprises par cascade, traitant, ça ruisselle, pas dans le bon sens.

Euh oui, ça va toucher un certain nombre de petites entreprises, mais tout de même ce budget globalement, il préserve les petites entreprises, pas que les petites, d'ailleurs, les PME et aussi les ETI sur puisqu'elles ne sont pas concernées par cette taxe supplémentaire. Bon, ETI entreprise de ETI entreprise. Bon, nous avions je vais pas parler de ligne rouge mais deux inquiétudes.

La première c'était celle des allègements de cotisation qui pourraient qui aurait pu être s'ils avaient été appliqués fatales aux petites entreprises parce que toucher alors c'est tout le sujet du financement de la protection sociale. Pourquoi il y a des allègements ? C'est parce que il y a trop de cotisation sociale prélevé sur le salaire.

Mais en tout cas, on est dans cette situation. Pourquoi il y a une prime d'activité ? Bah c'est aussi parce que le salaire nine n'est pas suffisant pour nos Mais typiquement sur la prime la prime d'activité augmenté de 50 € par mois pour 3 millions de de ménages, est-ce que vous dites comme certains que ça va être une trappe à bas salaire ?

C'est-à-dire que quelqu'un qui est un peu au-dessus du SMIC et qui touche la prime d'activité, son patron va lui dire "Tu sais que si je t'augmente, tu auras plus droit à la prime d'activité." Non mais ça se passe pas comme ça. Parfois c'est c'est une des conséquences mais il y a pas une volonté du patron en se disant avec la prime activité je vais pas je vais pas l'augmenter.

Il y a des entreprises aujourd'hui qui sont à la limite de d'un dépôt de bilan. Il y en a 70000 presque l'année dernière qui sont partis. Donc nous les allègements de charge c'était quelque chose qui était important.

J'ai rencontré la ministre des comptes publics la semaine dernière qui m'a dit on pourra pas tout faire. la baisse de la CVAE et les allègements de charge. Moi, je dois dire que la la CVAE c'est un impôt de production inique d'ailleurs parce que que vous fassiez des bénéfices, que vous n'en fassiez pas, vous devez le payer.

Mais les entreprises qui font moins de 500000 € de chiffre d'affaires ne sont pas assujettis à la CVAE et même jusqu'à 3 millions, c'est autour de 1700 € par an, c'est pas ça qui va vous mettre en difficulté. Donc nous nous préférions bien évidemment que l'on ne touche pas aux allègements de charge et que si un arbitrage devait avoir lieu, que cet arbitrage soit fait au détriment de la CVAE. Je comprends que les grandes entreprises quand on fait 1 milliard de chiffres d'affaires, le montant de la CVAE, c'est près de 2 millions d'euros.

C'est pas la même histoire bien évidemment, mais les allègements de charge touchaient tout le monde. Ensuite, après euh vous le savez, toutes les petites entreprises, elles le sont pas à l'impôt sur les sociétés parce qu'elles exercent en nom propre, elles sont au barême de l'impôt sur le revenu. Et donc nous, nous avions besoin d'une revalorisation, d'une indexation du barê au même titre que les salariés.

Vous savez, on a beaucoup de petits artisans, de petits commerces et qui gagnent pas plus que leur salariés. Quand on entend les écarts qu'il peut y avoir dans certaines grandes entreprises, on vit pas ça dans nos entreprises. Donc voilà, globalement ce ce budget et c'est pas un bon budget d'une manière générale puisqu'il continue à creuser les déficits, même si c'est compliqué dans la période actuelle d'engager des réformes de structure de fond.

Et franchement, des réformes de structure, on on les voit euh quand on voit dans le monde de la santé où vous avez un administratif pour deux soignants qui a un France travail euh France travail 55000 collaborateurs, il y en a que 25000 au contact des chômeurs. Qu'est-ce qu'ils font les autres ? Il y en a 25000 qui galèrent qui ont desah quand on parle des opérateurs de l'État, on parle notamment de France, non ?

Alors, je suis pas sûr que ce soit celui qui soit le prioritairement visé parce que on voit aussi une remontée un peu du du chômage et et comme c'est un indicateur important pour le gouvernement, le taux de chômage, pas sûr qu'il s'attaque à France Travaille. Non, mais je partage et le problème de redéployer des des des personnels administratifs vers de l'opérationnel, c'est-à-dire au service de des des demandeurs d'emploi pour qu'il retrouve un emploi plus facilement. Voilà, donc des économies, il y en a plein à faire mais il faut s'attaquer au dur.

Et dans la période actuelle, très franchement, moi je fais partie de ceux qui pense que le premier ministre n'avait pas beaucoup de barge de manœuvre pour faire mieux. Quant au 493, si vous me le permettez, j'entends personne dire vouloir le supprimer de la Constitution. Donc si on le maintient, ne vous tournez pas vers Anne Charlin Binard.

Ben si, parce que j'ai peur de dire une bêtise parce que c'est la grande spécialiste. On se rejoint. Voilà.

Donc si personne veut le supprimer quand on l'utilise, moi je voudrais juste rappeler parce que franchement on peut lui en faire des procès au premier ministre mais quand il l'a dit je renonce à utiliser le le 493 pour laisser au parlement le soin de travailler sur un budget euh le parlement a travaillé sur un budget mais n'arrive pas à s'accorder et donc il a fait ce qu'il a dit de faire. Il leur a laissé l'espace de jeu et puis ensuite après il signe la fin de la récréation. Nous nous en sommes satisfaits.

Hm. Comme dit le premier ministre, semi-échec ou semi-réussite, on posera la question tout à l'heure à trois députés, mais je voulais quand même pour finir qu'on parle de de ce qu'il restera politiquement de de cette séquence. Euh finalement, Anne Charlen, c'est un échec ou c'est une réussite ? qu'on en qu'on en finisse par ce 493 après ces 125 heures de débat dans l'hémicycle plus les centaines d'heures en commission et qu'on en arrive finalement à dire bon allez c'est fini.

Réussite des outils de la 5e République donc peut-être qu'il faudra réfléchir avant de s'en passer. réussite de la stabilité relative de l'obtention d'un budget dans la douleur. Échec partagé de tous les acteurs politiques.

Finalement, la 3è République par les grandes heures parlementaires n'a jamais autant nourri l'antiparlementarisme. J'ai peur que dans ce moment que Sébastien Lecornu a prétendu être le plus parlementaire de la 5e République dans à mon avis une mauvaise lecture de l'institution et de ce moment a considéré que il fallait laisser du temps à ce parlement. J'ai peur que les Français se soient rendu compte que à l'heure actuelle, c'est difficile de faire confiance au partis pour trouver le sens commun et l'intérêt général.

C'est un peu ça qu'il en ressort. J'aimerais bien qu'on fasse les budgets autrement, qu'on réappro Alors, c'est aussi ce qu'a dit tout à l'heure la présidente de l'Assemblée nationale après que Sébastien Lecnu a a activé l'article 49 alinéa 3. Elle a dit aujourd'hui c'est la démocratie qui a perdu.

C'est la dernière fois que le budget doit être voté de de cette façon. Mais alors c'est quoi l'autre solution Stéphanie ? Alors en tout cas euh Y Bron Pivet propose par exemple là on a on vote d'abord les recettes puisque'on on veut d'abord savoir quel argent on a avant de le dépenser.

Euh il y a Elb Bron Pivet et elle est pas la seule parce que du coup les Français ont l'impression qu'on ne parle que de taxe ce qui est vrai et elle voudrait faire par thématique prendre le logement et dire bon alors on met telle recette et on met telle dépenses et cetera. Peut-être que ce serait plus lisible peut-être que ça pousserait les les députés à vraiment avoir une vision plus globale du budget. Donc ça c'est une des idées qui est dans l'air mais ce qu'il faut rappeler c'est que la discussion budgétaire est cadrée par le règlement de l'Assemblée nationale mais surtout par la Constitution et qu'il y a beaucoup de choses qui relèvent de la Constitution et que vu l'éclatement du paysage politique on ne voit pas comment on arrive à à réformer cette procédure à l'heure actuelle.

On dit aussi que le Parti socialiste est le grand gagnant du moment mais est-ce que ce n'est pas aussi le grand fautif négocié le budget avec le gouvernement et finalement ne pas assumer ensuite un compromis final pour un vote ? L'ancien premier ministre Dominique de Villepin parle de pacte de défausse et pas de pactes de responsabilité. Je trouve que l'image est en effet assez bonne.

Euh les macronistes aujourd'hui vous disent "Mais le PSI sont si contents, pourquoi ils sont pas allés jusqu'à voter le budget ?" Et c'est vrai que à l'heure actuelle dans la culture politique qu'on a, quand on vote le budget, on fait partie de la majorité. Et tout à l'heure, je discutais avec un député d'ensemble pour la République qui me dit "Mais en fait, c'est complètement con dans cette configuration de de majorité [rires] relative.

À partir du moment où on parle de cet impératif absolu, vote pour égale majorité, et bien c'était foutu d'entrée de jeu. On ne pouvait pas obtenir un compromis. Donc je pense qu'on est aussi en restera des traces pour les municipales parce que le PS c'est quand même un peu fâché avec sa gauche.

Bah on verra les municipales vont dire si euh le PS l'emporte si enfin en tout cas à gauche on verra si les municipales donnent raison au PS ou à la France insoumise et au OLR aussi. Est-ce que ils vont pas tir de leur position de non sens ? Anne Charline, je pense que si on en était arrivé jusqu'au vote d'adhésion, ce qu'on aurait perdu c'était pas forcément le PS mais plutôt la base majoritaire en fait, les modè, Renaissance et cetera.

Donc au fond, finalement face à la à la dissolution de sa propre base, je pense que Sébastien Lecnu n'avait d'autres solutions que l'accord négatif, mais ça dit beaucoup de choses de notre absence de culture parlementaire. Et ce 493, il arrange beaucoup de monde. Beaucoup.

On va les interroger les députés dans un instant. Merci infiniment à tous les trois d'être venus ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. On poursuit cette discussion donc dans un instant avec la question qui fâche.

Le parlementarisme en panne. À qui la faute ? On en parle avec euh trois députés à suivre mais avant cela, c'est quelle histoire ?

Et c'est Laurent Guigier. [musique] Oui, parce que pendant ce temps, la planète continue de tourner. Laurent et vous voulez revenir ce soir sur une image qui fait trembler les chancelleries du monde entier depuis ce matin.

Oui, Adeline et c'est pour toi une image simple hein, très très simple. Une toute petite image, une capture d'écran, une simple capture d'écran, sauf qu'elle montre un message privé envoyé par Emmanuel Macron à Donald Trump il y a quelques heures. Et c'est Donald Trump, le président américain lui-même qui a publié cette capture sur son réseau social.

Et qu'est-ce que contenait ce message diplomatique qui a donc été rendu public sans l'accord de l'auteur ? On est d'accord ? Sans du tout l'accord de l'auteur.

En substance, Emmanuel Macron lui dit "Je ne comprends pas ce que vous faites au Groenland. Voyons-nous jeudi à Paris et convoquons un G7" puisque le président américain va à Davao. D'ailleurs, non, je ne comprends pas ce que tu fais au Genland.

Oui. Oui. You.

Bon. Oui, vous je c'est l'ambiguïté règne. Bon et Donald Trump a récidivé une heure plus tard et ça c'est intéressant avec un autre message là cette fois-ci du secrétaire général de l'OTAN, Marc Routeux, je le lis également en substance le monsieur Routeux dit "Je profiterai de mes interventions médiatiques à Davos pour mettre en lumière votre travail en Syrie, à Gaza et en Ukraine.

Je suis déterminé à trouver une solution pour le Groand." Alors, vous avez compris la ficelle, elle est évidente. En dévoilant ces deux messages privés, je le redis, Trump veut montrer qu'il y a un peu de tirage quand même entre les Européens et l'OTAN à propos du Groenland.

Et alors, comment est-ce que Paris a réagi à cette fuite volontaire ? Alors, la première réaction assez rapide, ça a été d'admettre les choses. Oui, c'est un vrai message privé d'Emmanuel Macron que Trump a dévoilé de "Il y a pas de secret d'État et en gros, on dit tout haut ce que l'on dit tout bas dans ces messages privés." Donc il y a pas mort d'homme entre guillemets.

Mais ce que Donald Trump a fait ce matin, c'est quand même une rupture avec une règle non écrite et sacré de la diplomatie. Les échanges directs entre chefs d'État ne sont n été, je parle un peu à l'imparfait, révélé qu'avec l'accord des deux partis et pour deux raisons très concrètes. Je fais pas de cours de diplomatie, rassurez-vous, je n'en ai pas la compétence. [rires] un la franchise, devoir de franchise, pouvoir dire des choses entre nous qu'on ne peut pas forcément dire devant son peuple ou ses alliés pendant une négociation.

Et puis la logique également de désescalade, c'est-à-dire tester des solutions sans perdre la face publiquement. En clair, avec ce qui s'est passé ce matin, je pense que le ça reste entre nous est définitivement mort. Oui, enfin sauf qu'Emmanuel Macron est quand même pas né de la dernière pluie et qu'il a pas découvert la nuit dernière le risque de détournement d'un message écrit, surtout quand ça vient de Donald Trump.

Oui, ça peut arriver à tout le monde hein. D'ailleurs, c'est détournement de messages et et pour tous les grands dirigeants, je pense que le monde a basculé réellement, a commencé à basculer en 2010. L'affaire Wikileak, vous vous souvenez, c'est ces centaines de milliers de documents électroniques sur les guerres d'Irak d'Afghanistan qui ont été publiés par l'équipe de de Julian Assange.

En 2010, on est quand même avec cette affaire encore dans la sphère d'un détournement puisqu'il faut bien rappeler que en l'occurrence l'émetteur du message et son destinataire n'était pas consentant. Là avec ce qui s'est passé aujourd'hui et depuis Wikileaks, la désacralisation de l'échange confidentiel a continué à s'aggraver. D'ailleurs, Emmanuel Macron lui-même s'est retrouvé en position d'accusé il y a quelques années.

C'était en 2022. Euh un documentaire avait diffuser un un bout d'échange téléphonique plutôt tendu avec Vladimir Poutine. Euh et là, Moscou avait protesté contre ce qu'il appelle ce qu'il appelait une rupture de l'étiquette diplomatique.

Bon, mais rassurez-nous, les grandes semondes vont quand même continuer à se parler quels que soient les canaux. Ils vont continuer à se parler notamment parce que ces moments de conversation, j'arrive un peu sur la forme là, servent à produire des images aujourd'hui et pas uniquement à véhiculer des informations. Trois exemples, ce soir, c'est un hasard sur France 2.

Première diffusion d'un très bon documentaire éléphant de Guy Lagache, la suite de celui que j'ai évoqué il y a un instant où on voit Emmanuel Macron téléphoner à Donald Trump devant les caméras. Regardez. in the morning to call that may call you in minutes with Zelinski Starmer and forell minister Donald Fred Frédric Mertz.

Alors, vous voyez dans cet extrait que France Télévision a publié sur ses réseaux sociaux avant la diffusion ce soir, vous avez vu le regard et les mots de Zelenski qui sont très intéressants. Il ne loupe jamais rien. C'est un homme de communication.

Il dit "Attention, il y a beaucoup de journalistes dans la salle avec nous." Donc là aussi, il voit tout de suite le risque qu'il y a ce détournement de conversation sensément privé. Deuxème exemple, photo très connue, Trump et Zelenski cette fois-ci en vrai tête à tête.

C'était lors des obsèques du pape François au Vatican. ces images d'ailleurs où des experts avaient cherché à lire sur les lèvres des dirigeants pour pirater leur conversation. Euh 3è exemple, Sébastien Lecornu qui lui a toujours pris soin d'éviter en mettant sa main dans sa bouche quand il parle en public au chef de l'État, le premier ministre qui n'a pas été ministre des armées pour rien.

Mais dans ces trois cas, on voit que la conversation détourné ou pas et communication. Et le dernier message de Trump nous le prouve he quand on parle à quelqu'un, il faut se méfier de tout et d'abord de ses alliés. [rires] Merci beaucoup Laurent.

On passe à la question qui fâche. Je vous présente mes trois invités du soir. Bonsoir Sophie Pantel, député socialiste de l'azer.

Bonsoir Philippe Lotiot, député Rassemblement national du Var et bonsoir François Jolivet. Député Horizon de l'Indre. Je précise que vous êtes tous trois membres de la commission des finances.

Je ne dirais pas que c'est un échec. Je dirais que ça n'a pas marché. On connaissait l'art de la litote d'Emmanuel Macron quand il parlait de la dissolution.

Voici l'art de l'euphémisme par Sébastien Lecnu. C'est un semi-échec et un semi-succès. On s'interroge donc ce soir sur le parlementarisme après le recours au 493 pour faire adopter le budget 2026.

C'est Marion Becker qui pose ce soir la question qui fage. Nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume, mais d'engager la responsabilité du gouvernement. Sébastien Lecnu a finalement dû se résoudre.

Le débat parlementaire et la recherche du compromis n'ont pas abouti. J'ai conscience que je suis obligé de revenir sur ma parole. À l'automne, pourtant, le premier ministre se montrait confiant sur sa méthode [musique] annoncé comme une rupture.

Ce que je vous propose, c'est de trouver un chemin commun divergences. Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Partagez le pouvoir avec le Parlement.

Voici incontestablement une rupture. Quelques semaines plus tard, le projet de loi de financement de la sécurité sociale était adopté 1493 grâce aux voix du Parti socialiste. Une première depuis 2022 dans un hémicycle sans majorité absolu.

Une victoire vite balayée par l'enlisement des débats sur le budget. Les négociations avec les partis n'aboutissent pas et le soutien du bloc central s'ffrite. La France insoumise et le rassemblement national joue le blocage.

Sébastien Lecornu décide d'interrompre les débats. Gouvernement retirait de la discussion retirer la discussion en nouvelle lecture du projet de loi de finance pour 2026 de l'ordre du jour des vendredis 16 et lundi 19 janvier. Quelques jours pour faire de nouvelles concessions et négocier un accord de non censure avec les socialistes avant de recourir au 493.

Un texte budgétaire sur de adopté 1493. Une censure sans doute évitée de peu. La question qui fâche ce soir, la voici.

La méthode du compromis parlementaire de Sébastien Lecnu se solde-elle par une semi-victoire ou un semi-échec ? François Joliv, semi-échec. ou semi-réussite ce soir.

Alors moi je dirais que c'est plutôt une réussite puisque la France aura un budget et vous savez que le le groupe Horizon a toujours souhaité une stabilité et que la France soit dotée d'un budget. Nous l'avons enfin maintenant le bus France est pas tombé dans le ravin mais on n pas gagné les 24 heures du M non plus et ça me paraît important dans ce sens-là. Et puis après, puisqu'on parle de la démocratie et du parlementarisme, il y a plus que 16 % des nations au monde qui ont un parlement qui peut agir et qui ont des députés qui sont élus et élus de la dans notre forme à nous.

Et je pense que aujourd'hui le 493 est dans notre constitution. Moi, je suis très très juridiquement attaché à notre constitution et on ne peut pas reprocher au premier ministre d'avoir usé de cette méthode parce que vous savez que je suis rapporteur du budget du logement et de l'hébergement et aujourd'hui le budget de l'ANA par exemple, il est bloqué. C'est Est-ce qu'à tout le moins on peut regretter qu'en octobre Sébastien Lecornu se soit engagé à ne pas l'utiliser, qu'il est fin qu'il finalement aujourd'hui renoncé à son propre renoncement ?

Bien écoutez, le PLFSS a été adopté. Hm. On va dire qu'il a à moitié Russi, mais ce qui compte, c'est que la France dans ce contexte géopolitique extrêmement compliqué euh puisse avoir un budget et c'était l'objectif.

Bon, d'ici là, il faut que Sébastien Lecornu passe les épreuves des motions de censure. La première sera examinée dès vendredi. Sophie Pantelle, Olivier Fort a donc indiqué ce matin que les députés socialistes ne voteraient pas la censure.

Vous ne voterez pas la censure. Je ne voterai pas la censure. Est-ce qu'à titre personnel, vous vous êtes interrogé ?

Non du tout. Je je crois que le renoncement au 493 était une condition du débat et qui a permis euh que l'on ait un PLFG, c'est-à-dire en fait le PLF 2025 définitif. Et puis on a pu adopter aussi le projet de loi sur la sécurité sociale et y compris euh pour le projet de loi pour 2026 qui a été intéressant dans le cadre du débat et moi je pense que ces 3 mois n'ont pas été inutiles, c'est que ça a permis euh de pouvoir montrer où étaient les convergences, où étaient parfois les incohérences de certains groupes politiques, mais en tout cas ça a permis de pouvoir avancer faire avancer le parlementarisme.

Laurent, question téléspectateur ? Il y a il y a plusieurs questions téléspectateurs qui en fait qui ont besoin d'explication de la part des socialistes. Donc on a une députée socialiste devant nous.

Louis par exemple qui dit "Les députés PS sont élus avec le programme du nouveau Front populaire. Le fait d'être les responsables du passage du budget ne lesmet-il pas de fait dans la majorité macronienne ?" Ça, il y a un besoin de pédagogie, je pense, de votre part.

Non, parce que si on était dans la majorité actuelle du Premier ministre, nous aurions pu voter le budget. Alors, nous ne l'avons pas fait. Euh voilà, je je crois que nous ce qu'on a essayé de faire depuis depuis que nous sommes arrivés au sein de l'hémicycle en 2024, on a essayé d'être utile pour les Français.

En fait, les Français ont fait un choix, ils ont envoyé des députés de issus de trois blocs dans l'hémicycle. Et donc bah, ils nous ont dit quelque part débrouillez-vous, il faut trouver une solution. Moi, je ne crois pas que de nouvelles élections auraient résolu en fait cette difficulté, même si bien évidemment personne ne peut en être totalement sûr.

En tout cas, nous on a essayé d'être utile. On avait une ligne qui était claire, c'était préserver les TPE, les PME, préserver les plus vulnérables et préserver les classes moyennes. Euh voilà, c'est ce qu'on a fait tout au long des débats.

Parfois, ben on a évidemment la justice fiscale pour pouvoir financer ce projet-là. C'est ce qu'on a fait tout au long du débat. parfois ben on a pu obtenir euh ben un vote suffisant suffisamment euh euh pour sur l'ensemble de nos amendements et de nos propositions et parfois bah ça a pas été le cas.

Euh et euh et là aujourd'hui ben on a euh quelques mesures que l'on a pu euh obtenir dans le cadre d'un accord de non censure. Philippe Lotio, Sébastien Lecornu a a lourdement mis en cause la France insoumise et le Rassemblement national cet après-midi. Il a dénoncé euh postures cyniques et partisanes et il a même que vous devrez rendre des comptes devant les Français et devant l'histoire.

Tout à fait. Alors non mais il faut bien voir monsieur le cornu de deux choses. L'une.

Soit il a menti, soit il a échoué. Déjà, c'est une première chose. Mais évidemment, comme d'habitude chez les Macronistes, ce n'est jamais sa faute.

C'est toujours la faute des autres. Monsieur le Cornu découvre qu'il y a une opposition qui s'oppose. Étonnant non ?

Il a découvert que on n'était pas d'accord avec ce budget. On avait fait des propositions, tout un ensemble de propositions d'économie, un contrebudget qu'il a même pas, je sais même pas s'il a regardé. Et après, il s'étonne que nous opposions à davantage d'impôts, davantage de taxes, davantage de dépenses publiques et un déficit qui reste encore à 5 % enfin 5 % de Mais il y avait absolument rien à sauver dans ce budget.

Il y avait sur des dizaines de mesures, vous en trouvez toujours quelques-unes forcément, mais enfin dans l'ensemble, ce budget est quand même très négatif. Nous l'avons combattu ouvertement, nous l'avons pas caché, nous l'avons jamais caché. Nous avions des propositions, elles ne sont pas prises en compte, nous en tirons les conséquences.

Tout ça et est assez droit. Monsieur le cornus si vous voulez je vous dis a échoué ou alors il a menti au français en sachant dès le départ qu'il a utilisé le 493 ou peut-être en faisant confiance au départ au parlement pour réussir comme il disait donc le gouvernement propose vous débattez vous votez sa fameuse méthode c'est on voit bien que c'est qu'un discours. On voit bien que c'est qu'un discours.

Je veux dire on voit bien le résultat on voit bien le résultat aujourd'hui. La seule méthode si vous voulez sa méthode, moi j'appelle pas ça une méthode, j'appelle ça du grand écart. C'est jusqu'où je peux aller avec le Parti socialiste sans perdre les Lè de l'autre côté.

Voilà, au bout d'un moment, on finit par c'est pas ça le parlementarisme. Bah à un moment non. Alors on souffre aussi d'une chose.

On souffre évidemment des combination et des alliances contre nature qui ont eu lieu en juin 2024 et on ne souffrira tant qu'on restera dans cette configuration parlementaire bien évidemment. Donc ça aussi ça se rajoute mais si vous voulez ça plus ça plus ça fait que malheureusement je pense que ce budget ne va pas dans le sens des français ne va pas dans le sens de l'intérêt général. Alors oui, il fallait un budget mais fallait-il ce budget-là ?

Notre avis non. François Jolivet, euh est-ce que les concessions qui ont été faites aux Parti socialistes sont des des compromissions ? C'est c'est pas moi qui le dit, c'est l'ex-ministre philippiste Laurent Marcangli.

Est-ce que c'est douloureux pour vous ce soir Mais je vous ai dit le le Premier ministre n'a pas gagné les 24 heures du M. Il a donné à la France un budget. Moi, je n'ai pas voter la suspension de la réforme des retraites.

Je n'aurais pas mis l'augmentation de la prime d'activité. J'y suis farouchement style. Euh pour autant, la France a un budget et ces compromissions ses compromis en fait on s'aperçoit que au bout du bout tout le monde va payer.

L'immédiaté. Alors euh Sébastien Lecornu dans la lettre qu'il a envoyé aux parlementaire cet après-midi euh ne ne dit pas ça. Il dit que les ménages seront épargnés pas d'impôt je vous dis ce que je pense.

Évidemment que des ménages vont être épargnés sur la hausse des impôts et cetera et cetera, mais ce sont les générations futures qui vont payer et les entreprises de manière immédiate et notamment les grandes entreprises. Et vous aviez tout à l'heure le président de l'UDP qui expliquait que ça finissait par ruisseler parce que ça ça ruisselle. Donc nous c'est pas le bon esprit.

Voilà. Euh je pense qu'il faut il fallait un budget, il faudra attendre les élections présidentielles pour qu'il y ait un débat politique tranqu. Ça veut dire ce que vous avez fait vivre au français depuis le mois d'octobre, on est condamné à le revivre jusqu'à mai 2027.

Alors vous savez très bien que lorsqu'une élection présidentielle, le débat en loi de finance est très très court et parce que il y a un collectif budgétaire, il y a un collectif budgétaire qui arrive en juin ou en juin en juillet avec l'arrivée des nouveaux députés. Donc parce que je je j'imagine qu'il pourrait y avoir une dissolution. Mais mais au au au au au au-delà de ça au-delà de ça euh voilà, on a un budget et maintenant tout le monde au travail si j'ose dire.

Dans un contexte quand même en France, on cherche les premiers ministres et les ministres en et donc on a un peu la tourmente sur notre territoire d'un point de vue politique. Au sein de l'Union européenne, c'est tourmenté et en dehors de l'Union européenne c'est la grande tourmente. Et je pense que les Français, ils en avaient aussi marre.

Donc je reconnais ça et ça comme mérite au premier ministre. Alors c'est pas une question une réaction mais qui s'adresse sans doute à vous trois he de Béatrice. Je suis très triste de ce manque de communication et de compromis de nos parlementaires.

Des gamineries de cours de récré. Ils en ont pourtant passé l'âge depuis longtemps. Comment vous allez réussir à faire penser le contraire aux téléspectateurs ou les et à vos électeurs quand vous les rencontrez dans vos circonscriptions ?

Philippe Loti et vous vos vos électeurs quand vous allez dans dans votre circonscription ils vous disent pas vous c'est vous qui avez les électeurs qui ne vous dites pas qui ne vous disent pas il faut y arriver disz bonet non parce que ils se rendent bien compte qu'on peut pas avoir n'importe quoi n'importe quel prix quoi et c'est un petit peu ce qui se passe aujourd'hui. Oui. Alors on a un budget mais je vous dis 5 % de déficit public encore une augmentation des dépenses publiques.

Aucune réforme structurelle rien sur le coût direct indirect de l'immigration. Ah bon ? Ça coûte 15 milliards.

C'est les économistes qui ont chiffré le coût de l'instabilité politique à 15 milliard d'euros. Je pense qu'on croyez-moi, je pense qu'on paye beaucoup plus cher aujourd'hui euh le schéma issu des élections de juin 2024 et l'instabilité chronique qui risque de durer jusqu'au présidentiel que de revenir devant le peuple. Ce à quoi beaucoup se refusent pour des raisons que tout le monde comprend très bien mais je pense qu'on paye beaucoup plus cher aujourd'hui.

On payera encore beaucoup plus cher en perdant du temps depuis déjà des mois et en continuant à perdre du temps qu'en disant la configuration pas. retournons devant le peuple et remettons les choses d'ap. Voilà.

Et ce renoncement, si vous voulez et bien on le paye. On le paye. On l'a payé pendant des mois.

Cette sorte de tragie comédie qui se termine un peu piteusement, disons-le, bah c'est la résultante de tout ça. Voilà. Donc maintenant, ben nous nous allons, la France va continuer à perdre du temps et malheureusement c'est que beaucoup d'autres pays n'en perdent pas.

Motion de censure vendredi. Vous vrez celle de la France insoumise aussi ? Sophie Pantel, euh que vous ont dit vos collègues des bandes gauche aujourd'hui ?

Euh les communistes, les insoumis, les les écolos, je parle par exemple des écolos ou du groupe GDR. Marine Tendelier regrette la crédulité dont vous auriez fait preuve. Écoutez Marine Tolier, elle ne Laurent parlait tout à l'heure du nouveau Front populaire.

Bon, ça fait longtemps qu'on avait pas entendu siège ne siège pas dans l'hémicycle. Bon, moi aujourd'hui, j'étais à Strasbourg pour soutenir nos agriculteurs et et nos éleveurs. Euh voilà, parce qu'il y a ça aussi, il y a le mercoso en ce moment qui moi je pense que aujourd'hui on a on a quand même un enjeu de stabilité dans notre pays.

Mon collègue d'horizon a rappelé bah tout toute l'instabilité au niveau international et en tout cas moi ce que les électeurs et en tout cas les chefs d'entreprise me disent dans mon territoire, c'est il faut de la stabilité, on n'investit plus. Il suffit de regarder aussi l'épargne pour pour celles et ceux qui peuvent épargner qui ne cessent d'augmenter. Donc on voit bien qu'il y a un coût euh à cette cette attente de budget que l'on ne mesure peut-être pas totalement.

Il y aurait un coût de dissolution aussi. Donc quand on dit euh bah on a euh euh encore un endettement à 5 % euh il faut si on y arrive si on y arrive si si on va au bout euh sur le budget précédent, on était un peu plus de 6 donc il y a quand même un petit peu d'effort quand même dans ce budget. Nous, on a toujours défendu une maîtrise aussi des comptes publics, mais par contre pour nous, ce qui était important c'était d'avoir euh une une trajectoire qui soit acceptable et qui ne pénalise pas.

Justement, François Jolivet, les 12 milliards pour rester sous les 5 % du PIB en déficit, on va les trouver où ? C'est le mystère de du volet dépenses. Je pense qu'on aura la partie dépenses mais je pense qu'il y a des économies qui sont tout de même trouvé avec une augmentation de recette en face.

Et je pense qu'on va vivre en dehors des ministres égaliens dont ne fait pas partie de l'éducation nationale d'ailleurs. Euh oui, mais qui fera partie des ministères protégés, on est d'accord. Voilà, ça fait partie des accords.

Ça fait partie des voilà madame L, ça fait partie des Vous avez du mal à dire. Moi, je n'étais pas dans les accords donc je vais pas commenter les réunions auquell je n'ai pas assisté mais mais je connais le texte aussi. Euh je crois qu'il va y avoir une opération rabau sur tous les ministères pour trouver les 3 milliards qui qui restent.

Certains ministères en particulier ou tous ? Je pense que ce sera tous en régalien. Je pense que ce sera tous il y aura un effort collectif.

Maintenant, vous savez quand on regarde le budget euh trouver 15 trouver 7 7 8 7 8 milliards sur le montant du budget total, ça fait pas tant que ça non plus hein. Donc je moi j'ai été maire pendant pendant voilà, j'ai été maire pendant 24 ans. J'ai jamais vu un maire pas trouver 3 % d'économie.

Je vais essayer de vous mettre d'accord tous les trois sur une question. Soyons clair. Euh Yel Bron Pivet tout à l'heure après la après l'activation de cet article 493 a dit que la démocratie avait perdu et que finalement c'est la dernière fois qu'il fallait que ce budget que le budget de la France soit examiné de cette façon-là.

Est-ce que vous êtes d'accord pour dire cette méthode ne convient plus de mélanger des recettes, des dépenses, de ne parler que de taxes, de ne pas parler de logement. Enfin, elle elle voudrait notamment séparer le budget du logement, le budget des collectivités locales. Est-ce que vous vous dites "Bah oui, là c'est bon, on a passé 600 heures à discuter, on peut s'arrêter, on peut se dire qu'on change de méthode." Alors très vite, mais oui, il faut avoir une vision globale mais en effet, on a des débats qu'on peut pas avoir en d'actuellement par le mode d'organisation.

Et puis deuxièmement, on avait donné une image lamentable quand même parce qu'on a euh traité que de la partie recette pendant un moment, donc des taxes et des impôts. Et aux yeux des Français, ça a été vous ne parlez que de taxes d'impôts et cetera. Vous parlez pas des économies, vous parlez pas des politiques publiques.

Donc oui, il y a sans doute une révision euh laquelle j'avoue que faut y réfléchir et plusieurs ça fait partie des chantiers qu'il faut ouvrir là avant la présidentielle. Je suis très àise madame pour vous en parler parce queen fait on a un PFSS projet loi de finance de la sécurité sociale qui est déconnecté du projet de loi de finance de l'État. C'est une c'est un truc qui selon moi ne fonctionne pas.

Alors on a certes de rapporteurs généraux. Le PFSS ce sont des dépenses. On peut pas dire à quelqu'un tu peux plus te faire opérer parce qu'il y a plus de budget.

Donc tout ça est très indicatif et puis finalement c'est le budget général qui vient combler les déficits du PFSS. C'est un cirque insupportable. J'en veux au Parlement et au président de groupe plutôt qui ne sont pas réussi à se mettre d'accord en disant parce que tous les articles ont été discutés mais il y en a eu d'adoptés.

Donc ceux qui sont adoptés qui posent pas de problème, on les regarde pas. On les voit en commission des finances, peut-être en commission des affaires sociales et on en parle plus dans l'Assemblée. Ça laisse du temps pour faire autre chose.

Mais on n'est pas capable d'arriver à ça. Je pense qu'il y a une profonde réforme et si on en est là aussi dans notre pays, c'est que nous avons une profonde réforme à faire dans le fonctionnement de notre parlement et ça c'est du ressort des présidents de groupe politique qui n'arrivent pas à se mettre d'accord sur le sujet. Comme dirait l'autre, faites mieux.

Par contre, enfin si si je peux rajouter mieux changer cette méthode. Je pense que pendant 3 mois ce qui s'est passé finalement c'était quand même le travail parlementaire parce que toutes les années précédentes, on a systématiquement eu un 493 qui a été engagé et donc on n pas eu ce ce temps de débat. Voilà.

Moi, je crois que comme dans les collectivités, il faut que l'État définisse un projet, puisse dire voilà vers quoi on veut aller, pouvoir examiner ces fameuses missions, regarder quelle recette et après on fait des choix. Merci, vous restez là tous les trois parce que j'ai d'autres questions à vous poser avec Valérie Brochard. C'est Bourbon Express, c'est le journal de l'Assemblée nationale tout de suite.

Bonsoir Valérie. Valérie Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale que l'on commence avec la la tempête médiatique entre l'Élysée et la Maison Blanche dont dont parlait tout à l'heure Laurent Guimier. Exactement.

Mais jusqu'où ira le bras de fer entre Donald Trump et Emmanuel Macron aujourd'hui au forum économique de Davos en Suisse ? Le président de la République décochait ses flèches. La concurrence des États-Unis d'Amérique qui conclut des accords commerciaux qui nuisent à nos intérêts à l'exportation exige des concessions maximales et visent ouvertement à affaiblir et à subordonner l'Europe.

Et à ça s'ajoute une accumulation sans fin de nouveaux droits de douane qui sont fondamentalement inacceptables. D'autant plus lorsqu'ils sont utilisés comme moyen de pression contre la souveraineté territoriale. Alors, un discours en anglais hein, vous l'avez compris qu'on est avec les lunettes d'aviate qu'on a traduit bien sûr.

Alors, pourquoi tant de haine ? Pourquoi tant de fermeté ? Adeline ?

Et bien pour répondre aux attaques du président américain qui a une nouvelle lubie créé un conseil de paix pour remplacer bah pour remplacer tout simplement les Nations unies. Emmanuel Macron a refusé ce qui a provoqué la colère de Donald Trump. Personne ne veut de lui parce qu'il va bientôt quitter ses fonctions.

Donc, vous savez, ce n'est pas grave. Ce que je vais faire, c'est que s'il se montre hostile, j'imposerai des droits de douanes de 200 % sur ses vins et ses champagnes et il se joindra à nous. Mais comme vous le savez, il ne sera plus en fonction dans quelques mois.

Boum ! Et ça c'était après avoir balancé les textos que Emmanuel Macron lui avait envoyé dans la nuit. Ça chauffe et et cette tension, on l'a perçu cet après-midi lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Exactement. Cet après-midi pendant la séance des questions au gouvernement. Bien, les députés ont ont demandé à l'exécutif de préciser la position de la France que le ministre des affaires étrangères a fait.

La France ne se soumet à aucun chantage et ne se soumettra jamais. Elle conçoit la souveraineté comme indivisible pour elle-même comme pour les nations du monde. Lorsque les États-Unis formulent une proposition qui est inacceptable, elle assume pleinement de leur dire non.

Non, monsieur le député, la France ne cédera devant aucun chantage, aucune coercition d'où qu'elles viennent, d'où qu'elles proviennent et quel qu'elle soit et que ceux qui peinent encore ou qui en doutent encore se plongent dans notre histoire pour s'en convaincre. Alors, une position saluée jusque sur les bancs de l'opposition, même si pour le député communiste qui va suivre, il faut rester vigilant car le président de la République n'a pas toujours été aussi ferme. Mais je me méfie tellement avec Emmanuel Macron qui est qui est tellement dans la tergiversation permanente et les hésitations permanentes sur la situation internationale qui fait que il affaiblit le rôle de la France et le poids de la France sur la scène internationale.

Mais pour l'instant, en tout cas, je me félicite. J'espère que ça va durer que la France refuse aller dans ce que Donald Trump appelle une coalition de paix qu'il est amené à présider à vie. Philippe Lotio, jusqu'où on peut aller pour résister à Donald Trump qui menace maintenant la France de 200 % de de taxe sur le vin et le champagne ?

Je crois que je crois que c'est pas un moment c'est pas raisonnable et je crois que d'ailleurs je crois aujourd'hui Jordan Bardella était à Strasbourg, il a fait un discours là-dessus, il a rappelé demandé une position de fermeté je crois. C'est qu'est-ce que ça traduit aussi parce qu'on dit toujours Donald Trump, Donald Trump mais je crois que si on en est là aujourd'hui, je crois que ça traduit aussi une inexistence diplomatique de l'Europe qui ne compte plus, qui ne compte pas, qui n'a jamais compté, qui ne comptera jamais dans le jeu international, mais parallèlement la disparition aussi finalement de la voix de la France et la voix d'autres grands États qui n'arrivent plus à contrebalancer ça et c'est ça que ça veut dire aujourd'hui. Je pense pas que ça se serait passé il y a encore 20 ans ou 30 ans quelque chose comme ça.

Donald Trump était président des États-Unis. Oui, mais il y a aussi un affaiblissement, je pense, les deux en parallèle qui sont finalement on est on est dans une aujourd'hui dans une diplomatie qui revient finalement de plus en plus à la défense des intérêts. Chaque état défend ses intérêts de manière un peu plus brutale qu'avant mais c'était un peu le rôle de la diplomatie de manière un peu plus brutale qu'avant.

Il faut savoir répondre de manière ferme et alors la fermeté la fermeté c'est partagée sur tous les rangs de l'Assemblée nationale. Je voulais vous entendre aussi François Jolivet. C'est aller jusqu'où ? dire quoi à Donald Trump ?

Écoutez, on passe de la force du droit au droit de la force et nous, on est formaté pour mourir en ayant juridiquement raison. Et puis là, on a monsieur Trump qui crée un conseil de la paix. D'ailleurs, je trouve que les commentateurs ne le commandent pas assez en mettant au même niveau à côté des grandes entreprises avec les États.

Ticket d'entrée 1 milliard de dollars. Je trouve ça un peu drôle que l'histoire française a montré que les entreprises qui s'étaient élevées a-dessus de l'État avaient été nationalisées h parce qu'on ne peut pas faire ce genre de chos et là je pense qu'on a un un gars qui alors il tient pas toujours ses positions. Un gars Donald Trump.

Oui, un gars Donald Trump, un président des États-Unis qui rêve du Groenland qui dit qu'il est qui a commenté l'accord du merco en disant que ça donnait c'était bien pour la grande Amérique. Donc il vo il ils se voi bien dans le nord et dans le sud. Il ces conseillers reparlent au Canada en disant ce serait bien que Canada rejoigne le truc quand même.

Enfin, on est sur quelle terre ? Et nous en France, on a que on a le président de la République qui s'exprime et j'espère qu'il tiendra la position. Je pense qu'il la tiendra.

On en a sep autour qui disent qu'il pensent comme lui. Puis après, j'attends tous les autres. Autre dossier ?

Non, moins brûlant. Le président de la commission d'enquête sur la neutralité et le financement de l'audiovisuel public reprend les auditions de sa commission. Absolument, Adeline, mais alors pas très serein.

Le député Horizon Jérémy Patrier Lus avait pourtant remis les choses au clair avant de reprendre ses travaux. Il voulait du calme, de l'écoute, de la de la sérénité. Exactement.

Bah, il a lui-même commencé la réunion du jour par une mise au point. Écouter au sujet de Patrick Sébastien, j'ai lu et entendu des contrevérités sur la base d'extraits vidéos. Je n'ai jamais dit que je ne souhaitais pas l'auditionner parce qu'il représenterait le showbiz.

Je mettrai à l'ordre du jour du bureau de la commission la proposition de l'auditionner. Jamais. Pas pas vraiment pas exactement.

Vous vous en souvenez évidemment. Ça s'est passé ici même sur ce plateau en novembre dernier. Je ne souhaite pas que nous convoquions et je ne convoquerai pas des personnalités dont laavenue n'aurait que pour seul objectif de faire le buzz.

Par exemple des animateurs dont je considère qu'on s'éloigne beaucoup du sujet de l'impartialité. J'ai expliqué que par exemple je souhaitais pas que cette commission se transforme en plus grand cabaret du monde. Je pense que donc Patrick Sébastien ne sera pas entendu.

Julien le per est-ce qu'on peut en discuter ? On discutera en tout cas on discutera en bureau. Voilà, ils en ils en discuteront mais entre les deux déclarations, Patrick Sébastien B à lui-même précisé sur une autre chaîne, je le cite, j'attends qu'il me convoque.

Cela me ferait très plaisir d'aller m'expliquer. Je vous promets que j'ai des choses très claires et très nettes à dire sur madame Hernot et tout ce système alors qu'il sera sûr, il sera donc peut-être auditionné. D'autres noms ont été aussi annoncés par Jérémie Patrier Lus comme les anciens présidents Nicolas Sarkozi et François Hollande.

François Hollande, vous la suivez tous les trois cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public ou ça ne vous intéresse pas ? Bah bien sûr vous intéresse. Alors ça m'intéresse mais je la suis pas mais j'en entends parler.

Mais du coup le le pâ caisse autour de Patrick Sébastien, il est justifié. Vous pensez qu'il faut qu'il soit entendu par cette commission d'enquête alors qu'il n'y travaille plus ? Oui parce que je tout le monde tout le monde do.

Je voudrais d'abord saluer le travail de député Charlesal Lon rapporteur qui a souvent mise en cause mais je crois qu'il fait un véritable travail de Charles Lonc j'aurais salué vraiment son travail. Bon euh il est mis en cause parce que ben on touche à des choses qui sont un peu des vaches sacrées dans le paysage public et euh je pense que c'est très bien et je pense qu'il faut qu'elle aille jusqu'au bout et y compris par cette audition. Bon et bien vous savez cette commission on on en rapporte aussi dans chaque voie compte quand c'est nécessaire.

Merci à tous les trois. Merci Fannie et et Laurent, merci Valérie pour être venu ce soir sur le le plateau de de chaque voix compte. L'émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30.

Vous la retrouvez aussi sur le site lcp.fr et sur les plateformes de podcast. [musique] Chaque voix contre revient demain en direct à 19h30.

Dans un instant, c'est Débadoc et c'est Jean-Pierre Grcien. [musique] vous souhaite une excellente soirée sur la 8 et on vous dit à demain.