Jordan Bardella : "Nous travaillons avec rigueur à la constitution d'un projet pour l'élection présidentielle"
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Bonjour, bienvenue dans Question politique, l'émission politique du dimanche sur France Inter, France Info et en partenariat avec le journal Le Monde. Jusqu'à 13h en direct, nous recevons aujourd'hui l'un des plus farouches opposants au gouvernement sur la gestion de la crise du coronavirus, notamment nous lui demanderons comment mieux répartir les vaccins, comment aller plus vite. Nous parlerons aussi d'écologie, pas franchement pour lui un sujet de prédilection, faut-il modifier sur ce point la constitution ?
Nous lui poserons la question et puis surtout sur la laïcité, sur la sécurité, son discours sera-t-il toujours aussi tranché à moins de 13 mois de l'élection présidentielle et alors que le Front républicain donne aujourd'hui de sérieux signes de fatigue, s'en réjouit-il ? Le vice-président du Rassemblement national, l'eurodéputé Jordan Bardella est notre invité. Vous pouvez intervenir avec le hashtag QuestionPol ou sur l'application mobile de France Inter. Bonjour Jordan Bardella, merci d'avoir accepté notre invitation d'abord.
Pour vous interviewer, l'équipe resserrée et toute féminine de Questions Politiques, bonjour Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions et Françoise Fressos du journal Le Monde, bonjour Françoise. Bonjour Karine, bonjour à tous. Jordan Bardella, vous avez commencé à militer au Front National à l'âge de 16 ans, ça fait donc quasiment 10 ans aujourd'hui que vous militez. Sincèrement, est-ce que vous reconnaissez aujourd'hui le parti auquel vous avez adhéré ?
Oui, oui. Vous hésitez ? Non, non, parce que j'essaie de réfléchir un peu à la manière dont je vais aborder votre réponse qui, à mon avis, s'analyse de la manière suivante. Pendant longtemps, le Front National, qui est devenu le Rassemblement national, a été vu, perçu comme un parti d'opposition, comme un parti de contestation qui a pris à bras le corps un certain nombre de thématiques. Alors, ça a été vrai historiquement sur la question de l'immigration, sur la défense d'une Europe des nations. Aujourd'hui, nous sommes crédités à... Marine Le Pen est crédité à 48% au second tour de l'élection présidentielle. Et ce sondage, il nous oblige. Voilà, ce sondage, il nous oblige.
Tous les analyses que nous avons faites depuis un certain nombre de temps sur la critique de la mondialisation, sur la montée de l'islam radical dans notre pays, sur ce grand désordre aujourd'hui qui orchestre la vie des Français, qui sont aujourd'hui entourés, encerclés par l'insécurité. Tous ces constats sont partagés par une majorité de Français. Et donc, aujourd'hui, nous travaillons à l'accession aux responsabilités dans quelques mois.
Mais vous savez très bien que ce n'est pas ça, ma question. Ma question, c'est... Vous aviez adhéré à un parti qui ne voulait pas de l'euro, qui ne voulait pas de l'Europe, qui ne voulait pas de Schengen, qui ne soutenait surtout pas Nicolas Sarkozy, qui avait même tendance à sérieusement le contester. Aujourd'hui, vous soutenez tout ça, voire vous le défendez même, honnêtement. Est-ce que vos militants réussissent encore à reconnaître le parti ?
On a des principes, et en politique, lorsqu'on a des principes, on doit les appliquer également à nos adversaires. Lorsqu'on estime que...
Vous avez des principes qui ont varié, qui ont changé.
Politique, non. Lorsqu'on ressent qu'un personnage politique, qui a été président de la République, avec qui on a énormément de désaccords politiques, ça, je crois que tout le monde sera d'accord pour le dire, et qu'on estime qu'il est effectivement mis en cause, de manière juste ou injuste, que la Cour d'appel le dira, mais lorsqu'on estime qu'il y a un gouvernement des juges qui s'installe dans notre pays, par un parquet national financier, qui est dirigé par des gens, dont ils ont dit à plusieurs reprises qu'ils recevaient des pressions politiques, devant par exemple une commission d'enquête parlementaire, bien oui, on s'interroge.
Sur l'espace Schengen, on a simplement précisé le modus operandi qui voulait que, lors de notre ascension aux responsabilités, nous allons récupérer la maîtrise de nos frontières.
Pour être très clair, parce qu'en fait, ce qui est très déstabilisant dans ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'au fond, les convictions d'hier ne sont plus celles d'aujourd'hui. Sur la monnaie unique, Marine Le Pen disait, un cadavre qui bouge encore, l'euro, il faut s'en débarrasser. Pourquoi, aujourd'hui, vous dites, non, on fait avec ?
Nous avons évolué sur un certain nombre de points. Et c'est vrai que le rapport qu'on avait à l'Union Européenne il y a quelques années n'est pas le même qu'aujourd'hui. Qu'est-ce que vous avez conféré ? Il s'agissait, en 2017, d'avoir une rupture franche avec l'Union Européenne. Alors, ça a été dit, nous l'avons dit, mais nous allons continuer de le réexpliquer dans le cadre de l'élection présidentielle. Il n'est pas question, notamment, de sortir de l'euro.
Il n'est pas question de sortir de l'euro, parce que, vous savez, lorsqu'on se présente aux élections pour la troisième fois consécutive, comme c'est le cas pour Marine Le Pen, lors de sa troisième élection présidentielle, il faut savoir aussi prendre en compte et écouter ce que vous ont dit les Français lors des précédentes élections présidentielles qui se sont soldées par des échecs. Beaucoup de Français, aujourd'hui, sont critiques sur le fonctionnement de l'Union Européenne, ils sont critiques sur le fonctionnement de la monnaie unique, mais ils ne souhaitent pas en sortir.
Eh bien, nous organiserons des négociations avec nos partenaires européens pour permettre de mettre de côté les points les plus négatifs. Nous voulons notamment revenir sur l'indépendance de la Banque Centrale Européenne, renégocier sur la possibilité de la BCE de prêter directement aux États, mais il ne sera pas question, et je le dis, et merci de me permettre de le rappeler, dans le projet présidentiel de 2022, de sortir de l'euro. Je crois qu'il y a des priorités aujourd'hui.
Comment vous passez d'europhobe, ou en tout cas de sérieux eurosceptiques, à aujourd'hui quasiment pro-européen ?
Mais nous n'avons jamais été contre l'Europe. Nous avons été opposés au fonctionnement actuel de l'Union Européenne. Ce n'est pas pareil. L'Europe qui a fonctionné dans l'histoire, c'est l'Europe des projets. C'est l'Europe des coopérations entre États. C'est l'Europe qui nous a donné Ariane, c'est l'Europe qui nous a donné Airbus. Or, plus l'Union Européenne s'est approfondie dans sa construction, plus les nations européennes se sont affaiblies. Et on le voit bien sur la vaccination aujourd'hui. Le fait qu'à peine 7 à 8% de la population des pays européens ait reçu une dose de vaccin, veut bien dire qu'à chaque fois que l'Union Européenne touche à quelque chose, c'est un échec majeur.
Donc, nous souhaitons aujourd'hui, avec l'ensemble de nos alliés que nous avons dans les autres pays européens, ce qui n'était pas le cas il y a quelques années encore, revenir sur les aspects les plus néfastes de l'Union Européenne. Donc, c'est un discours de façade, mais vous êtes toujours aussi critique. Mais récupérer notre souveraineté. Récupérer la supériorité du droit national sur le droit européen. Récupérer la possibilité de faire du patriotisme économique. Récupérer la maîtrise de nos frontières. Tout cela, nous le négocierons lorsque nous arriverons aux responsabilités.
Peut-être que les moyens ont évolué, mais en tout cas, la finalité, qui est celle de notre souveraineté nationale, elle n'a pas changé.
Alors, je voudrais vous poser deux choses, deux questions. Vous dites que les sondages vous obligent. Ça veut dire que quand on est susceptible d'arriver au pouvoir, on est obligé de changer de théorie et de dire des choses qui sont plausibles, praticables. Est-ce que c'est ça que ça veut dire ? C'est en gros, on doit arrêter de dire n'importe quoi. Je ne dis pas ça de toute façon polémique du tout. Deuxièmement, qui chez vous réfléchit et décide ? Parce que dans certains partis, il y a des bureaux nationaux, des bureaux politiques, il y a des congrès.
Y compris chez nous, je vous rassure.
Non, mais je veux dire, le corpus, il est établi à quel moment ? Et qu'est-ce qui a été votre déclencheur ? Et savoir, dernière question, après j'arrête, si vous vous êtes, vous aussi, salvinisé, je fais référence à l'accord qui est entre Mario Draghi et Salvini, qui fait finalement tout ça, le corpus idéologique d'avant, finalement, mais jette ça aux orties. Donc, qui décide ? Qu'est-ce qui vous a fait changer ?
Je dis qu'une majorité de Français partage les grandes orientations qui sont aujourd'hui les nôtres. Souvent, on nous a dit, y compris d'ailleurs parmi les journalistes, vous en rajoutez, vous en faites trop, la réalité n'est pas celle-ci, vous exagérez une forme de réalité. Or, on voit bien aujourd'hui que sur un certain nombre de sujets, notamment sur la question de l'islam radical dans notre pays, sur la question extrêmement concrète de l'insécurité, dont on voit que des émeutes arrivent quasi quotidiennement dans notre pays, on ne peut plus dire aujourd'hui qu'on exagère. Donc évidemment, lorsqu'on est à 48%, on est obligé.
Parce qu'on n'a pas simplement notre socle électoral à rassembler, mais nous avons aujourd'hui vocation à rassembler une majorité de Français. Et à entendre aussi les critiques que nous ont fait une majorité de Français lors de l'élection présidentielle. Vous savez, je pense qu'en politique, la remise en question, c'est sain. Et si vous voulez, nous ne sommes pas des forcenés. On n'est pas seuls dans notre bulle. Depuis le siège du Rassemblement national, enfermés, on écoute aussi ce que nous disent nos compatriotes.
On écoute aussi ce que nous disent nos concitoyens dans un monde qui évolue, dans des pays européens, où sont en train de revenir aux responsabilités, et c'est le cas de la Ligue notamment en Italie, des pays qui partagent notre volonté de transformer radicalement la construction européenne. Donc c'est vrai qu'au niveau européen, aujourd'hui, il s'agirait de tout changer sans rien détruire. Mais c'est vrai, mais à coup le pas. Nos propositions ont pu paraître, en tout cas s'agissant de la rupture franche assumée avec l'euro et l'Union européenne, anxiogènes aux yeux d'une majorité de Français. Eh bien, on a entendu ces critiques, et nous allons aujourd'hui travailler.
Nous travaillons aujourd'hui activement avec des gens qui sont spécialisés de tel ou tel sujet. On parlait tout à l'heure de la laïcité. Le contre-projet de loi que nous avons fait sur le séparatisme, nous l'avons travaillé avec un magistrat, qui est Jean-Paul Garraud, qui est un ancien député des Républicains, qui a participé à la création du parquet national antiterroriste, et qui aujourd'hui travaille avec nous sur les questions de justice. Donc nous travaillons, nous travaillons à construire un projet sérieux, équilibré, qui puisse recevoir effectivement l'approbation d'une majorité de Français en 2022.
Mais en tout cas, ne doutez pas de notre volonté d'arriver aux responsabilités, parce que je peux vous dire que plus nous nous approchons de l'Elysée, plus nous nous y préparons.
Alors restons sur le terrain économique et social. Vous dites maintenant on reste dans l'euro. Vous dites aussi on rembourse la dette. Comment faites-vous pour rembourser la dette ? Qui va la payer ? Et quel est aujourd'hui l'état de votre projet économique et social ?
D'abord la dette, je crois que c'est avant tout de la confiance. C'est de la confiance entre l'État, entre les acteurs économiques, et entre les épargnants. La France n'est pas un pays du tiers monde. La France est la septième puissance mondiale. On n'annule pas la dette de la France, comme on a pu par le passé annuler la dette d'un certain nombre de pays, peu développés sur le plan économique. Annuler la dette, c'est ouvrir la porte à toute une série d'annulations, d'obligations, qui pourraient demain par exemple amener le système bancaire,
Ma question n'est pas celle-là. Mais je vais vous répondre.
Amener le système bancaire pour se renflouer, à aller se servir, comme on l'a vu en Grèce ou à Chypre, sur le compte des épargnants, directement en ponctionnant l'épargne de nos concitoyens. Donc ça, nous ne le voulons pas. Effectivement que la dette devra être remboursée, on n'annule pas une dette. Et pour cela, il faut mettre en place un principe qui a été mis en place après la guerre, c'est-à-dire un étalement de la dette sur le temps long, et étaler la dette sur 50, 60, 70, 80, 100 ans, comme c'est fait avec les dettes de guerre. Voilà.
Il s'agit de réfléchir à un système qui permettrait de rembourser la dette sur le long terme, sans qu'elle pèse immédiatement et directement sur la reprise économique qui est aujourd'hui nécessaire. Il faudra un nouvel impôt ou pas ? Non, je ne le crois pas. Il faut peut-être faire un certain nombre d'économies. Vous savez que nous travaillons sur tout un tas d'économies dans ce qu'on appelle les mauvaises dépenses de l'État. Je pense par exemple à la question de la fraude, qui pourrait représenter plusieurs milliards d'euros, d'après notamment les travaux qui ont été faits par le magistrat Charles Prats.
On voit effectivement qu'on a beaucoup de cartes vitales qui sont en circulation et qui comportent des numéros erronés. Là, nous proposons notamment de mettre en place la carte vitale biométrique qui permettrait de limiter la fraude. Faire des économies sur l'immigration. Parce que moi, je veux bien qu'on nous explique que la France bénéficie de l'immigration. Mais il va falloir nous expliquer comment est-ce qu'alors que nous avons 5 millions de chômeurs, maintenant 6 millions de chômeurs, toutes catégories confondues, 10 millions de pauvres dans notre pays, 1 million de ménages qui sont dans l'attente d'un logement social.
Comment est-ce que le fait d'accueillir 470 000 personnes chaque année permet de bénéficier aux comptes sociaux ? Donc il faut faire des économies également sur l'immigration. Il faut faire des économies sur la décentralisation. Il y a un certain nombre de rapports qui sont sortis qui nous disent qu'on peut faire des économies sur la décentralisation. Donc il y a des pistes d'économie, mais qu'il nous faut faire avant d'aller demander des efforts toujours aux mêmes, à savoir aux classes populaires et aux classes moyennes. Et notamment dans le cadre, puisque vous me demandiez ce que nous allons proposer dans le cadre de l'élection présidentielle, nous mettrons tout pour les TPE-PME.
Nous ferons en sorte que nous puissions simplifier aujourd'hui les normes toujours plus complexes qui sont imposées aux TPE-PME, baisser la fiscalité pour les entreprises et réformer notamment les droits de succession qui pèsent aussi bien pour les grands groupes que, par exemple, pour les agriculteurs qui sont extrêmement pénalisés aujourd'hui.
Est-ce que vous êtes toujours attaché à la retraite à 60 ans ? Rétablissement de la retraite à 60 ans ? Ou est-ce que c'est un des paramètres qui peut bouger compte tenu de votre évolution ?
Nous sommes attachés à un système de retraite équilibré qui puisse prendre en compte également les réalités démographiques, le poids du chômage aujourd'hui. Ce n'est pas la question, Jean-Anne Bardella. Oui, mais je vais vous répondre. Oui, je peux vous répondre par oui, que oui ou que non, mais c'est quand même extrêmement difficile sur la question des retraites. Pour vous répondre très clairement, nous avons toujours défendu une retraite à 40 annuités pleines, avec un âge de départ légal à 60 ans. Maintenant, vous rentrez aujourd'hui en moyenne sur le marché du travail à 22 ans et demi, donc avec effectivement 40 annuités, vous partirez à la retraite à 62 ans et demi.
Mais nous avons été extrêmement attachés au fait de conserver les spécificités d'un certain nombre de régimes. On n'imagine pas, et personne ne peut imaginer, qu'un marin pêcheur ou qu'un militaire travaille jusqu'à 65 ans, là où le programme de M. Macron était injustifié d'un point de vue économique.
Vous n'allez pas engager à aucune hausse d'impôts ?
C'est une promesse que nous avions mise en œuvre dans les mairies que nous dirigeons, nous avions respecté cet engagement, et dans toutes les mairies qui sont aujourd'hui gérées par le Rassemblement national, nous avons été réélus largement au premier tour l'an dernier, nous n'avons pas augmenté la fiscalité et nous l'avons baissée partout où c'est possible, et cette promesse, nous la mettrons en œuvre, y compris lorsque nous arrivons aux responsabilités.
Juste sur l'assurance chômage, il y a une négociation actuelle en vue de modifier, quel est votre point de vue ? Est-ce que vous considérez que c'est un durcissement, et ce que vous approuvez ?
Je considère que les réformes à la fois de l'assurance chômage et les réformes des retraites qui étaient mises en œuvre par Emmanuel Macron étaient des réformes antisociales. Voilà, c'était des réformes antisociales parce qu'elles ne se justifient pas d'un point de vue économique, qu'à l'heure où nos compatriotes vont être très sévèrement touchés par la fin des aides et par une relance économique qui peine à venir, je trouve que remettre la réforme de l'assurance chômage à compter du 1er juillet sur la table est extrêmement malvenue et revient à mettre de l'huile sur le feu.
Alors, sur la dette et sur Nicolas Sarkozy, on a bien compris que vous aviez changé de discours, que Marine Le Pen envoie des signaux à cet électorat de droite.
Pas sur le fond de la politique qui a été conduite par M. Sarkozy, mais il s'agit juste lorsqu'on a des principes de les appliquer également à nos adversaires.
Voilà, pour Nicolas Sarkozy. Et je parlais également de la droite, c'est quand même des signaux que vous envoyez gentiment aux partis, les Républicains en tout cas à ses électeurs. Et en face, dans le camp d'en face, à gauche, on se rend compte que le Front Républicain commence à s'effriter sérieusement. L'électorat de gauche n'est plus sûr de se déplacer pour aller voter contre Marine Le Pen à la prochaine présidentielle. Jordan Bardella, est-ce que vous dites « ça y est, c'est gagné, on est au bout du Front Républicain en France » ?
Je pense que ces anathèmes qui ont été alimentés pendant de nombreuses années à notre égard n'ont plus lieu d'être aujourd'hui. Et que les Français voient bien que sur tout un tas de sujets, nous avions eu raison avant tout le monde. Et ça nous accorde probablement une légitimité dans la résolution d'un certain nombre de phénomènes qui touchent aujourd'hui le pays. Vous voyez, moi, je n'ai jamais été convaincu qu'il fallait une union des droites à tout prix et qu'il fallait une union à tout prix avec le Parti des Républicains.
Parce que je pense que le discours que nous avons aujourd'hui, souverainiste, national, populaire, de patriotisme économique notamment, peut parler également à des électeurs de l'ancienne droite, mais également à des électeurs de gauche. Et je vois qu'à gauche, cette ligne de la laïcité a fracturé aujourd'hui toute une partie de la gauche. Il y a une partie de la gauche qui a sombré dans ce qu'on a appelé l'islamo-gauchisme. Voilà, toute une partie de la gauche qui, en novembre 2019, à côté du Bataclan, a manifesté, je parle de M. Mélenchon, de M. Jadot, aux côtés du CCIF, où on a entendu dans ces manifestations hurler à Allah Akbar à 100 mètres du Bataclan.
Il y a toute une partie de la gauche qui, on l'a vu il y a quelques jours, de manière très concrète, dans les universités, accompagne ce mouvement d'islamo-gauchisme, de culpabilisation permanente des majorités, qui vise à communautariser la société française. Or, il y a toute une partie de la gauche qui reste attachée à la souveraineté populaire, qui reste attachée à la souveraineté nationale, qui a un discours extrêmement républicain sur la laïcité, sur l'immigration, et qui probablement se reconnaîtra dans le discours que nous avons.
Et il y a une partie de la gauche qui continue à dire que Marine Le Pen, c'est l'ennemi de la République. Christophe Castaner, je pense également à Clément Beaune, des ministres du gouvernement, qui le disent, et ce n'est pas le seul.
Moi, si vous voulez, M. Castaner, il agite des chiffons rouges. Voilà, M. Castaner, c'est celui, il faut le rappeler, qui a mis un genou à terre, qui a lâché les forces de l'ordre lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, et qui a mis un genou à terre devant les Traorés. Voilà, qui a déshonoré la fonction de ministre de l'Intérieur, et qui, effectivement, va sur les plateaux pour agiter le chiffon rouge en disant, mais ils sont d'extrême droite, c'est un danger, etc., sans jamais nous donner un argument qui pourrait nous permettre de débattre de cette question. Donc, moi, je profite d'être à votre micro pour offrir un débat à M. Castaner. Voilà, je propose un débat à M.
Castaner, et je souhaiterais qu'il vienne nous expliquer, aujourd'hui, de manière très rationnelle, très fondée, en quoi est-ce que nous représenterions, nous représenterions, pardon, une menace, c'est un danger pour la République. Parce que, moi, je considère, aujourd'hui, que les porteurs... Mais vous ne respectez pas
toujours les principes républicains, Jordan Bardet, là ?
Lesquels ?
Je ne sais pas. Par exemple, quand Marine Le Pen dit que les étrangers, qu'il faudrait être expulsés parce qu'effectivement, ils ont commis des infractions en France, mais que des pays ne souhaitent pas... Leurs pays ne souhaitent pas les récupérer, qu'il faut les enfermer à vie dans des centres de rétention. En France, on n'enferme personne à vie dans des centres de rétention s'ils n'ont pas été jugés et condamnés.
Mais il ne s'agit pas d'en perdre... Je ne sais pas où est-ce que vous avez vu qu'on voulait enfermer à vie des gens dans des... Mais c'est ce qu'elle a dit lors de son émission sur 32,
par ça, Gérald Darmanin.
On considère que des gens qui n'ont rien à faire chez nous doivent effectivement être renvoyés vers leur pays d'origine. C'est pas ça que vous voulez dire ? Madame, lorsque... à Reims, l'un de vos confrères, un journaliste, est laissé pour mort et que l'auteur de cette agression, comme il en existe des centaines aujourd'hui à une agression gratuite qui est commise toutes les 44 secondes dans notre pays, s'avère être un Algérien qui a été condamné à huit reprises dans notre pays entre 2018 et 2019 qu'il bénéficie d'une carte de séjour espagnole.
Donnez-moi une bonne raison, une seule, de conserver sur notre territoire des gens qui présentent un danger, un risque et une menace pour la sécurité nationale.
C'est absolument pas la remarque que j'ai faite.
Je dis simplement si ce monsieur
va dans un centre de rétention, il faut qu'il soit jugé et condamné pour pouvoir rester à vie dans un centre. Non madame,
parce que le simple fait d'être présent de manière clandestine dans notre pays est une violation de la loi. Parce que, vous voyez, lorsqu'on rentre chez vous sans y avoir été invité, c'est une violation de votre propriété privée. Eh bien moi, je considère qu'avec la Maison France, c'est pareil. Et qu'aujourd'hui, l'État est bien impuissant à gérer la question de l'immigration parce qu'aujourd'hui, ce sont les immigrés eux-mêmes qui décident de la politique migratoire. Il y a 470 000 personnes qui rentrent, incluant les titres légaux, les clandestins, les mineurs étrangers, les déboutés du droit d'asile qui viennent dans notre pays et qui ne sont jamais expulsés.
Il y a seulement 12% d'exécution des OQTS, c'est-à-dire les obligations de quitter le territoire français. Donc, nous aurons en tout cas au responsabilité cette volonté de remettre de l'ordre. Et je vais vous dire, le parti qui menace aujourd'hui et le mouvement politique qui menace aujourd'hui l'ordre dans notre pays et la paix civile dans notre pays, c'est Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, il est l'homme du désordre. C'est lui, le chaos social, c'est lui. Les manifestations qui ont été réprimées dans le cadre des gilets jaunes, dans le cadre de la réforme sociale, des retraites, c'est eux.
La loi Avia qui faisait reculer notre liberté d'expression et qui a été retoquée par le conseil concisuel, c'est eux. L'impuissance à l'égard des bandes qui attaquent nos policiers tous les jours dans les quartiers, c'est eux. Donc, M. Macron, il est l'homme du désordre et son ministre de l'Intérieur, lui, est l'homme du passé. Je voudrais juste une précision
parce qu'il y a quelque chose que je n'ai pas compris quand j'ai suivi le débat sur France 2, Marine Le Pen, Gérald Darmanin. À un moment donné, Marine Le Pen dit à Gérald Darmanin, j'aurais pu signer votre livre. J'aurais pu l'écrire. Donc, si elle a pu l'écrire, c'est qu'elle est d'accord avec lui et si elle est d'accord avec lui, c'est qu'il fait des choses bien et que s'il fait des choses bien, c'est que ce n'est pas le chaos.
La conclusion est un peu rapide. Ou alors c'est un truc politique à 15 bandes. Moi, j'ai lu le livre de M. Darmanin. Évidemment que les constats qui sont faits, nous pouvons les partager. Mais il n'y a plus personne aujourd'hui qui vous explique, à part peut-être une partie de la gauche qui est dans une forme d'angélisme, de naïveté et probablement avec des visées électoralistes qui considèrent qu'il n'y a pas de problème avec le communautarisme et avec l'islamisme dans notre pays. Mais attendez, Darmanin partage exactement ce diagnostic. Lorsque M.
Darmanin parle d'ensauvagement de la société comme nous le faisons depuis 10 ans, je veux dire, à un moment donné, si vous voulez, le réel rattrape les caricatures, le réel rattrape les anathèmes. Vous le trouvez trop mou ? Moi, ce que je trouve cynique, c'est qu'au plus haut sommet de l'État, ils savent. Ils savent qu'il y a dans un certain nombre de quartiers aujourd'hui que la paix civile est menacée. Combien ? Souvenez-vous. Combien de quartiers ? Madame, souvenez-vous du livre que M. Hollande a écrit avec vos confrères du monde, M. Davé et l'homme. Il dit dans ce rapport les rapports qui me... Ils n'ont pas écrit ensemble.
Les rapports qui me remontent
sur la situation des banlieues me font penser à une situation de guerre. Lorsque le patron du renseignement, en 2016, M. Calvard, Patrick Calvard, l'ancien patron des renseignements, nous dit nous sommes au bord de la guerre civile dans un certain nombre de quartiers. Lorsque M. Collomb, l'ancien ministre de l'Intérieur, nous dit lorsqu'il part, lorsqu'il part, pas lorsqu'il est aux responsabilités, nous vivons aujourd'hui dans un certain nombre de territoires, non plus côte à côte, mais face à face. Pardon, mais il n'y a pas mieux informé qu'un ancien président de la République, qu'un ancien ministre de l'Intérieur est que le chef du renseignement.
Donc vous voyez bien que tout ce que nous avons dit depuis des années, à savoir que sont en train de s'organiser aujourd'hui dans un certain nombre de territoires, des petites républiques islamiques, des quartiers qui sont complètement livrés au trafic de drogue, à la délinquance et à la criminalité. Aujourd'hui, nos concitoyens, ils sont encerclés par l'insécurité, dans les transports, dans le métro, en allant faire leurs courses, en ayant l'inquiétude que lorsque leurs enfants sortent dehors, ils soient agressés, ils soient raquettés, ils soient pris à partie et parfois même lynchés pour morts, comme on l'a vu avec ce jeune Yuri il y a quelques semaines.
Lorsqu'on voit que des policiers, Madame, des policiers, tous les jours dans notre pays sont pris à partie et M. Darmanin se déplace dans les commissariats. Alors il fait des bons constats, il se déplace en condamnant, mais on n'attend pas d'un ministre de l'Intérieur qu'il soit l'homme du passif. On attend d'un ministre de l'Intérieur qu'il prenne ses responsabilités, qu'il agisse, qu'il remette de l'ordre et je peux vous dire qu'avec nous, dans quelques mois, si les Français le décident et nous confient les responsabilités en mai 2022, eh bien ils auront la certitude qu'il y aura des poursuites, il y aura la certitude des sanctions et ils auront la certitude de l'exécution des peines.
François Spessoz. Alors, examinons de près la proposition de loi justement de lutte contre l'islamisme qu'a présenté Marine Le Pen début janvier. Elle stipule que le port du voile sera interdit sur la voie publique, qu'un fonctionnaire pourra refuser un avantage à un suspect d'islamisme qu'il s'agisse d'un logement ou d'une prestation sociale. Est-ce que vous trouvez que ce n'est pas assez inquiétant au fond de définir une législation d'exception autour d'un terme qu'on n'arrive pas bien à définir et en qualifiant les possibles accusés de suspects ?
Est-ce que ce n'est pas là entrer dans un monde complètement radicalement différent d'une autre avec au fond tout ce qu'on a pu reprocher à des régimes autoritaires c'est-à-dire l'arbitraire et au fond est-ce que vous n'allez pas complètement incendier la société française ?
Madame, la société française elle est déjà en train d'être incendiée.
Mais ça c'est votre constat mais moi je ne le vois pas vous voyez.
Ah vous ne voyez pas qu'il y a eu 260 français qui sont morts sous les balles et les lames du fondamentalisme islamiste depuis 2015 ? Bien sûr, mais ce n'est pas général et ce n'est pas un désordre général. Vous ne voyez pas qu'il y a des enseignants madame qui aujourd'hui dans notre pays attrapent à quelques kilomètres de la capitale vont travailler avec l'escorte de la police nationale. Mais la question que je vous posais
tout à l'heure c'est combien par rapport à combien en fait ? Qu'il y a des cafés
dans notre pays des coiffeurs qui ne sont plus mixtes comme c'est le cas d'une grande majorité des coiffeurs attrapent qui sont aujourd'hui sous l'emprise de l'islamisme radical.
Est-ce que vous pouvez le quantifier ?
Vous ne voyez pas qu'il y a aujourd'hui dans notre pays madame Mais qu'est-ce que c'est un suspect d'islamisme ? 50% des enseignants qui s'auto-censurent dans les classes. Vous ne voyez pas qu'il y a des enseignants dans notre pays aujourd'hui qui n'enseignent plus la Shoah ou la guerre d'Algérie de peur de déclencher un incendie dans la classe ?
Vous ne voyez pas qu'il y a comme ça a été le cas à Sciences Po Grenoble il y a quelques jours des enseignants à qui on met des fatwas sur la tête parce qu'ils ont eu le malheur aux yeux d'une minorité aujourd'hui de plus en plus importante certes je vous l'accorde de gens qui remettent en cause aujourd'hui nos valeurs notre mode de vie notre laïcité.
Qu'est-ce que vous feriez
dans votre niveau ? Nous voyez nous attaquerons l'idéologie islamiste nous attaquerons ces relais ces militants ces associations il faut dissoudre Donc tous en prison
tous arrêtés comment vous faites ? Non mais sincèrement qu'est-ce que vous proposez ?
On est plus faible à l'égard de l'islamisme que ne le sont certains pays musulmans eux-mêmes.
Lorsqu'il y a eu des attentats en Tunisie ou en Égypte on a immédiatement ces dernières années immédiatement fermé les mosquées radicales on a immédiatement mis les frères musulmans sur la liste des organisations terroristes alors les frères musulmans le CCIF toutes ces organisations dans notre pays elles accompagnent une idéologie qui organise des attentats dans notre pays toutes ces organisations doivent être dissoutes il faut dissoudre les organisations qui ont refusé de signer la charte sur la laïcité le gouvernement a mis sur pied une charte de respect des principes républicains qui a au moins le mérite d'exister il y a des associations notamment les miligorus les miligorus turcs qui est l'outil d'influence de la Turquie dans notre pays il y a foi et pratique et le relais du tablir en France qui est l'une des doctrines l'une des visions les plus radicales de l'islam dans le monde ces associations ont refusé de signer une charte dans laquelle il était dit clairement que les associations devaient renoncer à criminaliser l'état français à taxer l'état français d'islamophobie
et bien ces associations
qui refusent justement de signer ces chartes de neutralité aujourd'hui de l'islam à l'égard des institutions de la république et de l'espace public doivent être dissoutes il faut expulser de notre pays est-ce que vous avez des outils
différents que ce que propose le projet de loi
oui la volonté politique le courage et la volonté politique non mais lorsqu'il y a madame 4000 individus étrangers dans notre pays qui sont suivis pour radicalisation et qui restent sur le territoire français et qui sont présentes alors qu'ils sont étrangers il faut les expulser il faut mettre en place un principe de précaution expulser les gens qui n'ont rien à faire dans notre pays qui représentent une menace pour la sécurité nationale c'est protéger la population française enfin je veux dire ça n'a pas suffi tout ce qu'on a subi dans notre pays
c'est un des questions plus précises je reprends un petit peu la question de Françoise on s'est juste dit quand on a vu le texte de monsieur Garrault qui est pourtant juriste et qui connait qu'être suspect d'islamisme ça veut rien dire on peut être suspect de communisme suspect d'avoir braqué une banque tant qu'on est suspect mais qu'on ne l'a pas fait c'est pas un critère de droit ça c'est la première chose quand vous dites un principe de précaution pour expulser qu'est-ce que ça veut dire vous savez très bien et Patrick Stéphanini qui n'était pas un dangereux gauchiste l'a expliqué dans un de ses livres c'est-à-dire que quand on n'a pas de laisser passer consulaire quand on ne connait pas vraiment la nationalité de la personne on ne peut pas le rapatrier quand un certain nombre de pays il y a un certain nombre de Maliens qu'on a essayé de réaccompagner le Mali ne souhaite pas puisqu'il y a une partie de son PIB qui est constituée par l'argent c'est ce dont on parlait tout à l'heure est-ce que vous pensez qu'ils sont juste totalement nuls et que vous ne seriez plus capable de le faire mais c'est cette espèce de flou et juridique et dans la possibilité c'est ça les questions
je pense effectivement qu'ils sont nuls je pense qu'ils sont incompétents et je pense qu'il n'y a oui mais vous dites monsieur Sarkozy je vous demande
à quand vous faites remonter la nullité
monsieur Sarkozy qu'on cherche quand même à réhabiliter comme étant l'une des figures d'autorité à l'égard de l'immigration et de l'islamisme je vous rappelle qu'il a fait rentrer un million d'étrangers sous son quinquennat un million d'étrangers en 5 ans c'est-à-dire plus que n'en a fait rentrer monsieur Jospin et qu'il a intégré notamment les frères musulmans l'UOIF en 2003 au travers du Conseil français du culte musulman
mais la question de Nathalie Sacré qui est précise c'est un pays qui refuse de récupérer ses ressortissants alors ça c'est une question
vous avez raison c'est une question extrêmement concrète qui relève davantage et Gérald Darmanin va régulièrement dans ses pays pour essayer de négocier diplomatiquement et il n'y arrive pas donc vous vous faites comment ?
franchement c'est ça on peut dire ce qu'on veut mais il y va pour négocier justement la réponse oui oui monsieur Darmanin
il va effectivement il est allé pour rendre hommage au FLN et pour rendre hommage à des organisations terroristes qui ont organisé sur le sol français puisque c'était le sol français à l'époque des attentats et des crimes contre l'état français donc effectivement dans la repentance et dans la culpabilité ils sont très bons dans la dépense
de l'unité nationale
c'est autre chose alors je vais vous répondre ce sont généralement des pays à qui nous donnons de l'aide au co-développement
les publics d'état il faut la conditionner
exactement il faut mettre en place aujourd'hui des contreparties diplomatiques c'est à dire que les pays aujourd'hui qui dans les relations qu'ils ont avec l'état français bénéficient d'aide au co-développement d'aide financière parfois très importante de plusieurs millions d'euros continueront de bénéficier de ces aides au co-développement et à l'accompagnement de développement de structures de projets in situ à la condition qu'ils récupèrent leurs ressortissants qui n'ont rien à faire sur notre territoire parce qu'aujourd'hui on accueille tout le monde la France est devenue un hall de gare sans aucune condition vous rentrez que vous répondez à l'asile ou non vous posez vos bagages sans aucune condition et vous n'êtes jamais expulsé donc je dis que la plupart des attentats que nous avons connus la plupart des faits de délinquance et de criminalité que nous avons connus remettent en cause directement la politique migratoire enfin pardon mais lorsqu'à Bordeaux sur le premier semestre de l'année 2020 45% des faits délictuels sont le fait de mineurs étrangers isolés qui sont généralement ni mineurs ni isolés et qui n'ont rien à faire dans notre pays et bien oui ça me pose un problème et oui lorsque nous arrivons aux responsabilités nous décréterons un moratoire sur l'immigration
L'eurodéputé Jordan Bardella vice-président du Rassemblement National et jusqu'à 13h notre invité dans Questions Politiques
France Inter Questions Politiques
Alors on assiste ce week-end en France à une accélération de la vaccination notamment grâce aux doses de vaccins AstraZeneca qui étaient destinées aux soignants pour se faire vacciner mais qu'ils n'ont pas forcément utilisée est-ce qu'il faut la rendre obligatoire cette vaccination du personnel soignant qui est au contact des malades ?
Je pense que ça serait irresponsable je pense que ça serait irresponsable de désigner comme bouc émissaire nos soignants qui ont fait un travail exemplaire et un dévouement exemplaire dans cette épidémie depuis maintenant plus d'un an
On parle pas de bouc émissaire ?
Si parce que on voit bien qu'il y a une petite musique qui monte depuis quelques jours et qui consiste à dire qu'une partie des soignants ne veulent pas se faire vacciner comme si ça était résolument exclusivement de leur responsabilité alors même que le gouvernement a alimenté la défiance sur le vaccin depuis le début J'ai pour le coup une position extrêmement mesurée extrêmement équilibrée je pense que de rendre obligatoire la vaccination pour les soignants c'est prendre le risque que s'exerce un droit de retrait massif à quelques jours évidemment d'un potentiel reconfinement et que ça serait prendre le risque effectivement de remettre en cause la stabilité aujourd'hui mais est-ce que vous vous l'entendez
est-ce que vous vous appuyez à ce qu'on vaccine davantage
bien sûr mais on a eu une grande opération de com ce week-end alors oui tout le monde se réjouit que la vaccination accélère vous me direz accélérer c'est mieux que ralentir et compte tenu du retard qu'on a accumulé depuis maintenant depuis maintenant le 1er janvier c'était compliqué de tomber plus bas le gouvernement
il était en grande partie lié à la méfiance entretenue aussi par les politiques en décembre tous les politiques étaient très réticents mais madame qui a alimenté
la défiance lorsque monsieur Fischer le monsieur vaccin du gouvernement nous explique que pour l'instant ils n'ont que les communiqués des laboratoires qui ne sont pas certains de l'efficacité du vaccin qui ne sont pas certains que le vaccin empêche la transmission du virus vous ne pouvez pas venir ensuite nous reprocher que nous sommes responsables de la défiance donc ils ont leur part de responsabilité là-dedans je pense que les mensonges je pense que les mensonges du gouvernement à répétition ont alimenté ce climat de défiance c'est quoi les mensonges à répétition ? tous les mensonges depuis le début de la crise
où sont les mensonges ?
je ne sais pas sur les masques par exemple quand ils nous ont dit il y a un an jour pour jour que porter un masque était quasiment plus dangereux que de s'exposer au virus lorsqu'ils nous ont expliqué que maîtriser les frontières en matière épidémique n'avait absolument aucun sens sanitaire et que le virus n'avait pas de passeport
ce n'est pas des mensonges c'était à l'époque c'était en fonction de ce qu'on savait de l'épidémie donc vous ne pouvez pas dire que c'était des mensonges
alors on est quand même très très mauvais parce que tous les pays ont fermé leurs frontières dès le début ont au moins coupé les liaisons aériennes avec les pays qui ont bien géré cette épidémie sont des pays qui très tôt ont maîtrisé leurs frontières et quels sont les pays
qui ont bien traité
cette épidémie ?
je n'ai pas une obsession je n'ai pas une obsession sur la question des frontières mais je dis juste qu'on ne peut pas demander si vous voulez à la population à l'intégralité de la population d'être confinée et de continuer à n'exercer aucun contrôle aux frontières on nous parle beaucoup du variant sud-africain bon il se trouve qu'avec une politique de maîtrise stricte des frontières depuis maintenant plusieurs semaines en Afrique du Sud notamment le taux d'incidence a été divisé par 18 depuis que le variant sud-africain a été détecté et ils ont fermé leurs frontières si vous m'expliquez qu'alors qu'une épidémie se diffuse à Wuhan avec un reconfinement quand même en Chine d'une région de 10 millions d'habitants il faut continuer à avoir des liaisons avec un pays où se diffuse l'épidémie franchement j'ai pas le même regard que vous sur la gestion qu'il faut avoir de l'épidémie or on voit bien que le gouvernement en ayant décidé le contrôle sanitaire aux frontières un an après a perdu du temps et que ça a été criminel de continuer à défendre l'ouverture des frontières alors même qu'on savait qu'une épidémie venait
Parlons un tout petit peu du présent et de l'avenir vous êtes à la tête d'un hôpital qu'est-ce que vous dites aux soignants en ce moment il y a un appel dans les journaux en disant essayez de vous vacciner est-ce que vous joignez cet appel ?
mais évidemment que la vaccination
est-ce que vous seriez là pour aller convaincre les aides-soignants les infirmières en voyant que c'est plutôt les personnels moins qualifiés qui sont réticents est-ce que vous leur dites tout ça c'est de l'obscurantisme allez juste
aujourd'hui nous sommes nous à la tête d'un parti d'opposition qui a vocation à arriver aux responsabilités dans quelques mois
justement
donc je me mets pas si vous voulez à la place des soignants à la place d'un dirigeant d'hôpital vous êtes un homme politique
responsable est-ce que vous vous feriez vacciner devant tout le monde en disant allons-y c'est important on protège tout le monde en faisant ça
je ne fais pas partie des publics à risque mais si à un moment donné effectivement je dois me faire vacciner parce que évidemment la vaccination est ouverte à l'intégralité de la population que nous avons des vaccins oui je le ferai oui je le ferai
alors deuxième toute petite question est-ce que vous vous dites maintenant parlons de l'avenir question claire réponse brève d'accord finalement est-ce que vous ne vous dites pas qu'Emmanuel Macron il a pris un certain risque il y avait certains paris en ne reconfinant pas et que finalement c'était plutôt une bonne idée quand on voit ce qui se passe actuellement ou alors vous pensez que c'était une mauvaise décision
nous avons toujours été extrêmement réticents à l'idée de ce troisième reconfinement on voit bien que le confinement n'est pas une solution viable à terme dans un siècle où nous allons probablement être confrontés à d'autres épidémies par la mobilité illimitée des hommes sur la planète par la concentration urbaine aujourd'hui extrêmement importante dans les métropoles on voit bien que si on a comme seule solution la mise sous cloche de l'intégralité du pays on ne va pas s'en sortir parce que le confinement il a évidemment des répercussions économiques plus personne ne parle des restaurateurs et nous nous soutenons notamment l'appel de ces 40 parlementaires d'organiser dans un respect des protocoles sanitaires stricts qu'ils ont l'habitude et qu'ils ont eu l'habitude de mettre en place à la rentrée de septembre la réouverture des restaurants le midi là où le virus ne circule pas idem pour les lieux culturels pour les lieux culturels
est-ce qu'on tient sans reconfinement jusqu'au printemps puisque c'est le pari d'Emmanuel Macron
est-ce que c'est possible ça ? je ne suis pas devin mais ce confinement il a des dégâts considérables aujourd'hui et plus seulement sur la vie économique mais aussi en matière de liens affectifs en matière d'isolement des personnes âgées et on ne peut pas ignorer tout cela on ne peut pas ignorer le fait qu'on ait constaté une augmentation des suicides y compris d'ailleurs chez les enfants chez les plus jeunes oui mais c'est compliqué vous me dites Macron est raison si aujourd'hui on est dans cette situation c'est en grande partie de leur responsabilité alors moi je ne fais pas la course
dans la responsabilité d'Emmanuel Macron de quoi ? dans quelle situation ? parce qu'on a une situation assez semblable de ce qu'on vit dans l'état d'exception
que nous vivons depuis un an dans le fait que nous avons eu l'un des confinements les plus drastiques en Europe et que nous sommes parmi aujourd'hui les plus mauvais on a été mauvais en tout on a été mauvais en commande de masse par exemple il y a des pays qui sont en confinement ce qui n'est pas notre temps mais ça n'est pas vrai par exemple l'Allemagne vous savez juste à côté et je vais vous donner un élément lorsque monsieur Castex le premier ministre nous dit la France est en tête des pays qui a protégé les personnes les plus vulnérables et en tête des personnes vulnérables vaccinées c'est faux moi j'ai été regarder ce que disent les institutions européennes on est aujourd'hui 14 sur 22 en termes de vaccination des plus de 80 ans alors 22 ce sont les pays qui donnent leur taux de vaccination par tranche d'âge donc il faut arrêter de mentir on a été effectivement les premiers mais en partant de la fin surtout et je dis qu'ils ont effectivement été confrontés à des étudiants qui n'étaient pas simples mais qu'ils ont pris un certain nombre de mesures qui étaient arbitraires injustifiées le fait d'avoir fermé les musées les cinémas les théâtres alors même que tous les rapports scientifiques y compris le rapport fontanais de l'Institut Pasteur nous dit qu'il n'y a pas plus de risque à recevoir et à transmettre le virus dans un musée qu'à l'école ou dans un supermarché et bien il faut en tenir compte et si nous étions responsabilités nous aurions en tout cas procédé à la réouverture des lieux culturels parce que notre patrimoine est aujourd'hui en danger de faillite
parce que vous dites voilà à l'intérieur finalement de nos frontières il faudrait qu'on fasse preuve de plus de confiance à l'égard des professionnels là vous parlez du monde du spectacle c'est également le cas vous disiez à l'instant des restaurateurs et à l'extérieur en revanche il faut fermer les frontières donc soit on a confiance dans les gens et globalement et donc effectivement tout le monde respecte les gestes barrières et donc la vie reprend quasiment un cours normal c'est un peu ce que vous dites à l'intérieur tout à fait madame
parce qu'on ne peut pas exiger des...
vous avez peur de l'étranger les étrangers ne respectent pas les gestes barrières
c'est petit et c'est pas haut niveau
non je sais pas je vous pose vraiment la question
c'est petit et c'est pas haut niveau le fait d'exiger un test PCR à l'entrée du pays quand vous avez confiné pendant un an l'intégralité de votre population je crois pas qu'il s'agisse d'une névrose à l'égard des gens qui viennent de l'étranger je dis juste que les pays et notamment les pays asiatiques qui ont maîtrisé qui ont bien maîtrisé cette épidémie ou en tout cas maîtrisé les frontières parce que effectivement que la plupart des cas de réapparition du virus qu'on a vu à la sortie du premier confinement à l'issue du printemps au mois de juin l'an dernier dans un certain nombre de pays étaient des cas qui venaient de l'étranger étaient des cas importés donc effectivement qu'il faut continuer de protéger nos frontières avec l'exigence d'un test PCR il s'agit pas de mettre un mur un filtre de vous passer au scanner il s'agit juste de dire que lorsque l'on exige des mesures extrêmement strictes à l'égard de la population française et bien la moindre des choses lorsque vous arrivez d'un pays parce que encore une fois vous voyez je regarde la situation on regarde la souveraineté sanitaire française mais je ne veux pas qu'un pays comme l'Allemagne un pays comme nos voisins qui a une autre stratégie sanitaire que la nôtre ait un impact direct par l'ouverture des frontières et l'absence de contrôle sur la situation épidémique en France
deux questions courtes avec deux réponses courtes peut-être est-ce que vous êtes d'accord avec l'idée d'un passeport vaccinal et est-ce que vous êtes d'accord avec des dons de vaccins en direction des pays les plus pauvres
et les plus peuplés ? non et non non sur la première question parce que parler d'un passeport vaccinal à l'échelle de l'Union Européenne alors même qu'on a vacciné 7% de la population et qu'on est la risée du monde je trouve ça profondément indécent
sur la philosophie à terme sur la philosophie
non pas du tout on n'est pas face je veux dire souvent c'est un peu mis en parallèle avec des maladies comme Ebola comme la fièvre jaune qui ont des taux de mortalité qui sont 10, 20, 30 fois supérieurs à celles du Covid-19 donc je dis que pour susciter la transparence à l'égard la confiance à l'égard du vaccin il faut de la transparence qu'on contrôle nos frontières à terme en exigeant un test PCR à l'entrée ça me semble de vigueur et je pense que nous allons devoir le faire pendant une durée certaine mais je suis très réticent et opposé à l'idée d'un passeport sanitaire à l'israélienne
quand la population sera suffisamment vaccinée est-ce que ça vous semble ?
à l'israélienne ils ont vacciné 80% de la population mais c'est ce que je viens de vous dire
je vous dis dans la mesure où si on tient nos engagements on aura tous les adultes comme l'a dit le gouvernement qui à la fin de l'été aura été vacciné ceux qui sont d'accord est-ce que ça vous semble intéressant ? Non madame
je refuse même j'y suis opposé je refuse même de rentrer dans ce débat qu'on perd des mois, des semaines à débattre de cela alors même qu'on est incapable de fournir des vaccins alors même qu'on voit que c'est la course pour obtenir 10, 15 000, 20 000 zones dans des zones qui sont aujourd'hui extrêmement touchées dont le taux d'incidence est parfois deux fois supérieur à la moyenne nationale vous avez bien compris
et sur les dons alors
et quand j'entends qu'on nous explique qu'on va aller distribuer des vaccins à la terre entière alors même qu'on est incapable d'en fournir à la population française que depuis le 1er janvier les pharmaciens nous expliquent qu'ils peuvent vacciner 400 000 à 500 000 personnes par jour par jour et qu'ils attendent un décret parce qu'ils n'ont pas les doses je trouve ça fou
Jordan Bardella on va parler d'écologie le projet de loi qui doit intégrer la protection de l'environnement dans la constitution sera examiné cette semaine à l'assemblée c'est une étape nécessaire avant le référendum qu'a souhaité Emmanuel Macron on ne vous entend pas beaucoup sur le sujet au rassemblement national est-ce que la préservation de l'environnement doit être garantie dans l'article 1er de notre constitution
elle l'est déjà elle l'est déjà dans le préambule de constitutionnalité depuis 2004 qui intègre notamment par la charte de l'environnement la protection de l'environnement on va aller plus loin ce référendum mais ce référendum aurait pu être un aurait pu provoquer un grand débat avec le gouvernement sur leurs grandes orientations en matière de protection de l'environnement en matière d'écologie nous nous avons une vision une ligne claire c'est les circuits courts c'est le localisme c'est le patriotisme économique vous en parlez depuis 2010 c'est permettre j'en parle depuis effectivement très longtemps et depuis les élections européennes parce qu'on ne peut pas être en même temps pour la multiplication des accords de libre-échange comme le fait comme continuent de le faire les députés de la république en marche au parlement européen qui a accompagné un nouvel accord sur les investissements un nouvel accord de libre-échange sur les investissements avec la Chine et vouloir défendre à la fois la proximité et les circuits courts Emmanuel Macron a déclaré quasiment une guerre au nucléaire en voulant fermer 14 réacteurs nucléaires dans les prochaines années l'Allemagne a fait cette expérience elle a dû rouvrir ses centrales à charbon or aujourd'hui le nucléaire nous nous y sommes extrêmement attachés d'abord d'un point de vue de la défense de l'environnement parce que c'est aujourd'hui l'une des énergies quasiment décarbonées les peu chères que nous ayons et en l'occurrence elle permet notamment dans le cadre de la stratégie industrielle française et bien effectivement d'avoir une autonomie en la matière
mais on s'éloigne du sujet revenons quand même sur cet article premier vous faites quoi ? vous le votez ? vous le votez pas ? enfin je veux dire
nous verrons mais je veux dire ce référendum pour moi c'est de la communication je veux dire aller demander aux français s'ils sont pour ou contre la défense de l'environnement mais 90% des gens vont vous répondre oui c'est pas exactement ça c'est au fond
demander aux français est-ce que vous estimez que toutes les actions qui sont conduites aujourd'hui sont susceptibles d'être invalidées ou pas selon qu'ils respectent ou non le réchauffement climatique sur ce principe est-ce que vous êtes d'accord ?
mais tout ça c'est de la com parce que le gouvernement c'est pas de la com il y aura des conséquences juridiques à négocier et à accompagner d'ailleurs avec le Mercosur avec le CETA on a eu ce débat pendant les élections européennes des accords de libre-échange avec le monde entier le véritable fléau aujourd'hui en matière de défense de l'environnement c'est ce grand déménagement du monde qui incombe à notre modèle économique c'est ce modèle économique qui consiste à faire déplacer 60 000 super tankers sur l'intégralité de la planète et qui ont un super tanker en termes de particules finemises la même intensité que l'intégralité du parc automobile français donc il faut revenir aujourd'hui en matière d'écologie à un peu de bon sens à des circuits courts et nous nous proposons lorsque nous serons responsabilités notamment la mise en place dans la loi du patriotisme économique je vous donne un exemple très concret aujourd'hui 75% du bœuf qui est consommé dans la restauration publique dans les collectivités c'est du bœuf d'origine importée alors même qu'on sait qu'il y a un agriculteur sur trois qui vit avec moins de 350 euros par mois et bien nous nous voulons faire en sorte qu'on inverse en fait ce coût de la distance et qu'on puisse aller se fournir d'abord au plus près du territoire avant d'aller chercher qu'est-ce que c'est que ce loup ?
mais juste vous savez quand même que le bœuf
c'est la viande la plus
c'est l'obligation pour l'état et pour l'intégralité des collectivités de montrer l'exemple et de se fournir d'abord et en priorité auprès des entreprises françaises donc en matière agricole ça permettrait notamment de doper la production nationale et d'accorder dans les marchés publics et notamment dans la restauration publique une part considérable des marchés à nos agriculteurs dont je vous rappelle que 126 d'entre eux ont mis fin à leur jour depuis le 1er janvier et que nous parlons malheureusement trop peu de la situation agricole ça aussi c'est un échec d'Emmanuel Macron son échec c'est de faire en sorte qu'en 2023 nous ne serons plus autosuffisants en matière agricole je viens du moins que nous serons déficitaires d'un point de vue de la balance commerciale or je crois que notre souveraineté alimentaire sera aussi l'un des grands sujets de l'élection présidentielle mais vous voyez pas d'autoflagellation la France est l'un des pays les plus propres au monde la France est l'un des pays les plus vertueux au monde l'air à Paris il est plus respirable qu'il ne l'était dans les années 70 et en quelques années depuis les années 60 le S2O l'essuie les métaux lourds tout cela a été divisé par 1000 et c'est vrai que sous la pression des verts on cherche aussi à cacher ce qui va mieux et ce qui va bien
est-ce qu'il y a une taxe carbone dans votre projet ?
non il n'y a pas de taxe carbone à proprement parler nous voulons simplement que par l'outil fiscal on puisse faire en sorte que la production nationale soit avantagée concrètement ?
concrètement c'est-à-dire qu'un produit qui est fait par vos agriculteurs qui est fait en France est une fiscalité beaucoup plus faible qu'un pays qui est fait dans le cadre du Mercosur alors ça consiste d'abord à arrêter la démultiplication des accords de libre-échange parce qu'aujourd'hui quand vos agriculteurs vos éleveurs bovins sont mis en concurrence avec des éleveurs bovins canadiens brésiliens dont les coûts de production dont les normes sanitaires sociales et environnementales sont parfois un, deux, trois fois supérieures aux nôtres et bien ça crée une concurrence internationale déloyale tout notre modèle économique résulte à la fois sur la protection et la projection et la première des protections c'est évidemment d'établir le patriotisme économique et de donner partout où c'est possible dans la commande publique un avantage très clair à ce qui est produit fabriqué en France
mais est-ce qu'un jour l'écologie devra même primer sur l'économie vous allez jusqu'où en fait sur votre discours là ? il y a un équilibre
il y a un équilibre à trouver mais ce qui est vrai c'est qu'aujourd'hui ce modèle prédateur d'homo economicus qui vise à supprimer les barrières douanières qui vise à supprimer les barrières tarifaires ou bien effectivement le capitalisme prône également sur la défense de l'environnement évidemment que c'est cela qui a des conséquences s'il doit y avoir une responsabilité humaine dans le dérèglement climatique et bien je crois qu'il incombe d'abord et en premier lieu à notre modèle économique maintenant je ne crois pas dans la décroissance je pense que tous ces concepts si oui ne prennent pas en compte les réalités or aujourd'hui dans notre société la mondialisation qu'on nous vendait heureuse il y a encore quelques années a des conséquences extrêmement importantes en termes de concurrence déloyale y compris d'ailleurs à l'intérieur de l'Union Européenne et on a eu l'occasion d'en parler lors des dernières élections avec la directive du travail détaché
alors Nathalie et François ce n'est pas une petite question du tout en fait vous avez dit tout à l'heure que vous vouliez gouverner on a compris est-ce que vous n'êtes pas un peu sous-staffé manque de rassemblement de gens avec lesquels vous pouvez vous allier et si vous deviez me citer mettons un gouvernement un premier ministre dix personnes notamment avec des femmes aussi est-ce que vous auriez la possibilité de le faire avec des gens
je ne suis pas candidat à la présidence de la République Marine Le Pen aura l'occasion
c'est quand même une réflexion de vous exposer
les gens qu'elle souhaite qu'elle souhaite mettre en oeuvre est-ce qu'il y a des valeurs montantes
en ce moment en dehors de vous
oui il y en a je vous ai parlé de Jean-Paul Garraud magistrat je vous ai parlé de Thierry Mariani qui était ministre de Nicolas Sarkozy il y a des gens qui nous rejoignent qui font le choix de travailler avec nous les français seront les français seront cohérents et je crois que s'ils nous accordent les hautes responsabilités les plus hautes responsabilités en mai 2022 nous aurons une majorité à l'Assemblée nationale pour pouvoir gouverner et nous avons en tout cas oui il y a des gens qui travaillent madame vous aurez l'occasion de pouvoir décortiquer notre programme économique à la virgule près et vous inquiétez pas je sais que vous allez regarder tout ce que nous allons faire à la loupe que la moindre virgule sera accueillie et nous aurons l'occasion un peu moins sur les autres que sur nous lorsqu'Emmanuel Macron était candidat à l'élection présidentielle je n'ai pas entendu de mais avec qui vous allez gouverner avec qui vous allez diriger avec qui vous allez
vous allier donc il n'y a pas de problème c'est un marronnier
je vous rassure et je rassure par la même occasion nos concitoyens qui nous écoutent nous travaillons aujourd'hui avec rigueur avec sérieux à la constitution d'un projet pour l'élection présidentielle et Marine Le Pen au delà d'être la candidate du rassemblement national sera la candidate de tous les français qu'ils viennent de droite comme de gauche nous avons vocation à nous adresser à tous et effectivement le temps du projet la présentation du projet viendra
alors avant l'élection présidentielle
même si nos grandes idées sont déjà bien connues
les élections régionales qui sont donc annoncées pour les 13 et 20 juin prochains vous serez tête de liste Jordan Bardella en Ile-de-France initialement vous aviez dit non alors si j'ai bien compris Marine Le Pen nous a dit il faut y aller
non pas du tout expliquez-nous au mois de cet été lorsqu'on m'a posé la question si j'allais être candidat à ces élections régionales je n'avais pas souhaité je n'avais pas souhaité l'être vous me disiez on a le droit de changer d'avis je ne crois pas que ce soit un tort
à l'automne dernier aussi vous étiez déjà je vais vous donner
les principales raisons pour lesquelles j'ai changé d'avis c'est que d'abord lorsque vous êtes crédité et lorsque le Rassemblement National et Marine Le Pen sont crédités à 48% au second tour l'élection présidentielle ces sondages ils vous obligent et la première des obligations est évidemment de mettre tous les chevaux dans la bataille à quelques mois d'une élection qui va être majeure pour notre pays donc j'ai souhaité aussi être dans l'arène aux côtés de nos autres candidats mais donc ils ont des chevaux parce que vous êtes déjà eurodéputés il y a beaucoup de gens qui ont émergé dans le cadre de ces élections régionales il y a 13 grandes têtes de liste régionales et c'est vrai que moi j'ai grandi en Seine-Saint-Denis et aujourd'hui tous les débats de société que nous avons partent de l'île de France Samuel Paty les événements de Trappes les phénomènes de bande ont 80% lieu en Ile-de-France tous les grands débats de société que nous avons partent de l'île de France j'ai vu l'actualité francilienne et voyez moi la réalité que j'ai connue en Seine-Saint-Denis à savoir ce que des enseignants appelaient il y a une vingtaine d'années dans un ouvrage les territoires perdus de la République on est en train de les voir aujourd'hui se démultiplier sur l'intégralité du pays cette candidature est aussi symbolique parce que voilà j'ai pu m'impliquer au niveau national ces dernières années remporter les élections européennes avec le Rassemblement National mais je n'oublie pas d'où je viens et donc je conduirai la liste en Ile-de-France en présentant ma candidature en Seine-Saint-Denis Alors vous avez lancé
votre campagne sur Twitter notamment en disant quelque chose comme je vous appelle à faire le choix de la sécurité il me semble tout à fait ce qui me surprend un peu parce que ça ne fait pas partie des compétences de la région donc vous parlez de quoi
c'est pas une compétence principale effectivement de la région la région a possibilité d'agir à des leviers notamment sur la sécurité dans les transports et dans les lycées et qui plus est en région parisienne où nos transports sont également confrontés à une insécurité majeure croissante enfin je veux dire il n'y a pas une seule personne mais la police c'est une affaire nationale
Jordan Bardella il y a des polices municipales mais il n'y a pas de police régionale
il y a la SUGE il y a la police de la RATP il y a des polices des transports qui existent aussi à côté de la police nationale et également en Ile-de-France et nous ferons un certain nombre de propositions évidemment sur le thème de la sécurité l'une d'entre elles que j'ai déjà annoncée cette semaine est de faire en sorte qu'il y ait deux agents de sécurité armés en permanence dans chacune des gares de la région parce que c'est aussi d'ailleurs un moyen de lutter contre la fraude parce que je crois que la sécurité dans les transports est un phénomène majeur de nos concitoyens il n'y a pas une seule personne qui nous écoute il n'y a pas un seul parent qui nous écoute qui lorsque son fils ou sa fille rentre le soir prend les transports n'est pas inquiet par le fait qu'il puisse lui arriver quelque chose mais vous aurez
très peu de moyens pour agir
oui mais il y en aura voilà il y en aura et nous les exploiterons comme nous l'avons exploité dans les mairies que nous avons dirigées et je peux vous assurer que dans toutes les mairies qui ont été conquises par le Rassemblement National en 2014 où nos maires ont été réélus dès le premier tour partout la délinquance et la criminalité a baissé
quel est votre objectif globalement au Rassemblement National sur ces régionales combien de régions vous espérez gagner ou qu'est-ce que
vous essayez de prouver je ne suis pas madame Irma nous souhaitons remporter on a zéro région donc une sera une victoire deux une autre victoire trois une très belle victoire et ainsi de suite ces élections régionales elles vont arriver à quelques mois de l'élection présidentielle moi je dis à nos concitoyens
vous les présidentialisez vous pensez que c'est un oui bien sûr
comme nous l'avons fait dans nos mairies avant d'arriver aux responsabilités dans nos mairies Fréjus Enimbeaumont Bocaire maintenant Perpignan on nous a dit ça va être la catastrophe ça va être l'apocalypse nos maires ont été réélus partout dès le premier tour avec à chaque fois un objectif qui a été accompli celui de la baisse de la fiscalité et de retour à la sécurité
pas partout
donc quasiment partout dès le premier tour d'ailleurs donc je dis aux français l'élection présidentielle dans quelques mois ça va être l'horizon de sortie de toutes les crises que nous connaissons crises économiques sociales sécuritaires sanitaires nous appelons les français dans quelques mois à remettre de l'ordre dans le pays dans un certain nombre de domaines domaine économique le domaine social évidemment en matière de sécurité de lutte contre la délinquance et de lutte contre le terrorisme le travail il commencera avec cette dernière marche avant l'élection présidentielle qui est celle des élections régionales et pour l'instant les sondages nous permettent d'espérer vous pensez que ça jouera
sur quel thème précisément parce que remettre de l'ordre c'est un peu large très très rapidement
l'élection présidentielle
c'est assez plutôt économique vous croyez encore que c'est l'immigration sécurité les sondages sont
et bien écoutez soit on continue avec la dérégulation tous azimuts qui a été défendue par Emmanuel Macron le laxisme à l'égard de l'insécurité de la délinquance les transferts de souveraineté toujours plus importants vers Bruxelles et une fiscalité qui écrase aujourd'hui nos chefs d'entreprise et nos classes populaires ou alors on décide d'arrêter cette dérégulation de se tourner vers la raison l'équilibre le bon sens et c'est ces trois grandes valeurs qu'on va essentiellement défendre pendant l'élection présidentielle Merci beaucoup Jordan Cordella
d'avoir passé une heure avec nous merci à Nathalie Saint-Cric et à Françoise Fresseau merci aussi à toute l'équipe technique de questions politiques et à Stéphanie Boutonat qui nous a aidé à préparer cette émission je vous dis à la semaine prochaine avec Ali Badou bon dimanche
Jordan Bardella