Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 25 avril 2018 17 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalEnvironnement & énergieDéfense

Macron - Trump : je t'aime, moi non plus ? - C à Vous- 25/04/2018

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 59 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:15OuverteRéponse directe

    C'est une surprise, cet accueil, cette ovation ?

  • 3:08ComplaisanteRéponse partielle

    Il n'a pas hésité à revenir sur les points de désaccord avec Trump : guerre commerciale, accord iranien, climat. On écoute.

  • 5:01RelanceRéponse partielle

    Hier, vous évoquiez un chaos diplomatique. On en est loin avant du chaos.

  • 6:51OuverteRéponse partielle

    On voit le visage d'Emmanuel Macron changer de couleur. Il se décompose.

  • 7:32OuverteRéponse partielle

    On va parler de multilatéralisme.

  • 8:42OuverteRéponse partielle

    Il y a un autre chaos, Nicolas Sarkozy face à Poutine.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:33InvitéFait
    « Il a toujours fait très attention dans ce qu'il avait à dire par rapport à Donald Trump, sans jamais vraiment le critiquer. »
  • 2:50InvitéFait
    « Il a été assez consistant, il a toujours agi de la sorte, en étant ami avec Donald Trump d'un côté, mais n'hésitant pas finalement à se présenter à côté de lui, comme quelque chose de complètement différent. »
  • 3:29InvitéFait
    « En polluant les océans, en ne cherchant pas à réduire les émissions de CO2, et en ne luttant pas contre l'anéantissement de la biodiversité, nous détruisons notre planète. »
  • 3:36InvitéFait
    « Nous n'avons pas de plan B, nous n'avons pas de planète B. »
  • 3:41InvitéPromesse
    « Un jour, les États-Unis reviendront pour se joindre à l'accord de Paris. »
  • 4:14InvitéFait
    « Sur le fond, l'accord iranien, il faut l'appliquer, c'est vital. »
  • 6:27InvitéFait
    « Vous connaissez ma position sur l'accord de l'Iran. C'est un terrible accord qui n'aurait jamais dû voir la lumière du jour. »
  • 7:00Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a cru qu'il pourrait faire plier Trump. Il a cru qu'il pourrait négocier avec lui. »
  • 8:32Invité politiqueFait
    « Trump qui embrasse Emmanuel Macron et qui dit, « J'aime bien ce mec, comme s'il lui pinçait la joue, on disait, tu t'es bien battu, mon petit gars, mais maintenant, c'est papa qui prend la main. » »
  • 8:46Invité politiqueFait
    « Dans les deux cas, on a deux présidents qui pensent qu'ils vont pouvoir faire plier leur interlocuteur, mais la réalité du rapport de force diplomatique finit toujours par s'imposer. »
  • 11:01Invité politiqueFait
    « Il a de l'affection, un peu comme pour un père avec son petit garçon. »
  • 13:30Invité politiqueFait
    « Les leaders occidentaux ont tourné le dos à Donald Trump, quasiment en lui faisant un procès en illégitimité. »

Temps de parole

  • Présentateur23 %
  • Emmanuel Macron23 %
  • Invité21 %
  • Invité 210 %
  • Invité 39 %
  • Présentateur 25 %
  • Invité 43 %
  • Invité 53 %
  • Invité 62 %

3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Hier matin, à la Maison Blanche, on y voit Donald Trump prendre Emmanuel Macron par la main. Une image qui restera comme l'une des plus commentées de ces trois jours de visite d'État du président français à Washington. Une image qui a fait le bonheur des réseaux sociaux. Les internautes ont imaginé la bande-son de cette belle mise en scène de la bromance Macron-Trump. Première proposition. Pour commenter une visite d'État, ou encore if du teuil, ça marche aussi. Une mise en scène dont on peut s'amuser, certains y voient une amitié surjouée. D'autres la preuve en image du suivisme de la France derrière les États-Unis, notamment sur les questions diplomatiques chaudes du moment.

Pour en parler ce soir, Mélissa Bell, correspondante de CNN à Paris, et Antonin André. Bonsoir Mélissa Bell, bonsoir Antonin. Bienvenue. Merci de votre présence à tous les deux sur le plateau de CETA. Trois jours de visite d'État, pendant lesquels les deux hommes ont multiplié les sourires, les accolades, les embrassades. On va y revenir, évidemment. Mais d'abord, séquence incroyable, il y a quelques heures. Ovation, il y a deux heures précisément, ovation pour le président Macron lors de son arrivée devant le Congrès américain, qui l'a accueillie au cri de « Vive la France ». Regardez.

Macron ovationné, accueilli en héros par les parlementaires américains, un peu comme le général de Gaulle dans les années 60. C'était l'une des questions, est-ce que l'accueil serait aussi chaleureux pour Emmanuel Macron que pour le général de Gaulle dans les années 60 ? C'est une surprise, cet accueil, cette ovation ?

2:17
Emmanuel Macron

Non, parce qu'Emmanuel Macron a donné beaucoup de signes aux Américains, et notamment, il est quand même l'un des leaders occidentaux qui parle aux États-Unis, qui parle à Donald Trump, et qui reconnaît d'une certaine façon aussi le choix des Américains, en considérant que Donald Trump est un interlocuteur parfait dans l'équipe, alors que d'autres leaders occidentaux lui tournent le dos.

2:33
Invité

Oui, il a toujours fait très attention dans ce qu'il avait à dire par rapport à Donald Trump, sans jamais vraiment le critiquer, toujours en respectant justement ce choix, c'est le président, il fait les choix pour son pays, mais toujours en étant prêt à se présenter comme une alternative assez forte, et il l'a encore fait aujourd'hui, sur de nombreux sujets, sans hésiter finalement à marquer les différences qui existent entre eux, mais dans ce sens, il a été assez consistant, il a toujours agi de la sorte, en étant ami avec Donald Trump d'un côté, mais n'hésitant pas finalement à se présenter à côté de lui, comme quelque chose de complètement différent. Sur un même pied d'égalité.

Les deux visions sont tellement différentes que c'est quelque chose qu'on entend assez souvent depuis un an.

3:08
Présentateur

C'est vrai qu'il n'a pas hésité une seconde à revenir sur tous les points de désaccord avec Donald Trump, la guerre commerciale, l'accord sur le nucléaire iranien, ou encore le climat. On écoute.

3:18
Invité

En polluant les océans, en ne cherchant pas à réduire les émissions de CO2, et en ne luttant pas contre l'anéantissement de la biodiversité, nous détruisons notre planète. Nous n'avons pas de plan B, nous n'avons pas de planète B. Et j'en suis convaincu, un jour, les Etats-Unis reviendront pour se joindre à l'accord de Paris.

3:59
Présentateur

Les Etats-Unis se joindront à nouveau à l'accord de Paris. C'est une séquence incroyable, Patrick.

4:03
Invité

Moi, franchement, ça m'a scotché, parce que, compte tenu de tout ce qu'on avait eu ces deux derniers jours dans la proximité avec Trump, il a pris les sujets un par un pour contredire Trump. Sur le fond, l'accord iranien, il faut l'appliquer, c'est vital pour la...

4:18
Présentateur

Ce qui n'était pas clair hier soir.

4:19
Invité

Ce qui n'était pas très clair hier soir dans l'espèce de pas de deux et de capitulation de Macron face à Trump. Le climat, c'est quand même très clair. Les fake news, il a abordé tous les points. Et à chaque fois, avec un congrès qui se levait pour l'acclamer. Mélissa, Mélissa d'abord et Antonin ensuite. Oui, oui, mais c'est ce qu'il a toujours fait. Et là où il est remarquable dans sa stratégie, c'est qu'il arrive à être très copain avec lui. Ils se tripotent l'un l'autre. Ils sont visiblement... Il y a quelque chose qui passe. On va revenir sur le tripotage. Je pense qu'on peut. Mais voilà, toujours en étant hyper clair.

Il l'avait fait, souvenez-vous, à l'ONU l'année dernière, la même session de l'Assemblée générale. Il s'était présenté, finalement, comme l'opposé de Donald Trump d'un point de vue idéologique, ce qu'il l'est.

5:01
Présentateur

Hier, vous évoquiez un chaos diplomatique, Antonin. On en est loin avant du chaos.

5:05
Emmanuel Macron

Non, mais là, c'est une petite revanche. C'est-à-dire qu'effectivement, il est à une tribune, il n'est plus avec Trump. Et puis, vous connaissez les Américains. Les Américains, quand ils reçoivent un chef d'État comme ça, ce sont des gens qui vous font... Les Américains, ils vous font... Vous n'allez pas me contredire. Des hugs ou des accueils souvent extrêmement chaleureux. Ils applaudissent à ton rompre. Mais sur le fond, la majorité des Américains, et notamment des Républicains, ils sont sur les lignes de Trump.

5:25
Invité

Ils ne sont pas sur l'environnement. Justement, j'avais l'impression qu'on entendait quelques-uns luer là-dessus.

5:29
Emmanuel Macron

Mais globalement, oui. Et puis, surtout... Mais globalement, sur l'Iran, sur tous ces sujets-là, il ne faut pas se leurrer. Ces applaudissements... Sur l'Iran, vous êtes sûr. Non, les Républicains sont... Il y a des mis de terme en novembre. Il faut vous dire que les Américains, les Américains là-bas, décideront sur l'Iran en fonction de critères de politique intérieure, pas de politique étrangère. Mais les Républicains ont toujours été très remontés. Ils sont plutôt sur la ligne de Trump.

5:48
Présentateur

Mais aussi, il faut révoquer cet accord.

5:50
Emmanuel Macron

Simplement, vous n'allez pas siffler le président français qui est accueilli en hôte et comme meilleur ami des États-Unis. Ils étaient debout. Ils n'étaient pas obligés de se lever à chaque fois.

5:57
Invité

D'un côté, il y a des Républicains qui sont assez contents de le voir venir à l'invitation de Donald Trump et respecter leur président et lui faire une place en police sur la scène internationale. Et puis, vous avez les démocrates qui sont ravis d'avoir une alternative qui puisse se faire entendre au Congrès aujourd'hui. Donc, quelque part, ce n'est pas étonnant qu'il ait eu la réception qu'il a eue.

6:15
Présentateur

Le chaos qu'on évoquait, c'est celui qu'on a presque pu vivre en direct dans le bureau Oval, avant même les discussions en tête à tête entre les deux présidents, lorsque Donald Trump annonce la fouleur sur l'accord iranien. On écoute.

6:27
Invité

Vous connaissez ma position sur l'accord de l'Iran. C'est un terrible accord qui n'aurait jamais dû voir la lumière du jour. Nous aurions pu créer un bien meilleur accord. Qu'est-ce que c'est que cet accord où le pays est autorisé à tester ses missiles ? Pratiquement, dans toutes les régions du Moyen-Orient, s'il y a un problème, c'est la faute de l'Iran. Alors, qu'est-ce que c'est que cet accord où ces problèmes ne sont pas évoqués ? Mais nous allons en parler.

6:51
Présentateur

On voit le visage d'Emmanuel Macron changer de couleur. Il se décompose.

6:57
Emmanuel Macron

Mais c'est parce que là, c'est le choc avec la réalité. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron a cru qu'il pourrait faire plier Trump. Il a cru qu'il pourrait négocier avec lui. Parce qu'Emmanuel Macron, tout lui a réussi. C'est vrai qu'il marche sur l'eau. Il réforme au pas de charge. Les syndicats ne lui résistent pas. Quand il choisit de se faire interviewer par la presse, il dit, je vais choisir les journalistes les deux plus retors, je suis posé comme tel, et je vais les boxer. Il a vraiment cru qu'il allait faire plier Trump. Et là, à cet instant, il comprend. Et c'est le choc avec la réalité parce que Trump est plus fort que lui. Les États-Unis sont plus fortes. Oui, le bar a été arrivé.

7:32
Invité

On va parler de multilatéralisme. Il avait débarqué, sorti de l'avion en disant, on est garant, nous les États-Unis à France, je vais le convaincre, etc. Et puis en fait, ce qui s'est passé, c'est que la pièce, les Oval Office, c'était plein de journalistes qui ont commencé à lui dire, « Vous avez changé d'avis. » Et puis on a senti le président américain s'emporter. Et finalement, l'affectif a pris le dessus. Et on a eu ce véritable sentiment. Mais en quelques temps après, une fois qu'ils ont eu leur rencontre à deux et qu'on les a entendus dans The Cabinet Room, il avait retrouvé son calme en disant, « Voilà, on a parlé de l'Iran, on a fait des progrès.

» Une des choses qui va être très intéressante dans les jours à venir, c'est de démêler précisément ce qu'a voulu dire le président français par cette idée de nouvel accord. On est encore dans un flouque total. Devant le Congrès, il a pu parler du fait qu'il fallait... Oui, c'est très clair. Emmanuel Macron s'est parfaitement prononçant ce terme de nouvel accord que c'est absolument impossible. D'abord, il faut le conclure avant le 12 mai, c'est la date d'échéance. Ensuite, la Russie n'en veut pas, la Chine n'en veut pas, ça a été dit. Et l'Iran, évidemment, encore moins.

8:27
Emmanuel Macron

Ça a duré si longtemps, c'est qu'ils ont habillé leur désaccord pour arriver en conférence de presse, pour sauver les apparences, pour ne pas humilier Emmanuel Macron. Or, l'humiliation a été quand même totale, parce que Trump qui embrasse Emmanuel Macron et qui dit, « J'aime bien ce mec, comme s'il lui pinçait la joue, on disait, tu t'es bien battu, mon petit gars, mais maintenant, c'est papa qui prend la main. »

8:42
Présentateur

Il y a un autre chaos, Antonin, une autre conférence de presse, Nicolas Sarkozy face à Poutine.

8:46
Emmanuel Macron

Ça rappelle exactement la même chose, c'est-à-dire que dans les deux cas, on a deux présidents qui pensent qu'ils vont pouvoir faire plier leur interlocuteur, mais la réalité du rapport de force diplomatique finit toujours par s'imposer. On regarde ces images, c'était en 2007.

8:57
Invité

La Georgie. Mesdames et messieurs, je vous demande de bien vouloir excuser mon retard qui est dû à la longueur du dialogue que je viens d'avoir avec M. Poutine. Qu'est-ce que vous préférez ? Que je réponde aux questions ? Alors, y a-t-il des questions ? Allez-y. Oui, oui, allez.

9:26
Présentateur

On a cru que Nicolas Sarkozy avait bu.

9:28
Emmanuel Macron

Oui, on a dit à l'époque qu'il avait bu. Et en fait, c'est simplement le choc avec la réalité, c'est-à-dire le choc avec la brutalité. Tout d'un coup, en plus, lui, il sortait l'élection présidentielle. C'était en juin 2007. Donc, il était vraiment, il marchait sur l'eau, lui, pour le coup. Et le choc avec la réalité, avec Poutine qui lui dit, écoute, maintenant, soit tu continues comme ça, soit je t'écrase. Oui, ton pays, il est comme ça, il est bien, il est comme ça. Et là, il se rend compte que la France, face à la Russie ou aux États-Unis, le rapport de force n'est quand même pas tout à fait équilibré.

9:54
Présentateur

Il y a eu ce chaos, mais il y a eu d'autres images, évidemment, qui ont marqué ces trois jours de visite d'État, cette espèce de proximité, cette amitié virile, tactile, ultra démonstratif, surjouée quand même, des deux hommes avec un nombre incalculable de baisers et d'accolades échangés. Non, mais c'est dingue, ils en ont un peu trop fait, non ?

10:37
Emmanuel Macron

Bah oui, moi, enfin, vous connaissez, c'est un peu le surjeu à l'américaine, c'est un peu le...

10:42
Invité

Mais c'est aussi le tempérament de Donald Trump, il est vraiment dans l'affectif. C'est quelqu'un qui, je pense qu'ils sont assez différents dans leur approche de cette même relation. Lui, il est assez... Oui, mais lui, je pense qu'il a vu une opportunité, il est assez cérébrale en même temps, il a vu une opportunité dans ce président américain qui proffrait quelque chose d'autre. Je pense que Donald Trump, véritablement... Il y a une sincérité dans ces gestes-là. Aime le président français.

11:01
Emmanuel Macron

Il a de l'affection, un peu comme pour un père avec son petit garçon. L'image que vous montriez tout à l'heure, qu'il le prend par la main, moi, je prends l'option Yves Dutay, quoi, plutôt.

11:08
Présentateur

C'est ça, c'est prendre un enfant par la main. Il y a eu cette image-là, qui a été beaucoup commentée, il y en a eu une autre, Pierre.

11:13
Invité

Vous voulez parler des pellicules ? Oui. Eh oui, évidemment.

11:16
Présentateur

On ne parle que des pellicules.

11:18
Invité

Mais il faut dire que c'est une image assez frappante.

11:20
Présentateur

Eh oui, parce qu'il y a le geste,

11:39
Invité

il faut déjà le faire, lui retirer trois péloches, il faut quand même le faire. Et en même temps, il y a l'explication de gravure. Eh oui, il est presque parfait, il faut vraiment qu'il soit le mieux possible. Alors, il y a un peu de condescendance, un peu de paternalisme. C'est très gênant pour Emmanuel Macron. On l'a vu d'ailleurs après s'asseoir et vérifier.

11:55
Présentateur

C'est pas l'avantage d'Emmanuel Macron.

11:58
Emmanuel Macron

C'est en introduction de ce qu'il doit être la grande séance d'explication.

12:02
Invité

Vous vous rendez compte ? Pierre dit condescendance et paternalisme, mauvaise éducation aussi, on peut...

12:07
Présentateur

De la part de Donald Trump ? Non, mais quand il dit...

12:08
Invité

Mais moi, j'aime bien quand on me dit que j'ai un morceau de salade entre les dents.

12:11
Emmanuel Macron

Oui, en public, comme ça, en photo vidéo. Quand il dit qu'il est formidable, mais il faut le rendre parfait. C'est vraiment un geste, c'est vraiment le geste d'un père à son fils.

12:22
Présentateur

Comment ça a été perçu dans la presse américaine, cette proximité, cette bromance ? Ils ont adoré ?

12:27
Invité

On est fascinés par la relation, justement parce qu'on avait... Il y a plusieurs choses. Il y a tout ce dont on vient de parler. Il y a aussi ce moment, juste avant, quand ils étaient sur des south lawns de la Maison Blanche, où le président américain a prononcé ce discours sur l'histoire. Souvenez-vous, quand il était venu pour le défilé du 14 juillet, c'était Emmanuel Macron qui lui avait donné une leçon d'histoire, nos attaches, nos histoires, les guerres, etc. Voilà pourquoi nous avons une alliance qui compte. Voilà pourquoi le multilatéralisme que vous avez inventé devrait tenir encore aujourd'hui.

Et là, on entendait le président américain, dans son discours, être vraiment présidentiel, mais à l'ancienne. C'est-à-dire prononcer un discours sur l'importance de leurs liens, sur l'histoire qu'il y a et leur pays. C'était un moment assez remarquable. Ça n'arrive pas souvent, en fait. Et donc, on est fascinés, d'une part, par la façon dont se comporte le président américain. Sera-t-il réceptif à cette idée, finalement, de chercher des compromis ? C'est le pari d'Emmanuel Macron. Il sera-t-il réceptif ? On n'a pas l'impression pour l'instant. Mais c'était un pari intéressant. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui peut lui parler et lui faire entendre, finalement ?

13:26
Présentateur

Il semble que ce soit Emmanuel Macron qui soit le mieux placé des leaders européens.

13:30
Emmanuel Macron

En tout cas, on peut lui reconnaître quand même le fait, et je pense que ça, c'est politiquement et tactiquement, c'est très bien fait. Effectivement, les leaders occidentaux ont tourné le dos à Donald Trump, quasiment en lui faisant un procès en illégitimité. Emmanuel Macron, de ce point de vue-là, il respecte le choix du peuple américain. Et c'est une façon de marquer son respect aussi vis-à-vis des Américains eux-mêmes, qui, à mon avis, peut être payant sur le long terme.

13:50
Invité

La comparaison la plus terrible qui a été faite ces derniers jours dans la presse anglo-saxonne, c'est la comparaison Blair à l'égard de Bush, qui évidemment n'est pas très flatteuse. Mais pour le coup, Blair n'a jamais fait un discours devant le Congrès américain pour prendre point par point le contre-pied du président en place.

14:06
Présentateur

Il y a eu les deux hommes et puis leurs épouses.

14:09
Invité

Venons-en à l'essentiel, un point de vue-là, je vous propose. Patrick, vous vouliez le faire. Le chapeau ! Les bras nus de Mélanie. Alors, on commence par Mélania Trump, qui a fait très fort d'entrée de jeu, avec un tailleur blanc et un chapeau blanc, Michael Corse, Patrick, qui rappelle étrangement... Qui rappelle étrangement... Dallas. Ah non, n'importe quoi. Michel Pfeiffer dans Scarface. Alors, on ne sait pas... Il y a de la référence. Alors, on ne sait pas si Trump a une montre en or comme Al Pacino, quoique... Alors, le chapeau a évidemment beaucoup fait parler. Il est devenu iconique en moins de 24 heures.

La preuve avec cette apparition divine, c'était hier à la fin de la conférence de presse des deux présidents. Et voilà. Alors, Brigitte, de son côté, elle, a joué la sobriété. Pas de cap noir, pas de capeline blanche, mais un manteau rose pour la journée. Mais figurez-vous que c'est le grand retour du rose. Et je suis heureuse de pouvoir vous l'apprendre, Patrick. En déco, en mode, pour les hommes et pour les femmes. Même les féministes remettent du rose au goût du jour. Oui, pour les hommes aussi cet été. Après qu'il ait été boudé un certain temps, parce que jugé trop genré.

Alors, pour le soir, Brigitte, elle, a adopté une robe longue, craie, rebaudée de passement tridoré, signée, comme la plupart de sa garde-robe, Louis Vuitton. Et ça tombait bien, parce que qui était à la table d'honneur hier soir des présidents ? Bernard Arnault. Un certain Bernard Arnault, patron de LVMH, venu dans les valises du président. Alors, pour info, Mélania Trump, elle, était en... Chanel. Chanel. Bravo. Je ne peux pas le savoir, mais je le sais. Et c'est aussi ça, la diplomatie.

15:53
Présentateur

Elles s'entendent très bien, Mélania et Brigitte Macron.

15:55
Invité

Oui, oui, ça a l'air de bien se passer. Et puis Mélania a joué un rôle dans tout ça, finalement, qui a été très mise en avant pour la maison.

16:01
Présentateur

Les mois de préparatifs pour ce qu'il y avait d'État.

16:03
Invité

Et elle l'avait fait toute seule, avec le staff de la Maison Blanche. Mais elle l'avait fait toute seule. Et elle s'est beaucoup donné la main également.

16:09
Présentateur

Qu'est-ce qu'elles font pendant que leur mari discute, c'est vrai ?

16:12
Invité

Visite culturelle. Il y a des visites culturelles. Oui, elle l'a emmenée au musée, voir une exposition Cézanne. D'accord. Et pour lui rendre l'appareil, Brigitte l'avait emmenée aussi à Paris visiter les musées. C'était baladé. Oui.

16:22
Présentateur

Premier bilan pour cette visite d'État. C'est un échec, une réussite ? C'est nuancé, pour conclure ?

16:28
Emmanuel Macron

Moi, je pense qu'il y aura un avant et un après quand même. C'est-à-dire que je pense que dans la réflexion qu'Emmanuel Macron et que l'Élysée doit avoir sur la façon de mener la diplomatie de la France, ce qui s'est passé là devant les caméras du monde entier n'est pas totalement anodin. Donc je pense que ça laissera quelques traces. Alors ensuite, sous quelle forme ? J'en sais rien. Il n'y a pas de raison non plus que ça anime Emmanuel Macron. Mais il a aussi pris une petite leçon au Parlement européen à Bruxelles.

Donc sur la politique internationale, qui est aussi un endroit où il veut lui redorer et incarner fortement la fonction présidentielle, il y a quelques années-croches ces derniers jours qui le contrarient un peu dans ses plans.

17:05
Invité

Il faut tenter, qui ne tente rien, n'a rien. Verdict, le 12 mai, c'est bientôt, c'est dans une quinzaine de jours. Ce sera le jour de la décision de l'exécutif américain sur l'accord iranien Il faudra surveiller le compte Twitter de Donald Trump sur l'accord iranien qui sera absolument décisif.

17:23
Présentateur

Merci beaucoup, vous restez avec nous. C'est l'heure du 5 sur 5 de Maxime Switek. Sous-titrage Société Radio-Canada