« Si Sébastien Lecornu ne suspend pas la réforme des retraites, il sera censuré. » - Olivier Faure
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
avec nous. Bonsoir Olivier Fort, merci d'avoir accepté cette invitation. Premier secrétaire du Parti socialiste, je vous présente Anne-Charline Bina, Axel de Tarlet, journaliste à France info, Madi Jihad, journaliste politique également à France info.
On va essayer de pas de parler de Popol comme l'a dit à l'instant, mais on va quand même en parler un petit peu si vous le voulez bien. Cette séquence, cette instabilité politique déchire les partis. On l'a dit tout à l'heure également avec Édouard Philippe, la censure n'est pas passée ce matin.
Sep députés socialistes ont voté cette censure. Est-ce qu'ils sont toujours socialistes ce soir ? Moi, je suis pas caporal chef et donc j'essaie de travailler sur la conviction sur la base de conviction forte.
J'ai regretté qu'il y ait effectivement c d'entre nous qui a fait un autre choix mais euh nous sommes dans un parti démocratique et donc nous avons toujours dans nos murs des débats importants, parfois très commentés. et je me félicite du fait que nous soyons justement une organisation qui ne caporalise pas et qui ne soumett pas les siens. Très commenté, très critiqué.
Est-ce que vous comprenez les états d'âmes que peuvent avoir certaines personnes peut-être de gauche qui vous qui vous regardent ce soir et qui entendent aussi ce que dit Jean-Luc Mélenchon qui a dénoncé le pacte Macron fort. Il a appelé à la Ça vous fait sourire ? et à l'unité sur le terrain.
Il vous accuse au fond de servir de béquille à Emmanuel Macron. Que répond ? On lui dit béquille.
D'autres disent maître chanteur, d'autres disent que j'ai pris en otage le gouvernement. La réalité c'est que je suis simplement parlementaire, que je suis socialiste et que j'essaie de faire en sorte que ce pays puisse fonctionner. Vous l'avez dit ce soir, les Françaises et les Français nous regardent et se demandent si le cirque va s'arrêter.
Est-ce que vous pensez vraiment que d'aller d'une dissolution à l'autre, d'un d'une censure à l'autre, ça va arranger quoi que ce soit aux affaires du pays ? Est-ce que vous pensez et est-ce que Jean-Luc Mélenchon pense sérieusement que s'il avait eu une dissolution, et bien le pays irait mieux demain ? Est-ce qu'il pense que la France insoumise aurait gagné l'élection législative ?
évidemment et que demain il sera en mesure d'appliquer son programme. La réalité c'est que rien ne l'indique et que nous arions connu en plus paradoxe un gouvernement qui aurait procédé par voie de d'ordonnance ou de loi spéciale et qui aurait imposé son propre budget sans que nous-mêmes puissions y mettre notre grain de s Vous êtes en train de dire il fallait pas redonner la parole au français parce qu'on allait perdre. Non, je dis simplement que Jean-Luc Mélenchon dit qu'il voulait absolument rendre la parole au français parce qu'il pensait gagner.
Je dis que il y avait rien qui l'indiquait. Après euh moi je ne sais pas ce que les Français diraient et de toute façon s'il y avait eu nécessité d'aller à la dissolution, j'y serais allé volontiers. J'ai je vous le rappelle censuré Michel Barnier et refuser la confiance à François Beou.
Donc je n'ai aucun problème pour cela. Simplement je sais aussi que parfois il faut aussi prendre ses responsabilités. Et quand vous avez un premier ministre qui vous dit que il est prêt à suspendre la réforme des retraites, 3 millions et demi de personnes qui vont bénéficier, qui vont partir plutôt à la retraite, des gens qui ont eu des car des carrières souvent difficiles, pénibles et que on leur propose maintenant de partir plus tôt que le compteur est bloqué jusqu'au 1er janvier 2028 et entre les deux, on verra bien qui gagne l'élection présidentielle.
Vous voulez Édouard Philippe, vous aurez 67 ans pour l'âge de départ. Si vous choisissez les socialistes, vous aurez 62 ans. Faites comme vous voulez.
Mais maintenant la question qui nous est posée c'est comment dans l'intervalle on fait pour que les choses avancent ? Moi je vois avance et la question qui est posée pardonnez-moi, c'est comment être absolument sûr ce soir que vous obteniez la suspension de la réforme des retraites ? Parce que tout simplement d'abord moi je crois à la parole publique.
Je crois que quand un premier ministre s'engage devant le parlement, il tient son engagement et par ailleurs, s'il ne le tenait pas, il serait censuré. Donc euh la réalité c'est qu'il le sait très bien et que je lui fais euh parfaitement confiance pour tenir ses engagements parce qu'il n'a pas d'autres choix et que quand on ne tient pas ses engagements aujourd'hui et bien effectivement on s'en va. Voilà.
Et comment vous allez faire ? Ça veut dire qu'effectivement vous avez obtenu cette victoire euh mais est-ce que vous êtes fait euh piégé par Sébastien Lecnus ? ce qu'on a aussi entendu ces derniers jours dans la voie de certains de vos adversaires qui disent "Vous allez devoir voter en fait l'ensemble du projet de loi de finance de la sécurité sociale pour avoir et pour obtenir cette réforme des retraites." Et dans ce budget il y a évidemment des mesures que vous contestez je pense naturellement aux économies qui sont faites notamment sur la santé, au doublement des franchises médicales et autres.
D'abord, j'aimerais dire à tous cela que ils ne se font pas confiance et ne font pas confiance au Parlement parce que le projet de loi de financement de la sécurité sociale tel qu'il entre au Parlement et bien ne sortira pas indemne de l'examen parce que je vois qu'il y a déjà une majorité de parlementaires qui disent qu'ils ne veulent pas par exemple geler les pensions de retraite, qu'ils ne veulent pas revenir sur l'abattement qui est prévu pour les retraités, que ils ne veulent pas non plus que le doublement des franchises médicale a lieu et qu'il y ait une nouvelle franchise qui soit créée. Donc sur tous ces sujets-là, je vois bien qu'il y a une majorité au Parlement pour changer en réalité le PFSS. Et donc, faisons-nous confiance.
Pour la première fois depuis 1958, les députés sont députés. Jusqu'ici, vous aviez un numéro qui était un numéro de cirque bien connu. Vous pouviez arriver dans l'hémicycle dire je vote, je fais et puis tout le monde cré victoire.
La réalité c'est que à la fin il y avait un 493 et que tout était remis à plat et que finalement rien n'était décidé par les députés. Cette fois-ci tout va être décidé par ça peut se terminer aussi comme ça Charlen Bezina. Moi moi il y a autre chose que je vois.
Alors d'abord tous les budgets depuis 58 ont pas été adoptés grâce à l'article 49 aliné 3. Faut faut le redire évidemment c'était c'était un problème de majorité relative. Néanmoins, le 49 aliné à 3 c'est un échec partagé.
C'estàd que ce sont souvent aussi les oppositions qui en déposant 240 amendements par jour finalement bloquent le débat. Donc, est-ce que vous vous allez jouer le jeu de l'article 49 alinéa 3 et ne pas faire, j'ai envie de dire, les erreurs politiques de l'année dernière puisque vous aviez finalement voté un budget de gauche avec le budget de la majorité et évidemment ça n'est pas passé dans la dernière Luc. On avait même appelé ça le budget Frankenstein l'année dernière.
Est-ce que en 20 jours, on est sûr que vous aussi vous allez tendre typiquement typiquement avec l'exemple de la taxe Zucman vous savez bien qu'elle peut pas passer. C'est ça. Nous allons défendre nos convictions l'an passé.
Pourquoi est-ce qu'on a adopté ce budget que vous qualifiez de Frankenstein ? Je dirais que c'était un budget de gauche tout simplement parce que seul la gauche était dans l'hémicycle parce que les députés de droite Oui. Mais parce que les députés de droite venaient pas parce qu'il savaient qu'il y avait le 493 à la fin.
Donc il disait "On reste à la maison, pas la peine de venir voter, on verra bien à la fin." Cette fois-ci, j'imagine que tout le monde va se mobiliser puisque chaque vote va compter. Mais pour répondre très directement à votre question, oui, nous déposerons moins de 250 amendements et donc nous en resterons là pour avoir de vrais débat.
Mais vous aussi vous négociez sur votre programme alors parce que justement si si c'est un véhicule, on entend Boris Valot nous dire hier c'est un premier pas seulement cette suspension. Donc jusqu'où allez-vous aller dans le budget de nous allons Boris a raison. Nous allons défendre nos convictions.
Nous allons pas enfin quand on va dans un débat parlementaire, on va chercher des majorités. Peut-être que nous serons parfois battus. Parfois nous gagnerons, mais c'est la démocratie.
Et ce parlement là, il est parfaitement légitime. Pourquoi ? Parce que pour la première fois depuis 40 ans, l'an passé, nous avons eu un taux de participation exceptionnel qui donc a fait que ce Parlement ressemble aux françaises et aux Français et c'est comme ça que nous nous soumettrons à lui et à sa décision.
La question maintenant, c'est comment financer la suspension de la réforme des retraites Axel de Tarlet ? Exactement. Alors, d'abord, vous l'avez dit tout à l'heure, mardi soir, il y a eu 3 millions et demi de Français à qui on a dit bah vous savez quoi ?
Vous allez partir plus tard à la retraite 3 millions et demi de français plutôt plutôt euh oui enfin vous allez plutôt vous partez plutôt à la retraite plutôt à la retraite 62 ans voilà qui était qui était Oui c'est ça oui je j'y arrive euh des français qui étaient ravis et le journal de France 2 en a interrogé plusieurs et il y avait une dame quand même donc née en 66 ravie mais qui était quand même un peu gênée en disant bon je suis très contente individuel mais qui va payer je vous propose juste qu'on l'écoute. Le problème c'est que qui va payer les retraites ? encore ça va à mon âge, je me dis j'auraiis ma retraite mais les gens qu'on disent 15 ans de moins que moi.
Alors qui va payer ? Il y a ce chiffre dont on n' pas forcément tous conscience, c'est Éric Veille qui est un spécialiste de la question des retraites qui explique qu'aujourd'hui sur notre salaire brut, il y a 30 % de ce salaire brut qui est prélevé pour aller financer les retraites. Et on a tout lieu de penser que ce chiffre et bien il va cesser de grossir.
En 2027, c'est pas un jure que de dire que en général à gauche on est très contre relevé l'âge légal de départ parce qu'on considère que c'est être un peu social traître. Et à droite, on se dit euh bah les retraités, ils sont nombreux, ils votent, ils votent plutôt à droite, donc on a tendance à les choyer. Euh donc la question est comment est-ce qu'on fait pour ne pas se faire submerger par les dépenses de retraite ?
On va déjà regarder ce que ça pèse, hein. Sur 1000 € de dépenses publiques, quel est le premier poste de dépense ? C'est les retraites. 254 € devant la santé, 205 € et l'enseignement.
Donc les jeunes, ça arrive en 3è mais c'est loin derrière 88 €. Donc comment faire dans les années à venir pour ne pas se faire submerger par ces dépenses de retraite ? Aujourd'hui, quand on produit 100 € de richesse, on consacre 14 € à nous retraiter.
C'est l'un des taux les plus élevés d'Europe. C'est vrai. Et c'est aussi en France que nous avons les retraités les plus les moins pauvres d'Europe et les plus longues.
Comment ? Et les retraites les plus longues. Les retraites les plus longues.
Et bien écoutez, je m'en félicite. C'est le modèle français mais je faille venir. Mais moi si on me posait la question, si vous me posiez la question, est-ce que pour votre mère, pour votre père, est-ce que vous êtes prêt à mettre 14,50 € à chaque fois que vous produisez 100 € de richesse ?
Ben moi je dirais oui évidemment. Pourquoi ? Parce que nous leur devons tout.
C'est eux qui ont fait de notre pays ce qu'il est. Et donc ça ne me gêne pas de dire qu'effectivement on peut mettre effectivement 14 points de PIB aujourd'hui et demain 14 et demi s'il le fallait. Alors qui paye ?
Je vous donne un exemple. Si on devait financer la suspension de la réforme des retraites, ce que nous allons devoir faire plusieurs exemples. Un premier exemple c'est 0,15 points de codisation supplémentaire.
Ça veut dire quoi concrètement ? 3,50 € par salarié, 3,50 € pour le patron. Ça va, on va pas mourir et on augmente les charges.
Mais écoutez, les cotisations patronales, on n'a pas arrêté de les exonérer. Vous avez aujourd'hui en fait, vous savez très bien qu'il y a 90 milliards d'exonération de cotisation patronale chaque année. Vous avez 211 milliards d'aide aux entreprises chaque année.
Et vous voudriez que en plus on s'excuse de vouloir faire en sorte que les gens partent plutôt à la retraite à un moment où ils peuvent encore profiter de la vie. Moi, j'ai tellement envie que les gens qui ont travaillé toute leur vie puissent encore se dire queils vont profiter en bonne santé et pas simplement quand ils auront les genoux cassés. Enfin, peu importe qu'on soit au courant de ce que font nos les voisins européens.
Mais les voisins les voisins européens, d'abord la comparaison tout à l'heure j'ai entendu dans Philippe Leert juste parce que 67 ans on a deux bandes d'âge en France. a 62 ans et 9 mois pour l'instant, il y en a une autre à 67 ans qui est l'âge du tau plein. Et donc souvent on compare les autres pays européens en comparant ce qui est en fait ils n'ont pas de première borne d'âge et donc eux ils ont une borne d'âge qui est celle du tauplin comme nous 67 ans et ensuite il y a des décotes à partir du moment où ils partent plutôt dans dans à la retraite.
Donc ce n'est pas comparable et si on prend l'âge moyen de départ à la retraite il est à peu près comparable au nôtre. Donc tout ça est de la fantaisie. Et moi ce que je voudrais c'est que justement on fasse moins de fantaisie et qu'on cherche à répondre à la souffrance de ceux qui n'en peuvent plus et qui de toute façon ne sont même plus au travail parce que la réalité c'est que vous savez très bien que après 60 ans vous avez beaucoup de mal à retrouver un boulot et même après 55 ans.
Euh juste ça tient 18 mois ce compromis euh cette nouvelle façon d'être député, cette façon de poser des débats sereinement à l'Assemblée nationale ça tient 18 mois je l'espère. D'accord. Je l'espère parce que tout simplement nous avons besoin à un moment que les Français reprennent confiance et ce que je crois possible dans ce débat très difficile 1493, on n'est pas habitué mais justement sur chaque vote vous allez savoir ce que vos élus font.
Vous allez savoir quelle décision ils prennent quelle responsabilité ils prennent. Vous avez parlé de la taxe Zucman. Ouais.
Qui veut défendre les milliardaires ? Qui veut défendre les retraités, les salariés les milliardaires ? Prin Nobel contre.
Non non non. Philippeon Ah il est contre la taxman. Ça va ça va casser nos futurs stars de l'internet.
Oui. Oui. Ben prenons un je Arthur Mench qui est le patron administral lui-même dit que ce serait pas anormal de taxer les gens qui sont multimilliardaires et qui ne serait pas en mesure de la payer.
C'est la suite de sa déclaration. Et vous savez aussi qu'il y a fort risque sur son inconstitutionnalité. Si vous étiez parlementaire, je vous dirais que j'accepte votre amendement.
C'est-à-dire que si vous voulez exonérer les entreprises qui n'ont jamais distribué de dividende comme c'est le cas pour Mistral, pas de problème. Mais quand vous avez cette semaine Bernard Arnaud qui est la plus grande fortune de France qui vient de gagner en une journée 19 milliards de dollars, est-ce que vous pensez que on peut aller dire aux gens votre franchise médicale, on va vous en prendre un bout et puis vos retraites, on va les geler et puis euh vous êtes dans la fonction publique, on va geler le point d'indice et cetera. Et pendant ce temps-là, vous en avez un seul 19 milliards de plus en une journée.
C'est la valeur de l'entreprise qui a monté mais ça peut rebaisser de main. Il suffit que la bourse baisser de main. Enfin, vous pouvez regarder non mais regardez le classement de Bernard Ran depuis 50 ans.
Vous allez voir que ça n'a pas beaucoup bougé et c'est toujours à la hausse. Bernard Arnaud. Non, pas que Bernard Arnaud mais prenez alors vous avez le magazine Challenge qui fait en fait les 500 fortunes les plus les plus importantes de France depuis je crois 94 ou 96.
Vous regardez, en réalité tous ces gens-là, on les retrouve depuis 96 et ils ont tous pris à peu près entre 7 et 12 % de fortune par an parce que leur argent ils travaillent. C'est pas de l'argent qui dort, c'est de l'argent qui travaille. C'est toujours cette idée du réflexe, c'est ce que disait tout à l'heure Jean-Philippe Tanguille, toujours ce ce réflexe des impôts.
Euh est-ce que au Parti socialiste, on peut aussi se dire on va avoir un autre réflexe qui est celui de dire, on va tout mettre à plat, on va faire des économies, il y a des économies à faire. Bien sûr. Oui, bien sûr.
Il faire des économies. Mais je vous donne une un exemple. On sait que par on sait que les gens qui euh euh ont des logements qui sont mal isolés, trop chaudité, trop froid l'hiver, ils sont plus souvent malades que les autres et ça a été chiffré.
Il coûte à la collectivité, pardon de le dire comme ça, 500 millions par an. refaire ces logements, les rénover, ça coûte 6 milliards et demi. Ben en 13 ans, vous avez non seulement des gens qui vivent mieux, mais vous économisez 500 millions par an.
Faut commencer par dépenser hein. Souvent, il faut souvent commencer par investir. Mais on peut prendre d'autres exemples.
Vous avez des il y avait des niveaux de collectivité qui font des choses comparables que sur lesquelles on peut revenir. Vous avez aussi parfois dans le fonctionnement de l'État la mutualisation des achats. Il y a plein de sujets sur lesquels on peut faire de gros efforts.
Mais je ne veux pas non plus que on ait en fait une religion qui est la religion souvent de la droite et de l'extrême droite, c'est de dire on va purger les Français et puis tant pis pour eux et on va laisser les milliardaires s'enrichir et hontément comme c'est le cas aujourd'hui. Alors le Rassemblement national imagine aussi une façon de de taxer la financiarisation de l'économie. Madjid Oui, le Rassemblement national espère déjà retourner aux urnes.
C'est ce qu'on a constaté sur le terrain avec Michael Cariot. Euh, on s'est rendu dans le Loiré à Montargie. C'est une ville de 14819 habitants.
Euh, historiquement, la 4e circonscription du Loir, c'est très intéressant. C'était un bastion des Républicains depuis 1958 mais elle a basculé en 2022 dans l'escarcel du Rassemblement national et le député c'est Thomas Ménager. Thomas Ménager, c'est le porte-parole du parti mais c'est surtout l'organisateur du plan Matignon 2 parce que au Rassemblement national on imagine déjà des élections législatives anticipées.
L'objectif cette fois c'est de ne pas repos l'objectif du côté l'objectif du côté du Rassemblement national c'est de ne pas reproduire les erreurs du passé. C'est ce qu'on a constaté sur le terrain parce que Thomas Ménager, il a réuni tous ses militants locaux et le message dans le parti de Marine Le Pen et de Jordan Bardella lorsqu'on évoque la dissolution, c'est nous sommes prêts. On a mis en place à la fois localement dans nos fédérations et nationalement des nouvelles procédures, des auditions de candidats, des formations pour nos candidats.
Donc depuis maintenant plus d'un an, on les auditionne, on les rencontre, on les forme, on leur apprend à à faire de la politique. L'objectif c'est de pas avoir de brebis galeuse. Euh nous avons euh pris des dispositions en auditionnant, en connaissant beaucoup mieux nos candidats et aussi en prenant les mêmes techniques que dans les ressources humaines, dans le privé pour vérifier euh euh nos candidats, leurs réputations numériques et donc être à la hauteur des attentes des français.
Alors, ça c'est du côté du parti, mais les militants avaient C'est grave ce qu'il vient de dire quand même. C'est-à-dire bah ça veut dire que jusqu'ici il prenait des gens au hasard, il les connaissait pas. Maintenant, il vérifie simple enfin quand même recrute maintenant des candidats euh en vérifiant que leur passé numérique et enfin euh ils connaissent pas les militants chez eux en fait, ils ont pas travaillé ensemble.
C'est des gens qui piochent dans la rue. Enfin, comment ils font ? Enfin, c'est quand même un peu incroyable ce que j'entends.
En tout cas, ils se préparent et et du côté du parti, c'est ce qu'on nous explique. Mais les militants, ils avaient beaucoup de choses à à nous dire. Euh première chose, d'abord un constat qu'on a pu faire et et c'est assez étonnant, c'est qu'autour de la table, dans ce bar, euh il y avait des militants du Rassemblement national, mais beaucoup venaient d'autres parties.
Il y avait des anciens communistes, il y avait des anciens membres des Républicains, il y avait des jeunes, il y avait des personnes plus âgées. Et lorsqu'on évoque les élections législatives anticipées avec eux, ils sont persuadés d'une chose, c'est que s'il y a une dissolution, Olivier Fort, ils sont persuadés d'avoir une majorité au moins relative à l'Assemblée nationale parce qu'ils considèrent que cette fois, il n'y aura pas de front républicain contre eux. Et donc, je leur ai posé la question mais pourquoi finalement vous voulez une élection dès aujourd'hui ?
Faut arrêter avec ces magouilles-là, faut arrêter de se vendre, faut arrêter de tout faire pour gagner son poste. Faut un retour aux urnes, faut une dissolution. Il faut que les Français puissent voter à nouveau.
Mais finalement, on pourrait attendre l'élection présidentielle de 2027. Elle arrive bientôt cette élection. Monsieur, on n'attend pas l'élection présidentielle de 2027.
Aujourd'hui, les Français sont à genoux avec tout ce qu'on leur demande de payer, que ce soit même les jeunes à qui on va faire payer des impôts sur les petits boulots qui font pour payer leurs études. Les retraités, on leur fait les poches, on va bientôt les tondre aussi. Enfin, il y a plus rien qui va.
La sécurité sociale ne va plus, on n plus de système de santé. Non, il est il faut faut réagir très très vite. On le comprend en tout cas en échangeant avec les cadres du parti.
Eux sont prêts. Mais est-ce que vous Olivier Fort vous avez peur d' nouveau vous confronter aux Français de retourner aux urnes ? Pas du tout.
Pas du tout. Vous êtes prêt ? Mais oui, on en avait même préparé ce qu'on avait appelé un plan d'olution au cas où nous serions obligés d'appuyer sur le bouton.
Nous ne l'avons pas fait parce que le premier ministre a accélé à notre demande et de donner ce gage de sa bonne foi à la fois l'abend du 493 et puis la suspension de la réforme des retraites. Mais autrement, nous étions prêts à retourner aux urnes sans sans LFI et donc à faire en sorte que nous ayons bah tout simplement un débat démocratique. Moi, je ne cherche pas à aller systématiquement, enfin on a voté en 2022, en 2024 deux fois et là on revotera en 2025 pour revoter en 2026 au municipal et ensuite au présidentiel en 2027, puis encore aux législatives, puis l'année suivante au régional et au départemental.
Franchement, je crois que il faut convoquer les Français pour aller aux urnes quand c'est essentiel. Là, nous avons un parlement qui est parfaitement légitime. Il faut travailler avec et faire en sorte que ça marche.
Et donc à chacun de prendre sa responsabilité, faire en sorte que ça marche. Mais euh le parlement, la démocratie, non mais moi aussi je suis enfin pour tout vous dire, moi aussi je pense que le Paris est risqué, que c'est très difficile, mais à un moment il faut aussi que il y ait quand même des gens qui se prennent en charge eux-même. On peut pas demander la responsabilité aux Français leur disant "Faites-moi confiance".
Ensuite leur dire votre confiance. Finalement, je m' En tout cas, c'est sans doute ce qu'ils attendent de vous. C'est ce qu'il y a très régulièrement dans les questions des téléspectateurs pour l'événement.
Ce qui ils attendent que les les politiques s'entendent et travaille ensemble. On va voir si c'est le cas pour la discussion budgétaire qui sera n'en pas doutée houleuse.
Olivier Faure